Vue normale

Reçu — 17 février 2026 De tout et de rien

La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux  | Alliancy

17 février 2026 à 10:56
« Au cœur de cette feuille de route figure le lancement d’Alternative, un programme visant à construire une infrastructure numérique mutualisée reposant largement sur des technologies open source. Après plus d’une décennie de recours massif à des solutions propriétaires, souvent extra-européennes, les hôpitaux font face à une hausse des coûts, à des contraintes de sécurité accrues et à une complexité contractuelle croissante. Treize établissements pilotes participent à la conception d’un socle couvrant les usages essentiels, de la gestion des identités aux environnements collaboratifs, en passant par l’hébergement et l’exploitation des systèmes d’information. »
(Permalink)

Préface à « La déception informatique »

17 février 2026 à 09:45
Extrait : « Au nom d’intérêts financiers, le partage de culture a très vite été criminalisé alors que les injures et les discours de haine, eux, étaient amplifiés pour servir de support aux messages publicitaires omniprésents. »
Je crois que ça résume bien internet tel qu'il est actuellement.
(Permalink)

Vidéosurveillance : les députés autorisent l’usage d’algorithmes pour détecter le vol dans les commerces

17 février 2026 à 08:51
Et voilà... une loi d'exception, mise en place - PROMIS JURÉ - juste pour les J.O. a été banalisée : Non seulement la vidéosurveillance algorithmique est maintenue, mais les commerces privés vont aussi avoir le droit d'en installer.
(Permalink)

Je tiens à dire publiquement que mon activité professionnelle ne porte pas, même de loin, sur le projet de nouvelles piscines d'entreposage de combust...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Je tiens à dire publiquement que mon activité professionnelle ne porte pas, même de loin, sur le projet de nouvelles piscines d'entreposage de combustible nucléaire.
Et pas non plus sur les projets d'extensions d'entreposages de déchets MHAVL.

Reçu — 16 février 2026 De tout et de rien

À Paris, en 2026, Haussmann serait éconduit

16 février 2026 à 19:11

Une offre locative divisée par quatre en seulement trois ans. Pour les classes moyennes et populaires, la capitale est désormais inaccessible. En figeant le présent, la sur-réglementation a rendu tout projet de transformation impossible… au seul bénéfice de quelques privilégiés.

À Paris, l’offre de logement locatif s’est effondrée de 74 % entre 2021 et 2024, créant une catastrophe sans précédent : un studio parisien reçoit désormais en moyenne 832 demandes de location. La France a mis en chantier seulement 272 000 logements en 2025, record historiquement bas, tandis que les mises en chantier ont chuté de 59 500 à 40 800 entre 2022 et 2025 en Île-de-France. L’encadrement des loyers, les interdictions liées au DPE et, désormais, le Plan Local d’Urbanisme Bioclimatique, voté en novembre 2024, forment une tenaille réglementaire qui achève de paralyser le marché. Le plus stupéfiant reste l’ivresse bureaucratique qui accompagne ce désastre : alors que les mises en chantier s’effondrent à des records historiquement bas, les édiles se félicitent bruyamment de la « vertu » de leurs décrets.

Cette cécité n’est d’ailleurs plus une exclusivité parisienne, elle devient une pathologie des métropoles françaises. De Montpellier, où Michaël Delafosse s’obstine dans l’encadrement des loyers, à Nantes, où les élus se gargarisent de nouveaux règlements restrictifs, une même idéologie malthusienne semble avoir saisi les mairies. Sous les atours d’une certaine vision de l’écologie, la Ville de Paris a signé l’arrêt de mort de l’offre immobilière privée. Ce PLU érige un corset normatif qui, sous prétexte de mixité sociale et de résilience climatique, organise méthodiquement la rareté et l’exclusion.

Soviétisation ou passéisme : les errements des politiques du logement

J’approfondis

L’asphyxie par les quotas de logements sociaux

Le péché originel de ce PLU réside dans son mépris des mécanismes de l’offre. Pour faire chuter les prix dans une métropole en tension extrême, la solution est connue : construire massivement, haut et dense. Or le règlement actuel envisage une toute autre stratégie. Dès qu’une opération dépasse 500 m², elle doit désormais sacrifier entre 30 et 50 % de sa surface au logement social. Pour un investisseur, la rentabilité s’évapore instantanément.

Le plus redoutable reste le « pastillage » : plus de 800 adresses sont désormais ciblées par la Ville, qui peut y exiger jusqu’à 100 % de logement social. C’est une forme de nationalisation larvée : certains immeubles ont vu leur valeur chuter de 80 % du jour au lendemain. Le propriétaire perd la maîtrise de son bien, prisonnier d’une Mairie dont la dette explose et qui ne pourra jamais racheter ces biens au prix du marché.

L’urbanisme du vide

Le PLU bioclimatique ne bannit pas la densité par un décret brutal : il la rend techniquement toxique et économiquement suicidaire. Son arme la plus efficace est un acronyme administratif, le SELC (Espace Libre de Construction). Sous prétexte de laisser respirer le sol, la Mairie impose des quotas de vide qui explosent dès qu’une opération devient d’envergure.

Dès que l’on travaille sur une parcelle de plus de 3 500 m², le règlement exige de réserver entre 55 % et 60 % de la surface au vide. C’est un plafond mécanique qui transforme les gisements de logements en « gisements de sol nu ». Le paradoxe est tragique : Paris possède d’immenses emprises publiques — les grands hôpitaux (Pitié-Salpêtrière, Lariboisière), les campus de Jussieu, les casernes ou les faisceaux ferroviaires de la SNCF — qui sont les seuls lieux où l’on pourrait construire vite et fort sans léser le voisinage. Pour les hôpitaux, précisons l’enjeu : il ne s’agit pas ici de raser ces institutions mais d’en optimiser l’espace, d’en exploiter les délaissés fonciers et d’y densifier le bâti là où la place le permet. En soumettant ces sites stratégiques à la logique du « grand terrain = grand parc obligatoire », la Ville verrouille ses derniers réservoirs de croissance.

Pour mesurer l’ampleur du désastre, il faut oser une uchronie. Si le baron Haussmann se présentait aujourd’hui à l’Hôtel de Ville avec ses plans sous le bras, il serait éconduit comme un vulgaire « bétonneur ». L’ADN de Paris, cet îlot périmétral dense aux cours intérieures optimisées qui occupe traditionnellement les deux tiers du sol, est désormais illégal.

En exigeant de laisser la moitié de chaque terrain vide, en élévation comme en sous-sol, ce règlement brise net la morphologie de la « ville-bloc » pour lui substituer un urbanisme de la fragmentation. Si ces règles avaient régi le XIXe siècle : près d’un îlot parisien sur deux n’aurait jamais obtenu son permis de construire. Et l’offre de logements aurait été amputée d’un tiers sur les emprises massives qui font la grandeur de la capitale.

Paris ne serait pas cette métropole vibrante que le monde nous envie, mais une collection de bâtiments isolés émergeant de zones de « pleine terre » imposées. En sanctuarisant le vide au nom d’un idéal contemplatif, la Mairie administre la rareté. Si ces règles avaient existé en 1850, Haussmann n’aurait été qu’un paysagiste de banlieue, et Paris, un grand village étouffé sous ses propres jardinets.

Le sabotage par la complexité

Chaque mètre carré devient un véritable casse-tête d’ingénieur. Végétaliser les toits ? L’obligation impose un tel poids de terre qu’il faut renforcer toute la structure du bâtiment, pour un coût prohibitif. Planter des arbres ? Les distances imposées par rapport aux façades se transforment en interdictions de construire déguisées.

Additionnées, ces exigences techniques, paysagères et morphologiques créent une barrière à l’entrée froide et simple : la petite et moyenne propriété n’a ni la surface financière ni la capacité juridique pour absorber ce degré d’incertitude, d’itérations et d’aléas. Seuls les opérateurs capables de porter des années d’études, de négociations et de surcoûts — et donc de sortir du produit très haut de gamme — survivent.

On n’est plus dans l’urbanisme mais dans un cahier des charges punitif. L’écologie réglementaire produit ce paradoxe cruel : on optimise des opérations qui ne verront jamais le jour.

L’écologie à l’envers

L’ironie est mordante : ce plan trahit les principes mêmes de l’écologie rationnelle. Le levier le plus puissant de la décarbonation est la densité. Un Parisien qui marche ou prend le métro pollue bien moins qu’une famille exilée en deuxième couronne, dépendante de la voiture. Le mécanisme des « espaces à libérer » (EAL) est, à cet égard, éloquent : il condamne toute extension sur des emprises existantes, actant leur démolition future pour « verdir » le sol.

Pour le climat et la prospérité, vive la densité urbaine !

J’approfondis


En verrouillant les emprises publiques, les dents creuses et en empêchant les surélévations, la Mairie encourage mécaniquement la bétonisation des terres agricoles à 50 kilomètres de là. Sous un vernis de chlorophylle, c’est un égoïsme municipal antisocial qui s’exerce.

En administrant ainsi la rareté, la Mairie fracture Paris en 2 mondes : d’un côté, les bénéficiaires d’un logement social captif ; de l’autre, les détenteurs de fortunes capables de s’offrir le très rare résiduel privé.

Un véritable plan bioclimatique libéral embrasserait une tout autre philosophie : il simplifierait drastiquement les 271 pages de ce règlement, libérerait le potentiel des immenses emprises publiques et substituerait aux quotas confiscatoires des incitations à bâtir dense afin de faire baisser naturellement les prix. Pour restaurer le pouvoir d’achat immobilier et soigner le climat, le remède est connu : il faut des grues, de la densité et de la liberté. Sans un revirement radical, Paris ne sera bientôt plus qu’un décor végétalisé pour une ville qui a cessé de battre, un musée de la bonne conscience pétrifié dans son malthusianisme vert.

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Électroscope #14 : Ariane 6, fusion nucléaire et surprises médicales

16 février 2026 à 05:34

Voir triompher Ariane 64, franchir un cap décisif dans la fusion nucléaire, réinventer la robotique, transformer l’imagerie médicale et redonner la vue… C’est parti pour Électroscope 14.

Ariane 64 : le poids lourd de l’Europe reprend sa couronne

Alors que tous les regards sont rivés sur l’arrivée de l’astronaute française Sophie Adenot dans la Station spatiale internationale, l’Europe vient de franchir une étape décisive. Le ciel de Kourou a tremblé ce 12 février, et avec lui, les doutes qui pesaient sur l’autonomie spatiale européenne : pour son vol inaugural, la configuration « 64 » d’Ariane 6, équipée de quatre propulseurs d’appoint à poudre, a réalisé un sans-faute.

La fusée a placé sur orbite basse une grappe de 32 satellites pour la constellation Amazon LEO, marquant le début d’un ballet logistique qui verra l’Europe déployer une large partie de l’infrastructure que désire construire le géant américain du cloud et du e-commerce.

Ce succès valide la stratégie de modularité prônée par le CNES et ArianeGroup. Là où Ariane 62 (deux boosters) assure les missions institutionnelles et scientifiques plus légères, la version 64 s’attaque frontalement au marché des constellations, jusqu’ici chasse gardée de SpaceX. Les deux boosters supplémentaires offrent la poussée nécessaire pour arracher jusqu’à 21,6 tonnes à la gravité terrestre vers l’orbite basse. Dans cette configuration, qui inclut également une coiffe longue de 20 mètres, elle s’impose comme la fusée la plus puissante et la plus haute jamais construite par une nation européenne…Mais au-delà de la performance technique, c’est la flexibilité industrielle qui est saluée. Le corps central reste identique, quelle que soit la mission : seul l’ajout de la coiffe et des P120C change la donne. Cette évolution est d’ailleurs loin d’être terminée, puisque l’arrivée prochaine des boosters P160C, plus performants, promet déjà d’accroître encore la capacité d’emport de la fusée !

Cette « mécanique de Lego » permet de cadencer la production et de rationaliser les coûts, une nécessité vitale dans une économie spatiale devenue impitoyable. Avec ce superbe vol, la France et ses partenaires européens prouvent que le Vieux Continent dispose d’une technologie capable de porter les charges les plus lourdes du marché.

Helion Energy : l’étoile en bouteille se rapproche

Si Ariane maîtrise le feu chimique, Helion Energy apprivoise la fusion nucléaire. La start-up américaine, basée à Everett, vient d’annoncer une percée majeure vendredi dernier : son prototype « Polaris » a atteint une température de plasma de 150 millions de degrés Celsius, soit dix fois la température du cœur du Soleil !

Plus significatif encore, l’entreprise a obtenu des réactions de fusion deutérium-tritium mesurables et stables, ce qui constitue une première pour une si petite entité privée !

L’approche d’Helion tranche aussi radicalement avec les titanesques réacteurs de type tokamak (comme ITER). Au lieu de maintenir un plasma en continu dans un immense anneau magnétique, Helion utilise la technique « magnéto-inertielle pulsée ». Quèsaco ? Imaginez deux anneaux de plasma (du gaz ionisé) propulsés l’un contre l’autre à des vitesses supersoniques au centre d’une chambre à vide. La collision qui en résulte permet de comprimer le combustible jusqu’à la fusion, et l’énergie libérée est capturée directement par induction électromagnétique, sans passer par le cycle vapeur-turbine traditionnel.

Cette prouesse change la donne économique : en s’affranchissant de la lourde machinerie des turbines à vapeur, Helion promet de convertir l’énergie de fusion en électricité avec un rendement inégalé. Là où les réacteurs conventionnels perdent une immense partie de leur puissance en chaleur « inutile », ce système produit directement le courant. Ce qui permet d’envisager des centrales nucléaires compactes, rapides à construire et infiniment moins coûteuses que les chantiers pharaoniques actuels.

Les nouveaux jalons réalisés par Helion sont cruciaux pour maintenir la feuille de route ambitieuse de l’entreprise, qui vise la mise en service de sa centrale pilote « Orion » d’ici 2028. Cette installation, atteignant 50 mégawatts, sera la première au monde conçue non pour l’expérience scientifique, mais pour injecter de l’électricité de fusion « commerciale » dans le réseau. Celle-ci sera achetée par Microsoft pour alimenter ses data centers.

L’objectif ultime de l’entreprise reste la fusion aneutronique utilisant l’hélium-3, un « Saint Graal énergétique » : une électricité sans déchets radioactifs à longue vie. Avec les résultats encourageants du prototype Polaris, Helion suggère que l’ère de l’énergie de fusion pourrait arriver bien plus tôt qu’imaginé.

Allonic : la robotique hongroise qui a du « muscle »

Pendant ce temps, une révolution silencieuse s’opère dans des ateliers de Budapest. La start-up hongroise Allonic entend bousculer les paradigmes de la robotique humanoïde en remplaçant le métal… par du tissu.

Jusqu’ici, construire une main robotique signifiait assembler des centaines (et même des milliers) de petites pièces rigides : moteurs, engrenages, vis et câbles. Allonic propose une approche radicalement différente : le « 3D Tissue Braiding » (soit le tissage de tissus 3D). La machine d’Allonic « tisse » littéralement la structure du robot, intégrant un squelette rigide, des tendons souples et des actionneurs directement dans un processus de fabrication continu. Le résultat est une véritable main proposant quasiment les mêmes caractéristiques que celle des humains, et bientôt des corps entiers.

Cette méthode confère à leurs créations une fluidité « bio-inspirée ». La main d’Allonic possède une souplesse quasi naturelle. Elle peut encaisser des chocs, saisir des objets fragiles sans capteurs de pression complexes et interagir avec l’humain sans risque de blessure. En s’inspirant de la biologie pour la fabrication, Allonic espère résoudre un défi majeur de la robotique moderne : la complexité d’assemblage.

Vers le dépistage du cancer du sein à domicile

L’innovation médicale prend parfois la forme d’une simple sonde. Des chercheurs du MIT ont dévoilé début février une version mature de leur capteur à ultrasons portable, capable de scanner les tissus mammaires en profondeur. Contrairement aux mammographies traditionnelles, coûteuses, irradiantes et nécessitant une visite à l’hôpital, ce dispositif d’échographie souple se glisse aisément dans un sac et permet une imagerie en temps réel et en 3D.

L’enjeu est colossal : le cancer du sein reste l’un des plus meurtriers par sa fréquence, et son pronostic dépend presque entièrement de la précocité du diagnostic. Le problème actuel réside dans l’intervalle entre deux dépistages : une tumeur agressive se développe très vite entre deux mammographies espacées de plusieurs années. Le dispositif du MIT comble cet angle mort en permettant une surveillance trimestrielle ou même mensuelle à domicile, sans douleur.

La technologie repose sur un nouveau matériau piézoélectrique capable de générer des ondes ultrasonores de haute qualité tout en épousant les courbes du corps. Les essais cliniques récents montrent une résolution d’image désormais comparable à celle des échographies hospitalières, à même de repérer des kystes de 3 mm, voire plus petits. En démocratisant l’accès à l’imagerie médicale, le MIT propose de passer d’une médecine de réaction (traiter la maladie sur le tard) à une médecine vraiment préventive.

Miracle neurologique : quand le cortex s’éveille après le noir

C’est une histoire, médiatisée par le médecin-journaliste Marc Gozlan, qui défierait presque les manuels de neurologie. Une récente étude publiée par l’Université Miguel Hernández d’Elche (Espagne) rapporte le cas d’un patient aveugle depuis plus de trois ans, ayant recouvré une forme de vision naturelle à la suite d’une expérimentation d’implant cérébral.

Initialement, l’expérience visait à tester une prothèse visuelle intracorticale : un réseau de micro-électrodes implanté directement dans le cortex visuel pour « contourner » les yeux et le nerf optique défaillants. L’objectif de l’étude était de créer des points lumineux artificiels pour permettre au patient de s’orienter. L’implant a fonctionné, mais l’inattendu s’est produit en marge de cette stimulation artificielle.

Après plusieurs sessions, le patient a rapporté percevoir des lumières et des mouvements spontanément, sans que l’appareil ne soit activé ! Les tests ont confirmé qu’il parvenait à localiser des sources lumineuses et des silhouettes avec une précision qui était impossible avec sa condition antérieure. Contrairement aux essais précédents (comme ceux menés sur Bernadeta Gómez), qui avaient nécessité une stimulation active, cette nouvelle étude rapporte donc un cas de plasticité « inédit ».

Les chercheurs, stupéfaits, émettent l’hypothèse d’une adaptation neuronale rapide. La stimulation électrique aurait soit « réveillé » des circuits neuronaux dormants, soit forcé le cerveau à réorganiser ses voies de traitement visuel résiduelles. Ce cas unique (à ce stade) suggère que le cerveau, même privé de sens pendant de nombreuses années, ne s’éteint pas définitivement. Il attend parfois juste l’étincelle adéquate pour se rallumer…

Chaque lundi, Les électrons libres vous propose un tour d’horizon des nouvelles électrisantes qui secouent le monde de la tech et œuvrent en faveur d’un progrès à même de changer votre quotidien.

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Reçu — 15 février 2026 De tout et de rien

Vers un remède universel pour le cœur, le foie et l’addiction ?

15 février 2026 à 06:00

Loin des stars aux silhouettes affinées sur les tapis rouges d'Hollywood, une lame de fond silencieuse est en train de redessiner la carte de la médecine mondiale. Et si les analogues du GLP-1 étaient le « couteau suisse » médical du XXIe siècle ?

Pendant longtemps, le récit autour de ces médicaments (Ozempic, Wegovy, Mounjaro, etc.) s'est cantonné à une équation simple : moins d'appétit égale moins de poids. Mais depuis peu, les chercheurs observent avec stupéfaction une série de phénomènes qui dépassent de loin le simple cadre de l'obésité. Des cœurs qui rajeunissent, des foies qui cicatrisent, des reins qui résistent à la maladie… Ces traitements semblent « réparer » l'organisme bien au-delà de ce pourquoi ils ont été conçus. Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle révolution ?

Quand le cœur et les reins entrent dans la danse

Le tournant historique porte un nom : l’étude SELECT. En août 2023, Novo Nordisk publie les résultats de cet essai clinique titanesque, qui a provoqué une véritable onde de choc. L'objectif était de répondre à une question simple : le sémaglutide protège-t-il le cœur de toutes les personnes en surpoids, même si elles ne sont pas diabétiques ?

Les résultats ont fait l'effet d'une bombe dans le milieu de la cardiologie : chez les participants, le médicament a réduit de 20 % le risque d'événements cardiovasculaires majeurs (AVC, infarctus, décès d'origine cardiaque). Pour la première fois, on prouvait qu'un traitement contre l'obésité n'était pas seulement « cosmétique » ou de confort, mais qu'il sauvait littéralement des vies en apaisant l'incendie dans nos artères…

Mais ce n’était que le début !

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Reçu — 13 février 2026 De tout et de rien

...si les recours aux différentes forment de modulation de la production augmentent dans les mêmes proportions.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
...si les recours aux différentes forment de modulation de la production augmentent dans les mêmes proportions.

Ça me paraît contradictoire tout ça.

Bon au pire on aura du productible, à défaut de production, de réserve pour le jour où la consommation remontera.

On continue à développer les énergies renouvelables électriques intermittentes et la consommation stagne.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
On continue à développer les énergies renouvelables électriques intermittentes et la consommation stagne.

Donc on améliorera peut-être la disponibilité, le productible nucléaire, mais ça n'implique pas forcément une hausse de production...

Ce que je trouve le plus stupide sur le volet électrique (pas encore eu le temps de m'intéresser au volet thermique) de cette PPE, c'est l'objectif d'...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Ce que je trouve le plus stupide sur le volet électrique (pas encore eu le temps de m'intéresser au volet thermique) de cette PPE, c'est l'objectif d'augmentation chaque année de la production nucléaire par l'amélioration de la disponibilité des réacteurs.

Quoted post from Tristan K. @tristankamin.bsky.social:
Si je comprends bien les articles et éditos qui me sont parvenus, pour cette PPE, on part sur (côté électricité)
1 • hypothèse de hausse significative mais raisonnable de consommation électrique
2 • relance du nucléaire confirmée, clause de revoyure pour en revoir l'ampleur

PPE3 : qui paye la facture ?

13 février 2026 à 06:00

Dix ans de dépenses, de subventions et de choix énergétiques viennent d’être présentés avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Un catalogue paradoxal cédant aux désirs des opérateurs. Hélas, le réel va présenter l’addition. Et elle sera salée.

Vous avez peut-être raté l’info, noyée entre deux polémiques sur les cancers et un énième rebondissement judiciaire. La France vient de présenter sa feuille de route énergétique pour les dix prochaines années : la PPE3. Un sujet qui devrait constituer le cœur du débat politique de cette fin de quinquennat et du prochain. Même si rien n’est moins sûr, hélas.

Elle était attendue depuis deux ans, et a été sans cesse repoussée sur l’autel de l’instabilité politique. Mais voilà ! Nous y sommes. Notre PPE3 a enfin été dévoilée par Sébastien Lecornu et aussitôt publiée au Journal officiel. Elle prétend fixer un cap clair de souveraineté énergétique. Elle vise une forte réduction de la dépendance aux énergies fossiles et une augmentation de la production électrique décarbonée. L’objectif ? La porter à 60 % de la consommation finale en 2030 et 70 % en 2035. Le document, à rebours de la précédente PPE qui souhaitait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires, place l’atome au cœur de la stratégie présentée, avec l’optimisation du parc existant de 57 réacteurs pour atteindre 380 à 420 TWh dès 2030. Une bonne chose, même si elle souligne une certaine incohérence d’une décennie l’autre, et s’avère économiquement peu compatible avec l’autre grosse annonce dans ce domaine. À savoir, la confirmation de la construction de six EPR2 et la possibilité de lancer huit réacteurs supplémentaires dans le courant de l’année. Quand on aime on ne compte pas… tragique erreur. Parallèlement, notre PPE prévoit une poursuite raisonnée du développement des énergies renouvelables terrestres, avec des objectifs revus à la baisse par rapport aux versions antérieures : environ 48 GW de solaire photovoltaïque en 2030 et 55-80 GW en 2035 et un développement mesuré de l’éolien terrestre privilégiant la remotorisation, ainsi qu’un maintien de la croissance de l’éolien offshore.

Bref, un texte qui, derrière les objectifs affichés, semble surtout très politique, tant il veut donner des gages à tout le monde. Qu’importent les évidents paradoxes de la démarche. D’autant qu’elle ne répond ainsi pas aux plus pressantes urgences en matière de stratégie énergétique que représentent les questions du coût, de la demande et de la consommation. On se retrouve alors face à une bataille de chiffres entre pro-nucléaires et pro-renouvelables. Combien d’EPR2 ? Combien d’éoliennes ? Quelle puissance installée en 2035 ? On croirait un concours de gigawatts.

Pendant ce temps, un éléphant se promène tranquillement au milieu de la pièce. La France dépense chaque année environ 60 milliards d’euros pour acheter du pétrole, du gaz et du charbon à l’étranger. Soixante milliards qui partent chaque année en fumée — au sens propre du terme.

Et personne, dans ce grand débat sur les capacités, ne semble s’attaquer frontalement au seul sujet qui compte, soit : comment éviter cette dépense colossale en s’exemptant de ces importations ?

Le problème avec les gigawatts

Une situation découlant d’une erreur tentante — à laquelle nos dirigeants succombent depuis des décennies : croire qu’il suffit de planifier l’offre pour que la demande suive. Or c’est faux…

Prenez votre propre cas. Vous chauffez votre maison au gaz. Votre chaudière fonctionne parfaitement. Pour que vous passiez à une pompe à chaleur électrique, de quoi avez-vous besoin ? Qu’on vous montre un beau graphique de puissance installée en 2050 ? Ou qu’on vous prouve, facture en main, que l’électricité sera durablement moins chère que le gaz ? La réponse est facile.

C’est la même chose à l’échelle industrielle. Quand ArcelorMittal, Lafarge ou n’importe quel autre chimiste décide du lieu d’implantation de sa prochaine usine — ou s’il électrifie ses fours — il compare les coûts énergétiques, pays par pays. Pas la qualité rédactionnelle des communiqués de presse.

Or, et c’est là où le constat pique : la demande française d’électricité stagne. L’industrie temporise. L’électrification des procédés avance au ralenti. Les relocalisations tant promises restent, pour beaucoup, à l’état de vœux pieux.

La raison n’est pas mystérieuse. Tant que le mégawattheure électrique n’est pas clairement, avec visibilité et structurellement plus attractif que le gaz, personne ne bougera. Ni les industriels, ni les ménages. Décarboner à coups de PowerPoint n’a jamais permis de faire baisser une facture.

Le trésor qu’on gaspille

Regardons les choses en face. La France a un avantage colossal, envié par la plupart de ses voisins : un mix de production d’électricité déjà décarboné.

Elle le doit à un parc nucléaire existant, très largement amorti, les centrales ayant été payées il y a des décennies. Mais aussi à son renouvelable installé, dont le coût marginal est quasi nul : une fois l’éolienne ou le panneau solaire posé, chaque MWh supplémentaire est presque gratuit. Et enfin, à un système électrique globalement exportateur. Rappelons que si la France vend régulièrement du courant à ses voisins, l’inverse est très rare.

Nous ne sommes pas l’Allemagne de 2022, qui fermait ses centrales nucléaires tout en brûlant frénétiquement du lignite pour compenser. Nous ne sommes pas davantage le Royaume-Uni, qui jongle avec un réseau vieillissant. Notre chance est d’avoir les cartes énergétiques en main.

La question se pose donc : pourquoi ne jouons-nous pas cette main ?

Le débat se focalise sur les investissements futurs — nouveaux EPR, nouvelles fermes éoliennes — et semble oublier une question beaucoup plus immédiate : tire-t-il le meilleur parti de ce que nous possédons déjà ?

Le coût affiché du parc nucléaire existant intègre des investissements futurs massifs (le Grand Carénage, les programmes de prolongation), des exigences de sûreté renforcées — légitimes — et des méthodologies comptables très prudentes. Si prudentes, parfois, qu’un parc amorti finit par apparaître artificiellement coûteux.

Soyons clairs : la sûreté nucléaire n’est pas un paramètre ajustable. On ne négocie pas avec la physique. Mais la manière dont on traduit nos atouts en signal économique relève en revanche d’un choix politique. Or, aujourd’hui, ce choix nous dessert. Un parc amorti devrait être une arme commerciale. Pas une ligne comptable anxiogène.

Construire, oui — mais pas n’importe comment

Aucune personne sérieuse ne conteste la nécessité de renouveler le parc nucléaire à terme, comme d’investir dans de nouvelles capacités et de préparer l’outil industriel de la prochaine génération. La question n’est pas si, mais quand et dans quel ordre.

La France de 2025 n’est pas celle de 1973. Nous ne faisons pas face à un risque de pénurie imminente. Nous n’avons pas besoin de construire dans l’urgence. Nous devons construire pour accompagner une montée en puissance de la demande. Mais ce phénomène aura seulement lieu si notre électricité est compétitive.

C’est un cercle, et il peut être vicieux ou vertueux.

Il sera vicieux si on lance des chantiers pharaoniques. On alourdira alors le système de coûts fixes, renchérissant l’électricité, provoquant une fuite des industriels, une stagnation de la demande et l’obligation de faire tourner les centrales en sous-régime. Flamanville, quand tu nous tiens…

Notre cercle épousera en revanche la vertu si on commence par rendre l’électricité existante imbattable. De quoi faire décoller la demande, permettre le lancement d’investissements au bon moment, et amener les nouvelles capacités en face de clients prêts à consommer. La filière se structure, les coûts baissent.

Le vrai courage politique

La PPE3 semble parfois guidée par une nostalgie — celle du grand volontarisme industriel, du moment où de Gaulle (ou Messmer, au choix) décidait d’une trajectoire voyant le pays suivre sans broncher… ou presque.

Ce monde n’existe plus. Le capital est mondial et mobile. Les finances publiques françaises sont dans un état qui interdit les paris à 100 milliards sans filet. La concurrence entre pays pour attirer les usines se joue à quelques centimes par kWh.

Le vrai courage, ce n’est pas d’annoncer des gigawatts depuis un pupitre — qu’il soit à Belfort ou à l’Élysée. C’est de poser la question qui dérange : comment rend-on l’électricité française suffisamment attractive pour que toute l’économie ait intérêt à basculer ?

Cela veut dire revoir la régulation. Revoir le signal tarifaire. Assumer que le parc existant est un avantage à exploiter, pas un héritage embarrassant. Et séquencer les investissements nouveaux en fonction de la demande réelle, pas du calendrier politique.

Si nous réussissons cela, la demande viendra. Les industriels investiront. L’électrification des transports, du chauffage, des usines cessera d’être un objectif sur un slide pour devenir une réalité économique. Et les 60 milliards d’importations fossiles commenceront enfin à fondre.

Alors oui, construire de nouvelles capacités aura tout son sens.

Sinon, nous aurons planifié l’offre. Mais pas créé le mouvement.

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Reçu — 12 février 2026 De tout et de rien

4) Éolien terrestre : je n'ai rien contre mais je suppose que le repowering est un bon choix pour continuer à développer la capacité tout en répondant...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
4) Éolien terrestre : je n'ai rien contre mais je suppose que le repowering est un bon choix pour continuer à développer la capacité tout en répondant aux critiques sur une invasion des campagnes par les turbines...

3) PV : toujours une utilité discutable à mes yeux, avec une production très très très intermittente et mal corrélée à la consommation. On sent les li...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
3) PV : toujours une utilité discutable à mes yeux, avec une production très très très intermittente et mal corrélée à la consommation. On sent les limites du réseau et du système électrique en Europe, déjà. Alors éviter le déploiement au forceps indépendant des besoins ou des capas réseau... Ok.

2) nucléaire : 6 tranches vont bien occuper la filière pour le moment. Mais si on veut que le tissu industriel se mette en branle pour un vrai renouve...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
2) nucléaire : 6 tranches vont bien occuper la filière pour le moment. Mais si on veut que le tissu industriel se mette en branle pour un vrai renouvellement du parc, à terme, il faudra prendre des engagements au long terme sans trop traîner

1) la conso : de toute façon il faut qu'on arrive à la relancer via l'électrification... Partir sur un entre-deux en attendant un plan d'électrificati...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
1) la conso : de toute façon il faut qu'on arrive à la relancer via l'électrification... Partir sur un entre-deux en attendant un plan d'électrification sérieux me semble un bon début.

3 • ralentissement sur le PV

Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
3 • ralentissement sur le PV
4 • focus, pour l'éolien terrestre, sur le repowering plutôt que les nouveaux parcs
5 • maintien de la cadence dans l'éolien marin

De quoi fâcher LFI, EELV et toute l'extrême droite (LR inclus), mais moi ça me semble plutôt bien. Tout a du sens.

Si je comprends bien les articles et éditos qui me sont parvenus, pour cette PPE, on part sur (côté électricité)

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Si je comprends bien les articles et éditos qui me sont parvenus, pour cette PPE, on part sur (côté électricité)
1 • hypothèse de hausse significative mais raisonnable de consommation électrique
2 • relance du nucléaire confirmée, clause de revoyure pour en revoir l'ampleur

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