HP Pushes PC-in-a-Keyboard for Businesses With Hot Desks
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Le HP EliteBoard G1a est un concept assez ancien mais toujours aussi fascinant. Les plus anciens lecteurs se rappelleront du Eee Keyboard d’Asus que j’avais testé en 2009 sur Blogeee. Les plus jeunes ne peuvent pas avoir manqué les claviers Raspberry Pi 400, 500 et 500+. Tous ces appareils sont construits suivant la même vieille idée : intégrer les entrailles d’un ordinateur sous les touches de son clavier.
Le HP 85 sorti en 1980 a été le premier ordinateur personnel de la marque. Un lecteur m’a envoyé une de ces machines, enfin la carcasse, l’électronique ayant pris l’eau et rouillé à en devenir inutilisable. Il faudra que je trouve le temps de le restaurer un jour.
La formule employée par le HP EliteBoard G1a est ancienne, la marque a d’ailleurs sorti des solutions de ce type dans les années 80 avec les séries HP 80. Si la forme a changé avec la miniaturisation des composants et l’augmentation des capacités des accessoires, l’idée est toujours la même.
HP EliteBoard G1a n’a besoin que d’un câble.
Les besoins ont changé. Du petit écran cathodique et fort peu économique du premier HP, on est passé à d’immenses écrans à cristaux liquides. Les souris sont apparues et surtout les composants ont changé d’échelle. Dans ce petit clavier, on retrouve donc une gamme de processeurs Krackan Point signés par AMD. Deux formules de la gamme Ryzen AI 300. Soit le Ryzen AI 7 350 PRO, soit le Ryzen AI 5 340 PRO.
| Ryzen AI 300 Krackan Point | ||||||
| Coeurs / Threads | Fréquences | Cache | GPU |
NPU |
cTDP | |
| AMD Ryzen AI 7 350 | 8 (4 Zen 5 / 4 Zen 5c) / 16 | 2 / 5 GHz | 24 M0 | Radeon 860M 8 CU RDNA 3.5 @ 3 GHz |
50 TOPS |
15-54W |
| AMD Ryzen AI 7 340 | 6 (3 Zen 5 / 3 Zen 5c) / 12 | 2 / 4.8 GHz | 22 M0 | Radeon 840M 4 CU RDNA 3.5 @ 2.9 GHz |
50 TOPS |
15-54W |
Des puces performantes, parfaites pour ce genre d’intégration avec un TDP de base de 28 watts configurable de 15 à 54 watts. Le tout entrant dans un châssis de 35.8 cm de large, 11.8 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur qui abritera un jeu de touches complet avec pavé numérique.
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La connectique comme l’évacuation de la chaleur est pensée à la manière d’un portable. On note la présence de deux ports USB Type-C uniquement. Pas de port Jack, pas de sortie vidéo classique, pas même un port USB Type-A. Un premier port USB4 proposera du Power Delivery 65 W et un signal en DisplayPort 2.1. Le second, en USB 3.2 Gen 2 Type-C sera limité au DisplayPort 1.4 avec toujours du 65 W de Power Delivery. Impossible de brancher une clé USB, un casque, de lire une carte mémoire ou autre action sans passer par la case dock ou Hub. Seul un Antivol type Kensington Lock sera proposé sur le côté gauche de l’objet.
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Une ventilation repousse de l’air chaud vers l’arrière grâce à un dispositif que l’on pourrait tout à fait retrouver dans un ordinateur classique de la marque. Un caloduc transporte la chaleur depuis le processeur AMD vers des ailettes situées à l’arrière. Un ventilateur aspirant de l’air frais par les côtés et le dessous le repousse au travers de celle-ci pour refroidir l’ensemble.
On retrouvera à l’intérieur un maximum de 64 Go de DDR5-5600 MHz sur deux slots SODIMM et 2 To de stockage SSD au format M.2 2280 NVMe PCie 4.0. Différentes variations de cartes M.2 2242 sans fil proposeront des solutions allant du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 au Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0. On retrouvera également une batterie interne de 32 Whr qui proposera plus de trois heures d’exploitation standard. On appréciera l’effort mené pour ces engins d’ouvrir leurs possibilités d’évolutions et de mises à jour.
Le HP EliteBoard G1a et une souris de la marque.
Le HP EliteBoard G1a proposera un ensemble de fonctions assez complet avec un lecteur d’empreintes digitales intégré dans la touche de démarrage en haut à droite du clavier. Utile pour identifier ses sessions. Des haut parleurs et même des microphones avec une technologie d’atténuation de bruit pour éviter de détruire les oreilles de vos collègues pendant vos sessions de visio-conférence.
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Vous l’aurez compris petit à petit au long de ce billet, le HP EliteBoard G1a n’a pas de vocation grand public. C’est une machine pro pour un usage pro. Je suppose que la marque oriente cet appareil pour des sociétés développant des solutions de Flex-Office ou les bureaux sont partagés. On pourra passer d’un écran à un autre en conservant son clavier-PC sous le bras. Déménager en réunion sans éteindre sa machine avec sa batterie ou ramener des devoirs à la maison très facilement. La faiblesse connectique se comprend par le besoin sur de nombreux postes de n’ajouter qu’un seul câble pour travailler. Un écran qui permettra d’alimenter l’engin et sur lequel sera connecté une souris si l’option Bluetooth n’est pas retenue pour le rongeur.
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Le constructeur n’a aucune stratégie de déploiement grand public pour le moment pour cet HP EliteBoard G1a. Si le succès est au rendez-vous, cela changera peut être avec des versions adaptées. Elles seraient alors probablement dotées d’une meilleure connectique.
HP EliteBoard G1a : un clavier PC super Krackan Point © MiniMachines.net. 2025
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Les nouvelles les plus récentes sur LinuxFR concernant PrestaShop remontent à bientôt trois ans, une éternité dans le monde de l’édition de solutions web.
Pour rappel, PrestaShop est un système de gestion de contenu (CMS) libre français de commerce en ligne, développé en PHP et placé sous licence OSL v3.
En cette fin d’année 2025, regardons quelles sont les nouveautés des douze mois écoulés.
(Déclaration d’intérêts : je suis salarié PrestaShop SA)
Après plus de deux ans de développement et de collaboration avec la communauté, cette version majeure apporte son lot de nouveautés, principalement sous le capot. Avec, entre autres, le passage à Symfony 6.4 (version LTS), la compatibilité avec PHP 8.4 ou encore une toute nouvelle API d’administration.
La liste complète des nouveautés est disponible dans les notes de publication (en anglais)
Le projet PrestaShop, depuis sa genèse, est open source et ouvert à toute forme de contribution : développement, rapport de bugs, traductions, écriture de documentation, etc.
Au quotidien, ce projet est également soutenu par l’entreprise PrestaShop SA.
Durant cette année, cette dernière a souhaité améliorer le suivi des contributions externes. C’est pourquoi il a été décidé de proposer à la communauté deux thématiques ciblées : les hooks (billet en anglais) et l’API Admin (billet en anglais) .
Il y a quelques semaines, un point d’étape concernant les contributions sur l’API Admin a été publié sur le blog du projet (en anglais).
Depuis la publication de PrestaShop 9, la branche 8.2 est en support étendu, ce qui veut dire que seuls des correctifs de sécurité sont traités.
C’est pourquoi début septembre, la version 8.2.3 a vu le jour, suite la découverte d’une faille sur la page de réinitialisation du mot de passe.
Le billet de blog est disponible en anglais.
L’écosystème PrestaShop, ce sont des dizaines de dépôts, des centaines de contributeurices et des milliers de tickets ouverts.
Il a été proposé de revoir la manière dont sont gérés les tickets, afin d’aider la communauté à mieux s’y retrouver.
C’est pourquoi il est maintenant possible d’ouvrir un ticket (pour déclarer un bug ou demander une nouvelle fonctionnalité) sur certains dépôts directement. Auparavant, tout était centralisé sur le projet PrestaShop directement et il était devenu très compliqué, pour les personnes en charge de traiter les plus de 2 300 tickets d’être efficaces.
Toute la nouvelle organisation et les différentes étapes sont disponibles en anglais.
Et voila, on ne touche plus à cette version, en cours de développement depuis plusieurs mois, et on entre dans une phase de « feature freeze » : plus aucune nouveauté ne sera ajoutée. C’est une période pour tester cette version importante qui apportera notamment un nouveau thème par défaut (Hummingbird), un système de création de promotions revu et amélioré et aussi la possibilité d’assigner plusieurs transporteurs sur une seule commande.
Vous souhaitez tester cette future version et aider la communauté à stabiliser tout cela, n’hésitez pas à lire cette page publiée récemment.
La procédure de livraison de PrestaShop 9.1 continuera son cours, avec la sortie de versions Release Candidate et bien sûr, une version finale. Pas de date à donner, c’est toujours plus sage d’être prudent.
Entamé depuis plusieurs années, le chantier de réécriture du backoffice poursuivra son cours, avec la migration vers Symfony.
En tout cas, l’année 2026 sera importante pour le projet et sa communauté, mais nous aurons le temps d’en reparler dans quelques semaines !
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HP c’est la marque numéro deux mondial avec 21% de parts de marché sur les ventes d’ordinateurs dans le monde. Touchée de plein fouet par l’augmentation des tarifs des composants, la société explique comment elle va résoudre une équation habituellement impossible.
Un portable HP
HP est un gros poisson, le constructeur distribuait 53 millions de PC en 2024 et donc autant de lots de composants mémoire et stockage. Le genre d’entreprise qui n’achète pas des barrettes de mémoire vive à la sauvette, mais passe plutôt de gros contrats. C’est lui, avec Lenovo, Dell, Apple et Asus, qui assurent un « fond de roulement » qui stabilise en grande partie le marché de la mémoire et du stockage. En signant d’énormes contrats auprès de leurs fournisseurs, ces géants leur assurent un tarif de gros assez préférentiel et le volume de composants dont ils ont besoin. Les fabricants de mémoire bénéficient en échange d’une production continue qui permet de faire tourner leurs usines sur toute l’année sans problème.
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La donne a changé avec l’explosion des datacenters liés à l’IA. Ce sont eux aujourd’hui les plus demandeurs de mémoire vive, eux qui ont remodelé la production vers les composants qui les intéressent le plus. Eux qui commencent à absorber de plus en plus de la production directement en sortie de chaine. Et, contrairement à HP et ses camarades de jeu, les géants de l’IA n’ont de comptes à rendre à personne. Pour eux, acheter une mémoire au-dessus des prix habituels du marché n’est pas un problème. Ils n’ont pas à les revendre derrière à des particuliers ou des entreprises.
L’augmentation des prix de la mémoire atteint désormais les 200% pour le grand public. Les vendeurs ont tous vu leurs prix s’envoler ces dernières semaines. HP est protégé de cela pour le moment grâce aux contrats passés avec ses fournisseurs qui garantissent un tarif précis sur la durée. Mais le PDG de la marque explique que cela ne sera plus le cas dès le mois de mai 2026. Les nouveaux contrats qui seront signés alors risquent de changer la donne pour la marque avec des prix en hausse et… une disponibilité en baisse.
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Enrique Lores, PDG de HP, a donc confirmé à ses investisseurs que l’année 2026 allait signer un bouleversement complet de son catalogue de machines. Avec des tarifs qui vont gonfler et une baisse globale de qualité pour les composants embarqués. Il prévient que HP va être à la recherche de nouveaux partenaires proposant des prix moins élevés. Que ses futures machines embarqueront par ailleurs moins de mémoire vive. Pour comprendre pourquoi il y aura un tel bouleversement, il faut saisir la manière dont sont positionnés les ordinateurs aujourd’hui.
Quand HP crée un PC portable, il n’additionne pas simplement des composants pour obtenir un niveau précis de performances ou de fonctionnalités. La marque vise surtout un prix. Il leur faut des machines positionnées sur des prix spécifiques, souvent en dollars hors taxes et ensuite ajustés en euros avec taxes. Cela donne de grands classiques : 499€, 749€, 999€ etc. Pour arriver précisément à ces prix, les grandes marques vont donc proposer un ensemble de composants et ajuster ensuite divers éléments pour parvenir à leur objectif. Telle gamme va hériter d’un écran moins haut de gamme, on va rogner sur des fonctionnalités audio, ajuster la capacité du SSD, ôter quelques cellules de batterie. On fera ainsi entrer au chausse-pied la machine dans la catégorie voulue. Avec plus ou moins de marge derrière prix de sortie d’usine pour pouvoir assumer les autres aspects de la vie du produit : son marketing, sa distribution et son éventuel SAV. Les constructeurs prévoient également quelques dollars supplémentaires qu’ils vont pouvoir manipuler pour faire face à divers scénarios : une hausse des composants quand elle reste contenue, une baisse pour une promotion quelconque.
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Que se passe-t-il quand le prix d’un des composants flambe trop ? Il se passe exactement ce que le PDG d’HP annonce pour 2026. Dès la fin des prix de la mémoire vive stabilisés par son ancien contrat, la marque va repenser la totalité de sa gamme. Et cela passera par une hausse des prix et une modification des capacités des machines. En clair, pour pouvoir proposer les mêmes prix psychologiques de 499, 749 et 999€, HP glissera simplement moins de mémoire vive et probablement moins de stockage sur les machines de 2026 que sur les machines 2025. Et cela ne sera pas le seul élément qui risque de changer. Pour faire en sorte que la facture ne s’envole pas trop haut, d’autres ajustements pourrait être faits : des écrans d’un peu moins bonne qualité, une fonctionnalité annexe qui disparait, des détails qui ne vont pas trop sauter aux yeux de l’acheteur et qui permettront d’encaisser la hausse des composants.
C’est cette équation qui est difficile à résoudre, car il reste une inconnue de taille. La réaction du public comme des entreprises. Est-ce que les acheteurs vont se bousculer pour ces nouvelles machines ? Ou est-ce qu’ils vont faire le gros dos en se disant qu’il est préférable d’attendre que la situation se calme ?
The Hive, le centre névralgique d’HP en Europe, risque de bourdonner moins fort.
Ce que le PDG d’HP déclare c’est une simple évidence pour toute l’industrie et aucun constructeur n’échappera à la règle. Si HP en parle le premier, les autres devraient en faire écho dans les semaines ou les mois à venir. Et, si certains ne feront peut-être pas de déclaration explicite, il va de soi que toutes les marques seront impactées de la même manière. Il faut donc s’attendre à une année 2026 en recul par rapport à 2025. Non seulement les machines seront plus chères mais elles seront également moins bien équipées en composants.
Cette évolution n’est évidemment pas un bon signe pour la santé du marché PC mais cela risque d’impacter bien plus de matériel à moyen terme. Un effet boule de neige qui va finir par augmenter la note de bien des produits et avoir des effets assez lourds sur tout le marché informatique.
HP anticipe cela en annonçant la suppression plusieurs milliers d’emplois. Expliquant que la marque va suivre une mode actuelle qui vise à un recours à l’IA pour de nombreux métiers. Entre 4000 et 6000 personnes dans le monde vont donc disparaitre de l’organigramme de l’entreprise d’ici à 2028. Un chiffre moins important que d’autres géants de l’informatique mais qui a un écho particulier. D’un côté, l’emploi de ces Intelligences Artificielles va empêcher HP de proposer des ordinateurs aussi bons que les années passées, ce qui va surement entrainer une baisse de ses ventes. De l’autre, la marque compte sur ces IA dans les nuages pour remplacer des emplois dans ses rangs. Il y a ici une double logique assez particulière.
Microsoft Copilot, l’IA locale de Microsoft
HP, comme les autres acteurs de ce marché, a beaucoup misé sur l’IA pour nous vendre des ordinateurs depuis quelques trimestres. Mettant en avant des usages locaux pas encore très bien identifiés tout en vantant les capacités du matériel embarqué. Des NPUs montés à bord du train-train informatique sans que le grand public ne voit bien à quoi ils vont bien leur servir. Copilot, poussé en avant par Microsoft, est resté très vaporeux pendant de longs mois et commence tout juste a annoncer des usages lisibles.
C’est tout un paradoxe parce que dans le même temps le public a très bien compris que les IA dans les nuages pouvaient les épauler – souvent gratuitement – pour énormément de tâches. Bien mieux que ce que proposent actuellement les machines en local. Beaucoup de commerciaux, beaucoup de dossiers de presse ont mis en avant le futur d’un PC avec IA locale, espérant que celle-ci allait à elle seule renouveler le parc. À les écouter, l’ajout d’une Intelligence Artificielle locale éclipsait totalement les machines plus anciennes et ouvrait des perspectives de vente énormes. Personne n’aurait plus un PC sans NPU d’ici à quelques trimestres au plus, ce serait totalement « has been ». J’ai entendu un commercial parler des ordinateurs HP se transformer en ordinateur HPI3 grâce à l’IA. Un jeu de mot qu’il risque de trouver moins drôle aujourd’hui.
Plus le temps passe et plus le grand public commence à voir également dans les IA un danger. À les considérer d’un œil moins hypnotisé qu’au moment de leur découverte. Le temps a passé depuis les premiers soupirs de ChatGPT et le début des images générées par des algorithmes. Parce que l’appétit d’ogre de ces entités dévore désormais des emplois, crée des remous politiques et technologiques et commence même à réduire leur pouvoir d’achat. Tout cela pour proposer très fréquemment des résultats finalement assez décevants. Si demain certains des salariés de grands groupes informatiques voient leur poste supprimé à cause d’une IA externe, cela risque d’être une pilule bien amère à avaler.
Car si je résume la situation, les datacenters des grandes IA vont à eux seuls provoquer une baisse de l’attractivité des ordinateurs classiques. Baisse qui risque de servir de prétexte à la suppression des emplois de ceux qui vantaient l’IA comme la voie à suivre pour le futur du monde PC. Voie qui, si elle finit par advenir en mode local, pourrait mettre à mal les solutions dans les nuages. Tout cela ressemble de plus en plus à une pièce de boulevard où tout le monde trompe tout le monde.
HP réagit face à la hausse de la mémoire vive © MiniMachines.net. 2025
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