A deux pas de la cité des papes et du Mont Ventoux et sur les terres de l’écurie des Trapadelles, Motor Passion est le salon de l’automobile ancienne du sud de la France.
Avec 35000 visiteurs attendus et une surface d’exposition de 80000m2, Motor Passion est un des plus grands événements du genre en France, derrière Epoquauto et Retromobile. Il s’ouvre vendredi 20 mars au parc des expositions de la ville d’Avignon.
Les anglaises à l’honneur
Ce Motor Passion aura l’accent anglais le week-end prochain. L’exposition centrale est dédiée à Bentley et à Rolls Royce. Une première en Avignon, qui sera complétée par un hall entier réservé aux anglaises d’exception, Jaguar, Lotus et autres Aston Martin. De quoi satisfaire le grand public comme l’amateur.
Des sportives Simca et des Formule 2
Autre thème de cette édition, les Simca artisanales. Il y a 100 ans, voyait le jour la Safaf (Société anonyme française des automobiles Fiat), précurseur de Simca, filiale française de Fiat-Italie. Le salon rend un hommage original à la marque au travers de toutes les préparations élaborées par Gordini, Abarth, Deho, mais aussi Cg dans les années 1970. De sport il en sera aussi question dans le Hall J qui met en avant la Formule 2. Dans l’ombre de la F1, elle va réveler de nombreux pilotes à l’image de Jacky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni, Mike Hailwood ou encore Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo, Jacques Laffite, et René Arnoux. De futur champions au volant de Gordini, d’OSCA, de Ferrari de Cooper et de Lotus ou de Matra, de Brabham, de March, ou de Chevron.
On est heureux nationale 7
Le salon qui se déroule au parc des expositions, situé en bordure de la nationale 7, va faire une place particulière à cette route. Un nationale pas comme les autres, qui a toujours eu une place particulière dans l’imagerie populaire. Plus longue route nationale de France, elle relie Paris à Menton. Souvent encombrée, parfois dangereuse, mais aujourd’hui marginalisée par les autoroutes, elle est devenue objet de culte. Le salon lui rend hommage au travers d’une exposition iconographique riche. Le créateur du musée de la N7, ainsi que le dessinateur Thierry Dubois seront présent
A l’image d’autres salons, Avignon accorde un large place aux clubs et à la bourse d’échanges. Le parking visiteur fait aussi référence. Un salon dans le salon. Rendez vous au parc des expositions d’Avignon du 20 au 22 mars prochain
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile, le podcast de Leblogauto.com. Au programme aujourd’hui : tensions géopolitiques sur les semi-conducteurs, batteries électriques en plein boom, stratégies industrielles chez les constructeurs… et quelques nuages à l’horizon pour certains géants de l’automobile. Voici l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine.
La Chine met en garde contre un nouveau risque de pénurie mondiale de semi-conducteurs pour l’industrie automobile. Les tensions géopolitiques et les restrictions commerciales pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement déjà fragiles. Les constructeurs restent très dépendants de ces composants essentiels aux véhicules modernes. Une nouvelle crise des puces pourrait ainsi ralentir la production mondiale automobile.
Le géant chinois CATL affiche des résultats supérieurs aux prévisions grâce à la forte demande mondiale de batteries pour véhicules électriques. La croissance est portée par l’expansion du marché des véhicules électriques et par ses innovations technologiques. Le groupe confirme sa position de leader mondial du secteur. La bataille industrielle autour des batteries s’intensifie entre les acteurs asiatiques et occidentaux.
Le constructeur français Renault dévoile sa stratégie « FutureReady » avec un objectif clair : atteindre 2 millions de véhicules vendus d’ici 2030. Le plan prévoit une transformation industrielle centrée sur l’électrification et l’efficacité des coûts. Renault veut aussi renforcer sa présence dans certains marchés clés. L’objectif est de consolider sa rentabilité tout en accélérant la transition énergétique.
Le groupe Volkswagen traverse une période plus difficile avec un bénéfice en forte baisse. La concurrence accrue en Chine et les investissements massifs dans l’électrique pèsent sur la rentabilité. Le marché chinois reste stratégique mais devient de plus en plus compétitif. Le constructeur doit accélérer sa transformation pour rester compétitif face aux nouveaux acteurs.
Le constructeur japonais Honda affiche des résultats inférieurs aux attentes. Face à un marché encore incertain, la marque ajuste sa stratégie dans l’électrique. Honda privilégie désormais une approche plus progressive dans ses investissements. Le groupe cherche à préserver sa rentabilité tout en poursuivant sa transition technologique.
Chez Volvo Cars, les ventes globales reculent légèrement. Mais la part des véhicules électriques et hybrides rechargeables continue d’augmenter. La marque poursuit sa stratégie de transition vers une gamme largement électrifiée. L’électrique devient progressivement le cœur de sa croissance future.
Voilà ce qu’il fallait retenir cette semaine dans l’actualité automobile : entre tensions sur les semi-conducteurs, montée en puissance des batteries et stratégies contrastées des constructeurs, l’industrie poursuit sa transformation à grande vitesse.
Merci d’avoir écouté La Semaine Automobile par Leblogauto.com. On se retrouve très bientôt pour un nouveau tour d’horizon de l’actualité du secteur.
Après la pluie, le beau temps ! Après le toit, le convertible ! Ferrari a présenté la nouvelle Amalfi Spider , qui s’inscrit dans la lignée du coupé dans le segment des spiders 2+ . A l’instar du coupé, ce nouveau cabriolet prend le relais de la Roma Spider.
Un design moins clivant que la Roma Spider
Sous la direction de Flavio Manzoni, le studio de design Ferrari a imaginé une silhouette minimaliste qui préserve la pureté des lignes du coupé. Ferrari souligne « la volonté de préserver les proportions et les volumes de la Ferrari Amalfi, conservant ainsi sa silhouette élégante et fluide, même toit ouvert ». Ferrari en profite aussi pour introduire une nouvelle teinte Rosso Tramonto, qui vient garnir la palette déjà très riche des programmes Tailor Made.
La proue grillagée de la Roma avait été très clivante, incitant le centre de style à réctifier cela sur le coupé Amalfi. On constate donc la même évolution pour le cabriolet, qui adopte une allure résolument élégante et sobre, sans négliger les beaux galbes et les flancs sculptés. La partie arrière ne change pas grand chose par contre par rapport à sa devancière.
Une capote qui dépote !
La capote souple offre une plus grande liberté de personnalisation que le toit rétractable : on peut choisir parmi quatre coloris pour la toile sur mesure et deux pour la toile technique, dont le nouveau Tecnico Ottanio. Les surpiqûres contrastées, disponibles en option, soulignent davantage le caractère sportif et l’élégance raffinée de la voiture.
C’est aussi un choix technique qui permet de gagner du poids, tout en profitant d’une ingénierie de pointe : grâce à sa structure multicouche, son isolation acoustique et thermique est comparable à celle d’un toit rigide rétractable. Elle se déploie en seulement 13,5 secondes, même à une vitesse de 60 km/h , garantissant une praticité au quotidien et de la réactivité si une averse venait à interrompre soudainement un roadtrip cheveux au vent.
Moteur V8 biturbo : l’Amalfi Spider saura aussi rugir
Le cœur de l’Amalfi Spider est la dernière évolution du V8 biturbo de 3 855 cm³ , capable de délivrer 640 ch et 760 Nm de couple. Ses performances sont remarquables pour un spider : il lui faut seulement 3,3 secondes pour abattre le 0 à 100 Km/h, tandis que sa vitesse de pointe atteint 320 km/h. De quoi se rendre très vite sur les différentes Riviera de Méditerranée, pour adopter ensuite un rythme bien plus “dolce vita”.
Ferrari a réduit le poids – avec un gain de 2 kg rien que sur le carter – et amélioré l’efficacité thermodynamique, en introduisant des huiles à faible viscosité qui réduisent les frottements de 30 %. La transmission à double embrayage à 8 rapports a été recalibrée pour garantir une douceur exemplaire, essentielle pour une utilisation routière et de tourisme, et est désormais équipée d’un système de lubrification à carter sec .
L’arsenal de la conduite GT de luxe
Le Side Slip Control (SSC) 6.1 , qui coordonne l’électronique pour maximiser la traction en sortie de virage, le système de freinage électrique combiné à l’ABS EVO , capable d’améliorer la modulation et la constance de la pédale, ainsi que l’aérodynamique active , avec un aileron arrière à trois configurations, assurent agilité et stabilité.
la Ferrari Amalfi Spider arbore un aileron mobile parfaitement intégré à la poupe, offrant trois configurations actives ( faible traînée ou LD, appui moyen ou MD et appui élevé ou HD). Ces configurations s’ajustent automatiquement en fonction de la vitesse et des accélérations longitudinale et transversale. En configuration HD, l’aileron génère jusqu’à 110 kg de portance supplémentaire à 250 km/h. Un déflecteur intégré de 20 mm de hauteur complète l’essieu arrière, contribuant à la recompression du flux d’air en conditions de résistance minimale.
Le déflecteur de vent intégré aux dossiers des sièges – utilisable jusqu’à 170 km/h – crée une « bulle » de confort qui minimise les turbulences dans l’habitacle.
Mi-digitale, mi-physique
La configuration 2+ n’est pas une 2+2. Les sièges arrière sont plutôt destinés à entreposer quelques bagages ou alors des jeunes enfants. Mais avec ce choix, le volume de coffre reste dans la philosophie d’une GT : 255 litres quand le toit est fermé, et encore 172 avec la capote baissée.
À bord de la Ferrari Amalfi Spider, le nouvel écran d’instrumentation de 15,6 pouces et l’interface passager dédiée côtoient le retour des commandes physiques. Un choix judicieux, et sollicité par la clientèle, tout comme le repositionnement de l’écran d’infodivertissement par rapport à la Roma. Au lieu d’une configuration verticale, l’écran est désormais horizontal, mieux intégré au design général du tableau de bord et à l’aménagement “double cockpit”. Le minimalisme et le futurisme prennent cependant le pas sur la latinité : un avant-goût de ce que prépare la Luce ?
CATL enregistre un bénéfice en forte hausse et renforce sa part de marché mondiale dans les batteries pour véhicules électriques et stockage d’énergie.
Bénéfices trimestriels en nette progression
Le fabricant chinois de batteries pour véhicules électriques Contemporary Amperex Technology Co Ltd a enregistré au quatrième trimestre 2025 un bénéfice net de 23,17 milliards de yuans (3,35 milliards de dollars), en hausse de 57,1 % par rapport à l’année précédente. Cette performance dépasse largement les prévisions des analystes, qui tablaient sur une hausse de 40,9 %. Le chiffre d’affaires a également progressé de 36,6 % pour atteindre 140,6 milliards de yuans, bien au-delà des attentes de 23,8 %. Selon le dépôt boursier publié lundi, il s’agit de la croissance la plus rapide enregistrée par l’entreprise depuis deux ans et demi.
La progression des bénéfices intervient malgré un contexte complexe : hausse des coûts des matières premières, concurrence accrue sur le marché des batteries lithium-ion et un examen minutieux par les autorités américaines concernant le partenariat technologique de CATL avec Ford Motor Company. Pour l’ensemble de 2025, le bénéfice annuel a progressé de 42,3 %, enregistrant sa croissance la plus rapide depuis trois ans, confirmant ainsi la solidité financière du groupe sur le marché mondial des véhicules électriques.
Expansion internationale et leadership sur le marché
CATL fournit les principales marques de véhicules électriques, dont Tesla, Xiaomi et Nio, et a intensifié ses investissements dans les infrastructures de recharge et les stations d’échange de batteries. L’entreprise a également multiplié ses campagnes publicitaires dans les gares et aéroports pour renforcer sa visibilité et sa notoriété auprès des consommateurs de véhicules électriques.
Cette stratégie a permis à CATL de consolider son leadership mondial. Selon SNE Research, sa part de marché dans l’utilisation mondiale des batteries pour véhicules électriques est passée à 39,2 % en 2025, contre 38 % en 2024. Le constructeur chinois devance ainsi son principal concurrent BYD, dont la part de marché a légèrement diminué, de 16,9 % à 16,4 %. Cette domination permet à CATL de rester un acteur clé dans l’essor des véhicules électriques et dans l’expansion des systèmes de stockage d’énergie à l’échelle mondiale.
Défis et perspectives pour 2026
Malgré ces succès, CATL fait face à plusieurs défis. Le marché automobile chinois, le plus grand du monde, devrait connaître en 2026 sa pire année depuis 2020, période marquée par la pandémie. La concurrence reste intense, notamment avec les innovations de BYD, qui a présenté sa première mise à niveau majeure de batterie en six ans, permettant une recharge rapide même par temps froid. BYD prévoit également un réseau de 20 000 stations de recharge rapide d’ici la fin 2026, soutenu par des systèmes de stockage d’énergie.
Sur le plan des marges, CATL a enregistré une légère baisse de ses marges brutes : -0,1 point pour les batteries de véhicules électriques et -0,13 point pour les batteries de stockage d’énergie. La suspension de la production de sa mine de lithium Jianxiawo en août, suite à l’expiration de la licence minière et aux régulations contre la surcapacité, a fait grimper les prix du lithium, impactant temporairement ses marges. Selon Citi, la production devrait reprendre en juin 2026, ce qui devrait stabiliser les coûts et soutenir la rentabilité future. Les revenus du stockage d’énergie ont représenté 14,7 % des ventes totales en 2025, avec des expéditions en forte hausse de 80 % sur un an.
Notre avis, par leblogauto.com
CATL confirme sa position de leader mondial dans les batteries pour véhicules électriques grâce à une forte croissance des bénéfices et un chiffre d’affaires supérieur aux attentes. L’expansion internationale et l’investissement dans les infrastructures de recharge renforcent sa compétitivité. Malgré des défis liés aux coûts des matières premières et à la régulation minière, l’entreprise reste bien positionnée pour soutenir l’essor des véhicules électriques et des systèmes de stockage d’énergie à l’échelle mondiale. Enfin, la pression concurrentielle et la surveillance réglementaire continueront de peser sur ses marges, mais son leadership technologique et industriel reste solide.
La Corée du Sud inflige 7,6 millions de dollars d’amende à Mercedes pour avoir trompé les consommateurs sur les batteries de ses modèles électriquesEQE et EQS.
Amende record pour informations trompeuses
La Corée du Sud a infligé une amende de 11,2 milliards de wons, soit environ 7,6 millions de dollars, au constructeur automobile allemand Mercedes-Benz. L’autorité de régulation de la concurrence accuse la marque premium d’avoir diffusé des informations trompeuses concernant l’origine des batteries équipant certains de ses véhicules électriques.
La décision a été annoncée mardi par la Korea Fair Trade Commission (FTC), l’organisme chargé de surveiller les pratiques commerciales sur le marché sud-coréen. Selon l’autorité, le constructeur aurait fourni aux concessionnaires des documents internes de vente laissant entendre que l’ensemble des modèles électriques EQE et EQS utilisaient des cellules de batterie provenant du fabricant chinois Contemporary Amperex Technology Co Ltd, plus connu sous le nom de CATL.
Or, l’enquête du régulateur a montré que certains véhicules électriques commercialisés sur le marché coréen étaient en réalité équipés de cellules provenant d’un autre fournisseur chinois, Farasis Energy. Cette information n’apparaissait ni dans le guide interne remis aux concessionnaires ni dans les éléments communiqués aux clients.
Pour la FTC, cette omission constitue une pratique commerciale trompeuse susceptible d’induire les acheteurs de voitures électriques en erreur sur les caractéristiques techniques et l’origine des composants clés du véhicule, notamment la batterie, élément central dans l’architecture d’un véhicule électrique.
Des batteries de fournisseurs différents
Dans l’industrie automobile, la batterie représente l’un des éléments les plus sensibles d’un véhicule électrique. Elle influence non seulement l’autonomie, mais aussi les performances, la sécurité et la perception de qualité d’un modèle.
Dans ce contexte, la réputation du fournisseur peut jouer un rôle important dans la décision d’achat. Selon les données du cabinet d’analyse SNE Research, Contemporary Amperex Technology Co Ltd détenait environ 39 % du marché mondial des batteries pour véhicules électriques en 2025, ce qui en fait le leader du secteur. À l’inverse, Farasis Energy ne figurait pas parmi les dix principaux fournisseurs mondiaux.
La FTC estime que la communication interne de Mercedes a pu laisser croire aux concessionnaires et aux consommateurs que toutes les berlines électriques EQE et EQS utilisaient des cellules CATL, alors que certaines étaient dotées de batteries issues d’un autre partenaire industriel.
Au total, environ 3 000 véhicules équipés de cellules Farasis ont été vendus entre juin 2023 et août 2024 en Corée du Sud. Les ventes de ces modèles représentent un volume d’environ 281 milliards de wons, selon les données communiquées par le régulateur.
Une enquête déclenchée après un incendie
L’affaire a débuté à la suite d’un incident survenu en août 2024 dans un parking souterrain à Incheon. Un véhicule électrique de la marque allemande impliqué dans un incendie a attiré l’attention des autorités. L’enquête a révélé que les cellules de batterie du véhicule provenaient de Farasis Energy.
Cette découverte a conduit la FTC à examiner plus largement les pratiques commerciales du constructeur concernant l’information fournie sur les fournisseurs de batteries. Les autorités ont alors constaté un décalage entre les directives de vente internes et la réalité de la chaîne d’approvisionnement.
L’amende infligée, d’un montant de 11,2 milliards de wons, correspond à environ 4 % des ventes concernées. Selon la FTC, il s’agit du niveau maximal de sanction prévu par la législation sud-coréenne pour ce type de pratiques jugées déloyales.
Le régulateur a également précisé que l’amende serait payée conjointement par le siège allemand de Mercedes-Benz et par sa filiale sud-coréenne. En parallèle, l’organisme a annoncé transmettre le dossier aux procureurs. Les autorités judiciaires examineront la responsabilité potentielle du siège du constructeur ainsi que celle de sa division locale, considérant que les deux entités ont été impliquées, directement ou indirectement, dans la création et la diffusion des directives de vente.
Notre avis, par leblogauto.com
Cette affaire illustre la sensibilité croissante autour de la transparence dans la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques. La batterie étant un composant stratégique, les consommateurs et les régulateurs accordent une attention particulière à l’origine et au fournisseur des cellules. La sanction infligée à Mercedes montre également la vigilance des autorités sud-coréennes face aux pratiques commerciales dans le secteur automobile. Enfin, ce dossier rappelle que la communication technique autour des modèles électriques peut avoir un impact direct sur la confiance des acheteurs.
Les attendus pour l’année fiscale qui se termine fin mars 2026 sont plus mauvais que prévu. Le constructeur projetait un résultat opérationnel divisé par deux et demi. C’est maintenant une perte à laquelle il faut s’attendre. Les résultats définitifs seront communiqués en mai prochain. La moto et les produits alliés sont depuis toujours un socle solide pour la marque. Des divisions en bonne santé, qui ne suffisent pas à pallier aux difficultés de la branche automobile. Plusieurs facteurs en sont la cause et conduisent la constructeur a réorienter sa stratégie.
Made in USA et moteurs thermiques
Comme nombre de ses concurrents, Honda est impacté par les droits de douane aux États Unis. Même si 70% des véhicules vendus sont made in USA, son organisation, ou les usines au Canada, au Mexique et aux États Unis travaillent de concert est mise à mal. Honda veut tendre vers 90% de made in USA, mais en attendant, les droits de douane sont là. D’autre part, le marché est devenu électrico-hésitant. Détroit remet les gaz, sur fond de pertes importantes liés aux investissement dans l’électrique. Les 0 series annonçaient un renouveau avec des modèles tout électrique, entièrement conçus par Honda et destinés en priorité au marché américain. Les couts sont là, mais plus les perspectives. L’Acura RDX et les 0 series en font les frais. Le SUV au physique déroutant ne manquera à personne, mais on regrettera l’iconoclaste berline.
Chine en quête d’autonomie
En Chine, Honda fait son mea-culpa. Au delà de l’électrification, les véhicules y sont développés autour du logiciel (SDV), et les ADAS ou la conduite autonome ont une place centrale. Ces fonctions ont pris le pas sur les fonctions matérielles, l’économie ou la praticité qui font encore loi sur les autres marchés. La marque n’a p.as suivi cette tendance. Elle entend revoir sa stratégie en Chine, mais aussi dans les pays voisins, dans lesquels l’influence chinoise s’accroit
Nouvelles orientations
Honda devrait décliner plus en détail de nouvelles orientations dans les prochains mois. Au delà de l’annonce phare, l’arrêt des SUV et berline 0 series, le constructeur donne quelques indications dans son communiqué. A cout terme, l’accent est plus que jamais mis sur l’hybride, notamment en Amérique et dans les pays d’Asie ou la marge de progression est importante. L’Inde devrait concentrer des investissements importants, tant pour son marché intérieur que pour l’exportation. C’est déjà le cas pour la moto. Les futurs modèles électriques feront l’objet d’une approche plus globale, avec une priorité donnée aux petits véhicules. Fini donc les 0 series américaines, les Ye chinoises et les N japonaises qui avancent avec leurs propres partitions. Les lendemains électriques sont au prix de ce recentrage.
Les marchés européens rebondissent après un signal d’apaisement au Moyen-Orient. Volkswagen progresse tandis que le secteur automobile reste attentif.
Les marchés boursiers européens ont entamé la séance de mardi sur une nette progression, portés par un regain d’optimisme des investisseurs concernant une possible désescalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Dans ce contexte plus favorable au risque, plusieurs secteurs clés ont enregistré des hausses notables, dont l’automobile, tandis que l’évolution des prix du pétrole demeure un facteur surveillé de près par l’industrie.
Les marchés européens repartent à la hausse
L’indice paneuropéen de référence STOXX a progressé de 1,9 % pour atteindre 606,26 points lors des premiers échanges de la matinée. Ce rebond intervient après une séance précédente particulièrement difficile, qui avait vu l’indice clôturer à son niveau le plus bas depuis plus de deux mois.
L’amélioration du sentiment de marché s’explique en grande partie par les déclarations du président américain Donald Trump. Celui-ci a affirmé que le conflit impliquant l’Iran pourrait se terminer rapidement, laissant entrevoir une possible détente dans une région stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre. Les investisseurs ont rapidement réévalué les risques géopolitiques et l’impact potentiel sur l’économie mondiale, ce qui a soutenu les actions européennes dès l’ouverture. Dans un contexte où l’industrie automobile dépend fortement de la stabilité économique et des coûts énergétiques, ces signaux d’apaisement sont scrutés avec attention par les acteurs du secteur.
Le pétrole recule, l’énergie sous pression
Les tensions au Moyen-Orient restent néanmoins un élément central de l’équation économique mondiale. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont averti qu’ils n’autoriseraient pas « un litre de pétrole » à être exporté depuis la région si les attaques américaines et israéliennes se poursuivaient.
Cette déclaration a été suivie d’une mise en garde de Donald Trump, indiquant que les États-Unis pourraient frapper l’Iran beaucoup plus durement si celui-ci tentait de bloquer les exportations de pétrole dans cette zone essentielle pour la production d’énergie.
Malgré ces tensions verbales, les marchés pétroliers ont enregistré un repli notable. Les prix du brut sont repassés sous le seuil des 100 dollars le baril après avoir atteint jusqu’à 119 dollars la veille. Cette baisse a immédiatement pesé sur les valeurs du secteur énergétique en Europe, qui ont reculé de 1,2 %.
Pour l’industrie automobile, l’évolution du pétrole reste un indicateur majeur. Les coûts énergétiques influencent à la fois la logistique, la production industrielle et la perception des consommateurs vis-à-vis de la mobilité. Une stabilisation des prix du brut peut ainsi contribuer à améliorer la visibilité pour les constructeurs, les équipementiers et l’ensemble de la chaîne de valeur automobile.
Volkswagen et les valeurs financières progressent
Dans ce contexte de rebond généralisé, les valeurs financières ont joué un rôle moteur dans la progression des marchés européens. Le secteur a enregistré une hausse de 3,7 %, soutenant largement l’indice de référence.
Du côté de l’automobile, le constructeur allemand Volkswagen a également bénéficié de ce regain de confiance. L’action du groupe a progressé de 2 % après que l’entreprise a évoqué la perspective d’une amélioration de ses marges. Cette reprise interviendrait après une année 2025 décrite comme difficile pour le constructeur.
Cette annonce a été perçue positivement par les investisseurs, qui restent attentifs aux performances financières et à la rentabilité des grands groupes automobiles européens. Dans un secteur marqué par des investissements importants dans l’électrification, les technologies embarquées et les nouvelles plateformes de véhicules, l’évolution des marges constitue un indicateur clé de solidité industrielle.
Par ailleurs, le constructeur de maisons Persimmon s’est distingué avec une hausse de 8,5 % après avoir dépassé les attentes du marché en matière de revenus et de bénéfice imposable ajusté pour l’exercice fiscal 2025.
Les investisseurs restent également attentifs aux prises de parole attendues dans la journée de responsables de la Banque centrale européenne. La présidente Christine Lagarde ainsi que le vice-président Luis de Guindos doivent s’exprimer, leurs commentaires pouvant influencer les perspectives économiques et financières en Europe.
Notre avis, par leblogauto.com
Le rebond des marchés européens illustre l’importance du contexte géopolitique pour l’industrie automobile mondiale. La volatilité des prix du pétrole reste un facteur clé pour les constructeurs, dont les coûts de production et de transport peuvent rapidement être affectés. La progression de Volkswagen montre que les investisseurs continuent de surveiller attentivement la rentabilité du secteur. Dans un environnement incertain, les perspectives de marges et la stabilité énergétique demeurent des indicateurs stratégiques pour l’automobile européenne.
Volkswagen voit son bénéfice chuter de moitié. Tarifs douaniers, concurrence en Chine et transition électrique freinent le constructeur.
Le groupe automobile allemand Volkswagen anticipe une nouvelle année compliquée, marquée par les tensions commerciales et la concurrence accrue sur le marché chinois. Le premier constructeur automobile d’Europe a annoncé une chute marquée de son bénéfice d’exploitation pour 2025, tout en prévoyant une reprise limitée de sa rentabilité dans les années à venir. Entre tarifs douaniers américains, pressions concurrentielles et transformation industrielle coûteuse, le géant de l’automobile évolue dans un environnement de plus en plus complexe.
Des résultats financiers en forte baisse
Volkswagen a enregistré un bénéfice d’exploitation de 8,9 milliards d’euros en 2025, soit une baisse de plus de moitié par rapport à l’année précédente. Ce résultat se situe en dessous des prévisions des analystes, qui tablaient sur 9,4 milliards d’euros. Cette chute s’inscrit dans un contexte particulièrement difficile pour l’industrie automobile mondiale, confrontée à des changements structurels rapides et à une intensification de la concurrence.
Le chiffre d’affaires du constructeur est resté stable, atteignant 322 milliards d’euros. Toutefois, les perspectives de croissance pour 2026 demeurent limitées. Volkswagen prévoit une progression du chiffre d’affaires comprise entre 0 % et 3 %, ce qui traduit une prudence face aux incertitudes du marché automobile international.
La rentabilité du groupe reflète également ces tensions. Volkswagen anticipe une marge opérationnelle située entre 4 % et 5,5 % en 2026. Cette prévision marque une légère amélioration par rapport à la marge de 2,8 % enregistrée en 2025, mais reste inférieure aux 5,9 % observés l’année précédente. Les analystes interrogés par Visible Alpha estiment de leur côté que la marge pourrait atteindre 5,2 %, soit le haut de la fourchette annoncée par le constructeur.
Tarifs douaniers et concurrence en Chine
La pression sur les performances financières de Volkswagen provient en grande partie des tarifs douaniers imposés par les États-Unis. Ces mesures commerciales ont coûté plusieurs milliards d’euros au groupe, pesant sur ses résultats et sa compétitivité sur certains marchés.
Parallèlement, le constructeur doit faire face à une concurrence locale de plus en plus forte en Chine, premier marché automobile mondial. Les marques domestiques y gagnent progressivement des parts de marché, ce qui fragilise la position historique de Volkswagen dans la région. La bataille commerciale pour reconquérir les consommateurs chinois constitue désormais un enjeu stratégique majeur pour le groupe.
Selon le directeur général Oliver Blume, le groupe évolue désormais dans un contexte profondément transformé. Il a évoqué un « environnement fondamentalement différent », illustrant les défis auxquels est confronté l’ensemble du secteur automobile, entre mutation technologique, évolution de la demande et nouvelles rivalités industrielles.
Porsche et la transition électrique sous pression
Les difficultés de Volkswagen se répercutent également sur ses marques premium. Les filiales Audi et Porsche ont été particulièrement mises à l’épreuve ces derniers mois. Porsche, en particulier, a connu une dégradation spectaculaire de sa rentabilité.
Le bénéfice d’exploitation du constructeur de voitures de sport s’est presque entièrement évaporé en 2025, chutant de 98 % pour atteindre seulement 90 millions d’euros. Sa marge opérationnelle a plongé à 0,3 %, contre 14,5 % un an plus tôt. Cette évolution est notamment liée à un changement stratégique coûteux concernant la transition vers les véhicules électriques.
L’an dernier, Porsche a suspendu sa transition vers l’électrification en raison d’une demande jugée insuffisante pour certains modèles électriques. Cette décision a pesé sur les comptes du groupe Volkswagen, contribuant notamment à ses difficultés au troisième trimestre.
Face à cette situation, la direction du groupe insiste sur les efforts engagés pour renforcer la solidité financière de l’entreprise. Le directeur financier Arno Antlitz a souligné l’importance des lancements de nouveaux modèles et des mesures de restructuration mises en œuvre en 2025 pour améliorer la résilience du constructeur. Malgré cela, il reconnaît que la marge opérationnelle ajustée de 4,6 % reste insuffisante à long terme.
Volkswagen entend donc poursuivre une politique stricte de réduction des coûts afin de restaurer sa rentabilité et de préserver sa compétitivité dans un secteur automobile en pleine transformation.
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La chute du bénéfice d’exploitation de Volkswagen illustre les pressions multiples qui pèsent actuellement sur l’industrie automobile mondiale. Les tarifs douaniers et la concurrence croissante en Chine apparaissent comme des facteurs majeurs de fragilisation pour le constructeur. Les difficultés rencontrées par Porsche montrent également que la transition vers l’électrification reste incertaine lorsque la demande ne suit pas le rythme des investissements. Dans ce contexte, la stratégie de réduction des coûts et les futurs lancements de modèles seront déterminants pour redresser la rentabilité du groupe.
Denso propose 8,3 Mds$ pour Rohm afin d’étendre son influence sur les puces pour véhicules électriques et centres de données.
Le fournisseur de Toyota, Denso, a lancé une offre pour acquérir le fabricant japonais de semi-conducteurs Rohm, dans un accord potentiel évalué à 8,3 milliards de dollars. Cette opération pourrait renforcer la position de Denso dans le domaine stratégique des puces de puissance, utilisées dans les véhicules électriques ainsi que dans les centres de données. Rohm, basé à Kyoto, est reconnu pour ses circuits intégrés de gestion de l’énergie, essentiels à l’efficacité des systèmes électriques dans l’automobile et l’industrie électronique.
Selon un communiqué publié vendredi par Rohm, Denso a approché la société pour acquérir ses actions, mais aucune décision finale n’a encore été prise. À la suite de l’annonce, les actions de Rohm ont connu une forte hausse, atteignant la limite quotidienne autorisée de 18 %. En parallèle, les titres de Denso ont enregistré un recul de 3,4 %.
Un partenariat stratégique déjà établi
En mai dernier, les deux entreprises avaient signé un partenariat stratégique centré sur les semi-conducteurs, notamment les circuits intégrés pour véhicules électriques. Cet accord visait à renforcer la collaboration technique et à explorer diverses options de développement, y compris une acquisition potentielle d’actions. Denso détient actuellement environ 4,8 % du capital de Rohm, selon les données de LSEG. L’entreprise japonaise souligne toutefois qu’aucune décision définitive n’a encore été validée.
Rohm se distingue comme un acteur majeur dans le secteur des puces de puissance, qui permettent de contrôler et de réguler efficacement l’énergie électrique dans les voitures, les équipements électroniques et les applications industrielles. Le Japon conserve un rôle important dans ce segment, malgré le recul général de sa part de marché dans l’industrie mondiale des semi-conducteurs. Cependant, le secteur reste fragmenté, et le ministère japonais de l’Économie et du Commerce préconise depuis longtemps une consolidation afin de renforcer la compétitivité des acteurs nationaux.
Sécurisation de l’approvisionnement en semi-conducteurs
L’industrie automobile s’intéresse de plus en plus à l’approvisionnement en puces depuis les perturbations majeures provoquées par la pandémie de COVID-19. Les ruptures de chaînes d’approvisionnement ont eu un impact direct sur la production automobile, soulignant la nécessité de sécuriser l’accès aux semi-conducteurs. La récente crise chez le fabricant néerlandais Nexperia a mis en lumière cette vulnérabilité : les pénuries de puces de puissance ont contraint Honda et Nissan à réduire leur production et ont poussé Bosch en Allemagne à réduire les heures de travail.
Cette situation souligne l’importance stratégique des puces de puissance, qui sont devenues des composants critiques pour la transition vers l’électrification des véhicules et pour les infrastructures de données modernes. La consolidation des acteurs japonais comme Rohm pourrait ainsi constituer un moyen efficace de sécuriser l’approvisionnement et de renforcer la compétitivité technologique du pays.
Perspectives financières et implications industrielles
La transaction envisagée, rapportée initialement par le quotidien économique Nikkei, pourrait atteindre environ 1,3 trillion de yens, soit 8,3 milliards de dollars. Une telle acquisition positionnerait Denso comme un acteur clé dans le segment des semi-conducteurs pour l’automobile, étendant son influence sur les technologies de gestion énergétique utilisées dans les véhicules électriques et les centres de données. Si l’accord se concrétise, il pourrait également stimuler la consolidation du marché japonais des puces de puissance et inciter d’autres acteurs à envisager des partenariats ou des fusions pour rester compétitifs à l’échelle mondiale.
Notre avis, par leblogauto.com
L’offre de Denso pour Rohm reflète la priorité croissante accordée aux puces de puissance dans l’automobile moderne. L’opération pourrait renforcer la sécurité d’approvisionnement et la compétitivité technologique du Japon. Cependant, le marché reste fragmenté, et la décision finale n’est pas encore prise. Cet accord éventuel illustre l’importance stratégique des semi-conducteurs pour la transition vers les véhicules électriques et l’industrie numérique.
Tesla confirme le lancement du Model Y L, un SUV allongé à trois rangées, en Australie et en Nouvelle-Zélande en 2026. Avec une autonomie de 681 km et une configuration 2+2+2, ce crossover électrique se positionne comme une alternative familiale plus abordable au Model X, combinant espace, confort et performances.
Design et habitacle spacieux
Le Model Y L se distingue par une carrosserie allongée de 177 mm, atteignant 4 969 mm de longueur, et un empattement étendu de 150 mm à 3 040 mm. Cette extension permet d’accueillir six passagers avec une configuration 2+2+2. La deuxième rangée offre des sièges individuels avec chauffage, ventilation et réglages électriques, tandis que la troisième rangée inclut le chauffage pour un confort optimal.
Cette nouvelle architecture renforce la polyvalence du SUV, adaptée aux familles et aux utilisateurs recherchant un véhicule électrique spacieux. Le Model Y L conserve l’esthétique moderne de Tesla, tout en offrant une habitabilité comparable à celle de véhicules plus coûteux, répondant aux besoins du marché des SUV à trois rangées.
Performances et autonomie améliorée
Selon les données d’homologation, le Model Y L sera proposé exclusivement avec une configuration à double moteur et transmission intégrale, associé à une batterie d’environ 82 kWh. L’autonomie revendiquée atteint 681 km selon le cycle WLTP, dépassant les 629 km du Model Y Long Range AWD standard grâce à une aérodynamique optimisée et à l’allongement de la carrosserie.
Cette combinaison de motorisation et de batterie assure des performances dynamiques et une conduite efficace sur tous types de routes, tout en réduisant la fréquence des recharges pour les trajets longs. L’alliance de l’efficacité énergétique et de l’espace intérieur fait du Model Y L un SUV électrique compétitif dans son segment.
Positionnement stratégique et prix
Le prix du Model Y L devrait dépasser les 68 900 $ du Model Y Long Range AWD actuel, mais rester en dessous des 80 990 $ du Volkswagen ID. Buzz LWB, ce qui en ferait le véhicule électrique neuf le plus abordable avec plus de cinq places en Australie. Ce positionnement stratégique permet à Tesla de remplacer le Model X, traditionnellement onéreux et de niche, par un SUV à trois rangées plus accessible, capable de capter la demande des familles et des utilisateurs de minibus électriques.
En ciblant le segment des SUV familiaux électriques à six places, Tesla exploite un marché encore peu concurrencé, offrant un équilibre entre prix, autonomie et capacité d’accueil. Le Model Y L pourrait ainsi devenir un produit phare dans la région, combinant praticité, performances et accessibilité.
Notre avis, par leblogauto.com
Le Tesla Model Y L marque l’entrée de la marque sur le segment des SUV électriques familiaux à trois rangées. Son autonomie de 681 km et sa configuration 2+2+2 répondent aux attentes des utilisateurs recherchant confort et polyvalence. Le positionnement tarifaire compétitif le place en alternative crédible au Model X et aux autres SUV électriques longue distance. Cette approche pourrait renforcer la présence de Tesla sur le marché australien et néo-zélandais des véhicules électriques familiaux.
Infiniti sort enfin de l’ombre avec une stratégie claire pour concurrencer les mastodontes allemands que sont BMW M et Mercedes-AMG. Après des années d’attente, la division premium de Nissanconfirme officiellement son intention de créer une gamme de véhicules haute performance, en commençant par un SUV de 600 chevaux qui n’est que le début d’une offensive plus large.
Cette annonce marque un tournant majeur pour Infiniti, qui peine depuis des années à s’imposer face aux marques de luxe établies. La stratégie adoptée suit le modèle éprouvé des constructeurs allemands : commencer par des versions intermédiaires avant de proposer des modèles véritablement extrêmes.
Le QX80 Red Sport ouvre le bal avec 600 chevaux
Le premier modèle de cette nouvelle ère sera le QX80 Red Sport, qui reprend la nomenclature performance déjà utilisée sur les Q50 et Q60. Selon Brian Maragno, directeur marketing produit d’Infiniti, ce modèle offre « un niveau de performance supplémentaire mais sans aller jusqu’au bout pour l’instant ».
Cette approche mesurée s’inspire directement de la stratégie allemande : BMW propose ses modèles M Performance avant les véritables M, Mercedes décline ses AMG en plusieurs niveaux de puissance, et Audi positionne ses S entre les modèles standard et les RS extrêmes. Infiniti adopte la même philosophie avec ses Red Sport, positionnés comme des « BMW M Performance japonais ».
Le QX80 Red Sport devrait arriver chez les concessionnaires au printemps prochain, soit vers avril ou mai 2026. Visuellement, les modifications restent discrètes : des étriers de frein peints en rouge derrière des jantes de 24 pouces, ainsi qu’un badge « S » rouge distinctif. Cette sobriété visuelle est volontaire, Infiniti devant garder de la marge pour ses futurs modèles plus radicaux.
Côté tarification, le Red Sport devrait coûter environ 10% de plus que les versions actuelles et sera disponible sur les finitions Sport et Autograph. Avec un prix de base de 102 645 dollars pour la Sport et 112 195 dollars pour l’Autograph, le Red Sport pourrait donc débuter autour de 113 000 à 123 000 dollars.
Une version extrême de 680 chevaux programmée pour 2028
Si le Red Sport constitue la première étape, Infiniti voit déjà plus loin. Une version encore plus radicale du QX80 est prévue pour 2028, avec une puissance pouvant atteindre 680 chevaux. Cette fois, les modifications seront bien plus substantielles que de simples étriers rouges.
Ce modèle haut de gamme bénéficiera d’un kit carrosserie agressif, d’élargisseurs d’ailes plus prononcés, et d’un échappement actif permettant de moduler le volume sonore. La suspension sera également revue pour gérer le surplus de puissance et améliorer le comportement routier. Cette approche rappelle celle adoptée par les BMW M Competition ou les Mercedes-AMG S, qui poussent encore plus loin les performances des modèles « de base ».
Le développement de tels véhicules nécessite des tests approfondis et de nombreuses discussions avec les fournisseurs et partenaires, d’où la nécessité de commercialiser d’abord une version plus accessible. « L’idée est de continuer à progresser vers l’étoile du Nord tout en répondant aux besoins du marché dans l’intervalle », explique Brian Maragno.
Cette stratégie progressive fait écho aux demandes des concessionnaires Infiniti, dont les clients réclament depuis longtemps des versions plus sportives du QX80. Le succès de ces premiers modèles conditionnera la suite du programme, avec en ligne de mire le concept QX80 R-Spec présenté au SEMA, affichant la barrière symbolique des 1 000 chevaux.
Des concepts prometteurs qui tracent la voie
Infiniti ne s’est pas contenté d’annonces : la marque a déjà dévoilé plusieurs concepts qui préfigurent sa future gamme performance. Le QX80 Track Spec concept, avec ses plus de 650 chevaux, montre la voie pour les versions circuit. Son design agressif, avec un aileron arrière imposant et des appendices aérodynamiques marqués, donne un aperçu de ce que pourrait être la version 2028.
Plus surprenant, Infiniti a également présenté un concept QX80 Trail Spec à vocation tout-terrain. Cette diversification n’est pas anodine : BMW travaillerait sur un rival du Mercedes Classe G, tandis qu’Audi ruminerait un projet similaire. Le marché des SUV de luxe haute performance semble donc s’orienter vers une segmentation plus fine, entre versions sportives et versions aventure.
Ces concepts démontrent qu’Infiniti ne se contente pas de copier la concurrence allemande, mais développe sa propre vision de la performance. Le QX80 R-Spec du SEMA, avec son moteur de 1 000 chevaux, prouve que les ingénieurs japonais peuvent rivaliser avec les créations les plus extrêmes de Stuttgart ou Munich.
La question cruciale reste celle de la capacité d’Infiniti à transformer ces concepts en réalité commerciale viable. Les marques allemandes bénéficient d’un écosystème de performance établi, avec des centres de développement dédiés et une clientèle fidèle prête à payer le prix fort pour des véhicules exclusifs.
L’enjeu stratégique derrière cette offensive performance
Cette montée en gamme performance répond à un enjeu existentiel pour Infiniti. La marque peine à rivaliser avec les constructeurs allemands premium, malgré des produits techniquement aboutis. L’introduction de versions haute performance vise à renforcer l’image de marque et attirer de nouveaux clients dans les showrooms.
La stratégie s’appuie sur l’effet de halo : même si peu de clients achèteront effectivement le modèle le plus puissant, sa simple existence rejaillit sur l’ensemble de la gamme. BMW l’a parfaitement compris avec ses M, tout comme Mercedes avec AMG et Audi avec RS. Ces divisions performance génèrent des marges importantes tout en valorisant l’image de leurs marques respectives.
Pour Infiniti, l’enjeu est double. D’une part, prouver sa capacité technique face aux références allemandes. D’autre part, justifier des tarifs premium en offrant des prestations exclusives. Le QX80 Red Sport, positionné 10% au-dessus des versions classiques, teste la réceptivité du marché à cette montée en gamme.
Le timing de ce lancement semble opportun. Le marché des SUV de luxe haute performance connaît une croissance soutenue, porté par une clientèle aisée en quête d’exclusivité. Les BMW X5 M, Mercedes-AMG GLE 63 et autres Audi RS Q8 rencontrent un succès commercial certain, prouvant l’existence d’une demande pour ce type de véhicules.
Reste à savoir si Infiniti saura capitaliser sur cette opportunité. La marque japonaise dispose d’atouts indéniables : la fiabilité légendaire du groupe Nissan, des technologies avancées et une approche différenciante face aux codes allemands. Le défi sera de traduire ces avantages en arguments de vente convaincants pour une clientèle habituée aux références établies.
L’offensive d’Infiniti dans le segment performance pourrait bien redistribuer les cartes du luxe automobile, à condition que l’exécution soit à la hauteur des ambitions affichées. Le QX80 Red Sport de 600 chevaux n’est effectivement que le début d’une révolution qui pourrait transformer durablement l’image de la marque nippone. Maintenant, ne reste plus qu’un sujet … que la marque revienne enfin en France !
Vous êtes-vous déjà demandé si les salons automobiles faisaient encore recette ? Et si oui, qui et comment se décidait une présence sur un salon ? A l’occasion du salon nantais « qui monte », Historic Auto, nous avons pu rencontrer l’un des exposants : Asphalt Atipic Cars. C’était l’un des stands les plus en vue avec un panel éclectique de véhicules allant de la Mini à une Mustang 69 en passant par une superbe 575 Superamerica rouge.
Le salon, qui se tient tous les deux ans à Nantes, a encore fait le plein en 2026, que ce soit les halls, mais aussi le parking extérieur où on pouvait croiser de la 2CV à des raretés sorties pour l’occasion.
Avant propos
Asphalt Atipic cars est un garage automobile créé en 2019, puis repris en 2024 par Ludovic Lemarchand qui lui donne ce nom . Il propose différents services comme la réparation, recherche de panne, entretien, carrosserie, dépôt-vente, conciergerie, etc.
Nous les avons rencontré lors du salon #historicauto 2026 et avons pris rendez-vous avec eux afin de faire un bilan et comprendre les motivations d’une telle entreprise à se retrouver dans un tel événement. Entretien réaliser par RGcars auprès de Ludovic Lemarchand, gérant et Thibault, conseiller sport et collection
Question: Pourquoi avoir pris la décision de faire Historicauto ?
Réponse: Nous avions l’habitude d’aller sur le salon entant que visiteurs, un événement que nous avons vu grandir d’année en année. Un salon qui pour nous est local, dans la région (nous sommes basés aux Sables d’Olonne 85), c’était une opportunité afin de nous faire connaître, nous donner de la visibilité au niveau régional
Qu’attendiez-vous de ce salon ?
Cela fait peu de temps réellement que notre activité est en fonctionnement et nous avons la volonté de croitre ! Comme je le disais auparavant, c’est une façon de nous faire connaître, d’être au contact de potentiels clients, de présenter les différents services que nous proposons mais aussi essayer de vendre des véhicules
Cela fait une semaine que le salon a fermé ses portes, qu’est-ce que vous en retenez ? Que ce soit le avant, pendant et après ?
On retiendra surtout “l’Intensité” pendant toutes les étapes, que ce soit avant avec la préparation, (lustrage, réglage…) le choix des différents véhicules que nous voulions exposés.
Pendant c’est également intense avec un réveil matinal afin de remettre au propre le stand, refaire briller les véhicules. Le stand n’a pas désempli durant le salon, impliquant l’attention aux visiteurs en leur répondant à leur questionnement quant aux différents services …
Et après, une fois le stand plié, les voitures ramenés au garage, nous avons passé la semaine à répondre au téléphone, recevoir des acheteurs, pour des dépôts vente…
Ce samedi nous allons voir un collectionneur rencontré sur le salon qui nous laisserait sa collection pour entretien, réparation mais aussi vente de certains véhicules. Nous ne nous attendions pas à autant de retours positifs à tous les niveaux
Y retournerez –vous ? Que changeriez –vous si c’est le cas ?
Bien sûr !!! Nous sommes déjà en train de nous renseigner pour Rétromobile 2027 ! Donc Historicauto , c’est une évidence ! Par contre au lieu de 100 mètre carré, on partirait sur le double.
D’ailleurs comment avez-vous choisi pour la superficie et le stand ?
Pour la superficie, réellement au hasard, mais on s’est rendu compte très vite que c’était petit, par rapport au nombre de voitures que nous voulions ramener…
Pour le bar et la structure, nous voulions un stand convivial ! On a donc fait confiance à notre ami de “Formacoupe” qui a compris ce que nous voulions et a sorti ce lieu agréable et avec de la visibilité ! pour les voitures, on a pris que des modèles en vente !
Les 3 Minis qui venaient d’être restaurées (et qui prennent peu de place) puis d’autres véhicules éclectiques et colorés comme la mach 1 bleue, le defender blanc, la 911S jaune et bien sûr la 575 Superamerica rouge.
Et donc, quel bilan? Cela a-t-il répondu à vos attentes ?
Génial !
On a adoré, une expérience intense des rencontres fabuleuses avec des collectionneurs, des visiteurs …Nous voulions de la visibilité, on l’a obtenue (+100 abonnés sur instagram pendant le weekend), du travail pour 1 an, des ventes (1 Mini et 1 Mustang ) des dépots…
Le seul regret est que le speaker tout comme l’organisation qui ont oublié de venir nous saluer.
[Note de la rédaction : la galerie photo du salon Historic Auto devrait arriver avant ce weekend.]
Jetour dévoile le SUV hybride G600 co-créé avec les utilisateurs, alliant luxe, robustesse et performances tout-terrain.
Jetour, la marque sous l’égide de Chery, développe son nouveau SUV hybride G600 en impliquant directement les utilisateurs dans le processus de conception. Cette approche innovante de co-création vise à concevoir un véhicule robuste et luxueux, adapté à une utilisation tout-terrain, tout en répondant aux attentes précises du public.
Un design robuste et tout-terrain
La silhouette du Jetour G600 conserve le style anguleux et massif typique des SUV tout-terrain. Le véhicule présente une garde au sol élevée, une carrosserie imposante aux formes presque rectangulaires et une galerie de toit renforcée, signe de sa vocation aventureuse. L’avant intègre des feux de jour à LED en forme de C, apportant une identité visuelle moderne et distinctive.
Ces éléments témoignent de l’orientation tout-terrain du G600, conçu pour affronter des conditions difficiles tout en offrant un confort et un espace intérieur typiques des SUV de luxe. La combinaison d’un design imposant et de détails modernes souligne la volonté de Jetour de créer un SUV capable de rivaliser sur le segment premium.
Une motorisation hybride et des performances de luxe
Selon les informations préliminaires, le Jetour G600 sera équipé d’une motorisation hybride, combinant efficience énergétique et performances adaptées aux terrains accidentés. Le constructeur positionne ce modèle comme un SUV de luxe avec des capacités tout-terrain avancées, permettant aux conducteurs de profiter à la fois de la puissance et d’une consommation réduite.
La version de production devrait s’inspirer du concept G600 présenté précédemment, qui se distinguait par ses grandes dimensions et son design futuriste. Jetour prévoit d’adopter des solutions pratiques pour un usage quotidien, tout en conservant l’identité visuelle et la présence imposante du concept original.
La co-création : tendance innovante dans l’industrie
Jetour innove en impliquant les utilisateurs dans le développement de ses véhicules via un programme de « co-créateurs de produits ». Cette démarche permet aux futurs propriétaires de contribuer directement au design extérieur et au concept global du SUV.
L’intégration des retours des utilisateurs dans la conception permet à la marque de mieux comprendre les attentes du marché et d’ajuster le véhicule en conséquence. Cette méthode favorise également une plus grande adhésion des clients au produit final, tout en renforçant l’image innovante et orientée vers le luxe de la marque Jetour.
En combinant motorisation hybride, design tout-terrain et programme de co-création, le Jetour G600 se positionne comme un SUV moderne capable de concilier performance, luxe et praticité quotidienne, tout en répondant aux exigences des passionnés d’aventure et de conduite sécurisée sur terrains difficiles.
Notre avis, par leblogauto.com
Le Jetour G600 illustre l’évolution des SUV hybrides vers des modèles à la fois luxueux et tout-terrain. L’approche de co-création avec les utilisateurs est une tendance forte dans l’industrie, permettant de mieux aligner le design sur les attentes du marché. Le style anguleux et la motorisation hybride montrent que Jetour vise à allier robustesse et efficacité énergétique. Ce SUV pourrait séduire les conducteurs à la recherche d’un véhicule premium capable de performances tout-terrain fiables.
Le Nissan X-Trail (Rogue aux USA) célèbre cette année 25 ans de succès mondial. Depuis son lancement en 2001, ce SUV emblématique a séduit les conducteurs du monde entier grâce à sa robustesse, sa polyvalence et sa capacité à s’adapter aux modes de vie actifs. Avec plus de 8 millions d’unités vendues, le X-Trail est devenu un symbole de crossover familial fonctionnel, combinant aventure, confort et technologie avancée.
Un SUV familial devenu crossover électrifié
À ses débuts, le X-Trail a été conçu comme « un véritable SUV, alliant sportivité et polyvalence exceptionnelle ». Son nom reflète sa vocation : « X » pour les activités extrêmes et « Trail » pour les terrains accidentés. Dès le départ, Nissan a misé sur un design pratique et robuste, offrant une alternative aux 4×4 traditionnels tout en réduisant la consommation de carburant et en améliorant la maniabilité.
Shinchiro Irie, directeur de la conception du programme, souligne que le modèle a rapidement séduit les jeunes familles et les amateurs de plein air grâce à son équilibre entre fonctionnalité et style. Le SUV combinait déjà performance sur routes difficiles et confort pour un usage quotidien, créant ainsi une formule durable qui traverse les générations.
Histoire de succès mondial et expansion américaine
Depuis 2001, le X-Trail a construit une forte empreinte internationale. Il a rencontré un franc succès en Afrique, en Océanie, en Asie et en Amérique du Sud. À partir de la troisième génération, le SUV a été introduit sur le marché américain sous le nom de Rogue, où il est rapidement devenu le véhicule le plus vendu de Nissan. Satoru Tanaka, Chief Product Specialist, explique : « Le X-Trail doit être un crossover fonctionnel qui s’adapte à chaque étape de la vie. Son design ne sacrifie jamais la fonctionnalité, et la fonctionnalité ne compromet jamais le design. »
Cette approche a permis au X-Trail de s’imposer comme un modèle polyvalent capable de répondre aux besoins des familles tout en restant compétitif face aux SUV et crossovers concurrents. La combinaison d’une conduite confortable, d’une capacité sur tous types de routes et d’un style attractif a consolidé sa réputation de SUV fiable et pratique.
L’ère de l’électrification et de la technologie avancée
Aujourd’hui, le X-Trail poursuit son évolution avec la technologie hybride e-POWER de Nissan et le système de traction intégrale e-4ORCE. Cette électrification permet d’offrir des performances fluides, une consommation réduite et une conduite confiante dans toutes les conditions, tout en conservant le caractère robuste et polyvalent qui a fait son succès.
Présent dans 95 pays, le X-Trail a dépassé les 8 millions d’unités vendues dans le monde depuis 2001, dont plus de 167 400 au Royaume-Uni. Cette longévité illustre l’adaptabilité du modèle et sa capacité à évoluer avec les besoins des conducteurs tout en intégrant les dernières innovations en matière d’automobile, de mobilité durable et de technologie hybride.
Le X-Trail démontre ainsi que la robustesse et la polyvalence peuvent coexister avec l’électrification et les systèmes avancés de traction intégrale, confirmant son statut de référence parmi les SUV familiaux à l’échelle mondiale.
Notre avis, par leblogauto.com
Le Nissan X-Trail s’affirme comme un SUV familial polyvalent et fiable depuis 25 ans. Sa transition vers l’électrification e-POWER et le système e-4ORCE montre la capacité du modèle à intégrer les innovations technologiques sans perdre son ADN. Son succès mondial et sa longévité confirment que Nissan a su combiner fonctionnalité, confort et performance sur tous types de routes. Ce SUV reste un choix solide pour les familles recherchant robustesse et adaptabilité.
La NHTSA réunit Waymo, Zoox et Aurora pour discuter de la sécurité et du déploiement des véhicules autonomes aux États-Unis.
La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) organise un forum national sur la sécurité des véhicules autonomes ce mardi, réunissant les dirigeants de Waymo, Zoox et Aurora. L’objectif : examiner les avancées des robotaxis tout en évaluant les risques et les obstacles réglementaires. Ce forum s’inscrit dans une démarche visant à accélérer le déploiement des véhicules autonomes tout en garantissant la sécurité des usagers.
Rencontre avec les leaders des robotaxis
La réunion réunira Tekedra Mawakana, co-PDG de l’unité d’Alphabet, Aicha Evans, PDG de Zoox, et Chris Urmson, PDG d’Aurora. La discussion portera sur l’avenir des véhicules autonomes et sur les actions potentielles de la NHTSA, notamment l’élaboration de directives sur le développement, les tests et le déploiement sécurisés de ces technologies aux États-Unis. La session d’une journée abordera également l’assistance à distance dans les robotaxis et la manière dont les régulateurs devraient évaluer leur performance par rapport aux véhicules conduits par des humains.
Le directeur de la NHTSA, Jonathan Morrison, a déclaré que l’agence souhaitait soutenir l’innovation dans les véhicules autonomes en raison de leurs avantages potentiels : réduire le nombre d’accidents et étendre la mobilité pour les personnes âgées et handicapées. « Nous adoptons une approche mesurée – en supprimant les barrières inutiles à cette technologie tout en maintenant une surveillance stricte de la sécurité », a-t-il précisé.
Sécurité et enquêtes en cours
Malgré l’enthousiasme pour les véhicules autonomes, la NHTSA reste vigilante. L’agence a ouvert plusieurs enquêtes sur des incidents impliquant des robotaxis, notamment les véhicules Waymo qui ont dépassé illégalement des bus scolaires à l’arrêt. « La technologie n’est pas parfaite. Nous ne serons pas timides lorsque nous détecterons un risque pour le public », a averti Jonathan Morrison.
Le National Transportation Safety Board collabore également aux investigations pour garantir que les véhicules autonomes respectent les normes de sécurité. Parallèlement, le Congrès américain discute d’une législation visant à faciliter le déploiement des véhicules autonomes sans contrôles humains, reflétant les divergences entre législateurs sur la régulation de cette technologie émergente.
Expansion des robotaxis sur les routes américaines
Les États-Unis atteignent un point de bascule pour la mobilité automatisée. L’industrie a dépassé l’ère des tests isolés et des programmes pilotes pour entrer dans une phase où les robotaxis et véhicules commerciaux circulent quotidiennement sur le réseau routier américain. Waymo, par exemple, opère dans plusieurs villes, dont Phoenix, San Francisco, Los Angeles, Austin, Atlanta et Miami. La société a parcouru plus de 200 millions de miles entièrement autonomes sur routes publiques, offrant 400 000 trajets hebdomadaires.
Tesla a également lancé des trajets en robotaxi à Austin en janvier, sans moniteurs de sécurité, renforçant les débats sur la régulation et la supervision de cette nouvelle génération de véhicules autonomes.
La NHTSA souligne l’importance de trouver un équilibre entre innovation technologique et protection des usagers. Les discussions du forum devraient permettre de clarifier les directives futures et d’identifier les bonnes pratiques pour le développement et le déploiement des véhicules autonomes, tout en examinant les technologies d’assistance à distance et les systèmes de sécurité embarqués.
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Le forum de la NHTSA illustre la volonté des autorités américaines de combiner innovation et sécurité dans le secteur des véhicules autonomes. Les PDG de Waymo, Zoox et Aurora apportent un retour direct sur les défis opérationnels et réglementaires. L’expansion rapide des robotaxis sur les routes américaines souligne l’urgence d’une législation claire et cohérente. Ce rendez-vous pourrait marquer un tournant dans la normalisation et l’évaluation des technologies de conduite autonome.
Le conflit entre Nexperia et sa filiale chinoise ravive le spectre d’une pénurie mondiale de semi-conducteurs, essentielle à l’industrie automobile.
La Chine a mis en garde contre un risque de nouvelle crise mondiale dans l’approvisionnement en semi-conducteurs, un composant crucial pour l’industrie automobile moderne. Selon le ministère chinois du Commerce, l’escalade du différend entre le fabricant de puces néerlandais Nexperia et sa filiale basée en Chine pourrait perturber la production mondiale, notamment celle des constructeurs automobiles qui dépendent fortement de ces composants électroniques.
Un différend industriel aux conséquences mondiales
L’alerte de Pékin intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le siège néerlandais de Nexperia et son entité chinoise. Les autorités chinoises évoquent la possibilité de “nouveaux conflits” susceptibles d’affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Ces composants électroniques sont indispensables dans l’industrie automobile contemporaine, où ils pilotent une multitude de systèmes embarqués, depuis la gestion du moteur jusqu’aux aides à la conduite, en passant par l’infodivertissement et les capteurs de sécurité.
La production automobile mondiale avait déjà été perturbée en octobre dernier lorsque la Chine avait imposé des contrôles à l’exportation sur les puces Nexperia fabriquées sur son territoire. Cette décision faisait suite à la saisie de l’entreprise par les autorités néerlandaises à sa société mère chinoise Wingtech. Les semi-conducteurs produits par Nexperia sont en effet largement utilisés dans les systèmes électroniques des véhicules, ce qui signifie qu’une perturbation dans leur fabrication ou leur distribution peut rapidement affecter l’ensemble de la filière automobile, des équipementiers aux constructeurs.
Même si la pénurie mondiale de puces électroniques s’est quelque peu atténuée après des discussions diplomatiques, les tensions internes à l’entreprise se sont intensifiées. Le siège de Nexperia aux Pays-Bas soutient la suppression du contrôle de Wingtech, tandis que l’unité chinoise réclame au contraire le rétablissement de cette gouvernance.
Tensions entre le siège néerlandais et la filiale chinoise
La situation s’est encore compliquée lorsque la branche chinoise chargée de l’assemblage et du conditionnement des puces a accusé le siège néerlandais d’avoir désactivé les comptes informatiques de tous les employés en Chine. Selon Pékin, cette décision aurait déclenché de nouveaux désaccords et rendu plus difficiles les négociations entre les différentes parties.
Dans un communiqué officiel, le ministère chinois du Commerce a estimé que ces actions avaient perturbé le fonctionnement normal de l’entreprise. Les autorités chinoises ont également averti que si cette situation devait conduire à une nouvelle crise mondiale de production de semi-conducteurs, la responsabilité incomberait aux Pays-Bas.
De son côté, l’entité néerlandaise de Nexperia n’a pas démenti la désactivation des comptes informatiques. Elle conteste toutefois l’affirmation selon laquelle cette décision aurait affecté la production dans l’usine d’assemblage et de test située dans la province du Guangdong, un site stratégique pour la fabrication et le conditionnement de ces composants électroniques utilisés dans l’électronique automobile.
Une impasse malgré les tentatives de médiation
Le différend s’inscrit dans une crise plus large entre les deux branches de l’entreprise. Après le retrait du contrôle de Wingtech en septembre, la filiale chinoise de Nexperia s’est déclarée indépendante de sa maison mère néerlandaise. Depuis lors, les deux entités se sont accusées mutuellement de mener des négociations de mauvaise foi.
Dans ce climat de défiance, le siège néerlandais a également suspendu l’approvisionnement en wafers – les plaquettes de silicium servant de base à la fabrication des semi-conducteurs – vers l’usine du Guangdong. Cette décision accentue les inquiétudes concernant l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement mondiale.
Plusieurs gouvernements ont tenté de favoriser une résolution du conflit. Pékin, La Haye et Bruxelles ont ainsi engagé des démarches pour encourager une médiation entre les différentes parties. Toutefois, ces efforts n’ont pas permis pour l’instant de débloquer la situation.
La Chine estime notamment que les autorités néerlandaises n’ont pas fait suffisamment pour encourager un compromis. Pékin critique également les procédures judiciaires engagées à Amsterdam qui ont conduit au transfert des actions de Wingtech à un avocat néerlandais en octobre. Tant que ces procédures restent en cours, les tensions entre les deux camps risquent de persister.
Dans un secteur aussi stratégique que celui des semi-conducteurs, une telle impasse pourrait avoir des conséquences directes sur l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs dépendent en effet de plus en plus de l’électronique embarquée pour leurs modèles, qu’il s’agisse de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.
Notre avis, par leblogauto.com
La crise entre Nexperia et sa filiale chinoise rappelle à quel point la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs reste fragile. L’industrie automobile dépend fortement de ces composants pour ses systèmes électroniques et ses technologies embarquées. Une perturbation durable pourrait rapidement se traduire par des ralentissements de production chez les constructeurs. Le dossier illustre aussi la dimension géopolitique croissante des technologies liées à l’automobile.
Le Nissan X-Trail évolue pour 2026 avec un design extérieur remanié et davantage de technologies embarquées. Le SUV familial conserve sa motorisation hybride e-POWER et introduit notamment un système d’infodivertissement avec Google intégré. Les commandes sont prévues à partir d’avril 2026.
Un style extérieur retravaillé
Le Nissan X-Trail reçoit plusieurs évolutions esthétiques. La face avant adopte une calandre V-Motion plus large et redessinée, accompagnée d’ouïes latérales et d’un pare-chocs avant revus. À l’arrière, le pare-chocs évolue également. La calandre s’élargit et touche désormais les feux qui restent en deux parties.
Le modèle intègre aussi de nouveaux feux arrière à LED et des jantes alliage de 19 pouces à finition diamantée. Les passages de roue, les bas de caisse et les rétroviseurs noirs contribuent à modifier l’apparence générale.
Deux nouvelles teintes de carrosserie font leur apparition : Bleu Sukumo et Sable Miho. Elles peuvent être proposées en configuration bi-ton.
Un habitacle revu et davantage d’équipements
L’intérieur reçoit de nouveaux matériaux et quelques évolutions d’équipement. Selon les finitions, le SUV peut être équipé d’une sellerie en cuir matelassé noir ou cognac, d’une sellerie TEP ou de finitions en bois brun sur la console centrale.
À partir de la finition N-Connecta, plusieurs équipements sont proposés, notamment :
sièges avant et arrière chauffants
volant chauffant
climatisation tri-zone
écran d’infodivertissement de 12,3 pouces
La banquette arrière coulissante 40/20/40 permet d’adapter l’espace entre passagers et chargement. Parmi les autres équipements mentionnés figurent un système audio BOSE à 10 haut-parleurs et un pare-brise chauffant disponible de série sur la finition Tekna.
Un système d’infodivertissement avec Google intégré
Le nouveau X-Trail adopte la dernière version du système NissanConnect avec Google intégré. Cette interface permet d’utiliser l’Assistant Google pour accéder à certaines fonctions du véhicule ou à des services connectés.
Les conducteurs peuvent notamment :
utiliser des commandes vocales
télécharger des applications via le Google Play Store
accéder à des informations comme la météo
recevoir des mises à jour à distance
L’Assistant Google peut aussi être utilisé pour contrôler certaines fonctions du véhicule, comme la ventilation ou les sièges chauffants.
Une vision panoramique 3D pour les manœuvres
Le SUV reçoit également une version améliorée de l’AVM (Around View Monitor). Ce système utilise plusieurs caméras extérieures pour offrir une vue à 360° autour du véhicule à basse vitesse.
La technologie propose huit angles de vue différents, ainsi que des fonctions spécifiques comme :
une vue dite « capot invisible » affichant la position des roues avant
une vue d’intersection en T pour améliorer la visibilité dans certaines situations
Le système fonctionne avec la détection d’objets en mouvement afin d’alerter le conducteur lors des manœuvres.
Des aides à la conduite mises à jour
Le système ProPILOT Assist reçoit plusieurs améliorations. Nissan indique notamment une reconnaissance anticipée des limitations de vitesse, une détection plus précise de la signalisation et des réactions plus progressives lors du freinage et de l’accélération.
Le maintien dans la voie a également été retravaillé afin d’améliorer la stabilité, notamment dans les voies étroites.
Une motorisation hybride e-POWER toujours au programme
Le X-Trail continue d’être proposé avec la motorisation hybride e-POWER. Cette technologie associe un moteur électrique à un moteur thermique servant de générateur.
Le modèle reste disponible en deux ou quatre roues motrices. La transmission intégrale électrique e-4ORCE répartit le couple entre les roues pour améliorer la motricité et la stabilité selon le constructeur.
Une finition N-Trek orientée usage extérieur
La finition N-Trek fait son retour dans la gamme avec plusieurs éléments spécifiques. Elle se distingue par des détails « rouge magma » sur certains éléments extérieurs et intérieurs ainsi que par des logos noirs et rouges. Cette finition N-Trek a visuellement une face avant encore plus large avec les parties noires.
Le modèle reçoit également :
des phares entièrement à LED
des jantes alliage de 19 pouces spécifiques
des barres de toit noires
un toit ouvrant panoramique électrique de série
À l’intérieur, les sièges utilisent un revêtement imperméable CellCloth® conçu pour résister à l’eau et à un usage intensif. Le coffre dispose aussi de tapis en caoutchouc et d’un revêtement réversible.
Commandes prévues au printemps 2026
Le Nissan X-Trail mis à jour sera disponible à la commande à partir d’avril 2026.
2WD
4WD
Puissance maxi (ch)
204
213
Couple maxi (Nm)
330
330 + 195
0 – 100 km/h (sec)
8,0
7,0
Vitesse maxi (km/h)
170
180
Emissions de CO2, cycle mixte WLTP (g/km)
A partir de 128*
Consommation de carburant, cycle mixte WLTP (l/100 km)
La guerre contre l’Iran pourrait perturber les exportations de voitures asiatiques vers le Moyen-Orient, un marché clé pour la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée.
La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, entrée dans son septième jour vendredi, pourrait perturber fortement les exportations automobiles asiatiques vers le Moyen-Orient. Cette région représente un marché stratégique pour de nombreux constructeurs automobiles, notamment en Chine, en Inde, en Corée du Sud et au Japon. Les tensions géopolitiques actuelles menacent le transport maritime via le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour l’acheminement des véhicules vers les pays du Golfe.
Les constructeurs automobiles asiatiques expédient chaque année des voitures d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vers le Moyen-Orient. Cependant, face aux craintes d’attaques potentielles de Téhéran, le trafic maritime sur cette route stratégique est fortement perturbé. Cette situation crée des incertitudes logistiques pour les industriels de l’automobile, qui dépendent largement de ces routes commerciales pour exporter leurs véhicules neufs vers des marchés en pleine croissance.
Le Moyen-Orient, marché clé pour la Chine
Le Moyen-Orient est devenu le deuxième plus grand marché étranger pour les véhicules fabriqués en Chine. Cette région prend une importance croissante pour les constructeurs automobiles chinois, qui cherchent à compenser la faiblesse de la demande sur leur marché domestique.
En 2025, les fabricants chinois ont expédié 8,32 millions de voitures à l’étranger. Parmi ces exportations automobiles, 1,39 million d’unités – soit environ un sixième – ont été destinées aux pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces chiffres proviennent de l’Association chinoise des voitures particulières.
Plusieurs constructeurs automobiles dominent ces flux d’exportations. Parmi les principaux acteurs figurent Chery Automobile, BYD, SAIC Motor, Changan Automobile et Geely. Ces marques représentent une part importante de la production automobile chinoise destinée à l’exportation.
Les coentreprises chinoises de constructeurs étrangers jouent également un rôle majeur dans ce commerce international. Les marques Kia, Hyundai Motor et Toyota figurent ainsi parmi les dix principaux exportateurs de voitures vers le Moyen-Orient, selon les données de l’institut de recherche automobile Gasgoo, spécialisé dans la chaîne d’approvisionnement du secteur automobile en Chine.
L’Inde renforce sa présence automobile
L’Inde constitue également un acteur important dans les exportations de voitures vers les marchés du Moyen-Orient. En 2025, le pays a exporté des véhicules d’une valeur totale de 8,8 milliards de dollars. Selon les données douanières disponibles, environ 25 % de ces exportations automobiles ont été destinées aux pays du Golfe, principalement l’Arabie saoudite.
Parmi les constructeurs les plus exposés à ce marché figure Hyundai Motor. Le constructeur sud-coréen expédie depuis l’Inde une part significative de sa production automobile vers la région. En 2025, la moitié de ses expéditions mondiales depuis l’Inde, soit environ 1,8 milliard de dollars, ont été destinées aux pays du Golfe.
Toyota présente également une forte exposition à ce marché régional. Sur les 470 millions de dollars d’exportations réalisées depuis l’Inde l’année dernière, environ deux tiers – soit plus de 300 millions de dollars – ont été envoyés vers le Moyen-Orient.
D’autres constructeurs automobiles participent à ces flux commerciaux. Maruti Suzuki envoie moins de 15 % de ses exportations en valeur vers la région du Golfe. Sur un total de 3,2 milliards de dollars d’exportations en 2025, les véhicules destinés à cette zone ont représenté environ 457 millions de dollars. Nissan Motor, pour sa part, affiche une exposition d’environ 318 millions de dollars depuis l’Inde, soit 38 % de ses exportations automobiles totales sur la même période.
Corée et Japon également exposés
La Corée du Sud constitue un autre acteur majeur dans le commerce automobile international vers le Moyen-Orient. En 2025, les exportations totales de voitures sud-coréennes ont atteint un niveau record de 72 milliards de dollars. Parmi ce total, 5,3 milliards de dollars de véhicules ont été envoyés vers le Moyen-Orient, soit une progression de 2,8 % par rapport à l’année précédente, selon l’Association coréenne du commerce international.
Les constructeurs Hyundai Motor et Kia sont particulièrement présents sur ces marchés. En 2025, les exportations de Hyundai vers le Moyen-Orient et l’Afrique ont représenté 8 % de ses ventes en gros mondiales, qui ont atteint 4,14 millions d’unités. Cela correspond à environ 317 000 voitures expédiées vers ces régions.
Kia affiche une proportion similaire. Le constructeur a envoyé 8 % de ses ventes en gros mondiales de 2025 vers le Moyen-Orient et l’Afrique, sur un total de 3,1 millions d’unités vendues.
Le Japon reste également très présent dans la région. En 2025, Toyota a exporté 320 699 véhicules depuis le Japon vers le Moyen-Orient, soit une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Ces volumes représentent un peu plus de 15 % des exportations totales du constructeur, qui ont dépassé les deux millions d’unités sur l’année.
Toutefois, les tensions géopolitiques pourraient déjà avoir un impact sur la production et la logistique. Selon des informations rapportées par le Nikkei, Toyota prévoit de produire près de 40 000 véhicules de moins destinés aux marchés du Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la situation dans la région et aux contraintes logistiques associées.
Notre avis, par leblogauto.com
Les données montrent à quel point le Moyen-Orient est devenu un marché stratégique pour l’industrie automobile asiatique. Les volumes exportés par la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon illustrent l’importance de cette région pour la croissance internationale des constructeurs. La dépendance au transport maritime via le détroit d’Ormuz constitue toutefois un point de fragilité pour la chaîne logistique. Si les tensions géopolitiques se prolongent, elles pourraient perturber durablement les flux d’exportation et les stratégies commerciales des constructeurs.
La Porsche Carrera GT continue de fasciner les passionnés d’automobile deux décennies après son lancement. Considérée comme la dernière vraie supercar analogique, cette icône au V10 naturellement aspiré vient de recevoir un traitement de faveur de la part de Canepa, le spécialiste californien réputé pour ses restaurations d’exception. Présentée lors du Concours d’Elegance d’Amelia Island le week-end dernier, la Carrera GT SC (Sport Canepa) représente une approche raffinée de la modification, privilégiant l’élégance à l’extravagance.
Une esthétique repensée avec goût
La première chose qui frappe sur cette Carrera GT SC, c’est sa livrée Liquid Metal Green, une teinte jamais proposée sur la version d’origine. Cette couleur métallisée captivante s’étend jusque dans le compartiment moteur, où les grilles d’aération reprennent cette même nuance pour créer une harmonie visuelle parfaite. Les détails en noir brillant viennent ponctuer l’ensemble : les encadrements de phares, les sorties d’échappement doubles et les verrous centraux des jantes apportent un contraste subtil qui modernise l’apparence générale.
L’arceau de sécurité personnalisé en fibre de carbone apparente constitue l’un des éléments les plus remarquables de cette transformation. Cette pièce, associée aux détails en carbone mat disséminés dans le compartiment moteur, confère à la Carrera GT SC une esthétique résolument contemporaine. Les jantes magnesium d’origine à cinq branches sont conservées, respectant ainsi l’ADN de la voiture tout en bénéficiant de verrous centraux anodisés noir pour une touche moderne.
Cette approche esthétique témoigne de la philosophie de Canepa : améliorer sans dénaturer. Chaque modification apportée respecte l’esprit originel de la Carrera GT tout en lui insufflant une personnalité unique. La couleur Liquid Metal Green, en particulier, transforme radicalement la perception de la voiture sans jamais paraître déplacée ou excessive.
Un habitacle luxueusement réimaginé
L’intérieur de la Carrera GT SC a fait l’objet d’une attention particulière. Canepa a remplacé les matériaux d’origine par un ensemble cuir crème et Alcantara qui habille désormais la quasi-totalité des surfaces de l’habitacle. Cette transformation s’étend même jusqu’au coffre avant (frunk), créant une cohérence visuelle remarquable dans tout l’habitacle.
Malgré ces changements substantiels, certains éléments emblématiques ont été préservés. Le pommeau de vitesse en bois caractéristique de la Carrera GT trône toujours au sommet de son levier de vitesses surélevé, rappelant les origines racing de cette supercar. Les accents en aluminium et en fibre de carbone complètent cet ensemble, créant un équilibre parfait entre luxe moderne et héritage sportif.
Cette refonte intérieure illustre parfaitement l’expertise de Canepa dans l’art de la personnalisation haut de gamme. L’utilisation du cuir crème apporte une dimension luxueuse inédite à l’habitacle, tout en conservant l’atmosphère sportive qui fait l’essence même de la Carrera GT. Cette approche sur mesure transforme chaque trajet en une expérience sensorielle unique.
Des améliorations techniques ciblées
Si l’esthétique a été soigneusement repensée, c’est au niveau technique que les améliorations de Canepa prennent tout leur sens. Le V10 5,7 litres atmosphérique reste fidèle à ses spécifications d’origine, préservant ainsi son caractère unique et sa sonorité incomparable qui culmine à 8 400 tr/min. Toutefois, un nouveau système d’échappement en acier inoxydable promet une sonorité encore plus pure et un léger gain de puissance.
L’un des points les plus critiques de la Carrera GT d’origine concernait son embrayage, réputé difficile à maîtriser et sujet à l’usure prématurée. Canepa a donc développé un embrayage amélioré qui promet une meilleure utilisabilité au quotidien et une durabilité accrue. Cette modification, bien qu’invisible, transforme fondamentalement l’expérience de conduite en rendant la voiture plus accessible.
La suspension fait également l’objet d’une attention particulière avec l’installation d’un système KW spécialement développé. Cette nouvelle configuration inclut un système de relevage hydraulique de l’essieu avant, fonctionnalité particulièrement appréciable pour négocier les obstacles urbains sans endommager le spoiler avant. Cette amélioration répond à un besoin concret des propriétaires qui souhaitent pouvoir utiliser leur Carrera GT dans des conditions réelles.
Ces modifications techniques s’inscrivent dans une démarche de modernisation respectueuse. Plutôt que de chercher à augmenter drastiquement les performances, Canepa se concentre sur l’amélioration de l’utilisabilité et de la fiabilité, deux aspects cruciaux pour une voiture destinée à être réellement conduite.
Un marché en pleine ébullition
Le timing de ce projet Canepa n’est pas le fruit du hasard. Le marché de la Carrera GT connaît une envolée spectaculaire, avec des exemples standard qui se négocient désormais entre 3 et 3,5 millions de dollars. Cette tendance haussière s’est encore confirmée lors de la vente aux enchères Broad Arrow d’Amelia Island, où une Carrera GT unique en Gulf Blue, l’une des 19 exemplaires du programme Paint-to-Sample, s’est adjugée un record de 6,7 millions de dollars.
Cette valorisation exceptionnelle s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la rareté : seuls 1 270 exemplaires de Carrera GT ont été produits entre 2004 et 2007. Ensuite, son statut de dernière supercar vraiment analogique de Porsche, dans un monde automobile de plus en plus électrifié et assisté. Enfin, sa réputation de voiture exigeante qui ne pardonne aucune erreur, ce qui en fait un objet de fascination pour les collectionneurs les plus avertis.
Porsche elle-même a contribué à entretenir le mythe en restaurant l’année dernière une Carrera GT à l’état « zéro kilomètre », complète avec une livrée racing peinte à la main, un habitacle retravaillé et un moteur entièrement reconstruit. Cette initiative officielle valide l’importance historique du modèle et justifie les prix pratiqués sur le marché de la collection.
Dans ce contexte, la proposition de Canepa prend tout son sens. Plutôt que de simplement restaurer une Carrera GT existante, le spécialiste californien propose une vision modernisée qui respecte l’héritage tout en apportant des améliorations concrètes. Cette approche permet aux propriétaires de bénéficier d’une voiture unique, techniquement améliorée, tout en préservant l’investissement que représente désormais une Carrera GT.
La Carrera GT SC présentée à Amelia Island porte le numéro de châssis #01, marquant le début d’une nouvelle série. Canepa confirme qu’une seconde réalisation est déjà en cours de développement, et que l’entreprise accepte les commandes pour de futurs projets. Si les tarifs n’ont pas été communiqués, il est certain que cette transformation haut de gamme représente un investissement considérable, justifié par l’expertise unique de Canepa et la rareté du modèle de base.
Aux côtés de cette Carrera GT d’exception, Canepa présentait également une Porsche 959 SC en Rubystone Red avec un intérieur blanc, dont le flat-six biturbo développe désormais 850 chevaux. Cette présence confirme que le spécialiste californien maîtrise l’art de sublimer les icônes de Stuttgart, quelle que soit leur époque.
Ford rappelle 1,74 million de véhicules aux États-Unis pour un problème de caméra de recul affectant plusieurs SUV et modèles Lincoln.
Ford fait face à une nouvelle campagne de rappel d’ampleur aux États-Unis. Le constructeur automobile américain doit rappeler environ 1,74 million de véhicules en raison d’un problème lié au système de caméra de recul, un équipement devenu indispensable dans les voitures modernes. Selon l’autorité américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), deux défauts distincts pourraient entraîner un mauvais affichage de l’image lorsque le véhicule passe en marche arrière.
Un problème technique sur plusieurs modèles Ford
Le premier rappel concerne environ 850 000 véhicules des gammes Ford Bronco et Ford Edge. D’après les informations communiquées par la NHTSA, le problème serait lié à un module informatique intégré au système d’affichage du véhicule.
Ce composant électronique, qui gère notamment la diffusion de l’image de la caméra de recul sur l’écran central du tableau de bord, pourrait surchauffer dans certaines conditions. Lorsque cela se produit, le module peut s’éteindre de manière inattendue. Dans ce cas, l’image de la caméra arrière ne s’affiche plus lorsque le conducteur enclenche la marche arrière.
La caméra de recul est aujourd’hui un élément clé des systèmes d’aide à la conduite et de sécurité active. Elle permet au conducteur de visualiser l’arrière du véhicule lors des manœuvres de stationnement ou lors des déplacements à faible vitesse. Une défaillance de ce dispositif peut donc réduire la visibilité du conducteur et compliquer certaines manœuvres.
Un second rappel pour inversion d’image
Le second rappel annoncé par le régulateur américain concerne environ 890 000 véhicules supplémentaires. Cette campagne touche plusieurs SUV de la marque, notamment les Ford Escape et Ford Explorer, mais aussi deux modèles de la marque premium Lincoln : les Corsair et Aviator.
Dans ces véhicules, le problème identifié est différent. Selon la NHTSA, l’image affichée sur l’écran central du système multimédia peut se retourner ou s’inverser lorsque la marche arrière est engagée. Autrement dit, la caméra fonctionne, mais l’image affichée au conducteur n’est pas correcte.
Une image inversée peut provoquer une confusion lors des manœuvres, car la représentation visuelle de l’environnement arrière ne correspond plus à la réalité. Cela peut rendre plus difficile l’évaluation des distances ou la détection d’obstacles derrière le véhicule.
Ford travaille sur une solution
Pour l’instant, Ford indique travailler à l’élaboration d’une solution technique pour corriger ces deux problèmes. Toutefois, le constructeur n’a pas encore annoncé de correctif définitif pour les véhicules concernés par ces rappels.
Les propriétaires des modèles concernés devraient être informés par le constructeur une fois qu’une solution sera disponible. Comme dans toute campagne de rappel, l’intervention technique sera réalisée par le réseau de concessionnaires de la marque.
Ces nouveaux rappels s’inscrivent dans une série plus large pour le constructeur basé à Dearborn, dans l’État du Michigan. Depuis le début de l’année, Ford a déjà lancé 17 campagnes de rappel aux États-Unis. Selon les données de la NHTSA, ces opérations concernent au total plus de 7,3 millions de véhicules.
À titre de comparaison, le deuxième constructeur ayant enregistré le plus de rappels cette année est Hyundai Motor, avec cinq campagnes touchant environ 700 000 véhicules. L’écart souligne l’ampleur des opérations actuellement menées par Ford pour corriger différents problèmes techniques identifiés sur certains de ses modèles.
Dans un contexte où les véhicules intègrent de plus en plus d’électronique, de capteurs et de systèmes d’aide à la conduite, les rappels liés aux logiciels, aux modules informatiques ou aux systèmes d’affichage deviennent de plus en plus fréquents dans l’industrie automobile.
Notre avis, par leblogauto.com
Ce rappel massif montre l’importance croissante des systèmes électroniques dans les véhicules modernes, notamment pour les aides à la conduite comme la caméra de recul. Les deux défauts identifiés concernent l’affichage de l’image, un élément crucial lors des manœuvres. Le volume de véhicules concernés souligne aussi l’ampleur potentielle d’un problème technique lorsqu’il touche un composant partagé par plusieurs modèles. Reste désormais à voir quelle solution technique Ford mettra en place pour corriger ces anomalies.