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Aujourd’hui — 16 juin 2021Flux principal

Va-t-on bientôt avoir de vraies capes d’invisibilité ?

16 juin 2021 à 15:46
Par : Hugo Ruher

Harry Potter

Les capes d'invisibilité pourraient devenir une réalité. Plusieurs projets sont en cours pour rendre toute sorte d'objets indétectables par des yeux humains en jouant sur la diffusion des ondes électromagnétiques. [Lire la suite]

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Hier — 15 juin 2021Flux principal

La Chine s’attaque au challenge des séjours longs dans l’espace

15 juin 2021 à 13:00

taikonaute

La Chine s'apprête à renvoyer des taïkonautes dans l'espace : une mission de longue durée doit partir le 17 juin pour rejoindre l'embryon de la nouvelle station spatiale chinoise pour une durée d'environ trois mois. La dernière fois qu'un équipage chinois est allé dans l'espace, c'était en 2016. [Lire la suite]

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À partir d’avant-hierFlux principal

La Roumanie mise sur le nucléaire pour tenir ses objectifs climatiques

14 juin 2021 à 11:52
roumanie mise nucleaire objectifs climatiques - L'Energeek

Ce vendredi 11 juin 2021, en Roumanie, plusieurs spécialistes du nucléaire ont expliqué pourquoi le pays avait choisi cette énergie, associée aux renouvelables, pour atteindre ses objectif climatiques. Le recours au nucléaire semble pour eux la seule voie possible pour décarbonner la production d’électricité en Roumanie, et fermer les centrales au gaz et au charbon. La Roumanie soutient d’ailleurs l’intégration du nucléaire dans la taxonomie verte.

La Roumanie va construire deux nouveaux réacteurs dans la centrale nucléaire de Cernavodă

La Roumanie a fait le choix du nucléaire pour assurer sa transition énergétique, et le pays espère que l’Union Européenne intégrera l’atome dans sa très attendue taxonomie verte – pour l’heure, la question demeure en suspens. Ce 11 juin 2021, le reporter d’Euronews Hans von der Brelie a publié le résultat d’une enquête, où il est parti à la rencontre de spécialistes de l’énergie nucléaire en Roumanie, pour comprendre les raisons des choix énergétiques des autorités roumaines.

Actuellement, les combustibles fossiles assurent environ 40% de la production électrique roumaine (dont 25% pour le charbon). Le pays dispose de deux centrales nucléaires, héritées de la période communiste, à Cernavodă, petite ville au bord du Danube. Fin octobre 2020, les premiers ministres roumains et français, Ludovic Orban et Jean Castex, ont signé une déclaration d’intention de coopération dans le domaine du nucléaire civil pour la construction des réacteurs 3 et 4 de Cernavodă et à la rénovation du réacteur 1. Cet accord acte la participation de la France, aux cotés des Etats-Unis et du Canada, à l’extension de cette centrale.

La Roumanie envisageait au départ d’agrandir Cernavodă via un partenariat avec la Chine et le Canada, un projet piloté par China General Nuclear Power (CGN). Mais ces discussions ont été rompues, et c’est bien un consortium dirigé par la société d’ingénierie américaine AECom, avec des partenaires canadiens, français et roumains (dont Orano) qui développera l’extension de la centrale nucléaire, pour un total de 8 milliards de dollars.

Pour atteindre les objectifs climatiques de la Roumanie, «  nous devons développer les énergies renouvelables et continuer le programme nucléaire »

Pour Teodor Chirica, président du conseil d’administration de Nuclearelectrica, à Bucarest, ce choix d’investissement s’imposait pour tenir les engagements de la Roumanie dans l’Accord de Paris : Pour atteindre ces objectifs, nous devons développer les énergies renouvelables et continuer le programme nucléaire : il est impossible de les remplir sans cela. Aujourd’hui, on parle de 18 à 20% de nucléaire dans notre mix énergétique ; 30 à 35% est une part atteignable d’ici à 2050 si on reste sur la progression que nous avons aujourd’hui”, expose-t-il.

Il espère par ailleurs que le nucléaire sera intégré à la taxonomie verte, tout en critiquant la posture des opposants à cette décision : “Les uns sont dans une posture politique, idéologique et les autres s’appuient sur la science. Si dans le pire des cas, la liste de référence de l’Union européenne, la taxonomie, n’intègre pas le nucléaire, cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas développer le nucléaire. Le problème, c’est que nous ne pourrons pas avoir accès à des financements abordables comme dans le cas des autres énergies et cela pourra pénaliser l’aspect économique du projet”, défend Teodor Chirica.

Le chef d’équipe de la centrale Cernavodă, Costin Antonie, avance des arguments similaires, en décrivant le mix idéal pour décarboner la production d’électricité en Roumanie : “Le premier élément, c’est l’énergie nucléaire qui est la base parce qu’elle est toujours disponible quand on en a besoin. Ensuite, il y a les renouvelables : on en a en Roumanie, il faudrait les maintenir et même investir plus là-dedans, mais elles ne sont pas disponibles tout le temps et ce manque de disponibilité est compensé par le nucléaire”.

Parallèlement au développement de son programme nucléaire, la Roumanie veut investir largement pour exploiter au mieux son potentiel dans l’éolien et le photovoltaïque. La Roumanie fait partie des nombreux pays de l’Est de l’Europe, membres de l’Union Européenne, et qui ont décidé d’investir dans le nucléaire pour tenir leurs objectifs climatiques, aux cotés de la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie.

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Le tout premier selfie du rover Zhurong sur Mars est prodigieux

11 juin 2021 à 11:07

Il a encore fallu patienter pour que la CNSA présente de nouvelles photos capturées par son rover Zhurong à la surface de Mars. L'attente est récompensée : l'astromobile de la mission Tianwen-1 a pris de beaux clichés, dont un premier selfie ébouriffant. [Lire la suite]

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La Chine est le 1er mineur de bitcoin mais les USA gagnent bien plus d’argent avec

11 juin 2021 à 08:30
Par : Anne Cagan

Le classement de Chainalysis révèle quels pays ont le plus bénéficié du boom du bitcoin en 2020. Avec quelques résultats surprenants à la clé. [Lire la suite]

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Cette IA fait des choix comme un humain

10 juin 2021 à 20:00
Par : Hugo Ruher

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous sommes confrontés à un choix difficile ? C'est ce qu'essaye de savoir un algorithme construit par machine learning. Un programme qui a analysé 10 000 choix jusqu'à comprendre, mais aussi prévoir comment un humain réagirait. [Lire la suite]

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En Chine, c’est le « jour du jugement dernier » pour le bitcoin

8 juin 2021 à 12:01
Par : Anne Cagan

La Chine a beau concentrer l'essentiel du minage de cryptomonnaies mondial, elle se montre de plus en plus hostile vis-à-vis de ces actifs numériques. [Lire la suite]

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Tianwen-1 : la sonde a pris en photo le site d’atterrissage du rover Zhurong sur Mars

8 juin 2021 à 10:08

Pendant que le rover Zhurong s'active à la surface de Mars, l'orbiteur de la mission Tianwen-1 continue de tourner autour de la planète. Il a obtenu des images du site où s'est posé l'astromobile, avant puis après son atterrissage. [Lire la suite]

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La Chine construit une IA surpuissante pour peser face aux États-Unis

4 juin 2021 à 14:45

La Chine vient de construire un modèle d'intelligence artificielle de pointe. Wu Dao profite d'une puissance de calcul brute supérieure à ce que savent faire les modèles les plus avancés d'aujourd'hui. Mais tout ne se résume pas aux chiffres. [Lire la suite]

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L’énergie en Afrique, grande oubliée du plan Net Zéro 2050 de l’AIE

27 mai 2021 à 16:16
L’énergie en Afrique, grande oubliée du plan Net Zéro 2050 de l'AIE

L’AIE vient de publier la feuille de route de son plan Net Zéro 2050 mais la question de l’énergie en Afrique est la grande absente des recommandations de l’Agence. La feuille de route doit servir à accompagner les décideurs politiques pour atteindre la neutralité carbone. Gel des investissements dans les énergies fossiles, développement des énergies vertes, déconsommation énergétique… Autant de sujets pertinents pour les pays développés. Mais ils sont loin de répondre aux problèmes africains. Alors que l’Afrique se bat pout le simple accès à l’énergie, le plan défendu par l’AIE semble bien loin de la réalité du continent.

Energie en Afrique : l’AIE oublie le défi de l’électrification

“La transition énergétique mondiale doit être inclusive, équitable et juste. Malheureusement, la feuille de route établie par l’AIE ne répond à aucune de ces exigences.” Le ton est donné. Jeudi 27 mai, la Chambre de l’Energie Africaine n’a pas manqué de réagir au plan Net Zéro présenté par l’AIE dans un communiqué on ne peut plus critique. En cause ? Le groupement des professionnels du secteur africain de l’énergie constatent un plan inadapté aux pays en développement. Pire : certaines recommandations de l’AIE pour l’énergie de 2050 vont à l’encontre des intérêts de l’Afrique. Elles oublient un peu vite les contraintes de la région.

Le plan de l’AIE repose en partie sur le fait que, d’ici 2030, la majeure partie de la population mondiale aura accès à des alternatives propres pour leur consommation énergétique. Mais en Afrique, l’heure n’est pas au choix : la priorité, c’est l’électrification. Le continent doit en premier lieu lutter contre la pauvreté énergétique. Encore 592 millions d’habitants n’ont pas accès à l’électricité sur le continent. Même l’Afrique du Sud, pays le plus développé du continent, est confronté à une situation électrique inextricable avec un réseau vieillissant et instable. Dans ce pays comme sur le reste du continent, il semble improbable que la situation évolue drastiquement dans les dix prochaines années.

Les nations africaines se sentent d’autant plus oubliées du projet de transition énergétique global qu’elles comptent parmi les pays les moins pollueurs au monde. Pour l’année 2020, le continent africain a émis sept fois moins de CO2 que la Chine à elle seule. Elles craignent également qu’un cadre énergétique de plus en plus contraignant ne freine encore leur développement industriel et économique.

Qui pour investir dans les énergies renouvelables en Afrique ?

A l’heure actuelle, le continent africain fait preuve d’un dynamisme inégal en matière de développement énergétique. A l’instar des disparités constatées au sein de l’Europe, tous les pays africains n’ont pas les mêmes priorités en matière de transition énergétique. Toutefois, les gouvernements sont largement mobilisés en faveur du développement de l’autonomie énergétique du continent. Et plusieurs pays investissent dans le domaine des énergies vertes. C’est notamment le cas du Maroc, qui développe sa production d’énergie solaire depuis plusieurs années maintenant.

D’après la feuille de route de l’AIE, la transition énergétique a avant tout besoin de plus d’investissements pour atteindre la neutralité carbone. L’AIE recommande de multiplier par cinq les investissements mondiaux pour développer les énergies vertes. Le budget total passerait donc de 1 000 milliards de dollars à 5 000. Mais là encore, les pays africains sont sceptiques quant à la capacité de financement de leur continent.

L’Afrique a du mal à capter les financements internationaux pour soutenir des projets liés aux énergies renouvelables. Les partenaires commerciaux qui s’intéressent à l’énergie en Afrique sont principalement présents pour les ressources fossiles : pétrole et gaz. Or, ces ressources fossiles sont aussi le principal levier de financement pour les états africains. Des leviers que le plan de l’AIE, qui prône un gel des investissements dans les énergies carbone, ne prend pas en compte. Comme le souligne la Chambre de l’Energie Africaine : “L’industrie pétrolière est la principale source de revenus de nombreuses nations africaines. Sans la poursuite de la production pétrolière […] leurs économies souffriront.”

L’ombre de la Chine plane sur le pétrole africain

L’avenir de l’économie fossile inquiète d’ailleurs particulièrement les pays africains. Le continent, dont les réserves fossiles sont importantes, attise l’intérêt de la Chine, dont les besoins énergétiques croissent chaque année. Cet intérêt se manifeste par la multiplication des investissements chinois dans des projets pétroliers sur plusieurs territoires africains : Angola, Guinée équatoriale, Nigéria, République Démocratique du Congo et Soudan. Dès 2008, un rapport du CAIRN constatait une relation de forte dépendance en train de s’installer entre la Chine et l’Afrique. “L’une des caractéristiques principales de la relation Chine-Afrique est la place prépondérante du commerce de matières premières africaines pour alimenter l’expansion économique chinoise.” Mais cette attention chinoise n’est pas nécessairement confortable pour les pays africains.

De fait, depuis dix ans, les investissements chinois dans le pétrole africain sont à la hausse. La Chine investit désormais dans une vingtaine de pays africains pour développer ses importations de pétrole. La Chambre de l’Energie Africaine constate que, dans les années à venir, “les gouvernements africains n’auront guère d’autre choix que de s’associer à la Chine”. Le rapport de la CEA va plus loin : “Dans ce scénario, la Chine deviendra l’entité la plus influente dans l’industrie pétrolière et gazière africaine. Et donner à la Chine un tel monopole est un jeu dangereux.”

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Pourquoi le rover Zhurong a-t-il mis si longtemps à envoyer des photos de Mars ?

24 mai 2021 à 08:26
Par : Hugo Ruher

Il a fallu 4 jours entre son atterrissage et l'arrivée des premières photos. Pourquoi le rover chinois Zhurong a-t-il mis tant de temps à partager ses clichés de Mars ? La réponse tient à des contraintes techniques, mais aussi à la manière dont la Chine communique. [Lire la suite]

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Étienne Simon-Lorière : « L’hypothèse d’une fabrication en laboratoire reste largement écartée »

22 mai 2021 à 15:26

Virologue à l’Institut Pasteur, Étienne Simon-Lorière estime que l’hypothèse d’une émergence naturelle du virus du Covid-19 reste dans la course sans qu’on puisse écarter celle d’une fuite accidentelle du virus d’un laboratoire. L’idée que le virus aurait été « fabriqué » est en revanche peu plausible… Explications.

Étienne Simon-Lorière (crédits : Institut Pasteur).

Plus d’un an après l’apparition du SARS-Cov-2, l’origine du virus provoquant le Covid-19 n’est toujours pas établie. Les dizaines de milliers de tests effectués pour confirmer l’hypothèse d’une zoonose naturelle en identifiant le fameux animal intermédiaire responsable de la transmission du virus de la chauve-souris à l’Homme ne sont à ce stade toujours pas concluants. L’opacité des autorités chinoises ne permettent pas non plus d’enquêter sérieusement sur place pour valider l’hypothèse d’une infection de l’Homme par un coronavirus de chauve-souris – par exemple à l ‘occasion d’un prélèvement – et la circulation de l’épidémie à bas bruit jusqu’à l’explosion de l’épidémie à Wuhan fin 2019. 

De sorte que l’hypothèse selon laquelle un virus d’origine naturelle conservé dans un laboratoire aurait pu s’en échapper accidentellement du fait d’une défaillance de sécurité revient sur le devant de la scène.

Selon Richard Ebright, professeur de biologie chimique à l’Université Rutgers (New Jersey), cette hypothèse est étayée par trois arguments :

1/ L’épidémie est apparue à Wuhan, c’est-à-dire dans une ville ne comportant pas de colonies de chauves-souris rhinolophes qui constituent le réservoir des coronavirus proches du SARS-CoV-2.

2/ L’Institut de virologie de Wuhan (WIV) abrite un laboratoire « P3 » (distinct du laboratoire P4 construit en coopération avec la France) qui mène le plus grand projet de recherche au monde sur les virus de la chauve-souris rhinolophe et possède la plus grande collection au monde de souches de ce type.

3/ Les équipements de protection individuelle et les normes de biosécurité utilisées en Chine exposeraient le personnel de ces laboratoires à un risque très élevé d’infection par un virus ayant les propriétés du SARS-CoV-2.

Même si elle n’est pas prouvée, la thèse de l’accident ne relève pas du complotisme et ne saurait être identifiée aux accusations fantaisistes qui, à partir du mois de janvier 2020, ont commencé sur Internet à viser Bill Gates, le Pentagone, George Soros, Jacques Attali, Yves Lévy (l’époux de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn) ou encore l’Institut Pasteur.

C’est dans ce contexte de diffusion frénétique de fake news complotistes qu’une trentaine de scientifiques du monde entier – dont le virologue allemand Christian Drosten – publiait en mars 2020 dans The Lancet un texte s’alarmant de la menace que « les rumeurs et les informations erronées autour [des origines du virus] » faisaient peser sur le partage rapide, ouvert et transparent des données sur cette épidémie, et condamnant « fermement les théories du complot suggérant que le Covid-19 n’a pas d’origine naturelle ».

En octobre 2020, le virologue Étienne Decroly (CNRS) a évoqué l’hypothèse d’un échappement du virus à la suite d’une ou plusieurs « expériences de “gain de fonction” », une technique consistant à contraindre un virus à évoluer par répétition d’infections sur des animaux de laboratoire ou des cellules mises en culture.

Pour y voir plus clair, Étienne Simon-Lorière, chercheur en virologie à l’Institut Pasteur, a accepté de répondre à nos questions.

Conspiracy Watch : Quelle est l’hypothèse aujourd’hui privilégiée par la communauté scientifique quant à l’origine du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19 ?

Étienne Simon-Lorière : Je dirais que l’opinion dominante reste sur l’hypothèse d’une émergence naturelle. L’hypothèse qui est largement écartée est celle d’une fabrication en laboratoire. Reste donc une troisième possibilité, qui est discutée dans la communauté scientifique en ce moment, qui rappelle qu’on ne peut pas entièrement écarter un échappement accidentel d’un laboratoire. On ne parle donc pas d’un virus fabriqué, mais simplement de chercheurs qui auraient récolté un virus en faisant des prélèvements sur les chauves-souris, qui auraient mis ce virus en culture pour faire des analyses et qui, par accident, se seraient contaminés et auraient ainsi lancé l’épidémie. L’explication la plus simple, c’est donc celle d’un virus qui était naturellement présent chez les chauves-souris et qui a fini par arriver chez l’Homme, soit en passant par un autre animal, soit en passant par une personne qui l’a manipulé. Et si on doit lister toutes les possibilités, cette personne pourrait être un individu quelque part en Chine qui a besoin de nourrir sa famille en vendant des animaux vivants sur un marché, mais aussi potentiellement un technicien dans un laboratoire qui s’est renversé quelque chose sur lui et a ensuite contaminé ses proches.

CW : Quels arguments plaident dans un sens ou dans l’autre ?

É. S-L : Il n’y a pas d’éléments scientifiques qui permettraient de différencier une zoonose naturelle d’une contamination accidentelle dans un laboratoire. En revanche, aucun argument ne plaide dans le sens d’une fabrication en laboratoire. On observe un virus qui, sur des aspects clés de son fonctionnement, ne ressemble pas à ce qui était connu par la science jusqu’alors, par exemple sur sa façon de se lier à son récepteur pour entrer dans nos cellules ou sur la question de la furine [voir plus bas – ndlr]. Si c’était quelque chose qui avait été inventé, on peut faire le raisonnement inverse et se demander comment une personne aurait pu penser qu’en mettant quelques lettres dans cet ordre, cela allait donner un virus fonctionnel.

CW : Ce que vous voulez dire, c’est que le SARS-CoV-2 a un fonctionnement auquel aucun être humain n’aurait jamais pu penser de lui-même logiquement ?

É. S-L : Exactement, du moins sur la base des connaissances internationales sur cette famille de virus à l’époque. Cependant, si c’est quelque chose qui s’est fait sans intervention humaine directe, par exemple si le virus a été isolé à partir de chauve-souris dans une grotte et que celui-ci a été cultivé en laboratoire pour l’étudier, peut-être en le cultivant en parallèle avec un autre virus dans un même tube et que des échanges de matériel génétique ont eu lieu – c’est ce qu’on observe très souvent dans cette famille de virus –, sans intervention humaine, il n’est pas possible de le détecter. Mais c’est aussi, précisément, ce qui arrive extrêmement souvent dans la nature, comme on le voit en étudiant les séquences de coronavirus détectées dans de nombreuses espèces de chauve-souris, et dont, à ce stade, nous n’avons clairement échantillonné qu’une toute petite partie.

CW : Pourquoi la thèse d’une éventuelle fuite de laboratoire, qui était plutôt écartée par la communauté scientifique il y a un an, est-elle aujourd’hui davantage acceptée ?

É. S-L : Il est malheureusement possible que ce soit en grande partie des problèmes de formulation : les personnes qui avaient listé les possibles événements ayant conduit à cette émergence ont immédiatement associé la thèse du laboratoire avec celle d’une fabrication intentionnelle, pour laquelle on n’a clairement aucun élément. Le mot « laboratoire » a tout de suite été associé à une idée d’intentionnalité, de volonté. Il y a donc eu une réaction assez hostile à l’égard des théories liant l’origine du virus à un laboratoire. Peut-être que si les gens avaient mieux différencié la thèse d’un virus fabriqué en laboratoire à dessein, presque unanimement rejetée par la communauté scientifique, de celle d’une fuite accidentelle d’un virus naturel, cette dernière serait restée dans la discussion. C’est comme ça qu’on en est arrivé à cette vision peut-être un peu trop centrée sur « c’est naturel un point c’est tout », alors que la thèse de la fuite d’un laboratoire aurait dû être maintenue dans la liste des scénarios plausibles. Mais quoi qu’il en soit, il faut explorer ces questions par le biais d’une enquête.

CW : Voilà donc comment la thèse du laboratoire s’est retrouvée cantonnée aux complotistes ?

ESL : Exactement, c’est comme ça que je l’interprète.

CW : Que dire des thèses du professeur Montagnier qui, en avril 2020, a été le grand vecteur en France de la thèse d’une fabrication en laboratoire ?

É. S-L : Voilà exactement l’exemple de quelqu’un qui a contribué à décrédibiliser la thèse du laboratoire en avançant des choses sans fondement sur le plan scientifique. Le Pr Montagnier défendait précisément cette idée d’une conception en laboratoire à dessein, résultant d’une manipulation humaine. Et c’est ça qui ne tenait pas.

CW : Il parlait d’ajout de séquence d’autres virus…  Comment était-il arrivé à cette conclusion et en quoi est-elle défaillante ?

É. S-L : Il évoquait notamment des séquences génétiques issues du VIH. En fait, il avait notamment relayé les analyses de chercheurs d’Inde avec trop peu d’expertise et qui ont par la suite rétracté leurs travaux lorsque les erreurs méthodologiques leur ont été présentées. En regardant des petits fragments du génome du SARS-CoV-2, ces chercheurs avaient retrouvé les mêmes dans le génome du VIH. C’était vraiment l’équivalent d’une recherche « Ctrl+F » dans Word… Il n’y a que quatre lettres dans le code génétique, ATCG ou AUCG pour les virus à ARN. Donc si on prend juste un enchaînement de 8-10 lettres comme ils l’ont fait, le hasard peut très facilement faire qu’on retrouve un enchaînement identique ailleurs, dans une plante, une bactérie ou, ici, dans le VIH. Quelques lettres enchaînées sur un élément qui en compte près de 30 000, c’est quelque chose qui, de manière stochastique, arrive très fréquemment.

>>> Lire, sur Conspiracy Watch : Le prix Nobel du complotisme (19/04/2020)

CW : Pourquoi la communauté scientifique a au contraire plaidé quasi unanimement pour la thèse de l’origine animale ?

É. S-L : Tout simplement parce que pour les autres coronavirus, on sait que ce sont typiquement des zoonoses, des pathogènes issus d’animaux qui ne rendent pas nécessairement malades. On sait que cette famille de virus a des très proches cousins chez les chauves-souris, voire des virus quasiment identiques, par exemple pour le SRAS ou pour le MERS. Donc même s’il y a eu un passage par la case laboratoire, que ce soit avec ou sans modifications, il est irréfutable de dire que ce virus est à la base d’origine animale. Il vient très vraisemblablement de la chauve-souris, avec ou sans animal intermédiaire, question sur laquelle on n’a pas encore de certitude.

 CW : On a entendu dire qu’il existait des marqueurs génétiques laissés par un virus fabriqué artificiellement, qui permettraient de l’identifier très clairement comme tel, et que justement le SARS-CoV-2 en était dépourvu. D’autres scientifiques, Étienne Decroly par exemple, ont remis récemment ce point en question en affirmant qu’un virus fabriqué pouvait également ne laisser aucune trace. Pouvez-vous nous expliquer ?

É. S-L : Historiquement, quand des gens reconstruisaient des virus ou des gènes artificiellement, ils avaient besoin de mettre dans la séquence génétique des composants qui permettent aux divers éléments de pouvoir s’emboîter, comme des pièces de Lego. Et ces composants laissent des traces dans le génome. Or, là, la communauté scientifique est a priori d’accord sur le fait qu’il n’y a pas de traces de ces éléments, rien dans le génome du virus qui suggère ce genre de manipulation. Mais depuis plusieurs années, de nouvelles techniques se sont popularisées, y compris la synthèse de gènes « de novo » par exemple, qui pourraient permettre de recréer un génome complet sans laisser la moindre trace d’assemblage artificiel. Étienne Decroly et d’autres ont donc raison sur ça : avec ces tous derniers progrès, il est clairement possible de fabriquer un virus qui ressemblerait à quelque chose d’entièrement naturel, sans aucun marqueur d’artificialité, tant qu’on connait sa séquence.

CW : Donc ceux qui disent qu’un virus fabriqué par l’homme devrait obligatoirement avoir laissé des marqueurs, sont un peu « dépassés » ?

É. S-L : En quelque sorte, oui. Ils ne sont peut-être pas au fait de ce qui se fait en ce moment. Cependant, il y a un argument fort qui va à l’encontre de l’hypothèse d’une fabrication humaine, c’est le fait que le SARS-CoV-2 présente de multiples éléments qui n’avaient pas été observés jusqu’alors : par exemple, la méthode que ce virus utilise pour se coller à son récepteur est distincte de celle que son cousin le SRAS utilisait. Il est ainsi très difficile d’imaginer comment des personnes, même les plus à la pointe dans ce domaine, auraient pu imaginer créer une telle combinaison.

CW : Pourquoi ?

É. S-L : Prenons une comparaison : imaginez un poing fermé et une main qui viendrait se coller par-dessus, qui va le toucher au niveau des phalanges, du pouce et de la paume. Disons que ça, c’était la façon dont il avait été montré que certains virus de cette famille se collaient au récepteur. Dans le cas du SARS-CoV-2, on a exactement le même poing, mais cette fois la main qui vient s’y coller entre en contact juste avec l’index et une autre partie de la paume. Or je ne vois absolument pas comment quelqu’un aurait pu se dire qu’un tel moyen de liaison était possible, sans en avoir aucun exemple existant dans la nature. C’est d’une complexité incroyable, la combinaison d’un nombre considérable d’acides aminés, dont la moindre micro-variation pourrait changer la forme de la protéine d’une façon même légère et faire qu’elle ne puisse pas s’accrocher au récepteur efficacement.

Il y a aussi l’exemple du motif de clivage par la furine, qui est beaucoup discuté dans les théories du complot et parfois cité comme l’indication d’une manipulation dans cette séquence. La furine est une enzyme qui permet de couper une protéine lorsqu’elle reconnait un motif. Pour de nombreux virus, c’est un processus qui est absolument nécessaire à leur maturation. Or, le SARS-CoV-2 présente un motif de coupure par la furine qui est différent de ceux parfois observés dans d’autres coronavirus plus distants, et qui n’a pas été observé chez les membres de la famille proche du SRAS et du SARS-CoV-2 trouvés jusqu’ici. Certains se sont dit qu’on avait peut-être pris un coronavirus et qu’on lui avait ajouté ce motif de furine pour le rendre plus réplicatif ou plus virulent. Mais en pratique, la séquence de ce motif chez le SARS-CoV-2 est originale, de sorte qu’il est très difficile d’imaginer qu’un scientifique aurait choisi cette séquence (sans savoir si elle serait bien reconnue) et non un motif furine observé dans les coronavirus déjà décrits.

CW : Ça aurait donc été une toute première mondiale que quelqu’un se soit dit : « tiens je vais faire comme ça et ça va fonctionner » ?

É. S-L : Oui et c’est une stratégie qui aurait été très hasardeuse : c’est tellement compliqué et coûteux d’essayer de recréer un virus que personne n’aurait eu l’idée saugrenue de tenter une telle combinaison au hasard. Mais c’est un argument qui a aussi ses limites car cela impliquerait que des scientifiques qui travaillent sur les coronavirus depuis des années auraient en fait découvert un ou des coronavirus qui fonctionnent avec ce motif de furine, mais n’auraient jamais partagé aucune information à ce sujet avec leurs pairs.

CW : Mais cette hypothèse signifierait que le laboratoire de Wuhan aurait été le seul au monde à avoir ces informations, donc qu’il était très en avance sur la recherche mondiale ?

É. S-L : Non seulement ça, mais qu’en plus ils ne les auraient jamais publiées. Or, partout dans le monde, il y a toujours cette pression permanente de devoir publier les résultats de ses recherches, pour pouvoir être visible scientifiquement et montrer son expertise. C’est tout aussi vrai pour la Chine. Ça aurait donc été très étonnant, s’ils l’avaient découvert, qu’ils n’aient jamais rien publié sur ce sujet…

CW : Pensez-vous que l’on pourra un jour avoir la réponse à la question de l’origine du SARS-CoV-2 ?

É. S-L : Je n’en suis pas du tout convaincu… Déjà parce que c’est un jeu d’aiguille dans une botte de foin : il faudrait être très chanceux pour aller échantillonner une chauve-souris, ou un autre animal vecteur éventuel qui porterait exactement le virus qui est le cousin le plus proche de celui qui circule. C’est déjà une chance incroyable qu’on ait réussi à trouver celui correspondant au SRAS. Si on prend l’exemple d’Ébola, qui a énormément intéressé les scientifiques et pour lequel de très nombreuses recherches ont été faites, on n’a encore jamais réussi à trouver une seule chauve-souris porteuse du virus Ébola qui a sévi en Afrique de l’Ouest. Ce ne sont que des preuves indirectes qui nous font penser qu’elles sont aussi le réservoir. Les autres aspects comme l’hypothèse d’une fuite de laboratoire me dépassent et doivent être approfondis dans le cadre d’une enquête.

CW : Quelle est votre opinion personnelle sur la question ?

É. S-L : Je suis assez pessimiste sur la possibilité qu’on ait un jour les véritables réponses à ce mystère qu’est l’origine du SARS-CoV-2… La chose importante est de comprendre que quoi qu’il se soit passé, il y a clairement eu un passage d’un virus animal à l’Homme et qu’il faut tout faire pour essayer de limiter ce genre de risque, d’une part en renforçant la sécurité des laboratoires s’il y a le moindre doute sur les pratiques en place, et plus généralement en s’assurant que les gens qui manipulent des animaux qui sont de potentiels vecteurs le fassent dans des meilleures conditions. Parce qu’on se rend compte avec toutes les études qui sont faites qu’il y a des dizaines, voire des centaines de coronavirus, et nous ne sommes pas à l’abri qu’un autre ne soit pas capable de faire le même petit trajet et de se transmettre lui aussi aux êtres humains. Il est vraiment important que des mesures de sécurité sanitaire durables soient mises en place et appliquées partout dans le monde.

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Le pétrole du Golfe de Guinée, et en particulier du Nigeria, peine à trouver preneur

21 mai 2021 à 12:16
petrole golfe guinee nigeria peine - L'Energeek

Ce 21 mai 2021, plusieurs sources commerciales font état de la difficulté pour le Nigeria à vendre ses chargements de pétrole brut depuis le début du mois de mai. La situation sanitaire de l’Inde, un des plus acheteurs du pétrole nigérian, explique en partie cette situation, qui concerne d’ailleurs aussi les autres producteurs du Golfe de Guinée, Angola et République Démocratique du Congo.

Fragilisé par la situation de l’Inde, le Nigeria n’arrive pas à vendre tous ses chargements de pétrole brut

L’agence Ecofin a compilé, ce 21 mai 2021, des informations provenant de plusieurs sources commerciales, qui indiquent toutes que le Nigeria éprouve de très grandes difficultés à trouver preneur pour ses chargements de pétrole brut, depuis le début du mois de mai.

Le brut nigérian est fragilisé par la coïncidence de deux facteurs : d’abord les exportations massives, par les Etats-Unis, de leur brut léger West Texas Intermediate (WTI), partout dans le monde, et en particulier vers les marchés privilégiés du Nigeria ; ensuite la situation sanitaire de l’Inde, un des plus gros acheteurs du brut nigérian, terriblement frappée par la pandémie de Covid-19, qui a mis le pays à l’arrêt, diminuant très fortement sa consommation intérieure de pétrole.

« Le problème de l’absence de demande pour le pétrole nigérian coïncide avec le fait que les États-Unis ont exporté beaucoup de pétrole brut léger qui est en concurrence avec le pétrole nigérian. Malgré les accords que le Nigéria a conclus avec l’Inde, les raffineries indiennes n’achètent tout simplement pas pour le moment à cause des effets négatifs de la Covid-19 », détaille l’une des sources.

La crise des exportations de brut frappe tout le Golfe de Guinée

Le Nigeria, qui dépend très fortement de ses exportations d’hydrocarbures (pétrole et gaz naturel couvrent 50% des recettes du gouvernement fédéral et représentent 90% des recettes d’exportation), tente de trouver d’autres acheteurs, notamment en Asie (Indonésie, Taïwan, Thaïlande) et en Europe.

Cette situation problématique dure depuis plusieurs semaines, et concerne les trois pays producteurs de pétrole du Golfe de Guinée, Nigeria donc, mais aussi Angola et République Démocratique du Congo.

Déjà en avril 2021, alors que la situation de l’Inde n’était pas aussi problématique, le Nigeria subissait la concurrence du brut léger américain sur ses marchés de prédilections, et l’Angola la reprise des exportations de pétrole iranien vers la Chine, traditionnellement le plus gros acheteur de pétrole angolais. Les pays souffrent également d’une augmentation des coûts d’acheminement du pétrole africain vers l’Asie. Les prix de vente de leurs barils de brut ont donc fortement baissé, mais sans permettre d’écouler toute la production.

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Tianwen-1 : voici les premières photos du rover Zhurong à la surface de Mars

19 mai 2021 à 16:15

Les premières photos prises par le rover Zhurong sur Mars ont été dévoilées par l'Administration spatiale nationale chinoise. L'astromobile a pris un cliché en noir et blanc et un autre en couleur. Des images ont aussi été obtenues par l'orbiteur pendant l'atterrissage. [Lire la suite]

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Pourquoi le bitcoin continue de s’écrouler

19 mai 2021 à 15:48

Le bitcoin est en chute libre depuis plusieurs semaines. Les facteurs sont multiples, mais les déclarations du milliardaire Elon Musk et la position de la Chine ont amplifié cette baisse. [Lire la suite]

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Les rovers Zhurong et Perseverance pourraient-ils se croiser sur Mars ?

17 mai 2021 à 11:16

La Chine est parvenue à poser sur Mars l'atterrisseur de sa mission Tianwen-1, qui renferme le rover Zhurong. Son arrivée sur la planète rouge survient après celle du rover Perseverance de la Nasa. Serait-il possible que les deux robots se croisent ? [Lire la suite]

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Mission Tianwen-1 : la Chine a réussi à poser son rover sur Mars

15 mai 2021 à 08:43

La Chine devient le deuxième pays à avoir posé un rover sur Mars. Zhurong peut désormais accomplir sa mission scientifique pendant 90 jours martiens. [Lire la suite]

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Ces diplomates rebelles au service de la propagande du Kremlin

11 mai 2021 à 19:05

Pour semer le doute sur la responsabilité d’Assad dans les attaques chimiques commises en Syrie et décrédibiliser le travail de l’OIAC, la propagande russe s’appuie sur d’anciens diplomates qui ont dénoncé la politique américaine en Irak avant de basculer dans le conspirationnisme.

De gauche à droite : José Bustani, Denis Halliday, Hans-Christof von Sponeck et Lawrence Wilkerson.

Ils sont quatre et partagent deux points communs. Tous, à des degrés divers, ont été à des postes à hautes responsabilités au moment de la seconde guerre du Golfe (2003) et se sont publiquement opposés à la politique américaine en Irak. Tous ont depuis été recyclés par la propagande du Kremlin.

Le dossier des attaques chimiques en Syrie a toujours fait l’objet de multiples campagnes de désinformation orchestrées par la Russie, alliée de Bachar el-Assad. Mais après l’attaque de Douma en avril 2018, la machine de Poutine est montée en puissance pour faire dérailler le travail de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), dont la Syrie vient d’être exclue.

Dans cette pièce de théâtre, José Bustani, Denis Halliday, Hans-Christof von Sponeck et Lawrence Wilkerson jouent le rôle de très respectables lanceurs d’alerte que l’on chercherait à faire taire.

Francs-tireurs de la guerre d’Irak

Retour en arrière, à la fin des années 90. L’Irak est sous le coup d’un lourd embargo international imposé suite à l’invasion du Koweït par Saddam Hussein. L’Irlandais Denis Halliday, qui a déjà derrière lui plus de trente ans de carrière aux Nations Unies, est nommé en 1997 coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak. Il démissionne avec fracas un an plus tard, dénonçant les effets néfastes de l’embargo sur la population irakienne, et accuse publiquement le Conseil de sécurité de « génocide ». L’allemand Hans-Christof von Sponeck, lui aussi diplomate chevronné, prend le relais avant de démissionner pour les mêmes raisons en février 2000.

Quelques mois plus tard, c’est le choc du 11 septembre 2001. L’ex colonel américain Lawrence Wilkerson est alors le chef de cabinet du secrétaire d’État Colin Powell, pour qui il est chargé d’examiner le dossier de la CIA qui servira à préparer le fameux discours à la fiole devant le Conseil de sécurité des Nations Unies en février 2003 puis l’invasion irakienne le mois suivant. Depuis, il affirme avoir été dupé et condamne l’invasion irakienne, mais nie aussi la réalité de l’internement massif des Ouïghours au Xinjiang.

À cette époque, le tout premier directeur général de la jeune Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), fondée en 1997, est le Brésilien José Bustani. Les États-Unis, sous l’impulsion de John Bolton, alors sous-secrétaire d’État chargé des questions de désarmement, veulent le pousser à la démission. Bustani négociait alors avec le régime de Saddam Hussein pour qu’il rejoigne la Convention pour l’interdiction des armes chimiques et pour lancer des inspections en Irak. De quoi, selon lui, mettre en péril les plans de l’administration Bush.

Bustani sera effectivement démis de ses fonctions par un vote de l’OIAC en 2002 dans des circonstances très controversées. En 2003, le Tribunal administratif de l’Organisation internationale du travail reconnaîtra que l’éviction de Bustani était illégale et causée par des « ingérences politiques ».

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis

Des figures de la politique internationale et américaine qui dénoncent les mensonges, les pressions et les intentions belliqueuses de Washington : du pain béni pour la Russie de Vladimir Poutine. Wilkerson, Sponeck et Bustani sont sans surprises devenus des invités de marque pour la chaîne de propagande russe RT où ils dénoncent la duplicité de la politique américaine au Moyen-Orient, quitte à valider le narratif du Kremlin. Bustani en particulier permet aux propagandistes russes de discréditer l’OIAC, institution qu’il a lui-même servi et qu’il s’évertue désormais à dynamiter.

On les retrouve également avec Denis Halliday parmi les signataires du « Statement of Concern » au sujet de l’enquête sur l’attaque chimique de Douma publié en mars dernier par la Courage Foundation, un satellite de Wikileaks qui a joué avec le Working group on Syria propaganda and media un rôle crucial dans la campagne de désinformation contre l’OIAC à partir de 2019, comme Conspiracy Watch l’avait raconté ici.

De haut en bas : Hans-Christof von Sponeck, Lawrence Wilkerson et José Bustani.

Mais ces transfuges ne se contentent pas tous de signer des lettres ouvertes. En avril dernier, Sponeck et Wilkerson ont participé à l’une de ces nombreuses conférences informelles organisée par la Russie à l’ONU et au cours desquelles ont déjà été invités à s’exprimer des conspirationnistes pro-Assad comme Eva Bartlett, Vanessa Beeley, Theodore Postol, ou encore Ian Henderson, le « lanceur d’alerte » de l’OIAC qui a fourni les documents à l’origine de la campagne de désinformation lancée contre l’enquête sur l’attaque chimique de Douma.

Le but de cette conférence d’avril 2021 était de dénoncer la « désinformation » sur les attaques chimiques en Syrie… du point de vue du Kremlin. Sponeck et Wilkerson s’y sont exprimés aux côtés d’Aaron Maté – chroniqueur du site conspirationniste américain The Grayzone, qui joue lui aussi un rôle crucial dans la campagne contre l’OIAC depuis 2019. À les entendre, l’enquête de l’OIAC ne serait qu’une farce destinée à fabriquer des preuves sur les armes chimiques pour justifier une intervention occidentale en Syrie, comme l’avaient fait les Américains pour l’Irak en 2003. Sauf que les preuves qui manquaient il y a vingt ans s’accumulent.

En octobre 2020, José Bustani avait déjà servi de courroie de transmission de la Russie à l’ONU. Le Conseil de sécurité débat alors des derniers développements concernant le dossier des armes chimiques en Syrie, l’OIAC venant de publier un rapport affirmant avoir découvert dans un centre de production syrien des produits chimiques qui auraient du être démantelés. Pour défendre son allié, la représentation russe impose le témoignage de Bustani, qui reprend les accusations fausses de WikiLeaks et d’Henderson sur l’enquête de Douma. Le Conseil refuse son intervention à la majorité. Mais qu’à cela ne tienne, l’histoire est encore plus belle : pour RT et The Grayzone, l’ancien directeur de l’OIAC a donc été « censuré ».

Un réseau coordonné avec la diplomatie russe

Et pourtant, si c’étaient eux qui complotaient avec des services de renseignements ? Le mois dernier, Paul McKeigue, professeur à l’Université d’Édimbourg et membre du Working group on Syria propaganda and media (WGSPM), a été pris la main dans le sac en train d’échanger des infos cruciales avec un dénommé « Ivan », qu’il prenait pour un espion russe.

McKeigue l’encourageait à enquêter sur des journalistes occidentaux, ainsi que sur des témoins d’attaques chimiques en Syrie, et demandait son aide pour mettre à genoux la Commission for International Justice and Accountability (CIJA), une organisation privée indépendante qui a accumulé des tonnes de documents prouvant les crimes du régime syrien et qui a contribué à l’ouverture des premières plaintes en Europe.

Pire encore, McKeigue lâche à « Ivan » que des membres du WGSPM sont en contact réguliers avec pas moins de quatre diplomates russes, à Genève, La Haye, New York et Londres, allant jusqu’à admettre que les campagnes médiatiques de son groupe étaient coordonnées avec ces derniers. Pour ne rien gâcher, le professeur britannique admet également que la création récente du Berlin Group 21 n’est qu’une façade du WGSPM pour lui permettre d’échapper aux critiques et de pousser ses campagnes en Allemagne.

Dès sa création en mars dernier, le Berlin Group 21 avait en effet relayé le « Statement of Concern » de la Courage Foundation, signé donc par nos quatre rebelles, ainsi que par Roger Waters, Tulsi Gabbard, Ray McGovern, Noam Chomsky, John Pilger ou encore Theodore Postol, Le Berlin Group 21 a été co-fondé par le conspirationniste Richard Falk… avec nul autre qu’Hans-Christof von Sponeck et José Bustani.

Nul doute que cet aréopage sera encore mobilisé très prochainement. Ces derniers mois, l’Identification and Investigation Team de l’OIAC a désigné Assad comme responsable de deux nouvelles attaques chimiques, celle de Latamneh en mars 2017 et de Saraqib en février 2018. L’organisation doit également désigner un coupable pour l’attaque de Douma, où tous les éléments pointent une fois encore vers Damas.

 

Voir aussi :

Affaire Skripal : Craig Murray s’enfonce un peu plus dans la théorie du complot

Sur RT France, Jacques Baud coche toutes les cases du conspirationnisme géopolitique

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La Nasa n’a pas du tout apprécié le retour incontrôlé de la fusée chinoise Longue-Marche 5B

11 mai 2021 à 10:27
Par : Anne Cagan

La Nasa estime que la Chine n'a pas géré correctement la mission spatiale qui a permis la mise sur orbite du premier étage de sa future station. Un des étages de la fusée utilisée à cette occasion a en effet opéré un retour incontrôlé -- mais heureusement sans dégâts -- sur Terre ce weekend. [Lire la suite]

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