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Trois nouveaux SUV pour Xpeng

15 mai 2026 à 14:36

Afin de prolonger sa forte croissance de 2025, Xpeng continuera à multiplier les modèles en 2025. Trois SUV sont ainsi au programme, dont un qui devrait devenir un modèle décisif pour l’implantation en Europe.

Tous les mois, le MIIT (Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information), publie la liste des nouveaux modèles homologués sur le marché chinois. Bien souvent avant même que les constructeurs eux-mêmes ne communiquent sur ces nouveautés. Ce mois-ci, trois nouveaux SUV de Xpeng figurent sur cette liste.

Mona L03

Née du rachat des activités automobiles de Didi (le Uber chinois), la famille Mona a démarré l’année dernière avec la berline M03. Une berline de segment C à hayon plutôt économique qui n’a pour le moment pas été lancée en Europe. En revanche, le SUV Mona L03 a toutes ses chances sur notre continent où il positionnerait la marque chinoise sur un des plus gros segments du marché : le SUV de segment C. Long de 4,65 m, il mêle les codes stylistiques de la Mona M03 avec une allure de SUV Coupé proche de celle du G6. Mais arrivé en Europe, le L03 devrait être moins cher que ce dernier.

Au programme, motorisation électrique ou électrique avec prolongateur d’autonomie.

Mona L05

La famille Mona sera élargie vers le haut avec le L05. Un grand SUV de 4,97 m de long. Un modèle qui fait un peu doublon avec le G6. Mais la stratégie de Xpeng est ici de pousser ses modèles classiques vers l’univers du premium, tout en positionnant les Mona dans des gammes de prix plus accessibles. Et contrairement à la plupart de ses rivaux chinois, sans créer de nouvelle marque… Ici aussi, les motorisations électriques avec ou sans prolongateur d’autonomie seront proposées.

G9L

Ce même choix de propulsion sera offert sur le grand G9L. Un nouveau SUV de 5,12 m qui viendra se positionner au-dessus du G9 (d’où le L), mais en dessous du GX (X ou 10 en chiffres romains…). Mais ce SUV semble surtout être un très proche cousin du Volkswagen ID.Unyx 08

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Polestar creuse ses pertes

15 mai 2026 à 14:01

Polestar voit sa perte trimestrielle s’aggraver sous l’effet des droits de douane et des prix, malgré des ventes en hausse en Europe.

La situation financière de Polestar, constructeur suédois de véhicules électriques haut de gamme, continue de se dégrader dans un contexte marqué par une forte pression concurrentielle, des politiques tarifaires défavorables et une stratégie de réduction des marges pour soutenir les volumes de ventes. Au premier trimestre, la marque détenue majoritairement par le groupe chinois Geely a enregistré une perte nette nettement plus importante que l’an dernier, illustrant les difficultés persistantes rencontrées par les constructeurs automobiles spécialisés dans l’électromobilité.

Une perte nette en forte augmentation malgré des ventes en hausse

Sur la période janvier-mars, Polestar a annoncé une perte nette de 383 millions de dollars, contre 166 millions de dollars un an plus tôt. Cette dégradation intervient alors même que les ventes ont progressé de 7 % en Europe, région qui représente désormais 78 % du volume total des livraisons du constructeur. Cette performance commerciale n’a toutefois pas suffi à compenser l’impact négatif des politiques tarifaires et des stratégies de réduction de prix mises en place pour séduire des acheteurs de plus en plus sensibles aux coûts.

Les revenus du groupe sont restés globalement stables à 633 millions de dollars, traduisant un équilibre fragile entre volumes et rentabilité. La structure des ventes a également évolué, avec une baisse des modèles Polestar 3, plus chers, et une montée en puissance du Polestar 4, qui a représenté 67 % des livraisons sur la période, contre seulement 9 % pour le modèle haut de gamme.

Tarifs américains et guerre des prix sous tension

Le constructeur subit de plein fouet les effets des tarifs douaniers américains, qui pèsent sur les coûts de production et compriment les marges. Dans ce contexte, Polestar a mis en place des réductions commerciales afin de maintenir sa compétitivité sur un marché des véhicules électriques de plus en plus concurrentiel. Cette stratégie de prix agressive contribue toutefois à accentuer la pression sur la rentabilité globale du groupe.

Le PDG Michael Lohscheller a reconnu que l’environnement économique restait particulièrement difficile pour le secteur automobile électrique, sans toutefois fournir de prévisions financières pour l’ensemble de l’année. Les difficultés actuelles s’inscrivent dans un contexte plus large de transition industrielle, où les constructeurs doivent arbitrer entre croissance des volumes et préservation des marges opérationnelles.

Une stratégie produit recentrée et des finances sous tension

Pour réduire ses coûts, Polestar a fait le choix de privilégier des mises à jour de modèles existants plutôt que de développer de nouvelles plateformes complètes. Cette approche doit permettre de limiter les investissements à court terme, tout en maintenant une gamme compétitive. Le constructeur prévoit ainsi une nouvelle version du Polestar 4 plus tard dans l’année, tandis que la berline Polestar 2 bénéficiera d’un rafraîchissement en 2027. Un futur SUV compact, le Polestar 7, est également prévu à plus long terme.

Sur le plan financier, la situation de trésorerie s’est nettement dégradée, passant de 1,16 milliard de dollars à 676 millions de dollars en trois mois. Cette baisse s’explique par la consommation de liquidités liée à l’expansion de la gamme, mais aussi par des dépenses opérationnelles plus élevées, notamment en marketing, commissions de vente et coûts de personnel ponctuels.

Comme d’autres acteurs du véhicule électrique, Polestar dépend fortement des financements externes. L’entreprise a récemment renforcé ses ressources via des emprunts et des levées de fonds auprès de Geely et de partenaires bancaires, tandis que Volvo Cars a procédé à des conversions de dette en actions. Une enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros a également été validée dans le cadre de son dispositif de financement vert.


Notre avis, par leblogauto.com

La trajectoire financière de Polestar illustre les difficultés structurelles rencontrées par les constructeurs de véhicules électriques en phase d’expansion rapide. Malgré une progression des ventes en Europe, la marque ne parvient pas à transformer cette dynamique en amélioration de sa rentabilité. La dépendance aux financements externes et la baisse des liquidités soulignent la fragilité de son modèle économique actuel. Dans un marché automobile en pleine recomposition, la capacité de Polestar à stabiliser ses marges tout en poursuivant son développement produit sera déterminante pour sa viabilité à moyen terme.

Crédit illustration : Leblogauto.

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Volkswagen ID. Polo GTI : la première GTI électrique affiche 424 km d’autonomie

15 mai 2026 à 12:46

Volkswagen dévoile l’ID. Polo GTI, premier modèle 100 % électrique à porter le badge GTI. Cette compacte sportive de 226 ch revendique un usage quotidien, avec jusqu’à 424 km d’autonomie WLTP et un 0 à 100 km/h annoncé en 6,8 secondes. Les précommandes doivent ouvrir en Allemagne à l’automne 2026.

Une GTI électrique de 226 ch à traction avant

Avec l’ID. Polo GTI, Volkswagen transpose la recette GTI à une plateforme électrique MEB+. Le modèle conserve une architecture à traction avant (1) et développe 166 kW, soit 226 ch, pour un couple maximal de 290 Nm.

Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en 6,8 secondes et une vitesse maximale de 175 km/h. Pour contenir le couple sur le train avant, l’ID. Polo GTI reçoit de série un différentiel avant piloté électroniquement (et non mécanique), associé à une direction progressive et à un châssis adaptatif DCC.

Un mode de conduite GTI spécifique permet de modifier les réglages moteur et châssis via un bouton sur le volant. L’ambiance du combiné numérique change également avec des graphismes dédiés.

Volkswagen insiste sur le caractère dynamique du modèle, mais le poids annoncé de 1 540 kg minimum reste élevé pour une compacte de ce format. Un point qui pourrait avoir un impact sur les sensations de conduite malgré les réglages sportifs annoncés.

Batterie de 52 kWh et recharge rapide jusqu’à 105 kW

L’ID. Polo GTI embarque une batterie NMC (2) de 52 kWh nets. Volkswagen annonce jusqu’à 424 km d’autonomie WLTP, avec une consommation en attente d’homologation comprise entre 14,4 et 16,4 kWh/100 km. Pour comparer, la VW ID. Polo est annoncée avec 455 km WLTP.

La recharge rapide en courant continu peut atteindre 105 kW. Selon la marque, le passage de 10 à 80 % prend environ 24 minutes dans des conditions optimales.

Ces chiffres placent l’ID. Polo GTI dans la moyenne actuelle du segment des compactes électriques sportives, sans réelle avancée sur la puissance de charge.

Un design GTI revisité pour l’électrique

Visuellement, l’ID. Polo GTI reprend plusieurs codes historiques de la gamme GTI. La bande rouge en façade est toujours présente, accompagnée d’une signature lumineuse LED et de projecteurs IQ.LIGHT Matrix LED de série.

Le modèle repose sur des jantes de 19 pouces et reçoit des éléments spécifiques comme un diffuseur arrière noir ou un becquet de toit séparé en deux parties.

À bord, l’ambiance mêle noir et rouge avec des surpiqûres contrastées et une sellerie inspirée des motifs écossais des anciennes GTI. On aime bien ce clin d’oeil. Le combiné numérique de 10,25 pouces et l’écran central de 12,9 pouces proposent aussi un affichage “rétro” inspiré de la Golf I.

Volkswagen ajoute deux palettes au volant pour ajuster le niveau de récupération d’énergie.

Plus habitable qu’une Polo GTI thermique

Grâce à l’architecture électrique, Volkswagen annonce un gain d’espace intérieur par rapport à la précédente Polo GTI thermique. Le coffre passe ainsi de 351 à 441 litres, et jusqu’à 1 240 litres une fois la banquette rabattue.

Le modèle peut également recevoir un attelage amovible avec une capacité de remorquage allant jusqu’à 1,2 tonne freinée. Mais est-ce ce que l’on demande à une « vraie » GTI ?

Des aides à la conduite enrichies

L’ID. Polo GTI intègre plusieurs aides à la conduite de série. En option, le système Connected Travel Assist utilise des données en ligne et peut détecter les feux rouges pour ralentir automatiquement le véhicule jusqu’à l’arrêt.

Volkswagen ajoute aussi une fonction de conduite à une pédale permettant de gérer les décélérations principalement via l’accélérateur.

Un tarif proche des 39 000 euros

Volkswagen prévoit l’ouverture des précommandes en Allemagne à l’automne 2026. Le prix annoncé débute à un niveau inférieur à 39 000 euros sur le marché allemand. Pour la France, il faudra visiblement attendre.

À ce tarif, l’ID. Polo GTI entre sur un segment encore limité mais où les attentes sur les performances et l’autonomie sont élevées. Reste à voir si le nom GTI conservera le même pouvoir d’attraction dans un format électrique plus lourd et plus technologique que les modèles historiques.

Notre avis, par leblogauto.com

Face à cette VW ID. Polo GTI, on trouvera l’Alpine A290. Elle pèse 1 479 kg et offre 180 à 220 chevaux selon les versions. L’Alpine en version 220 chevaux réalise le 0 à 100 km/h en 6,4 secondes pour 1 479 kg à vide. Avantage Alpine visiblement, même sur le prix.

Sur le look extérieur, chacun reste juge, mais l’ID. Polo peine à masquer ses volumes contrairement à l’Alpine (ou la Renault 5). Enfin sur l’autonomie, l’Alpine affiche 378 km contre 424 km à la VW.

Mais, les deux pourraient se faire tailler des croupières par les cousines de Stellantis avec la Peugeot e-208 GTi en tête. Fortes de 280 chevaux et d’un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes, elles promettent de relancer la guerre des bombinettes…qui ont pris du poids. Enfin, quand elles seront livrables à priori fin 2026.

Notes

1 – Traction comme propulsion peuvent être avant, arrière ou intégrale. Citroën même a utilisé l’expression « Traction arrière » pour les 9 et 11 CV. Traction arrière n’est donc pas un oxymore ni traction avant un pléonasme contrairement à ce que l’on pense.

2 – NMC chimie de batterie utilisant l’oxyde de nickel, de manganèse, de cobalt et de lithium. On trouve NMC, Li-NMC ou LNMC.

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Tesla Model Y 2026 validée aux nouveaux tests NHTSA

15 mai 2026 à 12:12

La Tesla Model Y 2026 devient le premier modèle à réussir les nouveaux tests NHTSA sur les aides à la conduite aux États-Unis.

Tesla Model Y 2026 validée aux tests NHTSA des aides à la conduite

L’Administration nationale de la sécurité routière américaine (NHTSA) a annoncé que la Tesla Model Y 2026 est le premier véhicule à réussir les nouveaux tests dédiés aux systèmes avancés d’assistance à la conduite. Cette évaluation, intégrée récemment au programme d’évaluation des nouvelles voitures, marque une étape importante dans le renforcement des standards de sécurité active aux États-Unis.

Ces nouveaux essais concernent plusieurs fonctions clés des systèmes d’aide à la conduite (ADAS), désormais au cœur des stratégies des constructeurs automobiles. Le protocole inclut notamment le freinage d’urgence automatique pour piétons, l’assistance au maintien de voie, l’avertissement d’angle mort ainsi que l’intervention en cas d’angle mort. Les modèles Tesla concernés sont ceux produits à partir du 12 novembre 2025.

Un protocole de tests ADAS renforcé par la NHTSA

La mise en place de ces nouveaux tests s’inscrit dans une évolution progressive du programme d’évaluation des nouvelles voitures de la NHTSA, utilisé par les consommateurs pour juger les performances de sécurité des véhicules. Ce programme, en vigueur depuis 1978, attribue notamment des notations allant jusqu’à cinq étoiles, devenues un repère important pour les acheteurs de voitures neuves.

Les tests récemment introduits ont été approuvés en novembre 2024 et sont entrés en application pour l’année modèle 2026, à la suite d’une demande du Congrès américain. Ils viennent compléter les critères déjà existants sans remplacer les normes obligatoires de sécurité automobile.

Le dispositif de la NHTSA a déjà évolué par le passé afin de prendre en compte les progrès technologiques. En 2011, des systèmes comme le contrôle électronique de stabilité, l’avertissement de collision frontale et l’avertissement de sortie de voie ont été intégrés au programme. En 2013, les systèmes de visibilité arrière ont été ajoutés, suivis en 2015 du freinage d’urgence automatique pour les véhicules de l’année modèle 2018. Cette progression illustre l’intégration croissante des technologies d’assistance à la conduite dans les critères de sécurité automobile.

La Tesla Model Y 2026 première à réussir les essais

Dans ce contexte, la Tesla Model Y 2026 devient le premier modèle validé par ces nouveaux tests ADAS. La NHTSA a précisé que seuls les véhicules Model Y fabriqués à partir du 12 novembre 2025 sont concernés par cette réussite. Cette distinction met en avant une évolution technique spécifique sur les versions les plus récentes du SUV électrique.

Les systèmes évalués couvrent des fonctions essentielles de sécurité active, notamment la capacité du véhicule à réagir automatiquement face à des situations critiques impliquant des piétons, le maintien dans la voie de circulation ou encore la détection des angles morts. Ces technologies, regroupées sous le terme générique d’assistance à la conduite, jouent un rôle croissant dans la réduction des accidents de la route et dans l’amélioration de la sécurité routière globale.

Les constructeurs automobiles accordent une importance particulière aux notations de sécurité cinq étoiles délivrées dans le cadre du programme de la NHTSA, celles-ci influençant fortement les décisions d’achat des consommateurs. L’obtention de bons résultats dans ces nouveaux tests constitue donc un enjeu stratégique pour les marques.

Sécurité routière, enquêtes et évolution des normes

Parallèlement à cette reconnaissance, la NHTSA poursuit plusieurs enquêtes concernant Tesla. Parmi elles figure une investigation portant sur le système d’assistance à la conduite Full Self-Driving, en raison de préoccupations liées à sa capacité à détecter ou avertir les conducteurs dans des conditions de faible visibilité. Ces enquêtes s’inscrivent dans un cadre plus large de surveillance des technologies de conduite assistée.

L’agence a également rappelé que les décès liés à la circulation ont fortement augmenté après la pandémie de COVID-19, atteignant en 2022 leur niveau le plus élevé depuis 1981 en ce qui concerne les piétons. Toutefois, une amélioration a été constatée récemment, avec des chiffres de mortalité routière en baisse l’année dernière, atteignant leur niveau le plus bas depuis 2019.

En parallèle, des ajustements réglementaires ont été apportés au programme par l’administration américaine. En septembre, un report d’un an des modifications prévues a été décidé à la suite de demandes formulées par les constructeurs automobiles, afin de leur laisser davantage de temps pour s’adapter aux nouvelles exigences.

L’ensemble de ces éléments illustre une dynamique de transformation continue des standards de sécurité automobile aux États-Unis, où les technologies d’assistance à la conduite occupent désormais une place centrale dans l’évaluation des véhicules.


Notre avis, par leblogauto.com

La validation de la Tesla Model Y 2026 dans le cadre des nouveaux tests de la NHTSA confirme l’évolution rapide des standards de sécurité active dans l’industrie automobile. Ce résultat met en avant l’importance croissante des systèmes d’assistance à la conduite dans les critères d’évaluation des véhicules neufs.

Cependant, la présence d’enquêtes toujours en cours sur certains systèmes de la marque rappelle que l’encadrement réglementaire reste un enjeu majeur pour les technologies de conduite assistée. Enfin, l’évolution du programme de la NHTSA montre une volonté claire d’adapter les tests aux nouvelles réalités technologiques et aux enjeux de sécurité routière contemporains.

Crédit illustration : Tesla.

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Et si les prochaines Maserati étaient conçues par Huawei ?

15 mai 2026 à 12:05
JAC-Huawei Maextro S800

Stellantis étudie de multiples solutions pour l’avenir de ses marques. Concernant Maserati, ce futur pourrait s’écrire en Chine.

Noyé dans la gestion de ses 14 marques, Stellantis se refuse pour l’heure à décider d’une fermeture pure et simple de l’une ou l’autre de ces enseignes. Néanmoins, des priorités seront fixées pour les dépenses et les nouveautés. L’avenir d’Opel passera ainsi par un partenariat avec Leapmotor qui débutera par un nouveau modèle en 2028.

Une des marques qui pose un problème chez Stellantis est Maserati. Une marque iconique et historique, mais dont les multiples plans et investissements n’ont encore jamais réellement porté leurs fruits. La question de la vente à un constructeur chinois a souvent été évoquée. Mais à Détroit, on s’y refuse encore. Ce qui n’empêche pas de discuter de l’avenir du Trident avec la Chine.

Selon le média chinois Yuanjian Insight, Stellantis aurait engagé des pourparlers avec JAC et Huawei. Le partenariat étudié verrait Huawei prendre en main le plan produit et le développement des technologies. JAC serait chargé du développement du véhicule lui-même ainsi que la production.

Resterait à Stellantis le design et la vente de ces véhicules… Un scénario proche de celui des marques créées avec divers partenaires chinois au sein de HIMA (Harmony Intelligent Mobility Alliance – Luxeed, Aito, Stelato, Maexto et SAIC), mais aussi pour Smart entre Mercedes (design et vente) et Geely (conception et production).

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Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

15 mai 2026 à 09:51
Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Dans l’univers des voitures de sport américaines des années 60, la Shelby Cobra règne en maître absolu dans l’imaginaire collectif. Pourtant, d’autres constructeurs ont tenté de défier cette légende avec des créations tout aussi exceptionnelles, mais beaucoup moins connues du grand public. C’est le cas de la Bill Thomas Cheetah, une sportive révolutionnaire dont l’un des rares exemplaires survivants vient de se vendre 520 000 dollars (envirion 450 000 €) sur Bring-a-Trailer. Une somme qui témoigne de la rareté exceptionnelle et de la valeur historique de cette machine méconnue qui aurait pu bouleverser le monde de l’automobile sportive.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

L’histoire méconnue de Bill Thomas et de sa Cheetah révolutionnaire

L’histoire de la Cheetah commence avec Bill Thomas, un ingénieur californien passionné de course automobile qui s’est forgé une solide réputation en pilotant des Corvette tout au long des années 50. Fort de cette expérience sur circuit, il fonde Bill Thomas Race Cars en 1960, marquant le début d’une aventure entrepreneuriale qui allait donner naissance à l’une des sportives les plus innovantes de l’époque.

La décennie des années 60 représentait une période d’expérimentation intense pour l’industrie automobile américaine. Alors que les marques établies consolidaient leurs positions sur le marché, de nouveaux acteurs émergaient, cherchant à se faire une place avec des produits révolutionnaires. C’est dans ce contexte effervescent que Bill Thomas noue un partenariat stratégique avec la division performance de Chevrolet en 1960, obtenant l’autorisation d’utiliser des pièces de la C2 Corvette pour développer sa propre voiture de sport.

L’objectif de Thomas était clair et ambitieux : créer une voiture capable de surpasser la légendaire Shelby Cobra sur tous les terrains. Pour mener à bien ce projet audacieux, il s’associe avec Don Edmunds, un fabricant renommé dont l’expertise technique allait s’avérer cruciale pour concrétiser cette vision révolutionnaire. Cette collaboration entre un pilote expérimenté et un fabricant de talent allait donner naissance à l’une des créations les plus audacieuses de l’époque, une voiture qui défierait les conventions établies et repousserait les limites du possible.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Une conception technique révolutionnaire qui défie les conventions

Ce qui rend la Cheetah particulièrement remarquable, c’est son approche technique innovante qui brisait les codes de l’époque. L’élément le plus révolutionnaire de cette sportive résidait dans son architecture avant-moteur central, une configuration alors très rare dans l’automobile américaine. Le moteur était repoussé si loin vers l’arrière du châssis que les ingénieurs ont classé cette disposition comme un moteur avant-central, permettant une répartition du poids optimale.

Cette configuration audacieuse avait des conséquences directes sur l’habitacle : les sièges du conducteur et du passager étaient positionnés très en arrière, pratiquement au-dessus de l’essieu arrière. Si cette disposition pouvait sembler inconfortable au premier abord, elle procurait en réalité un avantage considérable en termes de répartition des masses et de comportement dynamique. Les ingénieurs avaient ainsi créé une voiture dont l’équilibre était fondamentalement différent de tout ce qui existait à l’époque sur le marché américain.

Sous le capot, la Cheetah recevait le célèbre moteur V8 Chevrolet 327 cubic-inch (5,4 litres) provenant de la Corvette, mais dans des états de préparation variables selon les exemplaires. La puissance oscillait entre 375 et 500 chevaux, selon le niveau de préparation et les réglages spécifiques demandés par chaque client. Ces chiffres impressionnants prenaient une dimension encore plus spectaculaire quand on les rapportait au poids dérisoire de la voiture.

Car la Cheetah ne pesait que 680 kg environ, soit une masse plume qui lui conférait un rapport poids/puissance exceptionnel pour l’époque. Cette légèreté extrême, combinée à la puissance du V8 Chevrolet, permettait à la Cheetah d’afficher des performances époustouflantes. Sur le circuit de Daytona, elle a été chronométrée à 346 km/h, une vitesse remarquable qui démontrait le potentiel phénoménal de cette création, d’autant plus impressionnante qu’elle était équipée d’un moteur small-block V8.

Cette performance remarquable plaçait la Cheetah dans une catégorie à part, rivalisant directement avec les voitures les plus rapides de l’époque. La combinaison entre la légèreté extrême, la puissance considérable et l’architecture innovante créait une alchimie particulière qui aurait pu révolutionner le monde de la voiture de sport américaine si les circonstances avaient été différentes.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Un destin tragique qui scelle le sort de la Cheetah

Malgré tout le potentiel technique et commercial que représentait la Cheetah, le destin allait tragiquement interrompre cette aventure prometteuse. Un incendie dévastateur s’est déclaré dans l’atelier de production, détruisant une grande partie des installations et compromettant définitivement l’avenir de ce projet révolutionnaire. Cette catastrophe industrielle marque un tournant dramatique dans l’histoire de Bill Thomas Race Cars et condamne prématurément l’un des projets les plus ambitieux de l’automobile américaine.

Les conséquences de ce sinistre furent dramatiques pour la production de la Cheetah. Alors que Bill Thomas avait initialement prévu de construire 23 exemplaires de sa sportive, seuls 19 voitures ont finalement pu être assemblées selon les spécifications complètes de production avant que l’incendie ne mette fin à l’aventure. Cette tragédie industrielle a instantanément transformé la Cheetah en objet de collection d’une rareté absolue, faisant de chaque exemplaire survivant un témoin unique de cette épopée avortée.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

L’exemplaire qui s’est vendu 520 000 dollars sur Bring-a-Trailer présente une particularité encore plus exceptionnelle. Selon la description de la vente, les travaux de construction de cette voiture ont commencé après l’incendie de l’atelier, ce qui en fait un véritable survivant de cette catastrophe. Cette caractéristique unique ajoute une dimension historique supplémentaire à une voiture déjà extraordinairement rare, témoignant de la détermination de Bill Thomas à poursuivre son projet malgré les circonstances dramatiques.

L’histoire de cet exemplaire spécifique révèle d’autres détails fascinants. La voiture a été livrée à son propriétaire sans moteur, une pratique qui n’était pas inhabituelle à l’époque pour les constructeurs de niche qui laissaient parfois aux clients le soin de finaliser la mécanique selon leurs préférences. Par la suite, cette Cheetah a été équipée d’un moteur Chevrolet 377 cubic-inch avec injection mécanique, une configuration qui lui confère des caractéristiques de performance uniques et différentes des spécifications d’origine.

Cette personnalisation ultérieure illustre parfaitement l’esprit de l’époque, où les voitures de sport étaient souvent considérées comme des plateformes à personnaliser selon les goûts et les besoins spécifiques de chaque propriétaire. L’injection mécanique, technologie alors de pointe, apportait un surcroît de performance et une réponse moteur encore plus affûtée à cette Cheetah déjà exceptionnelle.

Un marché des voitures de collection qui valorise la rareté absolue

La vente de cette Cheetah pour 520 000 dollars illustre parfaitement l’évolution du marché des voitures de collection, où la rareté et l’histoire unique priment souvent sur la notoriété de la marque. Dans un monde où les Shelby Cobra authentiques atteignent régulièrement des sommes à sept chiffres, cette Bill Thomas Cheetah trouve sa place légitime parmi les sportives américaines les plus convoitées, prouvant que l’exclusivité et l’innovation peuvent rivaliser avec la célébrité.

Ce prix de vente reflète également la reconnaissance croissante des collectionneurs pour les projets automobiles alternatifs des années 60, ces créations audacieuses qui ont tenté de défier les géants établis avec des approches innovantes. La Cheetah représente parfaitement cet esprit d’innovation et d’audace qui caractérisait l’industrie automobile américaine de cette époque dorée, une période où les entrepreneurs passionnés pouvaient encore espérer concurrencer les constructeurs établis avec des créations révolutionnaires.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

L’intérêt des collectionneurs pour ces voitures rares s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, leur rareté extrême en fait des objets de collection d’une exclusivité absolue. D’autre part, elles représentent des témoins uniques d’une époque où l’innovation technique et l’audace entrepreneuriale pouvaient encore donner naissance à des créations automobiles révolutionnaires. Enfin, elles offrent aux collectionneurs la possibilité de posséder un morceau d’histoire automobile authentique et méconnu.

Pour les passionnés d’automobiles, cette vente rappelle que l’histoire de la voiture de sport américaine ne se résume pas aux seules légendes connues. Elle regorge de créations exceptionnelles, portées par des visionnaires comme Bill Thomas, qui ont repoussé les limites techniques et esthétiques de leur époque. La Bill Thomas Cheetah demeure ainsi un témoignage fascinant de cette créativité débordante, même si le destin ne lui a pas permis de concrétiser pleinement son potentiel révolutionnaire.

Cette transaction exceptionnelle confirme que les collectionneurs les plus avisés savent reconnaître et valoriser ces pépites méconnues de l’histoire automobile. La Cheetah, avec ses 19 exemplaires seulement, rejoint ainsi le panthéon très fermé des sportives américaines les plus exclusives, témoignant d’une époque où l’audace et l’innovation primaient sur les considérations commerciales. Son prix de vente de 520 000 dollars établit également une nouvelle référence pour ce type de voitures ultra-rares, confirmant leur place légitime sur le marché de la collection automobile de prestige.

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Car Story#24 – La Saab 9-5 : l’ultime vraie Saab ?

15 mai 2026 à 09:44


Si je vous dis voitures suédoises, la majorité d’entre vous penseront instantanément à Volvo ! Néanmoins, il ne faudrait pas oublier que l’industrie automobile suédoise comptait également un autre constructeur prestigieux : Saab. L’ex constructeur de Trollhättan sera à l’honneur pour cet épisode. Pour ce 24ème opus, nous conter l’histoire de la première génération de 9-5.

Le difficile remplacement de la 9000

Saab 9000
La Saab 9000 partageait sa plateforme avec la Fiat Croma, la Lancia Thema et l’Alfa Romeo 164 – (C) Saab

Lancée en 1984, la Saab 9000, qui partageait de nombreux éléments avec la Fiat Croma et la Lancia Théma, commençait à accuser le poids des années lorsque la firme de Trollhättan a enfin songé à son remplacement. Néanmoins, la santé fragile du constructeur suédois ne lui permettait plus de poursuivre l’aventure seul. C’est dans ce contexte que General Motors a pu faire l’acquisition de 50% du capital de Saab en 1990.

Le projet 640, visant à remplacer la 9000, n’a débuté qu’en 1993 sous la houlette d’Olle Gandlund. Engagé par Saab en 1964, l’homme a fait ses preuves et s’est imprégné de l’ADN de la marque. Si en interne, on veut sortir une vraie Saab s’inspirant de la 99, outre-Atlantique on songe plutôt à rationaliser les coûts. Et pour se faire, il fallait piocher dans la banque d’organe de la marque. Les Américains ne faisaient pas dans le sentimental. Ils étaient prêts à sacrifier l’identité de la marque sur l’autel de la rentabilité !

La 9-5 : vraie Saab ou une GM maquillée ?

Planche de bord Saab 9-5
Bienvenue à bord de la Saab 9-5. La clé de contact est bien entre les deux sièges avant – (C) Saab


Fort heureusement, les Suédois sont parvenus à imposer leur identité et à conserver des éléments indispensables à toutes Saab qui se respecte !

La clé de contact était toujours placée entre les deux sièges avant. Le black panel, hérité de l’aéronautique, était aussi de la partie. L’auto affichait également un caractère et charme typiquement scandinave avec son long capot et une ligne particulière !

La Saab 9-5 à l’assaut du Premium allemand

Saab 9-5
La Saab 9-5 a fait ses débuts lors du Salon de Francfort – (C) Saab

Cette nouvelle Saab 9-5, entendait chasser sur le terrain des BMW Série 5 E39 et des Mercedes-Benz Classe E W210. En toute logique, elle a fait sa grande première à l’occasion du Salon de Francfort, là où ses principales rivales matchaient à domicile.

Afin de se faire une place au soleil, la nouvelle berline statutaire suédoise a apporté avec elle quelques innovations, comme les sièges avant ventilés ou encore les appui-têtes actifs qui permettent d’éviter le fameux coup du lapin ! Sur le plan technique, la 9-5 est également la première Saab à adopter un train arrière multibras. A l’avant, la marque a retenu une solution plus classique avec un élément de type MacPherson.

Née sous l’ère GM, la Saab 9-5 a conservé un charme typiquement Suédois – (C) Saab

La nouvelle berline statutaire se déclinait en 4 finitions. Le ticket d’entrée se faisait via la version Pack tandis que la SE offrait plus d’équipements supplémentaires. En haut de gamme, les amateurs de sport pouvaient se tourner vers la finition Aero tandis que la Griffin se voulait plus luxueuse.
Sous le capot, l’arrivée des Américains dans le capital du constructeur Suédois s’est traduite par l’utilisation de motorisations provenant de la banque d’organes General Motors.

Des moteurs connus des Saabistes

A son lancement, il y avait 4 niveaux de finition – (C) Saab

C’était notamment le cas du V6 Opel de 2962 cm3. Il n’était néanmoins pas question de le monter sans un petit traitement maison ! Comme tous les moteurs montés sur la 9-5, ce V6 se devait recevoir un turbo. Et pour faire original, ce turbo n’a été placé que sur un seul banc de cylindres ce qui en faisait, le seul V6 asymétrique au monde ! Fort de 200 ch, cette motorisation ne pouvait s’associer qu’à la transmission automatique à 4 rapports fournie par Aisin. En réalité, ce V6 n’était pas réellement une nouveauté ! Il était déjà présent sous le capot de la 9000 CS. Il sortait alors 210 ch.

La 9-5 proposait également des motorisations à 4 cylindres turbo compressés bien connus des amateurs de la marque. L’entrée de gamme était assurée par un 1985 cm3 de 150 ch que l’on pouvait associer à une transmission manuelle à 5 rapports ou une boîte auto à 4 vitesses. Suivait ensuite, le fameux 2290 cm3 et ses 170 ch. Comme pour le V6 et le 2.0t, cette motorisation laissait le choix entre deux boîtes de vitesse.

La Saab 9-5 s’est également déclinée en Break – (C) Saab

En 1998, ce fut au tour de l’Estate de faire son entrée dans l’arène. Cette version break de la Saab 9-5 se déclinait avec les mêmes motorisations et les mêmes finitions que la berline tout en offrant un volume de chargement allant de 416 à 1490 litres.
Durant l’année 1999, la 9-5 a hérité d’une version plus sportive. En effet, une seconde version du 2.3 turbo, forte de 230 ch, a fait son apparition.

La Saab 9-5 cède adopte le diesel

La Saab 9-5 a été habilement restylée en 2001 – (C) Saab

Le Saab 9-5 a reçu son premier restylage en 2001. Relativement subtil, celui-ci apporte quelques petites modifications qui permettent de moderniser la voiture. Les phares sont devenus à glace lisse comme le voulait la mode des années 2000 tandis que sur les versions Aero ont adopté un bouclier spécifique avec des antibrouillards ronds ! La calandre a également évolué tout comme le bouclier arrière. La partie anthracite des feux arrière est également devenue de couleur cristal. Ce restylage a également apporté un moteur utilisant un carburant impur ! En effet, la marque suédoise a pioché un V6 turbo diesel dans la banque d’organes de « GM ». Fort de 176 ch, ce V6 à 60°, peu fiable, avait été conçu par Isuzu.

D’autres évolutions mécaniques ont accompagné cette remise à niveau esthétique ! Toutes les boîtes automatiques disponibles, toujours fournies par Aisin, ont gagné une 5ème vitesse. Le petit 2.3 turbo a également vu sa puissance passer de 170 à 185 ch. Les finitions ont également gagné de nouvelles dénominations. La gamme s’articulait désormais autour des finitions Linear, Arc, Vector, Aero sans oublier la Griffin qui faisait toujours office de porte étendard.

Ce premier restylage a été marqué par l’adoption de moteurs diesel – (C) Saab

L’année suivante, une seconde motorisation diesel a fait son arrivée sous le capot de la 9-5. Il s’agissait d’un 2171 cm3 de 120 ch. Ce 2.2 TiD était identique au 2.2 dti de l’Opel Vectra C. En 2004, une version à 220ch du 2.3 turbo a fait son apparition, vraisemblablement afin de remplacer le V6 turbo qui a tiré sa révérence. A noter que l’ESP était désormais proposé en série sur toute la gamme.
Bien que vieillissante, la Saab 9-5 a connu un restylage assez profond en 2005.

Un restylage au goût de ketchup

Saab 9-5 phase 3
Le second restylage – au style trop américain – a défiguré la 9-5 – (C) Saab

Réalisée par le responsable du design de General Motors, Anthony Lo, cette remise à niveau a totalement défiguré la 9-5. La face avant a été enlaidie avec des nouvelles optiques peu esthétiques cerclées d’un jonc chromé et une calandre qui ne respectait pas les canons de la marque. La poupe arrière n’était pas en reste avec notamment des feux, totalement rouges aux formes triturées. L’habitacle a également subi des modifications afin de recevoir plus d’éléments piochés au sein de la maison mère. L’objectif était clairement de réduire le nombre d’éléments spécifiques pour réduire les coûts de production.

Un moteur Fiat dans la Saab 9-5

9-5 Estate phase 3
Les feux arrière ont été redessinés aussi bien sur la berline que l’Estate – (C) Saab

Là encore, ce restylage s’est accompagné d’une remise à niveau mécanique. Et encore une fois, c’est le diesel qui a été au centre des attentions. Il faut dire que ce carburant était alors particulièrement prisé par les automobilistes. Cette fois-ci, la 9-5 a adopté un 1910 cm3 turbo à rampe commune afin de remplacer son 2.2 TiD. Ce moteur – connu dans les automobiles du groupe Fiat sous le nom de 1.9 JTD – offrait une puissance respectable de 150 ch et une fiabilité accrue !

En essence, un 2.0 Turbo de 180 ch a fait son apparition. Ce moteur, qui affichait une cylindrée de 1985 cm3, était presque identique à celle de 150 ch qui subsistait au catalogue. Néanmoins, cette nouvelle offre se distinguait par sa bicarburation puisqu’elle pouvait rouler aussi bien à l’essence qu’à l’Ethanol !

Biopower : le label vert de la Saab 9-5

berline 9-5
La Saab 9-5 a été l’une des premières à rouler à l’Ethanol (E85) – (C) Saab

La gamme 9-5 a commencé à se réduire en 2006. En effet, en diesel l’offre se limitait au 1.9 tid de 150 ch tandis qu’en essence il ne restait que les versions 2.0 turbo (150 ch ou 180ch Biopower) et 2.3 turbo (185 ou 260 ch). L’année suivante, la gamme Biopower a évolué avec l’arrivée d’un 2.0 t 150ch tandis qu’une version à 185 ch a fait son apparition sur la base du 2,3 t.

2009 a été la dernière année de production pour la 9-5. La 9-5 n’était plus disponible qu’en finition Griffin avec le 2.0 turbo 150ch ou le 2.3 turbo 260ch ainsi que les Biopower 180 ou 185 ch, Le 1.9 TiD était également toujours de la partie et pouvait désormais profiter d’une petite cure de vitamine proposée par Hirsch. Au menu 25 chevaux supplémentaires et 30 Nm de couple en plus.

La dernière berline a quitté les chaînes de montage le 4 juillet 2009. La production de l’Estate a pris fin le 1er février 2010. Cette première génération de Saab 9-5 a été produite à 483 593 unités dont 47,8% en carrosserie break. Cela peut sembler peu mais c’est tout de même 2,86 fois plus que le nombre de Peugeot 607 fabriquées.

Les petites histoires de la Saab 9-5

Une Saab peut en cacher une autre – (C) Saab

Maintenant que vous en savez plus sur la carrière de la Saab 9-5, il est désormais temps de vous raconter quelques petites anecdotes !

Le V6 Isuzu de la Saab 9-5 est une mécanique bien connue et largement diffusée. Elle s’est notamment retrouvée dans les Renault Vel Satis et l’Espace 3.0 dci ainsi que sous le capot de l’Opel Signum.

Hirsch proposait une cure de vitamine pour la Saab 9-5. Dès 2002, le préparateur proposait de booster les versions 2.3 turbo à 305 ch. Cette puissance a même grimpé à 310 ch en 2006. En fin de carrière, une préparation a été concoctée pour le 1.9 TiD permettant ainsi de porter sa puissance à 175 ch.

Saab est une marque écolo ! Avec sa gamme Biopower, le constructeur suédois a été l’un des premiers constructeurs à développer une gamme fonctionnant à l’éthanol. Un carburant qui se voulait plus propre et plus respectueux de l’environnement.

Le black panel est une fonctionnalité, provenant de l’aéronautique, qui permettait d’éteindre tous les éclairages superflus de l’habitacle afin de ne laisser que l’essentiel, le compteur de vitesse.

Et aussi… la Saab 9-5 chinoise

La Senova D70 était une Saab 9-5 recarossée. Elle a été produite de 2013 à 2018 – (C) Senova

La Saab 9-5 a connu une seconde vie après sa fin de carrière européenne. En effet, une Saab 9-5 chinoise a été produite par BAIC. Les C71 et C71EV avaient été présentés au salon de Pékin de 2010. Le constructeur avait fait l’acquisition des outils de production mais ce n’est finalement qu’en 2013 que la version définitive, baptisée Senova D70, a fait ses débuts commerciaux. Entre-temps, l’ex-berline suédoise a reçu une petite cure cosmétique chez Pininfarina.

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Rétro : Mai 1986, le printemps meurtrier du rallye et de la Formule 1

15 mai 2026 à 09:09

Tour de Corse : Toivonen et Cresto fauchés

2 mai 1986. Sur sa redoutable Lancia Delta S4, Henri Toivonen, le prodige finlandais, surclasse la concurrence et fonce vers la victoire. La S4, introduite fin 1985, incarne la quintessence des Groupe B, ces monstres du rallye qui ont fait leur apparition en 1982. La Delta pèse moins d’une tonne et dispose d’un quatre cylindres 1.8L, doté d’un double système de suralimentation, avec un compresseur volumétrique Abarth efficace à bas régime et un turbo KKK pour le haut régime. La Delta délivre ainsi plus de 500 CV ! 

Après la boucle du matin, entre Bastia et Corte, Toivonen dispose déjà de 2’45 d’avance sur la Peugeot 205 Turbo 16 Evolution 2 de Bruno Saby. Mais l’après-midi, sur la route de Castirla, pour une raison inconnue, il aborde trop vite un virage serré à gauche. La sortie de route est inévitable, la Lancia plonge directement dans le ravin et s’embrase, ne laissant aucune chance au pilote finlandais et à son copilote Sergio Cresto, qui meurent dans l’incendie. Le cauchemar recommence, un an après le décès d’Attilio Bettega, lui aussi fauché sur les routes du Tour de Corse au volant d’une Lancia 037.  

Dès le lendemain, Jean-Marie Balestre, président de la FISA, réunit un comité extraordinaire qui annonce des mesures radicales. Les homologations en cours des voitures sont stoppées, et la catégorie Groupe B est interdite à partir de 1987. De même, la nouvelle catégorie Groupe S, qui promettait des voitures prototypes encore plus spectaculaires, est annulée et remplacée par la règlementation Groupe A, avec des voitures moins puissantes. Les étapes sont limitées en kilométrage et en durée.

Paul Ricard : De Angelis prisonnier des flammes

14 mai 1986, circuit Paul Ricard. Plusieurs équipes de F1 participent à une séance d’essais privés, dont Brabham, qui essaie d’améliorer la BT55. Cette monoplace révolutionnaire, conçue par Gordon Murray, présente un design atypique avec un centre de gravité très bas et un profil aérodynamique inédit. C’est l’Italien Elio de Angelis qui se charge de la besogne. Ce jeune homme, d’ascendance noble, pianiste de talent, est aussi élégant et bien éduqué que talentueux. Même si la cohabitation avec Senna chez Lotus, en 1985, l’as mis en difficulté, il demeure une valeur sure du peloton. 

Mais vers 11h30, une épaisse fumée noire jaillit des esses de la Verrerie, un enchaînement très rapide qui suit la ligne de départ. De Angelis a perdu son aileron arrière à 270 km/h, envoyant sa Brabham dans une effrayante série de tonneaux avant de retomber sur l’arceau par-delà les barrières de sécurité. Plusieurs pilotes s’arrêtent et se précipitent sur les lieux, dont Alain Prost. La voiture, retournée, s’est embrasée. 

Blessé à la colonne vertébrale, De Angelis est prisonnier de sa monoplace. Ses collègues sont impuissants, tandis que les secours mettent énormément de temps à venir, le dispositif de sécurité et de commissaires n’étant pas suffisant. 

Asphyxié par les gaz d’échappement, De Angelis est héliporté vers l’hôpital de la Timone à Marseille dans un état très grave et meurt le lendemain. Pilote de grande classe, raffiné et intelligent, il était énormément apprécié et respecté dans le paddock. Sa mort, quatre ans après celle de Gilles Villeneuve, est une nouvelle tragédie.  

Mort au turbos

Survenant deux semaines après la mort de Toivonen, ce drame permet à Jean-Marie Balestre de s’attaquer aux moteurs Turbos en F1. Après les jupes aérodynamiques, qui avaient alimenté la guerre entre la FISA et la FOCA (l’association des constructeurs) au début des années 80, la technologie turbo était devenue la nouvelle cible des instances sportives.  En 1986, la technologie est à son apogée, avec tous les excès engendrés par une course effrénée à la performance entre les motoristes. Certains moteurs de qualification dépassent alors les 1300 chevaux ! 

Même si la puissance des turbos n’est pas en cause dans le drame du Paul Ricard, Balestre a le soutien de Bernie Ecclestone, de la plupart des équipes et des pilotes pour mettre fin à cette frénesie. Dès 1987, les moteurs turbos seront bridés, tombant à moins de 700 chevaux, avant d’être définitivement bannis en 1989 pour laisser place au retour des moteurs atmosphériques. 

Le tracé du circuit Paul Ricard est modifié en vue du Grand Prix de France. On court-circuite le grand S de la Verrerie, aboutissant à un tracé plus court. Par ailleurs, aucune séance d’essais privés ne pourra dorénavant avoir lieu sans la présence d’un hélicoptère, d’une ambulance et d’un médecin de garde. La prise de conscience est nécessaire. Avec des secours plus prompts au Castellet, Elio de Angelis aurait pu s’en sortir.

Série noire

La chape de plomb de mai 1986 ne s’arrête pas. Le 31, le pilote belge Marc Surer connaît un dramatique accident dans un rallye en Allemagne, au volant d’une Ford RS200. La voiture sort de sa trajectoire, quitte la route en glisse et percute un arbre sur le flanc, de plein fouet, avant de s’embraser instantanément. Si Marc Surer est éjecté et s’en sort miraculeusement, son copilote Michel Wyder n’a pas cette chance et reste prisonnier des flammes, mourant dans le brasier de la Ford.

Dans la nuit du 1er juin, c’est au tour des 24 heures du Mans d’être frappés : Jo Gartner se tue dans la ligne droite des Hunaudières au volant de sa Porsche 962. Vraisemblablement en raison d’une rupture de suspension, le prototype fait une embardée à plus de 260 km/h puis percute violemment les barrières, glisse sur des centaines de mètres et s’embrase. L’Autrichien est tué sur le coup, des suites d’une fracture du cou. Afin de casser la vitesse folle des Groupe C, avec un record établi à 407 Km/h en 1988 par une VM-Peugeot, deux chicanes sont introduites en 1990.  

Tournant sécuritaire

En l’espace de quinze jours, le rallye et la Formule 1 ont été frappés par deux drames abominables. Deux grands espoirs, l’un finlandais, l’autre Italien, sont fauchés en pleine gloire, tués dans un horrible incendie qui les a laissés impuissants. Si les circonstances et les causes techniques sont différentes, ces deux accidents mortels mettent en lumière un sport automobile qui, en ce printemps 1986, a atteint des sommets de puissance, de délire technologique et de danger. 

La sécurité des voitures est insuffisante, tout comme celles des dispositifs de secours sur les circuits ou le long des routes. En rallye, les “corridas” effectuées par les spectateurs en bord de route avec les pilotes arrivant à fond ne passent plus. En mars 1986, le rallye du Portugal a ainsi été endeuillé par un accident impliquant plusieurs spectateurs… 

Ces bascules règlementaires auront aussi des conséquences sportives. En F1, l’arrêt du turbo provoque le retrait de BMW, tandis que la perspective du retour de l’atmosphérique poussera Renault, dès 1987, à travailler sur le V10. En rallye, Audi et Peugeot se retirent, tandis que Lancia rebondit avec la Delta Intégrale.

La fin d’une certaine idée du sport automobile

La folie des surpuissantes Groupe B et le spectacle incroyable des F1 Turbos ont galvanisé les foules. Ces catégories ont contribué à la popularité des deux disciplines, qui émerveillent les fans du monde entier. Mais à l’heure d’une médiatisation accrue, qui décuple la portée de chaque drame, d’enjeux économiques grandissants et d’une prise de conscience sécuritaire s’imposant dans la société, la tolérance de ces drames n’est plus tenable. 

Ce qui était vu comme une fatalité dans les années 50/60 n’est plus politiquement acceptable dans les années 80. En l’espace d’un mois, ces deux tragédies vont remodeler en profondeur le sport automobile. On tourne la page d’une époque insouciante, où la quête de performance passait par-dessus-tout. Pourtant, seulement huit ans plus tard, la F1 sera de nouveau confrontée à une violente remise en question… 

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Une voiture neuve sur quatre est électrique en France en avril 2026

15 mai 2026 à 08:02

Selon les chiffres des immatriculations de véhicules neufs pour le mois d’avril 2026, il s’est immatriculé 26,4 % de VE. Une part de marché record tractée par Renault avec la Renault 5 et le Scenic.

40 429 véhicules électriques à particuliers et utilitaires ont donc été mis à la route selon les chiffres AAA Data pour la PFA et compilés par l’Avere. Cela représente une hausse de 42,27 % par rapport à avril 2025. Si le marché électrique a semblé marquer le pas en 2025, il a l’air d’être reparti de plus belle dans sa croissance.

L’arrivée à pleine maturité de véhicules qui fonctionnent très bien commercialement compense un Tesla en très petite forme. La gamme éclectique des électriques aide aussi à avoir cette performance.

Une voiture neuve sur quatre est électrique en France

Les véhicules à particuliers représentent 36 542 immatriculations soit une Pdm de 26,4 % et une hausse de 43,1 %. Du côté des utilitaires légers électriques, la part de marché reste toujours plus modeste, à 12,6 % et une hausse de 35,2 %. En valeur absolue, seuls 3 887 VULe ont été mis à la route en avril.

La Renault 5 reste la reine du bal avec 3 454 immatriculations. La R5 qui a trouvé son public, continue de séduire et de remplir les carnets de commande. Elle devance le Renault Scenic avec 2 118 immatriculations. Lui aussi a visiblement trouvé son public. Sur la troisième marche du podium, on trouve la Citroën ë-C3 avec 1 623 immatriculations. La deuxième partie d’année devrait être plus favorable à la Citroën grace au leasing social qui la rend très attractive.

Tesla n’est que 4e avec le Model Y et 1 456 unités. On peut noter que le VW ID.4 devance la Peugeot e-208 qui vit ce qu’a vécu la Renault Zoé avant elle : le crépuscule d’une fin de carrière. Il est aussi remarquable que sur ce top 10 6 voitures sont de constructeurs Français.

Deux VE dans le top 10 français du début de l’année par modèle

Depuis le début de l’année 2026, la Renault 5 cumule 13 502 immatriculation et est le 7e véhicule le plus vendu en France. Le Tesla Model Y accroche le top 10 avec 12 126 unités. Pour souligner la performance commerciale du Scenic, il est 16e avec 9 010 voitures immatriculées.

Ensuite, on va trouver de la ë-C3 avec un peu moins de 6000 unités, puis l’ID.4 à 4 516 immatriculations ou le Skoda Elroq à 4003 mises à la route. C’est dire la « déroute » de la Renault 4 E-Tech qui est 9 unités derrière. Sans doute trop chère pour l’esprit 4L malgré ses qualités, elle devrait se rattraper un peu quand les livraisons des versions huppées vont arriver (Roland-Garros, Plein Sud). Tesla Model 3 et Renault Megane E-Tech se chiffonne entre 3 550 et 3 600 unités. Pour la e-208, Peugeot continue de mélanger les deux voitures. On en totalise 5 178 ce qui la place en 5e position.

A noter que cela fait descendre la 208 thermique à 18 656 unités soit derrière la Dacia Sandero et ses 18 986 immatriculations. Confondre les chiffres de 208 et e-208 cela a du bon.

La nouvelle Renault Twingo E-Tech commence sa carrière mais devrait bientôt apparaître dans ces classements.

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Industrie automobile nord-américaine : bras de fer sur l’USMCA

15 mai 2026 à 06:12

Les groupes automobiles demandent à Trump de prolonger l’USMCA, clé des chaînes de production nord-américaines et des échanges sans droits de douane.

Les principaux groupes de l’industrie automobile ont appelé l’administration Trump à prolonger l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, connu sous le nom d’USMCA. Dans une lettre adressée au représentant américain au commerce Jamieson Greer, plusieurs organisations représentant constructeurs automobiles, équipementiers et concessionnaires estiment que cet accord est essentiel au maintien de la compétitivité industrielle nord-américaine dans un contexte de forte concurrence internationale et de transformation du secteur automobile mondial.

Cette prise de position intervient alors que l’accord doit faire l’objet d’une révision à l’approche de la date limite du 1er juillet. Les discussions formelles entre les États-Unis et le Mexique doivent également s’ouvrir, avec une réunion prévue à Mexico au cours de la semaine du 25 mai, afin d’aborder les points de friction liés à l’USMCA.

Un accord clé pour la production automobile en Amérique du Nord

Dans leur lettre, les sept groupes industriels signataires soulignent que la prolongation de l’accord USMCA permettrait de garantir que les États-Unis restent une base de production automobile compétitive à l’échelle mondiale. Ils insistent sur l’importance de cet accord dans un contexte marqué par une évolution rapide des technologies automobiles, notamment dans les domaines de l’électrification, de la connectivité et de la chaîne logistique automobile.

Les organisations signataires représentent un large éventail d’acteurs du secteur automobile, incluant General Motors, Volkswagen, Tesla, Toyota et Hyundai. Elles alertent sur les risques liés à une remise en cause de l’intégration commerciale entre les trois pays d’Amérique du Nord.

Selon elles, une fragmentation de l’USMCA en accords commerciaux distincts entraînerait une complexité accrue pour l’industrie automobile. Cela se traduirait par une hausse des charges administratives, une multiplication des régimes réglementaires et une perturbation des chaînes d’approvisionnement automobiles déjà fortement intégrées entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Tensions commerciales et évolution des droits de douane

L’USMCA, qui a remplacé l’Accord de libre-échange nord-américain (NAFTA), garantit depuis plusieurs décennies un commerce sans droits de douane sur les véhicules et les pièces automobiles entre les trois pays. Cette structure a permis de développer une chaîne de production automobile transfrontalière particulièrement intégrée et optimisée sur le plan industriel.

Cependant, cette dynamique a été perturbée par les décisions commerciales prises par Donald Trump. En 2025, l’administration américaine a imposé un droit de douane de 25 % sur les importations automobiles mondiales, invoquant des motifs de sécurité nationale. Cette mesure a profondément modifié les équilibres du commerce automobile international.

Par la suite, plusieurs accords bilatéraux ont été conclus avec d’autres zones économiques, notamment le Japon, l’Union européenne et la Corée du Sud, avec des droits de douane fixés à 15 %. Le Royaume-Uni bénéficie quant à lui d’un taux de 10 %, rendant certaines importations automobiles vers les États-Unis plus avantageuses que celles en provenance du Mexique.

Ces évolutions ont accentué les tensions commerciales au sein de l’industrie automobile nord-américaine, en particulier pour les constructeurs fortement implantés au Mexique.

Une chaîne de production automobile hautement intégrée

L’USMCA impose actuellement qu’environ 75 % de la valeur d’un véhicule soit produite dans la région nord-américaine, avec des exigences spécifiques concernant le contenu américain et canadien. Ce cadre réglementaire vise à soutenir l’industrie automobile locale tout en maintenant une forte intégration des chaînes de production.

Les constructeurs automobiles soulignent que cet accord a permis de générer d’importantes économies d’échelle. Un groupe représentant les trois grands constructeurs de Detroit a estimé que l’USMCA représente des dizaines de milliards de dollars d’économies annuelles pour l’industrie automobile américaine.

Cette efficacité repose sur une organisation industrielle répartie entre les trois pays, où les pièces automobiles et les véhicules complets circulent librement dans le cadre d’une production optimisée.

Un enjeu stratégique pour l’industrie automobile mondiale

Au-delà des enjeux commerciaux immédiats, la prolongation de l’USMCA est considérée par les acteurs du secteur automobile comme un élément stratégique dans la compétition mondiale. Face à la montée en puissance des constructeurs asiatiques et européens, l’Amérique du Nord cherche à préserver sa position dans la production automobile mondiale.

Les groupes industriels estiment que la stabilité de cet accord est essentielle pour accompagner les mutations technologiques du secteur automobile, notamment la transition vers les véhicules électriques et les nouvelles architectures de production.

Dans ce contexte, l’issue des négociations à venir sera déterminante pour l’avenir de la chaîne de valeur automobile nord-américaine et pour la compétitivité des constructeurs opérant sur ce marché intégré.

Notre avis, par leblogauto.com

La mobilisation des groupes automobiles montre l’importance stratégique de l’USMCA pour l’industrie automobile nord-américaine. L’accord structure depuis des décennies une chaîne de production transfrontalière optimisée. Les tensions commerciales récentes et la hausse des droits de douane fragilisent toutefois cet équilibre. Les prochaines négociations seront donc cruciales pour la stabilité et la compétitivité du secteur automobile dans la région.

Crédit illustration : Exportsolutionsinc.

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Essai Peugeot e-408 de 213 ch

15 mai 2026 à 06:01

Avez-vous oublié l’existence de la Peugeot 408 ? On vous la rappelle à votre bon souvenir ! Le constructeur au Lion vient de la restyler pour donner, on l’espère à Mulhouse, un nouvel élan à sa carrière commerciale. Nous l’avons choisie dans sa version 100% électrique et conduite dans les lacets de l’arrière-pays provençal.

Un restylage bienvenu

La Peugeot 408, au penchant sportif et plus élégant que la 308, mène une vie discrète dans l’ombre de la compacte. Peut-être un peu trop discrète d’ailleurs en France, avec moins de 13 000 unités écoulées. Toutefois, à l’échelle de l’Europe, un peu plus de 100 000 exemplaires roulent aujourd’hui sur le continent. Pour essayer de maintenir ces chiffres honorables dans un contexte de concurrence qui ne cesse de s’étoffer dans le monde des routières, ce petit toilettage apparaît bienvenu. La voiture n’est pas complètement transformée pour autant, même si son visage n’a plus vraiment grand-chose à voir avec le précédent.

Logiquement, le lien de parenté se rapproche de celui de la 308, elle-même restylée il y a déjà plusieurs mois. Exit la signature lumineuse de jour avec les crocs. On passe à trois griffes dans la partie supérieure du bouclier. Peu le remarquent au premier coup d’œil, mais les feux principaux sont dissimulés dans des blocs très assombris, dans ce que l’on prend à première vue pour des entrées d’air, juste en dessous. L’illusion est parfaite ! Le profil demeure identique. À l’arrière, on note aussi une évolution avec, désormais, en lieu et place du logo, l’inscription PEUGEOT illuminée en toutes lettres. Rien de plus !

Un habitacle inchangé, et c’est tant mieux!

À l’intérieur, les changements sont encore plus minimes. En fait, on retrouve strictement le même habitacle, et cette position de conduite pas toujours adaptée. L’écran avec projection 3D compose l’i-Cockpit, tandis que le volant repose un peu sur les genoux. Néanmoins, on a déjà constaté que si c’est vrai pour votre serviteur, cela n’apparaît pas vraiment dérangeant pour d’autres. En ce qui me concerne, il faut faire un choix. Bien voir les informations affichées ou avoir le cerceau à un niveau plus agréable. On fait avec ! On apprécie néanmoins la console centrale et son écran de bonne taille, sans être gigantesque.

On aime beaucoup l’ergonomie des menus, et notamment les i-Toggles personnalisables, qui devraient vraiment devenir la norme dans l’industrie tant ils sont pratiques. Cette installation permet de faire l’économie de boutons physiques, tout en offrant des accès directs bienvenus, aussi bien aux fonctions essentielles qu’à vos préférées. La climatisation et d’autres commandes, comme les dégivrages, conservent des commandes manuelles, tout comme la bonne vieille molette pour le son, qui a tendance à disparaître alors qu’elle est si pratique. On se sent finalement assez bien dans cette e-408 à toutes les places, sauf celle du milieu, avec toutes les technologies que l’on attend pour une bonne vie à bord.

La joie du confort de l’électrique

Le très bon confort de la voiture, on le doit aussi à la propulsion électrique, qui nous épargne tout ce que l’on n’aime pas dans une thermique. Pas d’à-coups, une fluidité exemplaire, et pas de bruits parasites, le tout bien servi par une insonorisation de bon niveau. Ces atouts, on les retrouve bien sûr dans beaucoup de BEV, mais il faut bien admettre que, dans une routière, cela rend l’expérience du voyage encore plus agréable. Avec seulement 213 chevaux, les performances demeurent correctes, sans excès comme chez certaines concurrentes inutilement gavées de puissance.

On ne conduit pas un veau pour autant, mais avec moins de 1 900 kilos sur la balance et une motricité qui ne dévore pas les pneus à grande vitesse, on tient là un bon compromis. L’autre bonne surprise provient de l’autonomie offerte par la batterie de seulement 58 kWh. La consommation sur route s’avère être l’une des meilleures de sa catégorie, avec environ 15 kWh aux 100 km dans notre usage réel, soit une valeur très proche des 14,7 kWh annoncés en homologation. Dans ces conditions, on peut donc envisager de dépasser aisément les 400 km. Évidemment, sur autoroute, la consommation se rapproche plutôt des 20 kWh, ce qui limite alors son rayon d’action sur ce type d’axes.

Une électrique agile sur route

Encore une fois, cette e-408 nous gratifie d’un poids plutôt contenu pour une routière électrique. Cela a un effet direct sur l’agilité de la voiture, qui fait preuve d’un comportement routier agréable, sans ce sentiment trop prononcé ailleurs d’une auto à l’embonpoint marqué. Lorsque l’on hausse le rythme, on retrouve une voiture rigoureuse dans ses placements, avec des mouvements de caisse très bien maîtrisés, évitant le mal de cœur sans effet « bateau qui tangue ». Au final, on tient probablement l’une des meilleures voitures électriques de ce gabarit en matière de plaisir de conduite.

Pour ne rien gâcher, le confort s’avère également d’un très bon niveau, avec ce compromis d’amortissement qui fait, selon nous, référence en la matière, encore une fois pour une routière électrique de ce segment. On regrettera cependant une pédale de frein dont on aimerait un meilleur ressenti. Rien de bien méchant, on finit par s’y habituer à l’usage. Là où le bât blesse, c’est au moment de s’arrêter. Certes, on dispose du V2L, pratique pour alimenter des appareils externes. Mais lors d’une recharge sur borne rapide, il faut se contenter de 120 kW, ce qui implique environ 30 minutes pour passer de 10 à 80%, soit à peine 200 km récupérés sur autoroute.

Pas de 800V

La Peugeot e-408 2026 a le mérite de proposer un style atypique, sans céder à une carrosserie dictée uniquement par les ingénieurs en aérodynamique visant une autonomie maximale. Toutefois, il lui manque un atout devenu presque indispensable pour une routière, une architecture 800 V afin de réduire les temps d’arrêt. Elle reste néanmoins une alternative intéressante face aux SUV. Il faut débourser au minimum 42 700 € pour se l’offrir, voire 47 600 € dans sa finition la plus haute. En face, on trouve des modèles comme le BMW iX2 ou le Cupra Tavascan, nettement plus chers dès que l’on monte en gamme.

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Porsche taille dans ses effectifs pour survivre au choc auto

15 mai 2026 à 04:10

Porsche va supprimer plus de 500 emplois en restructurant ses filiales pour se concentrer sur son activité automobile principale.

Porsche AG engage une nouvelle phase de restructuration stratégique. L’entreprise a annoncé vendredi la suppression de plus de 500 emplois dans le cadre d’un recentrage sur son activité principale, l’automobile sportive et haut de gamme. Cette décision s’accompagne de l’arrêt progressif de trois filiales jugées non essentielles à sa stratégie industrielle actuelle.

Le constructeur automobile a confirmé que les entités Cellforce Group GmbH, Porsche eBike Performance GmbH et Cetitec GmbH seront supprimées. Cette réorganisation interne s’inscrit dans un contexte de transformation du secteur automobile mondial, marqué par une concurrence accrue, des pressions sur les marges et une transition technologique complexe vers l’électrification.

Une restructuration centrée sur le cœur automobile

La direction de Porsche justifie cette décision par la nécessité de renforcer son positionnement sur son cœur de métier : la production de véhicules automobiles sportifs et premium. Le constructeur estime que cette concentration stratégique est indispensable pour assurer la performance économique du groupe dans un environnement industriel de plus en plus exigeant.

Le PDG de Porsche, Michael Leiters, a déclaré que cette réorientation constitue la base d’un réalignement stratégique réussi. Selon lui, l’entreprise doit faire des choix difficiles afin de préserver sa compétitivité à long terme sur le marché automobile mondial.

Cette restructuration entraîne des conséquences directes sur l’emploi. Plus de 500 postes seront supprimés dans les différentes filiales concernées par ces fermetures. Le constructeur évoque des décisions « douloureuses », mais nécessaires pour adapter sa structure aux nouvelles réalités économiques du secteur automobile.

Pressions économiques et transformation du secteur automobile

Porsche évolue dans un environnement marqué par de multiples pressions. Le constructeur automobile fait face à des défis liés aux tarifs douaniers, aux tensions géopolitiques et à des ajustements dans sa gamme de modèles. Ces facteurs contribuent à fragiliser les équilibres financiers de l’entreprise.

Au premier trimestre 2026, Porsche a enregistré une nouvelle baisse de son bénéfice, confirmant les difficultés rencontrées par le groupe. Dans ce contexte, le constructeur intensifie ses mesures de réduction des coûts afin de préserver sa rentabilité et d’adapter son modèle économique à la nouvelle réalité du marché automobile.

La transition vers l’électrification et les investissements dans de nouvelles technologies ont également un impact important sur les résultats financiers. Comme de nombreux constructeurs automobiles, Porsche doit arbitrer entre innovation, compétitivité et maîtrise des coûts dans un secteur en mutation rapide.

Abandon de certaines activités périphériques

La suppression des filiales Cellforce Group GmbH, Porsche eBike Performance GmbH et Cetitec GmbH illustre la volonté de Porsche de réduire ses activités périphériques. Ces entités, qui s’éloignent du cœur traditionnel de l’automobile sportive, ne seront plus intégrées à la stratégie future du groupe.

Ce recentrage s’inscrit dans une logique de simplification de la structure du constructeur automobile. L’objectif est de concentrer les ressources financières et humaines sur les activités jugées prioritaires, notamment la conception et la production de véhicules haut de gamme.

Le secteur des mobilités alternatives, comme les vélos électriques ou certaines technologies associées, est ainsi progressivement mis de côté au profit d’une stratégie plus centrée sur les voitures de sport et les modèles emblématiques de la marque Porsche.

Une industrie automobile sous tension

La situation de Porsche reflète une tendance plus large dans l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs doivent aujourd’hui composer avec une forte volatilité économique, des coûts de production élevés et une transformation technologique rapide.

La concurrence internationale, notamment sur le segment des véhicules électriques, accentue également la pression sur les acteurs historiques du secteur automobile. Les groupes doivent investir massivement tout en préservant leur rentabilité, ce qui conduit à des choix stratégiques parfois difficiles, comme des suppressions d’emplois ou des fermetures de filiales.

Dans ce contexte, Porsche cherche à consolider son identité de constructeur automobile premium spécialisé dans les voitures de sport, tout en adaptant sa structure aux exigences du marché mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de Porsche illustre les ajustements structurels auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles haut de gamme. Le recentrage sur le cœur de métier traduit une volonté de renforcer la rentabilité dans un contexte économique tendu. La suppression de plus de 500 emplois et la fermeture de plusieurs filiales montrent l’ampleur des efforts de rationalisation engagés. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large de recentrage industriel observée dans le secteur automobile mondial.

Crédit illustration : Porsche.

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Reçu — 14 mai 2026 le blog auto

Dieselgate : Volkswagen condamné en France après une action de la CLCV

14 mai 2026 à 20:16

La cour d’appel de Pau a condamné Volkswagen à verser 100 000 euros à l’association CLCV dans le cadre du Dieselgate. La justice estime que des véhicules diesel commercialisés entre 2007 et 2015 ne respectaient pas les normes annoncées lors de leur vente.

Une condamnation liée aux véhicules diesel commercialisés entre 2007 et 2015

Dans un arrêt rendu le 5 mai, la cour d’appel de Pau a condamné Volkswagen à verser 100 000 euros à l’association Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV). La décision porte sur un « préjudice causé à l’intérêt collectif des consommateurs » dans le dossier du Dieselgate.

Selon la cour, Volkswagen Group France et Volkswagen Bank ont commercialisé entre 2007 et 2015 des véhicules diesel équipés d’un logiciel capable de fausser les résultats des tests d’émissions polluantes. Les juges considèrent que ces modèles ne respectaient pas la norme Euro5 en vigueur au moment de leur commercialisation, contrairement aux caractéristiques présentées aux acheteurs.

Ok, mais les pour particuliers lésés ?

En fait, pour la CLCV, cette décision marque une nouvelle étape dans l’action de groupe engagée contre le constructeur allemand. L’association indique que cette procédure, portée devant le tribunal civil de Soissons, a déjà été jugée recevable et doit être examinée l’an prochain.

La CLCV précise également qu’il s’agit, selon elle, de la première condamnation de Volkswagen en France concernant un préjudice collectif dans le cadre du Dieselgate.

L’association évoque environ 950 000 automobilistes concernés en France. Elle souligne toutefois que cette décision n’aura pas d’effet direct pour les consommateurs avant l’issue de l’action de groupe.

Volkswagen conteste l’arrêt de la cour d’appel

De son côté, Volkswagen Group France conteste la décision rendue par la cour d’appel de Pau. Le constructeur estime que cet arrêt est isolé et non définitif. Le groupe considère également qu’aucun préjudice collectif des consommateurs n’a été démontré.

L’affaire trouve son origine dans une procédure engagée à Pau par un particulier ayant acheté un véhicule début 2010 avant d’être informé du défaut en 2015.

Une première condamnation de Volkswagen avait été prononcée en mai 2021, avant d’être annulée un an plus tard par la Cour de cassation. En septembre 2025, la haute juridiction avait finalement donné raison au propriétaire concernant la question du délai de prescription.

Parallèlement à cette procédure civile, Volkswagen doit également être jugé au pénal devant le tribunal correctionnel de Paris pour tromperie.

Quel préjudice pour les particuliers ?

Les propriétaires de Volkswagen touchés par le scandale du Dieselgate estiment qu’ils ont eu un préjudice financier sur la valeur résiduelle de leur véhicule. Il est vrai qu’à la revente, ces VW au gazole ont connu un trou d’air quand le scandale faisait la une des manchettes.

Depuis, d’autres modèles ont été touchés par des défauts. Les modèles diesel n’ont pas définitivement perdu leur valeur. Une situation difficile à évaluer. Pour autant, les particuliers continuent leur plainte collective (alias action de groupe) envers Volkswagen.

Cette décision paloise ne préjuge en rien l’issue de l’action de groupe.

On est plus de 10 ans après l’éclatement du scandale. Les lenteurs de la justice française !

Source : CLCV

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GM sanctionné pour la revente de données de conduite

14 mai 2026 à 14:12

General Motors paie 12,75 millions $ après la vente illégale de données de conduite de clients californiens sans consentement.

General Motors a accepté de verser 12,75 millions de dollars, soit environ 11,7 millions d’euros, pour mettre fin à une enquête menée en Californie. Celle-ci portait sur la collecte et la vente présumées de données de conduite détaillées concernant des centaines de milliers d’automobilistes. L’affaire, révélée par le procureur général de l’État, Rob Bonta, met en lumière les pratiques des constructeurs automobiles en matière de données issues des véhicules connectés et des services télématiques.

Le règlement, qui doit encore être approuvé par un tribunal, impose également des restrictions importantes à GM concernant l’utilisation des données issues de son service OnStar. Le constructeur automobile ne pourra plus vendre ces informations à des courtiers en données et devra respecter une interdiction de cinq ans sur la commercialisation de données personnelles liées aux conducteurs.

Des données automobiles sensibles au cœur du litige

L’enquête a révélé que General Motors avait collecté et vendu des informations particulièrement sensibles. Parmi ces données figuraient les noms des conducteurs, leurs numéros de téléphone, leurs adresses personnelles, ainsi que des informations précises de géolocalisation GPS. Ces données permettaient de suivre les trajets, les lieux de stationnement et les habitudes de déplacement des utilisateurs du système OnStar.

Les autorités californiennes indiquent que ces données automobiles comprenaient également des éléments liés au comportement de conduite, tels que la vitesse des véhicules et les épisodes d’accélération brutale. Ces informations, collectées entre 2016 et 2024, auraient été transmises à des courtiers en données.

Selon l’État de Californie, General Motors aurait tiré environ 20 millions de dollars de revenus à l’échelle nationale grâce à la vente de ces données de conduite. Ces pratiques reposaient sur l’utilisation du système OnStar, un service embarqué dans les véhicules permettant notamment la navigation, l’assistance en cas d’accident ou encore les appels d’urgence.

Véhicules connectés et controverses sur la vie privée

Le dossier GM s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance accrue des véhicules connectés et des données automobiles. En 2023, une agence californienne chargée de la protection de la vie privée avait déjà lancé des investigations sur les pratiques des constructeurs automobiles en matière de collecte de données.

En 2024, plusieurs enquêtes médiatiques ont mis en évidence des pratiques similaires dans l’industrie automobile. Selon ces rapports, certains constructeurs partageaient les données de conduite de leurs clients avec des compagnies d’assurance automobile. Ces informations auraient été utilisées pour ajuster les tarifs d’assurance, bien que cette pratique soit encadrée strictement en Californie.

Les autorités californiennes rappellent toutefois que la réglementation locale interdit aux assureurs d’utiliser les données de conduite pour fixer les primes. Dans ce contexte, le procureur général Rob Bonta a affirmé que les automobilistes californiens n’avaient pas subi d’augmentation de leurs tarifs d’assurance directement liée aux données vendues par General Motors.

Réactions de GM et encadrement renforcé

General Motors a réagi en indiquant que l’accord conclu concerne notamment son produit Smart Driver, désormais abandonné en 2024. Le constructeur automobile affirme que ce règlement s’inscrit dans une démarche de renforcement de ses politiques de protection des données et de la vie privée.

Le groupe automobile américain a également déclaré vouloir améliorer la transparence auprès de ses clients concernant la collecte et l’utilisation des données personnelles issues des véhicules connectés. GM insiste sur le fait que les utilisateurs doivent pouvoir comprendre et contrôler les informations partagées via ses services embarqués.

La Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis avait déjà qualifié le comportement de General Motors de « trahison flagrante de la confiance des consommateurs ». En janvier 2025, l’agence fédérale avait annoncé que GM et sa filiale OnStar s’étaient engagées à ne pas partager ni vendre certaines données sensibles liées à la géolocalisation et au comportement de conduite pendant une durée de cinq ans.

Un enjeu croissant pour l’industrie automobile

Cette affaire illustre les enjeux croissants liés aux données automobiles dans un secteur en pleine transformation technologique. Les véhicules modernes, de plus en plus connectés, génèrent une quantité importante d’informations sur les habitudes de conduite, les trajets et les comportements des automobilistes.

Pour les constructeurs automobiles, ces données représentent à la fois une opportunité économique et un risque juridique important. Leur exploitation soulève des questions majeures en matière de protection de la vie privée, de consentement des utilisateurs et de réglementation des données personnelles.

General Motors devient ainsi l’un des cas les plus médiatisés de cette problématique, alors que les autorités américaines et les régulateurs renforcent progressivement le contrôle des pratiques liées aux données dans l’industrie automobile connectée.

Notre avis, par leblogauto.com

L’affaire General Motors illustre la montée en puissance des enjeux liés aux données automobiles dans les véhicules connectés. Le modèle économique basé sur la collecte et la valorisation des données de conduite se heurte désormais à des cadres réglementaires de plus en plus stricts. Ce règlement souligne également la sensibilité croissante des consommateurs à la protection de leur vie privée dans l’automobile. Enfin, il confirme que les constructeurs devront adapter leurs pratiques face à un encadrement juridique renforcé des données issues des systèmes embarqués.

Crédit illustration : GM.

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4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

14 mai 2026 à 12:54
4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Les voitures de sport italiennes classiques possèdent une âme indéniable, une énergie mécanique viscérale que les véhicules modernes, gérés par ordinateur, peinent souvent à reproduire. Quand ce charme vintage fait l’objet d’une restauration obsessionnelle sans limite de budget, le résultat confine à la perfection automobile.

Legacy Motorworks vient de dévoiler sa dernière création : une Alfa Romeo GTV 2000 de 1973 entièrement restaurée qui représente pas moins de 4000 heures de travail minutieux. Cette renaissance mécanique illustre parfaitement comment marier nostalgie des années 70 et améliorations modernes judicieuses, le tout dans le respect absolu de l’héritage sportif de la marque au biscione.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée
4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un moteur qui rugit avec l’âme italienne

Alfa Romeo a bâti sa réputation légendaire sur les circuits, et cette GTV 2000 embrasse pleinement cet héritage de vitesse. Sous le capot se cache un moteur 2,0 litres entièrement reconstruit, équipé de deux carburateurs pour une alimentation optimale. Cette mécanique d’exception témoigne d’un savoir-faire artisanal où chaque composant a été minutieusement révisé.

La reconstruction du bloc moteur a nécessité le remplacement intégral de tous les éléments d’usure : pistons neufs, segments, coussinets, mais aussi un polissage parfait des arbres à cames et un usinage de précision de la distribution. Cette approche méticuleuse garantit des performances optimales et une fiabilité à toute épreuve, deux qualités essentielles pour un usage moderne.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette symphonie mécanique respire à travers un système d’échappement sur-mesure en acier inoxydable, dont les collecteurs arborent une finition noire satinée particulièrement esthétique. Cette configuration améliore sensiblement les performances tout en conférant une signature sonore typiquement italienne, rauque et envoûtante.

La transmission de cette puissance vers l’asphalte s’effectue via une boîte de vitesses 5 rapports entièrement révisée, dotée de nouveaux roulements et joints d’étanchéité pour un passage des vitesses d’une douceur exemplaire. Le châssis adopte une position légèrement abaissée grâce à des ressorts raccourcis, magnifiant la silhouette tout en optimisant le comportement routier.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette stance agressive est sublimée par des jantes alliage style GTA de 14×7 pouces d’inspiration vintage, élargies de 10 mm par des entretoises et chaussées de pneumatiques Continental 185/70R14. Cette configuration procure une tenue de route affûtée, digne de l’ADN sportif de cette Alfa Romeo d’exception.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Une esthétique dorée qui fait sensation

Visuellement, cette Alfa Romeo classique constitue un véritable spectacle pour les yeux. La carrosserie impeccable arbore une peinture Giallo Planetario, ce jaune de course vibrant qui irradie littéralement d’énergie. Cette teinte emblématique des années 70 confère à la voiture une présence saisissante, impossible à ignorer sur la route.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Chaque élément de finition extérieure a fait l’objet d’une attention particulière. Les pare-chocs, les baguettes et l’emblématique calandre avant ont été entièrement re-chromés jusqu’à atteindre un poli miroir parfait. Cette démarche pointilleuse s’accompagne d’un remplacement complet de tous les badges, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’habitacle.

Si le design reste fidèlement ancré dans ses racines de 1973, Legacy Motorworks a intelligemment intégré des éléments de sécurité modernes pour répondre aux exigences de la circulation contemporaine. Les phares principaux ont été modernisés avec des unités LED haute performance incluant des feux de jour pour une visibilité optimale, tandis que la partie basse conserve son charme d’époque avec des antibrouillards à verres jaunes typiques des années 70.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette approche équilibrée illustre parfaitement la philosophie du restomod réussi : préserver l’essence esthétique originale tout en apportant les améliorations nécessaires à un usage quotidien moderne. Le résultat traduit un respect profond pour l’héritage Alfa Romeo, magnifié par une exécution contemporaine irréprochable.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un habitacle de grand luxe à l’italienne

L’ouverture des lourdes portières en acier révèle un habitacle qui rivalise avec les plus beaux exemples de sellerie sur-mesure. Legacy Motorworks a conservé le dessin classique tout en élevant les matériaux vers des standards de luxe absolu. Cette démarche transforme radicalement l’expérience de conduite, alliant authenticité et raffinement contemporain.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

La cabine est entièrement habillée de cuir noir premium, agrémenté d’un liseré jaune saisissant sur les sièges et d’une bande de course jaune sur le soufflet de levier de vitesses, créant un écho parfait avec la peinture extérieure. Cette attention chromatique démontre le souci du détail poussé à l’extrême qui caractérise cette restauration d’exception.

Le tableau de bord et la console centrale sont intégralement gainés de cuir et rehaussés d’inserts en bois de Macassar poli main, conférant une touche d’élégance intemporelle. Sous les pieds, une moquette allemande à tissage carré dans les tons anthracite apporte une texture raffinée et durable, s’étendant dans tout l’habitacle jusqu’au coffre.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette transformation intérieure démontre comment une approche artisanale peut transcender l’original sans jamais le trahir. Chaque surface, chaque couture témoigne d’un savoir-faire exceptionnel au service d’une vision esthétique cohérente et sophistiquée.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Le confort moderne dans un écrin vintage

Contrairement aux restaurations purement muséales, cette Alfa Romeo est conçue pour être conduite intensément plutôt que conservée sous cloche. Cette philosophie a guidé l’intégration de nombreux équipements de confort moderne, parfaitement dissimulés dans l’esthétique d’époque.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un système de climatisation sur-mesure a été intégré de manière invisible dans le tableau de bord vintage, garantissant un confort optimal lors des escapades estivales. Cette prouesse technique illustre l’expertise de Legacy Motorworks pour concilier authenticité visuelle et fonctionnalité contemporaine.

L’expérience audio a également bénéficié d’une refonte complète. Le tableau de bord accueille un autoradio au design rétro discret, doté de la connectivité Bluetooth moderne. Alimenté par un amplificateur dissimulé, il pilote quatre haut-parleurs JBL Stage 3 de 200 watts, assurant une restitution sonore cristalline qui rivalise avec la mélodie du moteur.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette intégration technologique s’étend aux systèmes de sécurité avec des freins à disques entièrement révisés et une instrumentation d’origine méticuleusement restaurée. Le compartiment moteur lui-même témoigne de cette perfection avec une présentation impeccable qui révèle chaque détail de la mécanique.

Legacy Motorworks livre ainsi une œuvre unique qui transcende la simple restauration pour devenir un hommage vivant à l’âge d’or de l’automobile italienne. Cette Alfa Romeo GTV 2000 de 1973 incarne parfaitement l’art du restomod contemporain, mariant passion du passé et exigences du présent dans une synthèse absolument remarquable. Un chef-d’œuvre automobile qui redéfinit les codes du genre et confirme le savoir-faire exceptionnel de l’atelier américain.

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Guerre en Iran : Toyota perd des milliards malgré ses hybrides

14 mai 2026 à 12:12

Toyota anticipe 4,3 milliards de dollars d’impact lié à la guerre en Iran malgré la forte demande en véhicules hybrides.

Toyota traverse une période particulièrement délicate sur le plan financier. Le constructeur automobile japonais, premier fabricant mondial de voitures en volume, estime que les conséquences économiques de la guerre en Iran pourraient lui coûter environ 4,3 milliards de dollars (environ 4 milliards d’euros) au cours de l’exercice fiscal actuel. Cette estimation figure parmi les avertissements les plus importants formulés jusqu’à présent par une grande entreprise internationale concernant l’impact indirect du conflit sur l’industrie mondiale.

Le groupe japonais a annoncé une chute de près de 50 % de son bénéfice trimestriel et prévoit désormais une baisse d’environ 20 % de son bénéfice annuel pour l’exercice qui vient de débuter. Malgré une forte demande pour les véhicules hybrides, la hausse généralisée des coûts liés à l’énergie, aux matières premières et à la logistique pèse lourdement sur la rentabilité du constructeur automobile.

Selon Toyota, la majorité des pertes estimées, soit environ 670 milliards de yens (environ 4 milliards d’euros), proviendra directement de l’augmentation des coûts des matériaux utilisés dans la production automobile. Les retards de livraison ainsi que la baisse des volumes de ventes dans certaines régions du monde viennent également accentuer la pression financière.

L’industrie automobile subit la hausse des coûts énergétiques

Lors d’un briefing financier, Takanori Azuma, responsable du groupe comptable de Toyota, a détaillé les principaux postes de dépenses affectés par le conflit au Moyen-Orient. Le constructeur fait face à une hausse importante des coûts de carburant, des frais de transport maritime et logistique, mais aussi du prix des composants et matériaux utilisés dans les usines d’assemblage automobile.

Les coûts de peinture industrielle et de nombreux matériaux nécessaires à la fabrication des véhicules ont également augmenté. Cette situation fragilise les marges du constructeur alors même que l’industrie automobile mondiale fait déjà face à plusieurs défis structurels, notamment les tensions commerciales internationales et la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toyota se distingue également par sa politique de soutien à ses fournisseurs. Contrairement à d’autres groupes industriels, le constructeur japonais s’est engagé à absorber une partie des hausses de coûts subies par ses partenaires industriels et équipementiers. Ce choix alourdit davantage l’impact financier du contexte géopolitique actuel sur les comptes du groupe.

Le bénéfice d’exploitation de Toyota a atteint 569,4 milliards de yens (environ 3,4 milliards d’euros) sur les trois mois clos au 31 mars, contre 1,1 trillion de yens (environ 6,6 milliards d’euros) un an plus tôt. Il s’agit du plus faible résultat trimestriel enregistré par le constructeur depuis plus de trois ans.

Les véhicules hybrides soutiennent encore les ventes

Malgré ces difficultés, Toyota continue de bénéficier d’une demande soutenue pour ses véhicules hybrides. Le constructeur prévoit que les ventes mondiales de modèles hybrides dépasseront cette année le seuil des 5 millions d’unités pour la première fois de son histoire.

Cette progression illustre l’intérêt croissant des automobilistes pour les motorisations économes en carburant dans un contexte de flambée des prix de l’énergie. Les voitures hybrides apparaissent comme une solution intermédiaire attractive pour de nombreux consommateurs, permettant de réduire la consommation de carburant sans dépendre entièrement des infrastructures de recharge électrique.

Toutefois, cette hausse des ventes de véhicules hybrides ne suffit pas à compenser l’explosion des coûts de production et de transport. Les pressions inflationnistes continuent d’affecter lourdement la rentabilité de l’ensemble du secteur automobile mondial.

Toyota prévoit ainsi un bénéfice d’exploitation annuel de 3 trillions de yens (environ 18 milliards d’euros) pour l’exercice en cours, un chiffre largement inférieur aux attentes des analystes financiers. Un sondage réalisé auprès de 23 analystes par LSEG tablait en effet sur un résultat médian de 4,59 trillions de yens (environ 27,5 milliards d’euros).

À la Bourse de Tokyo, cette révision des perspectives a provoqué une baisse du titre Toyota. L’action du constructeur japonais a terminé en recul d’environ 2,2 %, atteignant son plus bas niveau de clôture depuis la mi-octobre.

Entre tensions commerciales et ralentissement régional

Le contexte géopolitique actuel accentue également les difficultés déjà rencontrées par l’industrie automobile mondiale. Toyota doit notamment composer avec les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump, qui auraient coûté environ 1,4 trillion de yens (environ 8,4 milliards d’euros) au groupe japonais sur l’année écoulée.

Parallèlement, la hausse des prix de l’énergie complique davantage la situation des constructeurs automobiles internationaux. Le secteur doit désormais faire face simultanément aux tensions commerciales, à la hausse des coûts industriels et à une concurrence de plus en plus forte des fabricants chinois.

Toyota n’est pas le seul groupe automobile touché par cette situation. Le constructeur allemand Volkswagen a lui aussi évoqué récemment l’impact des tarifs douaniers sur ses résultats financiers. Selon son directeur général Oliver Blume, ces mesures représenteraient un poids annuel de 5 milliards d’euros (5,9 milliards de dollars) sur le bénéfice opérationnel du groupe.

Enfin, Toyota a indiqué que ses ventes au Moyen-Orient avaient fortement reculé au mois de mars. Les perturbations des expéditions vers cette région ont affecté les livraisons et réduit les volumes de ventes automobiles sur plusieurs marchés stratégiques.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Toyota illustrent l’ampleur des répercussions géopolitiques sur l’industrie automobile mondiale. Malgré le succès commercial des véhicules hybrides, la hausse des coûts de production et de logistique réduit fortement les marges des constructeurs. Le groupe japonais apparaît particulièrement exposé en raison de son soutien financier à ses fournisseurs et de sa forte présence internationale. Cette situation confirme que les tensions énergétiques et commerciales pèsent désormais durablement sur le secteur automobile.

Crédit illustration : Toyota.

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Honda passe par pertes et projets

14 mai 2026 à 11:43
Honda Hybrid Sedan Prototype

Honda vient de confirmer les mauvais résultats de son année fiscale 2025-2026. Dans le même temps, la firme dévoile sa nouvelle stratégie et révèle deux prototypes.

La perte d’exploitation s’élève a 2,2 milliards d’euros et se situe dans la fourchette haute des estimations. Plusieurs facteurs contribuent au plus mauvais résultat de la marque depuis 1957. Tout d’abord l’érosion des ventes Chine, ou Honda perd du terrain depuis 5 ans. Ensuite le relèvement des droits de douanes aux USA qui rogne sur les marges alors que les ventes progressent. Enfin l’abandon de plusieurs modèles 100% électriques, très avancés et d’une usine dédiée en Amérique du Nord

L’hybride comme tête de pont

Pionnier de l’hybride, avec son sytème IMA en 1999, Honda a amplifié sa présence depuis plusieurs années avec son e:HEV. La firme prévoit de réduire le coût de son prochain système hybride de plus de 30 % par rapport au système actuel. La future génération, plus économe de 10% en carburant intégrera une nouvelle plateforme, compatible avec les 4 roues motrices,

4 marchés prioritaires

Au Japon, la voiture la plus vendue dans le pays depuis 10 ans, la N-Box sera proposée en 100% électrique dès 2028. Une année ou Honda commercialisera un Vezel de 3eme génération, doté du nouveau système hybride maison. En Europe, le Vezel, connu sous le nom de HR-V, est le modèle le plus vendu de la marque.

Aux États Unis, Honda mise sur le tout hybride, grâce à des usines automobiles adaptées à cette orientation. 

En Chine, Honda compte proposer de nouveaux modèles électriques et hybrides rechargeables élaborés sur des plates-formes fournies par des partenaires locaux.

Enfin en Inde, Honda souhaite convertir les 6 millions d’acheteurs annuels de motos de la marque. Le pays sera celui des véhicules de moins de 4 mètres de long et la catégorie moyenne.

Une approche multifacette

Si les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050 ne changent pas, les moyenslpour y parvenir s’élargissent avec l’utilisation de carburants neutres en carbone et de technologies bas carbone. S’agissant du temps de développement des véhicules, Honda entend diviser par 2 ces délais. 

Deux modèles attendus en 2028

Au delà des informations financières et stratégiques, Honda a révélé deux prototypes de ses modèles hybrides de nouvelle génération. Une grande berline qui pourrait être la prochaine Accord et un SUV Acura qui pourrait lui remplacer le RDX. Deux hybrides qui devront faire oublier les 0 series et la RSX 100% électriques abandonnées récemment.

Honda compte retrouver un bénéfice d’exploitation significatif en 2029.

Via Honda

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Cette Ferrari SC250 imagine l’évolution ultime de la légendaire 250 GTO

14 mai 2026 à 09:55
Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

La Ferrari 250 GTO reste l’une des automobiles les plus désirées au monde. Avec seulement 36 exemplaires produits entre 1962 et 1964, et une vente record à 70 millions de dollars en 2018, cette légende italienne continue de fasciner les passionnés. Aujourd’hui, le designer indien Krishnakanta Saikhom nous propose une vision audacieuse de ce qu’aurait pu devenir cette icône si son ADN aérodynamique avait continué à évoluer pendant six décennies.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’héritage de la 250 GTO revisité par un vision futuriste

Le concept Ferrari SC250 de Krishnakanta Saikhom pose une question provocante : que serait devenue la 250 GTO si son développement aérodynamique s’était poursuivi sans contraintes routières, règles d’homologation ou considérations économiques ? Ce diplômé en ingénierie mécanique du National Institute of Design, déjà remarqué pour son concept Lamborghini Massacre, livre ici une réponse saisissante.

La 250 GTO originale fut façonnée par Sergio Scaglietti qui travaillait le métal directement sur le châssis, pièce par pièce, sans dessins préparatoires. Cette approche intuitive, combinée aux tests en soufflerie de Giotto Bizzarrini à l’Université de Pise et aux sessions d’essais intensives à Monza, a donné naissance à une forme longue et basse, aux flancs musclés et à l’arrière Kamm caractéristique.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Le SC250 transpose cette logique proportionnelle dans l’univers des hypercars Le Mans, enveloppant une carrosserie dramatiquement large et basse dans un Rosso Corsa étincelant. Les rendus montrent délibérément le concept aux côtés de l’original, créant une juxtaposition saisissante où l’ancêtre paraît délicat face à un descendant qui semble vouloir dévorer l’atmosphère.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Un design qui pousse l’aérodynamisme à l’extrême

Vue de profil, la conversation visuelle avec la 250 GTO s’établit davantage par les proportions que par les détails décoratifs. Saikhom a préservé la logique long nez, courte queue de l’original, mais a tout étiré latéralement et repoussé l’habitacle vers l’arrière jusqu’à le positionner presque au-dessus de l’essieu arrière. Cette compression de la masse visuelle de la cabine évoque davantage une verrière de chasseur qu’un toit de coupé traditionnel.

La ligne fastback chute brutalement vers une queue tronquée équipée d’un aileron arrière multi-éléments prononcé, détail que la GTO originale esquissait modestement avec son petit becquet et que la SC250 mène à sa conclusion aérodynamique logique. Les flancs sont épurés et le tumblehome agressif, la carrosserie étant visiblement plus large au niveau des hanches arrière qu’à la ligne d’épaule, générant cette posture plantée qui fait paraître une voiture rapide même à l’arrêt.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’avant constitue la rupture la plus audacieuse avec l’orthodoxie GTO. Là où l’originale arborait un museau relativement étroit et arrondi avec de petites prises d’air jumelées, la SC250 débarque avec un ensemble splitter pleine largeur qui consomme la majeure partie de la face avant, flanqué de profonds canaux aérodynamiques qui alimentent les flux d’air sous et autour de la carrosserie.

Un petit badge du cheval cabré trône au centre du panneau de nez au-dessus du splitter, presque discret face à l’agressivité du package aéro qui l’entoure. Les évents verticaux jumeaux sur les ailes avant reprennent directement les prises d’air latérales caractéristiques de la 250 GTO, constituant le rappel patrimonial le plus explicite de tout le design et celui qui lie le plus efficacement cette conversation de soixante ans.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Une approche technique sans compromis

L’arrière révèle le visage le plus déterminé de la SC250. Quatre sorties d’échappement circulaires sont empilées verticalement par paires sur le panneau arrière, flanquées d’un diffuseur en fibre de carbone qui remonte agressivement depuis le soubassement. La désignation « SC250 » est estampée dans la carrosserie juste au-dessus de la bavette inférieure.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’aileron arrière multi-éléments repose sur des plaques d’extrémité jumelles et se lit comme un composant aéro structurel plutôt qu’un accessoire de style, cohérent avec le refus global de la voiture de traiter l’aérodynamisme comme une décoration. Des roues Michelin à cinq branches en graphite profond remplissent les passages de roue aux quatre coins, leur géométrie en étoile rappelant probablement intentionnellement les jantes à rayons croisés classiques que la 250 GTO d’époque portait sur ses jantes à rayons métalliques.

Cette approche technique se ressent dans chaque détail du concept. Contrairement à de nombreux exercices de style qui privilégient l’impact visuel, la SC250 semble gouvernée par la fonction aérodynamique. Chaque surface, chaque courbe, chaque ouverture paraît justifiée par une nécessité technique plutôt que par un désir esthétique pur.

Le travail de Saikhom démontre une compréhension profonde de ce qui rendait la 250 GTO si spéciale : cette fusion parfaite entre beauté et efficacité, entre émotion et rationalité technique. En poussant cette philosophie dans ses retranchements, le designer indien prouve que l’ADN de la GTO possède une durabilité conceptuelle remarquable.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

La mise en scène du SC250 directement aux côtés d’une 250 GTO d’époque dans plusieurs compositions constitue un choix éditorial courageux qui porte ses fruits. L’original se lit comme quelque chose d’assemblé avec courage et aluminium par des gens inventant les règles en temps réel. La SC250 se lit comme la destination logique du voyage que ces pionniers ont entamé.

Que Ferrari sanctionne un jour quelque chose d’aussi intransigeant comme concept officiel reste une question séparée, et franchement non pertinente. Ce que Saikhom a démontré, c’est que le langage stylistique de la 250 GTO est suffisamment durable pour survivre à une extrapolation dans une ère de performance complètement différente sans perdre son identité. C’est précisément ce qui sépare un langage de design véritablement grand d’un autre qui ne paraît bon que figé dans son contexte original.

Le concept SC250 nous rappelle que les plus grandes créations automobiles ne sont pas seulement des objets de leur époque, mais des fondations conceptuelles capables d’inspirer des générations futures de créateurs. Dans cette optique, la vision de Krishnakanta Saikhom constitue bien plus qu’un simple exercice de style : c’est un hommage technique à l’un des chefs-d’œuvre absolus de l’automobile.

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Geely, premier groupe chinois à exporter ses voitures au Canada

14 mai 2026 à 09:29
Geely

Donald Trump est en Chine. En vol, il a sans doute croisé le premier bataillon de voitures chinoises exportées vers l’Amérique du Nord, en vertu des accords conclus au printemps avec le Canada. Et c’est Geely qui ouvre le bal. Avec une auto surprenante.

Lors de sa dernière visite à Pékin, le premier ministre Mark Carney canadien a conclu un accord permettant l’importation de voitures électriques chinoises au Canada. Une importation encadrée avec un quota fixé à 49000 voitures et des droits de douane abaissés de 100 à 6,1%. En contrepartie, le gouvernement espère attirer des investissements locaux. Ce qui permettrait de sauver sa filière automobile, mise à mal par les décisions protectionnistes et anti-véhicule électrique du voisin étasunien.

Une voiture déjà vendue

Plusieurs constructeurs ont rapidement confirmé leur intérêt pour la mesure : Tesla pour ses Model 3 et Y produites à Shanghai, Chery, BYD et Geely. Et c’est le groupe de Hangzhou Bay qui est le premier à dégainer en envoyant son premier lot de véhicules.

Ces premiers véhicules entrant dans le quota ne seront toutefois pas totalement chinoises. Il s’agit en effet de 18 exemplaires du SUV électrique Lotus Eletre… Britannique par la marque, chinoise par la conception et la production . En réalité, le véhicule était déjà homologué et diffusé depuis 2024. Mais grâce aux nouvelles règles, son prix sera divisé par deux, le rendant bien plus attractif.

De « vraies » voitures chinoises devraient suivre rapidement. Chery a par exemple déjà débarqué environ 150 véhicules. Mais il s’agit encore d’exemplaires d’essai et non pas de modèles destinés aux clients. Le groupe espère diffuser prochainement au Canada ses marques Omoda, Jaecoo et Exlantix.

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F1 : Mercedes et Gucci, bientôt associés dans Alpine F1 Team ?

14 mai 2026 à 07:30
Image généree par IA

Alpine fait parler d’elle plus positivement que ces dernières années. Après la « valse » des dirigeants et des pilotes, les mauvais résultats puis les remous du retour de Flavio Briatore en 2024 et la fin du moteur Renault en 2025, l’écurie française reprend des couleurs en 2026. Dotée du moteur Mercedes, l’écurie apparaît désormais comme la « meilleure des autres » derrière le quatuor Mercedes / Ferrari / McLaren / Red Bull. Alpine a déjà marqué plus de points cette année, en 4 courses, que sur l’ensemble de la saison 2025.

Les prétendants

Depuis plusieurs mois déjà, Alpine fait l’objet de nombreuses convoitises. Le fonds d’investissement Otro Capital, arrivé en 2023, cherche à revendre sa participation de 24%. En l’espace de trois ans, et malgré des résultats mitigés, la valorisation d’Alpine a explosé, emboîtant le pas à une Formule 1 qui n’a jamais été aussi « bankable ». On évoque des parts représentant près de 700 millions.

Jusqu’en septembre, Renault, toujours actionnaire majoritaire de l’écurie, dispose d’un droit de veto sur les décisions stratégiques. Plusieurs noms se bousculent au portillon pour reprendre les parts : Christian Horner, évincé de Red Bull en 2025, est un nom qui a pas mal circulé, avec derrière lui un fonds d’investissement solide, mais c’est désormais Mercedes qui tient la corde.

Un rapprochement qui n’est pas du goût de tous

Le géant Allemand, déjà partenaire technique d’Alpine avec la fourniture des moteurs hybrides, semble donc en pole position pour entrer au capital. Cela est toutefois loin d’être acquis, car plusieurs voix se font entendre pour mettre en doute le bien fondé d’un tel rapprochement. Zak Brown, PDG de McLaren, considère que l’entrée de Mercedes au capital d’Alpine engendrerait une situation aussi problématique que le binôme Red Bull / Racing Bulls, avec des conflits d’intérêts et une influence potentiellement néfaste d’un point de vue sportif.

La FIA s’est montrée plus réservée mais reste attentive à ce genre de combinaisons. En effet, en prenant des parts chez Alpine, Mercedes se rendrait ainsi partiellement maître d’une écurie à priori rivale en piste. Le risque de collusion est donc inquiétant pour certains, en terme d’équité sportive et de confidentialité technique. Toto Wolff est bien entendu impliqué dans ces démarches, son duel personnel avec Christian Horner continuant ainsi dans les coulisses.

le précédent déjà Français, avec Ligier

On se rappelle par exemple comment en 1994, Flavio Briatore (déjà lui !) alors patron de Benetton, avait racheté Ligier (à titre personnel) pour récupérer le moteur Renault et le mettre dans la Benetton de Schumacher à la place du V8 Ford, tout en plaçant un de ses acolytes, Tom Walkinshaw, à la tête des Bleus.

En 1995, la Ligier ressemblait comme deux gouttes d’eau à la Benetton, mais l’écurie française avait dû faire une croix sur le V10 Renault et se rabattre sur le V10 Mugen -Honda…que Briatore avait repris à l’écurie Minardi, dans laquelle il avait aussi des intérêts ! C’est ce genre de combinaisons qui peut susciter bien des remous…

Une Alpine très stylée en 2027 ?

Parallèlement à ces jeux politiques, une autre rumeur a bruissé, émanant de GPBlog : le partenariat de sponsoring avec BWT arrivant à son terme fin 2026, Alpine pourrait avoir en 2027, comme nouveau sponsor titre, la maison Gucci ! Une annonce qui fait sens : la célèbre griffe italienne de lufait partie du groupe Kering, qui est présidé par…Luca de Meo ! L’ancien patron de Renault fut, rappelons le, celui qui a ramené Briatore à Enstone, enclenchant le rapprochement avec Mercedes et signant par la même occasion l’arrêt de mort des moteurs de Viry-Châtillon.

Luca de Meo fait donc le trait d’union entre ses ancienne et actuelle maisons, unissant potentiellement Alpine et Gucci. Ce partenariat, estimé potentiellement à des dizaines de millions, corrobore de multiples stratégies : Kering veut investir dans un sport où le rival LVMH est déjà installé, tandis qu’Alpine poursuit sa stratégie de montée en gamme, via un partenariat technique avec Mercedes et donc une possible association marketing de luxe.

Affaire à suivre !

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