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Reçu — 13 avril 2026 Actualités numériques

GMK NucBox K11 : Ryzen 9 8945HS 32Go / 1 To à 734.99€ ?

13 avril 2026 à 17:53

La formule trouvée ici par GMKtec pour le NucBox K11 n’est pas très originale d’un point de vue composants, mais change un peu la donne d’un point de vue esthétique. 

NucBox K11

GMK NucBox K11

Le NucBox K11 a en effet un ventilateur à LEDs colorées sur sa partie supérieure. Mais pour que celui-ci soit visible sans que la poussière puisse entrer trop facilement dans la machine, il est recouvert par une petite plaque transparente. Cela donne un boitier à la fois sobre et lumineux qui pourra sans doute désactiver ses LEDs en cas de besoin.

Sur la carte mère, on retrouve un AMD Ryzen 9 8945HS, un processeur développant 8 cœurs Zen 4 pour 16 Threads au total, il proposera entre 4 et 5.2 GHz de fréquence et un circuit Radeon 780M comptant 12 Compute Units RDNA 3. AMD y a ajouté un NPU proposant 16 TOPS de puissance de calcul. Cette puce est prévue par le fabricant pour fonctionner entre 35 et 51 watts mais GMKtec le positionne ici pour fonctionner jusqu’à 70 watts. Il reprend une recette déjà employée par certains de ses concurrents qui ont poussé leurs minimachines avec les mêmes ambitions techniques. C’est le cas du Minisforum UM890Pro, par exemple.

L’engin pourra être piloté dans trois modes de performances. Un premier profil silencieux le calera entre 35 et 40 Watts de TDP pour des usages de base même si ces fréquences autoriseront en fait énormément de choses. Le mode équilibré fera grimper la puce Ryzen entre 54 et 60 watts. Le mode performance poussera l’engin dans ses retranchements avec un TDP entre 65 et 70 Watts, ce qui apportera plus de performances notamment pour des usages lourds ou des jeux. Mais cela se fera certainement au détriment d’un certain confort avec hausse du bruit de ventilation.

Le choix fait par GMKtec sur ce NucBox K11 est de combiner deux ventilateurs. Un dispositif classique de caloduc et ailettes ventilées situées sur la partie inférieure de l’engin qui aspirera de l’air frais depuis les ouvertures de chaque côté du boitier. Et un ventilateur sur la partie supérieure qui va aspirer de l’air frais de l’extérieur de la machine juste au-dessus des composants amovibles. Autour de cette puce AMD, on retrouve en effet deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 en plus d’un double support de mémoire vive SODIMM DDR5-5600 permettant de monter jusqu’à 96 Go en interne.

La connectique est assez intéressante : sur la façade avant, on retrouve un port OCuLink pour connecter un dock graphique externe et un port USB4 pour différents types de docks. Un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton de démarrage. 

Sur la partie arrière, on note la présence de deux USB 2.0 Type-A, un DisplayPort 2.1 et un HDMI 2.1, un double port Ethernet 2.5 Gigabit, un second USB4 et une entrée d’alimentation 19 V / 6.32 A. Un Antivol type Kensington Lock est également présent. À noter que l’extraction d’air chaud de la machine se situe sous la connectique et qu’il faudra donc veiller à ce que les câbles n’obstruent pas la circulation de l’air chaud. 

Le recours à la solution de montage VESA pour positionner l’engin à la verticale devrait résoudre ce problème. Avec ce type d’installation derrière un écran ou sur un meuble la connectique fixe est déplacée vers le bas et le bouton de démarrage se situe vers le haut.

Le GMK NucBox K11 en promo

L’engin se négocie aujourd’hui à 449.99€ en version Barebone directement sur le site de la marque et Menthe nous signale en commentaire que grâce au code HONEY15 le prix dévisse de 15€ pour arriver à 434.99€. Un prix avec taxes intégrées pour l’Europe et sans frais de port.

 

Une version 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage NVMe est disponible à 749.99€, Avec le code HONEY15 ce tarif baisse également de 15€ pour un nouveau total de 734.99€ sur ce modèle bien équipé.

Des versions 32Go/2To à 899.99€ et 64 Go / 1 To à 999.99€ du Nucbox K11 sont également disponibles mais malgré les 15€ de réduction, elles semblent assez inaccessibles..

Voir l’offre sur GMKTec

GMK NucBox K11 : Ryzen 9 8945HS 32Go / 1 To à 734.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs)

13 avril 2026 à 16:12

La ONEXStation débarque comme une formule de minimachine prête à l’emploi sur un marché qui s’est largement compliqué pour les différents acteurs du monde des consoles PC dont fait partie One Neetbook. Sa console de jeu OneXplayer X1 PRO spis Ryzen AI 9 HX 370 est désormais à 1399$ en 32 Go / 1 To. Une somme difficile a envisager en ce moment pour une solution de jeu limitée.

ONEXStation

La ONEXStation

La ONEXStation est un grand classique des MiniPC sous AMD Ryzen AI Max+ 395. Et pour cause, il emploie encore et toujours une carte mère générique basée sur un design proposé par AMD lui-même. On a retrouvé cette carte dans de multiples solutions allant du Corsair AI Workstation 300 au Colorful SMART 900. En passant par les FEVM FA-EX9, AOKZOE et PELADN Y01 pour ne pas tous les citer. À chaque fois ces solutions proposent le même agencement de ports avec parfois de petites nuances cosmétiques qui consistent en un déplacement de bouton. La raison de cette reprise est assez simple, elle correspond à une implantation efficace de la carte mère, peu chère à mettre en place et suffisamment performante pour se déployer pour de multiples usages. 

Pour se différencier, One Netbook a donc juste ajouté un bandeau de LEDs RGB autour de la face avant de la machine en plus de LEDs derrière les boutons. Un aspect « gaming » qui ne va pas forcément coller au tarif de l’engin puisque la solution AMD avec 128 Go de LPDDR5 est proposée à 2999$ HT. Un tarif qui l’oriente, comme toutes les autres solutions de ce genre, sur un segment d’IA personnelle. IA tirant partie du duo d’un circuit graphique pouvant tirer largement partie de la mémoire embarquée.

Le tout entre donc dans un châssis de 19.3 cm de haut pour 18.6 cm de profondeur et 6.2 cm de large qui abrite deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et une solution de ventilation double s’affairant à maintenir la puce interne à bonne température avec l’aide d’un dissipateur en aluminium et de trois caloducs en cuivre. Un troisième ventilateur prendra en charge la dissipation de la chaleur des autres composants mémoire et stockage. Cela permettra de faire tourner la ONEXStation de 55 à 120 watts suivant le niveau de performances espéré. Pour manipuler ces fréquences, on pourra utiliser le bouton dédié en façade pour passer de l’une à l’autre.

La connectique est, sans surprise, identique à celle des autres machines du genre. De haut en bas en façade, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A, un USB4, un lecteur de cartes SDXC 4.0 UHS-II et les deux boutons de démarrage et de mode Turbo. A l’arrière, un Jack d’alimentation pour le bloc de 240W livré, un second Jack audio, un Ethernet Gigabit, un USB 3.2 Type-A, un USB4, un DisplayPort, un HDMI et deux USB 2.0 Type-A.

La ONEXStation débarque dans un marché sinistré

Comme d’habitude, ce MiniPC particulier ne sera pas une solution grand public. Les constructeurs comme One Netbook sont embourbés dans la crise de la mémoire vive. Leurs consoles portables sont de moins en moins séduisantes au fur et à mesure que les prix montent. Il serait possible de proposer des solutions Strix Halo avec des puces moins puissantes que le Ryzen AI Max+ 395 comme les AI Max+ 392 et 388.

Tout  comme il serait envisageable de le présenter avec moins de mémoire vive. Malheureusement, ce serait tout aussi invendable avec des tarifs franchement trop hauts pour séduire les particuliers en ce moment. Reste cette « formule magique » où tous les potards sont poussés à fond. Elle est très chère mais vise peut-être un public plus à même de se laisser faire. Ceux à la recherche d’une IA locale semblent avoir les moyens de cette dépense. La preuve, cela se vend pas si mal, paraît-il.

ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs) © MiniMachines.net. 2026

Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell

13 avril 2026 à 14:29

S’il faut prendre les annonces du patron de Dell avec les pincettes de rigueur, il est directement concerné par l’évolution du marché, son annonce fait tout de même froid dans le dos. Selon lui, la demande de mémoire HBM3 va exploser.

Pour Michael Dell, la situation de la mémoire vive ne va pas s’améliorer à moyen terme mais, au contraire, largement empirer. Son analyse est simple, la demande actuelle en mémoire vive est liée à la gourmandise des centres de données d’IA. En 2022, chaque serveur DGX H100 de Nvidia employait 80 Go de mémoire HBM3 ultra-rapide. C’est la production de cette mémoire qui a détourné les trois principaux fabricants mondiaux du secteur de la DDR5 destinée aux ordinateurs classiques. 

mémoire HBM3

Une demande de mémoire HBM3 en très forte hausse

Or pour Michael Dell, le besoin en mémoire des futures solutions IA suivrait une augmentation régulière pour atteindre 2 To de mémoire HBM en 2028. Une augmentation tirée d’une extrapolation linéaire très « mathématique » donc. Basée sur le trait rectiligne d’une progression régulière. 2 To par serveur équivaudrait à une augmentation explosive des besoins de cette industrie. Cette augmentation liée à une évolution des centres de données actuels et à la création de nouveaux datacenters serait sans commune mesure avec les anticipations de production de mémoire estimée. Et cela malgré des investissements dans de nouvelles usines de production.

Si un tel scénario se réalisait, la demande de mémoire HBM3 ne baisserait pas à l’horizon 2028-2030 mais se positionnerait au contraire dans une énorme augmentation. Les besoins seraient d’ailleurs tellement énormes pour cette mémoire HBM qu’il est plus que probable que le marché de la DDR5 « classique » soit alors complètement abandonné par les fabricants. Assechant ainsi le marché des ordinateurs censés « consommer » les services d’IA en question.

La vision de Michael Dell est très technocentrée.

Ce scénario est évidemment catastrophique mais il n’est pas certain qu’il se réalise. D’abord parce que la multiplication mathématique des besoins futurs en suivant les chiffres du passé n’est pas une science fiable. Beaucoup considèrent que ces 2 To de mémoire HBM3 par serveur n’est pas du tout une anticipation réaliste. Mais surtout parce que cela semble tout simplement intenable. Si je ne suis pas spécialement optimiste pour le marché des composants, la vision du patron de Dell gomme pas mal de mouvements de fond notables qui ont lieu en ce moment. Un tassement des investissements dans l’IA. Des modèles qui commencent à montrer des signes de faiblesse. Une économie totalement incertaine et des contrats passés entre divers acteurs qui ne semblent pas se concrétiser. Si on ajoute à cela des prix qui enfleraient en conséquence avec une demande en constante augmentation des mémoires HBM3 et suivantes, le scénario semble finalement peu crédible.

Sur le terrain, on parle également de nombreuses problématiques d’implantation avec d’énormes « besoins » de datacenters mais de gros problèmes d’infrastructures, notamment en matière d’eau et d’énergie, pour les réaliser. Si on ajoute à cela un monde où, à peine construits et pas du tout rentabilisés, certains datacenters deviendraient immédiatement obsolètes. Nécessitant à nouveau des capitaux colossaux pour être mis à jour avec toujours plus de mémoire et de nouveaux processeurs, on n’est pas très loin d’une vision purement technique du futur. Une vision débarrassée de toute notion d’économie et de politique.

Il n’est pas certain que le marché réagisse aussi mathématiquement que l’imagine le patron de Dell. Certains investisseurs vont peut-être réfléchir à deux fois avant de réinjecter quelques dizaines de milliards supplémentaires dans des centres de données déficitaires. Il est également possible que la future crise du prix de l’énergie qui se prépare fasse changer d’optique de nombreux investissements. Si le prix de l’énergie continue à monter et à manquer, faire tourner un datacenter déjà non rentable deviendra un cauchemar financier assez proche de celui rencontré par les mineurs de crypto-monnaies il y a quelques années.

Si la demande de mémoire ne risque pas de baisser à moyen terme, l’avenir d’un monde informatique totalement dévolu à l’usage des IA n’est pas aussi évident. Le marché a besoin de smartphones et d’informatique généraliste. L’en priver serait une véritable catastrophe.

source : notebookcheck

Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell © MiniMachines.net. 2026

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

13 avril 2026 à 11:27

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ?

13 avril 2026 à 10:12

Le Pironman 5 Pro Max ressemble à première vue à une voiture customisée maison telle qu’on en trouve parfois sur des parkings de zones industrielles Avec des ailerons en fibre de verre à l’aérodynamisme douteux, des LEDs en bas de caisse, un intérieur en velours épais, un klaxon sur le toit, des pots d’échappement en surnombre et, évidemment, un coffre rempli d’enceintes pour délivrer un maximum de watts.

Bref, le Pironman 5 Pro Max, c’est un boîtier pour Raspberry Pi 5, ordinateur intégré sur une petite carte pour des projets de hobbyiste, mais qui aurait dérivé vers des sommets de customisation. Proposé à 158.98 $ (136€) sur le site de Sunfounder, il embarque un ensemble de fonctions assez spectaculaires.

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le précédent modèle, lancé en 2024, était un boitier plus classique, assez sympathique avec une caisse en métal ouverte grâce à la présence d’une coque en acrylique. On pouvait donc admirer ses entrailles, sa carte Raspberry Pi, ses ventilateurs à LEDs RGB, son gros système de refroidissement et profiter d’un petit écran de contrôle ainsi que de son bouton de démarrage.

Proposé alors à 79.99$, je le jugeais déjà assez cher puisqu’il doublait le prix de la Raspberry Pi 5 de l’époque. Aujourd’hui, avec les dernières augmentations des cartes de développement, acheter un Pironman 5 Pro Max à 136€ et une RPi5 4Go à 130€ cela nous fait un joli total de 266€ qui ne semble pas vraiment très cohérent au vu des usages proposés. Parce que l’autre souci de ces boîtiers vient du côté décoratif qu’ils imposent. 

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le Pironman 5 Pro Max ajoute un écran tactile et une caméra à son châssis

On retrouve donc le même concept de châssis en métal avec une coque en acrylique. Le même bouton, la connectique avec le lecteur de cartes, des ports USB et Ethernet accessibles évidemment. Le bouton externe et le petit écran de contrôle de température, mémoire et occupation du SoC. La carte qui se connecte à la solution Pi5 propose toujours la gestion de deux stockages NVMe en PCIe. Bref, un clone du précédent modèle sur lequel le fabricant ajoute encore des éléments.

Une petite caméra 5 mégapixels sur le haut du châssis montée sur une charnière pour pouvoir ajuster son angle de vue, un écran de 4.3″ tactile en façade pour piloter la machine et un microphone. But de ces ajouts ? En faire une machine IA de type assistant. Les deux ports NVMe pouvant accueillir, par exemple, un stockage NVMe et une carte proposant un NPU comme la Hailo-8L. Une paire de haut-parleurs internes amplifiés par une carte dédiée permettra de restituer du son. Un capteur infrarouge est également présent pour le piloter à la télécommande.

Pour le constructeur, l’idée est de faire de votre RPi5 un outil IA interactif. Que le boîtier posé devant vous sur votre bureau se transforme encore et toujours en un pseudo-assistant IA comme un « Jarvis »  dans l’univers Marvel ou un HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace.

La période s’annonce compliquée pour ce boitier.

Outre son aspect de plus en plus « foire du trône », le boitier est devenu fort cher dans un contexte où investir dans un Raspberry Pi 5 n’est déjà plus vraiment une formule rentable. Il présuppose également des usages que l’utilisateur va avoir avec le système. Ce qui est, à mon sens, complètement contraire à l’esprit de ces cartes de développement. Où se cache le plaisir de monter ses propres projets avec un tel boîtier ? Il ne s’agit plus ici d’un ingrédient mais d’un plat déjà préparé. Cela peut convenir à des utilisateurs si la facture n’est pas trop salée, mais dans le contexte actuel cela parait compliqué.

Le Pironman 5 Pro Max propose toujours une reprise de ses broches GPIO et elles seront accessibles comme sur le précédent modèle. Mais qui va acheter un châssis de ce type pour le « défigurer » avec une nappe qui pendouille en façade ? Le boitier semble très bien construit et si je ne suis pas certain de la pertinence du projet, de faire d’un RPi5 un assistant IA sous OpenClaw associé à DeepSeek, Ollama et autres… je ne peux pas nier la qualité globale de l’engin.

Certains exemples d’usages mis en avant sont un peu étranges. Comme si on cherchait à manger un yaourt avec une pelle. Piloter une imprimante 3D avec Octoprint depuis une carte Raspberry Pi 5 dans un boîtier de ce type alors qu’un Raspberry Pi 3 ou une carte Pi Zero 2 suffisent largement une fois logées dans un boitier… imprimé en 3D.

Le côté « console de jeu » ou « lecteur vidéo » sur un écran de 4.3″ à l’angle fixe et peu ergonomique est tout aussi étrange. On doute réellement de la pertinence de tous ces usages. Surtout quand un RPi5 peut être facilement accroché à un écran mobile de 15.6″ FullHD vendu une soixantaine d’euros.

J’ai juste cette drôle d’impression de voir un projet qu’un passionné n’arrive pas à laisser tomber pour passer à autre chose. Ces maquettes superbes qui finissent par être tellement surchargées qu’elles perdent leur ligne. Ces designs qui démarrent bien mais qui se voient gâchés par des détails ajoutés au dernier moment parce que leur auteur n’a pas su ranger ses outils quand tout était déjà abouti. 

Bref, c’est un boîtier complet, bien construit, intéressant dans ses fonctions, mais qui ne va plaire qu’aux gens d’un tout petit cercle. Ceux qui ont les compétences logicielles pour en tirer partie d’un côté, ceux qui auront les moyens d’investir la somme demandée et surtout ceux qui n’auront pas envie de définir eux-mêmes le matériel dont ils ont exactement besoin pour leur projet. Et cela ne fait finalement qu’une poignée d’utilisateurs.

Je suis plus convaincu par une solution comme le Pironman 5 Mini, qui est un petit boitier simple, efficace et moins cher pour les RPi. À mon avis, un bien meilleur investissement pour protéger sa carte de développement et lui ouvrir des fonctionnalités externes.

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ? © MiniMachines.net. 2026

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