Vue normale

Sans réacteurs nucléaires, la France risquerait le blackout selon EDF

17 février 2026 à 15:23

D’après un document interne d’EDF consulté par La Tribune, un nombre minimal de réacteurs nucléaires doit rester connecté au réseau français en permanence pour garantir la stabilité électrique et ainsi jouer le rôle d’amortisseur de tension.

La gestion de la tension et les renouvelables, l’éternelle guerre entre électronique de puissance et inertie mécanique. Voilà une occasion qu’EDF n’a pas manquée pour critiquer les énergies renouvelables (ENR), a relevé la Tribune dans un document interne qu’elle a consulté. EDF estime qu’une base minimale de réacteurs nucléaires doit impérativement rester en fonctionnement pour éviter un risque de black-out. Non pas pour répondre à une demande extrême d’électricité, mais bien pour assurer la stabilité du système en tout temps.

Contrairement à la fréquence, identique partout en Europe (50 Hz), la tension est une donnée locale. Elle doit rester dans une plage précise pour ne pas endommager les équipements électroniques ou engendrer des coupures en cascade (comme le blackout espagnol du 28 avril 2025). Or, en période de faible consommation combinée à une forte production solaire, le réseau de transport se retrouve peu chargé. Les lignes à haute tension produisent alors davantage de puissance « réactive » ce qui tend à faire monter la tension.

Si ces déséquilibres ne sont pas corrigés rapidement, ils peuvent se propager. C’est ce qui s’est passé lors de la méga panne survenue dans la péninsule ibérique l’an dernier.

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EDF et les machines synchrones

EDF maintient, la solution repose sur le maintien d’une production dite synchrone, c’est-à-dire assurée par des machines tournantes : centrales nucléaires, hydrauliques ou thermiques. Ces installations apportent l’inertie et la capacité d’absorption de puissance réactive dont a besoin le réseau et ainsi contenir la tension.

Le document consulté par La Tribune identifie trois zones particulièrement sensibles : la Normandie-Paris, le Sud-Ouest et le bassin de la Loire. Dans ces régions, la régulation de la tension nécessiterait le maintien de plusieurs tranches nucléaires en fonctionnement, même en l’absence de besoin de production supplémentaire.

Paradoxalement, si la tendance est à l’arrêt des réacteurs (pour des raisons politiques ou de vieillissement), RTE sollicite de plus en plus le parc nucléaire pour ces services. À horizon 2030, ces demandes pourraient augmenter. EDF plaide pour une meilleure rémunération de ce service. Elle les justifie par des investissement évités dans le système électrique. Du côté des renouvelables, il y a des solutions : onduleurs, batteries, STEP ou compensateurs statiques.

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Chauffage, climatisation et eau chaude : Samsung lance une nouvelle pompe à chaleur tout-en-un inédite

17 février 2026 à 13:50

Samsung mise sur l’Europe pour lancer sa nouvelle pompe à chaleur. Alors que le marché est encore fragilisé par la baisse du pouvoir d’achat et la réduction des aides, le géant sud-coréen veut séduire les consommateurs européens en priorité.

Samsung vient de dévoiler une nouvelle pompe à chaleur résidentielle. Baptisé EHS All-in-One, ce système air/eau-air « tout-en-un » assure le chauffage des logements, la climatisation, le chauffage au sol et la production d’eau chaude sanitaire, le tout réuni dans une unité extérieure compacte. Le constructeur sud-coréen vise en priorité le marché européen, alors même que celui-ci cherche à se prémunir contre la concurrence asiatique.

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Un équipement efficace par grand froid et pensé pour réduire la consommation

Le groupe fait valoir plusieurs atouts de son produit, qui serait une version améliorée de l’EHS Mono R290, un modèle lancé en 2023. D’abord, le système se veut fiable tout au long de l’année, même en conditions extrêmes. Samsung annonce un fonctionnement du chauffage jusqu’à -25 °C, ainsi qu’une production d’eau chaude pouvant atteindre 65 °C même par temps glacial. L’appareil embarque un système de récupération de chaleur. Plutôt que d’évacuer l’énergie thermique durant le mode refroidissement, celle-ci est réutilisée pour chauffer l’eau sanitaire. Selon le fabricant, cette technologie peut, dans certaines conditions, plus que doubler l’efficacité énergétique de la production d’eau chaude.

La nouvelle pompe à chaleur Samsung intègre également une intelligence artificielle dédiée à l’optimisation énergétique. Cette fonctionnalité analyse les habitudes d’utilisation et les paramètres de fonctionnement afin d’ajuster automatiquement les réglages.

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Un premier lancement en Europe

Cet appareil sera d’abord commercialisé en Europe, avant un déploiement prévu en Corée dans un an. L’équipement a été d’ailleurs adapté aux standards européens, notamment avec l’intégration du fluide frigorigène R32, en remplacement du R410A qui est plus polluant.

Ce lancement intervient donc dans un contexte de marché encore fragile. Si les ventes se redressent légèrement à l’échelle du continent, certains pays restent en difficulté. C’est le cas de la France, où la crise s’intensifie. La demande recule sous l’effet de la baisse du pouvoir d’achat, de la réduction des aides et de la suspension de MaPrimeRénov’. Une contraction pesant directement sur les industriels qui voient chuter leur chiffre d’affaires.

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Pour soutenir ces fabricants, le gouvernement français a annoncé la mise en place d’un mécanisme de « préférence européenne ». Concrètement, la bonification des Certificats d’économie d’énergie (CEE) sera désormais réservée aux équipements dont le système moteur est fabriqué en Europe. L’objectif est de rééquilibrer la concurrence avec les fabricants asiatiques, dont les parts de marché ne cessent de progresser. Reste donc à voir si cette mesure impactera les prévisions de ventes de Samsung.

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La crise de la mémoire risque de faire couler plusieurs marques grand public, avertit le PDG de Phison

L’impact de l’IA sur les marchés de l’électronique grand public a déjà produit plusieurs effets visibles. Hausse des prix de plusieurs produits sur le marché DIY, arrêt de la marque Crucial par Micron, augmentations tarifaires chez de nombreux intégrateurs ; autant de signaux visibles par tous... [Tout lire]

Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2026

Par : echarp
17 février 2026 à 10:20

[Alliancy] La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux

✍ Tiago Gil, le jeudi 12 février 2026.

La centrale d’achat informatique hospitalière (CAIH) engage une nouvelle feuille de route sur cinq ans et initie le programme Alternative, destiné à bâtir un socle numérique souverain pour les systèmes d’information de santé.

[LeMagIT] L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre (€)

✍ Valéry Rieß-Marchive, le mercredi 11 février 2026.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de réitérer son engagement en faveur du logiciel libre. Dans la continuité d’une politique établie et confortée de longue date.

Et aussi:

[Républik IT] Les candidats aux Municipales vont-ils adopter le Logiciel Libre?

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 11 février 2026.

L’APRIL relance son initiative «Pacte du Logiciel Libre» à l’occasion du prochain scrutin municipal.

Et aussi:

Voir aussi:

[ZDNET] LibreOffice dénonce le format OOXML

Le mercredi 11 février 2026.

The Document Foundation (TDF) intensifie sa critique contre Microsoft, accusant le géant américain de privilégier ses intérêts commerciaux au détriment de l’interopérabilité.

[Les Numeriques] “Le vibe coding tue l'open-source”: quand l'IA dévore ce qui la nourrit, les économistes sonnent l'alerte

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 9 février 2026.

Quand un développeur demande à Claude ou ChatGPT d’écrire du code, l’IA pioche dans des milliers de bibliothèques libres sans que l’humain ne lise jamais leur documentation. Résultat: les mainteneurs de ces projets open-source, qui vivent de la visibilité générée par les visites et les interactions, voient leur audience s’effondrer. Une étude économique chiffre ce paradoxe: l’IA qui accélère le développement logiciel asphyxie l’écosystème qui le rend possible.

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Parcours libriste d’Isabella Vanni — « Libre à vous ! » du 10 février 2026 — Podcasts et références

268ème émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

  • sujet principal : parcours libriste d’Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l’April. Un parcours libriste est l’interview d’une seule personne pour parler de son parcours personnel et professionnel
  • chronique « Que libérer d’autre que du logiciel avec Antanak » sur « Les assises de l’attention »
  • chronique de Benjamin Bellamy sur « L’antéchrist et les petits hommes verts »
  • Quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre

Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 MHz en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune. Vous pouvez nous laisser un message sur le répondeur de la radio : pour réagir à l’un des sujets de l’émission, pour partager un témoignage, vos idées, vos suggestions, vos encouragements ou pour nous poser une question. Le numéro du répondeur : +33 9 72 51 55 46.

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Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige

Par : Hugo LARA
17 février 2026 à 09:23

Si les chutes de neige abondantes de ces dernières semaines font le bonheur des skieurs, elles donnent des sueurs aux opérateurs de centrales photovoltaïques en montagne. Dans la station de Superdévoluy (Hautes-Alpes), une vaste ombrière solaire n’a pu résister au poids des flocons et s’est brutalement effondrée sur le parking qu’elle recouvrait.

Lundi 16 février, en fin de journée, une ombrière photovoltaïque de 220 m de long et large de 10 m s’est effondrée sur un parking de la station de ski de Superdévoluy, dans les Hautes-Alpes, à 1500 m d’altitude. La centrale mise en service en 2017 déployait 8 767 m² de panneaux solaires à travers trois rangées, pour une puissance cumulée de 1,7 MWc. Les supports de l’une des rangées se sont littéralement pliés, basculant les panneaux à la verticale et déversant soudainement une couche de neige tassée de près d’un mètre d’épaisseur sur la voie publique.

Des recherches dignes d’une avalanche

D’importants moyens de secours ont été déployés pour retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Au total, 25 sapeurs-pompiers, cinq équipes cynophiles, dix véhicules de secours ainsi que plusieurs unités de gendarmerie ont été mobilisés pendant trois heures, dont des militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) accompagnés d’un chien spécialisé et d’un hélicoptère. Vingt pisteurs secouristes de la station et les services techniques de la mairie ont également prêté main-forte, mais aucune victime n’a heureusement été constatée.

L’origine de l’effondrement demeure indéterminée et fera l’objet d’investigations complémentaires. Outre les importantes chutes de neige, des rafales de vent balayaient la station au moment de l’incident.

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Hé, mais finalement, WARDOGS n’a pas l’air si nul !

Par : Estyaah
16 février 2026 à 23:34

On vous en parlait il y a une dizaine de jours, WARDOGS se montre de nouveau pour nous expliquer enfin plus concrètement ce qu’il proposera. On savait déjà que les développeurs s’étaient rapprochés des créateurs du mod King of the Hill pour Arma 3, mais on ne savait pas à quel point. Maintenant, c’est assez clair : il s’agit d’une transcription plutôt littérale en jeu standalone. En effet, il y aura trois équipes d’une trentaine de joueurs, dont l’objectif sera d’occuper une zone spécifique sur la map pour engranger des points, et chaque action permettra de gagner de l’argent, nécessaire pour faire évoluer son équipement. On n’est pas experts sur le mod du jeu de Bohemia, donc on ne saurait dire jusqu’où vont les similarités, mais dans WARDOGS, il semble que le teamplay soit réellement mis en avant, et d’une façon assez maligne : avec de la thunasse. Chaque action pour aider ses coéquipiers sera récompensée, ce qui encouragera les plus gros connards d’entre nous à tout de même relever les potes ou les transporter à l’autre bout de la map.

Un autre point intéressant est la non-restriction de la taille des escouades, ce qui permet de jouer avec les quatre potes habituels sans laisser Jean-Kevin sur le carreau, même s’il a un micro dégueulasse et qu’il n’a pas terminé de télécharger ses 8 Go de RAM supplémentaires. Sinon, il y a deux ou trois autres aspects techniques originaux, comme une mini-zone mouvante dans la zone à tenir, au sein de laquelle on gagnera encore plus de points et qui promet d’être le théâtre d’affrontements un peu plus nerveux, ou encore le fait qu’on conservera la monnaie emmagasinée entre chaque partie, afin d’avoir une sorte de méta-progression.

Visuellement, le jeu a l’air plutôt correct, et le mode de jeu est tout de même assez original. Évidemment, il faudra attendre d’avoir les mains dessus pour se forger une réelle opinion, mais on doit dire qu’on a changé d’avis depuis les premières présentations. On est franchement curieux de voir comment cela s’articulera.

Si vous aussi êtes intéressés par WARDOGS, vous pouvez dorénavant l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa nouvelle page Steam. Vous pourrez y découvrir que l’accès anticipé est prévu pour cette année.

Je tiens à dire publiquement que mon activité professionnelle ne porte pas, même de loin, sur le projet de nouvelles piscines d'entreposage de combust...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Je tiens à dire publiquement que mon activité professionnelle ne porte pas, même de loin, sur le projet de nouvelles piscines d'entreposage de combustible nucléaire.
Et pas non plus sur les projets d'extensions d'entreposages de déchets MHAVL.

Sans surprise, la majorité des devs de Highguard ont été licenciés

Par : Estyaah
16 février 2026 à 14:37

La semaine dernière, le studio Wildlight Entertainment a annoncé sur X le licenciement d’un nombre non déterminé de membres de l’équipe derrière son tout premier jeu, Highguard. Dans le cas où vous auriez déjà oublié ce que c’est, il s’agit d’un hero shooter en 3v3 avec une notion de loot et de la défense de base. La direction artistique absolument insipide n’avait pas spécialement attiré les foules. Malgré un démarrage correct avoisinant les 100 000 joueurs simultanés, le jeu, pourtant free-to-play, a rapidement sombré vers des chiffres difficilement soutenables pour Wildlight Entertainment. En effet, il fallait bien payer les développeurs et maintenir les serveurs. Mais avec des courbes qui dépassent de moins en moins les 5 000 joueurs sur les deux dernières semaines malgré l’ajout d’un mode 5v5, le studio a dû prendre une décision drastique.

Highguard

Ils assurent cependant conserver un groupe de développeurs pour continuer à maintenir et faire évoluer le jeu. La communication officielle n’est pas très loquace sur le nombre de départs, mais l’un des level designer mis à la porte a indiqué sur LinkedIn que « la plupart des membres de l’équipe de Wildlight » avait été licenciés.

Highguard 2

Il semble que personne ne soit très étonné : dès l’annonce lors des Game Awards, les joueurs avaient raillé le projet, qui semblait très décevant au regard des précédents projets des différents membres du studio (notamment Apex Legends et Titanfall 2). À la sortie, la tentative de hype lancée par certains influenceurs n’a pas suffi pour masquer les problèmes de performance, de rythme, ou la direction artistique sans âme. Cependant, tout n’était pas à jeter, et on avait trouvé ça beaucoup moins pourri que ne le laissait entendre les catastrophiques avis sur Steam. On avait passé une bonne soirée, mais on n’avait pas eu envie de relancer ensuite – chose que s’est dite la majorité des joueurs, au final. Ce sont tout autant de personnes qui n’achèteront pas de skins ou autres battle pass, pourtant absolument nécessaires à la survie du studio. On se rend compte du manque de discernement des dirigeants, qui n’avaient d’autre issue que de rencontrer un énorme succès s’ils ne voulaient pas s’écraser comme une bouse tiède sur le mur de la réalité. Peut-être auraient-ils dû consulter quelques professionnels du métier avant de faire un all-in. Si certains nous lisent, la prochaine fois, n’hésitez pas, on n’est pas cher !

Dans tous les cas, les serveurs sont toujours en fonctionnement. Et comme le jeu est free-to-play, si vous souhaitez tester, vous pouvez le récupérer en vous rendant sur sa page Steam. Mais ne tardez pas trop : le nombre joueurs continue de chuter, et le studio pourrait débrancher la prise dans les prochaines semaines.

À Paris, en 2026, Haussmann serait éconduit

16 février 2026 à 19:11

Une offre locative divisée par quatre en seulement trois ans. Pour les classes moyennes et populaires, la capitale est désormais inaccessible. En figeant le présent, la sur-réglementation a rendu tout projet de transformation impossible… au seul bénéfice de quelques privilégiés.

À Paris, l’offre de logement locatif s’est effondrée de 74 % entre 2021 et 2024, créant une catastrophe sans précédent : un studio parisien reçoit désormais en moyenne 832 demandes de location. La France a mis en chantier seulement 272 000 logements en 2025, record historiquement bas, tandis que les mises en chantier ont chuté de 59 500 à 40 800 entre 2022 et 2025 en Île-de-France. L’encadrement des loyers, les interdictions liées au DPE et, désormais, le Plan Local d’Urbanisme Bioclimatique, voté en novembre 2024, forment une tenaille réglementaire qui achève de paralyser le marché. Le plus stupéfiant reste l’ivresse bureaucratique qui accompagne ce désastre : alors que les mises en chantier s’effondrent à des records historiquement bas, les édiles se félicitent bruyamment de la « vertu » de leurs décrets.

Cette cécité n’est d’ailleurs plus une exclusivité parisienne, elle devient une pathologie des métropoles françaises. De Montpellier, où Michaël Delafosse s’obstine dans l’encadrement des loyers, à Nantes, où les élus se gargarisent de nouveaux règlements restrictifs, une même idéologie malthusienne semble avoir saisi les mairies. Sous les atours d’une certaine vision de l’écologie, la Ville de Paris a signé l’arrêt de mort de l’offre immobilière privée. Ce PLU érige un corset normatif qui, sous prétexte de mixité sociale et de résilience climatique, organise méthodiquement la rareté et l’exclusion.

Soviétisation ou passéisme : les errements des politiques du logement

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L’asphyxie par les quotas de logements sociaux

Le péché originel de ce PLU réside dans son mépris des mécanismes de l’offre. Pour faire chuter les prix dans une métropole en tension extrême, la solution est connue : construire massivement, haut et dense. Or le règlement actuel envisage une toute autre stratégie. Dès qu’une opération dépasse 500 m², elle doit désormais sacrifier entre 30 et 50 % de sa surface au logement social. Pour un investisseur, la rentabilité s’évapore instantanément.

Le plus redoutable reste le « pastillage » : plus de 800 adresses sont désormais ciblées par la Ville, qui peut y exiger jusqu’à 100 % de logement social. C’est une forme de nationalisation larvée : certains immeubles ont vu leur valeur chuter de 80 % du jour au lendemain. Le propriétaire perd la maîtrise de son bien, prisonnier d’une Mairie dont la dette explose et qui ne pourra jamais racheter ces biens au prix du marché.

L’urbanisme du vide

Le PLU bioclimatique ne bannit pas la densité par un décret brutal : il la rend techniquement toxique et économiquement suicidaire. Son arme la plus efficace est un acronyme administratif, le SELC (Espace Libre de Construction). Sous prétexte de laisser respirer le sol, la Mairie impose des quotas de vide qui explosent dès qu’une opération devient d’envergure.

Dès que l’on travaille sur une parcelle de plus de 3 500 m², le règlement exige de réserver entre 55 % et 60 % de la surface au vide. C’est un plafond mécanique qui transforme les gisements de logements en « gisements de sol nu ». Le paradoxe est tragique : Paris possède d’immenses emprises publiques — les grands hôpitaux (Pitié-Salpêtrière, Lariboisière), les campus de Jussieu, les casernes ou les faisceaux ferroviaires de la SNCF — qui sont les seuls lieux où l’on pourrait construire vite et fort sans léser le voisinage. Pour les hôpitaux, précisons l’enjeu : il ne s’agit pas ici de raser ces institutions mais d’en optimiser l’espace, d’en exploiter les délaissés fonciers et d’y densifier le bâti là où la place le permet. En soumettant ces sites stratégiques à la logique du « grand terrain = grand parc obligatoire », la Ville verrouille ses derniers réservoirs de croissance.

Pour mesurer l’ampleur du désastre, il faut oser une uchronie. Si le baron Haussmann se présentait aujourd’hui à l’Hôtel de Ville avec ses plans sous le bras, il serait éconduit comme un vulgaire « bétonneur ». L’ADN de Paris, cet îlot périmétral dense aux cours intérieures optimisées qui occupe traditionnellement les deux tiers du sol, est désormais illégal.

En exigeant de laisser la moitié de chaque terrain vide, en élévation comme en sous-sol, ce règlement brise net la morphologie de la « ville-bloc » pour lui substituer un urbanisme de la fragmentation. Si ces règles avaient régi le XIXe siècle : près d’un îlot parisien sur deux n’aurait jamais obtenu son permis de construire. Et l’offre de logements aurait été amputée d’un tiers sur les emprises massives qui font la grandeur de la capitale.

Paris ne serait pas cette métropole vibrante que le monde nous envie, mais une collection de bâtiments isolés émergeant de zones de « pleine terre » imposées. En sanctuarisant le vide au nom d’un idéal contemplatif, la Mairie administre la rareté. Si ces règles avaient existé en 1850, Haussmann n’aurait été qu’un paysagiste de banlieue, et Paris, un grand village étouffé sous ses propres jardinets.

Le sabotage par la complexité

Chaque mètre carré devient un véritable casse-tête d’ingénieur. Végétaliser les toits ? L’obligation impose un tel poids de terre qu’il faut renforcer toute la structure du bâtiment, pour un coût prohibitif. Planter des arbres ? Les distances imposées par rapport aux façades se transforment en interdictions de construire déguisées.

Additionnées, ces exigences techniques, paysagères et morphologiques créent une barrière à l’entrée froide et simple : la petite et moyenne propriété n’a ni la surface financière ni la capacité juridique pour absorber ce degré d’incertitude, d’itérations et d’aléas. Seuls les opérateurs capables de porter des années d’études, de négociations et de surcoûts — et donc de sortir du produit très haut de gamme — survivent.

On n’est plus dans l’urbanisme mais dans un cahier des charges punitif. L’écologie réglementaire produit ce paradoxe cruel : on optimise des opérations qui ne verront jamais le jour.

L’écologie à l’envers

L’ironie est mordante : ce plan trahit les principes mêmes de l’écologie rationnelle. Le levier le plus puissant de la décarbonation est la densité. Un Parisien qui marche ou prend le métro pollue bien moins qu’une famille exilée en deuxième couronne, dépendante de la voiture. Le mécanisme des « espaces à libérer » (EAL) est, à cet égard, éloquent : il condamne toute extension sur des emprises existantes, actant leur démolition future pour « verdir » le sol.

Pour le climat et la prospérité, vive la densité urbaine !

J’approfondis


En verrouillant les emprises publiques, les dents creuses et en empêchant les surélévations, la Mairie encourage mécaniquement la bétonisation des terres agricoles à 50 kilomètres de là. Sous un vernis de chlorophylle, c’est un égoïsme municipal antisocial qui s’exerce.

En administrant ainsi la rareté, la Mairie fracture Paris en 2 mondes : d’un côté, les bénéficiaires d’un logement social captif ; de l’autre, les détenteurs de fortunes capables de s’offrir le très rare résiduel privé.

Un véritable plan bioclimatique libéral embrasserait une tout autre philosophie : il simplifierait drastiquement les 271 pages de ce règlement, libérerait le potentiel des immenses emprises publiques et substituerait aux quotas confiscatoires des incitations à bâtir dense afin de faire baisser naturellement les prix. Pour restaurer le pouvoir d’achat immobilier et soigner le climat, le remède est connu : il faut des grues, de la densité et de la liberté. Sans un revirement radical, Paris ne sera bientôt plus qu’un décor végétalisé pour une ville qui a cessé de battre, un musée de la bonne conscience pétrifié dans son malthusianisme vert.

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La sortie de ChromaGun 2: Dye Hard n’attire pas foule

Par : Loulou
16 février 2026 à 15:08

Sorti ce 12 février, ChromaGun 2: Dye Hard, le puzzle-game coloré et développé par le studio Pixel Maniacs à l’origine du premier épisode, n’a pas rencontré un franc succès. Atteignant un pic maximum d’une cinquantaine de joueurs depuis son lancement, les retours sur le jeu n’en restent pas moins positifs. Il est notamment apprécié pour la narration, la direction artistique et musicale, ainsi que les différents puzzles à résoudre.

Dans cette suite, vous incarnerez un individu ayant accepté de tester le Chromagun Mark II pour le compte de l’entreprise Chromatec. Durant cette expérience, vous accéderez à un portail qui vous téléportera vers une autre dimension et commencera ainsi votre aventure pour découvrir les secrets entourant ce prétendu protocole de tests. Avec son histoire et son univers complétement loufoques, ChromaGun 2: Dye Hard a l’air plutôt intéressant. On avait testé la démo l’année dernière, et on avait trouvé les énigmes vraiment chouettes. On espère que c’est aussi le cas pour le jeu complet.

Si vous êtes intéressé par ChromaGun 2: Dye Hard, vous pouvez vous le procurer sur Steam ou l’Epic Games Store en bénéficiant d’une promotion de lancement de -10 % jusqu’au 19 février pour le premier et le 20 février pour le second.

La PlayStation 6, pas avant 2028 voire 2029 ?

En début de mois, Lisa Su a surpris son monde (y compris Microsoft apparemment) en évoquant un lancement de la Xbox appartenant à la 10e génération (de consoles, pas de Xbox) dès 2027. Surtout que quelques jours auparavant, des rumeurs, fondées sur l’analyse de David Gibson (un membre de MST Financial, un cabinet qui n’a, rassurez-vous, rien à voir avec les MST au sens où vous l’entendez), n’entrevoyaient pas une PlayStation 6 avant 2028, voire 2029... [Tout lire]

Déchets nucléaires : un ingénieur de l’Andra visé par une bombe artisanale à son domicile

Par : Hugo LARA
16 février 2026 à 15:27

Un dispositif explosif a été neutralisé sur la propriété d’un ingénieur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) impliqué dans le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. L’acte a été revendiqué par une surprenante « Commission Informelle pour la Promotion des Contes d’Hivers qui Finissent Bien ».

Un engin incendiaire de faible intensité, destiné à déclencher l’explosion de cartouches de gaz, a été désamorcé proche de la résidence d’un ingénieur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Liffol-le-Grand, dans les Vosges. Cette tentative d’attentat a été revendiquée par des opposants anonymes au projet Cigéo, qui prévoit l’enfouissement de déchets hautement radioactifs à 500 m de profondeur dans les sous-sols argileux de Bure (Meuse).

La bombe désamorcée était positionnée à proximité d’un cabanon sur la propriété de l’ingénieur, selon Cyril Vidot, le maire de Liffol. Qualifiée de « mafieux du nucléaire » dans un texte publié par les auteurs autoproclamés de l’attaque, cette personnalité haut placée avait déjà été visée par un jet de farine et des tags sur sa maison. Patrice Torres, directeur industriel de l’Andra, a condamné cette attaque, soulignant la gravité de la menace portée aux personnes et à leur domicile privé.

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Les opposants de Stop Cigéo dénoncent les violences

L’ingénieur et l’Andra ont immédiatement déposé plainte. De son côté, la coordination d’opposants Stop Cigéo a dénoncé les violences en précisant qu’elle ne cautionne pas les agressions contre des individus. Pour rappel, le projet Cigéo prévoit d’enfouir à grande profondeur dans une couche géologique jugée très stable environ 83 000 m³ de déchets nucléaires à haute radioactivité, avec une mise en service prévue entre 2035 et 2040. Le dossier suscite toujours une forte opposition locale et nationale.

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Il n’y aura pas un, mais trois événements Apple la semaine prochaine : iPhone 17e et MacBook au programme ?

26 février 2026 à 14:20

Apple a invité la presse à une « expérience spéciale » le 4 mars. L'iPhone 17e et de nouveaux Mac pourraient être les stars de l'événement… qui sera en réalité étalé sur une moitié de semaine.

Discord : le début de la fin ?

Par : ackboo
16 février 2026 à 12:37
Enshitification d'Internet, épisode 2572 : à partir de mars 2026, Discord vous demandera de scanner votre visage ou votre pièce d'identité pour prouver que vous êtes adulte. Sinon, vous serez considéré comme un adolescent et ne pourrez plus rejoindre certaines communautés ou recevoir des messages privés d'autres utilisateurs adultes. Au Royaume-Uni, Discord va même en profiter pour tester les services de Persona, une société spécialisée dans ce genre de vérification et liée au milliardaire fasciste Peter Thiel (ex-pote d'Elon Musk à Paypal puis cofondateur de la très maléfique firme de surveillance américaine Palantir). À la suite de ces annonces, les recherches Google pour « Discord alternative » ont augmenté de 10 000 % en quelques jours. Peut-être est-il temps d'aller voir du côté de Stoat (anciennement Revolt), ou simplement de réinstaller mIRC et TeamSpeak, comme au bon vieux temps. A.

Ce simulateur montre les gigantesques surfaces à cultiver pour produire du kérosène bas-carbone

Par : Hugo LARA
16 février 2026 à 11:58

Décarboner l’aviation est probablement l’un des défis les plus complexes que l’humanité doit relever. L’une des solutions actuellement privilégiées est l’utilisation de kérosène non fossile, produit avec des huiles végétales, des algues ou synthétisé à partir d’énergie photovoltaïque et de dioxyde de carbone. Certaines de ces alternatives nécessitent d’immenses surfaces au sol, qui peuvent désormais être visualisées grâce à un simulateur en ligne créé par un ingénieur indépendant.

« Avec des carburants d’aviation durables conventionnels produits à partir de maïs ou soja, vous aurez besoin d’un champ de la taille de l’Inde ». Le décor est planté par Antoine Pietri, un ingénieur logiciel français, à l’origine d’un simulateur qui indique l’emprunte au sol des sustainable aviation fuels (SAF), ces kérosènes alternatifs qui doivent verdir le trafic aérien. Ils représentent le seul espoir à court et moyen terme pour réduire les émissions de CO₂ de l’aviation, les batteries n’étant pour l’instant pas adaptées, à quelques exceptions près.

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Des impacts radicalement différents selon le carburant alternatif choisi

Toutefois, remplacer le kérosène fossile, abondant et bon marché, par des carburants d’origine végétale ou synthétique est loin d’être gagné d’avance. Il existe d’ailleurs une multitude de façons de les produire : à partir de colza, de maïs, d’huile de palme, de soja, de canne à sucre, de jatropha (une plante tropicale), d’algues ou en combinant de l’hydrogène produit avec de l’électricité solaire avec du CO₂ récupéré de cheminées industrielles.

Chacune de ces solutions nécessite une emprise au sol radicalement différente. Si le SAF fabriqué avec du colza ou du maïs imposerait d’immenses surfaces, le SAF synthétisé avec de l’électricité renouvelable et du dioxyde de carbone capté à la source se contenterait de nettement moins d’espace.

Tout cela paraissait bien abstrait avant la mise en ligne du simulateur « SAF footprint calculator » d’Antoine Pietri. Très simple à utiliser, il permet de s’apercevoir des terres nécessaires à chaque type de SAF, mais aussi de son coût, à différents niveaux. L’on peut estimer la surface monopolisée par un trajet simple ou aller-retour à l’échelle d’un seul passager (la distance parcourue est ajustable), d’un vol entier ou de l’ensemble de la flotte mondiale.

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L’exemple d’un aller-retour Paris – La Réunion

Ainsi, selon ce simulateur, un aller-retour Paris – La Réunion (18 800 km) à bord d’un appareil de 410 places carburant au SAF solaire + CO₂ nécessiterait une surface de 5 hectares, équivalente à un cinquième des célèbres jardins du Champ de Mars, face à la tour Eiffel. Une rotation ultra-bas-carbone à un coût ahurissant puisque le remplissage des réservoirs coûterait 2,1 millions de dollars, soit 13 fois plus cher que du kérosène fossile.

À l’inverse, ce même aller-retour réalisé avec du SAF conventionnel à base de maïs occuperait 100 hectares, soit quatre fois la surface du Champ de Mars. Une surface gigantesque mais un plein moins coûteux : 307 000 dollars, ce qui reste tout de même 2,75 fois plus cher que du kérosène fossile. Le simulateur fournit même une indication sur le risque de compétition avec l’agriculture destinée à l’alimentation humaine. Cette rotation consommerait la quantité de terres nécessaires à l’alimentation d’environ 600 personnes pendant un an.

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L’aviation n’est pas le secteur le plus émetteur, mais peine à participer aux efforts

L’aviation commerciale était responsable de 2,6 % des émissions de CO₂ mondiales en 2018 et de 5,1 % du réchauffement d’origine humaine selon Carbone4. C’est moins que le trafic routier et maritime ou encore l’industrie, mais c’est aussi le secteur dont les marges de réduction des émissions sont les plus faibles.

Si l’électrification des transports terrestres et de l’industrie lourde est relativement facile, avec des alternatives bas-carbone matures et des surcoûts plutôt maîtrisés, l’aviation bute encore contre des écueils technologiques et économiques pour passer au zéro émission.

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Ceci est une information à lire en solo dans une usine cozy

Par : ackboo
16 février 2026 à 11:00
Le site Gamediscover.co s'est livré à une étude intéressante : ils ont pris les jeux Steam ayant un revenu (estimé) supérieur à 100 000 dollars et ont décortiqué leur description, c'est-à-dire le petit paragraphe situé à droite de la page, juste en dessous de l'image du jeu. Ils ont ainsi identifié que l'utilisation du mot « cosy » avait bondi de 620 % entre 2020 et 2025. C'est la plus forte progression. Suivent les mots « solo » (+450 %), « factory » (+325 %), « endless » (+311 %) et « loot » (+238 %), puis « sim », « crafting », « cards », « coop » et « collect ». Si vous êtes développeur et que vous voulez maximiser vos chances de succès, il faudra donc sortir un simulateur d'usine cozy solo et coop, dans lequel on peut collecter du loot à l'infini pour crafter des cartes. Voilà, bon courage. A.
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