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Audi développe des RS F1 Edition avec l’aide de ses pilotes de Formule 1

19 mars 2026 à 15:59
Audi développe des RS F1 Edition avec l'aide de ses pilotes de Formule 1

L’engagement d’Audi en Formule 1 dépasse désormais le simple cadre de la compétition. Lors du Grand Prix de Chine, le constructeur allemand a dévoilé un SQ8 Livery Edition aux couleurs de son écurie F1, mais ce prototype n’est que la partie visible d’une stratégie plus ambitieuse. Jürgen Rittersberger, directeur financier d’Audi et membre du conseil d’administration de l’équipe F1, a confirmé que la marque aux quatre anneaux étudie sérieusement la création de modèles RS spéciaux inspirés de la F1, avec une approche révolutionnaire : faire intervenir directement les pilotes dans le développement.

Un SQ8 F1 qui annonce la couleur

Le SQ8 Livery Edition présenté en Chine par Nico Hülkenberg reprend les codes esthétiques de la monoplace R26 de l’équipe Audi Revolut F1. Cette version unique arbore une livrée sophistiquée mêlant Titanium Gray et Carbon Black, ponctuée d’accents Lava Red sur les jantes en alliage, les coques de rétroviseurs, le becquet arrière, l’emblème avant et les sorties d’échappement.

Si ce SQ8 spécial était initialement conçu comme un outil promotionnel pour le lancement du modèle sur le marché chinois, il révèle en réalité les ambitions bien plus larges d’Audi. Le choix de ne pas utiliser le RS Q8, pourtant fer de lance de la gamme SUV haute performance et cousin technique du Lamborghini Urus, s’explique par une stratégie marketing ciblée sur ce marché spécifique.

Cette présentation chinoise marque un tournant dans la communication d’Audi, qui capitalise immédiatement sur ses premiers pas en F1. Après le Grand Prix d’Australie, première apparition officielle de la marque en championnat du monde, l’événement chinois démontre la volonté d’exploiter rapidement les retombées de cet engagement sportif.

Des éditions spéciales « chargées en contenu »

Interrogé par nos confrères australiens de Drive sur l’éventualité d’une RS5 F1 Edition plus radicale, Jürgen Rittersberger n’a pas fermé la porte. « Voyons voir », a-t-il déclaré, avant de préciser sa vision des futures éditions spéciales. Pour le dirigeant, ces modèles devront dépasser le simple exercice de style avec des autocollants et des badges F1.

« Toute édition spéciale de RS5 devrait apporter des améliorations significatives et être vraiment ‘chargée en contenu’, plutôt que de simplement jouer sur l’image de marque », explique Rittersberger. Cette approche pragmatique vise à éviter l’écueil des éditions limitées superficielles, en proposant des véhicules réellement différenciés sur le plan technique.

La philosophie d’Audi s’inspire des réussites observées chez la concurrence, notamment chez Toyota avec sa GR Yaris. Le constructeur japonais a démontré l’efficacité de cette formule avec des éditions spéciales portant les noms des pilotes WRC Sébastien Ogier et Kalle Rovanperä, chacune dotée de modes de transmission intégrale spécifiquement calibrés selon le style de conduite de ces champions.

Les pilotes F1 au cœur du développement

L’aspect le plus innovant de cette stratégie réside dans l’implication directe des pilotes F1 d’Audi dans le processus de développement. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce ne sont pas les ingénieurs de l’ex-équipe Sauber qui apporteront leur expertise technique, mais bien Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto qui mettront leurs compétences de pilotage au service des futures RS.

« Pas en ingénierie, mais nous avons certainement des opportunités de travailler avec nos collègues de F1, en particulier avec les pilotes », précise Rittersberger. « Peut-être qu’ils peuvent nous aider dans l’application et le réglage de la voiture – surtout pour les voitures de sport. Pas pour une Q3 ou A3, mais pour une RS5 ou quelque chose de similaire, il pourrait être utile d’avoir un pilote dans la voiture et d’entendre son opinion. »

Cette approche collaborative permettrait aux pilotes d’intervenir sur les réglages de suspension et l’électronique des futures RS F1 Edition. Leur expertise, forgée sur les circuits les plus exigeants du monde, apporterait une crédibilité technique indéniable à ces éditions spéciales, justifiant ainsi un positionnement tarifaire premium sans nécessairement augmenter la puissance.

L’intervention de pilotes de F1 dans le développement de voitures de route n’est pas totalement inédite, mais reste exceptionnelle à ce niveau d’intégration. Cette stratégie pourrait révolutionner l’approche des éditions limitées chez Audi, en proposant des véhicules dont les qualités dynamiques seraient directement influencées par l’expertise des meilleurs pilotes mondiaux.

Une stratégie marketing redoutable

Au-delà des aspects techniques, cette stratégie répond à un enjeu marketing crucial pour Audi. L’engagement en Formule 1 représente un investissement colossal qui doit générer des retombées concrètes sur les ventes de véhicules de route. Les RS F1 Edition constitueraient un pont idéal entre l’univers de la compétition et celui de l’automobile de série.

Les modèles concernés pourraient bénéficier de graphismes spéciaux et d’éléments aérodynamiques additionnels pour mieux résonner avec les fans de F1. Cette approche esthétique, combinée aux améliorations techniques apportées par les pilotes, créerait une proposition de valeur unique sur le marché des sportives premium.

Le timing de cette stratégie s’avère particulièrement pertinent. Alors qu’Audi découvre l’univers de la F1 après des décennies d’absence, la marque doit rapidement capitaliser sur cet engagement pour justifier les investissements colossaux engagés. Les retombées commerciales des éditions spéciales RS F1 pourraient contribuer significativement à l’équilibre économique de cette aventure sportive.

L’industrie automobile observe avec attention cette approche novatrice, qui pourrait inspirer d’autres constructeurs engagés en sport automobile. La capacité d’Audi à transformer son expertise F1 en avantage commercial concret sera un indicateur clé du retour sur investissement de son programme de course.

Cette stratégie s’inscrit parfaitement dans l’ADN sportif d’Audi, marque qui a bâti sa réputation sur ses succès en compétition. Des victoires au Mans aux triomphes en WEC, en passant par la domination en DTM, Audi a toujours su exploiter ses succès sportifs pour enrichir son image de marque. Les futures RS F1 Edition représentent l’évolution naturelle de cette philosophie, adaptée aux enjeux contemporains du marché automobile premium. Il n’y a plus qu’à espérer que ces séries arrivent jusqu’à la France !

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« Made in EU » menace l’industrie auto britannique alerte le SMMT

19 mars 2026 à 15:12

La proposition « Made in EU » pourrait exclure les voitures britanniques du marché européen, alertant le SMMT sur les risques industriels.

La proposition de la Commission européenne sur le « Made in EU », visant à imposer des exigences de contenu local pour les véhicules électriques, suscite de vives inquiétudes au Royaume-Uni. Selon Mike Hawes, PDG de la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), cette initiative pourrait constituer un « danger clair et présent » pour l’industrie automobile britannique, en limitant l’accès des voitures produites au Royaume-Uni aux flottes d’entreprise en Europe. Ces flottes représentent plus de 60 % des ventes de voitures neuves dans l’Union européenne, un marché crucial pour les constructeurs britanniques, qui exportent environ 60 % de leur production vers le continent.

Hawes souligne que la rédaction actuelle de la proposition est problématique et que le SMMT fait tous les efforts possibles pour obtenir des clarifications sur l’intention réelle de l’UE concernant l’exclusion des véhicules britanniques. Cette situation pourrait fragiliser la compétitivité des marques britanniques sur le marché européen, limitant leur potentiel de croissance et affectant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à la production et à la commercialisation. La question touche directement le segment des véhicules électriques (VE), où la course à l’innovation, au luxe et à la performance est devenue un facteur clé de différenciation et de personnalisation pour les clients européens.

Mandat ZEV et enjeux de la transition électrique

Parallèlement à la proposition européenne, le SMMT appelle à une révision du mandat britannique sur les « véhicules à zéro émission » (ZEV). Ce règlement oblige les constructeurs à atteindre des objectifs de vente de véhicules électriques, sous peine d’amendes. En 2026, les VE doivent représenter 33 % des ventes de voitures neuves, pour atteindre 80 % en 2030, tandis que la vente de voitures à carburant fossile sera interdite au Royaume-Uni à partir de 2035. Contrairement au Royaume-Uni, l’UE a abandonné son plan similaire, ce qui accentue les tensions entre réglementation nationale et règles communautaires.

Le manque de modèles abordables reste un obstacle majeur à l’adoption rapide des véhicules électriques, rendant la transition coûteuse pour les constructeurs. Selon Nicole Melillo Shaw, directrice générale de Volvo Car au Royaume-Uni, les fabricants ont déjà investi jusqu’à 10 milliards de livres (environ 13 milliards de dollars) dans des réductions et incitations pour stimuler la vente de VE, un effort qu’elle juge « insoutenable » sur le long terme. Ces investissements reflètent également les exigences de performance, de luxe et de personnalisation propres au marché européen, où les consommateurs recherchent des modèles à la fois innovants et accessibles.

Perspectives et réactions du marché

Malgré ces défis, certaines voix saluent le mandat ZEV pour la stabilité qu’il apporte. Fiona Howarth, fondatrice d’Octopus Electric Vehicles, estime que cette politique offre « la certitude qui apporte plus de choix et une meilleure valeur aux conducteurs ». Selon elle, affaiblir le mandat serait contre-productif pour le développement du marché des véhicules électriques au Royaume-Uni. Cette dynamique illustre le dilemme auquel sont confrontés les acteurs de l’industrie automobile : concilier performance économique, innovation technologique et exigences réglementaires tout en maintenant la compétitivité et la personnalisation des modèles proposés aux consommateurs.

L’enjeu du « Made in EU » souligne également les risques géopolitiques et commerciaux pour l’industrie britannique, qui dépend fortement des marchés européens. Toute limitation d’accès aux flottes d’entreprise pourrait affecter directement la rentabilité et la stratégie de croissance des constructeurs, tout en influençant la capacité du Royaume-Uni à rester un acteur clé de la production automobile électrique et haut de gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

La proposition de l’UE représente un défi significatif pour l’industrie automobile britannique, dépendante des exportations vers le continent. Le mandat ZEV britannique continue de soutenir l’innovation et la personnalisation des véhicules électriques, malgré les coûts élevés pour les constructeurs. La tension entre réglementation nationale et européenne pourrait influencer la compétitivité des marques britanniques. Maintenir la cohérence réglementaire sera crucial pour préserver le luxe, la performance et la croissance du marché des VE.

Crédit illustration : SMMT.

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BMW anticipe tarifs douaniers et stagnation des ventes en Chine

19 mars 2026 à 13:12

BMW anticipe une baisse des bénéfices et des ventes en Chine en 2026, entre tarifs douaniers, concurrence et incertitudes géopolitiques.

BMW se prépare à une nouvelle année marquée par des défis commerciaux et géopolitiques, avec des tarifs douaniers persistants et une demande difficile en Chine. Le constructeur automobile allemand prévoit une légère baisse de son bénéfice avant impôts en 2026 et une stagnation des livraisons de véhicules, reflétant un contexte mondial instable et concurrentiel. Le groupe, qui comprend également la filiale de luxe Rolls-Royce, est confronté à plusieurs pressions : les coûts tarifaires croissants, une concurrence intense des autres marques premium telles que Volkswagen et Mercedes, et les incertitudes liées à la chaîne d’approvisionnement exacerbées par le conflit au Moyen-Orient.

Le PDG Oliver Zipse a souligné que BMW poursuit sa stratégie de révision de la gamme de modèles et de réduction des coûts afin de maintenir sa compétitivité sur le marché mondial de l’automobile. Malgré ces efforts, l’entreprise anticipe que de nombreux risques continueront de peser sur ses performances. La chute de 6,7 % du bénéfice avant impôts en 2025 illustre déjà l’impact de ces facteurs externes. Les tarifs douaniers, bien que légèrement atténués par les installations de production de BMW aux États-Unis, restent un point de pression important, notamment pour la Mini entièrement électrique fabriquée en Chine et destinée à l’Europe.

Tarifs douaniers et chaînes d’approvisionnement

Le directeur financier Walter Mertl a indiqué que la marge automobile principale du groupe pourrait subir un impact négatif de 1,25 point de pourcentage en 2026 en raison des tarifs, après 5,3 % en 2025 et 6,3 % en 2024. BMW mise sur la conclusion d’accords commerciaux entre Washington et ses partenaires en Union européenne, au Mexique et au Canada pour réduire ces pressions dans la seconde moitié de l’année. La plus grande usine de BMW, située à Spartanburg en Caroline du Sud, contribue à amortir l’impact des tarifs américains, mais l’entreprise reste exposée aux taxes sur les importations européennes de véhicules électriques chinois, soulignant la complexité de la production et de la logistique dans un marché globalisé.

Stagnation et opportunités sur les marchés clés

La Chine, marché crucial pour BMW, a enregistré une baisse de 12,5 % des ventes en 2025, et la prévision pour 2026 indique un maintien à ce niveau. Cette stagnation contraste avec les perspectives de croissance aux États-Unis et en Europe, où BMW mise sur le lancement de 40 nouveaux modèles dans le cadre de sa gamme « Neue Klasse ». Ces véhicules modernisés visent à renforcer l’attrait du groupe en matière de luxe, performance et personnalisation, tout en intégrant les dernières technologies de motorisation et de connectivité. L’entreprise mise également sur ses filiales premium pour maintenir son positionnement haut de gamme malgré les pressions tarifaires et les fluctuations de la demande.

Luxe, performance et innovation

BMW continue de mettre l’accent sur la performance et le prestige de ses véhicules, cherchant à allier innovation technologique, efficience énergétique et personnalisation pour séduire une clientèle exigeante. La marque adapte sa stratégie à l’évolution du marché des véhicules électriques et hybrides, tout en gérant les risques géopolitiques et commerciaux qui influencent directement sa rentabilité. Le groupe se concentre sur l’optimisation des coûts, le renouvellement de sa gamme et le renforcement de son portefeuille premium afin de conserver sa position sur le marché mondial de l’automobile de luxe.

Notre avis, par leblogauto.com

BMW navigue dans un contexte mondial instable, marqué par des tarifs douaniers persistants et une concurrence accrue. La stagnation des ventes en Chine souligne les difficultés du groupe sur son marché stratégique. L’accent sur la gamme « Neue Klasse » et la diversification géographique montre une volonté de maintenir performance et prestige. Les choix de production et la gestion des coûts seront essentiels pour préserver la rentabilité en 2026.

Crédit illustration : BMW.

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Carburants : pourquoi certains pays baissent les prix… et pas la France ?

19 mars 2026 à 09:53

Face à la flambée du pétrole et du marché des carburant délirants, liée aux tensions au Moyen-Orient, plusieurs pays annoncent des mesures pour limiter l’effet à la pompe. Baisse de taxes, subventions ou contrôle des prix : les réponses divergent en Europe et en Asie. En France, aucune décision concrète n’est encore actée. Tant mieux ou tant pis ?

L’Italie baisse les prix de 25 centimes

L’Italie a adopté un décret visant à réduire de 25 centimes par litre le prix des carburants. Cette mesure s’applique pendant 20 jours à partir du 19 mars et concerne le gazole, l’essence et le GPL.

Le texte inclut également deux dispositifs complémentaires :

  • un crédit d’impôt destiné aux transporteurs routiers et aux pêcheurs pour compenser la hausse des coûts sur les mois de mars à mai
  • un mécanisme de surveillance renforcée pour limiter les comportements spéculatifs sur les prix

L’objectif est de contenir les effets de la hausse du gazole sur les prix des biens de consommation et d’encadrer l’évolution des tarifs en fonction des cours du pétrole.

Le Japon opte pour des subventions

Le Japon a lancé un programme d’urgence reposant sur des subventions. Le gouvernement vise un prix de l’essence autour de 170 yens par litre (soit 0,93 Euros par litre NDLR).

Cette mesure intervient après un pic historique à 190,8 yens par litre. Le dispositif doit aussi être étendu à d’autres produits pétroliers comme le diesel, le fioul lourd ou le kérosène.

Portugal, Espagne, Serbie : des baisses de taxes ciblées

D’autres pays européens ont également annoncé des mesures fiscales :

  • La Serbie réduit de 20 % les accises sur les carburants
  • Le Portugal prolonge et élargit une baisse de taxes, avec un gain estimé à 1,8 centime par litre pour le diesel et 3,3 centimes pour l’essence
  • L’Espagne prépare un plan inspiré de 2022, incluant des réductions fiscales et des aides directes à la pompe

Ces décisions visent à amortir la hausse rapide des prix liée au contexte international.

Allemagne et France privilégient le contrôle des prix

L’Allemagne travaille sur un projet de loi visant à renforcer le contrôle du marché. Les compagnies pétrolières soupçonnées d’abus devront justifier leurs pratiques.

En France, le gouvernement évoque un possible plafonnement des marges, sans mesure concrète à ce stade. Certains distributeurs se sont engagés à contenir les prix, mais aucun dispositif généralisé n’a été officialisé. Des contrôles ont eu lieu, mais visaient surtout des infractions techniques comme un prix communiqué à l’Etat qui n’était pas celui affiché en station.

En effet, en France, les prix des carburants sont libres. Aucun contrôle ne pourra trouver « d’abus » en l’Etat actuel du droit. Durant l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie, la France avait décidé d’un rabais sur les taxes carburant pour limiter le blocage de son économie. Pour le moment ici, pas de mouvement de ce genre évoqué.

Une flambée liée aux tensions au Moyen-Orient

Depuis la fin février, les cours du pétrole brut ont bondi de près de 50 %. Cette hausse est liée notamment aux frappes visant des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar, ainsi qu’au blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.

Le Brent a ainsi dépassé ponctuellement les 112 dollars le baril, après avoir frôlé les 120 dollars. Mais, la folie des prix à la pompe est désormais en grande partie décorrélée du prix du brut. En effet, le carburant est un bien qui s’achète et se vend. Le prix en Europe est fixé par le marché de Rotterdam.

Ainsi, même avec un prix en sortie de raffinerie de 50 centimes le litre (pour un baril à 80 dollars environ), il peut se négocier bien plus cher. C’est comme cela que l’on a eu des hausses brutales à plus de 2 €/l alors que ce prix n’était pas justifié par le prix du baril.

Pour rappel, un baril acheté maintenant ne sera livré grosso-modo que dans 2 ou 3 mois. La hausse aurait donc dû être décalée dans le temps sans le fameux marché de Rotterdam.

Dans ce contexte, les politiques nationales restent hétérogènes, entre soutien direct aux automobilistes et encadrement du marché.

Un coût budgétaire immédiat pour les États

La baisse des taxes sur les carburants représente un manque à gagner important pour les finances publiques. En réduisant les accises ou en finançant des subventions, les États renoncent à des recettes fiscales significatives, parfois de plusieurs milliards d’euros. À court terme, ces mesures pèsent directement sur les budgets et peuvent creuser les déficits.

Un levier pour soutenir le pouvoir d’achat

En parallèle, ces dispositifs visent à limiter l’impact de la hausse des prix à la pompe sur les ménages. En atténuant le choc, les gouvernements cherchent à préserver la consommation, qui reste un pilier de l’activité économique. Un carburant moins cher permet de maintenir une capacité de dépense dans d’autres secteurs.

Des effets en chaîne sur l’économie

La baisse des prix du carburant agit aussi indirectement sur les entreprises. Elle réduit les coûts de transport et de logistique, ce qui peut freiner la hausse des prix de nombreux biens. Cela contribue à contenir l’inflation et à soutenir la demande globale.

Un équilibre entre perte fiscale et retombées économiques

Ces politiques reposent sur un arbitrage. D’un côté, une perte de recettes immédiate pour l’État. De l’autre, l’espoir de retombées économiques plus larges, avec une activité soutenue et des recettes fiscales qui se maintiennent. L’efficacité de ces mesures dépendra donc de leur impact réel sur la consommation et la croissance.

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Assurance auto tiers ou tous risques : quelle formule choisir pour votre véhicule ?

Par : Patrick
19 mars 2026 à 07:51

En 2026, les primes d'assurance automobile devraient encore augmenter de 4 à 6 % selon les cabinets Facts & Figures et Addactis, une progression largement supérieure à l'inflation générale.

Assurance auto tiers ou tous risques : quelle formule choisir pour votre véhicule ? est un article de Blog-Moteur, le blog des passionnés d'automobile !

LG Energy prépare une nouvelle batterie LFP plus performante

19 mars 2026 à 07:11

LG Energy prépare une batterie LFP plus performante pour 2027 afin de renforcer sa position dans le stockage d’énergie et l’écosystème électrique.

Le marché mondial des batteries connaît une transformation rapide, portée par l’essor des technologies électriques et des besoins croissants en stockage d’énergie. Dans ce contexte, LG Energy Solution annonce le développement d’une nouvelle génération de batterie lithium-fer-phosphate (LFP), avec l’ambition de renforcer sa présence dans un secteur dominé en grande partie par les fabricants chinois.

La société sud-coréenne prévoit de lancer la production en série de cette nouvelle cellule en 2027. Selon son directeur technique, Kim Je-Young, cette batterie affichera une densité énergétique améliorée ainsi qu’une durée de vie plus longue, deux caractéristiques essentielles pour répondre aux exigences des systèmes modernes de stockage d’énergie.

Ce projet marque une évolution stratégique importante pour le groupe basé à Séoul. Historiquement associée à des solutions considérées comme économiques, la chimie LFP pourrait désormais devenir une technologie plus performante et à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les applications liées à l’électromobilité et aux infrastructures énergétiques.

Une batterie LFP repensée pour plus de performance

Avec ce nouveau modèle, LG Energy cherche à redéfinir l’image des batteries LFP sur le marché mondial. Jusqu’à présent, ces cellules étaient largement perçues comme une solution à faible coût, utilisée principalement dans des véhicules électriques d’entrée ou de milieu de gamme.

La nouvelle génération de batterie vise à dépasser cette perception en améliorant significativement les performances techniques. L’augmentation de la densité énergétique constitue un élément central de cette évolution, permettant d’optimiser la capacité de stockage tout en maintenant des standards élevés de fiabilité et de durabilité.

Selon Kim Je-Young, cette transformation répond à l’évolution rapide des besoins technologiques. Avec l’explosion des volumes de données et l’essor des infrastructures numériques, la demande pour des batteries capables d’offrir une durée de vie prolongée et des performances élevées ne cesse d’augmenter.

Dans l’univers de l’automobile électrique, ces avancées sont également stratégiques. Les constructeurs cherchent en permanence à améliorer l’autonomie, la performance énergétique et la fiabilité des systèmes de batteries. Une technologie LFP plus avancée pourrait ainsi devenir un élément clé dans l’architecture de nombreux véhicules électriques, des modèles compacts aux véhicules plus haut de gamme.

Le stockage d’énergie devient un marché stratégique

L’annonce de LG Energy intervient dans un contexte où l’industrie des batteries traverse une période d’ajustement. Le ralentissement de la demande pour les véhicules électriques pousse plusieurs fabricants à réorienter leurs investissements vers d’autres secteurs.

Parmi eux figure le stockage d’énergie stationnaire, un marché en pleine expansion. Les centres de données alimentés par l’intelligence artificielle représentent notamment une nouvelle source majeure de demande pour des solutions de stockage fiables et durables.

Pour accompagner cette évolution, LG Energy a déjà commencé à adapter sa capacité de production. L’entreprise prévoit de convertir certaines lignes de fabrication initialement destinées aux batteries pour véhicules électriques afin d’augmenter la production de cellules pour systèmes de stockage d’énergie.

Cette réorganisation industrielle pourrait porter la capacité de production à plus de 60 gigawattheures, contre 36 gigawattheures auparavant. L’entreprise vise par ailleurs au moins 90 gigawattheures de commandes dans ce secteur au cours de l’année.

Malgré une perte inattendue de 122 milliards de wons enregistrée au quatrième trimestre de l’année dernière, la direction du groupe anticipe un redressement progressif. La croissance du segment des systèmes de stockage d’énergie pourrait en effet soutenir la rentabilité dans les prochains mois.

Nouvelles technologies pour rivaliser avec la Chine

Au-delà des batteries LFP, LG Energy poursuit ses investissements dans plusieurs technologies émergentes afin de renforcer sa compétitivité face aux acteurs chinois.

L’une des pistes explorées concerne les batteries sodium-ion. Ces cellules utilisent des matières premières plus abondantes et moins coûteuses que le lithium, ce qui pourrait réduire les coûts de production tout en améliorant l’accessibilité de certaines applications énergétiques.

Ces batteries présentent également des avantages techniques, notamment leur capacité à fonctionner dans des conditions de températures très basses, jusqu’à moins 40 degrés Celsius. Elles pourraient ainsi devenir une alternative intéressante pour certains segments du marché.

Parallèlement, LG Energy travaille sur une technologie de revêtement à sec destinée à remplacer les procédés traditionnels de fabrication des électrodes. Cette méthode pourrait permettre de réduire la consommation d’énergie, les coûts d’équipement et l’espace nécessaire dans les usines de production.

Plusieurs acteurs majeurs de l’industrie automobile et des batteries explorent également cette technologie, dont Tesla, Volkswagen et Samsung SDI. LG Energy indique avoir déjà finalisé une production pilote à une échelle proche de la production industrielle.

La fabrication à grande échelle pourrait débuter dès la fin de l’année 2028. Pour l’entreprise, ces innovations technologiques représentent un levier essentiel pour rester compétitive dans un secteur où la performance énergétique, l’optimisation des coûts et la durabilité des batteries sont devenues des critères déterminants.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de LG Energy illustre l’évolution rapide du marché mondial des batteries. En améliorant la technologie LFP, l’entreprise cherche à transformer une solution historiquement économique en produit plus performant. Le développement parallèle de batteries sodium-ion et de procédés industriels innovants montre également la volonté du groupe de diversifier ses technologies. Dans un contexte de concurrence intense avec les acteurs chinois, ces investissements pourraient jouer un rôle clé dans la prochaine phase de l’industrie des batteries.

Crédit illustration : LG Energy.

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Geely certifié pour l’assistance à la conduite en Europe

19 mars 2026 à 05:11

Geely obtient la certification UE pour son système d’assistance à la conduite G-ASD.

Une première pour la technologie chinoise

Le constructeur chinois Geely franchit une étape majeure avec la certification européenne de son système d’assistance à la conduite intelligent, G-ASD. Cette approbation marque la première fois qu’une technologie d’assistance à la conduite fabriquée en Chine est reconnue conforme aux réglementations de l’Union européenne, un signe fort pour la stratégie internationale du groupe. Avec cette validation, Geely peut désormais vendre ses véhicules équipés du G-ASD dans certains pays européens sans passer par des certifications supplémentaires, réduisant ainsi le temps et les coûts liés à l’expansion sur le marché du Vieux Continent.

Déploiement imminent en Europe

La première voiture équipée du G-ASD est attendue sur les routes européennes dès juin. Ce système, jusqu’ici limité aux modèles chinois, sera progressivement intégré aux véhicules de marques sous l’égide de Geely, notamment Geely Auto, Zeekr, Lynk & Co et Lotus. Bien que le constructeur n’ait pas communiqué de calendrier précis pour l’ensemble des modèles, cette certification ouvre la voie à une commercialisation plus large et à une meilleure compétitivité face aux constructeurs européens déjà bien implantés dans le secteur de l’assistance à la conduite.

Une stratégie européenne renforcée

Cette reconnaissance permet à Geely de renforcer sa présence sur le marché européen des véhicules hautement personnalisés et technologiquement avancés. En s’alignant sur les normes de l’UE, le groupe chinois met en avant son savoir-faire en matière de performance, de sécurité et de conduite semi-autonome, tout en s’insérant dans le segment des véhicules de luxe et des voitures électriques haut de gamme. L’intégration du G-ASD dans ses différentes marques souligne la volonté de Geely de se positionner comme un acteur global capable de rivaliser avec les leaders européens dans le domaine de l’innovation automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La certification du G-ASD par l’UE représente un tournant stratégique pour Geely, qui consolide sa crédibilité sur le marché européen. Cette reconnaissance ouvre la voie à une expansion rapide, particulièrement pour les modèles premium et électriques. Toutefois, le succès dépendra de la capacité de Geely à adapter ses véhicules aux préférences locales et à rivaliser avec les standards technologiques et de performance des constructeurs européens établis. À court terme, la certification européenne offre une visibilité accrue et un avantage concurrentiel significatif pour les prochaines années.

Crédit illustration : Geely.

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L’Alfa Romeo Junior Ibrida a droit à une série exclusive pour le Japon…avec un détail qui a disparu en Europe

18 mars 2026 à 17:50

Stellantis Japon a lancé l’ Alfa Romeo Junior Ibrida Edizione Bianco 2026, une édition limitée à 120 exemplaires destinée au marché japonais. Ce modèle est basé sur la Junior Ibrida, répondant directement à la demande des clients japonais pour une option de carrosserie blanche. 

Un blanc inspiré par Milan

Le Japon bénéficie d’une finition extérieure originale dénommée « Sempione White », qui s’inspire de la teinte du marbre blanc de l’Arco della Pace, un arc de triomphe érigé à partir de 1807 dans le quartier historique de Sempione à Milan, en pleine époque Napoléonienne.  A défaut d’avoir pu porter le nom de la capitale lombarde, le Junior réussit au moins à y puiser de l’inspiration !

Associé à un toit noir contrastant, le résultat est une composition bicolore élégante qui affine les proportions du SUV compact. L’Edizione Bianco bénéficie d’améliorations extérieures avec des jantes aérodynamiques en aluminium de 18 pouces à cinq trous, ainsi qu’un spoiler avant avec coques de rétroviseurs et autocollants aspect carbone. Pour souligner davantage son statut d’édition limitée, chaque voiture est également livrée avec un étui à clé spécial en carbone. 

Il n’est pas à côté de la plaque

Mais peut-être aurez-vous remarqué le détail le plus édifiant, en tous cas un détail qui ne peut échapper à aucun alfiste convaincu : la plaque d’immatriculation est décalée sur le côté, alors que le Junior européen dispose d’une plaque centrée. La législation européenne a contraint Alfa Romeo à abandonner sur le Vieux continent une particularité esthétique qui avait été systématisée par le Biscione entre la fin des années 90 et les années 2020, de la 156 au Stelvio en passant par la Giulia, la Mito et autres Giulietta. le Junior européen a donc une plaque centrée, et le Tonale restylé lui a emboîté le pas, contrairement à son prédécesseur sortie en 2022.

Mais au japon, cette norme est absente et permet donc à la marque de restaurer ce “gimmick” très apprécié des alfistes, quand bien même il n’a pas toujours été employé dans l’histoire. Il y a cependant une autre explication plus technique : la plaque d’immatriculation japonaise est plus grande dans le sens de la hauteur qu’en Europe, ce qui rend impossible son montage au centre du pare-chocs sans obstruer le capteur ADAS. 

À l’intérieur de ce Junior Edizione Bianco, vous trouverez deux écrans de 10,25 pouces, des sièges chauffants garnis de similicuir et de tissu, une climatisation automatique, un système audio à six haut-parleurs, un éclairage d’ambiance, des pédales en aluminium, un chargeur sans fil, une suite complète d’aides à la conduite (ADAS) et le sélecteur de mode de conduite DNA bien connu. 

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BYD lance le Denza Z9GT, VE haut de gamme à recharge ultra-rapide

18 mars 2026 à 15:12

BYD lance la Denza Z9GT en Europe, un VE haut de gamme offrant recharge ultra-rapide et autonomie jusqu’à 800 km.

BYD dévoile un VE haut de gamme ultra-rapide en Europe

La société chinoise BYD poursuit son expansion internationale avec le lancement imminent d’un véhicule électrique haut de gamme en Europe. Le Denza Z9GT se distingue par sa capacité de recharge révolutionnaire, permettant de passer de 10 % à 70 % en seulement cinq minutes et de 20 % à 97 % en 12 minutes, même à des températures extrêmes atteignant -30 °C. Cette performance surpasse largement les temps de charge actuels du marché et se rapproche du temps nécessaire pour faire le plein d’un véhicule thermique classique, offrant ainsi un avantage technologique notable aux consommateurs européens.

En combinant cette recharge ultrarapide avec une conséquente autonomie de 800 km, le Denza Z9GT positionne BYD comme un acteur capable de rivaliser avec les constructeurs européens traditionnels, en matière de luxe, performance et personnalisation des véhicules électriques. La montée en puissance de BYD en Europe intervient alors que la société cherche à compenser la baisse de ses ventes sur le marché chinois.

Une infrastructure de recharge adaptée à la performance

Pour accompagner la technologie avancée du Denza Z9GT, BYD prévoit d’installer des stations de recharge ultra-rapides à travers l’Europe dès cet été. Ces infrastructures seront capables de délivrer les 1 500 kW nécessaires pour exploiter pleinement la capacité de charge du véhicule. La pénurie actuelle de stations capables de gérer une telle puissance représente un défi pour l’adoption massive des véhicules électriques haut de gamme, et BYD entend combler cette lacune pour séduire une clientèle européenne exigeante, recherchant performance, confort et efficacité énergétique.

L’initiative s’inscrit dans une stratégie globale d’expansion internationale de BYD, qui a vu ses ventes en Europe croître de près de 270 % l’année dernière. Le déploiement simultané de véhicules et de stations de recharge souligne l’approche intégrée de l’entreprise, mettant l’accent sur la personnalisation, la fiabilité et le luxe technologique pour ses clients européens.


BYD face aux défis du marché chinois

Malgré ce succès européen, BYD a rencontré des difficultés sur son marché domestique. En janvier et février, le constructeur a été dépassé par Geely en Chine, reflétant une concurrence accrue et la fin de l’exemption fiscale sur les véhicules électriques et hybrides rechargeables. Cette situation a permis à des acteurs traditionnels comme Volkswagen de regagner du terrain, notamment en termes de volumes de ventes.

Cette dynamique souligne l’importance pour BYD de diversifier ses marchés et de se positionner sur des segments premium où l’innovation technologique et la performance sont des facteurs clés de compétitivité. Avec la Denza Z9GT, le constructeur chinois illustre sa capacité à combiner autonomie étendue, recharge ultrarapide et design haut de gamme pour séduire une clientèle européenne en quête de véhicules électriques performants et personnalisés.

Notre avis, par leblogauto.com

Le lancement de la Denza Z9GT en Europe marque une étape majeure pour BYD dans la course aux véhicules électriques haut de gamme. La capacité de recharge ultra-rapide et l’autonomie exceptionnelle offrent un avantage technique sur de nombreux concurrents européens. L’initiative d’installer des stations de recharge adaptées démontre une stratégie complète et ambitieuse. Cependant, la baisse des ventes en Chine rappelle que même les géants du VE doivent diversifier leurs marchés pour maintenir leur croissance à long terme.

Crédit illustration : BYD.

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A la découverte de la DS N°7 avec Thierry Metroz.

18 mars 2026 à 14:57

Le remplaçant de DS 7 arrive avec une approche plus rationnelle que révolutionnaire: DS N°7 capitalise sur l’existant tout en introduisant une électrification plus ambitieuse et une mise à jour technologique complète. Nous avons eu la chance de rencontrer Thierry Metroz, le directeur du design de DS Automobiles, pour une visite guidée!


Une évolution dans la continuité

Avec DS N°7, DS Automobiles ne change pas de cap mais affine sa copie. Le modèle reste positionné sur le segment des SUV compacts premium, avec un gabarit en légère hausse. La longueur atteint désormais 4,66 m, principalement au bénéfice de l’empattement (+5 cm), ce qui améliore logiquement l’habitabilité.

L’objectif est clair : rester dans un format compatible avec un usage quotidien tout en se rapprochant, en prestations, de catégories supérieures.


Un design plus travaillé sur l’efficience

L’évolution stylistique reste mesurée mais s’oriente davantage vers l’aérodynamique. Avec un Cx de 0,26, DS N°7 suit une tendance désormais incontournable, notamment pour les versions électriques.

La signature lumineuse évolue sensiblement avec l’apparition des DS Light Blade et d’une calandre éclairée. À l’arrière, les feux verticaux participent également au travail sur les flux d’air.

Dans le détail, l’augmentation des surfaces vitrées et l’allongement des portes arrière traduisent une recherche d’espace et de luminosité plus que de rupture stylistique.


L’électrique comme axe central

C’est sur la chaîne de traction que les évolutions sont les plus marquées. DS N°7 adopte une stratégie multi-énergie, mais l’accent est clairement mis sur le 100 % électrique.

La version la plus endurante annonce jusqu’à 740 km d’autonomie WLTP, un chiffre élevé dans la catégorie. Cette performance repose sur une batterie de 97,2 kWh et sur un travail global d’efficience, incluant l’aérodynamique et la gestion énergétique.

L’offre comprend trois niveaux de puissance, jusqu’à 350 ch en transmission intégrale. Les performances restent dans la norme du segment, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 5,4 secondes pour la version la plus puissante.

La recharge rapide permet de passer de 20 à 80 % en moins de 30 minutes, avec une récupération significative d’autonomie en quelques minutes. À cela s’ajoutent les fonctions désormais attendues : planification des trajets, pré-conditionnement de la batterie et Plug & Charge.

En parallèle, une version hybride auto-rechargeable de 145 ch complète l’offre. Elle repose sur une architecture classique associant un trois cylindres essence à une machine électrique intégrée à la boîte de vitesses. Les émissions débutent à 121 g/km.


Une montée en densité technologique

DS N°7 intègre un ensemble complet d’aides à la conduite et de systèmes embarqués.

Le DS Drive Assist 2.0 propose une conduite semi-autonome de niveau 2, avec gestion de la trajectoire et de la vitesse, incluant une adaptation aux limitations et au profil de la route.

Le système d’éclairage DS PixelVision étend les capacités d’éclairage adaptatif, avec une portée pouvant dépasser 500 mètres dans certaines conditions. De son côté, le DS Night Vision repose sur une caméra infrarouge capable de détecter piétons et animaux jusqu’à 300 mètres.

L’interface DS Iris System 2.0 centralise les fonctions via un écran de 16 pouces et une logique proche de celle d’un smartphone, avec commande vocale et connectivité étendue.


Confort : priorité confirmée

La plateforme permet de maintenir un niveau d’espace élevé, y compris sur les versions électriques. Le coffre atteint jusqu’à 560 litres, sans rupture majeure par rapport au modèle précédent.

Le confort repose notamment sur la suspension pilotée DS Active Scan Suspension, qui ajuste en temps réel l’amortissement en fonction de l’état de la chaussée.

L’isolation acoustique est renforcée via des vitrages feuilletés et des matériaux absorbants. Le système audio Focal, en option, complète l’ensemble avec une configuration à 14 haut-parleurs.

Les sièges proposent, selon les versions, chauffage, ventilation et massage, avec un dispositif spécifique de diffusion de chaleur au niveau de la nuque.


Production européenne et lancement ciblé

DS N°7 s’inscrit dans une chaîne de production majoritairement européenne : batterie produite en France, moteurs électriques également, assemblage final en Italie.

Les matériaux intègrent une part significative de composants recyclés, notamment dans les textiles et certains habillages.

Le lancement commercial débute avec une version électrique de 230 ch, affichée à 64 200 €, prioritairement destinée aux flottes d’entreprises. Une ouverture plus large de la gamme est prévue ultérieurement.


Notre avis par Leblogauto.com

Avec DS N°7, DS Automobiles fait évoluer son SUV compact sans rupture majeure. L’essentiel des progrès se concentre sur l’électrification, l’efficience et l’intégration technologique. Et vous, que vous inspire la DS Numéro 7?

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Audi F1 2026 : des débuts prometteurs pour Bortoleto et Hülkenberg

18 mars 2026 à 14:34

Découvrez le bilan encourageant d'Audi Revolut F1 Team après les GP d'Australie et de Chine. Entre l'expérience de Binotto et le talent de Bortoleto, l'aventure 2026 commence fort.

Audi F1 2026 : des débuts prometteurs pour Bortoleto et Hülkenberg est un article de Blog-Moteur, le blog des passionnés d'automobile !

SUV électrique à 28 000 € : que prépare Volkswagen avec l’ID. Cross ?

18 mars 2026 à 14:23

Aperçu dans les rues d’Amsterdam, le futur SUV compact électrique ID. Cross annonce une arrivée en Europe à l’automne 2026. Prix d’accès annoncé : environ 28 000 €.
Ce modèle cinq places vise un usage quotidien avec plusieurs configurations de puissance et de batterie.

Un SUV compact électrique attendu en 2026

Le futur ID. Cross a récemment été aperçu à Amsterdam, encore camouflé, dans des visuels tout ce qu’il y a d’officiels. Ce SUV compact électrique doit être commercialisé en Europe à partir de l’automne 2026.

Le modèle sera proposé avec un prix d’entrée d’environ 28 000 €. Il s’adresse à des clients recherchant une voiture électrique adaptée à un usage quotidien, avec un positionnement tarifaire contenu.

Un design basé sur un nouveau langage stylistique

L’ID. Cross inaugure le langage stylistique « Pure Positive » de Volkswagen. Celui-ci se traduit par des lignes épurées et des proportions équilibrées. Si le camouflage masque encore les détails, on peut déjà voir que le style semble « simple », sans plis, lignes de force ou coups de gouge pour faire de l’effet de style.

L’apparence générale se veut discrète mais affirmée. On peut voir la ceinture de caisse droite jusqu’à l’arrière. Un style simple qui n’est pas sans rappeler la Golf de profil, avec le montant C. A confirmer une fois découvert.

À l’intérieur, selon VW, l’habitacle met l’accent sur la simplicité et la clarté. D’après le communiqué, le véhicule propose cinq places, un espace optimisé et des commandes présentées comme intuitives, accompagnées de grands écrans.

Trois niveaux de puissance et deux batteries

Le SUV électrique sera décliné en trois niveaux de puissance : 85 kW, 99 kW et 155 kW.

Deux capacités de batterie sont annoncées : 37 kWh et 52 kWh (net). Cette configuration doit permettre de couvrir différents usages, de la conduite urbaine aux trajets plus longs.

37 kWh est une valeur qui semble très basse. Les dernières Renault Zoé embarquent 52 kWh utiles par exemple. Avec ces 37 kWh, on risque fort de devoir rester en péri-urbain, même avec une charge rapide. Pour rester chez Renault, la R5 E-Tech débute avec 40 kWh pour 310 km WLTP mixte. On devrait donc être sous les 300 km.

Recharge rapide et aides à la conduite

Parlons charge justement, l’ID. Cross proposera une recharge rapide en courant continu jusqu’à 90 kW, et jusqu’à 105 kW avec la batterie la plus grande. On reste sur des valeurs qui doivent permettre un 10-80 % en 30 minutes (à la louche). Rien de révolutionnaire.

Le modèle intégrera également des systèmes d’assistance à la conduite, destinés à améliorer le confort et l’usage au quotidien.

Un positionnement axé sur l’accessibilité

Avec ses dimensions compactes, ses équipements technologiques et son prix d’entrée annoncé, l’ID. Cross vise un positionnement accessible sur le marché des SUV électriques.

Le constructeur met en avant un équilibre entre espace, équipements et coût d’acquisition pour ce futur modèle.

Notre avis, par leblogauto.com

Evidemment, on attendra de voir pour finir de se faire une idée précise. Cependant, 28 000 € en prix de départ pour une autonomie dite urbaine, cela semble cher pour « une voiture du peuple ». Restera à savoir l’équipement de série de cette version de départ.

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Rivian lance le R2 : SUV électrique plus abordable ce printemps

18 mars 2026 à 13:12

Rivian lance le SUV électrique R2 ce printemps, avec une variante à 57 990 $ et des options abordables prévues d’ici 2027.

Rivian élargit sa gamme avec le R2

Rivian entamera ce printemps les livraisons de sa nouvelle ligne de SUV R2, une gamme plus accessible visant à séduire un public plus large et à concurrencer le modèle Y de Tesla. La première version, la variante de lancement à 57 990 $, combine performance et autonomie, avec une motorisation double de 656 chevaux et traction intégrale, offrant environ 330 miles d’autonomie. Une version Premium à 53 990 $ sera disponible d’ici la fin de l’année, tandis qu’une version Standard à propulsion arrière à 48 490 $ suivra au premier semestre 2027.

Le R2 est stratégique pour Rivian, connu pour ses SUV haut de gamme R1 et ses camionnettes électriques. Cette initiative intervient après l’expiration des crédits d’impôt pour véhicules électriques aux États-Unis, qui avait soutenu les ventes des modèles précédents. L’entreprise prévoit également une variante très attendue à 45 000 $ avec plus de 275 miles d’autonomie, ciblant un segment plus large du marché et renforçant sa compétitivité face aux modèles d’entrée de gamme de Tesla.

Stratégie commerciale et prévisions de livraisons

Rivian table sur une augmentation de 53 % des livraisons cette année, atteignant entre 62 000 et 67 000 unités, dont environ 23 000 R2. L’entreprise prévoit que le R2 représentera la majorité des livraisons dès 2027. L’analyste de Barclays, Dan Levy, souligne toutefois que la majorité des commandes ont été passées en anticipant le crédit d’impôt de 7 500 $, désormais supprimé, ce qui pourrait réduire le volume réel de livraisons à environ 16 500 véhicules cette année.

La production du R2, initialement prévue dans la nouvelle usine de Rivian en Géorgie, commencera finalement dans l’usine existante de Normal, dans l’Illinois. La montée en capacité à l’usine géorgienne est prévue d’ici 2028. Toutes les versions du R2 intégreront le système d’assistance à la conduite Autonomy+, avec un abonnement à 49,99 $ par mois ou un paiement unique de 2 500 $, tandis que l’édition de lancement inclut l’accès à vie.

Concurrence et défis politiques

La gamme R2 place Rivian en concurrence directe avec Tesla. Les variantes Premium du Model Y commencent à 44 990 $, la Performance à 57 490 $ et les versions Standard à 39 990 $. Le succès de Rivian dépendra également des changements de politique aux États-Unis, notamment la suppression des crédits d’impôt, les droits de douane sur les pièces automobiles et la modification des normes d’émission. Ces facteurs pourraient augmenter les coûts pour les consommateurs et influencer les ventes.

Rivian continue d’innover, avec un crossover compact R3 prévu aux côtés du R2, qui devrait être plus abordable et compléter la stratégie de diversification de la gamme. La société cherche à solidifier sa présence sur le marché des véhicules électriques en combinant luxe, performance et personnalisation tout en élargissant son portefeuille à un public plus large.

Rivian entame la production et les livraisons de son SUV électrique R2, conçu pour offrir une alternative plus abordable aux modèles haut de gamme de la marque et concurrencer directement Tesla. Avec une variante de lancement à 57 990 $ dotée d’une motorisation double de 656 chevaux et d’une autonomie de 330 miles, Rivian cherche à séduire une clientèle plus large tout en maintenant ses standards de performance et de luxe. La marque prévoit également une version Premium à 53 990 $ et une édition Standard à propulsion arrière à 48 490 $ d’ici 2027. Ce SUV est stratégique dans la feuille de route de Rivian, surtout après l’expiration des crédits d’impôt pour véhicules électriques aux États-Unis. Une variante plus abordable à 45 000 $, offrant plus de 275 miles d’autonomie, est également programmée pour 2027 afin d’élargir encore la base de clients.

Rivian anticipe une augmentation de 53 % des livraisons cette année, totalisant entre 62 000 et 67 000 véhicules, dont 23 000 R2. Les analystes avertissent cependant que les livraisons pourraient être affectées par la suppression des incitations fiscales, réduisant potentiellement les ventes à 16 500 unités. La production du R2 débutera à l’usine de Normal, dans l’Illinois, avant de s’étendre à la nouvelle usine en Géorgie d’ici 2028. Tous les modèles incluent le système d’assistance Autonomy+, disponible via abonnement ou paiement unique, avec l’accès à vie pour la version de lancement.

La concurrence avec Tesla reste forte : le Model Y Premium commence à 44 990 $, la Performance à 57 490 $ et la version Standard à 39 990 $. Rivian doit également composer avec l’impact des changements de politique, des droits de douane et des normes d’émission, qui peuvent influencer les prix et la demande. Pour compléter sa stratégie, Rivian prépare également le R3, un crossover plus compact et abordable, renforçant la diversification de la gamme et la compétitivité sur le marché des véhicules électriques. La société mise sur la combinaison de luxe, performance et personnalisation pour séduire de nouveaux clients et maintenir sa position dans un marché en pleine expansion.

Notre avis, par leblogauto.com

Le lancement du R2 marque un tournant stratégique pour Rivian, visant un segment plus large que ses modèles R1. La combinaison de performance et d’autonomie élevée renforce l’attrait pour les clients premium tout en restant compétitive face à Tesla. Les défis réglementaires et les droits de douane américains pourraient limiter l’impact à court terme, mais la feuille de route vers des modèles plus abordables et l’intégration du système Autonomy+ positionnent Rivian pour une croissance durable. Le R2 et le futur R3 illustrent la volonté de Rivian d’allier luxe, innovation et accessibilité sur le marché des véhicules électriques.

Crédit illustration : Rivian.

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BMW i3 : une Série 3 électrique capable de 900 km, tournant ou simple évolution ?

18 mars 2026 à 10:00

La nouvelle BMW i3 marque l’arrivée de la première Série 3 100 % électrique. Ce modèle inaugure une nouvelle plateforme et annonce des évolutions techniques importantes. Mais que change réellement cette berline dans la stratégie du constructeur ?

Une Série 3 entièrement électrique pour la première fois

Avec cette nouvelle i3, BMW décline pour la première fois sa berline emblématique en version 100 % électrique. Il s’agit du deuxième modèle basé sur la plateforme Neue Klasse.

Le modèle de lancement, baptisé i3 50 xDrive, repose sur deux moteurs électriques, un sur chaque essieu. La puissance combinée atteint 345 kW (469 ch) pour un couple maximal de 645 Nm.

Cette configuration marque une évolution majeure dans la gamme, tout en conservant le positionnement historique de la Série 3.

Une nouvelle architecture technologique

La i3 introduit plusieurs évolutions techniques. Elle repose sur la sixième génération de la technologie eDrive, associée à une architecture 800 volts et à de nouvelles batteries utilisant des cellules cylindriques.

L’ensemble est complété par plusieurs systèmes électroniques, dont :

  • une nouvelle interface digitale Panoramic iDrive
  • une unité de commande baptisée « Heart of Joy »
  • un système d’aide à la conduite nommé Symbiotic Drive

Selon le constructeur, l’unité centrale de gestion affiche des temps de réaction nettement plus rapides que les systèmes précédents.

Jusqu’à 900 km d’autonomie annoncés

BMW met en avant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 900 km selon le cycle WLTP (valeur provisoire en cours d’homologation).

La recharge rapide constitue également un axe clé :

  • puissance de recharge en courant continu jusqu’à 400 kW
  • récupération possible de 400 km d’autonomie en 10 minutes

La i3 propose aussi des fonctions de recharge bidirectionnelle, incluant Vehicle-to-Load (V2L) et Vehicle-to-Home (V2H), ainsi qu’une compatibilité Vehicle-to-Grid (V2G) selon les marchés.

Un design dans la continuité de la Série 3

Sur le plan stylistique, la berline conserve les codes classiques de la Série 3 :

  • silhouette tricorps
  • empattement long
  • porte-à-faux courts
  • surface vitrée inclinée

Esthétiquement, on retrouve les haricots BMW qui se prolongent dans un bandeau noir qui englobe les feux. Cela crée une grande signature lumineuse. A l’arrière, la signature est fine et longue. Un arrière qui change des BMW récentes.

A l’intérieur, on retrouve l’écran en hexagone, de biais, et orienté vers le conducteur. La planche de bord est simplifiée à l’extrême. Cela tranche avec le volant « tarabiscoté ». Il est marqué par des branches verticales. On notera l’écran au fond, vers le parebrise, les instruments de bord.

Plusieurs ambiances intérieures au choix

La BMW i3 propose différentes configurations d’habitacle, avec un choix de matériaux et de couleurs coordonnés.

La version de série repose sur une finition Essential, utilisant un matériau de surface Econeer en teinte Vivid Grey. Trois autres ambiances sont également proposées.

La finition Contemporary intègre une sellerie Veganza, disponible en plusieurs coloris : Agave Green, Digital White, Castanea et Black. Ce matériau, à l’aspect proche du cuir, est également utilisé dans l’univers BMW M Design, associé ici à un textile spécifique.

Une version BMW Individual est aussi prévue, avec une sellerie en cuir Merino en noir. Enfin, des sièges sport BMW M peuvent être proposés en option, dans une teinte Adelaide Grey.

Un pack M Sport orienté style et équipements

Un pack M Sport est disponible en option sur la i3. Il comprend notamment des éléments de design et d’équipement spécifiques.

Parmi eux figurent un kit aérodynamique M, des freins M Sport avec finition bleue, un volant sport ainsi qu’une projection du logo M depuis les rétroviseurs extérieurs.

Dimensions de la nouvelle BMW i3

Longueur4 760 mm
Largeur1 865 mm
Hauteur1 480 mm
Empattement2 897 mm
Voie avant1 606 mm
Voie arrière1 614 mm

Production en Allemagne dès 2026

La production de la nouvelle i3 est prévue dans l’usine BMW Group de Munich, modernisée ces dernières années.

Le calendrier annoncé est le suivant :

  • démarrage de la production : août 2026
  • premières livraisons : automne 2026

Un an plus tard, le site deviendra entièrement dédié à la production de modèles électriques basés sur la Neue Klasse.

Notre avis, par leblogauto.com

900 km et une charge jusqu’à 400 kW en DC, de quoi rassurer même les pires des sceptiques sur l’autonomie des VEB. Reste à voir ce que cela donnera sur autoroute. Si cela donne plus de 600 km réels à 130 km/h cela devrait permettre à cette i3 de bien figurer dans les comparatifs.

Quant au prix, mystère, mais il devrait être « salé » pour cette BMW i3 50 xDrive. Les versions plus abordables devraient sacrifier sur l’autonomie et la puissance. A voir.

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Ventes mondiales de VE en baisse malgré la reprise européenne

18 mars 2026 à 07:12

Les immatriculations mondiales de véhicules électriques chutent de 11 % en février, avec un recul marqué en Chine et en Amérique du Nord.

Les immatriculations mondiales de véhicules électriques (VE) ont connu une nouvelle baisse en février, marquant un recul de 11 % par rapport à l’année précédente, selon les données du cabinet de conseil Benchmark Mineral Intelligence (BMI). Cette contraction est principalement imputable à la forte baisse des ventes en Chine, le plus grand marché mondial de VE, où les immatriculations ont chuté de 32 % sur un an, tombant à moins de 500 000 unités. Cette situation s’explique en grande partie par la suppression du financement des échanges de voitures et l’expiration d’exonérations fiscales sur les achats de véhicules électriques à la fin de l’année dernière.

Le marché chinois, qui représentait traditionnellement un moteur clé de la croissance des véhicules électriques, montre ainsi un ralentissement significatif. Selon l’Association chinoise des fabricants d’automobiles, les ventes de voitures en général ont diminué de 34 % en février, soulignant la sensibilité des consommateurs aux prix. Charles Lester, responsable des données chez BMI, précise que cette sensibilité impacte directement le rythme d’adoption des VE, limitant l’effet des incitations gouvernementales désormais réduites.

Recul en Amérique du Nord

Les États-Unis et le Canada suivent une tendance similaire, avec un effondrement des ventes de 35 % en février, tombant en dessous de 90 000 véhicules. Cette contraction marque le cinquième mois consécutif de baisse sur le marché nord-américain, aggravée par la fin d’un programme de crédit d’impôt pour les véhicules électriques en septembre dernier et par les propositions de l’administration Trump visant à réduire les normes d’émission de CO2. Cette combinaison de facteurs réglementaires et économiques a contraint plusieurs constructeurs automobiles à enregistrer d’importants amortissements, estimés à plus de 70 milliards de dollars pour les acteurs les plus exposés au marché américain.

Croissance modérée en Europe et ailleurs

Malgré le ralentissement global, le marché européen a enregistré une progression de 21 % en février, témoignant d’une croissance continue, bien que plus modérée que celle observée sur la majeure partie de l’année précédente. Les ventes de VE sur le continent continuent de bénéficier de politiques incitatives et d’une adoption progressive des véhicules hybrides rechargeables et électriques.

En parallèle, les immatriculations dans le reste du monde ont connu un bond de 78 %, dépassant 180 000 unités, porté par l’expansion des constructeurs chinois sur les marchés asiatiques, australiens et européens. Cette dynamique illustre la stratégie des acteurs chinois visant à compenser le ralentissement du marché domestique par une présence accrue à l’international et à maintenir leur compétitivité face à une concurrence locale accrue.

Perspectives et enjeux

Le ralentissement mondial des ventes de VE en février souligne la dépendance du marché aux politiques gouvernementales et aux incitations financières. Les marchés clés, comme la Chine et l’Amérique du Nord, montrent une forte sensibilité aux changements de fiscalité et aux conditions économiques. Dans le même temps, l’Europe et d’autres marchés émergents offrent des opportunités de croissance, bien que la pression sur les coûts et la concurrence restent des défis majeurs pour les constructeurs automobiles. L’évolution du marché des VE dépendra donc de l’équilibre entre politiques incitatives, compétitivité technologique et capacité des fabricants à proposer des véhicules électriques attractifs, performants et personnalisables.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des immatriculations mondiales de véhicules électriques révèle un marché encore fragile et très dépendant des incitations gouvernementales. La Chine, moteur historique des VE, montre les limites d’une croissance soutenue sans soutien fiscal. En Amérique du Nord, la fin des crédits d’impôt souligne la sensibilité du marché aux politiques publiques. À l’inverse, l’Europe et certains marchés émergents continuent de progresser, ce qui confirme l’importance d’une stratégie globale diversifiée pour les constructeurs automobiles.

Crédit illustration : Qmerit.

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Lucid vise la rentabilité avec robotaxis et modèles abordables

18 mars 2026 à 05:26

Lucid prévoit un flux de trésorerie positif d’ici 2030 avec des voitures électriques abordables et des offres de robotaxis autonomes.

Lucid trace une feuille de route ambitieuse pour devenir rentable d’ici la fin de la décennie, combinant véhicules électriques de luxe, modèles abordables et technologie de conduite autonome. Le constructeur américain, réputé pour ses berlines Air et SUV Gravity, cherche à élargir sa gamme avec une plateforme de taille moyenne destinée à porter ses livraisons annuelles à environ 100 000 unités à moyen terme. Cette stratégie s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue, tant aux États-Unis qu’en Europe, et de politiques favorables aux véhicules électriques moins stables qu’auparavant.

Lors de sa journée investisseurs à New York, Lucid a présenté un concept inédit de robotaxi à deux places, dépourvu de volant et de pédales, soulignant sa volonté de se positionner dans l’univers des véhicules entièrement autonomes. Ce projet, développé en partenariat avec Uber et la startup Nuro, doit permettre au constructeur de générer des revenus supplémentaires à forte marge via des abonnements à la technologie autonome et la commercialisation de robotaxis. L’initiative place Lucid en confrontation directe avec Tesla, dont le Cybercab devrait entrer en production en série dès avril.

Expansion avec des modèles électriques abordables

Lucid prévoit de lancer plus tard cette année une plateforme de véhicules électriques de taille moyenne, conçue pour offrir un compromis entre luxe, performance et prix abordable. Cette approche vise à élargir sa clientèle au-delà des segments premium tout en augmentant les volumes de production. Le constructeur ambitionne ainsi de réduire ses coûts unitaires de 50 % à 60 % à moyen terme et de diminuer les dépenses en capital en pourcentage des revenus d’ici 2028. Cette optimisation des coûts est essentielle pour atteindre la rentabilité, d’autant plus que la société doit gérer les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement et les droits de douane élevés sur les importations de pièces automobiles aux États-Unis.

Robotaxis et technologie autonome

L’innovation technologique est au cœur de la stratégie de Lucid. Le concept de robotaxi présenté reflète l’engagement du constructeur envers la mobilité autonome et l’essor des services de transport sans conducteur. Les SUV Gravity serviront de base pour cette initiative, qui combine performance, personnalisation et sécurité avancée. Ces efforts visent à générer des revenus récurrents à forte marge grâce aux abonnements à la technologie autonome, tout en positionnant Lucid face aux leaders du marché comme Tesla. Le développement de cette technologie coûteux pourrait se traduire par un avantage compétitif durable si les véhicules autonomes atteignent une adoption commerciale significative.

Défis financiers et perspectives de croissance

Malgré ces ambitions, Lucid reste confronté à des défis financiers. Les investisseurs s’inquiètent de la liquidité de l’entreprise, qui pourrait nécessiter un financement supplémentaire à court terme. Le constructeur a enregistré une perte au quatrième trimestre supérieure aux attentes, et la croissance de la production devrait ralentir en 2026. Cependant, la combinaison de véhicules abordables, de robotaxis autonomes et de la maîtrise des coûts pourrait permettre à Lucid de générer un flux de trésorerie positif d’ici la fin de la décennie, tout en renforçant sa compétitivité sur le marché mondial des véhicules électriques et autonomes.

Notre avis, par leblogauto.com

Lucid affiche une stratégie cohérente combinant luxe, performance et accessibilité grâce à ses modèles de taille moyenne. L’introduction de robotaxis autonomes démontre sa volonté de diversifier ses sources de revenus et d’accroître la marge via les technologies embarquées. La réduction ciblée des coûts et l’optimisation de la production sont essentielles pour atteindre la rentabilité d’ici 2030. Toutefois, la réussite dépendra de la capacité de Lucid à sécuriser sa trésorerie et à faire face à une concurrence féroce sur les marchés américain et européen.

Crédit illustration : Lucid.

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Ferrari peut utiliser le nom Luce sans problème juridique

17 mars 2026 à 20:26

La lumière ne s’assombrira pas pour la Ferrari Luce, la première voiture 100% électrique de Maranello. Début février, le cheval cabré a diffusé les premiers clichés officiels du cockpit et révélé le nom de la supercar électrique : Luce. 

Une ancienne berline de Mazda !

Problème, peu de temps après cette officialisation, Mazda a revendiqué des droits de propriété intellectuelle sur le terme “Luce”, qui fait partie de son histoire de production, comme l’a rapporté le magazine australien CarExpert . Mazda a déposé la marque « Luce » auprès de l’Office japonais des brevets : de 1966 à 1991, ce nom fut donné au « modèle phare « vaisseau amiral » de la marque, qui s’est exporté en dehors du Japon aussi sous l’appellation 929 à partir de 1973. L’appellation Luce disparaît néanmoins au Japon à partir de 1991, sur la 5ème génération, laissant place au nom Sentia. 

Bien que sa production ait cessé depuis 35 ans, le constructeur japonais était susceptible de vouloir protéger son héritage historique, créant ainsi un obstacle juridique potentiel qui empêcherait Ferrari d’utiliser ce nom, du moins sur le marché japonais. Un changement de nom quelques mois seulement avant le lancement (prévu pour mai 2026) aurait posé d’importants problèmes financiers et d’image. Des accords avaient pu être conclus précédemment en bonne intelligence entre constructeurs, comme BMW qui a pu exploiter le nom XM pour le gros SUV Motorsport, après une entente avec les chevrons.  

Ferrari a bien travaillé son dossier

Aux dernières nouvelles, la question semble réglée. Dans un bref communiqué officiel Maranello indique : 

« Ferrari est titulaire de la marque « Ferrari Luce », qu’elle a le droit d’utiliser à l’échelle mondiale en vertu de l’enregistrement effectué au titre du droit international. Comme à l’accoutumée, toutes les recherches préalables ont été menées et n’ont pas mis en évidence l’existence de droits actifs de tiers en conflit avec les nôtres. »  

Choisir un nom peut s’avérer problématique. En 2024, Alfa Romeo avait dû rebaptiser son crossover compact Milano en Junior, après que le gouvernement italien ait protesté de l’utilisation du nom de la capitale lombarde, alors que la voiture était produite en Pologne, au nom du respect du “made in Italy”. Auparavant, en 2003, la Fiat Gingo est devenue Panda suite aux objections de Renault, en raison de sa ressemblance avec la Twingo.  

Le plus dur demeure pour la Ferrari Luce : plaire aux amateurs ! 

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Twisted lance un Range Rover Classic à 350 000 £, produit à 12 exemplaires par an

17 mars 2026 à 16:56

Twisted Automotive présente son projet basé sur un Range Rover Classic. Baptisé TRRC, ce modèle revisité adopte un V8 de 500 ch et une production ultra limitée. Les premières unités prévues pour 2026 sont déjà réservées, malgré un prix stratosphérique.

Une première incursion de Twisted sur le Range Rover Classic

Spécialiste de la transformation de 4×4 britanniques, Twisted Automotive lance un nouveau projet baptisé TRRC, pour Twisted Range Rover Classic. Jusqu’ici concentrée sur le Defender T90, l’entreprise applique désormais son approche au Range Rover deux portes.

Ce projet s’inspire notamment de souvenirs personnels du fondateur, autour des modèles des années 1980.

Un V8 de 500 ch et une boîte automatique à huit rapports

Le TRRC repose sur une conversion moteur LT1 V8 développant 500 chevaux, associée à une transmission automatique à huit rapports.

Pour encaisser cette puissance, Twisted s’appuie sur son expérience acquise depuis plus de 20 ans sur ses modèles dérivés du Defender. Le comportement routier a toutefois été spécifiquement adapté au caractère du Range Rover Classic. Il ne faut pas oublier que c’était un salon roulant à l’époque.

Un design mêlant plusieurs époques

Le modèle combine différents éléments stylistiques issus de plusieurs décennies. On retrouve par exemple un pare-chocs avant inspiré des années 1970, associé à une calandre et des entourages de phares de style années 1990. On pourra regretter les feux avant très (trop) modernisés par rapport au reste.

L’ensemble de la carrosserie est retravaillé avec des panneaux en aluminium formés sur mesure. Plusieurs choix de personnalisation sont proposés, notamment au niveau du montant C, qui peut être peint dans la couleur de la carrosserie.

Le véhicule adopte également une assiette légèrement abaissée à l’avant.

Un habitacle entièrement repensé

L’intérieur fait aussi l’objet de modifications. Les sièges sont positionnés plus bas afin d’améliorer la ligne de vision du conducteur à travers le pare-brise.

Twisted a choisi de fixer l’insonorisation sous les moquettes plutôt que directement sur la structure intérieure. Ce choix permet de laisser apparaître la carrosserie peinte, notamment dans certaines zones comme les passages de roues arrière. Le charme de l’ancien tout en étant moderne.

Une production très limitée et déjà réservée

Le prix de départ du TRRC est fixé à 350 000 livres sterling (soit plus de 405 000 €). Chaque exemplaire est assemblé à la main, avec un maximum de 12 unités produites par an.

Avant livraison, chaque véhicule suit un programme de validation de 500 miles. Les créneaux de production pour 2026 sont déjà complets, tandis que ceux de 2027 sont en grande partie réservés. Twisted réussit à convaincre certains de délier leur bourse pour un monument de l’industrie automobile britannique.

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VW relance sa conquête de la Chine avec Xpeng

17 mars 2026 à 15:12

Volkswagen lance l’ID. UNYX 08 en Chine avec Xpeng et prévoit plus de 20 modèles électriques pour reconquérir le marché.

Volkswagen (VW) accélère sa stratégie de reconquête du marché chinois avec le lancement en production de masse de son premier modèle développé en partenariat avec le fabricant chinois Xpeng. L’ID. UNYX 08, un SUV électrique de taille moyenne, marque le début d’une offensive majeure du constructeur allemand sur le segment des véhicules à énergie nouvelle (NEV), alors que la concurrence locale s’intensifie avec des acteurs comme BYD et Geely.

Ce nouveau modèle illustre la stratégie « en Chine, pour la Chine » adoptée par Volkswagen, qui privilégie le développement local et des délais de production accélérés. Selon Ralf Brandstätter, membre du conseil d’administration de VW pour la Chine, la mise en production de l’ID. UNYX 08 en seulement 24 mois montre l’efficacité de cette approche. L’architecture chinoise utilisée par le constructeur permet de développer des véhicules 30 % plus rapidement, répondant ainsi à la demande locale pour des véhicules électriques performants et technologiquement avancés.

Un retour stratégique sur le marché chinois

Le lancement de l’ID. UNYX 08 survient alors que Volkswagen tente de retrouver sa position sur le marché chinois, son plus grand marché unique, où il a perdu du terrain face à des rivaux locaux. BYD, en particulier, s’est imposé comme leader des ventes de véhicules électriques en 2024, reléguant VW derrière Geely et mettant fin à une domination allemande de dix ans. Face à ce contexte, le constructeur mise sur une offensive massive de modèles électriques et hybrides rechargeables pour regagner la confiance des consommateurs chinois et renforcer sa part de marché.

Volkswagen prévoit de lancer plus de 20 nouveaux modèles en 2026 et vise un total de 50 véhicules à énergie nouvelle sur le marché chinois d’ici 2030. Ces modèles visent à combiner luxe, performance et technologies avancées, incluant des systèmes de conduite autonome et des puces intelligentes fournies par Xpeng.

Une collaboration technologique avec Xpeng

Le partenariat technologique avec Xpeng, conclu en 2023, permet à Volkswagen d’intégrer des systèmes avancés de conduite autonome et l’architecture Turing AI dans l’ID. UNYX 08. Ce modèle bénéficie ainsi de logiciels sophistiqués et de capacités de connectivité supérieures, répondant aux attentes d’un marché chinois où les consommateurs privilégient les véhicules électriques riches en technologies. Un second véhicule développé conjointement avec Xpeng est attendu plus tard dans l’année, renforçant la stratégie d’alliances technologiques de VW en Chine.

Cette collaboration illustre également la volonté de Volkswagen de s’adapter aux spécificités locales, en tirant parti des connaissances de partenaires chinois pour concevoir des véhicules performants, personnalisables et compétitifs en termes de prix. Le constructeur mise sur l’intégration verticale et la proximité avec le marché pour réduire les délais de production et répondre rapidement aux besoins des clients.

Perspectives et défis pour Volkswagen

Malgré cette offensive, Volkswagen fait face à plusieurs défis, dont les tarifs douaniers et la pression concurrentielle locale. Les consommateurs chinois sont de plus en plus attirés par les marques locales qui combinent innovation, prix compétitifs et services numériques avancés. Pour réussir sa reconquête, VW devra non seulement proposer des véhicules performants et luxueux, mais aussi renforcer sa capacité à livrer rapidement et à adapter ses modèles aux spécificités locales.

Notre avis, par leblogauto.com

Le lancement de l’ID. UNYX 08 confirme la stratégie de VW de développer des véhicules en Chine pour le marché chinois, optimisant délais et coûts. Le partenariat avec Xpeng apporte une expertise technologique essentielle pour les systèmes autonomes et les logiciels embarqués. La production de masse rapide et les 20 modèles prévus en 2026 montrent l’ambition de Volkswagen de regagner sa compétitivité face à BYD et Geely. La réussite dépendra de la capacité du constructeur à allier performance, personnalisation et prix attractifs pour séduire le marché local.

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BYD étudie une usine au Canada et vise des acquisitions

17 mars 2026 à 13:12

BYD envisage de construire une usine au Canada et explore des acquisitions pour étendre sa présence mondiale et ses VE.

Le constructeur automobile chinois BYD Co., leader mondial des véhicules électriques (VE), explore activement de nouvelles opportunités à l’international. La société basée à Shenzhen envisage de créer une usine au Canada tout en restant ouverte à l’acquisition d’un constructeur automobile mondial plus établi. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de BYD visant à renforcer sa présence sur les marchés étrangers tout en consolidant sa position technologique et industrielle.

Selon la vice-présidente exécutive Stella Li, aucune décision finale n’a encore été prise concernant l’implantation canadienne, mais l’entreprise privilégierait un modèle d’usine détenue et exploitée directement, rejetant l’option d’une coentreprise. Le gouvernement canadien, de son côté, tente d’attirer les investissements chinois en poussant pour des partenariats locaux. Cette démarche s’accompagne d’un assouplissement des tarifs : jusqu’à 49 000 VE importés de Chine par an en 2024 seront exemptés du droit de douane de 100 %, une mesure favorable pour les ambitions de BYD.

Une stratégie d’expansion mondiale

BYD ne se limite pas au marché canadien et envisage également des acquisitions stratégiques. La société pourrait racheter un constructeur automobile traditionnel, profitant des difficultés rencontrées par certains rivaux américains, européens et japonais face aux coûts croissants liés à leurs opérations de véhicules à essence et électriques. Bien qu’aucun accord ne soit imminent, la firme évalue activement les actifs susceptibles de renforcer son portefeuille mondial.

Cette approche s’inscrit dans une logique similaire à celle du groupe Zhejiang Geely Holding Co., qui a acquis Volvo Cars il y a plus d’une décennie. L’objectif de BYD est de combiner croissance organique et opportunités stratégiques d’acquisition pour étendre son expertise technologique et sa production de VE et hybrides.

Déploiement sur les marchés internationaux

L’entreprise adopte également une stratégie d’implantation directe dans plusieurs régions. BYD a intensifié son premier hub européen en Hongrie et envisage un deuxième site en Turquie, suivant le modèle de succès déjà appliqué en Amérique du Sud, notamment au Brésil. Dans ce pays, l’entreprise prévoit d’installer 1 000 chargeurs ultra-rapides d’ici la fin 2027 pour un investissement de plus de 500 millions de reais (97 millions de dollars). Ce déploiement s’accompagne du lancement de sa dernière génération de batteries en lame et de sa nouvelle architecture de charge ultra-rapide, qui visent à stimuler les ventes sur les marchés internationaux.

Pour l’heure, BYD met de côté toute expansion aux États-Unis, qualifiant ce marché de « compliqué » en raison des tarifs douaniers élevés et des restrictions sur la technologie des voitures connectées. L’entreprise concentre donc ses efforts sur des régions où elle peut reproduire son succès commercial et marketing, notamment en Europe et en Amérique du Sud.

Diversification et sport automobile

BYD explore également des opportunités dans le sport automobile, envisageant des incursions potentielles en Formule 1 et dans les courses d’endurance. Bien qu’aucune décision finale n’ait été prise, la société considère cette démarche comme cohérente avec son image technologique et son engagement dans l’innovation automobile. Ces initiatives montrent la volonté de BYD de combiner performance, innovation et prestige dans le domaine de la mobilité électrique.

La société reste proactive dans l’adaptation de sa stratégie aux besoins des marchés internationaux tout en renforçant ses capacités de production et son image de marque. Les exportations restent un levier majeur pour atteindre l’objectif de 1,3 million de VE vendus à l’étranger d’ici 2026, malgré une baisse de 36 % des ventes globales au cours des deux premiers mois de l’année.

Notre avis, par leblogauto.com

BYD illustre une approche stratégique ambitieuse combinant expansion industrielle et acquisitions potentielles. La perspective d’une usine au Canada montre la volonté du constructeur chinois de renforcer sa présence en Amérique du Nord sans compromis sur le contrôle de production. L’intensification des hubs européens et la préparation de nouvelles infrastructures de recharge révèlent un positionnement global réfléchi. Enfin, l’exploration du sport automobile confirme l’orientation de BYD vers la performance et l’innovation, consolidant son image dans le secteur des véhicules électriques.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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