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Reçu — 30 janvier 2026 MiniMachines.net

Spectrum Slit : une œuvre qui rend visible vos connexions

30 janvier 2026 à 16:13

Accrochée à un mur, Spectrum Slit est une plaque métallique qui porte des filaments LEDs. Ils s’illuminent et s’activent tout au long de la journée. Chacun d’eux réagit suivant un ordre apparemment très compliqué, c’est la dernière création de Rootkid.

Ne cherchez pas à lire un message quelconque dans la manière dont ces LEDs réagissent, Spectrum Slit rend simplement visible des éléments qui ne le sont naturellement pas pour nous. Les ondes qui nous entourent sur des bandes que nous ne pouvons pas percevoir. Connexions Wi-Fi et Bluetooth et autres fréquences radio en dehors de notre spectre.

Celles de nos routeurs sans fil, de nos appareils Wi-Fi et Bluetooth qui communiquent entre eux. Pour cela, il a couplé une carte HackRF One SDR qui sert à piloter des signaux de ce type, en général pour profiter des bandes AM/FM à un Raspberry Pi Zero 2 W. 

Spectrum Slit

Le but du jeu est d’interpréter les bandes des signaux choisis et de les interfacer avec la carte de développement pour qu’ils illuminent ensuite les différents filaments LEDs. Le tout est placé sur une bande de métal repliée qui enferme tous les éléments nécessaires et qui peut s’accrocher à un mur.

Spectrum Slit

Spectrum Slit

Le résultat est cette étrange oeuvre murale interactive qui va refléter l’activité locale des différents réseaux autour d’elle. Tout ce que sa petite antenne arrivera à capter sera retranscrit d’une manière ou d’une autre sur ce mur. Une manière de mettre, littéralement, en lumière l’ensemble des ondes que l’on ne voit jamais. La vidéo nous montre d’ailleurs l’évolution de Spectrum Slit au fil de la journée. Quand les gens rentrent dans leurs appartements et que les Wi-Fi sont sollicités.

La chaine Youtube de Rootkid

Spectrum Slit : une œuvre qui rend visible vos connexions © MiniMachines.net. 2025

AOOSTAR G-Flip : Le MiniPC écran passe sous Ryzen 7 H255

30 janvier 2026 à 14:45

Mise à jour du 30/01/2026 : Changement d’approche sur cette minimachine particulière qu’est le AOOSTAR G-Flip. Lancé en mars 2025 avec un Ryzen AI 9 HX 370 à des prix assez élevés, il est de retour avec un Ryzen 7 H255 à 339$ (296€ avec la conversion Paypal). Pour ce prix, évidemment, l’engin est vendu en barebone, c’est-à-dire sans mémoire, sans stockage ni système d’exploitation.

Cela n’en reste pas moins une base intéressante avec un processeur confortable et cette approche d’écran originale. Aoostar a dû mettre la main sur un stock de cette puce, puisque hier nous découvrions le MACO de la marque équipé de la même façon. La puce est un 8 cœurs Zen 4 développant 16 Threads. Elle est cadencée à 4.9 GHz en mode Boost et propose un circuit graphique Radeon 780M avec 12 CU RDNA3 à 2.6 GHz. Il manquera donc à l’engin de la mémoire vive intégrée à ses deux canaux de DDR5-5600 SODIMM. Et du stockage sur au moins un des deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 intégrés.

Voir l’offre chez Aoostar

Mise à jour du 19/06/2025 : Geekbuying vient de lister le AOOSTAR G-Flip à son catalogue en précommande. Sans surprise, l’engin n’est pas donné avec un ticket d’entrée à 999€ en version 32Go/1To et 1149€ en version 64Go/2To

Billet original du 13/03/2025 : Le AOOSTAR G-Flip présente un châssis de MiniPC classique surmonté d’un petit écran de 5.5 pouces rabattable. Une idée originale qui fait probablement suite aux précédents modèles de la marque.

Le AOOSTAR G-Flip est en effet annoncé à la suite des AOOSTAR GEM12 Pro, des MiniPC plus traditionnels qui embarquent un petit écran LCD à plat. Directement intégrés dans le châssis et donc délicats à lire si on ne se positionne pas au-dessus. À moins de le placer à un endroit très stratégique ou de se lever à moitié de sa chaise, l’intérêt est limité.

AOOSTAR G-Flip

Pour le AOOSTAR G-Flip donc, le choix s’est porté vers une solution plus logique. Les puces embarquées dans les MiniPC de dernière génération sont capables de piloter 3 ou 4 affichages en parallèle. Elles sont rarement connectées à plus de deux, aussi pourquoi ne pas en intégrer un en interne. Je suppose que le nombre de mails et retours que le constructeur a eu pour son GEM12 Pro demandant si la minimachine pourrait ou non afficher des données issues du MiniPC ont dû lui donner l’idée.

Le résultat est présenté ici sous la forme d’un petit écran de 5.5 pouces que l’on pourra théoriquement laisser couché ou être relevé pour qu’il affiche une partie de votre bureau en 1920 x 1080 pixels à 60 Hz. Les usages sont nombreux. Comme écran principal pour un petit serveur que l’on garde dans un placard, cet écran suffit. Pour lancer et configurer la machine de manière autonome. Pour garder un œil sur son réseau social préféré. Pour avoir le retour d’une vidéoconférence pendant qu’on travaille à autre chose. Pour surveiller une impression 3D filmée depuis une autre pièce, pour regarder une vidéo tuto d’un côté pendant qu’on exécute de l’autre. Ce petit écran est une excellente solution d’intégration. Mieux encore, je soupçonne que le coût de ce « gadget » n’est pas si énorme que cela en sortie d’usine.

Pourtant il me semble que le AOOSTAR G-Flip vise à côté de la plaque avec sa proposition technique. L’engin est en effet annoncé comme équipé d’un processeur très haut de gamme. Il s’agit d’une puce Strix Point, un Ryzen AI 9 HX 370 avec 12 cœurs Zen 5 pour 24 Threads, 36 Mo de cache, un circuit graphique 16 cœurs en RDNA 3.5 et un NPU 50 TOPS XDNA2. Un excellent processeur à n’en pas douter, mais un processeur très couteux qui amène les MiniPC qui en sont équipés dans des eaux tarifaires où bien peu ont envie de se baigner. Le reste de la minimachine est à l’avenant : on retrouve deux slots de mémoire vive DDR5 pour embarquer jusqu’à 96 Go de RAM. Le stockage sera confié à deux slots M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4.

La connectique est très complète puisqu’on retrouve presque tout l’attirail d’un MiniPC haut de gamme. Un port OCuLink, un USB4, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI 2.1, un DisplayPort 2.1 et deux Ethernet 2.5 Gigabit. Le nombre de sorties vidéo est complet avec quatre affichages en tout. Trois flux externes en employant l’USB Type-C de l’USB4 et les sorties vidéo en plus de l’écran intégré. La partie réseau est excellente et un module sans fil interne promet du Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4.

Comme pour certains précédents modèles de la marque, ce MiniPC AOOSTAR G-Flip propose également un lecteur d’empreintes digitales intégré à son bouton de démarrage situé devant la charnière de l’écran.

Sans l’écran, le prix de cette solution devrait déjà flirter avec des tarifs au-dessus des 1000€, si on en juge par rapport au prix des machines concurrentes équipées de cette puce. Avec l’écran en plus, le tarif va s’envoler bien au-delà du raisonnable. Autre souci, la puce embarquée est prévue pour fonctionner de 35 à 54 watts et si j’en juge par le design de la machine, le haut du châssis est percé de petits trous pour aider l’évacuation de la chaleur. Résultat, l’engin aura tout intérêt à ouvrir son écran pour fonctionner à plein régime.

L’AOOSTAR G-Flip se positionne assez étrangement sur le marché

L’idée est excellente et je serais prêt à investir dans un MiniPC de ce genre, mais pas avec ce processeur, ou du moins pas à ce prix. D’ailleurs, je l’ai déjà fait, j’ai acheté un MiniPC sur lequel j’ai connecté un petit écran de 5 pouces tactile de plus basse définition via de bêtes câbles HDMI et USB. Le résultat est un produit d’accompagnement très pratique pour piloter des machines externes : graveuse laser et imprimantes 3D. L’intérêt de mon dispositif est qu’il est fort peu cher, un MiniPC sous Intel N100 a moins de 150€ et largement suffisant pour les tâches demandées.

Mon calcul est assez simple avec cet AOOSTAR G-Flip. Si l’utilisateur est prêt à dépenser 1000€ dans un MiniPC, il sera prêt à investir 80€ dans un écran externe USB Type-C de 15.6″ pour avoir exactement le même service en plus grand. Certains seront peut-être attirés par le côté gadget, même si je doute qu’ils soient nombreux à ne pas faire le calcul entre un MiniPC déjà fort cher d’un concurrent et cette offre encore plus chère pour un service facilement remplaçable. Par contre, ajouter un écran de ce type sur un MiniPC entrée de gamme sous Intel N150 ou Ryzen 5, pour des usages très larges allant du PC d’appoint, au serveur, du PC de caisse à la machine familiale, accompagnée ou non d’un écran primaire, me semble bien plus cohérent. Je dirais même qu’il y a ici un énorme marché.

Jamais je n’investirais dans ce que je jugerais être un gadget sur un MiniPC à 1000€ sous AMD Strix Point mais je serais prêt à mettre 100€ supplémentaires sur un MiniPC bien fini, avec cette option d’écran 5.5″, sur un engin plus classique proposé à un tarif plus accessible.

Pour le moment nous n’avons pas d’idée du prix de cette minimachine, la marque a indiqué un début de commande qui débutera dans quelques jours… Sans préciser de date de livraison pour autant.

AOOSTAR G-Flip : Le MiniPC écran passe sous Ryzen 7 H255 © MiniMachines.net. 2025

GeForce Now Linux branche son tuyau de jeu vers le libre

30 janvier 2026 à 12:18

C’est au tour de Nvidia de se pencher sur le berceau du monde libre avec son déploiement de GeForce Now Linux. Pour le moment, la solution retenue est un module Flatpak uniquement compatible avec les systèmes 64 bits. De nombreuses distributions pourront donc profiter de ce système GeForce Now Linux même si Nvidia met en avant Ubuntu. 

L’idée est ici probablement de communiquer vers le plus grand nombre puisque Ubuntu est massivement déployé et que de nombreuses autres distributions en sont dérivées. Le téléchargement se fait depuis le site de Nvidia, pour le moment aucune forme de décentralisation ne semble être prévue.

GeForce Now Linux

Pour rappel, avec GeForce Now Linux, il s’agit ni plus ni moins de piloter à distance un système dans un centre de données de Nvidia qui pilotera vos jeux en suivant vos ordres locaux avant de vous retransmettre le rendu de vos actions sur votre écran en streaming. Si votre liaison internet est solide, à la fois en débit et en latence, le fait de déporter ces calculs est absolument imperceptible. On profite au passage des avancées permises par les puces Nvidia GeForce RTX avec le RayTracing et le DLSS 4, de la possibilité de jouer immédiatement sans avoir à télécharger un jeu s’il est présent dans les bibliothèques compatibles comme Steam ou EPIC. 

Pouvoir lancer un jeu en très haute définition, avec un rendu de très bonne qualité et une réactivité assez folle depuis un MiniPC basique est toujours quelque chose d’assez impressionnant. Le fait de pouvoir le faire depuis une machine Linux, même pas forcément récente, est évidemment une excellente nouvelle.

GeForce Now Linux et ailleurs

GeForce Now Linux : une version bêta à surveiller

Je n’ai pas eu le temps de tester l’application, mes journées sont un peu trop courtes en ce moment. Mais les premiers échos que j’en ai sont assez bons. Les principaux désagréments rencontrés sont liés à différents ajustements d’affichages de l’application en local. Sur certains engins, cela ne pose absolument aucun problème. Les machines avec un équipement très standard répondent au doigt et à l’œil. Sur des machines plus exotiques, l’application GeForce Now Linux semble avoir plus de mal à trouver ses marques d’affichage. Entre des écrans noirs qui nécessitent un redémarrage avant de répondre correctement ensuite, des définitions pas immédiatement respectées et un mode fenêtré qui ne veut pas bouger… On reconnait là des problèmes de jeunesse qui devraient rapidement être réglés. Il s’agit encore, pour le moment, d’une version BETA. Une chose est toutefois unanimement reconnue. Une fois que cela fonctionne, plus de problèmes. Dès que le tuyau est branché, les jeux fonctionnent admirablement bien.

Comme toujours avec GeForce Now, je vous encourage à tester l’application et le service via la formule gratuite proposée. Je n’ai aucune idée du succès futur de la formule Linux. Les griefs entre Nvidia et les développeurs Linuxiens sont encore assez vifs… Mais malgré tout je vois cela comme une bonne nouvelle pour l’univers du libre. Comme pour GoG et sa volonté de débarquer sur Linux. Comme pour Valve avec SteamOS. On sent que la digue du jeu sur Linux est plus que fissurée et qu’il ne faut plus grand-chose pour qu’elle saute totalement. Cela sera le cas quand plus de studios proposeront des jeux optimisés nativement pour cet écosystème.

Nvidia a compris que pour le moment il ne pouvait pas espérer pénétrer si facilement le marché du hardware pour ConsolesPC qui semble se diriger de plus en plus vers SteamOS et donc vers AMD. Proposer la solution GeForce Now Linux est un moyen de mettre en avant une alternative viable et accessible à tout le monde sans racheter de matériel. Cela fait également écho à l’arrivée du service directement sur les Steam Deck.

Le prix des abonnements ne varie pas et oui, passé l’offre gratuite, cela représente une certaine somme. Mais à partir de 10.99€ pour un mois et 21.99€ pour un mois dans d’excellentes conditions sur un PC basique, c’est bien moins cher qu’un ticket de cinéma pour 120 minutes de film. J’ai pas mal de connaissances qui ne prennent que des pass mensuels, notamment pour les vacances scolaires. Cela permet de retrouver l’équivalent d’un PC gaming hors de prix et de découvrir des jeux dans des conditions exceptionnelles… Quitte à les poursuivre ou les relancer après en plus basse définition quand leur PC leur permet.

GeForce Now Linux branche son tuyau de jeu vers le libre © MiniMachines.net. 2025

Zotac CM5-PICO : un boitier industriel pour Raspberry Pi CM5

30 janvier 2026 à 10:41

Dans quelques jours débutera l’ISE 2026 à Barcelone et ZOTAC y présentera de nouvelles solutions industrielles. Le Zotac CM5-PICO fait partie de ces innovations. Il propose un fonctionnement robuste et passif autour du Raspberry Pi Compute Module 5. L’idée est de profiter des avantages de cet écosystème pour de nombreux usages.

Zotac CM5-PICO

Zotac CM5-PICO

Le Zotac CM5-PICO propose un accès complet au Compute Module et à sa connectique. Le boitier mesure 11.48 cm de large pour 7.6 cm de profondeur et 3.1 cm d’épaisseur. Il est construit en aluminium et propose un refroidissement totalement passif des composants internes. Pour la marque, il s’agit avant tout de proposer un produit robuste pour des environnements et des usages complexes : signalétique, vision et analyse de scènes, bornes pro, passerelles IoT et autres intégrations industrielles.

Avec un design sans partie mécanique et insensible à la poussière, le Zotac CM5-PICO est pensé pour fonctionner en boucle, 24H/24. Il propose tout l’attirail de ports dont dispose le CM5 : une double sortie HDMI en 4K pour piloter par exemple deux écrans d’informations ou de borne. Un Ethernet Gigabit pour des transferts de données filaires, des USB 3.2 Type-A et Type-C pour retrouver une connectique très standard.

Zotac CM5-PICO

Zotac CM5-PICO

Le Zotac CM5-PICO comme LEGO industriel

Mais il propose également les éléments typiques d’un Raspberry, à savoir un ensemble de 40 broches GPIO compatibles avec les HAT de la marque. Une précieuse connectique RS232 pour des usages industriels, deux ports CSI-2 et même la possibilité de lui brancher un ventilateur. Une extension M.2 2280 PCIe permettra d’ajouter un éventuel SSD à l’ensemble et un module Key-B 3024 pourra lui permettre de piloter une solution 4G ou 5G facilement. Le Zotac CM5-PICO offrira même un accès à des cartes compatibles autorisant l’ajout d’un NPU à l’équation pour des usages d’IA locaux.

Livré sans le Compute Module 5, le boîtier est pour le reste parfaitement prêt à l’emploi pour une installation et une maintenance facilitées. Pas d’informations précises sur le prix ni la disponibilité de cet engin pour le moment. Il va sans dire que la clientèle visée n’est pas Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Zotac poursuit ici l’initiative de Raspberry Pi de devenir une solution de développement clés en main pour des industriels qui pourront s’appuyer sur son riche écosystème pour développer leurs produits. La marque insiste d’ailleurs sur la disponibilité garantie du Raspberry Pi Compute Module 5 jusqu’en janvier 2036.

L’idée est ici toujours la même. Vous êtes un fabricant de bornes d’accès à des visiteurs au travers d’une solution combinant identification du visage et/ou badge RFID. Vous avez le choix entre développer votre propre matériel de A à Z et d’en assurer la fabrication par centaines de pièces et la maintenance. Ou de profiter d’un CM5 et de développer la partie logicielle uniquement. En connectant les divers éléments nécessaires à votre projet au CM5 vous obtenez le même service avec l’assurance de compter sur des pièces détachées pendant des années. Cette étape qui consiste à exploiter une solution Raspberry Pi est déjà entrée dans les mœurs. Zotac veut juste se glisser comme une solution prête à l’emploi pour enfermer, protéger et refroidir convenablement le CM5 au sein de votre borne.

PS : Si vous faites un petit tour par l’ISE 2026 à Barcelone, n’hésitez pas à prendre la doc et/ou faire des photos des produits les plus minimachinesques que vous croisez. Et bien entendu à me contacter.

Zotac CM5-PICO : un boitier industriel pour Raspberry Pi CM5 © MiniMachines.net. 2025

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