[TEST] Starship Troopers: Ultimate Bug War! : un très bon feeling, mais un jeu court et répétitif
Dévoilé en fin d’année dernière, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, développé par Auroch Digital (Warhammer 40 000: Boltgun et Warhammer 40 000: Boltgun 2), se présente comme un rétro-FPS d’action solo se déroulant dans l’univers de la licence Starship Troopers. On avait pu jouer à la démo et nous en étions ressortis convaincus. Le gunplay était plutôt réussi et le niveau proposé, Zegema Beach, proposait une grande carte avec des objectifs éparpillés, et peuplée de soldats et bugs disposés par-ci, par-là. Sorti ce 16 mars, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, est une expérience réussie et respectueuse de son matériau de base, mais qui montre vite ses limites avec une campagne répétitive et pourtant un peu courte.
Genre : Rétro-FPS action | Développeur : Auroch Digital | Éditeur : Dotemu et Game Source Entertainment | Plateforme : Steam, GoG | Prix : 24,99 € | Langues : Anglais, français | Configuration recommandée : Core i5-8600K / Ryzen 5 2500X, 16 Go de RAM, GTX 1060 / RX 5600 | Date de sortie : 16/03/2026 | Durée : entre quatre et cinq heures
Test réalisé avec une clé Steam fournie par l’éditeur.
Engagez-vous pour obtenir la citoyenneté !
Starship Troopers: Ultimate Bug War! nous narre l’histoire de Samantha « Sammy » Dietz via une simulation développée par la FedDev. Afin d’immerger le joueur, le studio Auroch Digital a eu la bonne idée de reprendre les spots de propagande en prises de vue réelles avec l’appui de Casper Van Dien alias Johnny Rico (l’un des personnages principaux du film Starship Troopers), et bien d’autres personnages qui brisent le quatrième mur. En effet, dès le départ, le commandant Rico et le major Samantha Dietz s’adressent directement à vous et proposent d’obtenir votre citoyenneté en participant à un module de formation expérimentale retraçant les faits d’armes du major. Me concernant, je suis plutôt partagé. D’un côté, j’ai bien aimé l’implication des acteurs et le respect accordé à l’univers de Starsphip Troopers. De l’autre côté, briser le quatrième mur en nous considérant toujours comme « un joueur » au lieu d’être vraiment « une recrue » à part entière m’a complétement sorti de la trame principale. Est-ce un moyen pour la Fédération de convaincre notre jeunesse des bienfaits de la citoyenneté et suis-je passé à côté du propos ? J’aurais préféré que les missions à effectuer soient uniquement des témoignages de Samantha que nous revivions afin de nous convaincre de nous joindre à la cause.
Bon, laissons de côté le défaut d’immersion, il est grand temps de débuter votre service pour obtenir votre citoyenneté. La campagne principale, offrant la possibilité d’incarner un soldat et un bug, se découpe en treize missions sur de grandes cartes. À chaque fois, il faudra rejoindre les points d’intérêt pour déclencher l’objectif associé et vos actions vous permettront d’engranger des points pour le score final. En soi, les missions restent toujours identiques que ce soit du côté humain (placer des bombes, détruire des ennemis spécifiques, activer des mécanismes, défendre une position…) ou bug (tout détruire sans réfléchir) et elles deviennent vites répétitives. Heureusement, cette lassitude est contrebalancée par la courte durée de la campagne. En effet, en difficulté « Soldat » (normal), vous risquez de rouler sur le jeu aussi vite qu’une invasion de bugs sur Zegema Beach, soit entre quatre et cinq heures de jeu. Je vous conseille donc plutôt de sélectionner le cran d’au-dessus si vous recherchez un minimum de challenge.
Une campagne, deux visions, mais un même objectif
En tant que soldat de la Fédération, vous aurez accès un arsenal varié, des armes spéciales puissantes et un peu d’aide des vaisseaux en orbite. Chaque pétoire a un bon feeling et dispose d’un tir secondaire. Par contre, vos munitions fondront comme neige au soleil, mais vous pourrez compter sur les caisses d’approvisionnement disséminées sur la carte ou demander un tir orbital vous offrant quelques munitions et armes au hasard, ce qui sera très utile. Vous pourrez compter sur les PNJ en les recrutant, mais vu qu’ils sont cons comme leurs pieds, ces derniers feront le piquet de grève en se positionnant devant votre ligne de mire, et au mieux, serviront d’appâts lors de vagues d’ennemis. Les balises (bombardements, tirs lourds depuis notre navette, largage de robot de combat…) quant à elles, vous permettront d’effectuer principalement des tirs de barrage, mais je trouve bien dommage que l’on n’ait pas une prévisualisation de la zone impactée avant de lancer ladite balise. Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié les combats nerveux, surtout les phases de défense avec des vagues de bugs. En revanche, il ne faut pas s’attendre à un déferlement, mais plutôt une dizaine d’ennemis avec la présence de spéciaux.
Du côté de nos amis les arachnides, le bestiaire est assez varié. Vous aurez les classiques arachnides, sa version tigre, le cuirassé, les volants, les lanceurs d’acides, les lanceurs de plasma, les soldats corrompus, le cerveau et le fameux assassin, seule nouveauté, que l’on pourra incarner. Les comportements des adversaires sont identiques, à savoir que dès qu’ils vous voient, ils vous foncent dessus pour vous faire la peau. Pour l’assassin, j’ai trouvé dommage qu’il n’y ait pas d’interaction à proprement parler durant la campagne du soldat, sauf à la toute fin. Ce nouvel insecte est aussi anecdotique que sa propre campagne. Bien que ce dernier dispose de trois transformations, vous procéderez de la même façon en débutant avec sa forme criquet pour atteindre votre objectif, puis vous passerez en guerrier pour massacrer tout le monde, et enfin, pour ne pas finir comme un moustique sur un pare-brise, vous vous transformerez en cuirassé afin de recouvrer votre vie et armure, ou abattre les ennemis les plus coriaces. Peu importe la mission, ce sera toujours le même objectif (pour rappel, tout détruire) sur les cartes déjà visitées par votre alter ego humain et vous trouverez donc peu d’intérêt à faire ou à refaire les missions, sauf pour la difficulté et le scoring. Je pense que ce nouvel insecte aurait pu être intéressant sur un jeu axé sur la stratégie, car c’est ici purement du massacre bête et méchant.
Une simulation réussie sans grande prétention
Visuellement, Starship Troopers: Ultimate Bug War! propose un aspect retro qui tient la route, et j’ai franchement bien aimé. Les gros pixels se mêlent à des effets plus modernes, comme les développeurs l’avaient déjà fait sur leur précédent jeu. Il n’y a donc pas de surprise côté direction artistique, mais j’ai été tout de même déçu : où sont les gros moments épiques avec des milliers d’ennemis à l’écran ? Quitte à faire un jeu rétro en 2026, j’aurais bien aimé qu’ils utilisent un peu plus de ressources de mon CPU et qu’ils augmentent le nombre d’arachnides, pour éviter cette sensation de vide dans les grandes maps. D’autant que je n’ai pas rencontré de « bugs » – hormis ceux prévus –, ni de problèmes de performances. Enfin, la musique n’est pas aussi marquante que la bande originale du film, malgré un effort fait pour conserver l’esprit de la licence.
Un défouloir amusant, toute proportion gardée
Starship Troopers: Ultimate Bug War! est un rétro-FPS correct, mais sa durée de vie est plutôt courte et ses missions sont répétitives. Vous pourrez trouver votre compte en tant que soldat de la Fédération, mais il faudra aller sur les difficultés les plus élevées. Le feeling des armes est plutôt bon et voir aussi bien vos alliés stupides que vos ennemis voraces servir de chair à canon pour la réussite de votre mission, est assez plaisant. Du côté des arachnides, le gameplay de l’assassin n’est pas inintéressant, mais on ne peut pas dire que sa « campagne » (si on peut appeler ça comme ça) soit particulièrement marquante. Elle permet surtout de gonfler artificiellement la durée de vie du jeu, qui reste tout de même un peu famélique. Ainsi, Starship Troopers: Ultimate Bug War! n’est pourtant pas désagréable, mais ne restera pas dans les annales de la Fédération.
Si Starship Troopers: Ultimate Bug War! vous intéresse, vous pouvez profiter de la promotion de lancement à -20 % sur Steam jusqu’au 23 mars, soit environ 20 €.
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