Panasonic Will No Longer Make Its Own TVs
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L’Unified Core serait le nom de la prochaine révolution architecturale d’Intel, avec comme principe fondateur la fin du serpent à deux têtes E-Core/P-Core. Encore très largement du domaine de la rumeur — avec une date de sortie supposée pour 2028 au plus tôt, il y a de quoi —, la volonté derrière ce...
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Les banques poussent massivement leurs clients à utiliser leur application mobile pour valider les paiements (et ça marche). BoursoBank fait le forcing auprès de certains clients. Rappelons que le recours à une application n’est pas une obligation légale. L’inverse semble aussi vrai : les banques ne semblent pas avoir l’obligation de proposer une alternative.
« Pour continuer à gérer vos comptes simplement et réduire les risques de fraude, l’App devient indispensable. » C’est le message envoyé par BoursoBank (anciennement Boursorama Banque) à certains de ses clients, comme ces derniers en témoignent ici et là par exemple. Il reste encore quelques semaines puisque l’échéance est fixée au 6 avril 2026.
Sur son site, la filiale de la Société Générale confirme :
« Certaines opérations nécessitent une validation de votre part. Par défaut, celle-ci se fait via l’application BoursoBank car elle offre le meilleur niveau de sécurité et de confort : vous recevez une notification directement sur votre appareil et validez dans votre espace personnel protégé (mot de passe, code ou biométrie). Si vous ne détenez pas l’application, la validation de vos opérations se fait encore par code à usage unique reçu par SMS ou Email. Toutefois, à partir du 06/04/2026, pour les opérations les plus importantes, la validation dans l’application sera indispensable ».
Le message est clair : « l’application sera indispensable » pour certaines opérations sensibles, mais sans plus de précisions. BoursoBank ajoute que, « si vous ne pouvez pas utiliser l’application pour valider une opération, vous pourrez contacter le Service Client qui vous orientera vers une solution de validation provisoire selon votre situation ».
Il n’est pas précisé combien de temps cette solution provisoire sera disponible, ni comment elle fonctionnera. Nous avons contacté le service presse de BoursoBank, qui n’a pas répondu à nos questions pour le moment.
Qu’en est-il chez d’autres banques ? Des alternatives existent en général, même si elles ne sont pas toujours mises en avant.
Chez Fortuneo (Crédit mutuel Arkéa), l’application mobile n’est pas obligatoire pour une authentification forte : « Un mode de validation alternatif par SMS et mot de passe est en place lorsqu’un paiement en ligne avec votre carte nécessite une authentification forte. Vous devez tout d’abord renseigner le code reçu par SMS, puis entrer votre mot de passe Fortuneo (celui que vous saisissez pour vous connecter sur l’espace client Fortuneo) ».
Même approche chez MonaBanq (Cofidis) : « Si vous n’utilisez pas l’application mobile Monabanq, l’authentification forte est réalisée à l’aide d’un code à usage unique envoyé par SMS sur le numéro de téléphone mobile enregistré dans vos coordonnées pour valider les opérations sensibles. Vous devrez également saisir le code d’accès à votre Espace Client ».
Au CIC, l’authentification forte pour les achats en ligne passe par Confirmation Mobile, mais ce n’est pas obligatoire : « Si vous ne possédez pas de smartphone permettant d’installer notre application, vous pouvez vous connecter à votre espace client depuis notre site internet et créer votre Code Personnel de Paiements Internet (CPPI), via l’onglet « Profil » puis « Sécurité ». Lors d’un paiement par carte sur un site marchand, un code vous sera envoyé par SMS, celui-ci sera à renseigner ainsi que votre CPPI ».
Par contre, le CIC écrit noir sur blanc que « lors de vos connexions au site internet, la validation de votre connexion par Confirmation Mobile vous est demandée systématiquement ».
Un mot revient souvent quand il s’agit de banques et de validation d’opérations d‘achats en ligne : la 2e directive sur les services de paiement ou DSP2. Cette directive a été votée en 2015 par le Parlement européen et elle est entrée en vigueur en septembre 2019. Elle vise, rappelle le site officiel de France Num à « harmoniser la réglementation sur les paiements au sein de l’Union européenne ».
Elle renforce les droits des consommateurs, interdit des pratiques de surfacturation et, dans le cas présent, oblige une authentification forte pour tous les paiements en ligne : « c’est-à-dire à deux facteurs au moins entre un code ou mot de passe que l’on sait, un appareil que l’on possède, une donnée biométrique telle que l’empreinte digitale, la voix ou l’iris ». Il existe quelques exceptions, notamment pour les petites sommes (moins de 30 euros).
L’authentification forte décrite dans la DSP2 n’impose pas l’utilisation de l’application mobile de la banque, mais ne l’interdit pas non plus. Les banques ne se privent donc pas de pousser leur application auprès de leurs clients.
France Num explique que, dans le cadre d’une authentification forte, « le client doit fournir deux des trois éléments d’identification suivants :
France Num ajoute néanmoins que « si le client ne possède pas de téléphone intelligent ou ne souhaite pas utiliser l’application mise à disposition par sa banque, l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement rappelle que « les utilisateurs doivent disposer de la liberté de choix de leur solution d’authentification » et que « les prestataires de services de paiement sont donc invités à offrir au moins une méthode alternative et gratuite à l’application mobile sécurisée » ».
Dans la charte du comité national des moyens de paiement (pdf, disponible sur la Banque de France), il est aussi indiqué que « les prestataires de services de paiement sur internet devraient proposer, dans la mesure du possible et sans surcoût pour les utilisateurs, au moins une solution d’authentification forte alternative à l’utilisation d’une application bancaire sécurisée ».
France Num donne deux exemples : « envoi d’un SMS à usage unique couplé à un mot de passe connu par le client ; mise à disposition d’un dispositif physique dédié comme un lecteur de cartes bancaires ». La première solution est celle mise en place par Fortuneo et MonaBanq par exemple.
De son côté, l’April propose un « atelier DSP2 » sous la forme d’un wiki ouvert aux non-membres : « Double authentification par SMS : certaines banques l’ont supprimée… et imposent des solutions non libres, intrusives et/ou payantes. Le risque est que les autres banques fassent de même… », explique l’Association sur Mastodon. Des membres essayent donc de maintenir à jour le wiki afin de « mutualiser les informations » et « indiquer les recours possibles ». La dernière mise à jour date du 14 février 2026.

Le portail de la transformation numérique des entreprises reconnait volontiers que, « le plus souvent, les banques demandent à leurs clients de télécharger leur application mobile qui intègre le service d’authentification forte ».
C’est d’ailleurs confirmé par la Banque de France dans son observatoire de 2023, qui rappelait que l’application mobile était la principale solution d’authentification forte en France : « 74 % des porteurs de cartes en sont équipés (contre 72 % en 2022), et elle représente 82 % des paiements authentifiés ».
Les mentalités sont-elles en train de changer ? Alors que les rapports de la Banque de France publiés fin 2023 et 2024 (sur des données de 2022 et 2023) indiquaient tous les deux que les prestataires devaient offrir « au moins une méthode alternative et gratuite à l’application mobile sécurisée » (même phrase dans les deux rapports), celui de 2025 n’en fait plus mention.
Il y a un an, la question de l’« obligation de possession d’un téléphone portable pour accéder à ses comptes bancaires en ligne » était arrivée au Sénat. Lauriane Josende (Les Républicains) demandait au gouvernement s’il envisageait de « prendre des mesures pour assurer un égal accès de tous les usagers au service bancaire ».
La réponse est arrivée quelques semaines plus tard, via Nathalie Delattre (ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie et des Finances). Elle expliquait alors que « les clients qui n’ont pas de smartphone disposent de plusieurs modalités d’accès à leur compte bancaire – en contactant leur conseiller bancaire par téléphone ou en utilisant un ordinateur classique. Ils peuvent également se rendre dans leur agence bancaire et utiliser un guichet automatique – qui se trouve le plus souvent dans le sas de l’agence – ou s’adresser à un conseiller au guichet ». Pour la ministre déléguée, « l’égalité d’accès de nos concitoyens qui ne possèdent pas de smartphone à leurs informations bancaires est donc assurée ».
Ce à quoi la sénatrice rétorque : « Dans les zones rurales, l’égal accès aux comptes bancaires tel que vous le décrivez est toutefois bien souvent une illusion. En pratique, les agences sont loin, en particulier pour des personnes âgées qui rencontrent des difficultés pour se déplacer. La plupart du temps, les numéros d’appel des services clients, a fortiori des nouvelles banques qui ne proposent leurs services qu’en ligne, sont difficiles d’accès ». Il faudra peut-être ajouter prochainement la validation de certaines « opérations les plus importantes ».
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« Il y a aujourd’hui plus de lobbyistes tech que d’eurodéputé·es à Bruxelles ! », s’étonne synthmedia.fr : un rapport des ONG Corporate Europe Observatory (CEO) et LobbyControl dénombrait en effet, en octobre dernier, 890 lobbyistes tech, contre 720 eurodéputés. En deux ans à peine, le budget des lobbys de la tech est quant à lui passé de 113 à 151 millions d’euros, soit une progression de 33 % :
« En tête de peloton, Meta ouvre la marche avec 10 millions d’euros consacrés à l’influence, talonnée par Microsoft, Apple et Amazon. Les dix plus grandes entreprises du numérique dépensent à elles seules trois fois plus que leurs homologues des secteurs pharmaceutique, financier et automobile réunis, et deux fois plus que celui de l’énergie. »
Cette montée en puissance viserait à détricoter les piliers législatifs du Vieux Continent par le biais de textes tels le Digital Omnibus présenté en novembre 2025 pour simplifier des lois numériques issues de dix ans de réflexion, relève Synth.
Après avoir comparé les argumentaires des lobbyistes adressés aux eurodéputés et la copie rendue par la Commission européenne, Felix Duffy, chargé de campagne chez LobbyControl pointe un « chevauchement assez important » des textes, et y voit un « cadeau fait à Donald Trump et à ses oligarques de la tech ».

« Une montée en puissance qui inquiète et alimente le débat sur la souveraineté numérique du Vieux Continent », écrit Synth, alors que la Commission européenne tente de consolider son arsenal numérique, que l’Union européenne peaufine sa prochaine grande loi numérique, le Digital Fairness Act, que l’administration états-unienne attaque de son côté le Digital Services Act (DSA) et prend la défense des ingérences numériques d’Elon Musk via son média social X.com.
« Les géants américains de la tech ont clairement fait allégeance au président des États-Unis. Derrière ce positionnement, il y a un imaginaire politique de puissance impériale transhumaniste et une volonté assumée de domination », analyse l’eurodéputé écologiste David Cormand : « l’offensive contre les régulations européennes n’est pas seulement politique, elle vise le modèle démocratique lui-même. Il ne peut donc pas y avoir de compromis durable entre nos valeurs et leur modèle ».