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Test ASUS XREAL ROG R1 : un écran de 171 pouces... dans une paire de lunettes

7 septembre 2026 à 14:00
Depuis des années, nous testons des écrans de laptop, des moniteurs gaming et des consoles portables. Tous poursuivent finalement le même objectif : afficher une image toujours plus belle, plus fluide et plus immersive. Mais une autre technologie commence doucement à s'imposer : les lunettes à réalité augmentée, capables de remplacer un écran physique par un immense affichage virtuel directement devant les yeux.

[Édito] Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

7 septembre 2026 à 11:57
Le chien de Pandore
[Édito] Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

Robots aspirateurs, tondeuses connectées, caméras, sonnettes, capteurs… le célèbre Internet des objets offre des possibilités fascinantes pour améliorer le confort du foyer au quotidien, mais il se gagne bien souvent au prix de compromis aussi inacceptables que passés sous silence en matière de sécurité et de vie privée. Le problème n’est toutefois pas inéluctable… pour peu qu’on s’en empare.

Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que tout ça c’est la faute du chien, mais comme en vrai il n’y est pour rien, il vaut mieux que je vous explique. Il se trouve que dans la vraie vie, j’ai trois jeunes enfants très dynamiques, et depuis dix-huit mois environ, un chien. Un épagneul breton, pedigree SPA. Comme tous les épagneuls bretons, il est sympa, têtu et un brin hyperactif. C’est-à-dire qu’il pionce la moitié de la journée, mais quand il se réveille, il se transforme en tornade, et pour peu qu’une baie vitrée soit ouverte après la pluie, le parquet du salon se retrouve rapidement constellé de traces de patte.

Ajoutez à ça qu’il perd toute l’année autant de poils qu’un mammouth laineux en pleine mue, et vous comprendrez que mon sol intérieur n’est pas exactement d’une propreté clinique. Perso, j’ai un seuil de tolérance assez élevé et je trouve ce petit tapis de poils plutôt confortable sous les pieds, surtout en hiver, mais il se trouve que je partage ma vie avec quelqu’un d’un peu moins dilettante sur le sujet, et qu’accessoirement certains enfants donnent des signes d’allergie. Accessoirement, il y a bien un consensus familial : tout le monde déteste passer le balai. Bref, la paix du ménage passe par l’achat d’un aspirateur robot.

Sur le principe, je n’ai rien contre. Il se trouve que cet été, j’ai déjà entrepris de connecter certains éléments de la maison, histoire de programmer l’ouverture des volets le matin, ou d’éteindre à distance les lumières laissées allumées par les enfants quand ils s’endorment le nez dans leur bouquin. Je fais ça via Home Assistant, qui tourne sur un petit serveur domestique, et comme je suis tombé dans un véritable rabbit hole, je serais ravi d’intégrer un aspirateur robot dans les automatisations en cours de construction.

Mais des principes, j’en ai quelques-uns. En matière de domotique, le premier d’entre eux consiste à protéger mordicus le caractère privé de mon foyer : tous mes équipements doivent fonctionner en local. Ça n’exclut pas des possibilités de contrôle à distance, notamment pour la sécurité, mais ces dernières doivent être strictement cantonnées aux deux adultes de la maison.

Control freak ?

Pourquoi ériger ça en principe cardinal ? Mettez ça sur le compte d’une déformation professionnelle. Sur Next et ailleurs, j’ai eu l’occasion de couvrir à de multiples reprises des incidents de sécurité impliquant des objets connectés, avec à chaque fois de graves implications potentielles en matière de vie privée. Le dernier exemple en date vient d’être publié : des failles de sécurité exposaient complètement la gamme de robots tondeuse Mammotion. Un peu plus tôt cette année, j’ai eu l’occasion de relater en détail la découverte de vulnérabilités béantes au niveau d’une infrastructure gérant des centaines de milliers de caméras IP et de babyphones connectés à l’échelle mondiale.

Impossible, faute de temps, de les traiter systématiquement, mais la rédaction voit passer presque toutes les semaines des alertes de sécurité relatives à des objets connectés du quotidien.

« Chéri, si tu voulais reproduire la langue des Rolling Stones avec la tondeuse, tu t’es planté ! » – Dessin : Flock

Le phénomène m’inquiète à au moins trois titres. Le premier, c’est qu’il concerne aussi bien les produits chinois premier prix que les appareils vendus à prix d’or par des marques renommées. Outre Mammotion, et ses tondeuses à 2 000 euros, vous avez peut-être vu passer en début d’année cette info selon laquelle un développeur a découvert presque par inadvertance qu’il pouvait prendre le contrôle à distance de près de 7 000 aspirateurs robots haut de gamme DJI.

Le deuxième motif d’inquiétude, c’est que les constructeurs concernés réagissent avec une diligence toute relative aux alertes. Si DJI a très vite corrigé les failles de ses robots en se coordonnant avec l’auteur de la découverte, d’autres lambinent, et mettent des semaines, voire des mois, à combler des failles pourtant béantes. L’examen des vulnérabilités en question participe de mes angoisses : on ne parle pas d’attaques sophistiquées, menées à grands coups de rootkits et de virus. Non, les portes sont souvent liées à des identifiants laissés en clair dans le code et à l’oubli de protections pourtant basiques dans le monde des réseaux.

Le troisième point découle du deuxième, en lien avec les possibilités offertes par l’IA. Je ne parle pas des Mythos, Fable, Atlas et autres modèles de pointe qui alimentent les discours ambigus des acteurs spécialisés en matière de cybersécurité. Non, je fais référence à un Claude ou ChatGPT courant qui, correctement interrogé, est capable en quelques prompts de disséquer le code d’une application mobile pour en identifier tous les éléments problématiques. Je parle en connaissance de cause, puisque je l’ai fait pour contrôler certaines des allégations relatives aux failles de sécurité mentionnées plus haut, ou pour vérifier l’histoire de ce prestataire des dispensaires de cannabis qui stockait en clair les pièces d’identité de ses clients

Le piège de la simplicité

Dans la grande famille des objets connectés, plusieurs ont besoin de « voir » chez moi pour faire leur boulot, à commencer bien sûr par les caméras de vidéosurveillance. Les robots aspirateurs ou robots tondeuses s’y mettent aussi : pour mieux détecter leur environnement, les meubles ou les objets laissés au sol, ils s’appuient sur des batteries de capteurs, notamment optiques. Cette capacité est attendue, et bienvenue, mais elle s’accompagne d’une zone d’ombre : où sont opérés les traitements informatiques nécessaires à la détection de mouvement de la caméra, ou à l’analyse des objets observés par le robot aspirateur ?

La question n’est pas anodine. Comme beaucoup, j’ai attaqué le sujet de la vidéosurveillance chez moi avec une caméra IP Wi-Fi chopée à l’occasion d’une promo sur Internet il y a quelques années. Pour l’utiliser, je devais passer par l’application mobile du constructeur : c’est elle qui permet de recevoir les images ou les alertes à distance. Lors de l’installation, je suis passé rapidement sur les conditions d’utilisation et le parcours d’explications qui mentionnaient vaguement une possibilité de stockage dans le cloud, pressé que j’étais d’en tester le fonctionnement. C’est après coup, au moment de me connecter pour la première fois à distance à la caméra, que je me suis dit « hey, mais au fait, elles passent par où les images ? ».

Mon illumination est rhétorique : je sais très bien que ces images transitent par un serveur distant (le cloud du fabricant), qui gère ensuite l’envoi d’une alerte sur mon téléphone. Ce qui est moins évident en revanche, c’est ce qu’il advient des images ainsi envoyées : sont-elles stockées, analysées, utilisées à des fins d’entraînement, ou autre ? Et accessoirement, qui peut y accéder ? Compte tenu des nombreuses failles évoquées plus haut, il y a un risque, difficile à mesurer mais confirmé par l’expérience, que des images de mon intérieur circulent auprès de personnes malintentionnées. Bon, à la rigueur, s’il s’agit du portrait d’un cambrioleur ou de la langue pendante du chien, je m’en remettrai. Mais si ce sont mes enfants qui déclenchent la détection de mouvement, c’est une autre paire de manches. Exit la caméra premier prix.

Il se trouve que moi, comme bon nombre de lecteurs de Next sans doute, je suis sensibilisé à ces questions. Je suis aussi en mesure de circonvenir le problème. Je dispose chez moi de l’équipement nécessaire pour créer un réseau local privé, coupé d’Internet. Mes nouvelles caméras IP envoient désormais leurs images vers mon serveur domestique, sur lequel un logiciel déconnecté d’Internet, Frigate, réalise la détection de mouvement et peut, au besoin, déclencher via Home Assistant une alerte vers nos deux téléphones.

Pour un geek, cette configuration n’est pas particulièrement complexe (un routeur capable de gérer plusieurs réseaux locaux, des caméras choisies pour leur capacité à travailler en local, un serveur domestique chargé de coordonner l’ensemble), mais elle n’est pas triviale. D’abord parce qu’elle suppose une réflexion préalable, et quelques heures de paramétrage. Ensuite, parce qu’elle représente un investissement financier non négligeable, de l’ordre de quelques centaines d’euros.

Revenons-en à nos poils de chien

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos poils de chien. Ce n’est jamais expliqué très clairement dans les modes d’emploi, mais les aspirateurs robots fonctionnent un peu comme les caméras IP : ils disposent de commandes locales (les boutons physiques par exemple) et parfois d’intégrations dans des applications domotiques (Home Assistant, Apple HomeKit), mais le plus souvent, les fonctions avancées (détection d’objets, programmation pièce par pièce) ne sont accessibles qu’au travers de l’application mobile du fabricant, soi-disant parce qu’elles supposent des traitements réalisés à distance, sur ses propres infrastructures informatiques.

Qu’à cela ne tienne, je vais faire comme avec mes caméras : chercher un modèle d’aspirateur répondant à mes attentes (capacité à vider son bac à poussières à sa base, serpillière, gestion d’une programmation à distance pièce par pièce, cartographie de la maison pour optimiser le parcours, intégration dans Home Assistant pour éviter l’enfermement dans un écosystème propriétaire), mais avec un fonctionnement exclusivement en local, c’est-à-dire isolé d’Internet.

La démarche est aussi un enjeu de pérennité : s’il tourne uniquement en local, mon robot est à l’abri d’une éventuelle panne du cloud, ou d’une fermeture décidée arbitrairement par son fabricant (n’est-ce pas, les éditeurs de jeux vidéo ?).

Bref, deux-trois recherches sur Internet devraient bien me permettre de trouver ça ? Que nenni.

J’ai d’abord consulté quelques tests récents de médias tech, pour essayer d’isoler un ou deux robots considérés comme de bons rapports qualité-prix, sachant que je ne souhaite pas dépenser une somme à quatre chiffres pour une serpillière à roulettes. J’ai bien noté quelques références intéressantes saluées pour leur autonomie, leur aspiration ou leur gestion des obstacles, mais aucun des articles concernés n’abordait la question de la confidentialité. Seule exception : les tests et actus consacrés à l’entreprise états-unienne Matic, qui revendique une approche privacy first, mais ne distribue pas ses robots sur le Vieux Continent.

Je me suis donc tourné vers les forums et Reddit, où d’autres se sont déjà posé la même question. Et j’ai découvert, un peu surpris, qu’il n’y avait pas de solution évidente. Ou plutôt, pas de solution sans compromis.

Je vous la fais courte : la quasi-totalité des robots du marché qui disposent de fonctionnalités avancées imposent l’utilisation de l’application dédiée, et donc l’exploitation de données dans le cloud. Les fabricants présentent généralement ça comme une nécessité technique, et assurent offrir des garanties de pseudonymisation, voire des flux chiffrés, mais ils refusent que l’on coupe le cordon.

À défaut, le robot est limité à des fonctions de base (qui peuvent se révéler suffisantes mais ne répondent pas à mes attentes). Certains modèles récents affichent une compatibilité avec la norme Matter pour permettre un contrôle local natif plus étendu, en Wi-Fi ou en Thread, mais là aussi le niveau de contrôle reste limité.

Pour celui ou celle qui voudrait aller plus loin, la voie la plus complète, mais aussi la plus complexe, consiste à rooter l’appareil (remplacer son logiciel par une alternative non officielle). Plusieurs modèles courants (Dreame, Ecovacs, Roborock, Eureka) peuvent être déverrouillés au moyen du firmware Valetudo, mais la manipulation revêt plus ou moins de complexité selon les robots.

Pour certains, un simple flash via un PC sous Linux suffit. Pour d’autres, il faut intervenir physiquement sur la carte mère et donc rompre les scellés de garantie. Il y a quelque chose d’assez satisfaisant dans le fait de voir qu’une initiative particulière permet de court-circuiter le verrouillage orchestré par toute une industrie, mais celle-ci n’est valable que sur certains modèles (et parfois même uniquement sur certaines générations d’un modèle donné), et la manipulation a de quoi refroidir bon nombre d’utilisateurs néophytes.

Si l’on écarte cette piste « expert », l’acquéreur potentiel de robot aspirateur se retrouve confronté à trois choix : accepter de laisser ses données circuler vers un cloud extérieur, tirer un trait sur une partie des fonctionnalités associées, ou tout simplement continuer à passer l’aspirateur à la main. En ces temps qui imposent de réfléchir à l’impact environnemental de la tech, la dernière n’est probablement pas la plus mauvaise des solutions.

Reste que si l’on souhaite tout de même s’équiper, l’industrie nous place face à un choix cornélien : fonctions avancées ou vie privée ? De mon côté, je sais que je ne transigerai pas. Je me prépare donc soit à chercher un robot à prix raisonnable susceptible de passer par la case Valetudo, soit à compromettre les relations diplomatiques familiales en opposant mon veto au robot.

De la nécessité d’informer correctement

Chacun prend bien les risques qu’il souhaite, tant qu’il les a correctement soupesés. Avant de m’équiper plus sérieusement, j’ai utilisé pendant quelques semaines mes caméras connectées avec la Chine, parce qu’elles me rendaient un service dont j’estimais avoir besoin, mais je l’ai fait de façon précautionneuse, en veillant à n’activer les appareils que quand la maison était vide de tout occupant.

Ce qui m’ennuie, et motive en réalité ce long laïus, ce sont tous les utilisateurs d’objets connectés qui acceptent tacitement d’exposer leur vie privée à un risque parce qu’on ne leur a pas expliqué la nature du risque en question. J’ai posé quelques questions naïves à des gens de mon entourage ces dernières semaines, en mode : « Au fait, tu es sûr que c’est sécurisé ton robot ? Il a quand même une caméra et des fonctions qui permettent d’en prendre le contrôle à distance ? ». Dans certains cas, j’ai eu droit à des réponses de type : « Ho ben oui, l’application est sur mon téléphone protégé par mot de passe, donc c’est sûr ».

Mauvaise réponse :/

La situation n’a cependant rien d’inéluctable.

Du côté des particuliers, il me semble primordial de sensibiliser sans relâche sur le sujet, et c’est bien sûr l’objectif premier de cet édito. Je prêche probablement des convaincus parmi les lecteurs assidus de Next, mais puisse ce texte contribuer à informer des internautes moins au fait des subtilités techniques de nos objets connectés.

Je profite de l’occasion pour en appeler à mes consœurs et confrères de la presse : bon nombre de médias consacrent d’innombrables news, tests et bons plans aux aspirateurs robots. Pourquoi ne pas intégrer à vos revues un paragraphe et des éléments de notation spécifiques au respect de la vie privée et à la confidentialité des données ? Vos tests y gagneraient en qualité, et n’y perdraient probablement pas tant que ça en conversion vers des liens affiliés.

Le dernier message s’adresse aux fabricants, avec un premier appel évident : quand allez-vous enfin prendre le mors aux dents et faire une passe complète d’audits sur vos outils afin d’en améliorer la sécurité ? Au-delà de cette simple mesure de bon sens, vous avez une carte à jouer en proposant des produits intelligents, mais véritablement respectueux de la vie privée. Plutôt que de simplement respecter a minima les exigences du RGPD ou du futur Cyber Resilience Act (CRA), faites de la confidentialité un argument commercial.

Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour la paix de mon ménage !

[Édito] Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

7 septembre 2026 à 11:57
Le chien de Pandore
[Édito] Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

Robots aspirateurs, tondeuses connectées, caméras, sonnettes, capteurs… le célèbre Internet des objets offre des possibilités fascinantes pour améliorer le confort du foyer au quotidien, mais il se gagne bien souvent au prix de compromis aussi inacceptables que passés sous silence en matière de sécurité et de vie privée. Le problème n’est toutefois pas inéluctable… pour peu qu’on s’en empare.

Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que tout ça c’est la faute du chien, mais comme en vrai il n’y est pour rien, il vaut mieux que je vous explique. Il se trouve que dans la vraie vie, j’ai trois jeunes enfants très dynamiques, et depuis dix-huit mois environ, un chien. Un épagneul breton, pedigree SPA. Comme tous les épagneuls bretons, il est sympa, têtu et un brin hyperactif. C’est-à-dire qu’il pionce la moitié de la journée, mais quand il se réveille, il se transforme en tornade, et pour peu qu’une baie vitrée soit ouverte après la pluie, le parquet du salon se retrouve rapidement constellé de traces de patte.

Ajoutez à ça qu’il perd toute l’année autant de poils qu’un mammouth laineux en pleine mue, et vous comprendrez que mon sol intérieur n’est pas exactement d’une propreté clinique. Perso, j’ai un seuil de tolérance assez élevé et je trouve ce petit tapis de poils plutôt confortable sous les pieds, surtout en hiver, mais il se trouve que je partage ma vie avec quelqu’un d’un peu moins dilettante sur le sujet, et qu’accessoirement certains enfants donnent des signes d’allergie. Accessoirement, il y a bien un consensus familial : tout le monde déteste passer le balai. Bref, la paix du ménage passe par l’achat d’un aspirateur robot.

Sur le principe, je n’ai rien contre. Il se trouve que cet été, j’ai déjà entrepris de connecter certains éléments de la maison, histoire de programmer l’ouverture des volets le matin, ou d’éteindre à distance les lumières laissées allumées par les enfants quand ils s’endorment le nez dans leur bouquin. Je fais ça via Home Assistant, qui tourne sur un petit serveur domestique, et comme je suis tombé dans un véritable rabbit hole, je serais ravi d’intégrer un aspirateur robot dans les automatisations en cours de construction.

Mais des principes, j’en ai quelques-uns. En matière de domotique, le premier d’entre eux consiste à protéger mordicus le caractère privé de mon foyer : tous mes équipements doivent fonctionner en local. Ça n’exclut pas des possibilités de contrôle à distance, notamment pour la sécurité, mais ces dernières doivent être strictement cantonnées aux deux adultes de la maison.

Control freak ?

Pourquoi ériger ça en principe cardinal ? Mettez ça sur le compte d’une déformation professionnelle. Sur Next et ailleurs, j’ai eu l’occasion de couvrir à de multiples reprises des incidents de sécurité impliquant des objets connectés, avec à chaque fois de graves implications potentielles en matière de vie privée. Le dernier exemple en date vient d’être publié : des failles de sécurité exposaient complètement la gamme de robots tondeuse Mammotion. Un peu plus tôt cette année, j’ai eu l’occasion de relater en détail la découverte de vulnérabilités béantes au niveau d’une infrastructure gérant des centaines de milliers de caméras IP et de babyphones connectés à l’échelle mondiale.

Impossible, faute de temps, de les traiter systématiquement, mais la rédaction voit passer presque toutes les semaines des alertes de sécurité relatives à des objets connectés du quotidien.

« Chéri, si tu voulais reproduire la langue des Rolling Stones avec la tondeuse, tu t’es planté ! » – Dessin : Flock

Le phénomène m’inquiète à au moins trois titres. Le premier, c’est qu’il concerne aussi bien les produits chinois premier prix que les appareils vendus à prix d’or par des marques renommées. Outre Mammotion, et ses tondeuses à 2 000 euros, vous avez peut-être vu passer en début d’année cette info selon laquelle un développeur a découvert presque par inadvertance qu’il pouvait prendre le contrôle à distance de près de 7 000 aspirateurs robots haut de gamme DJI.

Le deuxième motif d’inquiétude, c’est que les constructeurs concernés réagissent avec une diligence toute relative aux alertes. Si DJI a très vite corrigé les failles de ses robots en se coordonnant avec l’auteur de la découverte, d’autres lambinent, et mettent des semaines, voire des mois, à combler des failles pourtant béantes. L’examen des vulnérabilités en question participe de mes angoisses : on ne parle pas d’attaques sophistiquées, menées à grands coups de rootkits et de virus. Non, les portes sont souvent liées à des identifiants laissés en clair dans le code et à l’oubli de protections pourtant basiques dans le monde des réseaux.

Le troisième point découle du deuxième, en lien avec les possibilités offertes par l’IA. Je ne parle pas des Mythos, Fable, Atlas et autres modèles de pointe qui alimentent les discours ambigus des acteurs spécialisés en matière de cybersécurité. Non, je fais référence à un Claude ou ChatGPT courant qui, correctement interrogé, est capable en quelques prompts de disséquer le code d’une application mobile pour en identifier tous les éléments problématiques. Je parle en connaissance de cause, puisque je l’ai fait pour contrôler certaines des allégations relatives aux failles de sécurité mentionnées plus haut, ou pour vérifier l’histoire de ce prestataire des dispensaires de cannabis qui stockait en clair les pièces d’identité de ses clients

Le piège de la simplicité

Dans la grande famille des objets connectés, plusieurs ont besoin de « voir » chez moi pour faire leur boulot, à commencer bien sûr par les caméras de vidéosurveillance. Les robots aspirateurs ou robots tondeuses s’y mettent aussi : pour mieux détecter leur environnement, les meubles ou les objets laissés au sol, ils s’appuient sur des batteries de capteurs, notamment optiques. Cette capacité est attendue, et bienvenue, mais elle s’accompagne d’une zone d’ombre : où sont opérés les traitements informatiques nécessaires à la détection de mouvement de la caméra, ou à l’analyse des objets observés par le robot aspirateur ?

La question n’est pas anodine. Comme beaucoup, j’ai attaqué le sujet de la vidéosurveillance chez moi avec une caméra IP Wi-Fi chopée à l’occasion d’une promo sur Internet il y a quelques années. Pour l’utiliser, je devais passer par l’application mobile du constructeur : c’est elle qui permet de recevoir les images ou les alertes à distance. Lors de l’installation, je suis passé rapidement sur les conditions d’utilisation et le parcours d’explications qui mentionnaient vaguement une possibilité de stockage dans le cloud, pressé que j’étais d’en tester le fonctionnement. C’est après coup, au moment de me connecter pour la première fois à distance à la caméra, que je me suis dit « hey, mais au fait, elles passent par où les images ? ».

Mon illumination est rhétorique : je sais très bien que ces images transitent par un serveur distant (le cloud du fabricant), qui gère ensuite l’envoi d’une alerte sur mon téléphone. Ce qui est moins évident en revanche, c’est ce qu’il advient des images ainsi envoyées : sont-elles stockées, analysées, utilisées à des fins d’entraînement, ou autre ? Et accessoirement, qui peut y accéder ? Compte tenu des nombreuses failles évoquées plus haut, il y a un risque, difficile à mesurer mais confirmé par l’expérience, que des images de mon intérieur circulent auprès de personnes malintentionnées. Bon, à la rigueur, s’il s’agit du portrait d’un cambrioleur ou de la langue pendante du chien, je m’en remettrai. Mais si ce sont mes enfants qui déclenchent la détection de mouvement, c’est une autre paire de manches. Exit la caméra premier prix.

Il se trouve que moi, comme bon nombre de lecteurs de Next sans doute, je suis sensibilisé à ces questions. Je suis aussi en mesure de circonvenir le problème. Je dispose chez moi de l’équipement nécessaire pour créer un réseau local privé, coupé d’Internet. Mes nouvelles caméras IP envoient désormais leurs images vers mon serveur domestique, sur lequel un logiciel déconnecté d’Internet, Frigate, réalise la détection de mouvement et peut, au besoin, déclencher via Home Assistant une alerte vers nos deux téléphones.

Pour un geek, cette configuration n’est pas particulièrement complexe (un routeur capable de gérer plusieurs réseaux locaux, des caméras choisies pour leur capacité à travailler en local, un serveur domestique chargé de coordonner l’ensemble), mais elle n’est pas triviale. D’abord parce qu’elle suppose une réflexion préalable, et quelques heures de paramétrage. Ensuite, parce qu’elle représente un investissement financier non négligeable, de l’ordre de quelques centaines d’euros.

Revenons-en à nos poils de chien

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos poils de chien. Ce n’est jamais expliqué très clairement dans les modes d’emploi, mais les aspirateurs robots fonctionnent un peu comme les caméras IP : ils disposent de commandes locales (les boutons physiques par exemple) et parfois d’intégrations dans des applications domotiques (Home Assistant, Apple HomeKit), mais le plus souvent, les fonctions avancées (détection d’objets, programmation pièce par pièce) ne sont accessibles qu’au travers de l’application mobile du fabricant, soi-disant parce qu’elles supposent des traitements réalisés à distance, sur ses propres infrastructures informatiques.

Qu’à cela ne tienne, je vais faire comme avec mes caméras : chercher un modèle d’aspirateur répondant à mes attentes (capacité à vider son bac à poussières à sa base, serpillière, gestion d’une programmation à distance pièce par pièce, cartographie de la maison pour optimiser le parcours, intégration dans Home Assistant pour éviter l’enfermement dans un écosystème propriétaire), mais avec un fonctionnement exclusivement en local, c’est-à-dire isolé d’Internet.

La démarche est aussi un enjeu de pérennité : s’il tourne uniquement en local, mon robot est à l’abri d’une éventuelle panne du cloud, ou d’une fermeture décidée arbitrairement par son fabricant (n’est-ce pas, les éditeurs de jeux vidéo ?).

Bref, deux-trois recherches sur Internet devraient bien me permettre de trouver ça ? Que nenni.

J’ai d’abord consulté quelques tests récents de médias tech, pour essayer d’isoler un ou deux robots considérés comme de bons rapports qualité-prix, sachant que je ne souhaite pas dépenser une somme à quatre chiffres pour une serpillière à roulettes. J’ai bien noté quelques références intéressantes saluées pour leur autonomie, leur aspiration ou leur gestion des obstacles, mais aucun des articles concernés n’abordait la question de la confidentialité. Seule exception : les tests et actus consacrés à l’entreprise états-unienne Matic, qui revendique une approche privacy first, mais ne distribue pas ses robots sur le Vieux Continent.

Je me suis donc tourné vers les forums et Reddit, où d’autres se sont déjà posé la même question. Et j’ai découvert, un peu surpris, qu’il n’y avait pas de solution évidente. Ou plutôt, pas de solution sans compromis.

Je vous la fais courte : la quasi-totalité des robots du marché qui disposent de fonctionnalités avancées imposent l’utilisation de l’application dédiée, et donc l’exploitation de données dans le cloud. Les fabricants présentent généralement ça comme une nécessité technique, et assurent offrir des garanties de pseudonymisation, voire des flux chiffrés, mais ils refusent que l’on coupe le cordon.

À défaut, le robot est limité à des fonctions de base (qui peuvent se révéler suffisantes mais ne répondent pas à mes attentes). Certains modèles récents affichent une compatibilité avec la norme Matter pour permettre un contrôle local natif plus étendu, en Wi-Fi ou en Thread, mais là aussi le niveau de contrôle reste limité.

Pour celui ou celle qui voudrait aller plus loin, la voie la plus complète, mais aussi la plus complexe, consiste à rooter l’appareil (remplacer son logiciel par une alternative non officielle). Plusieurs modèles courants (Dreame, Ecovacs, Roborock, Eureka) peuvent être déverrouillés au moyen du firmware Valetudo, mais la manipulation revêt plus ou moins de complexité selon les robots.

Pour certains, un simple flash via un PC sous Linux suffit. Pour d’autres, il faut intervenir physiquement sur la carte mère et donc rompre les scellés de garantie. Il y a quelque chose d’assez satisfaisant dans le fait de voir qu’une initiative particulière permet de court-circuiter le verrouillage orchestré par toute une industrie, mais celle-ci n’est valable que sur certains modèles (et parfois même uniquement sur certaines générations d’un modèle donné), et la manipulation a de quoi refroidir bon nombre d’utilisateurs néophytes.

Si l’on écarte cette piste « expert », l’acquéreur potentiel de robot aspirateur se retrouve confronté à trois choix : accepter de laisser ses données circuler vers un cloud extérieur, tirer un trait sur une partie des fonctionnalités associées, ou tout simplement continuer à passer l’aspirateur à la main. En ces temps qui imposent de réfléchir à l’impact environnemental de la tech, la dernière n’est probablement pas la plus mauvaise des solutions.

Reste que si l’on souhaite tout de même s’équiper, l’industrie nous place face à un choix cornélien : fonctions avancées ou vie privée ? De mon côté, je sais que je ne transigerai pas. Je me prépare donc soit à chercher un robot à prix raisonnable susceptible de passer par la case Valetudo, soit à compromettre les relations diplomatiques familiales en opposant mon veto au robot.

De la nécessité d’informer correctement

Chacun prend bien les risques qu’il souhaite, tant qu’il les a correctement soupesés. Avant de m’équiper plus sérieusement, j’ai utilisé pendant quelques semaines mes caméras connectées avec la Chine, parce qu’elles me rendaient un service dont j’estimais avoir besoin, mais je l’ai fait de façon précautionneuse, en veillant à n’activer les appareils que quand la maison était vide de tout occupant.

Ce qui m’ennuie, et motive en réalité ce long laïus, ce sont tous les utilisateurs d’objets connectés qui acceptent tacitement d’exposer leur vie privée à un risque parce qu’on ne leur a pas expliqué la nature du risque en question. J’ai posé quelques questions naïves à des gens de mon entourage ces dernières semaines, en mode : « Au fait, tu es sûr que c’est sécurisé ton robot ? Il a quand même une caméra et des fonctions qui permettent d’en prendre le contrôle à distance ? ». Dans certains cas, j’ai eu droit à des réponses de type : « Ho ben oui, l’application est sur mon téléphone protégé par mot de passe, donc c’est sûr ».

Mauvaise réponse :/

La situation n’a cependant rien d’inéluctable.

Du côté des particuliers, il me semble primordial de sensibiliser sans relâche sur le sujet, et c’est bien sûr l’objectif premier de cet édito. Je prêche probablement des convaincus parmi les lecteurs assidus de Next, mais puisse ce texte contribuer à informer des internautes moins au fait des subtilités techniques de nos objets connectés.

Je profite de l’occasion pour en appeler à mes consœurs et confrères de la presse : bon nombre de médias consacrent d’innombrables news, tests et bons plans aux aspirateurs robots. Pourquoi ne pas intégrer à vos revues un paragraphe et des éléments de notation spécifiques au respect de la vie privée et à la confidentialité des données ? Vos tests y gagneraient en qualité, et n’y perdraient probablement pas tant que ça en conversion vers des liens affiliés.

Le dernier message s’adresse aux fabricants, avec un premier appel évident : quand allez-vous enfin prendre le mors aux dents et faire une passe complète d’audits sur vos outils afin d’en améliorer la sécurité ? Au-delà de cette simple mesure de bon sens, vous avez une carte à jouer en proposant des produits intelligents, mais véritablement respectueux de la vie privée. Plutôt que de simplement respecter a minima les exigences du RGPD ou du futur Cyber Resilience Act (CRA), faites de la confidentialité un argument commercial.

Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour la paix de mon ménage !

'The Jobs Apocalypse Is Postponed. An AI Jobs Boom Is Here'

7 septembre 2026 à 11:34
A new article about AI in The Economist argues that "Initial effects of the technology on employment look positive." Perhaps AI will eventually make many humans unemployable — but there is no sign of it yet. On September 4th the Bureau of Labour Statistics reported that the American economy added 162,000 jobs in August, far above expectations. The unemployment rate is just 4.1%, lower than in almost 90% of months over the past half-century. Young workers, often cast as AI's first victims, are holding up remarkably well: the gap between unemployment among 20-24-year-olds and the overall rate is close to a multi-decade low. Some companies and workers are being severely disrupted by AI. Hiring in professional and business services is running about 10% below the average in 2015-19. Tech giants like Microsoft and Meta are trimming headcounts as they reorganise their businesses around the technology. Smaller firms such as Block, the owner of Square and Cash App, and Intuit, the maker of TurboTax and QuickBooks, are replacing people with bots. American companies have announced some 16,000 AI-related job cuts a month on average so far this year, according to Challenger, Gray & Christmas, an employment consultancy. But AI-related lay-offs gets lost in the churning jobs market where employers shed roughly 1.7m workers in a typical month. And the evidence so far is that AI is already creating a lot of jobs to replace those it has destroyed. The vast sums pouring into data centres and power generation have set off a race for construction and infrastructure workers. AI startups are hiring like there is no tomorrow. Incumbents racing to keep up are creating new AI roles. And by making some workers more productive, AI may be increasing demand for their services. Add it all up, and The Economist estimates that AI has so far created around 1m new jobs in America. That easily exceeds the roughly 200,000 lay-offs attributed to AI since mid-2023, and appears more than enough to offset weaker hiring in many back-office roles. Their article acknowledges that since January 2023 employment has fallen roughly 10% for customer-service workers and 15% for administrative assistants. But when The Economist looked at professions "closest to the AI boom" — engineers, software developers, mathematicians and data scientists — they found that since 2022 they've added roughly 730,000 jobs above trend. They see AI as creating new white-collar jobs for everyone from model and deployment engineers to new data annotators. The chief economist at the Burning Glass Institute agrees, estimating that roughly 1% of professional jobs are now "AI jobs" — about 1 million positions in the U.S. — while in computer occupations and life sciences it's between 4% and 5%. (Data-center construction spending also increased 60% in one year, according to Census Bureau data, creating jobs for electricians, HVAC specialists, grid engineers, and machine technicians.) And "Indeed finds that installation and maintenance jobs at data centres advertise wages about 40% higher than comparable work elsewhere."

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Le plein de radiateurs en top-flow chez Thermalright avec la série AXP-X77

7 septembre 2026 à 10:36

Les boitiers Mini-ITX particulièrement compacts sont désormais un marché de niche, mais cela ne doit pas empêcher de trouver des composants qui s'installent correctement. Mettons de côté les cartes graphiques, toujours plus imposantes, pour parler un peu refroidissement avec deux nouveaux radiateurs en top-flow chez Thermalright. Un point commun, la hauteur de 77 mm, mais avec des méthodes très différentes. AXP120-X77 La première référence se nomme AXP120-X77 et permet d'y voir clair : une hauteur totale de 77 mm et un ventilateur de 120 mm, plus exactement un TL-B12015 EX de 15 mm d'épaisseur. La construction se fait autour de six caloducs de 6 mm, avec deux petits supports entre les ailettes et la base pour que le radiateur reste bien droit. AXP120-X77R Un R qui change tout ! Avec la version AXP120-X77R, le radiateur passe à 77 mm de hauteur et il faudra donc placer le ventilateur sous les ailettes, en reverse. L'installation sur le dessus reste possible, mais la hauteur ne sera plus la même, forcément. […]

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Alphacool lance une nouvelle série d'AiO : les Core 2 XT

Alors que la tendance des marques de composants historiques comme ASRock est de bigloucher du côté du watercooling custom, les ténors du genre ne se sont pas privés d'élargir leur marché en direction des AiO. EKWB a sa série Nucleus depuis quelques années déjà, quant à Alphacool , ses premiers modèl...

Le DLSS 5 de NVIDIA, fournisseur officiel de connecteurs 16 pins cramés ?

Nos premiers confrères à en avoir parlé sont Tom's Hardware, avec des mesures qu'ils avaient réalisées lors du "buzz" autour des mods officieux concernant le DLSS 5. Si les précédentes versions des technologies d'upscaling (mise à l'échelle) de NVIDIA étaient déjà estampillée "IA", elles utilisaient...

Autistici/Inventati annonce sa dissolution, et la fermeture prochaine de ses services

7 septembre 2026 à 10:41
Extinction du domaine de la lutte
Autistici/Inventati annonce sa dissolution, et la fermeture prochaine de ses services

Onze jours après avoir été désigné comme organisation terroriste par l’administration Trump, le collectif hacktiviste d’origine italienne Autistici/Inventati a annoncé mettre un terme à ses activités. Il explique ne plus pouvoir garantir la sécurité de ses membres, mais aussi des utilisateurs de ses services de messagerie ou d’hébergement, qui fermeront bientôt. Dans toute l’Europe, associations et mouvements en faveur des libertés numériques alertent sur cette attaque sans précédent contre un hébergeur alternatif.

Autistici/Inventati (A/I) baisse le rideau. Le collectif, né en Italie, désigné le 26 août dernier comme organisation terroriste par l’administration Trump, affirme ne pas pouvoir être en mesure de garantir la sécurité de ses membres, mais aussi des utilisateurs de ses services. « A/I ferme ses portes. Le collectif Autistici/Inventati cesse ses activités et interrompra prochainement tous les services qu’il propose », explique-t-il dans un billet daté du 6 septembre.

Un revirement soudain

Depuis le 26 août, il affichait pourtant sa volonté de résister face à cette désignation, qui a entraîné le gel, via DNS, du nom de domaine de son site principal, autistici.org, puis la suspension de son compte PayPal, et la résiliation des services financiers que lui prodiguait sa banque italienne, Banca Etica.

Le 2 septembre, Autistici/Inventati avait ainsi lancé un nouveau site, keepitfree.ai, pensé spécifiquement pour servir de point de liaison entre le collectif, ses utilisateurs et ses soutiens. Il y rappelait que même si A/I ne peut pas être qualifié de structure « neutre », en raison de son orientation idéologique assumée, la structure n’avait jamais été condamnée pour un quelconque crime, que ce soit aux États-Unis ou en Italie.

Quatre jours plus tard, changement de ton. « La possibilité que notre travail puisse avoir des conséquences juridiques et financières pour nos prochesou même pour ceux qui ont simplement un lien avec nous – ne nous laisse pas le choix. Chaque jour passé en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes maintenant contraints d’arrêter », écrit A/I dans le billet qui annonce sa dissolution.

Le collectif annonce dans le même temps la fermeture prochaine de ses services, à commencer par la messagerie autistici.org et la plateforme noblogs.org, et suggère à leurs utilisateurs de prendre les devants en sauvegardant leurs données :

« Nous vous enverrons prochainement des instructions pour sauvegarder le contenu de vos blogs, boîtes mail et sites web, ainsi que des recommandations plus techniques. Cependant, gardez à l’esprit que, tout comme le domaine autistici.org est devenu inaccessible sans préavis, nous pourrions rencontrer des problèmes similaires et imprévisibles dans les prochains jours. »

De nombreux soutiens affichés

L’annonce de la disparition d’A/I intervient alors que de nombreuses structures, associations et collectifs engagés en faveur de la liberté d’expression sur Internet, ont affiché leur soutien explicite. Outre la lettre ouverte de Sabot Media cosignée par Framasoft et la Quadrature du Net entre le 31 août et le 1er septembre, une trentaine d’organisations ont donné de la voix au travers d’une tribune publiée le 3 septembre par le réseau European Digital Rights (EDRi).

Tous dénoncent une attaque d’une gravité sans précédent contre le principe même de neutralité des infrastructures, et le risque que fait peser la sanction des États-Unis sur tous les fournisseurs de services alternatifs aux acteurs commerciaux dominants.

« Cette décision déplace la responsabilité des actes commis par les hébergés sur les hébergeurs. Et quand la menace qu’on fait peser sur toi est celle d’être qualifié d’organisation terroriste internationale, ce n’est pas la même chose qu’une fermeture administrative, ou qu’une réquisition de la police. Ici, la sanction est d’une violence extrême », analyse Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numériques de l’association Framasoft, initiatrice du Collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts et solidaires (Chatons).

Le renoncement d’A/I parait, dans ce contexte, compréhensible. « Même si tu restes vindicatif, c’est difficile de te dire que tu vas te battre avec des cure-dents contre un porte-avion. Le rapport de force qui se met en place, une fois désigné comme organisation terroriste internationale, est intenable, donc il vaut sans doute mieux jouer la fluidité, quitte à renaître ailleurs », estime Pierre-Yves Gosset, qui rappelle les conséquences de la vindicte états-unienne sur la vie personnelle et la famille du juge Guillou, littéralement coupé de tout un pan de sa vie numérique en raison d’un décret signé par Donald Trump.

Outre le coup de boutoir frontal que constitue cette désignation comme organisation terroriste internationale, A/I subit également des assauts par la bande. Fin août, le collectif indiquait que sa plateforme noblogs.org, notoirement connue pour héberger des blogs de mouvements antifa parfois adeptes de la désobéissance civile, avait fait l’objet d’attaques informatiques, qui s’étaient traduites par le défaçage, pendant quelques heures, de sa page d’accueil.

Prévenir l’hypothèse du kill switch

Quelques jours plus tard (et sans qu’un lien direct avec la cyberattaque ait été établi), le site militant pro-Trump Datarepublican a publié une cartographie des 7 673 sites hébergés par noblogs. « NoBlogs, la tristement célèbre infrastructure antifa mondiale, sera fermée. Mais n’ayez crainte, les autorités détiennent tout le contenu, et nous le conserverons en mémoire sur TrumpBlogs », ironise sur X l’instigatrice de la plateforme.

Qu’adviendra-t-il des utilisateurs des services opérés jusqu’ici par A/I ? L’ONG norvégienne Electronic Forpost Norge (EFN) a annoncé dimanche qu’elle reprendrait une partie de l’infrastructure précédemment gérée par le collectif d’origine italienne. Les autres internautes qui cherchent des moyens de communication garantissant l’anonymat, ou l’alternative aux grands outils états-uniens, devront quant à eux trouver une nouvelle crèmerie, peut-être moins facilement identifiable que ne l’était A/I, dont les 25 ans d’histoire ont été émaillés de quelques coups d’éclat.

L’action contre Autistici/Inventati fait quoi qu’il en soit peser un risque nouveau sur les hébergeurs alternatifs qui, même sans afficher de coloration politique particulière, prennent le précédent très au sérieux. « C’est peut-être le point positif de cette histoire. Elle nous oblige à nous poser des questions, à réévaluer notre modèle de menaces et à anticiper la façon dont on répondrait si on était concernés », remarque Pierre-Yves Gosset.

Autistici/Inventati annonce sa dissolution, et la fermeture prochaine de ses services

7 septembre 2026 à 10:41
Extinction du domaine de la lutte
Autistici/Inventati annonce sa dissolution, et la fermeture prochaine de ses services

Onze jours après avoir été désigné comme organisation terroriste par l’administration Trump, le collectif hacktiviste d’origine italienne Autistici/Inventati a annoncé mettre un terme à ses activités. Il explique ne plus pouvoir garantir la sécurité de ses membres, mais aussi des utilisateurs de ses services de messagerie ou d’hébergement, qui fermeront bientôt. Dans toute l’Europe, associations et mouvements en faveur des libertés numériques alertent sur cette attaque sans précédent contre un hébergeur alternatif.

Autistici/Inventati (A/I) baisse le rideau. Le collectif, né en Italie, désigné le 26 août dernier comme organisation terroriste par l’administration Trump, affirme ne pas pouvoir être en mesure de garantir la sécurité de ses membres, mais aussi des utilisateurs de ses services. « A/I ferme ses portes. Le collectif Autistici/Inventati cesse ses activités et interrompra prochainement tous les services qu’il propose », explique-t-il dans un billet daté du 6 septembre.

Un revirement soudain

Depuis le 26 août, il affichait pourtant sa volonté de résister face à cette désignation, qui a entraîné le gel, via DNS, du nom de domaine de son site principal, autistici.org, puis la suspension de son compte PayPal, et la résiliation des services financiers que lui prodiguait sa banque italienne, Banca Etica.

Le 2 septembre, Autistici/Inventati avait ainsi lancé un nouveau site, keepitfree.ai, pensé spécifiquement pour servir de point de liaison entre le collectif, ses utilisateurs et ses soutiens. Il y rappelait que même si A/I ne peut pas être qualifié de structure « neutre », en raison de son orientation idéologique assumée, la structure n’avait jamais été condamnée pour un quelconque crime, que ce soit aux États-Unis ou en Italie.

Quatre jours plus tard, changement de ton. « La possibilité que notre travail puisse avoir des conséquences juridiques et financières pour nos prochesou même pour ceux qui ont simplement un lien avec nous – ne nous laisse pas le choix. Chaque jour passé en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes maintenant contraints d’arrêter », écrit A/I dans le billet qui annonce sa dissolution.

Le collectif annonce dans le même temps la fermeture prochaine de ses services, à commencer par la messagerie autistici.org et la plateforme noblogs.org, et suggère à leurs utilisateurs de prendre les devants en sauvegardant leurs données :

« Nous vous enverrons prochainement des instructions pour sauvegarder le contenu de vos blogs, boîtes mail et sites web, ainsi que des recommandations plus techniques. Cependant, gardez à l’esprit que, tout comme le domaine autistici.org est devenu inaccessible sans préavis, nous pourrions rencontrer des problèmes similaires et imprévisibles dans les prochains jours. »

De nombreux soutiens affichés

L’annonce de la disparition d’A/I intervient alors que de nombreuses structures, associations et collectifs engagés en faveur de la liberté d’expression sur Internet, ont affiché leur soutien explicite. Outre la lettre ouverte de Sabot Media cosignée par Framasoft et la Quadrature du Net entre le 31 août et le 1er septembre, une trentaine d’organisations ont donné de la voix au travers d’une tribune publiée le 3 septembre par le réseau European Digital Rights (EDRi).

Tous dénoncent une attaque d’une gravité sans précédent contre le principe même de neutralité des infrastructures, et le risque que fait peser la sanction des États-Unis sur tous les fournisseurs de services alternatifs aux acteurs commerciaux dominants.

« Cette décision déplace la responsabilité des actes commis par les hébergés sur les hébergeurs. Et quand la menace qu’on fait peser sur toi est celle d’être qualifié d’organisation terroriste internationale, ce n’est pas la même chose qu’une fermeture administrative, ou qu’une réquisition de la police. Ici, la sanction est d’une violence extrême », analyse Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numériques de l’association Framasoft, initiatrice du Collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts et solidaires (Chatons).

Le renoncement d’A/I parait, dans ce contexte, compréhensible. « Même si tu restes vindicatif, c’est difficile de te dire que tu vas te battre avec des cure-dents contre un porte-avion. Le rapport de force qui se met en place, une fois désigné comme organisation terroriste internationale, est intenable, donc il vaut sans doute mieux jouer la fluidité, quitte à renaître ailleurs », estime Pierre-Yves Gosset, qui rappelle les conséquences de la vindicte états-unienne sur la vie personnelle et la famille du juge Guillou, littéralement coupé de tout un pan de sa vie numérique en raison d’un décret signé par Donald Trump.

Outre le coup de boutoir frontal que constitue cette désignation comme organisation terroriste internationale, A/I subit également des assauts par la bande. Fin août, le collectif indiquait que sa plateforme noblogs.org, notoirement connue pour héberger des blogs de mouvements antifa parfois adeptes de la désobéissance civile, avait fait l’objet d’attaques informatiques, qui s’étaient traduites par le défaçage, pendant quelques heures, de sa page d’accueil.

Prévenir l’hypothèse du kill switch

Quelques jours plus tard (et sans qu’un lien direct avec la cyberattaque ait été établi), le site militant pro-Trump Datarepublican a publié une cartographie des 7 673 sites hébergés par noblogs. « NoBlogs, la tristement célèbre infrastructure antifa mondiale, sera fermée. Mais n’ayez crainte, les autorités détiennent tout le contenu, et nous le conserverons en mémoire sur TrumpBlogs », ironise sur X l’instigatrice de la plateforme.

Qu’adviendra-t-il des utilisateurs des services opérés jusqu’ici par A/I ? L’ONG norvégienne Electronic Forpost Norge (EFN) a annoncé dimanche qu’elle reprendrait une partie de l’infrastructure précédemment gérée par le collectif d’origine italienne. Les autres internautes qui cherchent des moyens de communication garantissant l’anonymat, ou l’alternative aux grands outils états-uniens, devront quant à eux trouver une nouvelle crèmerie, peut-être moins facilement identifiable que ne l’était A/I, dont les 25 ans d’histoire ont été émaillés de quelques coups d’éclat.

L’action contre Autistici/Inventati fait quoi qu’il en soit peser un risque nouveau sur les hébergeurs alternatifs qui, même sans afficher de coloration politique particulière, prennent le précédent très au sérieux. « C’est peut-être le point positif de cette histoire. Elle nous oblige à nous poser des questions, à réévaluer notre modèle de menaces et à anticiper la façon dont on répondrait si on était concernés », remarque Pierre-Yves Gosset.

GMKtec NEO-X1 : une minitour sous Ryzen 9 et GeForce RTX 5070

7 septembre 2026 à 10:38

La gamme GMKtec NEO-X1 est composée de deux machines, toutes deux assez haut de gamme, toutes deux dans un châssis Mini-tour de moins de 15 litres. La première embarque un Ryzen 9 9955HX associé à une RTX 5060 Ti 8 Go, 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. Quant au GMKtec NEO-X1 Pro, il propose un Ryzen 9 9955HX3D, une RTX 5070 12 Go, 64 Go de DDR5 et 2 To de NVMe.

GMKtec NEO-X1

Pour faire tenir tout ce petit monde dans un châssis de ce type, les deux GMKtec NEO-X1 emploient une solution de refroidissement par eau en circuit fermé qui va dissiper le processeur. La partie graphique est refroidie par une ventilation plus classique. 

On retrouve trois modes de réglages pour les processeurs. Un mode équilibré se positionnera à 85 W tandis que le mode silencieux restera sagement à 54 W de TDP. En mode Performances, l’ensemble tirera 160W. Les deux cartes graphiques dépenseront jusqu’à 180 W pour la 5060 et 250 W pour la 5070. L’alimentation embarquée est une SFX 850 W avec une certification 80 PLUS Gold. Le boîtier en lui-même embarque trois ventilateurs : deux au-dessus et un situé vers le bas du châssis, une manière simple de faire circuler en permanence l’air dans le boîtier.

La mémoire vive est montée sur deux slots de DDR5-5600 en format So-DIMM pour un maximum de 96 Go. Le stockage est intégré sur un des deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 5.0 x4 disponibles sur la carte mère. Un Windows 11 Pro sera préinstallé en série. 

GMKtec NEO-X1

Le GMKtec NEO-X1 est très complet mais pas donné

La connectique est évidemment à la mesure de l’encombrement de l’ensemble. On retrouve ainsi en façade deux USB 2.0 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un USB 3.2 Type-C. A l’arrière, une sortie DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.1 liés à la carte mère, un USB 3.2 Gen2 Type-C; deux USB 2.0 Type-A et deux USB 3.2 Gen2 Type-A supplémentaires, trois prises Jack audio 3.5 mm et un Ethernet 2.5 Gigabit. Les cartes GeForce proposent un HDMI 2.1 et trois DisplayPort 2.1. On retrouve également un module Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4 pilotés par un chipset RZ717. 

Point de vue tarifs, le GMKtec NEO-X1 n’est pas très abordable, vous vous en doutez. La version 9955HX | 5060 Ti | 32 Go de RAM + SSD 1 To est annoncée à 1999.99€. Le modèle 9955HX3D | 5070 | 64 Go de RAM + SSD 2 To est à 2749.99€.

GMKtec NEO-X1 : une minitour sous Ryzen 9 et GeForce RTX 5070 © MiniMachines.net. 2026

AMD préparerait un nouveau processeur AM5, le Ryzen 5 7500

7 septembre 2026 à 10:01

AMD n'en aurait visiblement pas terminé avec ses processeurs Zen 4. Alors que la plateforme AM5 accueille depuis longtemps les Ryzen 9000, les rouges prépareraient un nouveau Ryzen 5 7500, qui viendrait compléter une gamme comprenant déjà les Ryzen 5 7500F et Ryzen 5 7500X3D. Sur le papier, cette nouvelle référence semble plutôt intéressante pour une configuration abordable. Mais son tarif supposé, aux alentours de 230 euros, nous laisse beaucoup plus perplexes. 6 cores, 12 threads et jusqu'à 5,0 GHz L'information provient de Roland Quandt, qui indique qu'AMD préparerait ce nouveau processeur pour le socket AM5. Basé sur l'architecture Zen 4 Raphael, le Ryzen 5 7500 disposerait de 6 cores et 12 threads. Sa fréquence de base serait de 3,7 GHz, tandis que le Boost pourrait atteindre 5,0 GHz. Nous aurions également droit à 38 Mo de cache au total, vraisemblablement répartis entre 32 Mo de cache L3 et 6 Mo de cache L2, le tout avec un TDP de seulement 65 watts. Des caractéristiques extrêmement proches de celles du Ryzen 5 7500F, qui atteint lui aussi 5,0 GHz. Le Ryzen 5 7500X3D se contente pour sa part de 4,5 GHz, mais profite évidemment de son imposant cache 3D V-Cache. […]

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Des RTX 5090 à 1999 dollars !!! Oui, mais uniquement au PAX West...

7 septembre 2026 à 09:36

Vous rêvez d'une GeForce RTX 5090 à seulement 1999 dollars ? Oui, nous en sommes arrivés à considérer le MSRP de la carte graphique la plus haut de gamme de NVIDIA comme une excellente affaire... Mais une telle opportunité existe actuellement au PAX West, à Seattle, où NVIDIA propose plusieurs de ses GeForce RTX 50 Founders Edition à leur prix de lancement. Et quand on regarde les tarifs pratiqués actuellement sur le marché, la différence est tout simplement énorme. Pour rappel, juste comme ça, sans vouloir enfoncer le clou, une RTX 5090 vaut aujourd'hui plus de 5000 euros... 549 dollars pour la RTX 5070, 999 dollars pour la RTX 5080 Trois modèles sont proposés directement au MSRP par NVIDIA. La GeForce RTX 5070 Founders Edition est ainsi affichée à 549 dollars, tandis que la GeForce RTX 5080 Founders Edition est disponible à 999 dollars. Enfin, la monstrueuse GeForce RTX 5090 Founders Edition revient à son tarif officiel de 1999 dollars. Pour rappel bis, chez nous, nous sommes à 1099 euros pour une 5070 Ti, 1379 euros pour une RTX 5080 et 5299 euros pour une RTX 5090, comme le montre notre suivi des prix des GPU hebdomadaire. […]

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Toujours plus d'hémoglobine et de génétique étrange, Maneater reviendra en 2027 !

7 septembre 2026 à 09:16

Sorti en 2021, Maneater aura su se trouver un public grâce à un principe très simple : incarner un requin et manger tout ce qu'on voir, y compris des baigneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des garde-côtes, etc. Voilà qui change un peu la donne par rapport à Subnautica par exemple, d'autant plus que le requin qu'on incarne peut muter à cause de tous les déchets toxiques qu'on peut trouver au fond des océans. De petit requin (presque) inoffensif à gros requin avec une carapace digne d'un rhinocéros, il n'y a qu'un coup de nageoire à faire ! Tout cela pour dire que les développeurs de Demiurge Studios sont de retour avec Tripwire Interactive pour nous proposer Maneater 2. Pas de date de sortie si ce n'est un vague 2027, aussi nous prendrons notre mal en patience. Une chose est sûre, la vidéo de présentation nous met des paillettes dans les yeux avec des requins encore plus monstrueux et un univers toujours aussi déjanté. […]

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Xteink X4 Classic : La liseuse de poche encore plus réactive

7 septembre 2026 à 10:02

La Xteink X4 Classic est annoncée, la version Xteink X4 de base avait disparu de la boutique de la marque suite à la sortie de la Xteink X4 Pro en juillet. Cette nouvelle venue apporte beaucoup de nouveautés tout en s’ouvrant aux communautés de développeurs.

La Xteink X4 Classic à gauche, la Xteink X4 à droite.

La Xteink X4 Classic à gauche, la Xteink X4 à droite. Source : Reddit

Le pragmatisme des sociétés comme Xteink est légendaire. Si une solution qui va contre ses propres plans s’avère plus efficace et plus économique, alors il faut la suivre. Quitte à abandonner ses travaux en cours et tout chambouler. C’est ce qui se passe ici. La marque, apeurée il y a quelques mois de l’intérêt de son offre auprès des communautés libres, avait entrepris de verrouiller une partie de ses modèles destinés à son marché interne. L’apparition d’outils de lecture qui remplaçaient son offre semblait les inquiéter… Mais avec un peu de recul, Xteink s’est rendu compte qu’au lieu de leur porter préjudice, des solutions comme Crosspoint étaient au contraire les meilleurs ambassadeurs pour ses produits.

Résultat, les nouvelles liseuses sont désormais toutes déverrouillées et tout un chacun peut venir y installer le firmware de son choix. Un changement de logique bénéfique pour tout le monde. Attention toutefois, Xteink ne couvre absolument pas les risques de modification logicielle dans sa garantie. Si le passage à un firmware est d’une simplicité enfantine, ce changement s’opère à vos risques et périls. À noter que Crosspoint est déjà compatible avec la Classic, la marque a sans doute travaillé avec les équipes en leur envoyant des prototypes.

La Xteink X4 Classic est plus fine à droite.

La Xteink X4 Classic est plus fine à droite. Source Reddit.

Cela n’est pas le seul changement proposé par la marque. Si la Xteink X4 Classic est en réalité une Xteink X4 V2, un reboot de l’offre de base, elle vise à peaufiner l’offre précédente. On garde l’écran de 4.3 pouces de diagonale avec encre électronique, on n’a toujours pas d’éclairage frontal qui est un des éléments forts de l’offre « pro », mais la liseuse offre un meilleur contraste. Le châssis est plus fin avec 4.9 mm d’épaisseur seulement, plus léger également en glissant de 77 à 68 grammes et embarque malgré tout une batterie plus conséquente. La Xteink X4 Classic propose 920 mAh contre 650 mAh auparavant. Ces évolutions vont lui offrir une meilleure autonomie et, avec son système d’accroche magnétique, permettre de positionner la liseuse facilement au dos d’un smartphone ou dans une pochette qui vous accompagnera partout.

On garde un écran non tactile, point assez important de l’offre puisque dans un format si étroit, l’écran doit rester insensible pour éviter les manipulations hasardeuses. Le contrôle se fait donc avec deux jeux de boutons situés sur la tranche droite et en bas de l’affichage. Un système très pratique pour tourner les pages d’une seule main en tenant la barre d’un bus en même temps. La marque intègre désormais un second mode de lecture qui aurait évité bien des soucis aux moines copistes du nom de la Rose. On peut secouer légèrement la Xteink X4 Classic pour changer de page. Je ne suis pas forcément fan de l’idée car j’ai connu ce genre d’options avec des smartphones et les « faux positifs » étaient nombreux, mais j’attendrai de tester avant de donner un avis.

Le logiciel de la Xteink X4 Classic natif évolue également

Le système interne évolue également avec l’ajout de petites touches intéressantes comme la présence d’une horloge en bas de page. Il est également plus rapide dans son interface : changements de page, consultation de la bibliothèque et réglages, tout est plus fluide que la génération précédente. Le constructeur propose également un chargement de livres à la volée très simple. Un fichier Epub, PDF, Mobi ou Txt – et bien d’autres format – peut naviguer sans fil de votre PC ou de votre smartphone vers la Xteink X4 Classic directement. Pas besoin de câble, pas besoin de manipulations compliquées.

La Xteink X4 Classic à gauche propose des ports POGO.

La Xteink X4 Classic à gauche propose des ports POGO. Source : Reddit

En parlant de câble, la version « Classic » rejoint ici la version « pro » et perd son interface USB Type-C, elle est remplacée par un câble POGO qui permettra de transférer vos données et de recharger l’appareil. Celui-ci mesure 11.4 cm de haut pour 6.9 cm de large et propose par défaut une carte MicroSD de 16 Go. Il est compatible avec des cartes MicroSDXC de 256 Go maximum. Sa connexion sans fil est basique, un Wi-Fi5 seulement, mais les données à déplacer sont minimalistes.

Le Xteink X4 Classic est proposé à 89€ sur le site de la marque. La liseuse Pro est désormais à 109€. 

Voir l’offre chez Xteink

Xteink X4 Classic : La liseuse de poche encore plus réactive © MiniMachines.net. 2026

« Le pire krach du jeu vidéo depuis les années 80 » : l’industrie cherche la sortie de crise

7 septembre 2026 à 09:45
Mon jeu vidéo va craquer
« Le pire krach du jeu vidéo depuis les années 80 » : l’industrie cherche la sortie de crise

L’industrie du jeu vidéo vit un crash au ralenti : le secteur multiplie les charrettes de licenciements, le marché des consoles stagne, les joueurs dépensent beaucoup moins et se contentent de jouer à un ou deux jeux en rotation… Après des années de croissance portée par des budgets toujours plus énormes, le modèle du blockbuster est arrivé à un point de rupture.

« C’est le pire krach du jeu vidéo, ou la pire perturbation, que nous ayons connu depuis les années 1980, lorsque Atari s’est effondré et a été remplacé par Nintendo », affirme Tim Sweeney, le directeur général d’Epic, dans le numéro 428 du magazine Edge.

Les budgets explosent, le nombre de joueurs reste le même

L’ampleur n’est cependant pas comparable. Le marché américain du jeu vidéo s’est effondré en 1983, saturé par trop de machines, trop de jeux médiocres et une mauvaise distribution, ce qui a abouti à une perte de confiance du public et des détaillants. D’autres activités, comme le secteur de l’arcade ou encore les micro-ordinateurs, ne se portaient pas si mal.

« Ce qui s’est passé dans les années 1980, c’est qu’Atari a simplement produit beaucoup de très mauvais jeux, et que sa plateforme matérielle est morte », résume Tim Sweeney. La situation actuelle est très différente, car les causes profondes de la crise sont multiples.


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RPCS3 lit désormais directement les Blu-ray des jeux PS3

Alors que Sony prépare tranquillement la fin du physique sur PlayStation à partir de 2028 et que dans le même temps, Xbox met en place un programme Disc-to-Digital qui transforme des disques physiques en licences numériques, un acteur nettement moins officiel, RPCS3, vient narguer la première de ces deux multinationales. Du côté de l’émulateur de PlayStation 3, la prise en charge de la lecture directe depuis un lecteur de disques, jusqu'ici limitée à Windows, est désormais également disponible sous Linux, macOS et FreeBSD... [Tout lire]

Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 09:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 09:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

Minisforum MS-S1 MAX-P495 : 192 Go de mémoire à bord

7 septembre 2026 à 08:51

Le Minisforum MS-S1 MAX-P495 n’est pas un MiniPC banal et si la marque le pousse en avant malgré tout, c’est parce qu’elle sait qu’elle trouvera un public. Équipé d’une puce AMD Ryzen AI MAX+ PRO 495, il propose jusqu’à 192 Go de mémoire vive directement soudée sur sa carte mère. L’objectif est le même que les générations précédentes. Ce montant de mémoire n’a aucun intérêt pour la majorité des gens, mais il vise une catégorie très particulière d’utilisateurs : les personnes à la recherche d’une solution capable de faire tourner des IA locales.

La puce AMD propose 16 cœurs Zen 5 pour 32 threads dans des fréquences pouvant atteindre 5,2 GHz. Des performances plus que confortables pour tous types d’usages et qu’on aurait vues jusqu’ici entourées de 32, voire, au grand maximum, 64 Go de mémoire vive. Mais les choses ont changé avec l’arrivée des LLM. Leur gourmandise en mémoire est importante et le gros intérêt de ce type de puce est dans la possibilité qu’elles offrent de profiter d’un circuit graphique performant capable de prendre en charge énormément de mémoire.

Le Ryzen Gorgon Halo propose en effet un chipset graphique Radeon 8065S avec 40 CU. Des unités de calcul performantes qui, à 3 GHz, peuvent exécuter des tâches assez lourdes et répétitives. Gros point fort de cet ensemble, l’utilisateur peut décider de diriger la mémoire embarquée vers le système ou de la réserver à la solution graphique. C’est ici que tout se joue, les 192 Go de mémoire vive peuvent se décomposer en 32 Go pour le système et 160 Go pour la Radeon embarquée. Circuit graphique qui se gavera de LPDDR5x-8533 pour monter en mémoire un LLM lourd afin de l’interroger grâce à des accès rapides.

MS-S1 MAX-P495

Si vous ajoutez à la formule un NPU qui développe 55 TOPS de son côté, spécifiquement dédié aux calculs d’IA vous avez avec ce Minisforum MS-S1 MAX-P495 un petit monstre pour cet usage en local. Jusqu’à 131 TOPS au total. Seulement 5 TOIPS de plus que la précédente machine de la marque sous Ryzen AI MAX+ 395 mais une évolution majeure en termes de mémoire puisqu’on passe d’un maximum de 96 Go à 160 Go dédiés au total.

Le MS-S1 MAX-P495 ne sera pas pour tout le monde

Évidemment, cette débauche de composants aura un coût élevé. Le prix du MS-S1 MAX-P495 n’est pas encore connu mais Minisforum a publié une image mettant en avant un tarif en euros à 4 chiffres commençant par un 7. Ce qui peut vouloir dire un prix allant de 7000 à 7999€. Inaccessible pour monsieur et madame tout le monde pour un MiniPC avec 12 mois de garantie, mais cela ne semble pas faire peur à la marque et cela pour deux raisons. La première est simplement technique. Certains usages IA sont devenus tellement gourmands que le seul moyen d’avoir un peu de réactivité est de gaver ses machines de mémoire… Ce qui est exactement la cause de la crise de composants que nous connaissons. Si dans un Data Center monter des centaines de Go de mémoire vive n’est pas un problème, le faire sur un PC classique est autrement plus compliqué. Les machines capables de cet exploit sont rares et le constructeur sait qu’il y a des utilisateurs qui vont payer cette rareté. Le prix de certaines options plus classiques pour passer à 192 Go de RAM avec deux barrettes de 96 Go de DDR5 ECC dépasse les 15 000 €, après négociation, sur le segment serveur. L’offre de Minisforum peut donc apparaitre comme une très bonne affaire.

L’autre raison est purement marketing. Minisforum profite de l’éclairage de l’IFA pour mettre en valeur son MS-S1 MAX-P495. Si le marché des machines à 7000€ et plus va rester probablement assez confidentiel, les engins en versions plus allégées en mémoire et avec des puces plus modestes profiteront également de cette mise en avant.

Dans tous les cas, le constructeur est gagnant. Le Minisforum MS-S1 MAX-P495 ne sortira pas d’usine en masse et la marque gardera un stock minimal pour éviter de boire le bouillon en cas de baisse de tarif1. Ce qui n’oblige donc pas à avancer énormément de trésorerie pour proposer l’objet en ligne. Si le MiniPC se vend bien, c’est autant de rentrées d’argent pour le constructeur. S’il se vend peu, il restera simplement présent en ligne et juste un peu plus long pour se faire livrer. Contrairement à beaucoup d’autres marques plus connues, Minisforum n’a pas d’antennes physiques à l’international, juste des entrepôts.

MS-S1 MAX-P495

D’un point de vue plus technique, toutes les informations ne sont pas encore disponibles sur ce modèle. On ne connait pas ses dimensions exactes par exemple, même si on se doute qu’il reprendra celles de son prédécesseur : 22.21 cm de haut pour 20.63 cm de profondeur et 7.71 cm de large et 2.8 Kg. L’engin a été construit pour pouvoir être empilé ou monté dans des racks 2U. Il propose une connectique complète avec Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, double USB4 mais aussi deux ports Ethernet 10 Gigabit.

Le châssis fonctionne en rack afin de pouvoir accéder aux composants facilement même monté dans une armoire. Il propose un emplacement PCIe x16 pour monter une carte supplémentaire, une alimentation 320 watts et un système de refroidissement complet : deux ventilateurs et un jeu de caloducs dont le travail est de mener la chaleur du processeur vers l’extérieur. On retrouve ici beaucoup des arguments du MS-S1 Max de la marque. Une machine qui partage le même design que ce modèle et qui a été vendue sous Strix Halo en septembre 2025 à partir de… 2199€ sous AMD Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de mémoire et 2 To de stockage. Cette version est aujourd’hui proposée à 3999€

Pour en savoir plus sur le MS-S1 MAX-P495, la page française du produit est disponible ici.

Minisforum MS-S1 MAX-P495 : 192 Go de mémoire à bord © MiniMachines.net. 2026

☕️ La start-up qui veut relancer Twitter modifie le nom de son service pour Tweet.app

7 septembre 2026 à 08:50


L’évolution n’a pas tardé. Alors que le projet Opération Bluebird, monté par deux salariés de Twitter, époque pré-rachat par Elon Musk, lançait fin août le service Twitter.now, les voilà forcés de le renommer pour tweet.app.

Le changement fait suite à la décision écrite du juge Colm Connolly, dans laquelle ce dernier indique qu’utiliser le nom « Twitter » créerait trop de confusion dans l’esprit des consommateurs et enfreindrait le droit des marques.

Autrement dit, contrairement à la lecture adoptée initialement par les équipes d’Operation Bluebird, ces derniers n’ont pas le droit d’utiliser le nom Twitter, quand bien même celui-ci n’est plus utilisé par la plateforme X ni par l’entreprise SpaceXAI.

Le juge décrète en revanche que X a probablement abandonné le terme « tweet » et son logo en forme d’oiseau, ce qui signifie que ces deux éléments sont réutilisables. Le site web du nouveau réseau social a aussitôt évolué de Twitter.now vers Tweet.app.

Page d’accueil de Tweet.app : seul le nom a changé depuis le lancement de « twitter.now ». / Capture d’écran

Dans sa foire aux questions, il indique : « Le 3 septembre 2026, un tribunal fédéral a refusé de nous interdire l’utilisation de la marque "Tweet" et du logo représentant un oiseau, estimant que nous étions en mesure de prouver que la société X avait abandonné ces deux éléments. »

Fin août, l’ancien juriste de Twitter Stephen Coates et son associé Michael Peroff lançaient la prévision de leur réseau social.


Pour limiter les premiers accès et obtenir des financements, le réseau n’est pour le moment accessible qu’en contrepartie de 20 à 40 dollars. Auprès de TechCrunch, l’entreprise a indiqué que 172 000 personnes avaient déjà ouvert un compte, donc réservé un nom d’utilisateur.

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