Vue normale

Sud du Liban : le dialogue est à l’arrêt, Israël poursuit ses “destructions systématiques”

En poursuivant son offensive militaire et ses démolitions dans le sud du pays du Cèdre, l’État hébreu compromet, selon Beyrouth, l’avenir des négociations sous l’égide des États-Unis, dont la date exacte de la prochaine session n’a pas encore été fixée. Et la question du désarmement du Hezbollah, au cœur de ces pourparlers, reste entière.

© PHOTO AMMAR AMMAR/AFP

Le village de Bani Hayyan, dans le sud du Liban, le 14 août 2026.

Yémen : le blocus des houthistes fait ses premières victimes en mer Rouge

L’escalade entre les rebelles yéménites et l’Arabie saoudite, enclenchée le mois dernier, franchit un nouveau seuil. Après des frappes houthistes contre des troupes prosaoudiennes au Yémen, ayant fait 58 morts la semaine dernière, ce sont six marins qui sont morts dans une attaque contre un cargo dans le détroit de Bab El-Mandeb.

© PHOTO MEDIA OFFICE OF THE MINISTRY OF TRANSPORT OF YEMEN/REUTERS

Le cargo “Tihamah” endommagé par des missiles et des drones marins houthistes près de Murad, au Yemen, le 11 août 2026.

Dans le nord de la Syrie, le retour sous haute tension de Kurdes déplacés par la guerre

Des hommes armés s’en sont pris lundi 10 août à des habitants kurdes de Ras Al-Aïn qui rentraient chez eux, sept ans après avoir fui l’offensive de la Turquie et de ses supplétifs syriens. Alors que l’accord conclu entre les Kurdes et le pouvoir à Damas prévoit leur retour, ces violences illustrent les tensions qui persistent dans les régions syriennes à majorité kurde.

© PHOTO Orhan Qereman/REUTERS

Des Kurdes syriens déplacés pendant la guerre civile font route vers leur foyer à Ras Al-Aïn, le 10 août 2026.

Nétanyahou rejette le plan de Trump pour Gaza, au risque de s’aliéner Washington

Le Premier ministre israélien s’est fermement opposé dimanche à la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, affirmant que Tsahal ne se retirerait pas de Gaza tant que le groupe islamiste ne serait pas totalement désarmé. Pour la presse internationale, Nétanyahou joue un jeu “très dangereux” et risque de fragiliser un peu plus ses relations avec Washington.

© photo Ronen Zvulun/REUTERS

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 19 mars 2026.

L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie scellent un pacte de défense régional “inspiré de l’Otan”

Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane a reçu vendredi le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, à La Mecque, où tous trois ont signé un accord de défense conjoint. Ce “bouclier” contre la menace iranienne marque un “pas inédit” dans la restructuration de l’architecture régionale, estime la presse internationale.

© Murat Cetinmuhurdar/PPO / via REUTERS

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, après la signature d’un pacte de défense à La Mecque, le 7 août 2026.

L’Iran dit avoir trouvé un accord avec Oman sur le détroit d’Ormuz

Téhéran a indiqué mercredi s’être mis d’accord avec Mascate sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le passage maritime, dont ils sont tous deux riverains. Pour la presse américaine, le projet reviendrait de fait à consacrer le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit.

© PHOTO STRINGER/REUTERS

Des bateaux dans le détroit d’Ormuz, le 3 août 2026.

Au Liban, six ans après l’explosion au port de Beyrouth, l’enquête “dans sa phase finale”

Les Libanais commémorent dans la douleur l’explosion gigantesque ayant fait, le 4 août 2020, plus de 200 morts et décimé des pans entiers de leur capitale. Mais contrairement aux précédentes commémorations, celle-ci se distingue par l’espoir d’un aboutissement de l’enquête, entravée pendant de longues années.

© Photo ANWAR AMRO / AFP

Des proches des victimes se rassemblent autour d’un mémorial au port de Beyrouth, le 4 août 2026.

Week-end “sanglant” à Gaza après l’annonce d’un accord par Washington

Près de vingt personnes ont été tuées dans des bombardements de l’armée israélienne sur l’enclave palestinienne, quelques jours après l’annonce par Donald Trump d’un accord sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire occupé.

© Photo EYAD BABA/AFP

Une Palestinienne déplacée réagit en observant la destruction d’abris de fortune à la suite d’une frappe aérienne israélienne ayant visé Deir El-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 1er août 2026.

À Gaza, le plan de désarmement accepté par le Hamas suscite une fragile “lueur d’espoir”

En acceptant la feuille de route du plan Trump prévoyant la mise hors service progressive de son arsenal en échange d’un retrait graduel de l’armée israélienne, le Hamas ouvre la perspective d’une fin de la guerre à Gaza, ardemment attendue par la population de l’enclave. Mais le succès de cet accord dépend désormais aussi de la volonté d’Israël de s’y conformer, observe la presse palestinienne.

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Des miliciens armés du Hamas dans la bande de Gaza, le 31 juillet 2026.

L’Arabie saoudite se prépare à une nouvelle guerre au Yémen

Les récentes attaques des houthistes contre des intérêts saoudiens et leur annonce d’un blocus maritime dans le détroit de Bab El-Mandeb risquent de balayer le fragile statu quo qui régnait au Yémen. Tous les acteurs se préparent à une reprise des combats à grande échelle, analyse la presse internationale.

© PHOTO KHALED ABDULLAH/REUTERS

Des membres d’une unité militaire houthiste lors d’une manifestation contre l’Arabie saoudite, à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par le groupe armé, le 17 juillet 2026.

En mer Rouge, un front de soutien à l’Iran piloté par les houthistes

Restée à l’écart depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis, la milice yéménite alliée de Téhéran entrave, depuis le 20 juillet, la principale voie maritime de contournement du détroit d’Ormuz pour les exportations pétrolières saoudiennes. Objectif : exercer une pression supplémentaire sur le marché mondial de l’or noir en vue de gains géopolitiques au profit de l’“axe iranien”, analyse “L’Orient-Le Jour”.

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Un marin yéménite (de la marine relevant du gouvernement officiel, opposé aux houthistes) à bord d’un navire au large des îles Hanish, en mer Rouge, le 27 juillet 2026.

À Gaza, des cours de natation pour “oublier les horreurs de la guerre”

Depuis le début de l’été, des centaines de jeunes Gazaouis ont pu profiter de piscines improvisées construites au bord de mer avec des gravats grâce à l’initiative d’un homme. Une échappatoire pour ces enfants traumatisés, raconte la correspondante du “Guardian” dans l’enclave palestinienne.

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Des familles gazaouies sur une plage alors que les opérations israéliennes dans l’enclave palestinienne se poursuivent, le 10 juillet 2026.

Le Koweït et le Pakistan signent un nouvel accord de défense

En pleine recrudescence de la guerre contre l’Iran, le Koweït cherche à diversifier ses alliances militaires. Alors que les milliers de soldats américains stationnés dans ce pays n’ont pas suffi à empêcher les attaques de Téhéran, Islamabad s’impose un peu plus comme “une solution de remplacement ou un complément” de la protection américaine dans le Golfe, estime la presse régionale.

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Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, émir du Koweït, lors d’une allocution télévisée le 9 mars 2026, une semaine après que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran.

Accalmie en Iran : les États-Unis craignaient de manquer d’armes défensives

Donald Trump a renoncé, pour l’instant, à attaquer massivement l’Iran. Selon “The New York Times” et d’autres médias d’outre-Atlantique, sa décision serait notamment liée à la dangereuse diminution des réserves d’intercepteurs de missiles.

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Dan Caine, le chef d’état-major interarmées, aurait mis en garde Donald Trump sur le risque d’amenuiser les réserves d’intercepteurs de missiles des États-Unis. Il était auditionné le 21 juillet 2026 au Congrès de Washington.

Israël fait un “geste de bonne volonté” sous conditions en faveur du plan Trump pour Gaza

Le gouvernement israélien a approuvé, dimanche 26 juillet, le principe du déploiement d’une force multinationale et celui de l’entrée du comité appelé à l’administrer dans l’enclave palestinienne. Une avancée pour le plan de paix du président américain, annoncée juste avant la visite à Washington de Benyamin Nétanyahou, mais qui reste strictement encadrée par les exigences de l’État hébreu.

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Un bloc de béton jaune marquant la “ligne jaune” de Gaza, le 27 juillet 2026, dans un quartier de la ville de Gaza.

L’armée israélienne se déploie massivement en Cisjordanie occupée

Durant tout le week-end, l’armée israélienne a mené une vaste opération “antiterroriste” en Cisjordanie occupée suite à de violents affrontements entre Palestiniens et colons israéliens. Une situation explosive envenimée par les déclarations incendiaires du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

© Photo Tomer Neuberg/REUTERS

Une arrestation musclée lors d’une manifestation pour dénoncer la violence des colons israéliens en Cisjordanie, à Tel-Aviv (Israël), le 25 juillet 2026.

Les États-Unis annoncent un accord de coopération nucléaire avec l’Arabie saoudite, un “triomphe” pour Riyad

Washington a signé mercredi un accord de coopération nucléaire avec le royaume, ouvrant la voie à un programme nucléaire civil et à l’enrichissement d’uranium sur le sol saoudien. La presse américaine s’alarme des concessions accordées à Riyad, notamment d’une dérogation exemptant l’Arabie saoudite des inspections internationales renforcées habituellement exigées.

© PHOTO EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS

Le prince saoudien et Premier ministre Mohammed ben Salmane s’exprime aux côtés du président américain Donald Trump lors d’une visite à la Maison-Blanche à Washington, le 18 novembre 2025.

La guerre reprend, mais que veut vraiment Donald Trump ?

Dans ce nouveau bras de fer qui se joue au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran, Washington chercherait à accroître la pression militaire en vue d’obtenir des concessions, notamment sur la question du contrôle du détroit d’Ormuz. Mais certains évoquent un autre scénario en cas d’échec du plan actuel : celui d’une guerre de plus longue durée, visant à renverser le régime iranien.

© photo Commandement central des États-Unis (CENTCOM)/AFP

Capture d’écran d’une vidéo diffusée par le Centcom, le Commandement central des États-Unis, le 21 juillet 2026, montrant les forces américaines se préparer à mener des frappes contre l’Iran.

L’armée libanaise entame son déploiement dans les “zones pilotes” du sud du pays

L’armée libanaise est entrée le 21 juillet dans une localité du sud du pays dont l’armée israélienne s’est retirée, première concrétisation de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Beyrouth et Israël. Ce déploiement intervient alors que le président libanais Joseph Aoun doit s’entretenir avec Donald Trump à la Maison-Blanche. Mais la poursuite du processus reste conditionnée à la capacité des autorités libanaises à retirer les armes du Hezbollah.

© REUTERS/STRINGER

Des véhicules de l’armée libanaise entrant le 21 juillet 2026 dans la localité de Zaoutar Al-Gharbiyé, dans le sud du Liban, l’une des “zones-pilotes” prévus par l’accord-cadre signé en juin par Israël et le Liban.

“Un tournant” : l’Irak s’aligne sur les États-Unis et sanctionne le Hezbollah

Les autorités irakiennes ont placé le Hezbollah sur la liste des organisations soumises à des restrictions bancaires et financières, ont annoncé le 15 juillet plusieurs médias irakiens et libanais. Une décision qui intervient au lendemain de la visite cette semaine du nouveau Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, à Washington.

© PHOTO EVAN VUCCI/REUTERS

Le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, serre la main à Donald Trump lors d’un échange à la Maison-Blanche, aux États-Unis, le 14 juillet 2026.
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