❌

Vue normale

☕️ Huawei et Qualcomm font affaire malgré les restrictions américaines

5 octobre 2026 à 12:58


Malgré les restrictions imposées par les États-Unis, les affaires continuent pour Huawei. Le géant chinois et Qualcomm ont annoncé un accord pluriannuel de licences de brevets sur des technologies comme la 5G, l’IA, les réseaux, l’informatique. Qualcomm va également acquérir « certains brevets américains » de Huawei (ils ne sont pas précisés) dans ces domaines.

Logo de Huawei sur un drap
Crédit : Licence Creative Commons by Web Summit

« Cet accord reflète l’engagement commun des deux entreprises en faveur du respect des droits de propriété intellectuelle et de pratiques de licence conformes aux principes FRAND [conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires] », ajoute le communiqué de presse commun. L’accord reflète la « reconnaissance par Qualcomm » des technologies de Huawei et de sa propriété intellectuelle, poursuit John Han, directeur général de l’activité licences au sein de l’entreprise américaine.

Huawei est sur la liste noire du Département du Commerce depuis 2019, ce qui impose aux entreprises US d’obtenir une licence avant d’exporter, de réexporter ou de transférer au groupe chinois des produits et composants soumis aux règles américaines d’exportation. Les restrictions n’ont pas cessé de s’empiler depuis, les autorités craignant que la technologie américaine puisse être utilisée pour nuire à la sécurité nationale.

Huawei a donc dû fortement investir ces dernières années pour développer ses propres technologies, avec des résultats pour le moins intéressants qui entraînent dans leur sillage toute l’industrie chinoise. Ce qui participe à accélérer l’indépendance technologique du pays vis à vis des États-Unis.

Le 26 août dernier, Huawei avait par ailleurs annoncé un accord avec HP portant sur des licences croisées de brevets portant sur la technologie Wi-Fi. Curieusement, HP a pris ses distances avec Huawei, en parlant de « mauvaise interprétation » pour cet accord « faisant passer le règlement d’un litige juridique pour un partenariat plus large. » HP a martelé que Huawei n’était pas un de ses fournisseurs, pas plus que HP n’est un fournisseur de Huawei.

Cette fois, pas de dissension ou de mauvaise compréhension entre Huawei et Qualcomm. Néanmoins, leur accord est soumis à des autorisations réglementaires.

☕️ Huawei et Qualcomm font affaire malgré les restrictions américaines

5 octobre 2026 à 12:58


Malgré les restrictions imposées par les États-Unis, les affaires continuent pour Huawei. Le géant chinois et Qualcomm ont annoncé un accord pluriannuel de licences de brevets sur des technologies comme la 5G, l’IA, les réseaux, l’informatique. Qualcomm va également acquérir « certains brevets américains » de Huawei (ils ne sont pas précisés) dans ces domaines.

Logo de Huawei sur un drap
Crédit : Licence Creative Commons by Web Summit

« Cet accord reflète l’engagement commun des deux entreprises en faveur du respect des droits de propriété intellectuelle et de pratiques de licence conformes aux principes FRAND [conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires] », ajoute le communiqué de presse commun. L’accord reflète la « reconnaissance par Qualcomm » des technologies de Huawei et de sa propriété intellectuelle, poursuit John Han, directeur général de l’activité licences au sein de l’entreprise américaine.

Huawei est sur la liste noire du Département du Commerce depuis 2019, ce qui impose aux entreprises US d’obtenir une licence avant d’exporter, de réexporter ou de transférer au groupe chinois des produits et composants soumis aux règles américaines d’exportation. Les restrictions n’ont pas cessé de s’empiler depuis, les autorités craignant que la technologie américaine puisse être utilisée pour nuire à la sécurité nationale.

Huawei a donc dû fortement investir ces dernières années pour développer ses propres technologies, avec des résultats pour le moins intéressants qui entraînent dans leur sillage toute l’industrie chinoise. Ce qui participe à accélérer l’indépendance technologique du pays vis à vis des États-Unis.

Le 26 août dernier, Huawei avait par ailleurs annoncé un accord avec HP portant sur des licences croisées de brevets portant sur la technologie Wi-Fi. Curieusement, HP a pris ses distances avec Huawei, en parlant de « mauvaise interprétation » pour cet accord « faisant passer le règlement d’un litige juridique pour un partenariat plus large. » HP a martelé que Huawei n’était pas un de ses fournisseurs, pas plus que HP n’est un fournisseur de Huawei.

Cette fois, pas de dissension ou de mauvaise compréhension entre Huawei et Qualcomm. Néanmoins, leur accord est soumis à des autorisations réglementaires.

Le cinéma français en danger ? Canal+ tire la sonnette d’alarme

5 octobre 2026 à 11:55

Invité ce lundi 5 octobre au micro de RTL, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a tiré à boulets rouges sur le projet de budget 2027 qui prévoit de doubler la TVA de la télévision payante. Selon lui, cela pourrait mettre en danger le cinéma français.

Christophe de Voogd : « État-providence, vers la fin de “la grande fiction” »

CHRONIQUE - La présentation du projet de budget 2027 est lourde en procédés rhétoriques visant à masquer l’augmentation des prélèvements obligatoires. Mais cela ne pourra cacher indéfiniment le fait que l’État-providence relève plus de la religion que de l’action publique.

© Fabien Clairefond

Christophe de Voogd.

Dans le Golfe, “cette année est bonne à mettre à la poubelle”

Chute de l’activité touristique et immobilière, licenciements, délocalisation ou report de rendez-vous sportifs planétaires : les pays du Golfe, Arabie saoudite et Émirats arabes unis en tête, paient un lourd tribut économique à la guerre en Iran. Un retour à la normale reste tributaire de la durée du bras de fer entre Washington et Téhéran, s’inquiètent les journalistes Omar Abdel-Baqui et Summer Saïd dans cet article du “Wall Street Journal”.

© Photo AFP

Des transats vides devant des gratte-ciel, le long d’une plage de Jumeirah Beach Residence (JBR), à Dubaï, le 11 mars 2026.

Taxe sur les « hauts revenus », APL, retraites : ces sujets qui vont crisper les débats budgétaires

En moins de 24 heures, le gouvernement a commencé à reculer sur les efforts contenus dans sa copie.

© Sarah Meyssonnier / REUTERS

Le premier ministre français, Sébastien Lecornu, quitte le Palais de l’Élysée à Paris, France, après la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le 1er octobre 2026.

Budget : Bercy évalue à 10 milliards d'euros l'effort des entreprises, moitié moins que le Medef

Les plus grandes entreprises bénéficieront en 2027 d’une baisse de la surtaxe sur les bénéfices, dont le produit attendu doit passer de 7,3 milliards d’euros l’an dernier à 5 milliards.

© Stephanie Lecocq / REUTERS

«La somme avancée par le Medef de 20 milliards d’euros est inexacte», a indiqué le ministre de l’Économie.

Véhicules électriques : «Si le contexte» le permet, Renault investira en France plus de 10 milliards d'euros sur cinq ans

«Tout scénario d’instabilité en France aura un impact majeur pour Renault. Donc oui je suis inquiet», a avoué sur France Inter le directeur général du groupe François Provost.

© Gonzalo Fuentes / REUTERS

François Provost, PDG de Renault, arrive pour un dîner d’État au Palais de l’Élysée lors de la visite d’État du président sud-coréen Lee Jae Myung en France, à Paris, France, le 8 septembre 2026.

L’éditorial de Jacques-Olivier Martin : « Tic-tac, tic-tac… Elle couve, elle court la bombe financière »

La lutte contre la folle dérive de nos dépenses publiques n’est plus négociable. Elle doit surtout s’imposer comme une des priorités absolues pour nos parlementaires et pour nos candidats à la présidentielle.

© Le Figaro

Jacques-Olivier Martin.

Comment la France pourrait tomber dans l’engrenage d’une crise financière

ANALYSE - Les taux d’intérêt flambent à une vitesse anormale. La France est devenue le mouton noir pour les investisseurs obligataires et risque à chaque instant un accident de crédit. Récit d’un possible scénario noir.

© Piroschka Van De Wouw / REUTERS

« La France est à l’épicentre (ground zero) de la crise obligataire mondiale », titrait jeudi le Wall Street Journal.

Gabriel Zucman: "Il n’y a guère de raison de mettre à contribution qui que ce soi…" / Phanpy

2 octobre 2026 à 05:44
"Il n’y a guère de raison de mettre à contribution qui que ce soit avant de s'être assuré que les milliardaires ne paient pas moins d’impôt que les classes moyennes et que les grandes entreprises ne paient pas moins que les PME.
C’est simple, c’est basique."

Simple, basique, mais le gouvernement ne le fera pas, et les chaînes de télé des milliardaires continueront à porter leur attention sur ces salauds de pauvres ou étrangers qui "profitent du système".
(Permalink)

Budget 2027 : comment le gouvernement veut réduire les indemnités de rupture de contrat des salariés les mieux payés

DÉCRYPTAGE - Le ministre du Travail propose de plafonner une niche fiscale sur les sommes versées par l’employeur après une fin de CDI.

© Sarah Meyssonnier / REUTERS

La mesure doit permettre de rapporter 440 millions d’euros de recettes supplémentaires, selon les calculs du gouvernement.

Pourquoi les pays riches sont pris au piège de l’endettement

Déficits abyssaux, dette colossale, hausse des taux : l’équation devient compliquée à résoudre pour les pays de l’OCDE, qui doivent consacrer une part croissante de leurs ressources au seul paiement des intérêts, constate “The Economist”. Mais plus les gouvernements tarderont à prendre des mesures de rigueur, plus le choc sera violent, insiste l’hebdomadaire libéral.

© Dessin de Constantin, Roumanie

Crise du logement : quand les politiques combattent la pénurie… par la pénurie

1 octobre 2026 à 21:29
Six mois pour louer un 3-pièces avec 2 salaires de cadre en région parisienne : la pénurie de logements s’invite au cœur de la présidentielle. Mais nous n’avons probablement pas touché le fond, car gouvernement et candidats proposent toujours plus de subventions et d’interdictions.L’article Crise du logement : quand les politiques combattent la pénurie… par la pénurie est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

Pénurie de logements : la spirale interventionniste en France et en Espagne

1 octobre 2026 à 21:29
À force de vouloir protéger les locataires, l’État fait disparaître l’offre. La crise du logement n’est pas une crise immobilière : c’est une crise de l’interventionnisme.L’article Pénurie de logements : la spirale interventionniste en France et en Espagne est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

Dette publique : «Monsieur Le Maire, vous êtes sur le banc des accusés», tacle Sarah Knafo

LE FIGARO TV - Qui sont les responsables du «casse du siècle» ? Sarah Knafo et l’ancien ministre de l’Économie Bruno Le Maire se font face dans l’émission «Esprits Libres» animé par Alexandre Devecchio ce jeudi 1er octobre.

© Le Figaro TV

Sarah Knafo et Bruno Le Maire dans «Esprits Libres»

Chaque heure d’alerte aérienne coûte 45 millions de dollars à l’Ukraine

Quand les Ukrainiens se réfugient dans des bunkers, l’économie s’arrête. Le manque à gagner est estimé à 45 millions de dollars par heure, selon le ministre de l’Économie Oleksandr Kravchenko. Face à l’intensification des frappes russes, Kiev cherche désormais à limiter les arrêts d’activité sans relâcher les mesures de protection.

© photo Alina Smutko/Reuters

Durant une attaque de drones russes, des Ukrainiens trouvant refuge dans une station de métro de Kiev, le 8 septembre 2026.

Comment OpenAI et Anthropic se voient en futurs financeurs de la recherche mondiale

1 octobre 2026 à 14:28
Philantropie avec des dollars virtuels
Dépassée par son succès, Anthropic suspend son offre Claude for Startups

Via la création de fondations « philantropiques » et de « financements sur projet », les entreprises d’IA générative et notamment OpenAI se présentent comme les futurs financeurs de la recherche mondiale, alors qu’elles ne font paradoxalement pas de profits.

Les financements publics de la recherche sont particulièrement menacés ces temps-ci, en France mais aussi aux États-Unis et ailleurs. Les entreprises de l’IA générative affichent une volonté de prendre le relai avec de l’argent qu’elles n’ont pour l’instant pas, et ainsi attirer (et choisir) les chercheuses et chercheurs qui ont besoin de financements pour faire tourner leurs laboratoires.

Une « philanthropie » donnant droit à des avantages fiscaux et finançant des entreprises

Les entreprises du numérique et leurs décideurs états-uniens ont souvent affiché une « philanthropie » à travers des fondations comme la Gate Foundation de Bill Gates et Melinda French Gates, dont le budget 2025 atteignait 91 millions de dollars [PDF]. On peut citer aussi la Chan Zuckerberg Initiative de Mark Zuckerberg et Priscilla Chan, critiquée l’année dernière pour avoir abandonné bon nombre de causes qu’elle soutenait. Ces fondations proposent des « financements sur projet » souvent dans le domaine de la recherche et de la santé.

Ce « philanthrocapitalisme » a été notamment étudié par les chercheurs Linsey McGoey, Darren Thiel et Robin West dans un article (publié en 2018) dans lequel elles expliquent que cette nouvelle philanthropie consistait notamment « à distribuer à des entreprises des subventions « philanthropiques » donnant droit à des avantages fiscaux ». Elles y ajoutaient que « les organisations philanthrocapitalistes orientent de plus en plus leurs dons vers des entreprises à but lucratif » et prenaient l’exemple de la Fondation Gates qui « a commencé à octroyer un pourcentage croissant de ses subventions à des entreprises telles que Vodafone, Mastercard et Scholastic (l’un des plus grands éditeurs d’ouvrages éducatifs au monde) sous forme d’aides non remboursables ».

OpenAI et Anthropic suivent la même voie

Les startups de l’IA générative suivent la même voie. Ainsi, la fondation OpenAI, créée en octobre 2025, vient d’annoncer dans la revue scientifique Nature s’être engagée à hauteur de 125 millions de dollars de financements pour des projets concernant la création de données librement accessibles pour la recherche dans les domaines de la santé et des sciences de la vie (mise au point des vaccins contre le cancer, recherche sur la maladie d’Alzheimer, réutilisation de données provenant d’entreprises de biotechnologie en faillite…).

En juillet dernier, Anthropic annonçait des « financements sur projet » pour la recherche scientifique sur les maladies rares. La présidente d’Anthropic, Daniela Amodei, a aussi affirmé récemment à The Economist que la santé mondiale devenait « une priorité pour Anthropic, qui collabore avec des organisations humanitaires à travers l’Afrique afin d’utiliser Claude dans le domaine des soins de santé et pour prévoir les famines ». Rappelons que Donald Trump, sur recommandation d’Elon Musk, a mis fin l’année dernière à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et ainsi coupé les financements publics d’un nombre colossal de projets concernant la santé mondiale.

« Mais les initiatives passées visant à intégrer la technologie dans l’aide humanitaire nous rappellent qu’un accès moins coûteux à l’expertise ne suffit pas », prévient The Economist. « Les outils de santé numériques ont souvent donné de bons résultats lors des essais, mais n’ont pas réussi à s’imposer dans les systèmes de santé locaux », cite en exemple le média, qui ajoute : « les donateurs ont également tendance à percevoir le monde à travers le prisme de leur propre expertise ».

Avec quel argent ?

On peut aussi se demander comment ces entreprises financent ces projets. Elles ne dégagent en effet, aucun profit pour l’instant. Du côté des financements sur projet d’Anthropic, ils ne se font pas en argent sonnant et trébuchant, mais en crédits d’utilisation de Claude sur une période de 6 mois (« jusqu’à 50 000 dollars sous forme de crédits Claude » indique l’entreprise).

La fondation OpenAI, elle, compte sur l’entrée en bourse de l’entreprise. Celle-ci ne fait toujours pas de bénéfice et n’a pas encore indiqué quand elle prévoyait d’en faire, mais elle vise une valorisation d’environ 1 400 milliards dollars. Avec une participation de 26 % dans OpenAI, sa fondation s’imagine déjà créer un fonds de 25 milliards de dollars, ce qui en ferait une des organisations sans but lucratif les plus riches du monde.

Ainsi, Jacob Trefethen, qui est à la tête de la fondation OpenAI, affirme à Nature : « Au cours de notre première année, nous avons pour objectif d’octroyer plus d’un milliard de dollars de subventions dans tous les domaines ». Et il ajoute : « Lors de nos six premiers mois d’activité, nous avons déjà octroyé plus d’un quart de milliard de subventions dans le domaine des sciences de la vie et de la lutte contre les maladies ». Mais tout cela reste donc suspendu à la valorisation d’une entreprise dont on ignore si ses comptes seront un jour à l’équilibre.

Comment OpenAI et Anthropic se voient en futurs financeurs de la recherche mondiale

1 octobre 2026 à 14:28
Philantropie avec des dollars virtuels
Comment OpenAI et Anthropic se voient en futurs financeurs de la recherche mondiale

Via la création de fondations « philantropiques » et de « financements sur projet », les entreprises d’IA générative et notamment OpenAI se présentent comme les futurs financeurs de la recherche mondiale, alors qu’elles ne font paradoxalement pas de profits.

Les financements publics de la recherche sont particulièrement menacés ces temps-ci, en France mais aussi aux États-Unis et ailleurs. Les entreprises de l’IA générative affichent une volonté de prendre le relai avec de l’argent qu’elles n’ont pour l’instant pas, et ainsi attirer (et choisir) les chercheuses et chercheurs qui ont besoin de financements pour faire tourner leurs laboratoires.

Une « philanthropie » donnant droit à des avantages fiscaux et finançant des entreprises

Les entreprises du numérique et leurs décideurs états-uniens ont souvent affiché une « philanthropie » à travers des fondations comme la Gate Foundation de Bill Gates et Melinda French Gates, dont le budget 2025 atteignait 91 millions de dollars [PDF]. On peut citer aussi la Chan Zuckerberg Initiative de Mark Zuckerberg et Priscilla Chan, critiquée l’année dernière pour avoir abandonné bon nombre de causes qu’elle soutenait. Ces fondations proposent des « financements sur projet » souvent dans le domaine de la recherche et de la santé.

Ce « philanthrocapitalisme » a été notamment étudié par les chercheurs Linsey McGoey, Darren Thiel et Robin West dans un article (publié en 2018) dans lequel elles expliquent que cette nouvelle philanthropie consistait notamment « à distribuer à des entreprises des subventions « philanthropiques » donnant droit à des avantages fiscaux ». Elles y ajoutaient que « les organisations philanthrocapitalistes orientent de plus en plus leurs dons vers des entreprises à but lucratif » et prenaient l’exemple de la Fondation Gates qui « a commencé à octroyer un pourcentage croissant de ses subventions à des entreprises telles que Vodafone, Mastercard et Scholastic (l’un des plus grands éditeurs d’ouvrages éducatifs au monde) sous forme d’aides non remboursables ».

OpenAI et Anthropic suivent la même voie

Les startups de l’IA générative suivent la même voie. Ainsi, la fondation OpenAI, créée en octobre 2025, vient d’annoncer dans la revue scientifique Nature s’être engagée à hauteur de 125 millions de dollars de financements pour des projets concernant la création de données librement accessibles pour la recherche dans les domaines de la santé et des sciences de la vie (mise au point des vaccins contre le cancer, recherche sur la maladie d’Alzheimer, réutilisation de données provenant d’entreprises de biotechnologie en faillite…).

En juillet dernier, Anthropic annonçait des « financements sur projet » pour la recherche scientifique sur les maladies rares. La présidente d’Anthropic, Daniela Amodei, a aussi affirmé récemment à The Economist que la santé mondiale devenait « une priorité pour Anthropic, qui collabore avec des organisations humanitaires à travers l’Afrique afin d’utiliser Claude dans le domaine des soins de santé et pour prévoir les famines ». Rappelons que Donald Trump, sur recommandation d’Elon Musk, a mis fin l’année dernière à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et ainsi coupé les financements publics d’un nombre colossal de projets concernant la santé mondiale.

« Mais les initiatives passées visant à intégrer la technologie dans l’aide humanitaire nous rappellent qu’un accès moins coûteux à l’expertise ne suffit pas », prévient The Economist. « Les outils de santé numériques ont souvent donné de bons résultats lors des essais, mais n’ont pas réussi à s’imposer dans les systèmes de santé locaux », cite en exemple le média, qui ajoute : « les donateurs ont également tendance à percevoir le monde à travers le prisme de leur propre expertise ».

Avec quel argent ?

On peut aussi se demander comment ces entreprises financent ces projets. Elles ne dégagent en effet, aucun profit pour l’instant. Du côté des financements sur projet d’Anthropic, ils ne se font pas en argent sonnant et trébuchant, mais en crédits d’utilisation de Claude sur une période de 6 mois (« jusqu’à 50 000 dollars sous forme de crédits Claude » indique l’entreprise).

La fondation OpenAI, elle, compte sur l’entrée en bourse de l’entreprise. Celle-ci ne fait toujours pas de bénéfice et n’a pas encore indiqué quand elle prévoyait d’en faire, mais elle vise une valorisation d’environ 1 400 milliards dollars. Avec une participation de 26 % dans OpenAI, sa fondation s’imagine déjà créer un fonds de 25 milliards de dollars, ce qui en ferait une des organisations sans but lucratif les plus riches du monde.

Ainsi, Jacob Trefethen, qui est à la tête de la fondation OpenAI, affirme à Nature : « Au cours de notre première année, nous avons pour objectif d’octroyer plus d’un milliard de dollars de subventions dans tous les domaines ». Et il ajoute : « Lors de nos six premiers mois d’activité, nous avons déjà octroyé plus d’un quart de milliard de subventions dans le domaine des sciences de la vie et de la lutte contre les maladies ». Mais tout cela reste donc suspendu à la valorisation d’une entreprise dont on ignore si ses comptes seront un jour à l’équilibre.

Salaire des fonctionnaires, retraites, santé… Ces 25 milliards d’euros d’économies « partiellement » détaillés dans le budget 2027

ANALYSE - Sébastien Lecornu s’est engagé à ce que le projet de loi de finances ne contienne « pas de hausse d’impôts généralisée » et avait évoqué un effort budgétaire de 54 milliards d’euros. La Cour des comptes a passé au crible la copie du gouvernement en amont de sa présentation, ce jeudi.

© Sarah Meyssonnier / REUTERS

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, le premier ministre, Sébastien Lecornu, et le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, quittent la réunion hebdomadaire du cabinet au Palais de l’Élysée à Paris, France, le 1er octobre 2026.
❌