Vue normale

Reçu — 13 février 2026 De tout et de rien

An AI Agent Published a Hit Piece on Me – The Shamblog

13 février 2026 à 10:13
Non mais sérieusement ?
Quelqu'un a utilisé une IA pour proposer des modifications de code à une librairie de Logiciel Libre (matplotlib). Le mainteneur a rejeté la modification.
Du coup le connard à l'origine de la demande a écrit un article de blog par IA pour enfoncer la réputation du mainteneur.
Voici sa réponse.
(Permalink)

The AI Vampire

13 février 2026 à 08:24
Sous le coude pour lecture ultérieure.
Via https://shaarli.zoemp.be/shaare/gCaLMw dont je me permet de reprendre le résumé :
« Steve Yegge balance un pavé sur l'IA qui suce le sang des devs sans rien rendre en échange, entre promesses bidon et code de plus en plus merdique. Les outils existent, mais au final ça fait gagner du temps sur du CRUD basique et perdre du temps sur le reste, surtout quand t’es le seul à vérifier les conneries générées 🧛‍♂️. »
(Permalink)

...si les recours aux différentes forment de modulation de la production augmentent dans les mêmes proportions.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
...si les recours aux différentes forment de modulation de la production augmentent dans les mêmes proportions.

Ça me paraît contradictoire tout ça.

Bon au pire on aura du productible, à défaut de production, de réserve pour le jour où la consommation remontera.

On continue à développer les énergies renouvelables électriques intermittentes et la consommation stagne.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
On continue à développer les énergies renouvelables électriques intermittentes et la consommation stagne.

Donc on améliorera peut-être la disponibilité, le productible nucléaire, mais ça n'implique pas forcément une hausse de production...

Ce que je trouve le plus stupide sur le volet électrique (pas encore eu le temps de m'intéresser au volet thermique) de cette PPE, c'est l'objectif d'...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Ce que je trouve le plus stupide sur le volet électrique (pas encore eu le temps de m'intéresser au volet thermique) de cette PPE, c'est l'objectif d'augmentation chaque année de la production nucléaire par l'amélioration de la disponibilité des réacteurs.

Quoted post from Tristan K. @tristankamin.bsky.social:
Si je comprends bien les articles et éditos qui me sont parvenus, pour cette PPE, on part sur (côté électricité)
1 • hypothèse de hausse significative mais raisonnable de consommation électrique
2 • relance du nucléaire confirmée, clause de revoyure pour en revoir l'ampleur

PPE3 : qui paye la facture ?

13 février 2026 à 06:00

Dix ans de dépenses, de subventions et de choix énergétiques viennent d’être présentés avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Un catalogue paradoxal cédant aux désirs des opérateurs. Hélas, le réel va présenter l’addition. Et elle sera salée.

Vous avez peut-être raté l’info, noyée entre deux polémiques sur les cancers et un énième rebondissement judiciaire. La France vient de présenter sa feuille de route énergétique pour les dix prochaines années : la PPE3. Un sujet qui devrait constituer le cœur du débat politique de cette fin de quinquennat et du prochain. Même si rien n’est moins sûr, hélas.

Elle était attendue depuis deux ans, et a été sans cesse repoussée sur l’autel de l’instabilité politique. Mais voilà ! Nous y sommes. Notre PPE3 a enfin été dévoilée par Sébastien Lecornu et aussitôt publiée au Journal officiel. Elle prétend fixer un cap clair de souveraineté énergétique. Elle vise une forte réduction de la dépendance aux énergies fossiles et une augmentation de la production électrique décarbonée. L’objectif ? La porter à 60 % de la consommation finale en 2030 et 70 % en 2035. Le document, à rebours de la précédente PPE qui souhaitait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires, place l’atome au cœur de la stratégie présentée, avec l’optimisation du parc existant de 57 réacteurs pour atteindre 380 à 420 TWh dès 2030. Une bonne chose, même si elle souligne une certaine incohérence d’une décennie l’autre, et s’avère économiquement peu compatible avec l’autre grosse annonce dans ce domaine. À savoir, la confirmation de la construction de six EPR2 et la possibilité de lancer huit réacteurs supplémentaires dans le courant de l’année. Quand on aime on ne compte pas… tragique erreur. Parallèlement, notre PPE prévoit une poursuite raisonnée du développement des énergies renouvelables terrestres, avec des objectifs revus à la baisse par rapport aux versions antérieures : environ 48 GW de solaire photovoltaïque en 2030 et 55-80 GW en 2035 et un développement mesuré de l’éolien terrestre privilégiant la remotorisation, ainsi qu’un maintien de la croissance de l’éolien offshore.

Bref, un texte qui, derrière les objectifs affichés, semble surtout très politique, tant il veut donner des gages à tout le monde. Qu’importent les évidents paradoxes de la démarche. D’autant qu’elle ne répond ainsi pas aux plus pressantes urgences en matière de stratégie énergétique que représentent les questions du coût, de la demande et de la consommation. On se retrouve alors face à une bataille de chiffres entre pro-nucléaires et pro-renouvelables. Combien d’EPR2 ? Combien d’éoliennes ? Quelle puissance installée en 2035 ? On croirait un concours de gigawatts.

Pendant ce temps, un éléphant se promène tranquillement au milieu de la pièce. La France dépense chaque année environ 60 milliards d’euros pour acheter du pétrole, du gaz et du charbon à l’étranger. Soixante milliards qui partent chaque année en fumée — au sens propre du terme.

Et personne, dans ce grand débat sur les capacités, ne semble s’attaquer frontalement au seul sujet qui compte, soit : comment éviter cette dépense colossale en s’exemptant de ces importations ?

Le problème avec les gigawatts

Une situation découlant d’une erreur tentante — à laquelle nos dirigeants succombent depuis des décennies : croire qu’il suffit de planifier l’offre pour que la demande suive. Or c’est faux…

Prenez votre propre cas. Vous chauffez votre maison au gaz. Votre chaudière fonctionne parfaitement. Pour que vous passiez à une pompe à chaleur électrique, de quoi avez-vous besoin ? Qu’on vous montre un beau graphique de puissance installée en 2050 ? Ou qu’on vous prouve, facture en main, que l’électricité sera durablement moins chère que le gaz ? La réponse est facile.

C’est la même chose à l’échelle industrielle. Quand ArcelorMittal, Lafarge ou n’importe quel autre chimiste décide du lieu d’implantation de sa prochaine usine — ou s’il électrifie ses fours — il compare les coûts énergétiques, pays par pays. Pas la qualité rédactionnelle des communiqués de presse.

Or, et c’est là où le constat pique : la demande française d’électricité stagne. L’industrie temporise. L’électrification des procédés avance au ralenti. Les relocalisations tant promises restent, pour beaucoup, à l’état de vœux pieux.

La raison n’est pas mystérieuse. Tant que le mégawattheure électrique n’est pas clairement, avec visibilité et structurellement plus attractif que le gaz, personne ne bougera. Ni les industriels, ni les ménages. Décarboner à coups de PowerPoint n’a jamais permis de faire baisser une facture.

Le trésor qu’on gaspille

Regardons les choses en face. La France a un avantage colossal, envié par la plupart de ses voisins : un mix de production d’électricité déjà décarboné.

Elle le doit à un parc nucléaire existant, très largement amorti, les centrales ayant été payées il y a des décennies. Mais aussi à son renouvelable installé, dont le coût marginal est quasi nul : une fois l’éolienne ou le panneau solaire posé, chaque MWh supplémentaire est presque gratuit. Et enfin, à un système électrique globalement exportateur. Rappelons que si la France vend régulièrement du courant à ses voisins, l’inverse est très rare.

Nous ne sommes pas l’Allemagne de 2022, qui fermait ses centrales nucléaires tout en brûlant frénétiquement du lignite pour compenser. Nous ne sommes pas davantage le Royaume-Uni, qui jongle avec un réseau vieillissant. Notre chance est d’avoir les cartes énergétiques en main.

La question se pose donc : pourquoi ne jouons-nous pas cette main ?

Le débat se focalise sur les investissements futurs — nouveaux EPR, nouvelles fermes éoliennes — et semble oublier une question beaucoup plus immédiate : tire-t-il le meilleur parti de ce que nous possédons déjà ?

Le coût affiché du parc nucléaire existant intègre des investissements futurs massifs (le Grand Carénage, les programmes de prolongation), des exigences de sûreté renforcées — légitimes — et des méthodologies comptables très prudentes. Si prudentes, parfois, qu’un parc amorti finit par apparaître artificiellement coûteux.

Soyons clairs : la sûreté nucléaire n’est pas un paramètre ajustable. On ne négocie pas avec la physique. Mais la manière dont on traduit nos atouts en signal économique relève en revanche d’un choix politique. Or, aujourd’hui, ce choix nous dessert. Un parc amorti devrait être une arme commerciale. Pas une ligne comptable anxiogène.

Construire, oui — mais pas n’importe comment

Aucune personne sérieuse ne conteste la nécessité de renouveler le parc nucléaire à terme, comme d’investir dans de nouvelles capacités et de préparer l’outil industriel de la prochaine génération. La question n’est pas si, mais quand et dans quel ordre.

La France de 2025 n’est pas celle de 1973. Nous ne faisons pas face à un risque de pénurie imminente. Nous n’avons pas besoin de construire dans l’urgence. Nous devons construire pour accompagner une montée en puissance de la demande. Mais ce phénomène aura seulement lieu si notre électricité est compétitive.

C’est un cercle, et il peut être vicieux ou vertueux.

Il sera vicieux si on lance des chantiers pharaoniques. On alourdira alors le système de coûts fixes, renchérissant l’électricité, provoquant une fuite des industriels, une stagnation de la demande et l’obligation de faire tourner les centrales en sous-régime. Flamanville, quand tu nous tiens…

Notre cercle épousera en revanche la vertu si on commence par rendre l’électricité existante imbattable. De quoi faire décoller la demande, permettre le lancement d’investissements au bon moment, et amener les nouvelles capacités en face de clients prêts à consommer. La filière se structure, les coûts baissent.

Le vrai courage politique

La PPE3 semble parfois guidée par une nostalgie — celle du grand volontarisme industriel, du moment où de Gaulle (ou Messmer, au choix) décidait d’une trajectoire voyant le pays suivre sans broncher… ou presque.

Ce monde n’existe plus. Le capital est mondial et mobile. Les finances publiques françaises sont dans un état qui interdit les paris à 100 milliards sans filet. La concurrence entre pays pour attirer les usines se joue à quelques centimes par kWh.

Le vrai courage, ce n’est pas d’annoncer des gigawatts depuis un pupitre — qu’il soit à Belfort ou à l’Élysée. C’est de poser la question qui dérange : comment rend-on l’électricité française suffisamment attractive pour que toute l’économie ait intérêt à basculer ?

Cela veut dire revoir la régulation. Revoir le signal tarifaire. Assumer que le parc existant est un avantage à exploiter, pas un héritage embarrassant. Et séquencer les investissements nouveaux en fonction de la demande réelle, pas du calendrier politique.

Si nous réussissons cela, la demande viendra. Les industriels investiront. L’électrification des transports, du chauffage, des usines cessera d’être un objectif sur un slide pour devenir une réalité économique. Et les 60 milliards d’importations fossiles commenceront enfin à fondre.

Alors oui, construire de nouvelles capacités aura tout son sens.

Sinon, nous aurons planifié l’offre. Mais pas créé le mouvement.

L’article PPE3 : qui paye la facture ? est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

Reçu — 12 février 2026 De tout et de rien

?? Identifiant publicitaire Google

12 février 2026 à 15:35
Vous êtes sous #Android ? Vous êtes en Europe ?
Alors avez-vous pensé à supprimer votre identifiant publicitaire Google ?

Cet identifiant est partagé par tous les databrokers pour vous suivre à la trace dans toutes les applications (https://youtube.com/watch?v=UZjPHnN482M).
Ce n'est pas parfait mais en le supprimant, vous leurs compliquez la tâche.

Paramètres Android > Google > Tous les services > Annonces > Supprimer l'identifiant publicitaire.
(Permalink)

Opinion - Services/Protocole

12 février 2026 à 14:59
Si vous utilisez un service - aussi cool soit-il - qui n'utilise pas un protocole standardisé pour y accéder (protocole propriétaire ou application propriétaire dédiée), vous avez la *garantie* qu'un jour vous allez pleurer pour récupérer vos données.
(ProtonMail 👀,  ⚰️Hubic 👀, etc. )
(Permalink)

4) Éolien terrestre : je n'ai rien contre mais je suppose que le repowering est un bon choix pour continuer à développer la capacité tout en répondant...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
4) Éolien terrestre : je n'ai rien contre mais je suppose que le repowering est un bon choix pour continuer à développer la capacité tout en répondant aux critiques sur une invasion des campagnes par les turbines...

3) PV : toujours une utilité discutable à mes yeux, avec une production très très très intermittente et mal corrélée à la consommation. On sent les li...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
3) PV : toujours une utilité discutable à mes yeux, avec une production très très très intermittente et mal corrélée à la consommation. On sent les limites du réseau et du système électrique en Europe, déjà. Alors éviter le déploiement au forceps indépendant des besoins ou des capas réseau... Ok.

2) nucléaire : 6 tranches vont bien occuper la filière pour le moment. Mais si on veut que le tissu industriel se mette en branle pour un vrai renouve...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
2) nucléaire : 6 tranches vont bien occuper la filière pour le moment. Mais si on veut que le tissu industriel se mette en branle pour un vrai renouvellement du parc, à terme, il faudra prendre des engagements au long terme sans trop traîner

1) la conso : de toute façon il faut qu'on arrive à la relancer via l'électrification... Partir sur un entre-deux en attendant un plan d'électrificati...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
1) la conso : de toute façon il faut qu'on arrive à la relancer via l'électrification... Partir sur un entre-deux en attendant un plan d'électrification sérieux me semble un bon début.

3 • ralentissement sur le PV

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
3 • ralentissement sur le PV
4 • focus, pour l'éolien terrestre, sur le repowering plutôt que les nouveaux parcs
5 • maintien de la cadence dans l'éolien marin

De quoi fâcher LFI, EELV et toute l'extrême droite (LR inclus), mais moi ça me semble plutôt bien. Tout a du sens.

Si je comprends bien les articles et éditos qui me sont parvenus, pour cette PPE, on part sur (côté électricité)

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Si je comprends bien les articles et éditos qui me sont parvenus, pour cette PPE, on part sur (côté électricité)
1 • hypothèse de hausse significative mais raisonnable de consommation électrique
2 • relance du nucléaire confirmée, clause de revoyure pour en revoir l'ampleur

Instrumentalisation du cancer : l’ère des « phobistes »

12 février 2026 à 06:00

L’epidémie de désinformation sur le cancer se propage. Tant pis si notre espérance de vie n’a jamais été aussi grande, si on soigne mieux que jamais et si les pesticides sont innocents. Pour combattre la modernité, les marchands de peur ont fait du cancer leur totem.

À force d’instrumentalisation, particulièrement en France, le cancer n’est plus seulement une dramatique épreuve intime et médicale. Il devient une variable d’ajustement des agendas militants, politiques et médiatiques, qui en rendent responsables les pratiques d’une agriculture déjà exsangue et au bord de l’explosion. Un débat ravivé à la faveur des municipales et de la reprise des discussions qui se tiennent actuellement à l’Assemblée autour de l’annonce d’une nouvelle mouture de la loi Duplomb et d’une seconde pétition en contestant la possibilité, la première ayant recueilli plus de 2 millions de signatures. Mais aussi de l’exploitation malhonnête du chiffre de l’évolution du nombre de patients atteints par ces pathologies entre 1990 et 2023, qui a doublé pour des raisons d’une infinie logique, que nous étudierons plus loin. Un phénomène dangereux qui fragilise un secteur économique vital et certaines de ses filières, et détourne l’attention des facteurs à considérer prioritairement pour faire reculer la maladie. De quoi avoir fait réagir plusieurs cancérologues, scientifiques et spécialistes de l’agriculture, qui, notamment à l’initiative de notre contributeur, le Dr Jérôme Barrière, ont publié une tribune en forme de signal d’alarme dans Le Point, le 8 février dernier.

La réalité de l’explosion des cancers

Certes, les chiffres sont éloquents : le nombre de nouveaux cas de cancers en France métropolitaine est passé de 216 130 en 1990 à 433 136 en 2023, soit un doublement en trois décennies. Cette hausse, souvent qualifiée d’”explosion” dans les discours militants, n’est pourtant pas liée aux pesticides ou à l’agriculture intensive. Trois facteurs démographiques et médicaux l’expliquent principalement.

Premièrement, le vieillissement de la population. L’espérance de vie a progressé de manière spectaculaire : chez les hommes, de 72,7 ans en 1990 à 80,3 ans en 2025 ; chez les femmes, de 81,0 ans à 85,9 ans. Parallèlement, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans a quasiment doublé depuis 1990, passant d’environ 8 millions à près de 15 millions. Soit de 14 % de nos concitoyens à 22 %, en tenant compte de l’évolution démographique. Or, le cancer est avant tout une maladie liée à l’âge. Plus on vit longtemps, plus les cellules accumulent des mutations, multipliant les risques. Ce facteur explique à lui seul 48 % de l’augmentation des cas chez les hommes et 27 % chez les femmes entre 1990 et 2023.

Deuxièmement, la croissance démographique amplifie ce phénomène. La population française est passée de 58 millions d’habitants en 1990 à environ 68 millions en 2023 (69,1 millions selon le dernier recensement), soit une hausse de 10 millions. Cette augmentation élève logiquement le volume absolu de diagnostics, indépendamment des taux d’incidence par habitant. Combinés, ces deux éléments – vieillissement et croissance démographique – justifient 78 % de l’évolution chez les hommes et 57 % chez les femmes.

Troisièmement, l’amélioration des dépistages, impulsée par des politiques publiques volontaristes depuis les années 1990, détecte davantage de tumeurs et, ce qui est encourageant, à des stades précoces rendant la guérison plus probable. Des programmes nationaux pour le sein, le colorectal ou le col de l’utérus ont multiplié les diagnostics, y compris pour des cas qui auraient pu passer inaperçus autrefois. Contrairement aux affirmations alarmistes, la France n’établit aucun record mondial ; l’incidence du cancer reste stable ou en baisse pour plusieurs localisations, comme pour le poumon chez les hommes, grâce à la baisse du tabagisme actif. Avec une incidence de 339 cas constatés pour 100 000 habitants, rien qu’en Europe, notre pays est moins touché que le Danemark, l’Irlande, la Norvège, la Belgique ou les Pays-Bas, dont les taux oscillent entre 350 et 400, même s’il faut rester prudent quand on compare les pays entre eux, les registres étant différents dans leur mode de recueil.

Par ailleurs, cette hausse des cas s’accompagne d’avancées médicales remarquables, boostées ces dernières années par les apports d’une intelligence artificielle qui ne fait que commencer à révéler ses promesses. Les taux de survie à cinq ans ont bondi : pour le cancer de la prostate, autour de 93 % aujourd’hui ; pour celui du sein, 89 % ; pour le colorectal, 65 % ; et pour le poumon, 22 %. Ces progrès contrastent avec les narratifs catastrophistes qui occultent les victoires de la médecine et alimentent une peur irrationnelle, détournant des efforts vers des causes secondaires.

Les causes réelles des cancers : prioriser les facteurs modifiables

Les origines du cancer sont multiformes, mais les données épidémiologiques identifient clairement les principaux coupables, loin des accusations récurrentes contre les produits phytosanitaires. Parmi les facteurs modifiables, le tabac domine largement, responsable de 20 % des nouveaux cas en France (29 % chez les hommes, 9,3 % chez les femmes). Il provoque non seulement des cancers du poumon, mais aussi des voies aérodigestives supérieures, du pancréas, de la vessie et bien d’autres. L’alcool suit, à l’origine de 8 % des cas (8,5 % chez les hommes, 7,5 % chez les femmes), touchant l’œsophage, le foie, le sein, le colorectal et, là encore, le pancréas, dont le cancer est le plus redoutable. Le surpoids et l’obésité contribuent chacun à 5,4 % des diagnostics, favorisant des tumeurs hormonodépendantes comme celles du sein ou de l’endomètre, tandis qu’une alimentation déséquilibrée – pauvre en fruits, légumes et fibres, riche en viandes transformées – ajoute 5,4 % supplémentaires. La sédentarité, avec 0,9 %, complète ce tableau des modes de vie délétères.

D’autres causes incluent les infections (comme le papillomavirus ou les hépatites, évitables par la vaccination et représentant 3 à 5 % des cas) et les expositions professionnelles (3 à 5 %, surtout liées à des substances comme l’amiante ou les solvants). En comparaison, les produits phytosanitaires utilisés en agriculture sont soupçonnés dans la survenue d’environ 0,1 % des cancers, touchant principalement les professionnels exposés (de mieux en mieux protégés désormais car informés), et de manière marginale, selon les études du Centre international de recherche sur le cancer et de Santé publique France. Par ailleurs, comme la plupart de nos voisins européens, mais avec une rigueur parfois supérieure, nous n’utilisons plus de pesticides classés CMR catégorie 1, les plus dangereux (cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction avérés ou présumés, selon le règlement CLP européen).

S’obstiner alors sur ces facteurs extrêmement mineurs de survenue des cancers, au point d’être inquantifiables, comme le font certains discours, détourne des priorités essentielles et perpétue une illusion de contrôle sur des risques exagérés.

Des discours dangereux et opportunistes

Or, il s’agit d’un réel danger. Ces narratifs relèvent le plus souvent de médias considérant la peur comme étant plus lucrative que la science, et de militants et politiciens opportunistes et irresponsables suivant un agenda électoral clientéliste. Les premiers, outre de désinformer, laissent certains argumentaires fallacieux et antiscientifiques être déroulés sans jamais que leur soit portée la contradiction, témoignant soit de l’ignorance des journalistes, soit de leur complaisance coupable. Une offensive « phobiste » coordonnée et ravageuse. On pense notamment aux mots scandaleux de Rima Hassan à l’encontre du sénateur Duplomb, sans aucun lien de causalité entre son propos et sa loi : « Ma propre mère est décédée d’un cancer à 3 mois de sa retraite. Comme 2 millions de Français j’emmerde Duplomb qui roule pour l’agro-industrie au détriment de la santé publique. » Une saillie ensuite soutenue sans scrupule par Jean-Luc Mélenchon, faisant par ailleurs référence à la militante Fleur Breteau qui a lancé à la figure des parlementaires ayant voté le texte : « vous êtes des alliés du cancer, et on le fera savoir ! ». Fleur Breteau ? Parlons-en. Styliste, fondatrice d’une chaîne de sex-shops et militante de Greenpeace, elle n’a jamais travaillé dans l’agriculture. Atteinte d’un cancer du sein sans aucun lien avec les pesticides, elle est un exemple emblématique de cette dérive de la politisation du cancer que son malheur ne justifie pas. Une dérive qui s’appuie sur les théories critiques de la modernité, comme celle du prêtre et philosophe austro-américain Ivan Illich, vue comme une machine folle qui, par sa course à la productivité, aliènerait les individus, détruirait leur autonomie, tout en générant une rareté artificielle et une destruction environnementale. Ironie du sort, Illich est mort en 2002, victime d’un cancer qu’il… a refusé de faire soigner pour se conformer à ses théories. Cette critique radicale reste très influente aujourd’hui chez de nombreux militants antipesticides, qui y puisent une dénonciation des logiques industrielles agrochimiques.

La science contre l’émotion et l’instrumentalisation

Outre de passer à côté des véritables enjeux, ces discours alimentent un populisme antiscience qui stigmatise une profession en crise, avec des suicides en hausse parmi les agriculteurs, et poussent à des lois hâtives sans évaluer leurs impacts. Cette polarisation, typique de l’époque, érode le débat démocratique, remplaçant l’analyse factuelle par une indignation sélective qui freine les solutions équilibrées pour la santé et l’environnement. Ainsi, acceptons désormais qu’une pétition signée par 3 % des Français fasse office de référendum et rende caduque toute nouvelle proposition de loi reprenant pourtant scrupuleusement l’avis du Conseil constitutionnel rendu durant l’été 2025.

En remplaçant la science par l’indignation, elle fragilise des secteurs essentiels comme l’agriculture qui poursuit inéluctablement son déclin et occulte les batailles cruciales contre le tabac, l’alcool ou l’obésité, qui pourraient prévenir des dizaines de milliers de cas annuels en visant par exemple une génération sans tabac ou encore une meilleure couverture vaccinale contre les papillomavirus encore insuffisante et inégale sur le territoire. Il est impératif de remettre la raison au centre du débat et de prioriser les facteurs évitables pour booster des taux de survie dont la hausse constante reste remarquable.

L’article Instrumentalisation du cancer : l’ère des « phobistes » est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

On récapitule : ? Mission VA267 : Ariane 6 est prête ! youtube.com/live/5IiH09mCG5A?feature=share

CNES @cnes.fr posted:
On récapitule : 🚀 Mission VA267 : Ariane 6 est prête ! youtube.com/live/5IiH09mCG5A?feature=share

🗓 Décollage : 12 février 2026
🕐 16h45 – 17h13 (UTC) / 17h45 – 18h13 (heure de Paris) / 13h45 – 14h13 (heure de Kourou)
📍Centre spatial guyanais
#Ariane6 #VA267
@esa.int @transport.esa.int @fr.esa.int

Affiche du lancement VA267 du Cnes, le lanceur Ariane 6 avec un dégradé, la date du 12/02/2026

❌