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L’IA rend l’édition scientifique « plus lente, de moins bonne qualité et plus chère »

17 juillet 2026 à 12:47
Pas si productif, finalement ?
L’IA rend l’édition scientifique « plus lente, de moins bonne qualité et plus chère »

Alors que de plus en plus d’articles scientifiques sont créés en utilisant l’IA générative, le rédacteur en chef de Science, Holden Thorp, considère qu’elle fait plus de mal que de bien à l’édition scientifique.

Pour Holden Thorp, le responsable éditorial de toutes les revues de l’éditeur scientifique Science, l’arrivée de l’IA générative pousse l’édition scientifique dans une forme de « taylorisme ». « Ce défi exige encore plus d’efforts humains, ce qui rend l’ensemble du processus plus lent et plus coûteux », explique-t-il dans un édito de la revue phare.

L’année dernière, des chercheurs prévenaient que l’IA pourrait faire, au final, « plus de mal que de bien » à la recherche sans pour autant nier certaines avancées qu’elle pouvait amener. Fin 2025, submergée par les propositions d’articles générées par IA, la plateforme de prépublications arXiv décidait de modérer plus strictement. Elle a ensuite mis en place une mesure de suspension d’un an des chercheurs qui soumettent des articles erronés générés par IA.

Hallucinations, cherry picking et manipulation de données

Mais les revues et les conférences scientifiques sont aussi touchées par le phénomène. Holden Thorp ne nie pas la capacité des grands modèles de langage (LLM) à permettre des avancées scientifiques comme la prédiction des structures protéiques ou l’accélération de la découverte de nouveaux matériaux.

Mais il s’appuie sur un article scientifique récent qui explique que les LLM « éprouvent encore des difficultés dans les domaines qui exigent un jugement clinique nuancé, un raisonnement expérimental ou une réflexion et une synthèse approfondies en biologie » et sur l’existence des hallucinations (dont même les chercheurs d’OpenAI avouent avoir du mal à se débarrasser) pour expliquer que leur utilisation dans la rédaction d’articles scientifiques peut être problématique.

« De plus, certains de ces agents sont plus enclins que les humains à se livrer à ce qui s’apparente à des fautes professionnelles en matière de recherche, telles que la sélection arbitraire de données [cherry picking] et la manipulation des analyses statistiques jusqu’à l’obtention du résultat souhaité », ajoute-t-il, citant un autre article mis en ligne sur arXiv [PDF].

Et, alors que l’ajout d’erreurs par l’IA générative dans les articles demande une attention accrue, elle accélère aussi le rythme de soumission d’articles aux revues scientifiques et crée des goulots d’étranglement. Certains éditeurs, comme Elsevier, laissent facilement passer des erreurs parfois impardonnables. « La prolifération d’AI slop [informations erronées liées à l’IA] dans la littérature scientifique et, plus généralement, sur Internet, nuit à la crédibilité de la science », déplore le responsable éditorial de Science.

Le taylorisme arrive dans l’édition scientifique

Holden Thorp compare ce moment de l’arrivée de l’IA générative dans l’édition scientifique à l’arrivée du taylorisme dans l’économie américaine. Frederick Winslow Taylor « a encouragé les entreprises à recourir à la surveillance pour pousser les salariés à travailler plus dur et plus longtemps, une approche qui a épuisé et découragé les travailleurs et a conduit au transfert des connaissances et de tout pouvoir décisionnel des travailleurs vers la direction », explique-t-il.

Remarquons quand même que, si Holden Thorp déplore l’utilisation massive de l’IA générative dans les articles scientifiques, son article est lui-même parsemé de liens accompagnés de paramètres UTM laissant la trace de l’utilisation de ChatGPT (par exemple : https://arxiv.org/abs/2605.07723?utm_source=chatgpt.com).

L’IA rend l’édition scientifique « plus lente, de moins bonne qualité et plus chère »

17 juillet 2026 à 12:47
Pas si productif, finalement ?
L’IA rend l’édition scientifique « plus lente, de moins bonne qualité et plus chère »

Alors que de plus en plus d’articles scientifiques sont créés en utilisant l’IA générative, le rédacteur en chef de Science, Holden Thorp, considère qu’elle fait plus de mal que de bien à l’édition scientifique.

Pour Holden Thorp, le responsable éditorial de toutes les revues de l’éditeur scientifique Science, l’arrivée de l’IA générative pousse l’édition scientifique dans une forme de « taylorisme ». « Ce défi exige encore plus d’efforts humains, ce qui rend l’ensemble du processus plus lent et plus coûteux », explique-t-il dans un édito de la revue phare.

L’année dernière, des chercheurs prévenaient que l’IA pourrait faire, au final, « plus de mal que de bien » à la recherche sans pour autant nier certaines avancées qu’elle pouvait amener. Fin 2025, submergée par les propositions d’articles générées par IA, la plateforme de prépublications arXiv décidait de modérer plus strictement. Elle a ensuite mis en place une mesure de suspension d’un an des chercheurs qui soumettent des articles erronés générés par IA.

Hallucinations, cherry picking et manipulation de données

Mais les revues et les conférences scientifiques sont aussi touchées par le phénomène. Holden Thorp ne nie pas la capacité des grands modèles de langage (LLM) à permettre des avancées scientifiques comme la prédiction des structures protéiques ou l’accélération de la découverte de nouveaux matériaux.

Mais il s’appuie sur un article scientifique récent qui explique que les LLM « éprouvent encore des difficultés dans les domaines qui exigent un jugement clinique nuancé, un raisonnement expérimental ou une réflexion et une synthèse approfondies en biologie » et sur l’existence des hallucinations (dont même les chercheurs d’OpenAI avouent avoir du mal à se débarrasser) pour expliquer que leur utilisation dans la rédaction d’articles scientifiques peut être problématique.

« De plus, certains de ces agents sont plus enclins que les humains à se livrer à ce qui s’apparente à des fautes professionnelles en matière de recherche, telles que la sélection arbitraire de données [cherry picking] et la manipulation des analyses statistiques jusqu’à l’obtention du résultat souhaité », ajoute-t-il, citant un autre article mis en ligne sur arXiv [PDF].

Et, alors que l’ajout d’erreurs par l’IA générative dans les articles demande une attention accrue, elle accélère aussi le rythme de soumission d’articles aux revues scientifiques et crée des goulots d’étranglement. Certains éditeurs, comme Elsevier, laissent facilement passer des erreurs parfois impardonnables. « La prolifération d’AI slop [informations erronées liées à l’IA] dans la littérature scientifique et, plus généralement, sur Internet, nuit à la crédibilité de la science », déplore le responsable éditorial de Science.

Le taylorisme arrive dans l’édition scientifique

Holden Thorp compare ce moment de l’arrivée de l’IA générative dans l’édition scientifique à l’arrivée du taylorisme dans l’économie américaine. Frederick Winslow Taylor « a encouragé les entreprises à recourir à la surveillance pour pousser les salariés à travailler plus dur et plus longtemps, une approche qui a épuisé et découragé les travailleurs et a conduit au transfert des connaissances et de tout pouvoir décisionnel des travailleurs vers la direction », explique-t-il.

Remarquons quand même que, si Holden Thorp déplore l’utilisation massive de l’IA générative dans les articles scientifiques, son article est lui-même parsemé de liens accompagnés de paramètres UTM laissant la trace de l’utilisation de ChatGPT (par exemple : https://arxiv.org/abs/2605.07723?utm_source=chatgpt.com).

C’était la plus grande crainte des astronomes : les miroirs géants en orbite approuvés par les autorités américaines 

17 juillet 2026 à 11:25

Vue d'artiste de la constellation de Reflect Orbital

Le projet de satellites-miroirs de Reflect Orbital a été validé par les régulateurs américains. La promesse : apporter la lumière du Soleil à la demande, n'importe où sur la planète à tout moment de la nuit. Mais ce serait aussi une source majeure de pollution lumineuse, ce qui fait craindre le pire à la communauté scientifique.

Astronomers Find an Atmosphere On a Nearby Earth-Like Planet

Par : BeauHD
17 juillet 2026 à 07:00
Astronomers have directly detected helium in the atmosphere of LHS 1140 b, a rocky exoplanet 48 light-years away that sits in its star's habitable zone. The finding marks the first confirmed atmosphere around a rocky, Earth-like planet in the habitable zone, strengthening the case that some planets orbiting red dwarfs can retain atmospheres and potentially support liquid water. "We have actually detected directly the helium present in the atmosphere itself, and that's the first direct detection for any rocky exoplanet, which is really exciting ... and then there's this added bonus that it's in the habitable zone, which is super exciting for astrobiology and habitability and searching for life," lead author Collin Cherubim, who recently earned his Ph.D. from Harvard University, told Space.com. "It feels kind of surreal." From the report: This exoplanet, or planet outside of our solar system, was first discovered in 2017 by a team led by astronomer Jason Dittmann who is now a co-author on this new discovery. "This planet was found like 10 years ago, and we're just now saying, okay, that's an atmosphere," Dittman told Space.com. "We're slowly narrowing the gap and checking these boxes ... we're finding a planet that's rocky, a planet that's of the right temperature and now ... it's like okay, we finally found one that has an atmosphere." And being a rocky planet, "there's definitely a surface ... it's made of rocks," Dittman said. What does the planet's surface look like? We can't say yet, but the researchers who found this planet's atmosphere think there's a good chance it could have water. While it orbits a red dwarf star, which is smaller and cooler than the sun, it orbits closer than we do to our star, maintaining a temperature that keeps the planet in the "Goldilocks zone" where liquid water could exist on its surface. "It probably also has a lot of water," Cherubim said. "If it has some amount of atmosphere that can provide a bit of a greenhouse effect, which we know that it does now ... it will very likely be what we consider to be habitable conditions on Earth, and conditions that would likely support liquid water." So is it Earth-like? While it's certainly not an Earth copy, this planet can be considered Earth-like in two main ways, Cherubim shared. One: its overall composition. The planet is rocky, likely with an iron core and (now we know) it has an atmosphere. And two: the planet's temperature is just right for liquid water, which is necessary for life at least as far as we understand it on our planet. [...] "I'm not claiming this planet has life," Cherubim made clear. With further investigation, scientists could better understand what else might be in this planet's atmosphere, and they could confirm if it has water. Further observations might not be able to confirm habitability or identify any life on the planet, but they could at least help us to better understand planets like this. The findings have been published in the journal Science.

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Encore un problème de moteurs : finalement, SpaceX reporte le treizième vol d’essai du Starship

17 juillet 2026 à 06:15

Le Starship peu avant l'annulation de son treizième vol

Le lancement du Starship de SpaceX, prévu dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, a été annulé à la dernière seconde. Certains moteurs n'ont pas pu s'allumer et vont être remplacés. Une nouvelle tentative pourrait avoir lieu la semaine prochaine.

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