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Guerre en Ukraine : la France condamne les «attaques barbares» de Moscou contre des civils

«La France condamne avec la plus grande fermeté les frappes de la Russie contre les civils et les infrastructures ukrainiennes au cours des derniers jours», a cinglé le ministère des Affaires étrangères français dans un communiqué.

© Stringer / REUTERS

Les secouristes travaillent sur le site d’un immeuble appartement endommagé lors d’une frappe aérienne russe, à Zaporizhzhia, Ukraine, le 9 octobre 2026.

Mexique : trois personnes accusées du meurtre de deux surfeurs australiens et de leur ami américain en 2024 reconnus coupables

Le juge a estimé que les suspects, tous trois Mexicains, avaient agi avec une intention criminelle. Le parquet a requis 210 ans de prison contre chacun d’entre eux.

© Enrique Botello / REUTERS

Le palais de Justice de Baja Californie, où les autorités tiennent le procès de trois hommes accusés d’avoir tué les frères australiens Callum et Jake Robinson et leur ami américain, Jack Carter Rhoad.

Le secrétaire d’État britannique à l’Irlande du Nord dit qu’un défilé contesté «ne peut pas» avoir lieu

«J’appelle à l’annulation de toutes les protestations, rassemblements et manifestations. Il n’y a aucune excuse pour continuer à faire monter les tensions», a déclaré Chris Bryant dans un communiqué.

© Temilade Adelaja / REUTERS

Le secrétaire nord-irlandais Chris Bryant s’exprime lors de la conférence annuelle du Parti travailliste à Liverpool, au Royaume-Uni, le 29 septembre 2026.

Navi Pillay récompensée du prix Nobel de la paix : la diplomatie française salue son «engagement» pour la justice pénale internationale

Le ministère des Affaires étrangères français a également félicité dans un communiqué une «figure de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud» qui «s’est illustrée comme avocate des défenseurs des droits de l’Homme».

© Denis Balibouse / REUTERS

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay sourit lors d’une conférence de presse au siège européen des Nations Unies à Genève, en Suisse, le 18 octobre 2012.

États-Unis : JD Vance assure qu'il ne regardera pas l’exécution de l’auteur d’une tuerie sur une base militaire si elle est diffusée en direct

«Si c’est diffusé en direct, je ne regarderai pas», a-t-il répondu à un journaliste de l’AFP pendant un déplacement de campagne dans l’Ohio.

© Samuel Corum / REUTERS

Le vice-président américain JD Vance à l’aéroport international de Cincinnati/Northern Kentucky, le 9 octobre 2026.

Après Ceuta, le roi du Maroc défend le «partenariat» avec l'Espagne, «un choix souverain et un engagement volontaire»

Ce choix «ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage», a déclaré le monarque devant le Parlement à l’occasion de la nouvelle session parlementaire.

© Royal Palace / REUTERS

Le roi Mohammed VI du Maroc reçoit Fatima Ezzahra El Mansouri, qui a été nommée chef du gouvernement du Maroc, au Palais royal de Rabat, le 29 septembre 2026.

«Le pouvoir peut rendre fou et con», David Lisnard se confie dans «Empreintes»

Le Figaro TV publie le deuxième épisode de «Empreintes» sur le site du Figaro et sur Youtube. Et pour ce numéro, Vincent Trémolet de Villers recueille les confidences de David Lisnard, candidat à l’élection présidentielle 2027.

© Le Figaro TV

David Lisnard est l’invité de Vincent Trémolet de Villers

Afrique du Sud : nouvelle journée de manifestation anti-migrants, des pillages et des heurts avec la police constatés

A Durban, qui abrite de nombreux étrangers, en situation régulière ou non, des manifestants en colère ont sillonné la ville, armés de bâtons.

© Siphiwe Sibeko / REUTERS

Des policiers arrêtent un manifestant lors d’une manifestation anti-migrants dans le township de Soweto à Johannesburg et dans la ville côtière de Durban vendredi.

Bon Plan : JIMMY JV9 Pro Aqua : l’aspilaveur en promo à 199€

9 octobre 2026 à 14:42

Le JIMMY JV9 Pro Aqua ressemble au mariage d’un aspirateur classique et d’une shampouineuse. D’un côté, l’appareil aspire de manière traditionnelle avec un réservoir situé dans la poignée et une belle autonomie sur batterie. De l’autre, il peut recevoir une tête munie de brosses rotatives pour nettoyer le sol avec un réservoir d’un demi-litre. 

JIMMY JV9 Pro Aqua

Zigbuy propose une promotion sur ce modèle avec un prix qui dévisse sous les 200€ alors que l’appareil est habituellement proposé à 249€. On retrouve donc une solution permettant l’aspiration et le lavage qui conviendra parfaitement aux sols en parquet, carrelage, lino ou tout autre type de sols durs. Il est également possible d’aspirer moquette et tapis mais évidemment la solution de brosses rotatives est à proscrire. La filtration proposée est excellente avec reservpor centrifuge et une certification HEPA.

La tête rotative de 25 cm de large propose 500 ml de réserve de liquide pour un nettoyage de grandes surfaces. Les patins rotatifs remplaçables frottent la surface pour détacher les tâches pendant que l’aspiration haute performance récupère les objets, débris, poussières et cheveux. L’idée est autant de pouvoir donner un grand coup de propre dans un salon que de se débarrasser d’une tâche facilement dans la cuisine sans sortir une serpillère.

JIMMY JV9 Pro Aqua

Le JIMMY JV9 Pro Aqua propose une autonomie de 65 minutes en aspiration et 45 minutes en mode aspiration et lavage dans le mode Eco. Le mode Turbo activable ponctuellement proposera respectivement entre 20 et 18 minutes de nettoyage intensif. La batterie amovible se recharge sur un socle fourni qui permet de ranger les nombreux accessoires. La recharge de la batterie se fait en 4 à 5 heures.

JIMMY JV9 Pro Aqua

De nombreux éléments sont livrés et peuvent être utilisés avec le module d’extension qui peut se couder pour passer sous les meubles. On retrouve également des accessoires pour un usage plus direct. Sans extension de son tube, la tête dédiée au mobilier permettra d’aspirer coussins, canapés et autres matelas énergiquement. Des outils plus spécifiques pour nettoyer les objets comme une brosse douce, un embout fin ou un outil brosse pour aspirer des surfaces en tissu sont également disponibles en plus de la tête lavante avec réservoir.

Le JIMMY JV9 Pro Aqua est proposé par Zigbuy depuis son entrepôt polonais. Il sera livré gratuitement en quelques jours et bénéficie d’une garantie de deux années assurée par le vendeur. Pour l’obtenir àç 199€ vous devrez indiquer dans votre panier le code ZBFRJMJV9P.

Voir l’offre JIMMY JV9 Pro Aqua sur ZigBuy.fr

Si vous êtes à la recherche d’une solution plus orientée vers le mobilier et en particulier les tissus d’ameublement, Zigbuy propose également un code sur le JIMMY BX7 Pro Max. Un appareil filaire qui s’utilise en direct pour aspirer tapis, canapés et autres literie. L’objet aspire fortement, utilise une brosse rotative mais propose également de chauffer la zone aspirée jusqu’à 65°C. Une lampe UV sert également à stériliser l’environnement, même si je ne suis pas certain que cela serve à quelque chose dans ces conditions.

Le JIMMY BX7 Pro Max est proposé à 149.99€ mais baisse à 129.99€ avec le code ZBFRJBX7PM a entrer dans votre panier. Là encore, le produit est garanti deux ans et sera livré en quelques jours depuis l’entrpôt Polonais de Zigbuy.

Voir l’offre JIMMY BX7 Pro Max sur ZigBuy.fr

 

Bon Plan : JIMMY JV9 Pro Aqua : l’aspilaveur en promo à 199€ © MiniMachines.net. 2026

ArtCraft, une suite logicielle concurrente d’Adobe développée avec une IA

9 octobre 2026 à 12:39

ArtCraft vous connaissez ? Si vous avez fait un peu de veille technologique ces dernières semaines, vous avez sans doute entendu parler de cette suite open source censée concurrencer Adobe sur ses logiciels les plus célèbres : PhotoCraft devant remplacer Photoshop, FilmCraft qui serait l’équivalent de Première et VectorCraft comme solution pour abandonner Illustrator.

David contre Goliath

David contre Goliath

L’histoire est évidemment savoureuse, ce qui explique le pourquoi du battage médiatique. Un ingénieur logiciel du nom de Brandon Thomas serait parti en guerre contre Adobe dont il juge le prix des licences et les frais de désabonnement insupportables. Il aurait donc décidé de prendre le problème à bras le corps et de contrer les produits de l’éditeur avec sa propre suite : ArtCraft. En quelques mois, grâce à l’aide d’une IA, il serait parvenu à proposer une suite logicielle aussi performante que celle du géant logiciel.

On a ici un scénario type du David contre Goliath. Le petit développeur, armé de sa simple fronde, qui tient tête et abat le géant d’une armée colossale. Mieux encore, le spectre d’une arme quasi magique qu’est l’intelligence artificielle vient en renfort de l’histoire. David, simple berger, encore adolescent, parvient à terrasser une montagne de muscles et un guerrier accompli non pas avec plus de force mais parce qu’il est malin. Il se sert d’un outil disponible pour tous, une fronde, qui décuple sa force, lui permet de réaliser l’exploit. Dans les différents textes sacrés, David est secondé par Dieu. 

Les similitudes sont évidentes. Brandon ne s’empare pas d’une fronde mais d’une IA, Claude Opus 5.5, pour tenter d’abattre Adobe. On aurait voulu romancer une histoire publicitaire pour le LLM, on n’aurait pas trouvé meilleur scénario. Le développeur n’est pas à son coup d’essai et dispose d’une solide expérience en terme de code. Même si son domaine d’expertise n’est pas dans l’image ni la vidéo, il a quinze années de programmation dans les pattes et a conçu des applications de robotique et d’autres travaux d’ingénierie logicielle lourds. 

Avec l’aide de Claude Opus 5.5, il décide donc de rebâtir totalement les applications d’Adobe en employant le langage de programmation RUST. Le résultat, encore en Alpha, est proposé gratuitement pour différentes plateformes. Vous pouvez le télécharger pour MacOS, Windows et Linux pour les essayer. Il est même possible de l’utiliser directement en ligne et aucun abonnement ne vous sera demandé. Le travail de développement est toujours en cours et des mises à jour sont prévues. Proposé sous licences Apache et MIT, l’ensemble est open source, totalement gratuit et donc potentiellement suffisant pour de nombreux utilisateurs de produits Adobe. 

Artcraft : un logiciel gratuit mais payant

Développer ces logiciels demande de nombreuses ressources, à commencer par les frais liés à une utilisation massive de Claude Opus. Sur la page du site, on peut donc apercevoir des tarifs allant de 8$ à 48 $ par mois, une approche étonnante pour un produit pensé en réaction aux frais abusifs d’Adobe. Cela s’explique par le modèle économique du logiciel. Si la suite est gratuite, son usage encourage énormément la génération de contenus par IA. Et le logiciel compte vous les facturer mensuellement.

L’idée est simple, passer de Photoshop à PhotoCraft est gratuit. Mais si vous voulez utiliser de l’IA dans le logiciel de retouche d’image, il faudra passer à la caisse. S’ensuit une liste de capacités d’usage de crédits suivant votre abonnement : combien d’images l’outil pourra vous générer dans telle ou telle définition. Combien de secondes vous pourrez employer une IA pour créer des vidéos.

Évidemment, si vous voulez interagir par vous-même, sans recours à l’IA, la suite ArtCraft ne vous coûtera rien. Mais on comprend ici beaucoup mieux pourquoi l’histoire de Brandon est mise en avant. Le mythe du développeur solo qui, grâce à l’IA, fait aussi bien qu’une armée d’ingénieurs est destiné à déteindre sur l’utilisateur. Qui ne rêve pas de pouvoir mettre en forme ses idées de manière simple et fluide au travers d’un logiciel qui ferait le travail à votre place ?

Ce que propose ArtCraft avec cette approche, c’est exactement cela. Vous n’avez aucune expérience en retouche d’image mais, grâce au logiciel et à l’exploitation intensive d’une IA, vous voilà capable de rivaliser avec des photographes de renom. À enterrer des réalisateurs épaulés par une équipe de professionnels. À remplacer de coûteux acteurs par une armée d’avatars générés par une machine. À sortir un disque qui tournera sur toutes les radios. Vous serez, comme Brandon/David, un génie.

Artcraft se pose en outil de remplacement technique mais surtout comme une sorte d’entonnoir permettant d’introduire facilement de l’IA dans votre travail créatif. Et on sait déjà ce que produit l’IA dans ces travaux. Quand elle est pilotée par quelqu’un d’exigeant et de talentueux, cela amène parfois à des choses intéressantes, mais le plus souvent c’est intégré de manière paresseuse par des gens qui ne veulent pas « se prendre la tête » avec le travail créatif. Et cela donne ce que nous voyons autour de nous partout en ce moment, du Slop.

ArtCraft slop

ArtCraft slop

Les exemples mis en scène par ArtCraft sont vraiment dans cette veine avec une approche parfois très utilitaire comme la séparation du sujet de son fond pour une inclusion plus facile. Mais le principal point mis en avant est vraiment dans la génération d’éléments nativement grâce à une IA. Dès l’ouverture des outils, en bas de chaque fenêtre, on peut voir apparaitre un prompt qui incite à l’utiliser pour tout et n’importe quoi. « Décrivez ce que vous voulez dans l’image » incite PhotoCraft. 

FilmCraft

FilmCraft

La suite n’est pas une agglomération d’outils particulièrement révolutionnaire, c’est juste un filtre pour vous faire consommer des tokens de manière différente. En soi, le seul avantage du produit par rapport à la suite Affinity pour un photographe ou un illustrateur n’est pas évident. Même chose pour le montage vidéo de FilmCraft par rapport à DaVinci Resolve, seule la génération d’éléments par IA directement dans l’interface et leur mise en scène plus rapide est proposée comme un avantage. En bref, ArtCraft est gratuit comme d’autres mais devient payant dès qu’il s’agit de proposer la moindre originalité. Si tant est qu’on puisse parler d’originalité dans la production graphique avec une IA.

La suite ArtCraft

La suite ArtCraft

Des problématiques techniques importantes

ArtCraft a-t-il la moindre chance de détrôner Adobe ? Non. Croire le contraire est surtout signe d’une méconnaissance profonde du sujet. Singer le comportement d’un logiciel comme Illustrator ou Photoshop est une chose, le remplacer en est une autre. Les outils Adobe ne sont pas parfaits, loin de là, leur évolution permanente est un casse-tête quotidien pour des millions d’utilisateurs qui ne peuvent plus compter sur des programmes vraiment stables.

Mais ils ont pour eux une intégration profonde dans une chaine de métiers et d’outils avec des dizaines d’années, de brevets et d’expérience. Sortir de PhotoCraft une image composée de pixels à destination d’un réseau social, aucun problème. Mais proposer la même image pour le monde de l’édition est une autre paire de manches. Un film ne sortira pas de sitôt d’un outil comme FilmCraft s’il doit être projeté sur un grand écran. Les brevets de gestion de formats, de normes de couleurs et autres éléments invisibles à l’image quand on clique sur un fichier, sont aussi importants que l’image elle-même dans une chaîne professionnelle.

Et cela, un outil comme PhotoCraft ne peut pas les « singer ». Ils sont soumis à des brevets lourds et importants autant qu’à un code parfaitement invisible dans l’interface. On ne peut pas décider de proposer une image compatible en demandant simplement à une IA sans enfreindre des brevets d’une manière ou d’une autre. Cela, la communauté du libre qui travaille à la création d’outils de ce type depuis des dizaines d’années, le sait pertinemment.

Comme souvent avec ces développements, le résultat est la partie émergée d’un iceberg technique. Ce que l’on voit à l’écran correspond à l’idée que se fait un utilisateur non expert d’un logiciel. Mais cela ne correspond pas du tout aux éléments qui se déroulent réellement derrière ce qui est affiché. Toutes les opérations de gestion de couleur, de typographie ou de mise en page ne sont pas prises en compte par ArtCraft. Il ne faut surtout pas y regarder à la loupe.

Autre souci, la pérennité du code. Quasiment entièrement généré par un LLM, sa révision et son maintien seront délicats. S’il faut reformer une fonction, mettre à jour un élément ou en ajouter de nouveaux, il faudra très certainement faire confiance à Claude Opus. Ce qui peut amener à des coûts importants pour le développeur. Chaque étape qui demandera de reprendre le code de base sera potentiellement plus coûteuse que la précédente. Une opération qui aurait demandé quelques heures à un développeur junior sera pilotée par une IA avec un résultat coûteux et plus ou moins aléatoire suivant la pertinence du prompt et de sa compréhension.

Bâtir un modèle économique basé sur des abonnements avec un logiciel construit de cette manière ressemble fort à la construction d’un gratte-ciel sans fondations solides.

Une vidéo générée par les outils ArtCraft…

Entretenir le mythe construit autour de l’IA

Cette suite d’outils fait faire de grands sauts à certains internautes déjà convaincus par l’IA. Ce sont eux les premiers visés. Il est parfaitement vrai que des outils comme Claude Opus vont permettre à de plus en plus de personnes, développeuses ou non, de générer des programmes adaptés à leurs besoins. J’ai autour de moi des utilisateurs qui parviennent à mener des projets avec des langages qu’ils ne maitrisent pas.

D’autres qui développent des outils alors qu’ils n’avaient pas ou plus le temps de le faire. Entre un développement domotique pour l’un, la création d’un site pour un autre et un outil d’aide à la gestion de sa comptabilité pour un troisième, le potentiel est là. L’IA est parfaite pour aider à compléter ce type de projet solo et de petite envergure. Mais la mise à l’échelle avec un logiciel comme ceux que proposent Adobe est un tout autre débat.

Je vois ici, avec ArtCraft, une manière de faire sa publicité en jetant des paillettes devant les yeux d’utilisateurs déjà éblouis par l’intelligence artificielle. Bien plus qu’une véritable révolution. L’histoire de cette suite, celle de David contre Goliath, n’est que du marketing. Le mythe est là pour persuader un utilisateur lambda que ces nouveaux outils enrichis d’algorithmes vont lui apporter la flamme créatrice qui lui manque. Mais la réalité est bien différente. 

ArtCraft génère du Slop

ArtCraft génère du Slop

Si un utilisateur de la suite Affinity, tout aussi gratuite, ne propose pas de créations intéressantes, il ne fera pas mieux avec PhotoCraft. En réalité il fera probablement pire. Tout le logiciel est pensé pour produire du Slop. Et rien de ce qui sortira de ces outils ne pourra passer à l’étape d’une impression professionnelle s’il n’est pas auparavant intégré et régurgité par des outils signés par un des géants actuels du logiciel graphique, comme Adobe. 

D’autres outils logiciels de ce type sont déjà en cours de développement et on devrait voir débarquer des milliers d’entre eux dans les années a venir. Si Claude Code a pu produire ArtCraft il pourra en cloner d’autres versions sous d’autres noms dans les mois a venir. Idem pour les copies de logiciels de traitement de texte, de 3D, de montage audio ou vidéo. Reste a savoir ce que tout cela donnera en pratique pour l’utilisateur final. Si demain n’importe qui peut demander à une IA de lui constuire une application de calculatrice, il n’en reste pas moins que les opérations a executer seront toujours les mêmes. 

Développer ses photos ou dépenser des crédits pour les coloriser ?

Développer ses photos ou dépenser des crédits pour les coloriser ?

Le spectre de la panne

L’outil importe peu au fond, je comprends que l’on veuille sortir du système de rente d’Adobe ou de Microsoft. Mais la multiplication des outils n’est pas forcément une excellente idée.

C’est d’abord le risque de voir un programme sorti de nulle part devenir votre solution préférée avant de disparaitre parce que l’IA qui sert à le faire vivre vient d’augmenter ses coûts. ArtCraft vit en revendant à des utilisateurs des crédits d’usage d’IA, si pour une raison ou une autre, le coût de génération de ces crédits venait à augmenter, la mécanique s’écroulerait. Autrement dit, si le prix de l’électricité augmente, la structure tout entière du fonctionnement de la suite logicielle s’écroule.

Mais ce qui m’inquiète le plus dans cette aventure, c’est l’impact de ces outils sur les projets existants. ArtCraft ne s’en cache pas, son inspiration est largement basée sur la suite Adobe. Les outils, icônes, placements, gestion de fenêtres et autres sont littéralement copiés-collés. L’objectif est de proposer les mêmes usages et les mêmes réflexes pour les utilisateurs. La suite en elle-même n’invente rien, elle agglomère les idées des autres.

Si demain un développeur libriste propose une nouvelle idée pour le logiciel de création 3D Blender, une idée originale et intéressante qui offre un nouvel usage. Et que deux jours plus tard son idée est singée par un algorithme dans un outil différent. Aura t-il encore envie de développer de nouvelles idées ? En copiant simplement le travail des autres, ce type d’outil risque surtout d’assécher toute création originale. Personne n’a envie de voir le fruit d’un travail de plusieurs années être repris en deux prompts par une entreprise à la recherche de nouveaux moyens de vendre des crédits.

Autre sujet d’inquiétude face à ce raz de marée à venir d’outils identiques, la perte de nombreuses capacités au sein d’une équipe travaillant en commun. Les projets open source gagnent énormément à travailler en groupe. Les travaux des uns sont épaulés par d’autres et les outils se construisent brique par brique dans un objectif unique. Si l’open source se transforme en un champ de bataille de compétiteurs proposant chacun la copie du travail des autres, avec des centaines de logiciels jumeaux, cette émulation va mourir.

Certains ont l’air de penser que l’arrivée d’une foule de développeurs « augmentés » par l’IA est une bonne nouvelle. J’ai pour ma part plus peur de voir le marché du logiciel se transformer en une sorte de magasin d’applications de smartphone. Avec 250 éditeurs de photo aux noms différents mais en réalité absolument identiques techniquement parlant, sans aucune proposition originale. Et souvent aucun d’entre eux n’est capable de faire réellement ce que me permet de faire un Photohop, un Gimp ou un Affinity Photo.

Tout cela risque fort de devenir une nuisance plus qu’une solution.

Affinity devient gratuit, entre bon plan et inquiétude

ArtCraft, une suite logicielle concurrente d’Adobe développée avec une IA © MiniMachines.net. 2026

Banana Pi BPI-CM7 : une alternative aux framboises ?

9 octobre 2026 à 09:39

Le Banana Pi BPI-CM7 fait partie de cette galaxie de solutions de développement que l’on attache à une carte fille qui proposera la connectique et les attachements nécessaires à son usage.

Banana Pi BPI-CM7

Banana Pi BPI-CM7

La carte Banana Pi BPI-CM7 mesure 55 x 40 mm et propose un SoC AllWinner H618, une puce construite autour de quatre cœurs ARM Cortex-A53 et d’un circuit graphique Mali-G31. Assez standard, cette solution emploie de la mémoire vive de type LPDDR4 et devrait être livrée dans des versions 2 Go. Le stockage est intégré avec un module eMMC de 32 Go. D’autres variantes pourraient être mises sur le marché à des tarifs que nous ne connaissons pas.

On retrouve des composants très classiques avec un module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0 et une connexion spécifique composée de deux connecteurs 100 broches pour se positionner sur la carte qui les accueillera. C’est eux qui feront le pont avec la carte d’accueil pour les différents ports plus classiques : HDMI, lecteur de cartes MicroSD, Ethernet 10/100, USB 2.0 et surtout les GPIO, UART et autres SPI pour piloter des éléments extérieurs.

Problème, pour le moment, le Banana Pi BPI-CM7 est très flou

Outre le fait que la carte soit équipée d’éléments assez datés – on parle ici d’USB 2.0, de Wi-Fi5 et de Fast Ethernet quand bien même la puce H618 sait piloter du Gigabit, la Banana est annoncée sans tarif ni disponibilité réelle. La marque compte, sans le préciser outre mesure, sur les stations d’accueil des Raspberry Pi pour lui servir d’interface. Les doubles connecteurs 100 broches sont typiques de ce format. Mais sans précision sur ce poste, la solution reste techniquement très vague. La page du produit précise bien le fonctionnement de ces broches et permettra donc à des développeurs de créer des cartes adaptées, mais on se doute que la majorité voudra surtout employer des solutions déjà existantes.

Sans précisions plus détaillées, ce problème devient difficile à résoudre parce qu’il se conjugue avec d’autres : on n’a aucune idée de la durée de production de ce Compute Module pas plus que du prix de celui-ci. Le développement logiciel semble être abouti avec un support d’Android 12 pour le Allwinner H618 et un travail sous Linux concentré sur Armbian 24.11.1 et  Ubuntu 22.04.5 LTS. La puce H618 est intéressante avec ses quatre cœurs Cortex-A53 cadencés à 1.5 GHz. Mais sans base de travail solide ni de visibilité à court, moyen ni long terme, c’est clairement prendre un énorme risque que de partir à l’aventure vers ce type de solution.

Banana Pi BPI-M4 Berry

Banana Pi BPI-M4 Berry

Si les Compute Module sont en général liés à des développements sur mesure, notamment par des industriels qui vont économiser du temps et de l’argent en n’installant sur les cartes mères que les ports qui les intéressent, cette Banana Pi BPI-CM7 semble manquer d’une fondation solide pour encourager ce type de travail de longue haleine. Même avec un prix beaucoup plus bas qu’une solution Raspberry Pi CM5, prix qui sera sans doute sujet lui aussi à des fluctuations, il semble délicat d’intégrer cette carte dans un processus industriel ou un simple projet sur plusieurs années.

Il faudra donc surveiller le développement de cette proposition pour s’y engager et peut-être se tourner en amont vers la carte Banana Pi BPI-M4 Berry qui repose sur la même puce AllWinner dans un format similaire à une Raspberry Pi 4. Carte qui, de son côté, pilote de l’Ethernet Gigabit par exemple. Elle permettra au moins de développer du logiciel simplement, sans avoir à créer toute la chaine connectique.

Un industriel comme un fablab auront plus tendance à acheter des solutions Raspberry Pi pour leurs projets. Simplement parce que même si les cartes sont plus chères de quelques euros, elles assurent une plus grande stabilité dans le temps. Développer tout un univers logiciel et matériel autour d’une carte sans une réelle visibilité de disponibilité et de service reste un pari que seuls les particuliers peuvent accepter… et parfois regretter.

Banana Pi BPI-CM7 : une alternative aux framboises ? © MiniMachines.net. 2026

Saint Laurent annonce le départ de son directeur artistique Anthony Vaccarello

Le très beau dernier défilé du designer belge, il y a dix jours, sonnait déjà comme un adieu. Ce 9 octobre, la marque a fini par officialiser cette séparation qui ouvre la voie à la nouvelle stratégie du PDG du groupe Kering, Luca de Meo.

© Victor VIRGILE / Gamma-Rapho via Getty Images

Anthony Vaccarello, en 2022, venant saluer à l’issue du défilé Saint Laurent.
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