Vue normale

Électroscope #24 : thérapie génique, vaccin ARNm et batterie longues distances

27 avril 2026 à 04:30

Injecter des « mini-foies » en attendant une greffe, pratiquer la médecine en apesanteur, combattre le cancer du pancréas avec un vaccin ARNm efficace, rouler 2 000 km sans charge et guérir la surdité… C’est parti pour Électroscope #24.

Des « mini-foies » injectable : la percée du MIT qui pourrait révolutionner les greffes

Face à la pénurie mondiale d’organes, des ingénieurs du MIT ont mis au point une thérapie spectaculaire : de véritables « foies satellites » pouvant être injectés avec une simple seringue pour prendre le relais d’un organe défaillant !

Le foie humain orchestre près de 500 fonctions vitales, de la purification du sang à la métabolisation des médicaments. Lorsqu’il cesse de fonctionner, la transplantation reste souvent le seul espoir. Pourtant, rien qu’en France, près de 3 000 patients atteints de maladies hépatiques chroniques sont sur liste d’attente chaque année, confrontés à une pénurie de donneurs et à des interventions chirurgicales lourdes.

Pour contourner cet obstacle, une équipe de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), dirigée par la professeure Sangeeta Bhatia, bio-ingénieure de renommée mondiale, présente une avancée remarquable dans la revue Cell Biomaterials. Son équipe a réussi à créer des mini-greffons hépatiques, conçus pour être directement injectés dans l’organisme sous guidage échographique, évitant ainsi le recours à une opération chirurgicale.

Le secret de cette innovation réside dans un savant mélange de cellules du foie (hépatocytes), de cellules de soutien (fibroblastes) favorisant la croissance des vaisseaux sanguins et de microsphères d’hydrogel. Une solution qui a la particularité de se comporter comme un liquide lors du passage dans la seringue, puis de se restructurer une fois dans le corps. Elle forme alors un écosystème, une structure tridimensionnelle solide mais poreuse, permettant la vascularisation et où les cellules peuvent s’implanter et prospérer.

Testée avec succès sur des modèles murins, la mixture a été injectée dans le tissu graisseux de l’abdomen. Les résultats sont extrêmement prometteurs : pendant les 8 semaines qu’a duré l’étude, ces foies satellites ont survécu, se connectant à la circulation sanguine pour sécréter les protéines vitales attendues, en servant de soutien à l’organe malade. Si la méthode nécessite encore des améliorations sur le plan clinique, notamment concernant la gestion de la réponse immunitaire, elle offre un horizon thérapeutique inédit.

À terme, cette technologie non invasive pourrait servir de solution d’attente jusqu’à ce qu’un organe soit disponible, voire même offrir une véritable alternative à la greffe traditionnelle !

Comment le CNES développe la médecine en apesanteur à bord de l’Airbus Zero G

À 8 500 mètres d’altitude, un avion de ligne opère une manœuvre spectaculaire, plongeant en piqué pour recréer l’apesanteur. C’est à bord de l’Airbus A310 Zero G, laboratoire volant affrété par le Centre national d’études spatiales (CNES), que s’est tenue le mois dernier la 70e campagne de vols paraboliques. L’objectif ? Profiter de séquences répétées de 22 secondes de micropesanteur pour tester les protocoles médicaux de demain, essentiels pour les futurs voyages vers Mars, mais aussi pour l’amélioration des soins sur Terre.

Pendant trois jours, des chercheurs ont enchaîné 93 paraboles, flottant avec leur matériel pour repousser les limites de la science. Parmi les projets phares embarqués, l’expérience SAFE a mobilisé la technologie des « plasmas froids ». Ce gaz surprenant, ni brûlant ni dangereux pour les tissus humains, a la capacité de détruire les bactéries résistantes aux antibiotiques tout en accélérant la cicatrisation. Une innovation qui pourrait révolutionner le traitement des plaies, dans l’espace comme dans nos hôpitaux.

Mais comment gérer une urgence vitale lorsque tout flotte autour de vous, y compris le patient ? C’est le défi relevé par d’autres équipes scientifiques axées sur des gestes complexes, comme l’intubation respiratoire d’urgence ou le drainage chirurgical. Les médecins ont dû réinventer de A à Z la pratique pour l’occasion. L’enjeu est colossal : évaluer si ces actes médicaux ultra-spécialisés pourraient, à l’avenir, être guidés par des systèmes assistés pour être réalisés par des membres d’équipage novices.

Loin d’être de la simple science-fiction, ces tests de l’extrême prouvent que l’espace reste un formidable accélérateur d’innovations. En forçant la médecine à se repenser sans gravité, le CNES forge des solutions médicales plus compactes et robustes, destinées à sauver des vies jusque dans les zones les plus isolées de notre propre planète.

Cancer du pancréas : un vaccin à ARN messager offre un espoir inédit de survie à long terme

Encore aujourd’hui, un diagnostic de cancer du pancréas résonne le plus souvent comme une fatalité, avec un taux de survie à 5 ans peinant à dépasser les 13 % au niveau mondial. Mais une avancée médicale majeure pourrait bien bouleverser ce sombre pronostic. Les résultats d’un récent essai clinique de phase 1 mené au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSK), aux États-Unis, font état d’une efficacité spectaculaire et durable d’un vaccin personnalisé à ARN messager contre cette redoutable maladie.

Conçue sur le même principe technologique que les vaccins phares contre le Covid-19, cette thérapie expérimentale est fabriquée sur mesure à partir des mutations génétiques spécifiques de la tumeur de chaque patient, préalablement retirée par chirurgie. Le vaccin, développé en partenariat avec BioNTech et Genentech, agit en véritable « professeur » pour le système immunitaire : il éduque les lymphocytes T à reconnaître, traquer et détruire les éventuelles cellules cancéreuses invisibles restantes, empêchant la maladie de récidiver.

Les données de suivi dévoilées, portant sur une période allant jusqu’à six ans, suscitent un immense enthousiasme au sein de la communauté scientifique. Sur les 16 patients ayant participé à l’essai initial, la moitié a développé une forte réponse immunitaire au vaccin. Sur ces 8 patients « répondeurs », 7 sont toujours en vie aujourd’hui et la plupart ne présentent aucun signe de récidive de leur cancer. À titre de comparaison, la survie médiane des patients n’ayant pas réagi à la vaccination s’est limitée à environ trois ans.

Des pionniers de cet essai, à l’image de Donna Gustafson, première patiente au monde à avoir reçu ce traitement en février 2020, vivent aujourd’hui une existence normale, défiant les statistiques. Si ce vaccin s’adresse pour l’instant aux patients dont la tumeur a pu être opérée aux stades précoces (une minorité des cas), ces résultats à long terme démontrent une fois de plus que la technologie à ARN messager a le potentiel d’armer notre corps contre les tumeurs les plus agressives. C’est une lueur d’espoir qui justifie pleinement l’accélération des prochains essais cliniques à grande échelle.

Jusqu’à 2000 km d’autonomie avec les nouvelles hybrides rechargeables CATL ?

Vous pensiez que les voitures hybrides rechargeables étaient condamnées à de courts trajets électriques avant de devoir réveiller leur moteur thermique ? Avec la Freevoy II, préparez-vous à un bouleversement majeur : le géant de la batterie CATL dévoile une technologie aux performances ahurissantes, rebattant les cartes du marché auto.

Oubliez les habituels 60 kilomètres d’autonomie sans une goutte de carburant. Avec sa technologie de batterie spécialement conçue pour les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) et à prolongateur d’autonomie (EREV), CATL promet désormais de propulser ces voitures jusqu’à 600 kilomètres en mode 100 % électrique.

Mieux encore : lorsque cette prouesse électrique est combinée au moteur thermique agissant comme un générateur, l’autonomie totale cumulée franchit le cap vertigineux des 2 000 kilomètres avec un seul plein et une seule charge. Concrètement, cela signifie qu’un automobiliste moyen pourrait assurer l’intégralité de ses trajets quotidiens pendant des jours ou semaines en pur électrique, tout en ayant la capacité de traverser plusieurs pays d’Europe d’une seule traite sans jamais s’arrêter pour recharger.

Au-delà de cette endurance digne des meilleures voitures purement électriques du marché, c’est la vitesse de recharge qui impressionne et change radicalement la donne. Grâce à une architecture interne innovante qui marie habilement des chimies de pointe au niveau des particules, il suffit d’une dizaine de minutes, branché à une borne haute puissance, pour effectuer une recharge quasi complète. Ces batteries surpuissantes conservent en outre une fiabilité et une efficacité redoutables même par temps glacial !

La FDA approuve la toute première thérapie génique capable de restaurer l’audition

C’est une avancée médicale qui semblait encore relever de la science-fiction il y a peu. La FDA américaine vient d’accorder une approbation accélérée à « Otarmeni », soit la toute première thérapie génique au monde destinée à traiter une forme de surdité génétique. Développé par le laboratoire Regeneron, ce traitement novateur offre l’espoir de restaurer une audition naturelle continue chez les enfants et les adultes atteints d’une perte auditive neurosensorielle sévère à profonde.

Cette surdité spécifique est causée par des mutations du gène OTOF, qui empêchent la production d’otoferline, une protéine essentielle pour transmettre les signaux sonores de l’oreille interne vers le cerveau. Otarmeni intervient directement à la source : administré en une seule perfusion chirurgicale directement dans la cochlée, le traitement utilise un vecteur viral non pathogène pour livrer une copie fonctionnelle du gène défaillant aux cellules cibles, relançant ainsi le processus naturel de l’audition.

Les résultats cliniques de l’essai CHORD ayant mené à cette approbation sont très impressionnants. Mené sur de jeunes patients âgés de 10 mois à 16 ans, l’essai a démontré que 80 % d’entre eux ont retrouvé une sensibilité auditive significative après seulement six mois, certains atteignant même des niveaux d’audition « normaux » avec le temps. C’est la première fois dans l’histoire médicale qu’une thérapie génique parvient à restaurer avec succès une fonction neurosensorielle !

Outre la prouesse technologique, Regeneron a pris une décision rarissime concernant l’accessibilité de ce traitement de pointe : le laboratoire a annoncé qu’il fournirait Otarmeni gratuitement aux États-Unis pour les patients éligibles (en échange d’une exonération de droits de douane négociée avec l’administration Trump). Avec cette approbation historique, la médecine franchit donc un cap décisif, inaugurant une nouvelle ère où la guérison des surdités d’origine génétique devient enfin une réalité tangible.

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Reçu hier — 26 avril 2026 De tout et de rien

www.bfmtv.com/economie/ent...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
www.bfmtv.com/economie/ent...

« atteindre un rythme de production soutenu d'au moins 60 noyaux par an contre 30 aujourd'hui. »

Mais qu'est-ce que vous racontez...

Donald Trump veut doubler la production de noyaux de plutonium: la porte ouverte à des armes nucléaires dotées de "capacité de nouvelle génération"
(www.bfmtv.com) Selon une note de l'administration nationale de la sécurité nucléaire, les États-Unis ont pour projet de doubler leur production de noyaux de plutonium.

Tchernobyl : un accident typiquement soviétique

26 avril 2026 à 06:14

Il a brisé l'élan du nucléaire en Europe. Avec des conséquences terribles, en termes de souveraineté et de lutte contre le changement climatique. Malheureusement, le vrai procès de Tchernobyl n'a pas eu lieu : celui d'un système soviétique à bout de souffle.

26 avril 1986, 1 h 23 du matin. Dans le réacteur n° 4 de la centrale de Tchernobyl, à environ cent kilomètres au nord de Kiev, un essai de sûreté entamé dans des conditions dégradées bascule. Les opérateurs cherchent à vérifier si, en cas de perte d’alimentation électrique, l’énergie résiduelle des turbines pourrait encore faire fonctionner, pendant quelques dizaines de secondes, certains équipements essentiels, avant le démarrage des groupes diesel de secours. Mais le réacteur fonctionne alors à très faible puissance, dans un régime instable. Une série de paramètres défavorables s’est accumulée. Le cœur, déjà fragilisé par cette conduite inhabituelle, devient extrêmement sensible aux variations internes. Quand l’essai se poursuit et que les conditions hydrauliques changent, la réactivité augmente brutalement. En quelques secondes, la puissance s’emballe. Deux explosions surviennent presque coup sur coup, éventrent le bâtiment du réacteur, projettent au-dehors du combustible, du graphite et des matériaux de structure, et laissent le cœur détruit à l’air libre.

L’incendie qui suit dure environ dix jours. Le graphite du modérateur brûle, entretient la chaleur et favorise un rejet massif de substances radioactives sous forme de gaz, d’aérosols condensés et de particules de combustible. Les rejets comprennent notamment de l’iode 131, du césium 137, du strontium 90, ainsi que des gaz nobles, qui représentent à eux seuls environ la moitié de l’activité totale relâchée. Très vite, la contamination dépasse largement le site de la centrale et s’étend à de vastes portions de l’Ukraine, du Bélarus, de la Russie, puis à une partie de l’Europe.

Dans les premières minutes, sur place, personne ne dispose encore d’une vision complète du désastre. Les équipes de nuit, les techniciens, les pompiers arrivent devant un bâtiment dévasté, des foyers multiples, des blocs de matériaux épars, des morceaux de graphite incandescent sur les toits et les abords. Beaucoup ignorent qu’ils se trouvent au contact direct de débris provenant du cœur du réacteur. Ils montent sur les structures, approchent les foyers, manipulent des matériaux hautement radioactifs sans protection adaptée à une telle situation. Les dosimètres disponibles saturent rapidement ou sont inopérants, tant les niveaux de rayonnement sont élevés.

Deux travailleurs meurent des suites directes de l'explosion. Parmi les quelque 600 intervenants présents sur le site dans les premières heures, 134 reçoivent des doses suffisamment élevées pour provoquer un syndrome d’irradiation aiguë. Vingt-huit d’entre eux meurent dans les trois mois qui suivent.

Dans la ville voisine, Pripiat, située à trois kilomètres à peine et peuplée de plus de 45 000 âmes, personne n'envisage l'ampleur du drame. On y vit encore quelques heures dans la normalité. Les enfants jouent, les familles regardent passer le week-end, sans savoir que la poussière qui tombe n'en est pas exactement. L’évacuation ne commence que le 27 avril, un peu plus de 36 heures après l’accident. La ville est vidée en quelques heures, mais trop tard pour que l’on puisse parler d’une gestion lucide ; assez tôt, en revanche, pour que toute une population comprenne qu’elle ne rentrera sans doute jamais chez elle. Au total, plus de 100 000 personnes sont évacuées de la région touchée. Bien davantage le seront ultérieurement.

Mais le drame de Tchernobyl ne révèle pas seulement la violence de l’accident. Il met à nu la réalité du système soviétique, de ses mensonges et de ses camouflages. Le monde apprend d’abord qu’il s’est passé quelque chose parce que des stations suédoises détectent, le 28 avril, une radioactivité anormale transportée par les vents. L’Union soviétique ne parle qu’une fois contrainte. Ce retard ne change pas seulement la perception politique de l’événement, mais raconte la nature profonde d'un régime se prétendant infaillible et voulant à tout prix, à coups d'erreurs critiques, sauver les apparences pour se dédouaner.

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Reçu — 25 avril 2026 De tout et de rien

Le code a changé : le code secret à quatre chiffres des cartes bancaires c'est bientôt fini, on vous explique le nouveau système biométrique - lindependant.fr

25 avril 2026 à 10:22
Oh mais non. Mais non, mais non, mais non. C'est une super mauvaise idée.
- Quand ça se fera pirater, il faudra changer d'empreinte ?
- Des empreintes digitale, VOUS EN LAISSEZ DES COPIES PARTOUT, TOUT LE TEMPS.
- Donc je ne peux pas non plus prêter ma carte ?
- Donc ma banque va *AUSSI* avoir une copie de mes empreintes digitales ? Non je ne suis pas d'accord. (1)
((1) l'article stipule "Ni la banque, ni le commerçant, ni un quelconque serveur cloud ne voient passer la moindre donnée biométrique." J'attends de voir comment l'empreinte va être inscrite dans la puce. À mon avis, via un boiter dans les locaux de la banque, donc ils pourraient potentiellement/probablement en avoir une copie. à voir...)

On va le répéter : La biométrie ne doit *JAMAIS* servir pour l'authentification. Seulement pour l'identification.
(Pour le dire autrement, la biométrie peut remplacer le login, mais surtout pas le mot de passe.)

(via https://lehollandaisvolant.net/?id=20260425110849)
(Article source : https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/carte-bancaire-biometrique-la-france-enterre-le-code-a-quatre-chiffres-en-silence-n254434.html)

Rappel : il y a 12 ans, le CCC a montré qu'on peut dupliquer une empreinte digitale en prenant une photo de votre main à plusieurs mètres de distance.
https://www.theguardian.com/technology/2014/dec/30/hacker-fakes-german-ministers-fingerprints-using-photos-of-her-hands
(Permalink)
Reçu — 24 avril 2026 De tout et de rien

Elon Musk face à la justice française : peut-on faire plier la tech ? | France Culture

24 avril 2026 à 20:38
Je trouve ça fou.
On se pose la question "faire plier" alors qu'il s'agit de fucking RESPECTER LA LOI ET LA JUSTICE. Ce à quoi nous sommes tous tenus.

Pas respectée ?
Le gouvernement est très rapide pour faire bloquer les sites "hors la loi" comme les sites de streaming ou de paris.
Un blocage en bonne et dûe forme de Twitter, ça leur botterait proprement le cul.
Simple, propre, efficace.
Vous ne vous soumettez pas à la justice française ?
Alors pas de Twitter en France.

Mais non bien sûr, nos "élites" sont encore bien trop accros.
(Permalink)

Et si au fur et à mesure de nos études, les impacts s'aggravent, c'est qu'on s'est trompé, voire qu'on a fauté.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
Et si au fur et à mesure de nos études, les impacts s'aggravent, c'est qu'on s'est trompé, voire qu'on a fauté.

On peut résumer par "on préfère surestimer le risque et prendre des précautions inutiles que le sous-estimer et irradier des gens".

Donc si des impacts radiologiques baissent au fur et à mesure des études, c'est qu'on a bien bossé. Au pire, on peut nous reprocher d'avoir eu des hyp...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
Donc si des impacts radiologiques baissent au fur et à mesure des études, c'est qu'on a bien bossé. Au pire, on peut nous reprocher d'avoir eu des hypothèses trop bourrines mais l'important, c'est que ça évolue dans le bon sens.

Et donc, plus on affine la connaissance, soit parce qu'on rassemble des données, soit parce qu'on fait des études détaillées, plus on resserre nos inc...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
Et donc, plus on affine la connaissance, soit parce qu'on rassemble des données, soit parce qu'on fait des études détaillées, plus on resserre nos incertitudes, plus, mécaniquement, on s'éloigne du "pire" qu'on avait défini.

On dit soit qu'elles sont "enveloppe", c'est à dire qu'elles englobent toutes les incertitudes identifiées, soit qu'elles sont "pénalisantes", c'est à...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
On dit soit qu'elles sont "enveloppe", c'est à dire qu'elles englobent toutes les incertitudes identifiées, soit qu'elles sont "pénalisantes", c'est à dire qu'on ne connait même pas les incertitudes mais ça peut pas être pire que nos hypothèses.

L'occasion de parler un peu de sûreté.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
L'occasion de parler un peu de sûreté.

Lorsqu'on doute, qu'on ne sait pas, qu'on manque de certaines infos... On invente. Pardon : « on fait des hypothèses ».

Et ces hypothèses, on doit tout le temps justifier qu'elles sont pessimistes.

Quoted post from lumpmatuer.bsky.social @lumpmatuer.bsky.social:
"contre toute attente, l’opacité croît et la confusion persiste. Dans son dernier rapport, daté de juin 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection publie des chiffres de doses radioactives qui sont inférieurs aux niveaux pourtant officiellement reconnus depuis de nombreuses années"

Bien sûr, si les experts et les antinucléaires disent deux choses contradictoires, le journalisme c'est de partir du principe que les experts ont tort...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Bien sûr, si les experts et les antinucléaires disent deux choses contradictoires, le journalisme c'est de partir du principe que les experts ont tort.

Quoted post from Mediapart @mediapart.fr:
L’autorité de sûreté nucléaire minimise la quantité de doses radioactives reçues par les enfants en France en 1986 après la catastrophe nucléaire, en contradiction avec les documents historiques consultés par « Mediapart ».

L’association indépendante Criirad dénonce une réécriture de l’histoire.

Tchernobyl : 40 ans après, la communication sur les doses radioactives reste verrouillée
(l.mediapart.fr) L’autorité de sûreté nucléaire minimise la quantité de doses radioactives reçues par les enfants en France en 1986 après la catastrophe nucléaire, en contradiction avec les documents historiques consultés par « Mediapart ». L’association indépendante Criirad dénonce une réécriture de l’histoire.
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