Vue normale

Un SUV électrique Opel sur base Leapmotor pour 2028

11 mai 2026 à 15:50
Leapmotor B10

Après des mois de rumeurs, c’est à présent officiel. Leapmotor produira bientôt son SUV B10 dans une usine Stellantis, et un modèle Opel en sera décliné. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Grâce à son partenaire Stellantis, le constructeur chinois Leapmotor a réalisé en douceur son intégration sur le marché européen. Il a déjà profité de l’ouverture du réseau multi-marques du groupe, et bénéficiera prochainement d’une usine. La production du SUV électrique B10 démarrera ainsi avant la fin de l’année en Espagne sur le site de Figueruelas. De quoi se qualifier pour obtenir les divers avantages fiscaux en Europe, dont le bonus en France.

Opportunité pour Leapmotor, mais aussi pour Stellantis. L’usine ouverte en 1982 par Opel pour y produire la Corsa en profitera pour assembler un tout nouveau modèle pour la marque allemande. Le Blitz sera en effet apposé sur un proche cousin du Leapmotor B10 et qui viendra compléter l’offre entre Frontera et Grandland. La sortie de ce nouveau modèle est espérée en 2028.

Mais ce n’est pas tout. Car si Stellantis espère s’appuyer sur Leapmotor pour réaliser ses achats en Chine, il étudie également la cession de l’usine espagnole. C’est ainsi la filiale espagnole de Leapmotor International (détenu à 51% par Stellantis et 49% par Leapmotor) qui deviendrait propriétaire des lieux.

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La première Alpina de l’ère BMW, c’est pour bientôt

11 mai 2026 à 14:18
BMW Alpina TEaser

Le suspense concernant l’avenir d’Alpina sera bientôt terminé. BMW dévoilera une première étude de style à l’occasion du concours d’élégance de la Villa d’Este. Bonne nouvelle, ce ne sera pas un SUV.

Depuis le début de l’année, BMW est officiellement propriétaire de la marque Alpina. Tandis que la famille du fondateur se consacre à la création de la nouvelle marque Bovensiepen dans ses ateliers historiques de Buchloe, c’est donc à Munich que se prépare l’avenir d’Alpina. Mais que prépare donc BMW ? Comment prolonger la marque, sans la trahir, sans faire doublon avec M ? Préserver le bleu iconique et les jantes à 20 batons ne fera pas tout.

Autant de questions auxquelles répondra le concept qui sera dévoilé dans quelques jours à la Villa d’Este. Rappelons que le constructeur bavarois est un partenaire de longue date du fameux concours d’élégance sur les rives du lac de Côme. Il y a présenté de nombreux concepts. Les derniers étant les Speedtop et Skytop.

À en juger par l’image communiquée par BMW, la première Alpina pourrait bien reprendre le flambeau de ces deux modèles basés sur la Série 8 et produits en petite quantité.

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Rivian veut produire ses propres capteurs Lidar

11 mai 2026 à 14:12

Rivian accélère dans la conduite autonome avec ses propres capteurs Lidar et puces pour ses futurs robotaxis électriques.

Rivian confirme ses ambitions dans le domaine de la conduite autonome. Le constructeur américain de véhicules électriques a annoncé qu’il développerait non seulement ses propres puces d’inférence, mais également ses capteurs Lidar en interne. Cette stratégie marque une nouvelle étape dans l’intégration verticale de la marque, qui souhaite désormais rivaliser avec les acteurs majeurs du secteur comme Tesla et Waymo.

La startup automobile américaine entend bâtir une pile technologique complète dédiée à la conduite autonome pour ses futurs SUV électriques, pick-up et robotaxis. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie de long terme qui combine intelligence artificielle, électronique embarquée, capteurs avancés et mobilité autonome.

Rivian accélère dans la conduite autonome

Le PDG de Rivian, RJ Scaringe, a indiqué que l’entreprise envisageait de produire ses propres capteurs Lidar directement aux États-Unis. Le constructeur automobile explore actuellement la possibilité de créer une coentreprise avec une société chinoise spécialisée dans cette technologie, sans dévoiler davantage de détails sur ce potentiel partenariat industriel.

Le marché mondial des capteurs Lidar est aujourd’hui dominé par plusieurs fournisseurs chinois comme Hesai et RoboSense. Ces entreprises se sont imposées grâce à des composants plus compacts et moins coûteux, particulièrement adaptés aux besoins des véhicules autonomes modernes.

Rivian souhaite toutefois éviter de dépendre de fournisseurs externes pour cette technologie stratégique. La marque préfère développer ses propres systèmes afin de contrôler les coûts, les performances et l’intégration de ses équipements dans ses futurs véhicules électriques.

Cette approche d’intégration verticale rappelle la stratégie adoptée par plusieurs constructeurs automobiles technologiques cherchant à maîtriser l’ensemble de leur chaîne de valeur, des logiciels jusqu’aux composants électroniques.

Rivian avait déjà présenté ses ambitions dans ce domaine lors de son événement « Autonomy & AI Day » organisé en décembre dernier. À cette occasion, le constructeur avait dévoilé plusieurs avancées concernant sa future plateforme de conduite autonome alimentée par intelligence artificielle.

Des puces maison pour les futurs véhicules autonomes

Lors de cette présentation, Rivian avait notamment annoncé le développement d’une nouvelle puce d’inférence baptisée Rivian Autonomy Processor, ou RAP-001. Cette puce électronique sera utilisée pour piloter les futurs ordinateurs de conduite autonome de la marque.

Le constructeur automobile prévoit déjà une évolution rapide de cette architecture informatique. RJ Scaringe a confirmé que deux nouvelles générations de processeurs sont en préparation. Les RAP-002 et RAP-003 devraient être lancés à un rythme de deux ans.

Ces futurs composants utiliseront des procédés de fabrication plus avancés que la technologie 5 nanomètres actuellement utilisée pour le RAP-001 par le fondeur TSMC.

Rivian prévoit également de développer un système complet de conduite autonome basé sur l’intelligence artificielle de bout en bout. Cette technologie vise à concurrencer directement les systèmes avancés proposés par Tesla dans ses véhicules électriques.

Le futur crossover électrique R2 sera le premier modèle à recevoir cette nouvelle architecture autonome à partir de l’année prochaine. Toutefois, Rivian précise que le R2 sera initialement commercialisé sans capteur Lidar.

Les capteurs développés par Rivian seront des Lidars à état solide. Contrairement aux systèmes mécaniques utilisés sur certains robotaxis, ces composants ne possèdent aucune pièce mobile, ce qui permet de réduire les coûts, d’améliorer la fiabilité et de faciliter l’intégration dans les véhicules électriques de série.

Le constructeur souligne également qu’aucun fabricant américain ne produit actuellement ce type de capteurs à grande échelle. Les importations depuis la Chine pourraient devenir plus complexes en raison des droits de douane et des préoccupations liées à la sécurité technologique.

Uber et Rivian misent sur les robotaxis R2

Rivian renforce également sa stratégie de mobilité autonome grâce à un partenariat majeur signé avec Uber. L’accord représente un montant de 1,25 milliard de dollars et prévoit la fourniture de jusqu’à 50 000 robotaxis R2 d’ici 2031.

Ces véhicules autonomes seront déployés dans 25 villes réparties entre les États-Unis, le Canada et l’Europe. Les premiers services de robotaxis devraient être lancés à San Francisco et Miami à partir de 2028.

Rivian prévoit d’équiper ces véhicules de sa propre technologie de conduite autonome, incluant les ordinateurs embarqués, les logiciels et les capteurs développés en interne.

Cette stratégie illustre la volonté du constructeur automobile de devenir un acteur technologique complet dans le domaine de la mobilité électrique autonome. En contrôlant à la fois le matériel électronique, les capteurs et les logiciels d’intelligence artificielle, Rivian cherche à réduire sa dépendance aux fournisseurs externes tout en renforçant sa compétitivité face aux leaders du marché.

L’entreprise poursuit ainsi sa montée en puissance dans un secteur où la maîtrise des technologies autonomes devient un enjeu central pour les constructeurs automobiles électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Rivian confirme une stratégie ambitieuse en cherchant à internaliser des technologies clés de la conduite autonome. Le développement de capteurs Lidar et de puces maison montre que le constructeur veut réduire sa dépendance aux fournisseurs asiatiques tout en maîtrisant ses coûts et son architecture logicielle. Le partenariat avec Uber donne également une dimension industrielle concrète au projet de robotaxis R2. Reste désormais à voir si Rivian pourra tenir le rythme technologique imposé par des concurrents déjà très avancés comme Tesla ou Waymo.

Crédit illustration : Rivian.

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Lamborghini démarre fort avec ses hybrides rechargeables

11 mai 2026 à 12:12

Lamborghini a livré 2 620 voitures au premier trimestre 2026, portée par ses modèles hybrides et le succès du SUV Urus SE.

Lamborghini a enregistré un solide premier trimestre 2026 avec 2 620 véhicules livrés dans le monde entre janvier et mars. Le constructeur automobile italien de Sant’Agata Bolognese poursuit ainsi sa transition vers l’électrification de sa gamme tout en maintenant une forte rentabilité. Malgré un contexte économique marqué par les droits de douane américains et les fluctuations monétaires, la marque au taureau continue de performer sur le segment des supercars et des SUV haut de gamme.

Ce premier trimestre marque également une étape importante dans l’histoire de Lamborghini puisqu’il s’agit de la première période commerciale intégrant trois modèles hybrides rechargeables au catalogue. Entre le SUV Urus SE, la nouvelle supercar Temerario et le Revuelto, le constructeur italien accélère son évolution technologique tout en conservant son ADN sportif.

Les hybrides rechargeables portent les ventes Lamborghini

L’année 2026 représente une phase stratégique pour Lamborghini avec l’arrivée de sa nouvelle génération de modèles électrifiés. Le constructeur automobile italien mise désormais fortement sur l’hybridation rechargeable afin de répondre aux nouvelles exigences du marché premium et des réglementations environnementales.

Le SUV Urus SE demeure le modèle le plus vendu de la marque. Cette version hybride rechargeable du célèbre véhicule utilitaire sportif continue de jouer un rôle central dans les performances commerciales du constructeur. Grâce à son positionnement entre luxe, hautes performances et polyvalence, l’Urus reste un pilier essentiel des ventes mondiales de Lamborghini.

Dans le segment des supercars, la Temerario constitue également une évolution majeure. Cette remplaçante de la Huracan adopte une motorisation V8 à vilebrequin plat associée à trois moteurs électriques. Cette architecture hybride rechargeable marque un changement technique important pour Lamborghini, qui cherche à préserver les performances extrêmes tout en intégrant des solutions électrifiées plus modernes.

Le Revuelto complète cette nouvelle offensive produit. Il s’agit désormais du seul modèle atmosphérique encore disponible dans la gamme Lamborghini. Cette supercar hybride rechargeable conserve ainsi un moteur à aspiration naturelle, un élément particulièrement apprécié par les passionnés de voitures sportives hautes performances.

La demande semble particulièrement forte pour ces nouveaux modèles électrifiés. Lamborghini indique en effet que le Temerario ainsi que l’Urus SE sont quasiment épuisés pour le reste de l’année 2026. Le Revuelto, de son côté, affiche déjà un délai d’attente supérieur à un an.

L’Europe reste le premier marché de Lamborghini

Sur le plan commercial, la région EMEA demeure le principal marché du constructeur italien. Lamborghini y a livré 1 398 véhicules au premier trimestre 2026, soit plus de la moitié de ses ventes mondiales sur la période.

Les Amériques arrivent en deuxième position avec 711 unités écoulées, tandis que la région APAC totalise 511 livraisons. Cette répartition confirme la solidité de la présence mondiale de Lamborghini dans les principaux marchés automobiles du luxe et des véhicules sportifs.

Le constructeur de Sant’Agata Bolognese continue également d’afficher des résultats financiers particulièrement solides. Lamborghini a réalisé un chiffre d’affaires de 863 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année.

Le bénéfice d’exploitation atteint quant à lui 200 millions d’euros. La marge opérationnelle ressort à 23,1 %, un niveau particulièrement élevé dans l’industrie automobile mondiale. Cette rentabilité démontre la capacité de Lamborghini à maintenir des prix élevés et une forte demande malgré un environnement économique plus complexe.

La stratégie de montée en gamme et de production maîtrisée semble ainsi continuer à porter ses fruits pour le constructeur italien.

Des défis économiques mais une demande toujours forte

Lamborghini reconnaît toutefois que plusieurs facteurs externes ont pesé sur les résultats du premier trimestre. Parmi les principaux défis figurent les droits de douane américains ainsi que les fluctuations des taux de change.

Le constructeur automobile italien précise également qu’il revient progressivement à une répartition plus équilibrée des livraisons après une année 2025 marquée par la transition industrielle liée au lancement du Temerario.

Cette montée en cadence de la nouvelle supercar hybride rechargeable avait nécessité des ajustements de production importants dans les usines de Sant’Agata Bolognese. Malgré cela, la marque italienne semble conserver une dynamique commerciale favorable grâce à une demande soutenue pour ses véhicules sportifs électrifiés.

Le succès commercial du Revuelto illustre également cette tendance. Face à un délai d’attente supérieur à douze mois, Lamborghini ne prévoit pas d’accélérer immédiatement le lancement de la future version roadster. La marque semble privilégier une gestion prudente de ses capacités industrielles afin de préserver l’exclusivité de ses modèles.

Dans un marché automobile de luxe en pleine mutation, Lamborghini confirme ainsi sa capacité à conjuguer électrification, performances et rentabilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Lamborghini poursuit sa transition vers l’hybridation sans ralentir son rythme commercial. Les résultats du premier trimestre montrent que la clientèle du segment des supercars et des SUV de luxe reste très réceptive aux modèles électrifiés de la marque italienne. L’Urus SE et le Temerario semblent déjà rencontrer une forte demande malgré un contexte économique moins favorable. Avec une marge opérationnelle supérieure à 23 %, Lamborghini continue également d’afficher une rentabilité remarquable dans l’industrie automobile premium.

Crédit illustration : Lamborghini.

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Canada : quota serré pour les voitures électriques chinoises

11 mai 2026 à 06:12

Le Canada limite les importations de véhicules électriques chinois avec un quota qui pourrait redistribuer le marché automobile.

Le gouvernement canadien prépare un nouveau cadre d’importation pour les véhicules électriques fabriqués en Chine, une décision qui pourrait modifier l’équilibre du marché automobile nord-américain. Les discussions en cours à Ottawa concernent notamment la répartition d’un quota annuel de 49 000 véhicules bénéficiant d’un tarif douanier réduit. Cette mesure pourrait concerner plusieurs constructeurs automobiles, parmi lesquels BYD, Tesla, Chery ou encore Polestar.

Le Premier ministre Mark Carney avait annoncé en janvier un accord permettant l’entrée au Canada de véhicules électriques produits en Chine avec un droit de douane réduit à 6,1 %. Cette politique ouvre potentiellement le marché canadien à plusieurs marques automobiles chinoises qui étaient jusqu’à présent absentes du paysage commercial local.

Un quota stratégique pour le marché automobile canadien

Le quota fixé par Ottawa prévoit jusqu’à 49 000 véhicules électriques importés chaque année à un tarif préférentiel. Les autorités canadiennes cherchent toutefois à éviter qu’un seul constructeur automobile monopolise cette capacité d’importation.

Les responsables gouvernementaux débattent actuellement d’un mécanisme de répartition interne du quota. L’idée serait d’attribuer une allocation spécifique à chaque constructeur afin de garantir un accès plus équilibré au marché des voitures électriques canadien.

Dans un premier temps, une tranche de 24 500 permis d’importation est disponible jusqu’au 31 août. Ces permis sont attribués selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Toutefois, le gouvernement a indiqué qu’il surveillerait le dispositif afin d’assurer une concurrence équitable entre les différents fabricants automobiles éligibles.

Cette réflexion montre la volonté du Canada de contrôler progressivement l’arrivée des véhicules électriques chinois sur son territoire. Même si le quota représente moins de 3 % des ventes annuelles de voitures neuves et de pick-up au Canada, il pourrait devenir un levier stratégique pour le développement du segment électrique.

À ce stade, selon Affaires mondiales Canada, aucune portion du quota n’avait encore été utilisée cette semaine. Mais plusieurs signaux indiquent que la situation pourrait rapidement évoluer.

Tesla, BYD et Polestar en première ligne

Tesla semble déjà se positionner pour profiter de cette ouverture commerciale. Le constructeur américain a récemment lancé au Canada une offre particulièrement agressive sur la berline électrique Model 3. Le véhicule est désormais affiché à partir de 42 132 dollars canadiens après frais de livraison, soit un tarif nettement inférieur à son précédent prix catalogue.

Selon les informations évoquées, ces modèles proviendraient de l’usine Tesla de Shanghai, en Chine. Le constructeur automobile n’a cependant pas commenté officiellement cette information.

Depuis plusieurs années, Tesla et Polestar apparaissaient comme les candidats naturels pour tirer avantage d’un quota à faible tarif, notamment parce que leurs véhicules sont déjà commercialisés sur le marché canadien. Polestar est liée au groupe Zhejiang Geely Holding Group, un acteur majeur de l’industrie automobile chinoise.

Mais Ottawa souhaite également permettre à de nouveaux constructeurs automobiles chinois d’accéder au marché canadien. Le gouvernement cible notamment BYD, Chery et Geely, des marques qui cherchent à accélérer leur expansion internationale dans le secteur des véhicules électriques.

Cette stratégie pourrait renforcer la concurrence dans le segment des voitures zéro émission au Canada. Les constructeurs chinois sont déjà très présents sur plusieurs marchés mondiaux grâce à des tarifs compétitifs et à une montée en puissance rapide de leur technologie de batterie.

Des objectifs industriels et économiques à long terme

Le Canada souhaite également utiliser ce système de quotas pour encourager les investissements industriels locaux. Selon plusieurs responsables proches des discussions, le dispositif pourrait évoluer dans les prochaines années afin d’avantager les entreprises qui développeraient des activités commerciales au Canada.

Les autorités pourraient notamment privilégier les constructeurs automobiles qui investissent dans des infrastructures locales ou dans l’assemblage de véhicules électriques sur le territoire canadien. Cette approche viserait à stimuler l’emploi et la production industrielle dans le secteur automobile.

Le gouvernement canadien a aussi annoncé qu’au cours des cinq prochaines années, la moitié du quota serait réservée à des véhicules affichés à moins de 35 000 dollars. Cette orientation montre une volonté de favoriser l’accès à des voitures électriques plus abordables pour les consommateurs.

Lors de l’annonce de l’accord avec le président chinois Xi Jinping en janvier, Mark Carney avait indiqué que le Canada souhaitait encourager des investissements significatifs de coentreprises chinoises avec des partenaires de confiance implantés localement.

Cette évolution pourrait redessiner les rapports de force sur le marché des véhicules électriques au Canada, à un moment où la concurrence mondiale s’intensifie fortement entre constructeurs automobiles américains, européens et chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Canada tente visiblement de trouver un équilibre entre ouverture commerciale et protection de son marché automobile. Le système de quotas pourrait permettre d’introduire davantage de concurrence dans le segment des véhicules électriques tout en évitant une domination rapide d’un seul constructeur. Tesla, déjà implanté commercialement, semble bien placé pour profiter du dispositif, mais Ottawa cherche également à ouvrir la porte à de nouveaux acteurs chinois comme BYD ou Chery. Les futures conditions liées à l’investissement industriel local pourraient devenir un élément déterminant dans la stratégie des constructeurs automobiles étrangers.

Crédit illustration : BYD.

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Tesla tire 573 millions de dollars de xAI et SpaceX

11 mai 2026 à 04:13

Tesla a généré 573 millions de dollars de revenus grâce à xAI et SpaceX, renforçant les synergies entre les sociétés d’Elon Musk.

Tesla a enregistré plus de 573 millions de dollars de revenus grâce à des ventes réalisées auprès de deux autres sociétés contrôlées par Elon Musk : xAI et SpaceX. Le constructeur automobile électrique a dévoilé ces chiffres dans une version modifiée de son rapport annuel, mettant en lumière l’importance croissante des collaborations internes entre les différentes entreprises du milliardaire.

Tesla renforce ses revenus grâce aux sociétés d’Elon Musk

Selon les informations publiées par le constructeur américain, la plus grande partie de ces revenus provient de xAI, la startup spécialisée dans l’intelligence artificielle fondée par Elon Musk. Tesla a indiqué avoir généré environ 430,1 millions de dollars grâce à des transactions avec cette société technologique. Ces données avaient été évoquées une première fois en janvier.

Le groupe automobile a également ajouté dans ce document financier modifié qu’il avait reconnu 143,3 millions de dollars de revenus supplémentaires provenant de SpaceX, l’entreprise aérospatiale privée du dirigeant américain. Ce montant n’apparaissait pas dans la version initiale du dépôt annuel publiée au début de l’année.

Ces chiffres illustrent la diversification progressive des activités commerciales de Tesla, qui ne dépend plus uniquement de la vente de véhicules électriques. Les activités liées aux batteries, aux logiciels embarqués, à l’intelligence artificielle et aux partenariats industriels prennent une place de plus en plus importante dans les résultats financiers du constructeur.

Cybertruck, Megapack et intelligence artificielle au cœur des échanges

Les relations entre Tesla, SpaceX et xAI reposent sur plusieurs accords commerciaux stratégiques. Bloomberg News avait récemment rapporté que SpaceX aurait acheté pour plus de 100 millions de dollars de Cybertrucks au cours du quatrième trimestre de l’année précédente. Le pick-up électrique de Tesla connaît des ventes plus limitées que prévu depuis son lancement commercial, ce qui rend ces commandes particulièrement significatives pour le constructeur.

En parallèle, xAI achète des systèmes de stockage d’énergie Megapack produits par Tesla. Ces batteries industrielles sont destinées au stockage d’électricité à grande échelle et représentent une activité en forte croissance pour le groupe automobile américain.

Tesla poursuit également l’intégration des technologies développées par xAI dans son écosystème automobile. Le constructeur a notamment intégré le chatbot Grok dans ses véhicules électriques. Cette orientation confirme la volonté de Tesla de renforcer les fonctionnalités logicielles et les services numériques embarqués dans ses modèles.

Elon Musk a par ailleurs récemment présenté un projet de collaboration entre Tesla et SpaceX autour de la production de puces électroniques. Cette coopération pourrait permettre aux entreprises du milliardaire de mieux maîtriser leur chaîne d’approvisionnement technologique dans un contexte où les semi-conducteurs sont devenus essentiels pour l’industrie automobile, l’intelligence artificielle et les infrastructures spatiales.

Une stratégie industrielle de plus en plus intégrée

Les différentes sociétés dirigées par Elon Musk entretiennent depuis plusieurs années des liens étroits à travers des investissements, des partenariats industriels et des échanges de personnel. Cette stratégie d’intégration semble désormais se renforcer avec le rapprochement des activités liées à l’automobile, à l’IA et à l’aérospatial.

En février, SpaceX a acquis xAI, regroupant ainsi plusieurs activités technologiques sous une même structure. Cette opération rassemble désormais des projets liés aux fusées, aux satellites, aux centres de données spatiaux et à l’intelligence artificielle.

SpaceX viserait également une importante introduction en bourse à la fin du mois de juin. Si cette opération se concrétise, elle pourrait devenir l’une des plus importantes jamais réalisées sur les marchés financiers.

Tesla continue également de bénéficier financièrement de ses relations avec xAI au début de cette année. Dans son dernier document financier, le constructeur automobile a précisé avoir déjà reconnu environ 78,1 millions de dollars de revenus supplémentaires provenant de xAI jusqu’au mois de février.

Cette dynamique illustre l’évolution du modèle économique de Tesla, qui développe progressivement un écosystème technologique plus large autour du véhicule électrique, du stockage énergétique et de l’intelligence artificielle.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Tesla montrent que les synergies entre les entreprises d’Elon Musk prennent une ampleur financière significative. Les revenus issus de xAI et SpaceX permettent au constructeur automobile de diversifier ses sources de chiffre d’affaires au-delà des seules ventes de véhicules électriques. L’intégration croissante des technologies d’intelligence artificielle et des activités énergétiques confirme également l’évolution de Tesla vers un groupe technologique plus global. Reste à voir si cette stratégie d’écosystème intégré pourra soutenir durablement la croissance commerciale du constructeur automobile américain.

Crédit illustration : Tesla.

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Essai Denza Z9 GT de 1 156 ch

10 mai 2026 à 22:40

BYD a de l’appétit et entend plus que jamais s’imposer en Europe. Pour atteindre ses objectifs, le géant chinois introduit sur le Vieux Continent son blason premium Denza. Pour que personne ne passe à côté de la nouvelle, tout le gratin médiatique était invité à l’Opéra Garnier pour le lancement de la marque. Moins d’une semaine après, nous étions déjà au volant de l’un de ses porte-étendards, la survitaminée Z9 GT à la puissance supérieure à celle d’une Bugatti Veyron.

Denza: la marque premium de BYD

DENZA ? Kézako ? Le nom d’origine chinoise est aussi un acronyme : D pour Diversité, E pour Élégance, N pour Nouveauté, Z pour Zénith, A pour Aspiration lorsqu’on le traduit. Pour faire court, il faut comprendre que les différents modèles de la gamme sont élégants, innovants, sophistiqués et premium. Derrière les messages marketing accompagnant la communication de la marque, on trouve la Z9 GT, premier visage du catalogue qui comptera prochainement aussi le van D9. Ce coupé 4 portes légèrement surélevé affiche des cotes plutôt imposantes, avec ses 5,18 m de long.

À l’avant, on repère immédiatement, d’une certaine façon, la patte BYD, avec un regard qui ne semble pas trop en faire. L’arrière apparaît bien plus démonstratif, avec des feux multipoints extrêmement larges entourant le logo de la marque. La sportivité ne pouvant être renforcée par des échappements, le bouclier intègre un diffuseur. Parmi les appendices aérodynamiques, on trouve un becquet de toit et des jupes latérales canalisant l’air, on l’imagine, de la meilleure des façons possibles. Dans la réalité, la voiture semble toutefois un peu lourde dans son allure, même si les designers ont apparemment cherché à lui donner des airs de shooting brake.

Une finition de haut niveau, et le plein de technologies

La Denza Z9 GT invite littéralement ses occupants à bord en ouvrant électriquement la portière. Et pour la refermer, à l’avant, il faut appuyer sur un bouton situé sur le montant, de la même façon que sur une Rolls, bien que le bouton ne soit pas localisé au même endroit. La présentation et la qualité de finition s’avèrent particulièrement impressionnantes, avec ce qui se fait ici de mieux en matière d’automobile chinoise. Les cuirs, les revêtements soft-touch, et d’autres matériaux sont vraiment de bonne qualité. On en devient exigeant au point de ne pas supporter un plastique que l’on ne touche jamais en partie basse, comme partout ailleurs aujourd’hui. Les Chinois aiment l’espace, et la Z9 GT n’en manque pas, à toutes les places.

Étrangement, le coffre paraît presque rikiki compte tenu des dimensions de la voiture, avec 495 l, secondé par un frunk de 53 l. Et que dire des technologies innombrables, dont certaines innovantes. Tout est en fait électrique, même pour commander les buses d’aération. Un peu superflu. Évidemment, on compte trois écrans gigantesques. À force de conduire des voitures de ce pays, on commence à comprendre l’ergonomie des menus, même si elle reste encore perfectible. Ça progresse sensiblement. Petit cocorico, la sono a été confiée au Français Devialet. Ajoutez à cela un compartiment dont on peut gérer la température de -6 à 40 degrés. Globalement, la vie à bord s’avère de grande qualité et tient le niveau de bien des modèles premium.

Une recharge éclair!

Les technologies séduisantes ne sont pas qu’à l’intérieur. Nous sommes particulièrement impressionnés par la capacité de la voiture à se sortir de situations compliquées en manœuvre. Aussi gadget que cela puisse paraître, faire pivoter latéralement le train arrière peut sauver la mise quand on a braqué trop tôt dans un parking. Il vaut mieux user légèrement les gommes qu’une jante, ou plus. On est moins convaincus par la suspension pilotée qui se ramollit pour mieux absorber une rangée de gendarmes couchés. On voit également peu d’intérêt à la conduite en crabe. Cela met toutefois en lumière la capacité du constructeur à industrialiser ce type de technologies. Big up tout de même pour le mode drift !

Avant de parler moteurs et châssis, un mot sur l’infrastructure de recharge que Denza aimerait installer en Europe, avec 3 000 Flash Chargers. La marque chinoise entend tout bonnement enlever de l’équation l’angoisse du temps d’immobilisation. Pour faire simple, une armoire branchée sur le réseau, aux côtés d’autres bornes rapides, contient des batteries tampons. Ensuite, la technologie employée permet de charger à très haute puissance. Résultat : 4 minutes pour passer de 10 à 70%, et comptez 9 tours de trotteuse au total pour atteindre les 97%. Nous avons assisté à la démonstration et c’est effectivement très impressionnant ! À noter qu’un confrère a testé une borne Ionity de 350 kW, avec un passage de 10 à 80% en 14 minutes.

Des performances d’hypercar

1 156 ch et 1 210 Nm de couple au total ! Ces données, relatives à l’univers des supercars, sont atteintes grâce à trois surpuissants moteurs : un à l’avant (313 ch) et deux à l’arrière (422 ch chacun). Il faut au moins ça pour bouger ses 2 930 kilos! On a beau s’y attendre, quand on sollicite la puissance maximale, que ce soit lancé ou via le launch control, ça décoiffe ! 2,7 s pour le 0 à 100 km/h et 270 en pointe, ça cause! En fait, on en arrive même à trouver cela un peu superflu. Bon d’accord… ça reste tout de même très amusant.

Néanmoins, le châssis n’apparaît pas vraiment à l’avenant, ce qui induit des mouvements de caisse surprenants qui ne mettent pas toujours à l’aise. En fait, on réclame très clairement un bien meilleur dynamisme au regard de la puissance disponible. Le confort est là, et bien là. Mais nous sommes prêts à en sacrifier un peu pour de meilleures sensations au volant. Il y a aussi un peu de travail sur le réglage des ADAS, notamment le régulateur avec conduite semi-autonome qui nous a gratifiés de réactions fantômes. Mais on connaît la capacité des Chinois à apporter rapidement des corrections. Voilà pourquoi on entend bien la reprendre plus tard, une fois la commercialisation lancée.

100 € par cheval

L’autonomie est annoncée à 600 km grâce à la batterie de 122 kWh. On ne tiendra pas compte de notre consommation supérieure à 21 kWh aux 100 km, qui ne veut pas dire grand-chose dans notre contexte de découverte. Pour cette raison aussi, il faudra la reprendre. On l’a vu sur les autres segments, la force des Chinois, c’est aussi le prix. Ses performances d’hypercar, Denza les offre pour 115 000 euros. Oui, c’est beaucoup moins cher qu’ailleurs. Avec ça on a 8 ans de garantie (ou 250 000 km) sur la batterie, 6 ans sur le reste de la voiture (ou 150 000 km). Mais à ce niveau de prix, on achète aussi un petit bout d’histoire et/ou de prestige, au-delà des technologies et d’un dynamisme de haut niveau. De ce point de vue-là, Denza a encore une marge de manœuvre.

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WRC Portugal : Ogier perd la victoire, Neuville ramasse la mise !

10 mai 2026 à 17:14

Alors que l’on pensait que Sébastien Ogier filait vers la victoire au Portugal, une crevaison a rebattu les cartes. Neuville n’attendait que cela pour lui chiper la victoire. C’est sa 23e victoire, et la première depuis l’Arabie Saoudite 2025.

Pour Ogier, au final, c’est la 6e place. Pourtant il aurait mérité la victoire en ayant résister à Solberg, Fourmaux, Neuville ou Evans. Au Portugal, les Toyota ont été moins impériales face aux Hyundai i20. La tête de la course a souvent changé au fil de la course avec des écarts très faibles. Une crevaison ou une erreur et c’était la dégringolade.

Ce matin, Ogier partait avec 21,9 secondes d’avance sur Neuville et 25,8 sur Pajari. Solberg à 49,6 secondes semblait hors du coup. C’était sans compter sur l’ES22, celle dans laquelle Ogier a eu une crevaison à gérer. A la suite de cette avant-dernière spéciale, Neuville prenait la tête devant Solberg et Evans !

Neuville qui rit, Ogier qui pleure

Les perdants sont Ogier et Pajari qui laissent échapper une victoire et un podium.

Au final, Neuville l’emporte devant Solberg et Evans. Fourmaux signe une belle 4e place après avoir mené la course vendredi. Après avoir remporté deux rallyes de suite, Katsuta rentre dans le rang avec une 5e place.

Sur un terrain moins cassant, les WRC Rally1 sont au rendez-vous. Il faut aller à la 10e place pour trouver une WRC2, celle de Suninen. En vue depuis le début de la saison, Rossel et sa Lancia ont dû abandonner.

Fourmaux signe le meilleur temps de la power stage et grapille donc 5 points. Il devance Neuville, Evans, Solberg et Ogier.

POSDRIVERCO-DRIVERCAR
1Thierry NEUVILLEMartijn WYDAEGHEi20 N Rally1
2Oliver SOLBERGElliott EDMONDSONGR Yaris Rally1
3Elfyn EVANSScott MARTINGR Yaris Rally1
4Adrien FOURMAUXAlexandre CORIAi20 N Rally1
5Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTONGR Yaris Rally1
6Sébastien OGIERVincent LANDAISGR Yaris Rally1
7Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1
8Daniel SORDOCándido CARRERAi20 N Rally1
9Mārtinš SESKSRenārs FRANCISPuma Rally1
10Teemu SUNINENJanni HUSSIGR Yaris

Classement du championnat pilotes

Avec sa crevaison en fin de rallye, Ogier perd gros puisqu’il ne marque que 9 points contre 29 à Neuville par exemple. Résultat, il décroche par rapport à Fourmaux ou Pajari.

Devant, Evans (+22 points) prend un peu le large sur Katsuta (+12 points). Solberg engrange 2 points de plus que le Gallois et conforte sa 3e place.

Prochaine manche au Japon du 28 au 31 mai prochain. Retour sur asphalte et à la domination de Toyota ? A voir.

POSDRIVERTEAMTOTAL
1Elfyn EVANStoyota123
2Takamoto KATSUTAtoyota111
3Oliver SOLBERGtoyota92
4Adrien FOURMAUXhyundai79
5Sami PAJARItoyota78
6Sébastien OGIERtoyota67
7Thierry NEUVILLEhyundai65
8Esapekka LAPPIhyundai21
9Yohan ROSSELlancia20
10Léo ROSSELcitroen18

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Moteurs F1 : déjà du changement en 2027, en attendant un retour des V8 ?

10 mai 2026 à 16:33

Les grands prix historiques de Monaco et de France ont confirmé une réalité intangible : le son des moteurs est une donnée fondamentale pour comprendre et ressentir l’émotion des sports mécaniques. La F1, quelque peu dans le tourmente face au mécontentement suscité par la règlementation 2026, semble en prendre conscience…

Des moteurs qui n’enthousiasment guère

Alors que la nouvelle règlementation est à peine entrée en vigueur, la FIA a confirmé que des changements majeurs seront apportés aux groupes motopropulseurs pour 2027. Cette annonce fait suite à une réunion à laquelle ont participé les 11 directeurs d’écurie, Formula One Management et des représentants des cinq motoristes Mercedes, Ferrari, Red Bull Powertrains, Audi et Honda.

Si la F1 “new age” de 2026 peut obtenir certains satisfécits (voitures plus agiles, combats plus longs, plus de facilité pour suivre une autre voiture), la motorisation et la place énorme prise par la gestion énergétique ont suscité bien des controverses et des critiques, aussi bien de la part des fans que d’une bonne partie des pilotes, Max Verstappen ayant été sans doute le plus “cash” dans ce domaine. 

Le “super clipping” en bout de ligne droite (avec des incidents limites et un crash de Bearman au Japon), les fins ligne droite en décélération, la façon “contre-intuitive” de piloter, les qualifs “en mode gestion” ont décontenancé bon nombre de personnes.  

Les modifications de Miami : vrai progrès ou simple sparadrap ?

Déjà à Miami, quelques modifications ont été apportées pour des raisons de sécurité, et pour redynamiser les qualifications. Le super-clipping a été autorisé jusqu’à la pleine capacité de 350 kW des batteries, qui était auparavant limitée à 250 kW, et l’énergie pouvant être déployée a été réduite de 8 MJ à 7 MJ.

Néanmoins, Miami comportait de nombreuses zones de freinages propices à la recharge, et il n’est pas certains que ces ajustements soient bénéfiques sur des pistes comme Bakou. Sans parler des fans qui, pour beaucoup, goûtent peu ces données très pointues. 

Après avoir fait un peu la sourde oreille au début, la FIA a indiqué que ces modifications apportées au groupe motopropulseur seront effectives pour la saison 2027. La baisse des audiences a-t-elle pesé dans la balance ? La FIA a déclaré qu’« il y avait un engagement unanime à introduire des changements qui renforcent encore la compétition équitable et sûre, qui soient intuitifs pour les pilotes et les équipes et qui soient dans le meilleur intérêt du sport. « 

Un rééquilibrage thermique/électrique dès 2027

« Les mesures convenues en principe aujourd’hui pour 2027 entraîneraient une augmentation nominale de la puissance des moteurs à combustion interne (MCI) d’environ 50 kW avec une augmentation du débit de carburant et une réduction nominale de la puissance de déploiement du système de récupération d’énergie (SRE) d’environ 50 kW. Le règlement 2026 a été élaboré et approuvé en étroite collaboration entre la FIA, la FOM, les équipes, les constructeurs et les motoristes. Les propositions d’aujourd’hui ont été discutées dans cet esprit de collaboration. » 

La puissance du MGU-K est de 470 chevaux (350 kW). Parallèlement, la contribution du moteur thermique a été réduite, tombant de 850 chevaux (630 kW) l’an passé à seulement 540 chevaux (400 kW).

Avec les changements annoncés, on passerait donc à une partie thermique de 450 kW, soit dans les 600 CV, et une partie électrique du MGU-K à 300 kW, soit dans les 400 CV. Autrement dit, on passerait d’un ratio actuel de 55/45 entre la puissance thermique et la puissance électrique à du 60/40, ce qui est légèrement meilleur.  

Le retour du V8

Nombre d’observateurs estiment que ce nouveau style de course, imposé par le recours accru à l’électrique, est trop artificiel. À Miami, certes, la course a retrouvé un comportement plus naturel. Néanmoins, les motorisations hybrides ne semblent pas avoir une longue durée de vie en Formule 1. L’an dernier, le président de la FIA, Mohammed bin Sulayem, avait déjà cherché à abroger la réglementation en vigueur. Mercedes et Audi, notamment, s’y étaient opposées. Les deux marques allemandes de prestige étaient favorables à la nouvelle réglementation en raison de l’électrification croissante de leurs véhicules de série.  

Mohammed ben Sulayem l’a réaffirmé :

 « La solution la plus simple et la plus populaire est le V8. On obtient le son caractéristique, une complexité moindre et un poids réduit. L’accent est mis sur le moteur à combustion, la puissance électrique devant être minimale. » 

Ces moteurs fonctionneraient de toute façon avec du carburant synthétique.  Le niveau sonore est un point de critique récurrent chez les passionnés de voitures hybrides. Le bruit n’a ni augmenté ni diminué malgré la nouvelle réglementation et l’augmentation de la puissance électrique. Il n’y a qu’à voir le succès des courses historiques et les attroupements autour des monoplaces quand des moteurs à l’ancienne sont démarrés, pour comprendre à quel point un son puissant est indispensable.  

Une question de date

Le président de la FIA a déjà une date précise en tête pour le passage au moteur V8 : « Mon objectif est 2030 ». L’adoption d’une nouvelle réglementation moteur avant la fin du cycle de cinq ans nécessiterait l’accord des constructeurs. 

Fidèle à sa gouvernance un peu « rentre-dedans », Ben Sulayem a promis qu’il forcerait le retour du V8. Cela pourrait prendre la forme d’un moteur de 1200 chevaux avec une hybridation réduite au minimum. S’il a parlé de 2031 pour ce retour, l’idée pourrait être mise en œuvre un an plus tôt, dès 2030.

 « Admettons que les constructeurs ne l’approuvent pas pour 2030. L’année suivante, cela se fera. En 2031, c’est acté de toute façon. Ce sera fait. » 

Alors qu’on pouvait craindre une nouvelle levée de boucliers des motoristes, qui ont investi des fortunes dans les unités de puissance 2026, l’idée d’un retour au V8 n’est pas pour leur déplaire. C’est sur la place accordée à l’hybridation que les débats devraient se crisper un peu.  

Les motoristes plutôt favorables, sous conditions

Toto Wolff a affirmé que Mercedes accepterait ce nouveau concept, à condition qu’une forme de composant électrique subsiste. 

« Nous sommes ouverts à de nouvelles réglementations moteur. Nous adorons les V8. Cela n’évoque que d’excellents souvenirs et, de notre point de vue, c’est l’essence même d’un moteur Mercedes. Cela monte haut dans les tours. La question est ensuite de savoir comment lui fournir assez d’énergie côté batterie pour ne pas perdre le lien avec le monde réel. » 

Les motoristes évidemment doivent s’y retrouver d’un point de vue marketing. Wolff imagine plutôt 1/3 d’électrique au total : 

« Si nous basculons à 100 % sur la combustion, nous risquons de paraître un peu ridicules en 2030 ou 2031. Nous devons tenir compte de cela, simplifier le système et en faire un ’méga moteur’. Peut-être pourrions-nous tirer 800 ch du moteur thermique et ajouter 400 ch, ou plus, d’énergie électrique par-dessus. Nous sommes tout à fait partants, tant que ces discussions se déroulent de manière structurée et que les avis de chacun sont pris en compte. » 

Le soutien au plan V8 dans le paddock s’étend également à Red Bull, en dépit des investissements effectués pour développer un moteur V6 : 

« En tant que Red Bull Ford Powertrains, cela nous convient tout à fait.Nous sommes probablement un peu plus flexibles et indépendants. » 

La baisse des coûts est l’un des facteurs critiques que Ferrari considère comme une priorité pour la nouvelle réglementation, comme le dit Fred Vasseur : 

« Depuis le début, nous avons un paramètre en tête : réduire le budget délirant du moteur. C’est dans l’intérêt des constructeurs, mais aussi des clients et de la F1 en général. » 

Alors, aura-t-on de nouveau besoin de boules Quiès en 2030 ? 

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Podcast n°380: LA SEMAINE AUTOMOBILE 19 PAR LEBLOGAUTO.COM

10 mai 2026 à 06:54

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com. Cette semaine, la Chine est en mode guerre totale sur tous les fronts : guerre des prix, guerre commerciale, et même un coup d’arrêt sur ses robotaxis. Pendant ce temps, General Motors joue la carte de l’Amérique, et le marché français continue de faire du sur-place. C’est parti pour le tour de piste.

La guerre des prix des électriques s’emballe en Chine

BYD enregistre sa première baisse annuelle de bénéfices depuis la pandémie, victime d’une guerre des prix sans précédent. Les usines chinoises tournent à 50 % de capacité — 55 millions de véhicules produits pour 23 millions vendus — et depuis 2023, cette guerre a détruit 69 milliards de dollars de chiffre d’affaires. La sortie de crise passe par l’export et la montée en gamme.

BYD : en recul en Chine, en hausse partout ailleurs

Huitième mois de baisse consécutif en Chine (-15,5 % en avril, bénéfice net T1 en chute de 55 %), mais l’internationalisation compense : +71 % d’exports en avril (134 542 véhicules), +155 % d’immatriculations en Europe sur le T1 2026. L’export représente désormais 46 % des livraisons. À Pékin, BYD a dévoilé la batterie Blade 2.0 (recharge en 9 min) et le SUV Great Tang (1 000 km d’autonomie).

Robotaxis : Pékin suspend les licences après la panne de Wuhan

Le 31 mars, une centaine de robotaxis Apollo Go de Baidu se sont immobilisés simultanément à Wuhan, provoquant des carambolages. Résultat : Pékin suspend toute nouvelle licence de niveau 4 et interdit aux opérateurs d’étendre leurs flottes. En Bourse, Baidu a cédé 2,8 %, Pony.ai 5,5 %, WeRide 4,7 %. Décision finale attendue fin mai.

  MG vise une usine en Espagne pour contourner les droits de douane

SAIC aurait retenu Ferrol, en Galice, pour sa future usine européenne. Avec des droits de douane pouvant dépasser 45 % sur les imports depuis la Chine, produire localement s’impose. Le premier modèle visé serait la MG2, citadine électrique prévue en 2027, face à la Renault 5 et la Citroën ë-C3. Rien d’officiel pour l’instant, mais l’Espagne s’impose comme hub préféré des Chinois en Europe.

  USA : droits de douane à 25 % sur les voitures européennes, GM investit massivement

Washington confirme des droits de douane à 25 % sur les voitures européennes, bien au-delà du compromis à 15 %. Les constructeurs allemands sont en première ligne. General Motors contre-attaque avec plus de 6 milliards investis en douze mois dans son outil industriel américain, dont 830 millions annoncés cette semaine, et vise 2 millions de véhicules assemblés aux États-Unis par an d’ici 2027.

  Marché français : stagnation en avril, l’électrique sauve les meubles

Avril 2026 : 138 339 immatriculations, -0,3 % sur un an (-1,6 % sur quatre mois). L’électrique tire son épingle du jeu avec +41,9 % sur le mois et une part de marché de 27,5 %, portée par le leasing social (100 000 contrats supplémentaires en juin). Renault reste leader malgré -11,5 %, Peugeot progresse (+3 %), Stellantis signe le meilleur mois (+8,1 %). La Renault 5 domine le classement électrique.

Voilà pour cette semaine. Retrouvez tous ces articles en détail sur LeBlogAuto.com. À la semaine prochaine !

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Sur les routes du Tour Auto 2026

9 mai 2026 à 11:05
Ferrari 250 GT TDF Tourauto 2026

Evénement incontournable, le Tour Auto s’élance depuis 35 ans sur les routes de France. A l’image de son alter ego sur 2 roues, il parcours l’hexagone en s’éloignant des grands axes. C’est peut-être sa plus grand force.

A l’heure ou la métropolisation fait rage, le Tour Auto est un paradoxe. Hautement médiatisé et visible, il tire sa force de sa présence sur les départementales et dans les villages de l’hexagone. En traversant des lieux chargés d’histoire, il amène un patrimoine vivant éclairer des lieux souvent loin des projecteurs. Alors oui bien sur il y a la compétition. Mais les enjeux n’ont rien de comparable avec ceux du championnat du monde des rallyes. Le ticket d’entrée plutôt élevé ne freine en rien le succès du Tour Auto. Près de 300 véhicules s’inscrivent chaque année. Paradoxalement, il fédère plus largement que les épreuves modernes. Certains s’emerveillent devant une Bugatti 57 ou une Alfa 33. D’autres sont ravi de croiser les célébrités qui participent à la manifestation. Enfin beaucoup se régalent en suivant cette caravane ou en la croisant sur des routes mythiques. 

Escapade pyrénéene

Si nous avons pu prendre part au Tour Auto de nombreuses fois, c’est au pied des Pyrénées que nous l’avons suivi cette année. Cols de première catégorie et villes d’eaux sont au programme des deux étapes reliant Toulouse à Biarritz via Pau. Sur des routes au gabarit limitées, MGA ou BMW 2002 sont bien plus à l’aise que les SUV d’assistance ou les Ferrari modernes des VIP. Si les circuits comme Albi ou Nogaro sont des grands classiques, les organisateurs réussissent l’exploit chaque année. de renouveler le genre sans le dénaturer. Le Tour Auto historique a trouvé ses marques, tout autant que l’épreuve originelle. Rendez vous ce soir à Biarritz et en avril 2027 pour la prochaine édition

Via Tour Auto

Osca

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WEC / 6 Heures de Spa : l’Aston Martin Valkyrie encore plus forte en course ?

8 mai 2026 à 22:11

Elle était très bruyante. La voici désormais très performante. Un peu plus d’un an après ses débuts dans la catégorie Hypercar, l’Aston Martin Valkyrie LMH a démontré l’étendue de ses progrès lors des qualifications des 6 Heures de Spa-Francorchamps.

Les deux voitures engagées par l’équipe The Heart of Racing s’élanceront depuis les 6e et 7e positions sur la grille de départ, samedi à 14 heures. Marco Sorensen et Harry Tincknell ont notamment exploité astucieusement leurs pneumatiques tendres pendant la qualification de ce vendredi.

« L’objectif était de nous qualifier pour l’Hyperpole, nous confie Harry Tincknell, pilote de la voiture n°007 à propos de cette séance qui détermine les dix premières places au drapeau vert. Et à partir de là, le but était de voir jusqu’où nous pouvions aller ». 

Mais ce pourrait être tout aussi bien en course poursuit devant nous l’ex-pilote Ford : « Pendant les essais libres, nous avons vu que notre rythme en condition de course est l’un des plus rapides. Voire le plus rapide ». 

Le meilleur résultat d’une Aston Martin en championnat du monde d’endurance (WEC) était jusqu’ici une cinquième place, au Japon, en septembre dernier. « Je pense qu’on peut faire mieux, juge Harry Tincknell. Je l’espère en tout cas »

Des progrès sensibles

Pour mieux comprendre les améliorations apportées, rembobinons. L’an dernier, à la même époque, le pilote britannique nous dressait un premier état des lieux de la Valkyrie, alors à court de kilomètres : « Nous sommes très bien en entrée de virage. Nous avons un arrière très stable et nous pouvons vraiment entrer très fort dans des virages plutôt lents. »

Douze mois plus tard, l’Hypercar à la livrée British Racing Green a considérablement évolué. Parmi les gros gains enregistrés ces derniers mois figure l’électronique. Rappelons ici que le couple aux roues arrière est limité par le règlement et contrôlé en permanence par les organisateurs grâce à des capteurs. Se rapprocher au plus près de la puissance maximale grâce au logiciel sans jamais la dépasser est devenu un sujet clé de l’endurance moderne.

« Jusqu’au Mans en juin dernier, nous nous sommes concentrés sur la fiabilité, témoigne Alex Riberas, pilote de la n°009. Une fois que nous avons fini les 24 Heures sans problème majeur et coché cette case, nous avons poussé côté performance. »

Les Aston Martin au V12 atmosphérique avaient surpris dans la Sarthe, terminant aux 12e et 14e places à l’arrivée. Puis les performances de la Valkyrie ont décollé à partir de la manche d’Interlagos. La n°009 s’est qualifiée dans le top 10 pour la première fois à Austin (États-Unis), en août dernier. La fin de campagne fut particulièrement concluante, avec une 5e place à l’arrivée à Fuji (Japon) et une 7e position sous le damier à Bahreïn.

Photo : Aston Martin

Moins de surprises

« Nous n’avons plus de surprise en termes de réglage », confirme Alex Riberas. Aston Martin doit pourtant s’adapter à une nouvelle donne. Cette campagne 2026 est marquée par l’arrivée de la nouvelle gamme pneumatique pour piste sèche de Michelin. Le manufacturier intègre désormais 50 % de produits recyclés ou renouvelables dans son mélange. La mise en température est plus facile — domaine où l’Hypercar britannique peinait l’an dernier.

Engagée en WEC mais aussi dans le championnat nord-américain IMSA, Aston Martin THOR a éprouvé ces nouvelles gommes dès les 24 Heures de Daytona, en janvier, accumulant des données. Là où Ferrari, Peugeot, Alpine ou Genesis ont débuté en compétition il y a trois semaines lors de la manche d’ouverture à Imola.

« Pour moi, c’est un meilleur pneu, décrypte Alex Riberas. La montée en température a beaucoup progressé lorsque l’on sort des stands. Et la conduite est plus naturelle : on arrive à mieux combiner les actions. En entrée ou en sortie de virage, le pneu absorbe mieux l’énergie lorsque l’on mélange les forces longitudinales et latérales. La confiance dans la voiture est accrue. »

Et la confiance est souvent facteur de résultats. Aston en administrera-t-il la preuve à l’occasion de ces 6 Heures de Spa ?

Première pole position de Peugeot aux 6 Heures de Spa

Le Lion a aussi le sourire. La Peugeot n°94 s’élancera en pole position grâce à une nouvelle performance exceptionnelle du Danois Malthe Jakobsen en Hyperpole. C’est une première fois qu’une 9X8 s’élancera en tête au départ depuis le lancement du programme, en 2022. « Je suis très heureux pour toutes les personnes qui composent l’équipe, s’enthousiasmait le poleman. On a connu un début de saison compliqué et ces deux dernières années ont été difficiles. Nous avons montré que tout est possible et qu’il ne faut jamais abandonner. » La séance de Jakobsen avait pourtant mal commencé avec un demi-tête-à-queue en haut du Raidillon au début de la séance : « Heureusement, je n’ai rien heurté, rembobinait le pilote. Nous avons décidé immédiatement avec l’équipe de rentrer aux stands pour passer de nouveaux pneus et refaire une tentative de zéro. »

A lire sur Le Blog Auto :

Le grand bloc-notes des 6 Heures d’Imola

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Accord UE–États-Unis : l’automobile en alerte

8 mai 2026 à 14:20

L’UE accélère un accord avec Washington pour éviter des droits de douane à 25 % sur les voitures et préserver le secteur automobile.

Les pays de l’Union européenne intensifient leurs efforts pour finaliser un accord commercial avec les États-Unis, dans un contexte de tensions croissantes autour des droits de douane sur les voitures. L’objectif est clair : éviter une hausse significative des tarifs douaniers susceptibles d’impacter lourdement l’industrie automobile européenne, un secteur clé alliant performance, innovation et montée en gamme vers le luxe.

Une pression accrue sur le commerce automobile

Selon plusieurs diplomates européens, les États membres poussent pour une mise en œuvre rapide de l’accord conclu l’année précédente avec Washington. Ce texte vise notamment à réduire les droits de douane sur les biens industriels, y compris dans le secteur automobile, où les enjeux économiques et industriels sont particulièrement élevés. Les véhicules européens, réputés pour leur personnalisation avancée, leur design haut de gamme et leurs performances mécaniques, pourraient être directement affectés par une hausse tarifaire.

Les discussions doivent reprendre entre le Parlement européen et le Conseil, qui représente les gouvernements des États membres. L’enjeu est de trouver un compromis sur une législation permettant de réduire les droits de douane appliqués aux produits américains importés, tout en intégrant des garanties exigées par les parlementaires.

La menace américaine plane sur le secteur

La pression s’est accentuée après les déclarations du président américain Donald Trump, qui a annoncé son intention d’augmenter les tarifs douaniers sur les voitures et camions européens à hauteur de 25 %. Une telle mesure représenterait un choc pour les constructeurs européens, dont les modèles premium et les véhicules à forte valeur ajoutée dépendent largement des marchés internationaux.

Cette menace intervient alors que l’Union européenne n’a pas encore mis en œuvre les engagements pris dans l’accord, notamment la suppression des droits de douane sur les biens industriels américains. Le processus législatif a été retardé à deux reprises, en raison notamment de tensions politiques et de nouvelles menaces tarifaires américaines.

L’Allemagne en première ligne

Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé à une conclusion rapide de l’accord, soulignant le retard pris par l’Union européenne par rapport aux États-Unis. L’Allemagne, dont l’industrie automobile est un pilier économique majeur, serait particulièrement exposée en cas de hausse des droits de douane.

Les constructeurs allemands, connus pour leur expertise en ingénierie, leur positionnement sur le segment du luxe et leur capacité d’innovation en matière de performance, pourraient voir leur compétitivité affectée sur le marché américain. Cette situation renforce l’urgence d’un accord permettant de stabiliser les conditions d’échange.

Des négociations encore incertaines

Malgré une volonté politique affichée, les discussions restent complexes. Plusieurs responsables européens, dont Manfred Weber, plaident pour une conclusion rapide afin de permettre une approbation finale du Parlement dans les prochaines semaines. Cependant, ce calendrier est jugé ambitieux.

Bernd Lange, président de la commission du commerce du Parlement européen, a critiqué le comportement américain et insiste sur la nécessité de garanties supplémentaires dans l’accord. Une réunion est prévue pour définir les prochaines étapes des négociations, alors que les tensions commerciales persistent.

Selon Ignacio García Bercero, ancien négociateur commercial de l’UE, la menace de nouveaux tarifs pourrait être utilisée comme levier de pression pour accélérer les discussions. Dans ce contexte, l’industrie automobile européenne, notamment symbole de performance, de luxe et de personnalisation, reste au cœur des enjeux.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation met en lumière la forte dépendance du secteur automobile européen aux marchés internationaux. La menace de droits de douane élevés souligne la fragilité des équilibres commerciaux actuels. L’absence de mise en œuvre rapide de l’accord expose les constructeurs à une incertitude prolongée. Enfin, les négociations en cours seront déterminantes pour préserver la compétitivité de l’industrie automobile européenne

Crédit illustration : Alda-Europe.

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Le secteur automobile allemand sous pression face aux taxes

8 mai 2026 à 12:23

Hausse des droits de douane américains sur les voitures européennes, chute des actions et pression accrue sur les constructeurs allemands.

L’annonce d’une nouvelle hausse des droits de douane américains sur les voitures importées d’Europe a provoqué une onde de choc immédiate sur les marchés financiers et dans l’ensemble de l’industrie automobile européenne. Décidée par le président Donald Trump, cette mesure fait passer les tarifs de 15 % à 25 % sur les véhicules européens entrant aux États-Unis, un marché stratégique pour les constructeurs allemands positionnés sur le segment premium et la performance. Cette décision intervient dans un contexte déjà fragile pour le secteur, marqué par des tensions commerciales récurrentes et une pression accrue sur les marges des groupes automobiles.

Forte réaction des marchés et recul des valeurs automobiles

Dès l’ouverture des marchés, les investisseurs ont sanctionné les grands noms de l’automobile allemande. L’indice paneuropéen des constructeurs automobiles et équipementiers a reculé de 2,3 %, illustrant la nervosité générale des acteurs financiers face à cette nouvelle escalade tarifaire. Les titres de Porsche, BMW, Mercedes-Benz et Volkswagen ont tous enregistré des baisses comprises entre 2 % et 3 %, confirmant leur forte exposition au marché américain.

Cette réaction traduit l’inquiétude des marchés concernant la rentabilité future des constructeurs premium, dont les modèles à forte valeur ajoutée reposent largement sur les exportations vers les États-Unis. La hausse des droits de douane est perçue comme un facteur direct de pression sur les marges, dans un environnement déjà marqué par l’augmentation des coûts de production et la nécessité d’investissements lourds dans l’électrification et les nouvelles technologies automobiles.

Un secteur automobile déjà fragilisé par plusieurs vents contraires

L’industrie automobile allemande traverse une période complexe, caractérisée par un cumul de facteurs défavorables. La demande en Chine, autre marché clé pour les marques premium européennes, montre des signes de ralentissement, tandis que la croissance mondiale reste globalement modérée. À cela s’ajoutent des hausses significatives des coûts des matières premières et de la main-d’œuvre, qui pèsent directement sur la rentabilité des constructeurs.

Dans ce contexte, les nouveaux droits de douane américains viennent accentuer une situation déjà sous tension. Selon plusieurs analystes, ces mesures pourraient représenter un coût important pour les groupes allemands. Les estimations évoquent jusqu’à 2,6 milliards d’euros de perte de bénéfice d’exploitation pour le secteur, dans l’hypothèse d’une hausse de 10 points de pourcentage des tarifs. Les constructeurs pourraient être contraints d’ajuster leurs prix afin de compenser une partie de cet impact, ce qui pourrait néanmoins affecter leur compétitivité sur le marché américain.

Volkswagen, qui regroupe notamment Audi et Porsche, apparaît particulièrement exposé. Le groupe a déjà subi un impact estimé à 4 milliards d’euros lié aux tensions tarifaires précédentes en 2025. Cette vulnérabilité illustre la dépendance structurelle de l’industrie allemande aux exportations vers les États-Unis, en particulier dans le segment du luxe automobile et des véhicules haut de gamme.

Tensions politiques et incertitudes stratégiques pour l’automobile premium

Sur le plan politique, cette décision de Washington a suscité de vives critiques en Europe. Elle intervient après des désaccords persistants autour de l’application d’un précédent accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, qui devait initialement réduire les droits de douane à 15 %. Le retard dans sa mise en œuvre a contribué à raviver les tensions transatlantiques.

Certains observateurs estiment que cette nouvelle hausse tarifaire pourrait également s’inscrire dans une stratégie de pression politique visant à accélérer la relocalisation de la production automobile aux États-Unis. Des représentants de l’industrie, notamment dans la filière des équipementiers, soulignent que le secteur avait déjà commencé à s’adapter à un environnement protectionniste, mais qualifient cette nouvelle mesure de choc supplémentaire.

Les analystes du marché automobile européen anticipent par ailleurs une année 2026 marquée par une forte volatilité des prévisions de bénéfices pour les constructeurs allemands, notamment pour Audi et Porsche, dont la présence industrielle aux États-Unis reste limitée. Certains économistes rappellent toutefois que les annonces tarifaires américaines ont, par le passé, parfois été utilisées comme levier de négociation sans être systématiquement appliquées dans leur intégralité.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette nouvelle hausse des droits de douane illustre la fragilité structurelle d’un modèle économique très dépendant des exportations pour les constructeurs allemands premium. BMW, Mercedes-Benz, Porsche et Volkswagen évoluent dans un environnement où la performance industrielle ne suffit plus à compenser les risques géopolitiques. Les tensions commerciales avec les États-Unis ajoutent une pression supplémentaire sur des marges déjà contraintes par la transition énergétique et les coûts de production élevés.

Au-delà de l’impact immédiat sur les marchés, cette situation souligne la nécessité pour les constructeurs européens de repenser leur stratégie industrielle internationale. La question de la localisation de la production et de la diversification des marchés devient centrale pour préserver la compétitivité du secteur. Enfin, l’incertitude entourant la politique commerciale américaine contribue à renforcer la volatilité à court terme, rendant les prévisions financières particulièrement délicates pour l’ensemble de l’industrie automobile allemande.

Crédit illustration : Porsche.

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Dodge Charger électrique : 50 000 dollars perdus en un an

8 mai 2026 à 07:45
Dodge Charger électrique : 50 000 dollars perdus en un an, le fiasco de Stellantis

L’industrie automobile électrique traverse une période turbulente, et le cas de la Dodge Charger Daytona EV illustre parfaitement les défis auxquels font face les constructeurs. Une dépréciation record de 50 000 dollars en une seule année vient de frapper cette muscle car électrique, soulevant des questions cruciales sur la viabilité économique des véhicules électriques haut de gamme. Cette chute vertigineuse de valeur, documentée par la plateforme Edmunds, révèle non seulement les problèmes de fiabilité du modèle, mais aussi la réticence croissante du marché face aux innovations électriques mal exécutées.

Dodge Charger électrique : 50 000 dollars perdus en un an, le fiasco de Stellantis

Une chute libre sans précédent : 59% de dépréciation en 12 mois

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils sont implacables. La Dodge Charger Daytona Scat Pack 2024 acquise par Edmunds pour 85 000 dollars n’a trouvé preneur qu’à 35 000 dollars après seulement une année d’utilisation et 7 000 miles au compteur. Cette dépréciation de 59% dépasse largement la moyenne industrielle des véhicules électriques, pourtant déjà préoccupante.

Pour mettre cette situation en perspective, l’industrie automobile connaît généralement une dépréciation moyenne de 46% sur cinq années pour les véhicules thermiques. Les véhicules électriques, déjà pénalisés, affichent une moyenne de 59% de perte de valeur sur la même période. Mais voir une voiture perdre cette proportion de sa valeur en seulement douze mois constitue un record particulièrement alarmant.

Cette situation révèle un problème structurel majeur pour Stellantis et sa stratégie d’électrification. Les acheteurs potentiels, déjà méfiants face aux véhicules électriques en raison des problèmes de dépréciation, disposent maintenant d’un exemple concret des risques financiers encourus. La revente d’un véhicule représente souvent une part importante du calcul d’achat, et de tels chiffres peuvent décourager durablement les consommateurs.

Dodge Charger électrique : 50 000 dollars perdus en un an, le fiasco de Stellantis

« Mort par mille coupures » : un calvaire technologique

La dépréciation dramatique de cette Charger électrique ne relève pas du hasard. L’équipe d’Edmunds a documenté une succession de problèmes techniques qui ont transformé l’expérience de conduite en véritable parcours du combattant. Le terme « death by a thousand cuts » (mort par mille coupures) utilisé par les testeurs résume parfaitement cette accumulation de dysfonctionnements.

L’écran d’infodivertissement, élément central de l’expérience moderne, souffre de bugs récurrents avec des plantages fréquents qui paralysent temporairement l’ensemble des fonctions connectées. La caméra de recul, pourtant essentielle pour la sécurité, présente des défaillances intermittentes qui compromettent les manœuvres de stationnement. Ces problèmes, considérés comme basiques dans l’industrie automobile moderne, révèlent des lacunes importantes dans le développement du véhicule.

Plus inquiétant encore, les testeurs ont rapporté des épisodes d’accélération non désirée. Dodge tente de justifier ce phénomène en invoquant une fonctionnalité appelée « Drive by Brake », mais cette explication ne rassure guère les utilisateurs confrontés à ce comportement imprévisible. La sécurité représente un enjeu fondamental pour tout véhicule, et de telles anomalies peuvent avoir des conséquences dramatiques.

La batterie 12 volts, composant pourtant éprouvé dans l’industrie, a également rendu l’âme prématurément, illustrant les problèmes de fiabilité qui touchent l’ensemble du véhicule. Cette défaillance, bien que moins spectaculaire que les problèmes logiciels, contribue à dégrader l’image de fiabilité du modèle.

L’expérience utilisateur catastrophique qui tue les ventes

Au-delà des problèmes techniques, c’est l’expérience utilisateur globale qui s’avère désastreuse. Les commentaires des testeurs d’Edmunds, consignés dans le carnet de bord du véhicule, regorgent de termes comme « déception », « frustration » et même « haine » – des mots particulièrement durs pour décrire une voiture à 85 000 dollars.

Le paradoxe le plus frappant concerne le caractère « ennuyeux » de cette muscle car électrique. Une Charger, symbole historique de performance et d’émotion, ne devrait jamais inspirer l’ennui. Cette critique touche au cœur de l’identité de la marque et soulève des questions sur la capacité de Dodge à transposer son ADN dans l’électrique. Les amateurs de sensations fortes, cible naturelle de ce modèle, semblent ainsi déçus par une expérience dénuée de l’âme qu’ils recherchent.

Les problèmes de cohérence s’accumulent également : la radio change de station spontanément, perturbant l’expérience audio, tandis que la fonction de « creep » (avancement lent automatique) s’active aléatoirement à l’arrêt, créant des situations potentiellement dangereuses. Ces comportements erratiques minent la confiance des conducteurs et transforment chaque trajet en source de stress.

Le système de climatisation, élément de confort basique, génère des nuisances sonores excessives qui perturbent l’habitabilité. Les moteurs électriques, censés offrir un fonctionnement silencieux, produisent un « clunk » désagréable à chaque démarrage, trahissant un manque de raffinement dans la conception. Enfin, le rayon de braquage « problématiquement awful » (épouvantablement problématique) selon les termes d’Edmunds, complique les manœuvres urbaines et limite l’utilisabilité quotidienne.

Ces défauts, pris individuellement, pourraient être pardonnés sur un véhicule d’entrée de gamme. Mais sur une muscle car premium à 85 000 dollars, ils constituent un ensemble rédhibitoire qui explique largement l’effondrement de la valeur de revente. Les acheteurs du marché de l’occasion, informés de ces problèmes par les retours d’expérience, ajustent naturellement leurs offres à la baisse.

La conclusion sans appel d’Edmunds – « La Charger était une grande et coûteuse déception. Cette voiture ne nous manquera pas dans notre flotte » – résume l’ampleur du fiasco. Pour un constructeur, voir un média spécialisé exprimer un tel soulagement à se débarrasser de son produit phare constitue un signal d’alarme majeur.

Cette situation interroge plus largement sur la stratégie d’électrification de Stellantis et sa capacité à proposer des alternatives crédibles aux modèles thermiques. L’abandon programmé des motorisations V8 iconiques de Dodge nécessite une transition réussie vers l’électrique, et ce premier essai manque cruellement de conviction. Les prochains modèles devront impérativement corriger ces défauts pour restaurer la confiance des consommateurs et préserver la valeur résiduelle, enjeu crucial pour la viabilité commerciale de la gamme électrique.

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Tesla en Europe : ventes contrastées mais reprise solide

8 mai 2026 à 06:12

Les ventes Tesla rebondissent en Europe malgré des disparités fortes entre pays et une concurrence accrue sur le marché électrique.

Les performances commerciales de Tesla en Europe montrent en avril une dynamique contrastée mais globalement orientée à la hausse. Le constructeur américain, leader mondial en valeur boursière dans le secteur automobile, enregistre une reprise de ses immatriculations dans plusieurs marchés clés, tout en faisant face à des reculs marqués dans d’autres pays. Cette situation reflète un marché européen des véhicules électriques en pleine transformation, influencé par la fiscalité, la concurrence et l’évolution des comportements des consommateurs.

Une reprise des immatriculations portée par plusieurs marchés

Les données récentes sur les nouvelles immatriculations de véhicules Tesla indiquent une progression significative dans plusieurs pays européens. En Suède, les ventes ont bondi de 111 %, tandis que le Danemark enregistre une hausse de 102 %. La France affiche également une croissance particulièrement forte avec une augmentation de 112 % des immatriculations. Aux Pays-Bas, la progression est plus modérée mais reste positive avec +23 %.

Cette dynamique s’explique en partie par un effet de base favorable après deux années de baisse consécutive, mais aussi par une demande croissante pour les véhicules électriques à batterie (BEV). L’augmentation des prix des carburants, notamment dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques ayant fait grimper le coût de l’essence, joue également un rôle déterminant dans l’accélération de la transition vers la mobilité électrique. Le marché européen du véhicule électrique bénéficie ainsi d’un regain d’intérêt, porté par des considérations économiques et environnementales.

Des baisses marquées dans plusieurs pays européens

Malgré cette tendance positive globale, Tesla subit des reculs importants sur certains marchés européens. En Norvège, les immatriculations chutent de 61 %, tandis que l’Espagne enregistre une baisse de 47 %. Le Portugal et l’Italie affichent respectivement des replis de 33 % et 5 %.

Le cas norvégien est particulièrement révélateur des effets des politiques fiscales sur le marché automobile électrique. Le pays, longtemps considéré comme un leader de l’adoption des BEV, a modifié ses seuils d’exonération fiscale. Le plafond d’exemption de TVA a été réduit, passant de 500 000 couronnes norvégiennes à 300 000, un niveau désormais inférieur au prix des modèles Tesla comme le Model 3 et le Model Y. Cette évolution a provoqué un ralentissement de la demande après une anticipation des achats en 2025.

Par ailleurs, la volatilité des immatriculations peut aussi s’expliquer par des contraintes logistiques liées à la production et au transport des véhicules. Les livraisons maritimes peuvent entraîner des variations mensuelles importantes, rendant les chiffres de ventes parfois irréguliers d’un mois à l’autre.

Un marché européen des véhicules électriques en pleine mutation

Le marché européen des véhicules électriques connaît une phase d’accélération structurelle. La part des BEV dans les nouvelles immatriculations est passée à 20,5 % au premier trimestre 2026, contre 13,2 % un an plus tôt. Cette progression confirme une tendance de fond vers l’électrification du parc automobile, soutenue par les politiques publiques, les subventions et la hausse des coûts des carburants.

Dans ce contexte, Tesla fait face à une concurrence de plus en plus intense, notamment des constructeurs européens et asiatiques qui multiplient les nouveaux modèles et améliorent leurs offres en matière de design, de performance et de prix. Le constructeur américain doit également composer avec une perception parfois influencée par les prises de position de son dirigeant Elon Musk, ce qui peut impacter certains marchés.

Les analystes du secteur estiment néanmoins que la demande pour les véhicules électriques devrait continuer à progresser. L’arrivée de nouveaux modèles, combinée à des performances techniques améliorées et à un environnement énergétique plus coûteux pour les moteurs thermiques, devrait soutenir la croissance globale du segment dans les mois à venir.

Une croissance dépendante des cycles industriels et économiques

Au-delà des tendances de consommation, les ventes de Tesla en Europe restent fortement dépendantes des cycles industriels. La production, la logistique et les calendriers de livraison influencent directement les chiffres d’immatriculation. Cette dépendance crée une certaine volatilité, qui peut masquer les tendances de fond à court terme.

Les experts du secteur automobile soulignent également que la montée en puissance des véhicules électriques en Europe repose sur un équilibre entre incitations publiques, prix de l’énergie et innovation technologique. Dans ce contexte, Tesla conserve une position stratégique mais doit composer avec un environnement de plus en plus concurrentiel et segmenté.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Tesla en Europe illustrent un marché en phase de transition rapide, où la croissance globale du véhicule électrique masque d’importantes disparités régionales. La forte progression dans certains pays contraste avec des reculs sévères ailleurs, montrant la sensibilité du marché aux politiques fiscales locales. Malgré une concurrence accrue et une dépendance logistique notable, Tesla bénéficie toujours d’un effet d’entraînement lié à la demande croissante pour les véhicules électriques. La dynamique actuelle confirme cependant que le leadership du constructeur américain est désormais soumis à une pression structurelle croissante en Europe.

Crédit illustration : Tesla.

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La guerre des prix des voitures électriques s’intensifie en Chine

8 mai 2026 à 04:12

BYD et les constructeurs chinois accentuent la guerre des prix des véhicules électriques, entre surcapacité et marges sous pression.

Guerre des prix des VE en Chine : BYD sous pression

La dynamique concurrentielle du marché des véhicules électriques en Chine continue de s’intensifier, portée par une guerre des prix de plus en plus agressive entre les principaux constructeurs. BYD, leader du secteur, ainsi que ses rivaux comme Geely et Chery, multiplient les réductions tarifaires afin de préserver leurs parts de marché sur le plus grand marché automobile mondial. Cette stratégie de remise généralisée illustre à la fois la montée des tensions industrielles et les déséquilibres structurels qui pèsent sur l’automobile chinoise, notamment la surcapacité de production et la pression sur les marges.

Une guerre des prix qui s’intensifie sur le marché des VE

Les données du marché automobile chinois indiquent que la réduction moyenne des prix des véhicules BYD a atteint 10 % en mars, un niveau inédit depuis deux ans. Cette baisse s’inscrit dans un mouvement plus large observé chez les concurrents directs du constructeur, comme Geely Automobile Holdings et Chery Automobile, qui ont également accru leurs remises.

Cette politique agressive de prix intervient alors que les autorités chinoises tentent depuis plusieurs mois de limiter cette spirale déflationniste. Malgré plusieurs interventions réglementaires visant à encadrer les remises jugées excessives ou les ventes en dessous des coûts, les effets restent limités. La concurrence sur les prix demeure un élément structurel du marché, selon les analystes, et devrait perdurer à court et moyen terme.

Dans ce contexte, le salon automobile de Pékin met en lumière une industrie en pleine transformation, où la compétition ne se joue plus uniquement sur la technologie ou le positionnement premium, mais aussi sur la capacité à maintenir des prix compétitifs dans un environnement de plus en plus tendu.

Surcapacités et pression sur les marges des constructeurs chinois

Au cœur de cette guerre des prix se trouve un problème structurel majeur : la surcapacité industrielle. Les usines automobiles chinoises sont capables de produire environ 55,5 millions de véhicules par an, alors que les ventes domestiques n’ont atteint qu’environ 23 millions en 2025. Cette différence importante entraîne un taux d’utilisation moyen des capacités de production proche de 50 %, considéré comme insoutenable sur le long terme.

Cette situation exerce une pression directe sur les marges des constructeurs automobiles, qui sont contraints de réduire leurs prix pour écouler leurs stocks. BYD, bien qu’en position de leader et soutenu historiquement par des investisseurs comme Warren Buffett, n’échappe pas à cette dynamique. Le constructeur a même enregistré sa première baisse annuelle de bénéfices depuis la pandémie, signe d’un retournement dans un marché jusqu’ici porté par une forte croissance.

Par ailleurs, la stratégie de financement de certains constructeurs, notamment basée sur des retards de paiement et des mécanismes de dette, est de plus en plus contrainte par les régulateurs. BYD a notamment dû ajuster ses pratiques vis-à-vis des fournisseurs et recourir davantage à la dette portant intérêt, ce qui a contribué à alourdir son bilan. Son ratio dette nette sur capitaux propres est désormais estimé à 25 %, alors qu’il était négatif sur les quatre années précédentes.

Exportations en hausse et stratégie d’innovation sous contrainte

Face à la pression domestique, les constructeurs automobiles chinois accélèrent leur stratégie d’internationalisation. Les exportations de véhicules électriques ont fortement progressé, atteignant un niveau record en mars. Les marchés visés incluent notamment le Brésil, le Royaume-Uni, l’Australie ou encore le Canada. Cette expansion internationale permet d’absorber une partie de la surproduction nationale.

Cependant, cette dynamique entraîne également des tensions commerciales, certains marchés réagissant par l’augmentation des droits de douane afin de protéger leurs industries locales. L’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine figurent parmi les acteurs ayant renforcé leurs barrières commerciales face à l’afflux de véhicules chinois.

En parallèle, les constructeurs tentent de maintenir leur compétitivité par l’innovation. BYD a récemment présenté de nouvelles batteries plus performantes et des capacités de recharge accélérées, illustrant une course technologique permanente dans le segment des véhicules électriques. Malgré cela, les pressions financières et concurrentielles continuent de peser sur l’ensemble du secteur, y compris sur des acteurs émergents comme Xiaomi Corp., dont les performances traduisent également les difficultés du marché.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation actuelle du marché chinois des véhicules électriques illustre un déséquilibre structurel profond entre capacité de production et demande réelle. La guerre des prix initiée par les grands constructeurs comme BYD révèle une stratégie défensive davantage qu’une dynamique de croissance durable. La pression sur les marges et l’endettement croissant traduisent une phase de consolidation inévitable pour le secteur.

Dans ce contexte, l’internationalisation apparaît comme un levier de survie autant que de croissance, mais elle s’accompagne de tensions commerciales croissantes. Le marché chinois des VE entre ainsi dans une phase de rationalisation où la performance industrielle et la maîtrise des coûts deviennent déterminantes.

Crédit illustration : BYD.

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Hermano da Silva Ramos, doyen des pilotes de F1, nous a quittés à l’âge de 100 ans

7 mai 2026 à 17:17

Franco-brésilien, le doyen des pilotes français et des pilotes de F1, surnommé « Nano », vient de nous quitter, quelques mois après avoir franchi la barre du centenaire. Pour un pilote ayant couru dans les années 50, rester en vie à cette époque et achever une carrière en bonne santé était en soi une victoire.  

Une carrière F1 avec Gordini

Né à Paris d’un homme d’affaires brésilien, également pilote automobile dans les années 30 sur Bugatti et d’une mère française, il débute au Brésil, en 1947, au volant d’une MG TC. À son retour en France, il achète une Aston Martin DB2 et remporte ses premiers succès en 1954. En 1955, il intègre l’équipe tricolore Gordini et obtient comme meilleur résultat une 5e place au grand prix de Monaco 1956 sur le modèle T16. Il connaît plus de succès en voitures de sport, s’imposant souvent dans des courses à Montlhéry. En 1958, il est engagé par Alan Brown et court en Formule 2 sur une Cooper puis pilote une Maserati pour sa dernière course de F1, le Glover Trophy, hors-championnat en 1959. 

Le drame des Mille Miglia, un tournant

Lors de sa dernière saison de compétition, il termine quatrième avec la Scuderia Centro Sud lors d’une épreuve d’Endurance, le BARC 200, couru à Aintree et dispute les 24 Heures du Mans sur une Ferrari 250 TR, mais un problème de boîte de vitesse le contraint à l’abandon. Il décide de mettre un terme à sa carrière, très affecté par la mort de son ami Alfonso de Portago aux Mille Miglia 1957, un drame qui avait profondément choqué son épouse. Après avoir pris sa retraite du sport automobile, il a connu une brillante carrière dans l’industrie électronique. 

Le pont entre les générations

“Nano” avait continué de suivre de près la course automobile et avait adressé une belle lettre à Pierre Gasly, lorsque celui-ci avait remporté le grand prix d’Italie à Monza en 2020 : « Bravo Pierre pour m’avoir enchanté avec cette course merveilleuse et cet exploit que tu as réussi malgré la pression de Sainz et de la meute qui te poursuivait. Le doyen des pilotes de F1 te félicite et t’adresse quelques vieux souvenirs de Monza et d’ailleurs, qui te feront probablement sourire. Avec tous mes souhaits pour une brillante carrière qui a si bien commencé. Nano. » 

Le titre de doyen des anciens des anciens pilotes de F1 revient désormais au Britannique John Rhodes, qui n’a participé qu’à une seule course — le Grand Prix de Grande-Bretagne 1965 — et âgé de 98 ans au moment du décès d’Hermano da Silva Ramos. Le doyen des pilotes Français est Gérard Larrousse, bientôt 86 ans.

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USA-UE : hausse des droits de douane auto à 25%

7 mai 2026 à 14:09

Les États-Unis veulent porter à 25 % les droits de douane sur les voitures européennes, ravivant tensions commerciales et pression l’automobile.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne connaissent un nouveau rebond dans le secteur automobile. Washington a confirmé sa volonté d’augmenter fortement les droits de douane appliqués aux importations de voitures européennes. Cette décision, portée par l’administration américaine, s’inscrit dans un contexte de durcissement des relations commerciales et géopolitiques entre les deux partenaires historiques. Le secteur automobile, déjà soumis à des pressions multiples, se retrouve une nouvelle fois au centre des négociations et des tensions transatlantiques.

Une décision américaine qui ravive les tensions commerciales

Selon les informations communiquées par le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, les États-Unis vont poursuivre le plan annoncé par le président Donald Trump visant à relever les droits d’importation sur les véhicules en provenance de l’Union européenne à 25 %, contre un taux précédemment établi à 15 % dans le cadre d’un accord commercial. Cette annonce a été confirmée dans des échanges avec les responsables commerciaux européens et allemands, selon une déclaration relayée par CNBC.

Le responsable américain a indiqué avoir échangé avec ses homologues européens au cours du week-end afin d’expliquer les motivations de cette décision et de rappeler les discussions déjà engagées sur la conformité de l’accord commercial existant. Il a toutefois précisé que l’exécutif américain avançait dans la mise en œuvre de cette mesure. Interrogé sur la nature de ce tarif, entre outil de négociation ou mesure durable, il a estimé qu’il s’agissait d’une composante intégrée à l’accord global en discussion.

À ce stade, les nouveaux droits de douane n’avaient pas encore été officiellement adoptés, bien que leur mise en application ait été évoquée comme imminente par l’exécutif américain. Cette situation entretient une forte incertitude pour les acteurs du marché automobile international, notamment les exportateurs européens.

Réactions de Bruxelles et enjeux pour les constructeurs allemands

La réaction de la Commission européenne ne s’est pas fait attendre. Bruxelles a rejeté les accusations selon lesquelles l’Union européenne ne respecterait pas l’accord commercial conclu précédemment avec Washington. Les autorités européennes ont également indiqué qu’elles conserveraient toutes les options nécessaires afin de défendre les intérêts économiques de l’Union si les États-Unis venaient à ne pas respecter les engagements signés.

Du côté allemand, particulièrement exposé en raison du poids de son industrie automobile dans les exportations vers les États-Unis, la situation est suivie de près. Les actions des constructeurs automobiles allemands ont d’ailleurs reculé sur les marchés financiers à la suite des annonces américaines. Le secteur, déjà fragilisé par des contraintes industrielles et réglementaires, se retrouve confronté à une nouvelle pression tarifaire susceptible d’affecter sa compétitivité sur le marché américain.

Cette hausse des droits de douane intervient dans un contexte plus large de tensions diplomatiques entre Washington et plusieurs partenaires européens. Les différends évoqués ne se limitent pas aux échanges commerciaux, mais s’étendent également à des questions de sécurité internationale et de coopération militaire.

Un contexte géopolitique élargi et ses effets sur l’automobile

Au-delà du seul cadre commercial, cette décision s’inscrit dans une séquence de tensions plus larges entre les États-Unis et l’Union européenne. L’administration américaine a notamment évoqué des divergences concernant la situation en Iran et le rôle des pays européens dans certaines opérations navales, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ces tensions diplomatiques ont contribué à alourdir le climat général entre les deux blocs.

Dans ce contexte, la Maison Blanche a également annoncé son intention de retirer environ 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne, une décision interprétée comme un signal supplémentaire de désaccord politique avec Berlin. Ces éléments renforcent un climat d’incertitude qui dépasse le seul secteur automobile, mais qui impacte directement les échanges industriels transatlantiques.

Sur le plan commercial, l’administration américaine avait déjà imposé l’année précédente des droits de douane de 25 % sur les importations automobiles mondiales au nom de la sécurité nationale, avant de conclure un accord spécifique avec l’Union européenne permettant de ramener ce taux à 15 %. Le retour annoncé à un niveau de 25 % marque donc un durcissement significatif par rapport à cet accord récent.

Le secteur automobile européen, et en particulier les constructeurs allemands, se retrouve ainsi exposé à une nouvelle phase de tensions commerciales, avec des répercussions possibles sur les volumes d’exportation, les marges industrielles et la compétitivité sur le marché américain. Les marchés financiers ont immédiatement réagi, traduisant l’inquiétude des investisseurs face à cette montée des barrières douanières.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette nouvelle hausse annoncée des droits de douane illustre la fragilité des accords commerciaux entre les États-Unis et l’Union européenne dans le domaine automobile. Le retour à un taux de 25 % marque une rupture nette avec le compromis précédent fixé à 15 %. Les constructeurs allemands apparaissent en première ligne face à cette mesure, comme en témoigne la réaction immédiate des marchés financiers. Dans un contexte déjà tendu pour l’industrie automobile mondiale, cette décision ajoute une contrainte supplémentaire sur les échanges transatlantiques et pourrait peser sur la stratégie export des constructeurs européens.

Crédit illustration : White House.

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BYD accélère à l’export malgré un marché chinois en recul

7 mai 2026 à 12:09

Les ventes internationales de BYD bondissent, portées par la hausse du carburant et l’essor des véhicules électriques à l’échelle mondiale.

Les exportations du constructeur automobile chinois BYD Co. connaissent une progression spectaculaire, soutenues par un contexte énergétique mondial tendu. La flambée des prix du carburant, alimentée par les tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran, a renforcé l’attractivité des véhicules électriques (VE), devenus une alternative stratégique pour de nombreux marchés. Cette dynamique favorable à l’international contraste toutefois avec un ralentissement marqué de la demande sur le marché domestique chinois, entraînant une baisse continue des livraisons globales du groupe.

Une croissance portée par les marchés internationaux

En avril, les ventes de BYD hors de Chine ont bondi de 71 % sur un an, atteignant 134 542 unités. Cette performance illustre la montée en puissance de la stratégie d’expansion mondiale du constructeur, qui cherche à s’imposer comme un acteur incontournable de la mobilité électrique. La hausse des coûts du carburant agit comme un levier majeur, incitant les consommateurs à se tourner vers des solutions plus économes et technologiquement avancées.

Malgré cette croissance soutenue à l’export, les livraisons totales ont reculé de 16 %, s’établissant à 321 123 unités. Il s’agit du huitième mois consécutif de baisse, signe d’un déséquilibre persistant entre la dynamique internationale et les difficultés rencontrées sur le marché intérieur.

Un marché chinois sous pression concurrentielle

Le ralentissement des ventes en Chine s’explique en partie par la suppression progressive des subventions gouvernementales, qui avaient largement soutenu l’essor des véhicules électriques ces dernières années. Parallèlement, la concurrence s’intensifie avec des acteurs majeurs du secteur automobile et technologique, accentuant la pression sur les prix et les marges.

Dans ce contexte, les constructeurs chinois multiplient les remises pour stimuler la demande, alimentant une véritable guerre des prix. Pour BYD, la réduction moyenne des prix a atteint 10 % en mars, son plus haut niveau en deux ans. Cette stratégie commerciale agressive, bien que nécessaire pour maintenir les volumes, pèse directement sur la rentabilité et contribue à l’augmentation de l’endettement à court terme.

Innovation et montée en gamme comme leviers de relance

Pour relancer sa croissance, BYD mise sur une offensive produit ambitieuse. Le constructeur prévoit le lancement de nombreux nouveaux modèles, intégrant des technologies avancées en matière de batteries et de recharge rapide. Lors du salon de l’automobile de Pékin, l’entreprise a occupé un hall entier pour présenter sa stratégie multi-marques et mettre en avant ses innovations, notamment ses batteries haut de gamme « blade », reconnues pour leur performance et leur autonomie.

Cette approche axée sur la technologie et la personnalisation vise à renforcer l’image de marque de BYD, en l’inscrivant dans une logique de montée en gamme et de différenciation. L’objectif est clair : séduire une clientèle internationale exigeante, sensible aux critères de luxe, de performance et d’efficacité énergétique.

Le Great Tang, symbole des ambitions du groupe

Parmi les nouveautés phares, le SUV Great Tang illustre les ambitions du constructeur sur le segment des véhicules haut de gamme. Ce modèle sept places, capable de parcourir près de 1 000 kilomètres avec une seule charge, se positionne comme un produit compétitif en termes d’autonomie et de prestations. Proposé à partir de 250 000 yuans (environ 36 600 dollars), il a suscité un fort intérêt dès son lancement, avec plus de 30 000 précommandes enregistrées en seulement 24 heures.

Ce succès initial confirme l’appétit du marché pour des véhicules électriques combinant design, technologie et performances élevées. Il souligne également la capacité de BYD à innover et à répondre aux attentes d’une clientèle en quête de solutions de mobilité premium.

À plus long terme, le constructeur vise la vente de 1,3 million de véhicules hors de Chine sur l’année, soit une augmentation significative par rapport à 2025. Cette ambition repose sur une stratégie globale articulée autour de l’innovation, de l’expansion géographique et de l’adaptation aux évolutions du marché automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des ventes internationales de BYD confirme la pertinence de sa stratégie d’expansion dans un contexte énergétique favorable aux véhicules électriques. Toutefois, la dépendance à une guerre des prix en Chine fragilise sa rentabilité à court terme. Le lancement de modèles technologiques comme le Great Tang montre une volonté claire de montée en gamme. Reste à savoir si cette orientation suffira à compenser durablement le ralentissement du marché domestique.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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