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Denso vise Rohm pour renforcer son contrôle des puces auto

12 mars 2026 à 15:12

Denso propose 8,3 Mds$ pour Rohm afin d’étendre son influence sur les puces pour véhicules électriques et centres de données.

Le fournisseur de Toyota, Denso, a lancé une offre pour acquérir le fabricant japonais de semi-conducteurs Rohm, dans un accord potentiel évalué à 8,3 milliards de dollars. Cette opération pourrait renforcer la position de Denso dans le domaine stratégique des puces de puissance, utilisées dans les véhicules électriques ainsi que dans les centres de données. Rohm, basé à Kyoto, est reconnu pour ses circuits intégrés de gestion de l’énergie, essentiels à l’efficacité des systèmes électriques dans l’automobile et l’industrie électronique.

Selon un communiqué publié vendredi par Rohm, Denso a approché la société pour acquérir ses actions, mais aucune décision finale n’a encore été prise. À la suite de l’annonce, les actions de Rohm ont connu une forte hausse, atteignant la limite quotidienne autorisée de 18 %. En parallèle, les titres de Denso ont enregistré un recul de 3,4 %.

Un partenariat stratégique déjà établi

En mai dernier, les deux entreprises avaient signé un partenariat stratégique centré sur les semi-conducteurs, notamment les circuits intégrés pour véhicules électriques. Cet accord visait à renforcer la collaboration technique et à explorer diverses options de développement, y compris une acquisition potentielle d’actions. Denso détient actuellement environ 4,8 % du capital de Rohm, selon les données de LSEG. L’entreprise japonaise souligne toutefois qu’aucune décision définitive n’a encore été validée.

Rohm se distingue comme un acteur majeur dans le secteur des puces de puissance, qui permettent de contrôler et de réguler efficacement l’énergie électrique dans les voitures, les équipements électroniques et les applications industrielles. Le Japon conserve un rôle important dans ce segment, malgré le recul général de sa part de marché dans l’industrie mondiale des semi-conducteurs. Cependant, le secteur reste fragmenté, et le ministère japonais de l’Économie et du Commerce préconise depuis longtemps une consolidation afin de renforcer la compétitivité des acteurs nationaux.

Sécurisation de l’approvisionnement en semi-conducteurs

L’industrie automobile s’intéresse de plus en plus à l’approvisionnement en puces depuis les perturbations majeures provoquées par la pandémie de COVID-19. Les ruptures de chaînes d’approvisionnement ont eu un impact direct sur la production automobile, soulignant la nécessité de sécuriser l’accès aux semi-conducteurs. La récente crise chez le fabricant néerlandais Nexperia a mis en lumière cette vulnérabilité : les pénuries de puces de puissance ont contraint Honda et Nissan à réduire leur production et ont poussé Bosch en Allemagne à réduire les heures de travail.

Cette situation souligne l’importance stratégique des puces de puissance, qui sont devenues des composants critiques pour la transition vers l’électrification des véhicules et pour les infrastructures de données modernes. La consolidation des acteurs japonais comme Rohm pourrait ainsi constituer un moyen efficace de sécuriser l’approvisionnement et de renforcer la compétitivité technologique du pays.

Perspectives financières et implications industrielles

La transaction envisagée, rapportée initialement par le quotidien économique Nikkei, pourrait atteindre environ 1,3 trillion de yens, soit 8,3 milliards de dollars. Une telle acquisition positionnerait Denso comme un acteur clé dans le segment des semi-conducteurs pour l’automobile, étendant son influence sur les technologies de gestion énergétique utilisées dans les véhicules électriques et les centres de données. Si l’accord se concrétise, il pourrait également stimuler la consolidation du marché japonais des puces de puissance et inciter d’autres acteurs à envisager des partenariats ou des fusions pour rester compétitifs à l’échelle mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

L’offre de Denso pour Rohm reflète la priorité croissante accordée aux puces de puissance dans l’automobile moderne. L’opération pourrait renforcer la sécurité d’approvisionnement et la compétitivité technologique du Japon. Cependant, le marché reste fragmenté, et la décision finale n’est pas encore prise. Cet accord éventuel illustre l’importance stratégique des semi-conducteurs pour la transition vers les véhicules électriques et l’industrie numérique.

Crédit illustration : Denso.

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Tesla déploie le Model Y L en Australie et Nouvelle-Zélande

12 mars 2026 à 13:04

Tesla confirme le lancement du Model Y L, un SUV allongé à trois rangées, en Australie et en Nouvelle-Zélande en 2026. Avec une autonomie de 681 km et une configuration 2+2+2, ce crossover électrique se positionne comme une alternative familiale plus abordable au Model X, combinant espace, confort et performances.

Design et habitacle spacieux

Le Model Y L se distingue par une carrosserie allongée de 177 mm, atteignant 4 969 mm de longueur, et un empattement étendu de 150 mm à 3 040 mm. Cette extension permet d’accueillir six passagers avec une configuration 2+2+2. La deuxième rangée offre des sièges individuels avec chauffage, ventilation et réglages électriques, tandis que la troisième rangée inclut le chauffage pour un confort optimal.

Cette nouvelle architecture renforce la polyvalence du SUV, adaptée aux familles et aux utilisateurs recherchant un véhicule électrique spacieux. Le Model Y L conserve l’esthétique moderne de Tesla, tout en offrant une habitabilité comparable à celle de véhicules plus coûteux, répondant aux besoins du marché des SUV à trois rangées.

Performances et autonomie améliorée

Selon les données d’homologation, le Model Y L sera proposé exclusivement avec une configuration à double moteur et transmission intégrale, associé à une batterie d’environ 82 kWh. L’autonomie revendiquée atteint 681 km selon le cycle WLTP, dépassant les 629 km du Model Y Long Range AWD standard grâce à une aérodynamique optimisée et à l’allongement de la carrosserie.

Cette combinaison de motorisation et de batterie assure des performances dynamiques et une conduite efficace sur tous types de routes, tout en réduisant la fréquence des recharges pour les trajets longs. L’alliance de l’efficacité énergétique et de l’espace intérieur fait du Model Y L un SUV électrique compétitif dans son segment.

Positionnement stratégique et prix

Le prix du Model Y L devrait dépasser les 68 900 $ du Model Y Long Range AWD actuel, mais rester en dessous des 80 990 $ du Volkswagen ID. Buzz LWB, ce qui en ferait le véhicule électrique neuf le plus abordable avec plus de cinq places en Australie. Ce positionnement stratégique permet à Tesla de remplacer le Model X, traditionnellement onéreux et de niche, par un SUV à trois rangées plus accessible, capable de capter la demande des familles et des utilisateurs de minibus électriques.

En ciblant le segment des SUV familiaux électriques à six places, Tesla exploite un marché encore peu concurrencé, offrant un équilibre entre prix, autonomie et capacité d’accueil. Le Model Y L pourrait ainsi devenir un produit phare dans la région, combinant praticité, performances et accessibilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Tesla Model Y L marque l’entrée de la marque sur le segment des SUV électriques familiaux à trois rangées. Son autonomie de 681 km et sa configuration 2+2+2 répondent aux attentes des utilisateurs recherchant confort et polyvalence. Le positionnement tarifaire compétitif le place en alternative crédible au Model X et aux autres SUV électriques longue distance. Cette approche pourrait renforcer la présence de Tesla sur le marché australien et néo-zélandais des véhicules électriques familiaux.

Crédit illustration : Tesla.

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Ce SUV japonais de 600 chevaux veut défier les BMW M et Mercedes AMG

12 mars 2026 à 10:48
Infiniti dévoile sa stratégie pour défier BMW M et Mercedes-AMG avec 600 chevaux

Infiniti sort enfin de l’ombre avec une stratégie claire pour concurrencer les mastodontes allemands que sont BMW M et Mercedes-AMG. Après des années d’attente, la division premium de Nissan confirme officiellement son intention de créer une gamme de véhicules haute performance, en commençant par un SUV de 600 chevaux qui n’est que le début d’une offensive plus large.

Cette annonce marque un tournant majeur pour Infiniti, qui peine depuis des années à s’imposer face aux marques de luxe établies. La stratégie adoptée suit le modèle éprouvé des constructeurs allemands : commencer par des versions intermédiaires avant de proposer des modèles véritablement extrêmes.

Infiniti dévoile sa stratégie pour défier BMW M et Mercedes-AMG avec 600 chevaux

Le QX80 Red Sport ouvre le bal avec 600 chevaux

Le premier modèle de cette nouvelle ère sera le QX80 Red Sport, qui reprend la nomenclature performance déjà utilisée sur les Q50 et Q60. Selon Brian Maragno, directeur marketing produit d’Infiniti, ce modèle offre « un niveau de performance supplémentaire mais sans aller jusqu’au bout pour l’instant ».

Cette approche mesurée s’inspire directement de la stratégie allemande : BMW propose ses modèles M Performance avant les véritables M, Mercedes décline ses AMG en plusieurs niveaux de puissance, et Audi positionne ses S entre les modèles standard et les RS extrêmes. Infiniti adopte la même philosophie avec ses Red Sport, positionnés comme des « BMW M Performance japonais ».

Infiniti dévoile sa stratégie pour défier BMW M et Mercedes-AMG avec 600 chevaux

Le QX80 Red Sport devrait arriver chez les concessionnaires au printemps prochain, soit vers avril ou mai 2026. Visuellement, les modifications restent discrètes : des étriers de frein peints en rouge derrière des jantes de 24 pouces, ainsi qu’un badge « S » rouge distinctif. Cette sobriété visuelle est volontaire, Infiniti devant garder de la marge pour ses futurs modèles plus radicaux.

Côté tarification, le Red Sport devrait coûter environ 10% de plus que les versions actuelles et sera disponible sur les finitions Sport et Autograph. Avec un prix de base de 102 645 dollars pour la Sport et 112 195 dollars pour l’Autograph, le Red Sport pourrait donc débuter autour de 113 000 à 123 000 dollars.

Infiniti dévoile sa stratégie pour défier BMW M et Mercedes-AMG avec 600 chevaux

Une version extrême de 680 chevaux programmée pour 2028

Si le Red Sport constitue la première étape, Infiniti voit déjà plus loin. Une version encore plus radicale du QX80 est prévue pour 2028, avec une puissance pouvant atteindre 680 chevaux. Cette fois, les modifications seront bien plus substantielles que de simples étriers rouges.

Ce modèle haut de gamme bénéficiera d’un kit carrosserie agressif, d’élargisseurs d’ailes plus prononcés, et d’un échappement actif permettant de moduler le volume sonore. La suspension sera également revue pour gérer le surplus de puissance et améliorer le comportement routier. Cette approche rappelle celle adoptée par les BMW M Competition ou les Mercedes-AMG S, qui poussent encore plus loin les performances des modèles « de base ».

Le développement de tels véhicules nécessite des tests approfondis et de nombreuses discussions avec les fournisseurs et partenaires, d’où la nécessité de commercialiser d’abord une version plus accessible. « L’idée est de continuer à progresser vers l’étoile du Nord tout en répondant aux besoins du marché dans l’intervalle », explique Brian Maragno.

Cette stratégie progressive fait écho aux demandes des concessionnaires Infiniti, dont les clients réclament depuis longtemps des versions plus sportives du QX80. Le succès de ces premiers modèles conditionnera la suite du programme, avec en ligne de mire le concept QX80 R-Spec présenté au SEMA, affichant la barrière symbolique des 1 000 chevaux.

Infiniti dévoile sa stratégie pour défier BMW M et Mercedes-AMG avec 600 chevaux

Des concepts prometteurs qui tracent la voie

Infiniti ne s’est pas contenté d’annonces : la marque a déjà dévoilé plusieurs concepts qui préfigurent sa future gamme performance. Le QX80 Track Spec concept, avec ses plus de 650 chevaux, montre la voie pour les versions circuit. Son design agressif, avec un aileron arrière imposant et des appendices aérodynamiques marqués, donne un aperçu de ce que pourrait être la version 2028.

Plus surprenant, Infiniti a également présenté un concept QX80 Trail Spec à vocation tout-terrain. Cette diversification n’est pas anodine : BMW travaillerait sur un rival du Mercedes Classe G, tandis qu’Audi ruminerait un projet similaire. Le marché des SUV de luxe haute performance semble donc s’orienter vers une segmentation plus fine, entre versions sportives et versions aventure.

Ces concepts démontrent qu’Infiniti ne se contente pas de copier la concurrence allemande, mais développe sa propre vision de la performance. Le QX80 R-Spec du SEMA, avec son moteur de 1 000 chevaux, prouve que les ingénieurs japonais peuvent rivaliser avec les créations les plus extrêmes de Stuttgart ou Munich.

La question cruciale reste celle de la capacité d’Infiniti à transformer ces concepts en réalité commerciale viable. Les marques allemandes bénéficient d’un écosystème de performance établi, avec des centres de développement dédiés et une clientèle fidèle prête à payer le prix fort pour des véhicules exclusifs.

L’enjeu stratégique derrière cette offensive performance

Cette montée en gamme performance répond à un enjeu existentiel pour Infiniti. La marque peine à rivaliser avec les constructeurs allemands premium, malgré des produits techniquement aboutis. L’introduction de versions haute performance vise à renforcer l’image de marque et attirer de nouveaux clients dans les showrooms.

La stratégie s’appuie sur l’effet de halo : même si peu de clients achèteront effectivement le modèle le plus puissant, sa simple existence rejaillit sur l’ensemble de la gamme. BMW l’a parfaitement compris avec ses M, tout comme Mercedes avec AMG et Audi avec RS. Ces divisions performance génèrent des marges importantes tout en valorisant l’image de leurs marques respectives.

Pour Infiniti, l’enjeu est double. D’une part, prouver sa capacité technique face aux références allemandes. D’autre part, justifier des tarifs premium en offrant des prestations exclusives. Le QX80 Red Sport, positionné 10% au-dessus des versions classiques, teste la réceptivité du marché à cette montée en gamme.

Le timing de ce lancement semble opportun. Le marché des SUV de luxe haute performance connaît une croissance soutenue, porté par une clientèle aisée en quête d’exclusivité. Les BMW X5 M, Mercedes-AMG GLE 63 et autres Audi RS Q8 rencontrent un succès commercial certain, prouvant l’existence d’une demande pour ce type de véhicules.

Reste à savoir si Infiniti saura capitaliser sur cette opportunité. La marque japonaise dispose d’atouts indéniables : la fiabilité légendaire du groupe Nissan, des technologies avancées et une approche différenciante face aux codes allemands. Le défi sera de traduire ces avantages en arguments de vente convaincants pour une clientèle habituée aux références établies.

L’offensive d’Infiniti dans le segment performance pourrait bien redistribuer les cartes du luxe automobile, à condition que l’exécution soit à la hauteur des ambitions affichées. Le QX80 Red Sport de 600 chevaux n’est effectivement que le début d’une révolution qui pourrait transformer durablement l’image de la marque nippone. Maintenant, ne reste plus qu’un sujet … que la marque revienne enfin en France !

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Historic Auto 2026 : comment Asphalt Atipic a transformé un salon en succès commercial

Par : RG Cars
12 mars 2026 à 09:00

Vous êtes-vous déjà demandé si les salons automobiles faisaient encore recette ? Et si oui, qui et comment se décidait une présence sur un salon ? A l’occasion du salon nantais « qui monte », Historic Auto, nous avons pu rencontrer l’un des exposants : Asphalt Atipic Cars. C’était l’un des stands les plus en vue avec un panel éclectique de véhicules allant de la Mini à une Mustang 69 en passant par une superbe 575 Superamerica rouge.

Le salon, qui se tient tous les deux ans à Nantes, a encore fait le plein en 2026, que ce soit les halls, mais aussi le parking extérieur où on pouvait croiser de la 2CV à des raretés sorties pour l’occasion.

Avant propos

Asphalt Atipic cars est un garage automobile créé en 2019, puis repris en 2024 par Ludovic Lemarchand qui lui donne ce nom . Il propose différents services comme la réparation, recherche de panne, entretien, carrosserie, dépôt-vente, conciergerie, etc.

Nous les avons rencontré lors du salon #historicauto 2026 et avons pris rendez-vous avec eux afin de faire un bilan et comprendre les motivations d’une telle entreprise à se retrouver dans un tel événement. Entretien réaliser par RGcars auprès de Ludovic Lemarchand, gérant et Thibault, conseiller sport et collection 

Question: Pourquoi avoir pris la décision de faire Historicauto ? 

Réponse: Nous avions l’habitude d’aller sur le salon entant que visiteurs, un événement que nous avons vu grandir d’année en année. Un salon qui pour nous est local, dans la région (nous sommes basés aux Sables d’Olonne 85), c’était une opportunité afin de nous faire connaître, nous donner de la visibilité au niveau régional  

Qu’attendiez-vous de ce salon ? 

Cela fait peu de temps réellement que notre activité est en fonctionnement et nous avons la volonté de croitre ! Comme je le disais auparavant, c’est une façon de nous faire connaître, d’être au contact de potentiels clients, de présenter les différents services que nous proposons mais aussi essayer de vendre des véhicules   

Cela fait une semaine que le salon a fermé ses portes, qu’est-ce que vous en retenez ? Que ce soit le avant, pendant et après ?  

On retiendra surtout “l’Intensité” pendant toutes les étapes, que ce soit avant avec la préparation, (lustrage, réglage…) le choix des différents véhicules que nous voulions exposés.

Pendant c’est également intense avec un réveil matinal afin de remettre au propre le stand, refaire briller les véhicules. Le stand n’a pas désempli durant le salon, impliquant l’attention aux visiteurs en leur répondant à leur questionnement quant aux différents services …

Et après, une fois le stand plié, les voitures ramenés au garage, nous avons passé la semaine à répondre au téléphone, recevoir des acheteurs, pour des dépôts vente…

Ce samedi nous allons voir un collectionneur rencontré sur le salon qui nous laisserait sa collection pour entretien, réparation mais aussi vente de certains véhicules. Nous ne nous attendions pas à autant de retours positifs à tous les niveaux 

Y retournerez –vous ? Que changeriez –vous si c’est le cas ? 

Bien sûr !!! Nous sommes déjà en train de nous renseigner pour Rétromobile 2027 ! Donc Historicauto , c’est une évidence ! Par contre au lieu de 100 mètre carré, on partirait sur le double.

D’ailleurs comment avez-vous choisi pour la superficie et le stand ? 

Pour la superficie, réellement au hasard, mais on s’est rendu compte très vite que c’était petit, par rapport au nombre de voitures que nous voulions ramener…

Pour le bar et la structure, nous voulions un stand convivial ! On a donc fait confiance à notre ami de “Formacoupe” qui a compris ce que nous voulions et a sorti ce lieu agréable et avec de la visibilité ! pour les voitures, on a pris que des modèles en vente !

Les 3 Minis qui venaient d’être restaurées (et qui prennent peu de place) puis d’autres véhicules éclectiques et colorés comme la mach 1 bleue, le defender blanc, la 911S jaune et bien sûr la 575 Superamerica rouge.

Et donc, quel bilan? Cela a-t-il répondu à vos attentes ? 

Génial !

On a adoré, une expérience intense des rencontres fabuleuses avec des collectionneurs, des visiteurs …Nous voulions de la visibilité, on l’a obtenue (+100 abonnés sur instagram pendant le weekend), du travail pour 1 an, des ventes (1 Mini et 1 Mustang ) des dépots…

Le seul regret est que le speaker tout comme l’organisation qui ont oublié de venir nous saluer.

[Note de la rédaction : la galerie photo du salon Historic Auto devrait arriver avant ce weekend.]

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Verstappen à l’assaut de l’enfer vert : il sera au départ des 24 heures du Nürburgring sur Mercedes !

12 mars 2026 à 07:49
Verstappen Nürburgring

Un timing pas anodin : alors que Max Verstappen s’est épanché sur le peu d’enthousiasme et le manque d’émotions que lui inspirent les nouvelles règles de la F1 et le pilotage de la monoplace 2026, le néerlandais a annoncé peu après le grand prix d’Australie une nouvelle retentissante : il fera ses débuts aux 24 Heures du Nürburgring en mai, au volant d’une Mercedes, son écurie rivale en Formule 1. 

Verstappen, âgé de 28 ans, est extrêmement mécontent du nouveau règlement technique de la Formule 1. Il regrette que les courses à plein régime ne soient plus possibles et que la nouvelle règlementation soit devenue bien plus axée sur la récupération. Le pilote Red Bull a eu des mots sans concession à ce sujet.

Un vent de fraîcheur

Son insatisfaction vis-à-vis de la Formule 1 explique pourquoi Verstappen attend avec impatience de participer aux 24 Heures du Nürburgring. Le circuit situé au sud de Cologne est considéré comme l’un des plus exigeants au monde, et la course de 24 heures est un classique. « Le Nürburgring est un endroit à part. Aucun autre circuit ne peut rivaliser », a déclaré Verstappen dans un communiqué de presse.  

L’an passé, Verstappen avait suscité la curiosité. Il y avait d’abord eu un test “secret” au volant d’une Ferrari 296 GT3 sous le pseudonyme de Franz Hermann, puis un weekend de course officiel, lors duquel le champion du monde 2024 avait obtenu sa licence spéciale pour la Nordschleife avant de remporter une course manu militari. Il avait alors clairement indiqué qu’il « adorerait participer aux 24 Heures du Nürburgring à l’avenir »

Déjà au Nürburgring ce mois-ci 

Le 21 mars, qui sera un week-end libre dans le calendrier de la F1, Verstappen participera déjà à une course de la Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS), la catégorie reine du championnat allemand d’endurance pour se mettre dans le bain. 

Au volant d’une Mercedes GT3, le Néerlandais de 28 ans fait équipe avec un trio de choix pour les 24 heures : l’Autrichien Lucas Auer (neveu de Gerhard Berger), le Français Jules Gounon (titré à maintes reprises en GT) et l’Espagnol Daniel Juncadella. Un quatuor qui a toutes les cartes en main pour s’imposer.

Walter Hornung, directeur de course des 24 Heures, se réjouit de la participation du pilote de Formule 1. « Son sérieux et son professionnalisme sont déjà manifestes dans sa préparation intensive », déclare Hornung. « Il a suivi le processus de qualification normal sans traitement de faveur, s’est préparé avec des courses sur la Nordschleife, a suivi la formation en ligne obligatoire et s’est immergé dans le circuit avec d’innombrables tours de simulation. » 

Max Verstappen n’a jamais caché qu’il ne comptait pas faire de vieux os en F1 et qu’il s’investirait à plus ou moins court terme dans d’autres disciplines. La déception – à ce stade – qu’il manifeste pour la “nouvelle” F1 pourrait accélérer ses envies d’ailleurs.  

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Jetour G600 : un SUV hybride de luxe conçu avec les utilisateurs

12 mars 2026 à 07:14

Jetour dévoile le SUV hybride G600 co-créé avec les utilisateurs, alliant luxe, robustesse et performances tout-terrain.

Jetour, la marque sous l’égide de Chery, développe son nouveau SUV hybride G600 en impliquant directement les utilisateurs dans le processus de conception. Cette approche innovante de co-création vise à concevoir un véhicule robuste et luxueux, adapté à une utilisation tout-terrain, tout en répondant aux attentes précises du public.

Un design robuste et tout-terrain

La silhouette du Jetour G600 conserve le style anguleux et massif typique des SUV tout-terrain. Le véhicule présente une garde au sol élevée, une carrosserie imposante aux formes presque rectangulaires et une galerie de toit renforcée, signe de sa vocation aventureuse. L’avant intègre des feux de jour à LED en forme de C, apportant une identité visuelle moderne et distinctive.

Ces éléments témoignent de l’orientation tout-terrain du G600, conçu pour affronter des conditions difficiles tout en offrant un confort et un espace intérieur typiques des SUV de luxe. La combinaison d’un design imposant et de détails modernes souligne la volonté de Jetour de créer un SUV capable de rivaliser sur le segment premium.

Une motorisation hybride et des performances de luxe

Selon les informations préliminaires, le Jetour G600 sera équipé d’une motorisation hybride, combinant efficience énergétique et performances adaptées aux terrains accidentés. Le constructeur positionne ce modèle comme un SUV de luxe avec des capacités tout-terrain avancées, permettant aux conducteurs de profiter à la fois de la puissance et d’une consommation réduite.

La version de production devrait s’inspirer du concept G600 présenté précédemment, qui se distinguait par ses grandes dimensions et son design futuriste. Jetour prévoit d’adopter des solutions pratiques pour un usage quotidien, tout en conservant l’identité visuelle et la présence imposante du concept original.

La co-création : tendance innovante dans l’industrie

Jetour innove en impliquant les utilisateurs dans le développement de ses véhicules via un programme de « co-créateurs de produits ». Cette démarche permet aux futurs propriétaires de contribuer directement au design extérieur et au concept global du SUV.

L’intégration des retours des utilisateurs dans la conception permet à la marque de mieux comprendre les attentes du marché et d’ajuster le véhicule en conséquence. Cette méthode favorise également une plus grande adhésion des clients au produit final, tout en renforçant l’image innovante et orientée vers le luxe de la marque Jetour.

En combinant motorisation hybride, design tout-terrain et programme de co-création, le Jetour G600 se positionne comme un SUV moderne capable de concilier performance, luxe et praticité quotidienne, tout en répondant aux exigences des passionnés d’aventure et de conduite sécurisée sur terrains difficiles.


Notre avis, par leblogauto.com

Le Jetour G600 illustre l’évolution des SUV hybrides vers des modèles à la fois luxueux et tout-terrain. L’approche de co-création avec les utilisateurs est une tendance forte dans l’industrie, permettant de mieux aligner le design sur les attentes du marché. Le style anguleux et la motorisation hybride montrent que Jetour vise à allier robustesse et efficacité énergétique. Ce SUV pourrait séduire les conducteurs à la recherche d’un véhicule premium capable de performances tout-terrain fiables.

Crédit illustration : Jetourglobal.

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Nissan X-Trail célèbre 25 ans et 8 millions de ventes

12 mars 2026 à 05:12

En 2026, le Nissan X-Trail fête 25 ans de succès mondial avec plus de 8 millions de ventes et sa technologie hybride e-POWER.

Le Nissan X-Trail (Rogue aux USA) célèbre cette année 25 ans de succès mondial. Depuis son lancement en 2001, ce SUV emblématique a séduit les conducteurs du monde entier grâce à sa robustesse, sa polyvalence et sa capacité à s’adapter aux modes de vie actifs. Avec plus de 8 millions d’unités vendues, le X-Trail est devenu un symbole de crossover familial fonctionnel, combinant aventure, confort et technologie avancée.

Un SUV familial devenu crossover électrifié

À ses débuts, le X-Trail a été conçu comme « un véritable SUV, alliant sportivité et polyvalence exceptionnelle ». Son nom reflète sa vocation : « X » pour les activités extrêmes et « Trail » pour les terrains accidentés. Dès le départ, Nissan a misé sur un design pratique et robuste, offrant une alternative aux 4×4 traditionnels tout en réduisant la consommation de carburant et en améliorant la maniabilité.

Shinchiro Irie, directeur de la conception du programme, souligne que le modèle a rapidement séduit les jeunes familles et les amateurs de plein air grâce à son équilibre entre fonctionnalité et style. Le SUV combinait déjà performance sur routes difficiles et confort pour un usage quotidien, créant ainsi une formule durable qui traverse les générations.

Histoire de succès mondial et expansion américaine

Depuis 2001, le X-Trail a construit une forte empreinte internationale. Il a rencontré un franc succès en Afrique, en Océanie, en Asie et en Amérique du Sud. À partir de la troisième génération, le SUV a été introduit sur le marché américain sous le nom de Rogue, où il est rapidement devenu le véhicule le plus vendu de Nissan. Satoru Tanaka, Chief Product Specialist, explique : « Le X-Trail doit être un crossover fonctionnel qui s’adapte à chaque étape de la vie. Son design ne sacrifie jamais la fonctionnalité, et la fonctionnalité ne compromet jamais le design. »

Cette approche a permis au X-Trail de s’imposer comme un modèle polyvalent capable de répondre aux besoins des familles tout en restant compétitif face aux SUV et crossovers concurrents. La combinaison d’une conduite confortable, d’une capacité sur tous types de routes et d’un style attractif a consolidé sa réputation de SUV fiable et pratique.

L’ère de l’électrification et de la technologie avancée

Aujourd’hui, le X-Trail poursuit son évolution avec la technologie hybride e-POWER de Nissan et le système de traction intégrale e-4ORCE. Cette électrification permet d’offrir des performances fluides, une consommation réduite et une conduite confiante dans toutes les conditions, tout en conservant le caractère robuste et polyvalent qui a fait son succès.

Présent dans 95 pays, le X-Trail a dépassé les 8 millions d’unités vendues dans le monde depuis 2001, dont plus de 167 400 au Royaume-Uni. Cette longévité illustre l’adaptabilité du modèle et sa capacité à évoluer avec les besoins des conducteurs tout en intégrant les dernières innovations en matière d’automobile, de mobilité durable et de technologie hybride.

Le X-Trail démontre ainsi que la robustesse et la polyvalence peuvent coexister avec l’électrification et les systèmes avancés de traction intégrale, confirmant son statut de référence parmi les SUV familiaux à l’échelle mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Nissan X-Trail s’affirme comme un SUV familial polyvalent et fiable depuis 25 ans. Sa transition vers l’électrification e-POWER et le système e-4ORCE montre la capacité du modèle à intégrer les innovations technologiques sans perdre son ADN. Son succès mondial et sa longévité confirment que Nissan a su combiner fonctionnalité, confort et performance sur tous types de routes. Ce SUV reste un choix solide pour les familles recherchant robustesse et adaptabilité.

Crédit illustration : Nissan.

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Essai Jaecoo 7 de 279 ch

12 mars 2026 à 00:12

Le marché français accueille un nouvel acteur chinois, Omoda & Jaecoo du groupe Chery. Il s’agit d’un constructeur dont les deux lignes de modèles ne sont vendues qu’à l’international depuis 2023. La filiale française a été créée cet été, quelques mois après l’arrivée de la marque en Europe en 2024. Nous avons pris le volant du Jaecoo 7, son SUV compact familial hybride rechargeable en région parisienne.

Des airs de Range Rover

Les nouveaux acteurs du marché venus de Chine s’imposent de plus en plus avec leurs modèles électrifiés. Quand on évoque l’industrie asiatique, on pense d’abord aux Japonais, puis aux Coréens. Avec l’implantation sérieuse de MG Motor ou de BYD en Europe, on n’attendait pas forcément de place pour un autre géant. À cette occasion, la marque nous a offert l’opportunité de prendre le volant du Jaecoo 7. Il s’agit d’un PHEV de 4,50 m. Oui, vous l’avez déjà remarqué comme nous, il a de gros airs de Range Rover. On a connu pire inspiration dans le genre.

Ce Jaecoo 7 n’entend pas pour autant passer trop inaperçu, avec sa calandre géante à barrette. Le logo de Jaecoo reprend tout bonnement le nom de la marque en toutes lettres. Nul besoin donc de mettre sa photo dans Google Images pour deviner de quoi il s’agit. Son regard se distingue par une signature lumineuse sophistiquée intégrant des damiers, alors que les feux principaux pourraient être pris pour des antibrouillards. Les poignées sont escamotables, les ailes larges, avec des roues qui ont presque l’air un peu petites. L’arrière plutôt moderne exhibe fièrement deux sorties d’échappement.

Le plein d’équipements modernes

À bord, le nouveau constructeur n’a clairement pas attendu une première génération « brouillon » avant de tutoyer les fameux standards européens. On se retrouve dans une ambiance plutôt agréable et moderne. On est assis dans des sièges de bonne facture ne manquant pas de moelleux. La banquette accueille généreusement deux passagers, et comme toujours, le troisième qui occuperait la place du milieu sera bien moins à l’aise. L’habitacle baigne dans la lumière, peu importe la météo, grâce à un grand toit panoramique dépassant le mètre carré.

Très sincèrement, la qualité de finition tient plutôt la route. Le dessin plutôt épuré de la planche de bord donne un sentiment d’espace et de zénitude. L’instrumentation se compose de deux écrans, dont une grande dalle verticale tactile de 14,8 pouces. On a même droit à un affichage tête haute. On adore les détails comme les poignées de contre-porte avec vis apparentes, à l’image d’un véhicule de baroudeur. L’équipement s’avère parfaitement complet, avec sièges ventilés, chauffants, chargeur à induction 50 W, vitrages acoustiques (seulement à l’avant). On s’y perd un peu dans les menus de l’écran, il faut bien le reconnaître. Apple CarPlay permet d’avoir quelques repères, avec nos applis préférées. Tous les ADAS attendus sont là, et personnalisables pour limiter les alertes agaçantes.

Bien plus qu’un simple hybride rechargeable

Notre Jaecoo 7 hybride rechargeable offre pléthore de modes. Pour faire simple, il y a tout d’abord un100 % électrique, actif jusqu’à la vitesse vertigineuse de 145 km/h. Dans le meilleur des cas, son autonomie peut atteindre les 90 km selon le protocole WLTP. Pour cela, il faut choisir le mode Initial, le seul qui descend la batterie (18,4 kWh) jusqu’à 15 %. Sinon, le mode hybride garde 25 % de charge, pour assurer le compromis le plus intéressant pour la consommation de carburant. Dans notre utilisation, on a effectivement dépassé les 70 km avant que le thermique ne vienne s’inviter pour de bon.

Le 4 cylindres turbo de 143 ch sert d’abord de générateur pour maximiser la traction électrique jusqu’à environ 80 km/h. Au-delà, il peut aussi entraîner les roues en parallèle du bloc électrique. Ce dernier finit par laisser complètement la main au thermique à haute vitesse. Dans la pratique, on sent à peine l’intervention du moteur à combustion interne, sauf bien sûr lors des fortes charges. Ce qui nous importe au final, c’est la consommation. Malheureusement, l’ordinateur de bord n’affiche la moyenne que sur les derniers 50 km. Mais selon nos projections, batterie presque vide, donc dans la situation la plus défavorable, elle atteint péniblement les 6 litres aux 100 km, un record.

Puissance au rendez-vous

La puissance ? Elle est confortable. Avec les 204 chevaux et les 310 Nm de couple du bloc électrique, on peut compter au mieux sur 279 chevaux, qui assurent un 0 à 100 km/h en seulement 8,5 s. Autant vous dire qu’il ne manque pas de réactivité quand on appuie sur le champignon, et peut-être même un peu trop sur revêtement humide, avec une motricité malheureusement plutôt perfectible dans ces conditions. Rien de bien grave, mais il faut reconnaître que cela peut surprendre en quelques occasions. On regrette aussi une pédale de frein inconstante, la maladie de beaucoup de PHEV, dans le but d’optimiser la régénération.

Ce Jaecoo 7 sait néanmoins bien se tenir quand on le bouscule un peu. Son comportement routier, même sur le mouillé comme le jour de notre essai, s’avère assez rassurant. On en connaît certes de plus incisifs sur le segment. On en a aussi de moins rigoureux, et de plus « molassons » en la matière. On l’aurait presque oublié, on peut recharger notre Jaecoo 7, même si cela prend un peu de temps. Le constructeur communique étrangement sur un 30 à 80 % (contre 10 ou 20 habituellement) en 20 minutes en DC (40 kW et 6,6 kW en AC). On adore l’option V2L, qui permet d’alimenter des objets du quotidien pour agrémenter un barbecue improvisé, par exemple.

Prix canons

On ne va pas tourner autour du pot, à 35 990 €, les concurrents ne peuvent pas suivre, surtout que l’équipement est complet. Les plus exigeants peuvent rajouter 2 000 € pour être full options. Il faut toutefois ajouter un malus au poids, autour de 1 700 €. Les autres dépassent largement les 40 000 euros, qu’ils soient français ou étrangers, avec des performances et des prestations parfois inférieures. La garantie ? 7 ans ou 150 000 km. D’ici la fin de l’année, la marque vise 130 points de vente, pour mettre tout le monde à moins de 45 minutes. Pour vous donner une idée de l’ambition de ce nouvel acteur chinois, Hyundai, plutôt bien établi, en compte un peu plus de 200.

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BYD en F1 ? Un projet loin d’être Bydon…

11 mars 2026 à 17:58

Pour paraphraser le président de la FIA Mohamed Ben Sulayem, ce serait “une étape suivante logique”. Selon des informations rapportées par le média Bloomberg, le géant chinois de la voiture électrique, BYD, étudierait une arrivée de taille en sport automobile, avec dans le viseur le WEC et surtout la F1. 

Après le retour en force des Etats-Unis, qui ont longtemps résisté à la F1, et qui maintenant sont au cœur du sport avec 3 courses et un constructeur (Cadillac), la FIA rêve évidemment de voir le pays du plus grand marché mondial s’engager sur la piste.

BYD, le nouveau géant

Jusqu’à présent, la présence des marques chinoises en sport auto a été discrète. Le cas le plus notable est celui de Lynk & Co qui s’est engagé et a gagné en WTCR. Mais les choses s’accélèrent : Xiaomi puis Yangwang ont lancé des supercars qui ont battu des records sur le Nürburgring, signe d’ambitions nouvelles. Le groupe Chery de son côté s’est tourné vers l’ACO et projette l’arrivée d’Exceed à l’horizon 2029.  

BYD, qui a pris le leadership du marché électrique à l’échelle mondiale devant Tesla, veut doper sa visibilité et surtout défier les grands constructeurs européens, américains et japonais, qui ont encore l’apanage de l’exposition en sports mécaniques.  « BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides » peut-on lire.

Reste à savoir quelle motorisation serait utilisée. Le géant chinois ferait-il le choix d’un bloc thermique déjà existant d’un autre constructeur ? Ou alors prendrait-il le risque de développer son propre moteur thermique ?

Une place chère à acquérir

La F1, en donnant encore plus de place à l’électrique, est évidemment une discipline qui intéresse BYD à la fois pour sa notoriété internationale et la vitrine technologique qu’elle propose. Reste que l’inscription d’une nouvelle écurie n’est pas une mince affaire, autant sur le plan financier (le ticket d’entrée qui dépasse les 500 millions plus le coût des investissements en infrastructures) que sur le plan politique (on l’a vu avec l’affaire Andretti).  

Racheter une écurie pourrait être une solution à la fois moins coûteuse et plus facilement adoubée par le paddock. A ce titre, les rumeurs pourraient rapidement se tourner vers Alpine, puisque l’écurie “française” est au centre de manœuvres d’actionnariat : Otro Capital a mis ses parts en vente, tandis que Christian Horner et Toto Wolff semblent prêt à poursuivre leur rivalité en tant que nouveaux actionnaires potentiels. Et dans tout cela, la présence de Renault est sujette à caution, étant donné le désengagement sportif qui a été amorcé par le groupe, avec l’arrêt du moteur F1 et le retrait du WEC fin 2026. 

Une nouvelle ère ?

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de marques chinoises est logique, puisque le sport automobile a toujours reflté, d’une certaine façon, les nouveaux rapports de force de l’industrie. Au tournant des années 60/70, le renouveau industriel et technologique de la France s’est traduit par l’épopée Matra puis celle d’Alpine en rallye et de Renault en F1 avec le turbo.

Dans les années 70 et au début des années 80, la montée en gamme et en puissance de l’Allemagne se traduit par les succès de BMW en tourisme et en F1 ainsi que d’Audi en rallye. Puis, dans la seconde moitié des années 80, l’offensive était japonaise avec Honda en F1 et Toyota au Mans. La Chine, premier marché automobile du monde, a retrouvé sa place au calendrier de la F1 et veut désormais exister comme puissance du sport automobile.  

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Forum sur la sécurité des voitures autonomes aux États-Unis

11 mars 2026 à 15:12

La NHTSA réunit Waymo, Zoox et Aurora pour discuter de la sécurité et du déploiement des véhicules autonomes aux États-Unis.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) organise un forum national sur la sécurité des véhicules autonomes ce mardi, réunissant les dirigeants de Waymo, Zoox et Aurora. L’objectif : examiner les avancées des robotaxis tout en évaluant les risques et les obstacles réglementaires. Ce forum s’inscrit dans une démarche visant à accélérer le déploiement des véhicules autonomes tout en garantissant la sécurité des usagers.

Rencontre avec les leaders des robotaxis

La réunion réunira Tekedra Mawakana, co-PDG de l’unité d’Alphabet, Aicha Evans, PDG de Zoox, et Chris Urmson, PDG d’Aurora. La discussion portera sur l’avenir des véhicules autonomes et sur les actions potentielles de la NHTSA, notamment l’élaboration de directives sur le développement, les tests et le déploiement sécurisés de ces technologies aux États-Unis. La session d’une journée abordera également l’assistance à distance dans les robotaxis et la manière dont les régulateurs devraient évaluer leur performance par rapport aux véhicules conduits par des humains.

Le directeur de la NHTSA, Jonathan Morrison, a déclaré que l’agence souhaitait soutenir l’innovation dans les véhicules autonomes en raison de leurs avantages potentiels : réduire le nombre d’accidents et étendre la mobilité pour les personnes âgées et handicapées. « Nous adoptons une approche mesurée – en supprimant les barrières inutiles à cette technologie tout en maintenant une surveillance stricte de la sécurité », a-t-il précisé.

Sécurité et enquêtes en cours

Malgré l’enthousiasme pour les véhicules autonomes, la NHTSA reste vigilante. L’agence a ouvert plusieurs enquêtes sur des incidents impliquant des robotaxis, notamment les véhicules Waymo qui ont dépassé illégalement des bus scolaires à l’arrêt. « La technologie n’est pas parfaite. Nous ne serons pas timides lorsque nous détecterons un risque pour le public », a averti Jonathan Morrison.

Le National Transportation Safety Board collabore également aux investigations pour garantir que les véhicules autonomes respectent les normes de sécurité. Parallèlement, le Congrès américain discute d’une législation visant à faciliter le déploiement des véhicules autonomes sans contrôles humains, reflétant les divergences entre législateurs sur la régulation de cette technologie émergente.

Expansion des robotaxis sur les routes américaines

Les États-Unis atteignent un point de bascule pour la mobilité automatisée. L’industrie a dépassé l’ère des tests isolés et des programmes pilotes pour entrer dans une phase où les robotaxis et véhicules commerciaux circulent quotidiennement sur le réseau routier américain. Waymo, par exemple, opère dans plusieurs villes, dont Phoenix, San Francisco, Los Angeles, Austin, Atlanta et Miami. La société a parcouru plus de 200 millions de miles entièrement autonomes sur routes publiques, offrant 400 000 trajets hebdomadaires.

Tesla a également lancé des trajets en robotaxi à Austin en janvier, sans moniteurs de sécurité, renforçant les débats sur la régulation et la supervision de cette nouvelle génération de véhicules autonomes.

La NHTSA souligne l’importance de trouver un équilibre entre innovation technologique et protection des usagers. Les discussions du forum devraient permettre de clarifier les directives futures et d’identifier les bonnes pratiques pour le développement et le déploiement des véhicules autonomes, tout en examinant les technologies d’assistance à distance et les systèmes de sécurité embarqués.

Notre avis, par leblogauto.com

Le forum de la NHTSA illustre la volonté des autorités américaines de combiner innovation et sécurité dans le secteur des véhicules autonomes. Les PDG de Waymo, Zoox et Aurora apportent un retour direct sur les défis opérationnels et réglementaires. L’expansion rapide des robotaxis sur les routes américaines souligne l’urgence d’une législation claire et cohérente. Ce rendez-vous pourrait marquer un tournant dans la normalisation et l’évaluation des technologies de conduite autonome.

Crédit illustration : Zoox.

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Semi-conducteurs : la Chine alerte sur un risque de pénurie pour l’automobile

11 mars 2026 à 13:16

Le conflit entre Nexperia et sa filiale chinoise ravive le spectre d’une pénurie mondiale de semi-conducteurs, essentielle à l’industrie automobile.

La Chine a mis en garde contre un risque de nouvelle crise mondiale dans l’approvisionnement en semi-conducteurs, un composant crucial pour l’industrie automobile moderne. Selon le ministère chinois du Commerce, l’escalade du différend entre le fabricant de puces néerlandais Nexperia et sa filiale basée en Chine pourrait perturber la production mondiale, notamment celle des constructeurs automobiles qui dépendent fortement de ces composants électroniques.

Un différend industriel aux conséquences mondiales

L’alerte de Pékin intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le siège néerlandais de Nexperia et son entité chinoise. Les autorités chinoises évoquent la possibilité de “nouveaux conflits” susceptibles d’affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Ces composants électroniques sont indispensables dans l’industrie automobile contemporaine, où ils pilotent une multitude de systèmes embarqués, depuis la gestion du moteur jusqu’aux aides à la conduite, en passant par l’infodivertissement et les capteurs de sécurité.

La production automobile mondiale avait déjà été perturbée en octobre dernier lorsque la Chine avait imposé des contrôles à l’exportation sur les puces Nexperia fabriquées sur son territoire. Cette décision faisait suite à la saisie de l’entreprise par les autorités néerlandaises à sa société mère chinoise Wingtech. Les semi-conducteurs produits par Nexperia sont en effet largement utilisés dans les systèmes électroniques des véhicules, ce qui signifie qu’une perturbation dans leur fabrication ou leur distribution peut rapidement affecter l’ensemble de la filière automobile, des équipementiers aux constructeurs.

Même si la pénurie mondiale de puces électroniques s’est quelque peu atténuée après des discussions diplomatiques, les tensions internes à l’entreprise se sont intensifiées. Le siège de Nexperia aux Pays-Bas soutient la suppression du contrôle de Wingtech, tandis que l’unité chinoise réclame au contraire le rétablissement de cette gouvernance.

Tensions entre le siège néerlandais et la filiale chinoise

La situation s’est encore compliquée lorsque la branche chinoise chargée de l’assemblage et du conditionnement des puces a accusé le siège néerlandais d’avoir désactivé les comptes informatiques de tous les employés en Chine. Selon Pékin, cette décision aurait déclenché de nouveaux désaccords et rendu plus difficiles les négociations entre les différentes parties.

Dans un communiqué officiel, le ministère chinois du Commerce a estimé que ces actions avaient perturbé le fonctionnement normal de l’entreprise. Les autorités chinoises ont également averti que si cette situation devait conduire à une nouvelle crise mondiale de production de semi-conducteurs, la responsabilité incomberait aux Pays-Bas.

De son côté, l’entité néerlandaise de Nexperia n’a pas démenti la désactivation des comptes informatiques. Elle conteste toutefois l’affirmation selon laquelle cette décision aurait affecté la production dans l’usine d’assemblage et de test située dans la province du Guangdong, un site stratégique pour la fabrication et le conditionnement de ces composants électroniques utilisés dans l’électronique automobile.

Une impasse malgré les tentatives de médiation

Le différend s’inscrit dans une crise plus large entre les deux branches de l’entreprise. Après le retrait du contrôle de Wingtech en septembre, la filiale chinoise de Nexperia s’est déclarée indépendante de sa maison mère néerlandaise. Depuis lors, les deux entités se sont accusées mutuellement de mener des négociations de mauvaise foi.

Dans ce climat de défiance, le siège néerlandais a également suspendu l’approvisionnement en wafers – les plaquettes de silicium servant de base à la fabrication des semi-conducteurs – vers l’usine du Guangdong. Cette décision accentue les inquiétudes concernant l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Plusieurs gouvernements ont tenté de favoriser une résolution du conflit. Pékin, La Haye et Bruxelles ont ainsi engagé des démarches pour encourager une médiation entre les différentes parties. Toutefois, ces efforts n’ont pas permis pour l’instant de débloquer la situation.

La Chine estime notamment que les autorités néerlandaises n’ont pas fait suffisamment pour encourager un compromis. Pékin critique également les procédures judiciaires engagées à Amsterdam qui ont conduit au transfert des actions de Wingtech à un avocat néerlandais en octobre. Tant que ces procédures restent en cours, les tensions entre les deux camps risquent de persister.

Dans un secteur aussi stratégique que celui des semi-conducteurs, une telle impasse pourrait avoir des conséquences directes sur l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs dépendent en effet de plus en plus de l’électronique embarquée pour leurs modèles, qu’il s’agisse de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La crise entre Nexperia et sa filiale chinoise rappelle à quel point la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs reste fragile. L’industrie automobile dépend fortement de ces composants pour ses systèmes électroniques et ses technologies embarquées. Une perturbation durable pourrait rapidement se traduire par des ralentissements de production chez les constructeurs. Le dossier illustre aussi la dimension géopolitique croissante des technologies liées à l’automobile.

Crédit illustration : Reuters.

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Nissan X-Trail 2026 : design revu, Google intégré et nouvelles technologies à bord

11 mars 2026 à 10:35

Le Nissan X-Trail évolue pour 2026 avec un design extérieur remanié et davantage de technologies embarquées. Le SUV familial conserve sa motorisation hybride e-POWER et introduit notamment un système d’infodivertissement avec Google intégré. Les commandes sont prévues à partir d’avril 2026.

Un style extérieur retravaillé

Le Nissan X-Trail reçoit plusieurs évolutions esthétiques. La face avant adopte une calandre V-Motion plus large et redessinée, accompagnée d’ouïes latérales et d’un pare-chocs avant revus. À l’arrière, le pare-chocs évolue également. La calandre s’élargit et touche désormais les feux qui restent en deux parties.

Le modèle intègre aussi de nouveaux feux arrière à LED et des jantes alliage de 19 pouces à finition diamantée. Les passages de roue, les bas de caisse et les rétroviseurs noirs contribuent à modifier l’apparence générale.

Deux nouvelles teintes de carrosserie font leur apparition : Bleu Sukumo et Sable Miho. Elles peuvent être proposées en configuration bi-ton.

Un habitacle revu et davantage d’équipements

L’intérieur reçoit de nouveaux matériaux et quelques évolutions d’équipement. Selon les finitions, le SUV peut être équipé d’une sellerie en cuir matelassé noir ou cognac, d’une sellerie TEP ou de finitions en bois brun sur la console centrale.

À partir de la finition N-Connecta, plusieurs équipements sont proposés, notamment :

  • sièges avant et arrière chauffants
  • volant chauffant
  • climatisation tri-zone
  • écran d’infodivertissement de 12,3 pouces

La banquette arrière coulissante 40/20/40 permet d’adapter l’espace entre passagers et chargement. Parmi les autres équipements mentionnés figurent un système audio BOSE à 10 haut-parleurs et un pare-brise chauffant disponible de série sur la finition Tekna.

Un système d’infodivertissement avec Google intégré

Le nouveau X-Trail adopte la dernière version du système NissanConnect avec Google intégré. Cette interface permet d’utiliser l’Assistant Google pour accéder à certaines fonctions du véhicule ou à des services connectés.

Les conducteurs peuvent notamment :

  • utiliser des commandes vocales
  • télécharger des applications via le Google Play Store
  • accéder à des informations comme la météo
  • recevoir des mises à jour à distance

L’Assistant Google peut aussi être utilisé pour contrôler certaines fonctions du véhicule, comme la ventilation ou les sièges chauffants.

Une vision panoramique 3D pour les manœuvres

Le SUV reçoit également une version améliorée de l’AVM (Around View Monitor). Ce système utilise plusieurs caméras extérieures pour offrir une vue à 360° autour du véhicule à basse vitesse.

La technologie propose huit angles de vue différents, ainsi que des fonctions spécifiques comme :

  • une vue dite « capot invisible » affichant la position des roues avant
  • une vue d’intersection en T pour améliorer la visibilité dans certaines situations

Le système fonctionne avec la détection d’objets en mouvement afin d’alerter le conducteur lors des manœuvres.

Des aides à la conduite mises à jour

Le système ProPILOT Assist reçoit plusieurs améliorations. Nissan indique notamment une reconnaissance anticipée des limitations de vitesse, une détection plus précise de la signalisation et des réactions plus progressives lors du freinage et de l’accélération.

Le maintien dans la voie a également été retravaillé afin d’améliorer la stabilité, notamment dans les voies étroites.

Une motorisation hybride e-POWER toujours au programme

Le X-Trail continue d’être proposé avec la motorisation hybride e-POWER. Cette technologie associe un moteur électrique à un moteur thermique servant de générateur.

Le modèle reste disponible en deux ou quatre roues motrices. La transmission intégrale électrique e-4ORCE répartit le couple entre les roues pour améliorer la motricité et la stabilité selon le constructeur.

Une finition N-Trek orientée usage extérieur

La finition N-Trek fait son retour dans la gamme avec plusieurs éléments spécifiques. Elle se distingue par des détails « rouge magma » sur certains éléments extérieurs et intérieurs ainsi que par des logos noirs et rouges. Cette finition N-Trek a visuellement une face avant encore plus large avec les parties noires.

Le modèle reçoit également :

  • des phares entièrement à LED
  • des jantes alliage de 19 pouces spécifiques
  • des barres de toit noires
  • un toit ouvrant panoramique électrique de série

À l’intérieur, les sièges utilisent un revêtement imperméable CellCloth® conçu pour résister à l’eau et à un usage intensif. Le coffre dispose aussi de tapis en caoutchouc et d’un revêtement réversible.

Commandes prévues au printemps 2026

Le Nissan X-Trail mis à jour sera disponible à la commande à partir d’avril 2026.

 2WD4WD
Puissance maxi (ch)204213
Couple maxi (Nm)330330 + 195
0 – 100 km/h (sec)8,07,0
Vitesse maxi (km/h)170180
Emissions de CO2, cycle mixte WLTP (g/km)A partir de 128*
Consommation de carburant, cycle mixte WLTP (l/100 km)A partir de 5,7*
Capacité de remorquage (kg)Jusqu’à 1800

*en attente d’homologation finale

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Vendre sa voiture à un professionnel ou un particulier : avantages et inconvénients

11 mars 2026 à 09:11
Vendre sa voiture à un professionnel ou un particulier : avantages et inconvénients

La vente d’un véhicule représente souvent un moment délicat pour les propriétaires automobiles. Entre les démarches administratives, la négociation du prix et les risques potentiels, cette transaction nécessite une réflexion approfondie sur la méthode à privilégier. Deux options principales s’offrent aux vendeurs : céder leur automobile à un professionnel ou directement à un particulier.

Chaque approche présente des caractéristiques distinctes qui peuvent influencer significativement l’expérience de vente. Le choix entre ces deux alternatives dépend de plusieurs facteurs : le temps disponible, les attentes financières, le niveau de confort souhaité dans la transaction, et la tolérance au risque. Cette décision mérite une analyse détaillée des avantages et contraintes de chaque option.

Les avantages de la vente à un professionnel

Opter pour vendre sa voiture à un professionnel offre plusieurs bénéfices non négligeables, particulièrement en termes de simplicité et de sécurité. Les concessionnaires et mandataires automobiles proposent généralement un processus streamliné qui élimine la plupart des contraintes habituelles de la vente entre particuliers.

La rapidité constitue l’un des principaux atouts de cette méthode. Une transaction avec un professionnel peut se conclure en quelques heures seulement, contre plusieurs semaines pour une vente traditionnelle. L’évaluation du véhicule s’effectue sur place, et la proposition d’achat est immédiate. Cette célérité s’avère particulièrement appréciable pour les propriétaires pressés de finaliser leur vente, notamment dans le cadre d’un changement de véhicule urgent ou d’une mutation professionnelle.

La sécurité financière représente un autre avantage considérable. Les professionnels disposent des moyens financiers nécessaires pour régler immédiatement la transaction, éliminant les risques de chèque sans provision ou de faux billets. Le paiement s’effectue généralement par virement bancaire sécurisé, offrant une traçabilité complète de l’opération.

La simplification des démarches administratives

Les professionnels de l’automobile maîtrisent parfaitement les aspects administratifs liés à la cession d’un véhicule. Ils prennent en charge la majorité des formalités, depuis la vérification des documents jusqu’à la déclaration de cession en préfecture. Cette expertise évite les erreurs courantes qui peuvent compliquer ou retarder la finalisation de la vente.

La gestion des documents techniques constitue également un point fort. Les professionnels savent identifier les pièces manquantes et peuvent souvent proposer des solutions alternatives légales. Ils disposent aussi des outils nécessaires pour vérifier l’historique du véhicule et s’assurer de sa conformité réglementaire.

Les inconvénients de la vente professionnelle

Le principal désavantage de cette méthode réside dans le prix de rachat, généralement inférieur à celui obtenu lors d’une vente entre particuliers. Les professionnels intègrent leur marge commerciale dans leur offre, ce qui réduit mécaniquement le montant proposé au vendeur. Cette différence peut représenter 10 à 20% du prix de marché, selon le type de véhicule et sa demande.

La négociation s’avère également plus limitée. Les professionnels disposent d’outils d’évaluation précis et justifient leurs offres par des critères objectifs. Si cette approche apporte de la transparence, elle laisse moins de marge de manœuvre au vendeur pour valoriser les spécificités de son véhicule ou son excellent entretien.

Les avantages de la vente entre particuliers

La vente directe à un particulier permet généralement d’obtenir un prix plus élevé, proche de la valeur marchande réelle du véhicule. Cette différence s’explique par l’absence d’intermédiaire et de marge professionnelle. Pour les véhicules recherchés ou en excellent état, le gain peut être substantiel et justifier les efforts supplémentaires requis.

Cette méthode offre aussi une plus grande flexibilité dans la négociation. Le vendeur peut mettre en avant les points forts de son automobile, son historique d’entretien, ou les équipements spécifiques. Il conserve le contrôle total sur le processus de vente, depuis la fixation du prix jusqu’aux conditions de la transaction.

L’aspect relationnel constitue un autre avantage pour certains propriétaires. Rencontrer l’acheteur permet de s’assurer que le véhicule sera entre de bonnes mains, particulièrement important pour les automobiles auxquelles on tient. Cette dimension humaine peut apporter une satisfaction personnelle non négligeable.

Les contraintes de la vente particulière

La vente entre particuliers demande un investissement en temps considérable. Il faut préparer l’annonce, répondre aux sollicitations, organiser les visites, et gérer les négociations avec plusieurs acheteurs potentiels. Ce processus peut s’étaler sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour les véhicules moins demandés.

Les risques associés sont également plus importants. Les tentatives d’escroquerie, les chèques sans provision, et les faux billets représentent des menaces réelles. Il faut aussi gérer les acheteurs indélicats qui peuvent endommager le véhicule lors des essais ou se montrer particulièrement exigeants sur des détails mineurs.

La responsabilité administrative incombe entièrement au vendeur. Toute erreur dans les documents ou les démarches peut avoir des conséquences juridiques et financières. La méconnaissance des obligations légales expose à des risques non négligeables, notamment en cas de vice caché découvert ultérieurement.

Critères de choix selon le profil du vendeur

Le choix entre ces deux méthodes dépend largement du profil et des priorités du vendeur. Les personnes disposant de peu de temps, comme les professionnels très occupés ou les parents de jeunes enfants, trouveront dans la vente professionnelle une solution adaptée à leurs contraintes. De même, ceux qui privilégient la sécurité et la simplicité apprécieront cette approche sans stress.

À l’inverse, les vendeurs motivés par l’optimisation du prix de vente et disposant de temps libre pourront s’orienter vers la vente particulière. Cette option convient particulièrement aux passionnés d’automobile qui maîtrisent les aspects techniques et apprécient la relation directe avec l’acheteur. Pour faire le bon choix, il peut être utile de s’informer sur les tendances actuelles du marché, notamment concernant l’investissement dans les véhicules thermiques d’occasion.

L’état et l’âge du véhicule influencent également la décision. Les automobiles récentes et en parfait état valorisent mieux la vente particulière, tandis que les véhicules âgés ou nécessitant des réparations s’orientent plus naturellement vers la reprise professionnelle.

Facteurs économiques à considérer

L’analyse économique ne doit pas se limiter au prix de vente brut. Il faut intégrer les coûts cachés de chaque méthode : frais d’annonce, déplacements pour les visites, temps passé valorisé, et potentiels frais de remise en état pour améliorer la présentation du véhicule.

La vente professionnelle, malgré un prix inférieur, peut s’avérer plus rentable quand on considère le temps économisé et les risques évités. Cette approche permet aussi de planifier précisément l’achat du véhicule de remplacement, sans période d’incertitude sur la finalisation de la vente.

Pour les véhicules de forte valeur, la différence de prix peut justifier l’effort supplémentaire de la vente particulière. En revanche, pour les automobiles d’entrée de gamme, l’écart de prix devient souvent insuffisant pour compenser les contraintes additionnelles.

Le choix entre la vente à un professionnel et la cession à un particulier dépend finalement d’un équilibre personnel entre différents critères. La vente professionnelle privilégie la simplicité, la rapidité et la sécurité, au détriment d’une partie du prix de vente. Cette option convient parfaitement aux vendeurs pressés ou peu à l’aise avec les démarches de vente traditionnelles.

La vente entre particuliers maximise le prix obtenu et offre plus de contrôle sur la transaction, mais demande un investissement en temps et une tolérance au risque plus élevés. Cette méthode s’adresse aux vendeurs patients et motivés par l’optimisation financière. L’analyse de sa situation personnelle, de ses contraintes temporelles et de ses objectifs financiers permet de déterminer l’approche la plus adaptée pour transformer cette obligation en une expérience réussie.

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Conflit au Moyen-Orient : les exportations automobiles asiatiques menacées

11 mars 2026 à 07:17

La guerre contre l’Iran pourrait perturber les exportations de voitures asiatiques vers le Moyen-Orient, un marché clé pour la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée.

La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, entrée dans son septième jour vendredi, pourrait perturber fortement les exportations automobiles asiatiques vers le Moyen-Orient. Cette région représente un marché stratégique pour de nombreux constructeurs automobiles, notamment en Chine, en Inde, en Corée du Sud et au Japon. Les tensions géopolitiques actuelles menacent le transport maritime via le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour l’acheminement des véhicules vers les pays du Golfe.

Les constructeurs automobiles asiatiques expédient chaque année des voitures d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vers le Moyen-Orient. Cependant, face aux craintes d’attaques potentielles de Téhéran, le trafic maritime sur cette route stratégique est fortement perturbé. Cette situation crée des incertitudes logistiques pour les industriels de l’automobile, qui dépendent largement de ces routes commerciales pour exporter leurs véhicules neufs vers des marchés en pleine croissance.

Le Moyen-Orient, marché clé pour la Chine

Le Moyen-Orient est devenu le deuxième plus grand marché étranger pour les véhicules fabriqués en Chine. Cette région prend une importance croissante pour les constructeurs automobiles chinois, qui cherchent à compenser la faiblesse de la demande sur leur marché domestique.

En 2025, les fabricants chinois ont expédié 8,32 millions de voitures à l’étranger. Parmi ces exportations automobiles, 1,39 million d’unités – soit environ un sixième – ont été destinées aux pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces chiffres proviennent de l’Association chinoise des voitures particulières.

Plusieurs constructeurs automobiles dominent ces flux d’exportations. Parmi les principaux acteurs figurent Chery Automobile, BYD, SAIC Motor, Changan Automobile et Geely. Ces marques représentent une part importante de la production automobile chinoise destinée à l’exportation.

Les coentreprises chinoises de constructeurs étrangers jouent également un rôle majeur dans ce commerce international. Les marques Kia, Hyundai Motor et Toyota figurent ainsi parmi les dix principaux exportateurs de voitures vers le Moyen-Orient, selon les données de l’institut de recherche automobile Gasgoo, spécialisé dans la chaîne d’approvisionnement du secteur automobile en Chine.

L’Inde renforce sa présence automobile

L’Inde constitue également un acteur important dans les exportations de voitures vers les marchés du Moyen-Orient. En 2025, le pays a exporté des véhicules d’une valeur totale de 8,8 milliards de dollars. Selon les données douanières disponibles, environ 25 % de ces exportations automobiles ont été destinées aux pays du Golfe, principalement l’Arabie saoudite.

Parmi les constructeurs les plus exposés à ce marché figure Hyundai Motor. Le constructeur sud-coréen expédie depuis l’Inde une part significative de sa production automobile vers la région. En 2025, la moitié de ses expéditions mondiales depuis l’Inde, soit environ 1,8 milliard de dollars, ont été destinées aux pays du Golfe.

Toyota présente également une forte exposition à ce marché régional. Sur les 470 millions de dollars d’exportations réalisées depuis l’Inde l’année dernière, environ deux tiers – soit plus de 300 millions de dollars – ont été envoyés vers le Moyen-Orient.

D’autres constructeurs automobiles participent à ces flux commerciaux. Maruti Suzuki envoie moins de 15 % de ses exportations en valeur vers la région du Golfe. Sur un total de 3,2 milliards de dollars d’exportations en 2025, les véhicules destinés à cette zone ont représenté environ 457 millions de dollars. Nissan Motor, pour sa part, affiche une exposition d’environ 318 millions de dollars depuis l’Inde, soit 38 % de ses exportations automobiles totales sur la même période.

Corée et Japon également exposés

La Corée du Sud constitue un autre acteur majeur dans le commerce automobile international vers le Moyen-Orient. En 2025, les exportations totales de voitures sud-coréennes ont atteint un niveau record de 72 milliards de dollars. Parmi ce total, 5,3 milliards de dollars de véhicules ont été envoyés vers le Moyen-Orient, soit une progression de 2,8 % par rapport à l’année précédente, selon l’Association coréenne du commerce international.

Les constructeurs Hyundai Motor et Kia sont particulièrement présents sur ces marchés. En 2025, les exportations de Hyundai vers le Moyen-Orient et l’Afrique ont représenté 8 % de ses ventes en gros mondiales, qui ont atteint 4,14 millions d’unités. Cela correspond à environ 317 000 voitures expédiées vers ces régions.

Kia affiche une proportion similaire. Le constructeur a envoyé 8 % de ses ventes en gros mondiales de 2025 vers le Moyen-Orient et l’Afrique, sur un total de 3,1 millions d’unités vendues.

Le Japon reste également très présent dans la région. En 2025, Toyota a exporté 320 699 véhicules depuis le Japon vers le Moyen-Orient, soit une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Ces volumes représentent un peu plus de 15 % des exportations totales du constructeur, qui ont dépassé les deux millions d’unités sur l’année.

Toutefois, les tensions géopolitiques pourraient déjà avoir un impact sur la production et la logistique. Selon des informations rapportées par le Nikkei, Toyota prévoit de produire près de 40 000 véhicules de moins destinés aux marchés du Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la situation dans la région et aux contraintes logistiques associées.

Notre avis, par leblogauto.com

Les données montrent à quel point le Moyen-Orient est devenu un marché stratégique pour l’industrie automobile asiatique. Les volumes exportés par la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon illustrent l’importance de cette région pour la croissance internationale des constructeurs. La dépendance au transport maritime via le détroit d’Ormuz constitue toutefois un point de fragilité pour la chaîne logistique. Si les tensions géopolitiques se prolongent, elles pourraient perturber durablement les flux d’exportation et les stratégies commerciales des constructeurs.

Crédit illustration : BBC.

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La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

11 mars 2026 à 06:56
La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

La Porsche Carrera GT continue de fasciner les passionnés d’automobile deux décennies après son lancement. Considérée comme la dernière vraie supercar analogique, cette icône au V10 naturellement aspiré vient de recevoir un traitement de faveur de la part de Canepa, le spécialiste californien réputé pour ses restaurations d’exception. Présentée lors du Concours d’Elegance d’Amelia Island le week-end dernier, la Carrera GT SC (Sport Canepa) représente une approche raffinée de la modification, privilégiant l’élégance à l’extravagance.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Une esthétique repensée avec goût

La première chose qui frappe sur cette Carrera GT SC, c’est sa livrée Liquid Metal Green, une teinte jamais proposée sur la version d’origine. Cette couleur métallisée captivante s’étend jusque dans le compartiment moteur, où les grilles d’aération reprennent cette même nuance pour créer une harmonie visuelle parfaite. Les détails en noir brillant viennent ponctuer l’ensemble : les encadrements de phares, les sorties d’échappement doubles et les verrous centraux des jantes apportent un contraste subtil qui modernise l’apparence générale.

L’arceau de sécurité personnalisé en fibre de carbone apparente constitue l’un des éléments les plus remarquables de cette transformation. Cette pièce, associée aux détails en carbone mat disséminés dans le compartiment moteur, confère à la Carrera GT SC une esthétique résolument contemporaine. Les jantes magnesium d’origine à cinq branches sont conservées, respectant ainsi l’ADN de la voiture tout en bénéficiant de verrous centraux anodisés noir pour une touche moderne.

Cette approche esthétique témoigne de la philosophie de Canepa : améliorer sans dénaturer. Chaque modification apportée respecte l’esprit originel de la Carrera GT tout en lui insufflant une personnalité unique. La couleur Liquid Metal Green, en particulier, transforme radicalement la perception de la voiture sans jamais paraître déplacée ou excessive.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Un habitacle luxueusement réimaginé

L’intérieur de la Carrera GT SC a fait l’objet d’une attention particulière. Canepa a remplacé les matériaux d’origine par un ensemble cuir crème et Alcantara qui habille désormais la quasi-totalité des surfaces de l’habitacle. Cette transformation s’étend même jusqu’au coffre avant (frunk), créant une cohérence visuelle remarquable dans tout l’habitacle.

Malgré ces changements substantiels, certains éléments emblématiques ont été préservés. Le pommeau de vitesse en bois caractéristique de la Carrera GT trône toujours au sommet de son levier de vitesses surélevé, rappelant les origines racing de cette supercar. Les accents en aluminium et en fibre de carbone complètent cet ensemble, créant un équilibre parfait entre luxe moderne et héritage sportif.

Cette refonte intérieure illustre parfaitement l’expertise de Canepa dans l’art de la personnalisation haut de gamme. L’utilisation du cuir crème apporte une dimension luxueuse inédite à l’habitacle, tout en conservant l’atmosphère sportive qui fait l’essence même de la Carrera GT. Cette approche sur mesure transforme chaque trajet en une expérience sensorielle unique.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Des améliorations techniques ciblées

Si l’esthétique a été soigneusement repensée, c’est au niveau technique que les améliorations de Canepa prennent tout leur sens. Le V10 5,7 litres atmosphérique reste fidèle à ses spécifications d’origine, préservant ainsi son caractère unique et sa sonorité incomparable qui culmine à 8 400 tr/min. Toutefois, un nouveau système d’échappement en acier inoxydable promet une sonorité encore plus pure et un léger gain de puissance.

L’un des points les plus critiques de la Carrera GT d’origine concernait son embrayage, réputé difficile à maîtriser et sujet à l’usure prématurée. Canepa a donc développé un embrayage amélioré qui promet une meilleure utilisabilité au quotidien et une durabilité accrue. Cette modification, bien qu’invisible, transforme fondamentalement l’expérience de conduite en rendant la voiture plus accessible.

La suspension fait également l’objet d’une attention particulière avec l’installation d’un système KW spécialement développé. Cette nouvelle configuration inclut un système de relevage hydraulique de l’essieu avant, fonctionnalité particulièrement appréciable pour négocier les obstacles urbains sans endommager le spoiler avant. Cette amélioration répond à un besoin concret des propriétaires qui souhaitent pouvoir utiliser leur Carrera GT dans des conditions réelles.

Ces modifications techniques s’inscrivent dans une démarche de modernisation respectueuse. Plutôt que de chercher à augmenter drastiquement les performances, Canepa se concentre sur l’amélioration de l’utilisabilité et de la fiabilité, deux aspects cruciaux pour une voiture destinée à être réellement conduite.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Un marché en pleine ébullition

Le timing de ce projet Canepa n’est pas le fruit du hasard. Le marché de la Carrera GT connaît une envolée spectaculaire, avec des exemples standard qui se négocient désormais entre 3 et 3,5 millions de dollars. Cette tendance haussière s’est encore confirmée lors de la vente aux enchères Broad Arrow d’Amelia Island, où une Carrera GT unique en Gulf Blue, l’une des 19 exemplaires du programme Paint-to-Sample, s’est adjugée un record de 6,7 millions de dollars.

Cette valorisation exceptionnelle s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la rareté : seuls 1 270 exemplaires de Carrera GT ont été produits entre 2004 et 2007. Ensuite, son statut de dernière supercar vraiment analogique de Porsche, dans un monde automobile de plus en plus électrifié et assisté. Enfin, sa réputation de voiture exigeante qui ne pardonne aucune erreur, ce qui en fait un objet de fascination pour les collectionneurs les plus avertis.

Porsche elle-même a contribué à entretenir le mythe en restaurant l’année dernière une Carrera GT à l’état « zéro kilomètre », complète avec une livrée racing peinte à la main, un habitacle retravaillé et un moteur entièrement reconstruit. Cette initiative officielle valide l’importance historique du modèle et justifie les prix pratiqués sur le marché de la collection.

Dans ce contexte, la proposition de Canepa prend tout son sens. Plutôt que de simplement restaurer une Carrera GT existante, le spécialiste californien propose une vision modernisée qui respecte l’héritage tout en apportant des améliorations concrètes. Cette approche permet aux propriétaires de bénéficier d’une voiture unique, techniquement améliorée, tout en préservant l’investissement que représente désormais une Carrera GT.

La Carrera GT SC présentée à Amelia Island porte le numéro de châssis #01, marquant le début d’une nouvelle série. Canepa confirme qu’une seconde réalisation est déjà en cours de développement, et que l’entreprise accepte les commandes pour de futurs projets. Si les tarifs n’ont pas été communiqués, il est certain que cette transformation haut de gamme représente un investissement considérable, justifié par l’expertise unique de Canepa et la rareté du modèle de base.

Aux côtés de cette Carrera GT d’exception, Canepa présentait également une Porsche 959 SC en Rubystone Red avec un intérieur blanc, dont le flat-six biturbo développe désormais 850 chevaux. Cette présence confirme que le spécialiste californien maîtrise l’art de sublimer les icônes de Stuttgart, quelle que soit leur époque.

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Alpina : une page d’histoire se tourne avec ce XB7 Manufaktur en série limitée

11 mars 2026 à 06:35

Alpina change de philosophie

Constructeur à part entière à partir de 1983, Alpina voit son destin basculer début 2022 quand est conclu un accord d’acquisition par BMW. Le préparateur assure son avenir, mais perd son indépendance, face à une recomposition rapide du monde automobile où les « artisans » sont évidemment en délicatesse.

L’intégration d’Alpina va s’achever en 2026, se traduisant par sa mutation en griffe de luxe de la firme bavaroise, en lieu et place du constructeur historique, qui avait su proposer sa touche si personnelle aux BMW, basée sur la puissance et l’élégance. Depuis 1er janvier 2026, BMW ALPINA opère en tant que sous-marque du groupe BMW, avec pour ambition de concurrencer Mercedes-Maybach. Cela s’est déjà traduit par un changement de logo.

La XB7 Manufaktur, premier modèle Alpina produit hors du site historique de Buchloe, tire sa révérence avec une édition spéciale limitée à 120 exemplaires pour les États-Unis et le Canada, au prix de 181 550 $ – soit 24 000 $ de plus que la XB7 standard. 

Raffinement et badges spéciaux : le combo du modèle spécial

Ce modèle se distingue par ses finitions mates, proposées dans des teintes “historiques” vert Frozen ALPINA ou bleu Frozen ALPINA, clins d’œil vers le passé, au même titre que les jantes forgées de 23 pouces au design “Classic” et l’autocollant de profil, inspiré des années 1980, qui joue aussi son rôle rétro. 

Outre sa peinture mate, cette édition spéciale se distingue également par un logo Manufaktur discret, gravé au laser sur les montants B et un badge supplémentaire sur le hayon. Le style Shadowline complet est appliqué, avec du noir brillant qui va de la calandre jusqu’aux embouts d’échappement. 

Outre les logos exclusifs, l’habitacle est toujours revêtu de cuir Merino intégral Tartufo, avec un logo ALPINA vert et bleu ornant les appuie-têtes avant. Tous les modèles sont équipés d’une suspension pneumatique à deux essieux, de sièges capitaine en deuxième rangée et d’un système audio Bowers & Wilkins Diamond Surround Sound. Cerise sur le gâteau, vous aurez deux sacs week-end en cuir, confectionnés à la main et assortis à l’intérieur. 

Des capacités, et pas que pour accélérer


Sous le capot, le V8 biturbo 4,4 l dérivé du BMW S68 reçoit une hybridation légère 48 V pour délivrer 631 ch et 800 Nm, transmis aux quatre roues par une boîte automatique à huit rapports signée Alpina. BMW annonce un 0 à 100 km/h en 4,2 s, tandis que la suspension pneumatique à deux essieux ajuste la hauteur sur environ 8,1 cm, avec stabilisation active du roulis, direction intégrale et capacité de remorquage proche de 3 400 kg. 

Un peu de patience pour les vraies nouveautés

La production à Spartanburg débutera en septembre, et les premières livraisons sont prévues pour le quatrième trimestre. Une fois le 120e exemplaire assemblé, cette génération sera retirée du catalogue. Pour la première vraie nouveauté Alpina sous l’ère BMW, il faudra attendre encore un peu. 

Un successeur basé sur la deuxième génération du X7 (G67) est attendu plus tard dans la décennie sous le nom de G69. Au lieu d’une unique version V8, comme c’était le cas jusqu’à présent, un moteur six cylindres serait également prévu. Que les puristes soient prévenus : un projet électrifié est également dans les cartons.

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Rappel massif chez Ford : 1,74 million de véhicules concernés

11 mars 2026 à 05:12

Ford rappelle 1,74 million de véhicules aux États-Unis pour un problème de caméra de recul affectant plusieurs SUV et modèles Lincoln.

Ford fait face à une nouvelle campagne de rappel d’ampleur aux États-Unis. Le constructeur automobile américain doit rappeler environ 1,74 million de véhicules en raison d’un problème lié au système de caméra de recul, un équipement devenu indispensable dans les voitures modernes. Selon l’autorité américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), deux défauts distincts pourraient entraîner un mauvais affichage de l’image lorsque le véhicule passe en marche arrière.

Un problème technique sur plusieurs modèles Ford

Le premier rappel concerne environ 850 000 véhicules des gammes Ford Bronco et Ford Edge. D’après les informations communiquées par la NHTSA, le problème serait lié à un module informatique intégré au système d’affichage du véhicule.

Ce composant électronique, qui gère notamment la diffusion de l’image de la caméra de recul sur l’écran central du tableau de bord, pourrait surchauffer dans certaines conditions. Lorsque cela se produit, le module peut s’éteindre de manière inattendue. Dans ce cas, l’image de la caméra arrière ne s’affiche plus lorsque le conducteur enclenche la marche arrière.

La caméra de recul est aujourd’hui un élément clé des systèmes d’aide à la conduite et de sécurité active. Elle permet au conducteur de visualiser l’arrière du véhicule lors des manœuvres de stationnement ou lors des déplacements à faible vitesse. Une défaillance de ce dispositif peut donc réduire la visibilité du conducteur et compliquer certaines manœuvres.

Un second rappel pour inversion d’image

Le second rappel annoncé par le régulateur américain concerne environ 890 000 véhicules supplémentaires. Cette campagne touche plusieurs SUV de la marque, notamment les Ford Escape et Ford Explorer, mais aussi deux modèles de la marque premium Lincoln : les Corsair et Aviator.

Dans ces véhicules, le problème identifié est différent. Selon la NHTSA, l’image affichée sur l’écran central du système multimédia peut se retourner ou s’inverser lorsque la marche arrière est engagée. Autrement dit, la caméra fonctionne, mais l’image affichée au conducteur n’est pas correcte.

Une image inversée peut provoquer une confusion lors des manœuvres, car la représentation visuelle de l’environnement arrière ne correspond plus à la réalité. Cela peut rendre plus difficile l’évaluation des distances ou la détection d’obstacles derrière le véhicule.

Ford travaille sur une solution

Pour l’instant, Ford indique travailler à l’élaboration d’une solution technique pour corriger ces deux problèmes. Toutefois, le constructeur n’a pas encore annoncé de correctif définitif pour les véhicules concernés par ces rappels.

Les propriétaires des modèles concernés devraient être informés par le constructeur une fois qu’une solution sera disponible. Comme dans toute campagne de rappel, l’intervention technique sera réalisée par le réseau de concessionnaires de la marque.

Ces nouveaux rappels s’inscrivent dans une série plus large pour le constructeur basé à Dearborn, dans l’État du Michigan. Depuis le début de l’année, Ford a déjà lancé 17 campagnes de rappel aux États-Unis. Selon les données de la NHTSA, ces opérations concernent au total plus de 7,3 millions de véhicules.

À titre de comparaison, le deuxième constructeur ayant enregistré le plus de rappels cette année est Hyundai Motor, avec cinq campagnes touchant environ 700 000 véhicules. L’écart souligne l’ampleur des opérations actuellement menées par Ford pour corriger différents problèmes techniques identifiés sur certains de ses modèles.

Dans un contexte où les véhicules intègrent de plus en plus d’électronique, de capteurs et de systèmes d’aide à la conduite, les rappels liés aux logiciels, aux modules informatiques ou aux systèmes d’affichage deviennent de plus en plus fréquents dans l’industrie automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif montre l’importance croissante des systèmes électroniques dans les véhicules modernes, notamment pour les aides à la conduite comme la caméra de recul. Les deux défauts identifiés concernent l’affichage de l’image, un élément crucial lors des manœuvres. Le volume de véhicules concernés souligne aussi l’ampleur potentielle d’un problème technique lorsqu’il touche un composant partagé par plusieurs modèles. Reste désormais à voir quelle solution technique Ford mettra en place pour corriger ces anomalies.

Crédit illustration : Ford.

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Alpine prépare la future A110 électrique : nouvelle plateforme et production confirmée à Dieppe

10 mars 2026 à 16:32

La prochaine génération de l’Alpine A110 se précise. La marque française a confirmé qu’elle reposera sur une nouvelle plateforme dédiée aux sportives électriques. Le modèle sera toujours produit à Dieppe, berceau historique d’Alpine.

Une nouvelle génération d’A110 en préparation

Alpine poursuit l’évolution de sa gamme et prépare la prochaine génération de l’A110. Cette future version reposera sur une nouvelle architecture technique baptisée Alpine Performance Platform (APP).

Ce modèle sera développé et produit à la Manufacture Alpine Dieppe Jean Rédélé, en Seine-Maritime. Ce site assemble déjà l’actuelle A110 depuis la relance de la marque en 2017.
La production de la future génération dans cette usine vise à maintenir la continuité industrielle et historique du modèle.

Une plateforme dédiée aux sportives électriques

La future A110 reposera sur la nouvelle Alpine Performance Platform (APP). Cette architecture doit servir de base à plusieurs types de carrosseries dans les prochaines années, notamment coupé, spider et 2+2.

La plateforme a été conçue pour répondre aux contraintes de l’électrification tout en cherchant à préserver les caractéristiques d’une voiture de sport. Elle repose notamment sur :

  • une architecture en aluminium pour limiter le poids
  • des technologies de collage et de rivetage pour la rigidité structurelle
  • une conception pensée pour différentes silhouettes de modèles sportifs

Deux packs batteries et architecture 800 volts

Pour conserver une répartition des masses proche des standards des voitures de sport, Alpine prévoit deux packs batteries intégrés à l’architecture, avec un objectif de répartition avant/arrière de 40/60 %.

La plateforme doit également intégrer :

  • des batteries 800 V de type cell-to-pack à haute densité énergétique
  • un nouvel essieu électrique arrière 3-en-1 à double moteur
  • un onduleur SiC destiné au contrôle du système électrique

Sur le plan mécanique, l’APP comprendra aussi de nouveaux trains de suspension en aluminium, ainsi que de nouveaux systèmes de freinage et de direction.

Un système centralisé pour la gestion du véhicule

La plateforme intégrera un calculateur central baptisé Alpine Dynamic Model (ADM ECU). Ce système doit gérer l’ensemble des fonctions du véhicule, notamment la batterie, les moteurs électriques, les freins, la direction et l’aérodynamique active.

La future A110 électrique bénéficiera également d’un système appelé Alpine Active Torque Vectoring, capable de répartir le couple entre les roues droite et gauche toutes les dix millisecondes afin d’optimiser le comportement dynamique. C’est déjà cet Alpine Active Torque Vectoring qui permet à l’A390 d’afficher une belle maniabilité dans le sinueux.

Une gamme Alpine en expansion

La marque a élargi sa gamme ces dernières années. Elle comprend aujourd’hui :

  • le coupé sportif A110
  • la citadine sportive A290
  • le sport fastback A390 (qui débute sa carrière)

Selon Alpine, la prochaine génération d’A110 doit constituer la première voiture de sport entièrement électrique de la marque basée sur la nouvelle plateforme APP.

Parallèlement, le réseau commercial poursuit son développement avec 170 distributeurs dans 25 pays, ainsi que plusieurs formats d’espaces dédiés à la marque, dont les Alpine Stores et les Ateliers Alpine. En revanche, la marque a acté son retrait du WEC en tant que constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Alpine A110 est emblématique de la marque. Trop peut-être. C’est elle que tout le monde voulait retrouver dans les A310, A610, etc. Alpine se doit d’avoir une A110, comme Porsche a obligatoirement sa 911. Ici, 100 % électrique, elle aura ses détracteurs, pour sûr.

Alpine devrait également chercher à vendre sa plateforme à un autre constructeur pour partager les coûts. Mais pour le moment, aucune annonce n’a été faite. On se souviendra que l’A110 actuelle est née en co-projet avec Caterham (C120) avant de vivre seule sa vie.

Quant à la combustion d’hydrogène qui fut un temps annoncée, elle est absente de ce communiqué..

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Tesla Berlin : IG Metall échoue à obtenir la majorité au comité

10 mars 2026 à 15:12

IG Metall échoue au comité d’entreprise de Tesla Berlin, laissant la majorité aux membres non syndiqués.

IG Metall face à un revers historique à Tesla Berlin

Le principal syndicat industriel allemand, IG Metall, a connu mercredi un revers notable lors des élections du comité d’entreprise de l’usine Tesla, située à Grünheide près de Berlin. Depuis le début de ses activités en Allemagne, la gigafactory européenne du constructeur américain est au centre d’une bataille syndicale intense, et ce dernier scrutin confirme les difficultés du syndicat à s’imposer sur le site. IG Metall a obtenu 13 des 37 sièges du comité, laissant la majorité aux membres non syndiqués, ce qui illustre l’influence encore limitée du syndicat sur cette usine spécialisée dans la production de véhicules électriques.

Le scrutin, qui a débuté lundi, concernait l’ensemble du personnel du site, le seul en Europe de Tesla. Le comité d’entreprise précédent était également dominé par des membres non syndiqués, avec IG Metall détenant 16 des 39 sièges, déjà en perte de représentation par rapport aux années précédentes. Cette situation met en lumière la singularité du marché du travail chez Tesla, où les relations sociales diffèrent fortement de celles des constructeurs automobiles allemands traditionnels.

Une campagne marquée par tensions et accusations

La campagne électorale à la gigafactory a été marquée par des attaques personnelles et plusieurs recours juridiques. Selon Laura Arndt, candidate principale d’IG Metall, le syndicat continue de lutter pour améliorer les conditions de travail sur le site. « Malheureusement, cela n’a pas suffi à obtenir une majorité », a-t-elle déclaré, ajoutant que le syndicat poursuivrait ses efforts au sein du nouveau comité.

Le climat au sein de l’usine a été tendu ces derniers mois. IG Metall a accusé la direction de provoquer des sentiments anti-syndicaux parmi les employés, tandis que le directeur de l’usine, Andre Thierig, a estimé que le syndicat était focalisé sur l’augmentation de ses adhésions plutôt que sur les besoins concrets des salariés. Ces tensions ont culminé en février lorsque Tesla a porté plainte pénale contre un syndicaliste accusé d’avoir enregistré secrètement une réunion du comité. IG Metall a immédiatement rejeté cette accusation comme un « mensonge calculé », soulignant l’atmosphère conflictuelle qui entoure les négociations sociales au sein de l’usine.

Le modèle allemand face au géant américain

En Allemagne, les comités d’entreprise sont un pilier des relations de travail, représentant les employés dans les discussions avec la direction. Dans le secteur automobile, IG Metall domine largement les conseils des constructeurs historiques tels que Volkswagen, BMW et Mercedes, jouant un rôle central dans les négociations sur les salaires, la sécurité et les conditions de travail. Tesla, dirigée par Elon Musk, reste cependant une exception notable, l’entreprise américaine affichant depuis ses débuts une posture critique vis-à-vis des syndicats.

La victoire des membres non syndiqués à Berlin souligne la difficulté pour un syndicat traditionnel de s’imposer dans un environnement où le modèle managérial est fortement centralisé et où la culture d’entreprise diffère des standards allemands. Le nouveau comité d’entreprise prendra ses fonctions la semaine prochaine, et IG Metall continuera à y représenter une minorité, avec pour mission de peser sur les décisions concernant la production, la sécurité et le bien-être des employés dans l’usine de véhicules électriques.

Le résultat de cette élection pourrait également avoir des répercussions sur la stratégie syndicale d’IG Metall, qui devra adapter ses méthodes pour tenter d’influencer un constructeur où la culture syndicale n’est pas encore enracinée, malgré la forte présence du syndicat dans le reste de l’industrie automobile allemande.

Notre avis, par leblogauto.com

La défaite d’IG Metall à Tesla Berlin confirme les difficultés d’un syndicat traditionnel face à un constructeur américain implanté en Europe. L’influence du syndicat reste minoritaire, ce qui pourrait limiter son impact sur les décisions opérationnelles. La campagne électorale a mis en lumière les tensions persistantes entre direction et syndicat, avec des accusations juridiques et des conflits sur le terrain. Enfin, ce résultat illustre la singularité du modèle de production de Tesla, qui diffère sensiblement de celui des constructeurs automobiles allemands classiques.

Crédit illustration : Tesla.

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Renault vise 2 millions de ventes en 2030 : que contient réellement son plan « futuREady » ?

10 mars 2026 à 14:12

La marque Renault dévoile sa stratégie de croissance à horizon 2030. Le plan « futuREady » prévoit de nouveaux modèles, une généralisation de l’électrification et une expansion internationale. Objectif affiché : dépasser les 2 millions de véhicules vendus dans le monde.

Une offensive produits avec 12 nouveaux modèles en Europe

Dans le cadre de son plan stratégique futuREady, Renault annonce un nouveau cycle de croissance reposant notamment sur une offensive produit.

En Europe, la marque prévoit 12 nouveaux modèles d’ici 2030. L’objectif est de renforcer sa présence sur plusieurs segments du marché.

  • Sur les segments A et B, où Renault est historiquement implanté, la marque s’appuie notamment sur des modèles récemment lancés comme Nouvelle Clio, Renault 5 E-Tech electric, Renault 4 E-Tech electric et la future Twingo E-Tech electric.
  • Sur les segments C et D, qui représentent environ 30 % des volumes actuels, une nouvelle génération de modèles électriques et hybrides est annoncée.

Selon la marque, cette stratégie vise à proposer différentes technologies selon les marchés et les usages.

L’électrification au cœur de la stratégie

Renault confirme que l’électrification restera le principal axe technologique de sa gamme.

La marque indique que la motorisation full hybrid E-Tech restera proposée en Europe au-delà de 2030. Ce type de motorisation est présenté comme une étape intermédiaire vers le véhicule entièrement électrique.

Parallèlement, Renault prépare une nouvelle génération de véhicules électriques reposant sur la plateforme RGEV medium 2.0. Cette architecture doit permettre plusieurs configurations :

  • version 100 % électrique avec jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP
  • version électrique à transmission intégrale capable de tracter jusqu’à 2 tonnes
  • version électrique avec prolongateur d’autonomie, avec jusqu’à 1 400 km d’autonomie totale

Cette plateforme est conçue pour les segments B+ à D et peut accueillir différentes silhouettes de véhicules.

Des utilitaires électriques avec architecture 800 volts

L’électrification concerne aussi les véhicules utilitaires.

Le Trafic van E-Tech electric doit inaugurer deux technologies annoncées par Renault :

  • une architecture électrique 800 V destinée à faciliter la recharge rapide
  • une conception Software Defined Vehicle (SDV), centrée sur le logiciel

L’autonomie annoncée pour ce modèle atteint jusqu’à 450 km.

R-Space Lab, laboratoire pour l’habitacle du futur

Renault a également présenté R-Space Lab, un démonstrateur technologique destiné à explorer de nouvelles expériences à bord.

Long de 4,5 m et haut de 1,5 m, ce concept adopte une architecture monovolume avec un intérieur modulable. Parmi les éléments mis en avant :

  • un écran incurvé openR panorama occupant toute la largeur de la planche de bord
  • une direction steer-by-wire à commande électronique
  • des sièges modulables permettant différentes configurations d’espace
  • une surface vitrée étendue pour augmenter la luminosité intérieure

Le concept intègre aussi des fonctions de sécurité et d’assistance utilisant l’intelligence artificielle, comme un coach de conduite ou des dispositifs de détection destinés à sensibiliser les conducteurs.

Renault précise que ce laboratoire ne préfigure pas directement un modèle de série. On peut tout de même voir un retour du monospace, déjà rien qu’avec le nom de R-Space Lab. Ce nom vous rappelle peut-être quelque chose, c’était un concept en 2011 qui préfigurait le Scenic.

Une expansion internationale avec 14 nouveaux modèles

La stratégie futuREady repose également sur une expansion hors d’Europe.

Renault prévoit 14 nouveaux modèles pour les marchés internationaux d’ici 2030. La marque s’appuie pour cela sur cinq hubs industriels et commerciaux situés au :

  • Maroc
  • Turquie
  • Amérique latine
  • Corée du Sud
  • Inde

Ces régions représentent un potentiel de croissance comparable à celui de l’Europe selon la marque.

En 2025, Renault a vendu 620 000 véhicules hors Europe, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024.

Bridger Concept annonce un futur SUV urbain

Pour illustrer cette offensive internationale, Renault a présenté le Bridger Concept.

Ce show-car préfigure un SUV du segment B de moins de 4 mètres. Le véhicule adopte notamment :

  • une garde au sol de 200 mm
  • des roues de 18 pouces
  • un coffre de 400 litres

Malgré ses dimensions compactes, Renault indique que l’espace intérieur vise à offrir une habitabilité importante, avec 200 mm d’espace aux genoux à l’arrière.

La version de série doit être développée en Inde et reposera sur la plateforme RGMP small. Elle sera proposée selon les marchés avec motorisations thermique, hybride ou électrique.

La première commercialisation est prévue en Inde avant fin 2027, puis dans d’autres régions. Esthétiquement, ce Bridger emprunte énormément à Land Rover. Il pourrait avoir son public aussi en Europe.

Objectif 2030 : plus de 2 millions de véhicules vendus

Avec le plan futuREady, Renault affiche plusieurs objectifs pour la fin de la décennie :

  • plus de 2 millions de véhicules vendus dans le monde
  • 50 % des ventes réalisées hors d’Europe
  • 100 % de ventes électrifiées en Europe
  • 50 % de ventes électrifiées à l’international

La marque prévoit au total 26 nouveaux produits dans les quatre prochaines années pour soutenir cette stratégie.

L’article Renault vise 2 millions de ventes en 2030 : que contient réellement son plan « futuREady » ? est apparu en premier sur Le Blog Auto.

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