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Audi relance le diesel sur le Q5 avec un V6 hybride de 299 ch

6 avril 2026 à 18:09

Le retour du carburant gras. Audi ouvre les commandes d’une nouvelle motorisation V6 TDI sur le Q5. Ce bloc diesel de 299 ch s’appuie sur une hybridation légère et un compresseur électrique. Il affiche des performances élevées tout en annonçant une consommation maîtrisée, avec du biocarburant HVO 100 !

Un V6 diesel électrifié pour le Q5

Audi introduit donc une nouvelle motorisation V6 TDI de 220 kW (299 ch) sur le Q5. Ce moteur développe un couple maximal de 580 Nm et s’accompagne de la technologie d’hybridation légère MHEV plus. Déjà utilisée sur l’A6, cette configuration arrive désormais sur le SUV familial.

Disponible à la commande depuis le 1er avril 2026 (ce n’est pas un poisson), cette version est associée à la transmission intégrale quattro et à une boîte S tronic à sept rapports.

Une hybridation légère pour soutenir les performances

Le système « MHEV plus » repose sur un démarreur-alternateur à courroie, un générateur de chaîne cinématique et une batterie lithium-fer-phosphate (LFP). L’ensemble permet d’apporter jusqu’à 18 kW (24 ch) et 230 Nm supplémentaires lors des phases d’accélération.

Cette électrification autorise aussi certaines – courtes – phases de roulage en mode partiellement électrique, notamment en ville, lors des manœuvres ou en circulation fluide. En phase de décélération, jusqu’à 25 kW d’énergie peuvent être récupérés.

La consommation est annoncée entre 5,8 et 6,5 l/100 km selon les versions.

Un compresseur électrique pour réduire le temps de réponse

Pour la première fois sur le Q5, ce V6 TDI reçoit un compresseur électrique. Ce dispositif fonctionne en complément du turbocompresseur dans un système de suralimentation à deux étages.

Ainsi, il permet d’atteindre plus rapidement la pression de suralimentation, avec un gain proche d’une seconde. L’objectif est de réduire le temps de réponse à l’accélération et d’améliorer la disponibilité du couple à bas régime.

Des performances en hausse

Avec cette motorisation, le Q5 affiche un 0 à 100 km/h en 5,0 secondes. Comme souvent outre-Rhin, la vitesse maximale est fixée à 250 km/h, quelle que soit la carrosserie, SUV ou Sportback.

Le poids en ordre de marche est annoncé à 2 135 kg. Plutôt imposant, hélas.

Compatible avec le carburant HVO 100

Le petit plus de la maison Audi, ce moteur est compatible avec le carburant HVO 100, conforme à la norme EN 15940. Ce carburant est produit à partir de résidus et de déchets organiques et permet de réduire les émissions de CO₂ de 70 à 95 % par rapport au diesel fossile. Mais cette capacité n’est pas prise en compte dans les émissions de CO2 homologuées.

Les véhicules neufs produits en Allemagne sont livrés avec ce carburant dans le réservoir. En revanche, pour en trouver, bon courage. Pour le moment, il peut être livré à des stations privées d’entreprise. Pour le prix, il est désormais « bon marché » par rapport à du gazole B10, bien qu’autour des 2 €/l.

Prix et lancement

L’Audi Q5 V6 TDI quattro 299 ch hybride est proposé à partir de 75 100 € en version SUV et 77 300 € en Sportback. Il est disponible en finitions Design, Business Executive et S line

Les premières livraisons sont prévues pour octobre 2026.

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Singapour inaugure ses premiers robotaxis avec Grab et WeRide

6 avril 2026 à 14:12

Grab et WeRide lancent des robotaxis à Singapour, testant la conduite autonome en milieu urbain pour améliorer transport et rentabilité.

Un lancement historique à Singapour

Singapour entre dans l’ère des véhicules autonomes avec le déploiement de robotaxis par Grab Holdings Ltd. et son partenaire chinois WeRide Inc.. Ce service inédit en Asie du Sud-Est vise à tester l’efficacité des voitures sans conducteur dans un environnement urbain dense et à démontrer leur potentiel pour réduire les coûts opérationnels. Le lancement a eu lieu mercredi dans le quartier de Punggol, sur deux itinéraires approuvés offrant plusieurs arrêts possibles pour les résidents, permettant de relier commodités locales et transports en commun. La flotte initiale est composée de 11 véhicules autonomes, conçus pour un usage limité mais stratégique.

Des tests concluants avant le lancement

Avant cette mise en service, Grab et WeRide ont réalisé plusieurs mois de tests pour collecter des données sur la sécurité et la performance des véhicules autonomes. Depuis le début de ce programme en septembre, la flotte a transporté plus de 1 000 passagers et a parcouru plus de 30 000 kilomètres (18 600 miles) en conduite autonome. Ces essais ont permis à Grab de valider le fonctionnement des robotaxis dans des conditions de circulation réelles, tout en ajustant les itinéraires et les algorithmes de navigation. Cette phase expérimentale s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise visant à renforcer la confiance des utilisateurs et à préparer une adoption progressive de la conduite autonome dans les villes denses.

Une stratégie à long terme pour la rentabilité et la fidélisation

Le déploiement des robotaxis s’inscrit également dans un objectif financier stratégique. Grab, leader régional du covoiturage et de la livraison soutenu par Uber Technologies Inc., fait face à une concurrence accrue de groupes comme GoTo Group en Indonésie, ce qui limite ses marges bénéficiaires. La société parie que les véhicules autonomes permettront de réduire les coûts opérationnels et d’augmenter l’efficacité de son écosystème. Grab a récemment investi dans plusieurs entreprises spécialisées dans la conduite autonome, notamment May Mobility Inc. aux États-Unis, Vay pour la conduite à distance, et Momenta en Chine. Ces investissements reflètent sa volonté de s’aligner avec les standards internationaux et de se positionner comme acteur majeur de la mobilité autonome en Asie. Selon un rapport de Bloomberg Intelligence, l’impact direct sur les revenus et bénéfices reste limité à court terme, mais le renforcement de l’écosystème d’applications pourrait consolider la fidélisation des utilisateurs et la compétitivité de Grab face à ses rivaux.

Perspectives pour la mobilité urbaine et les robotaxis

Alors que les services sans conducteur sont déjà présents aux États-Unis et en Chine depuis plusieurs années, le lancement à Singapour marque une étape clé pour l’Asie du Sud-Est. Les collaborations avec des fournisseurs de technologie comme WeRide permettent à Grab de tester des modèles de déploiement et de gestion de flotte optimisés. L’objectif est de maximiser l’occupation des véhicules et d’améliorer l’expérience client, tout en démontrant la sécurité et la fiabilité des robotaxis. Cette initiative pourrait servir de référence pour d’autres villes asiatiques intéressées par la conduite autonome et contribuer à la transition vers une mobilité plus intelligente et durable.

Notre avis, par leblogauto.com

Le lancement des robotaxis à Singapour est un signal fort pour le marché de la mobilité autonome en Asie. Grab adopte une approche prudente mais structurée, privilégiant les tests sur des itinéraires limités pour assurer sécurité et efficacité. Même si l’impact financier immédiat reste marginal, l’initiative renforce la valeur de son écosystème et consolide sa position concurrentielle face à des rivaux régionaux. À long terme, cette stratégie pourrait ouvrir la voie à une adoption plus large de la conduite autonome dans les villes denses.

Crédit illustration : WeRide.

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Toyota en recul face aux tensions et à la Chine

6 avril 2026 à 12:12

Baisse des ventes Toyota en février, concurrence accrue en Chine et tensions au Moyen-Orient fragilisent l’industrie automobile japonaise.

Les performances commerciales de Toyota Motor Corp. enregistrent un léger repli en février, dans un contexte marqué par une concurrence accrue sur le marché des véhicules électriques et une demande intérieure en berne. Cette baisse intervient avant même les conséquences potentielles du conflit au Moyen-Orient, qui pourrait peser lourdement sur l’ensemble du secteur automobile japonais.

Recul des ventes mondiales dans un marché sous pression

En février, les ventes mondiales du groupe, incluant ses filiales Daihatsu Motor Co. et Hino Motors Ltd., ont reculé de 2,3 % sur un an pour atteindre 806 905 unités. Ce fléchissement s’explique en partie par des conditions de marché défavorables, notamment en Chine, où la concurrence dans le segment des véhicules électriques s’intensifie.

Les marques Toyota et Lexus ont vu leurs ventes chuter de 13,9 % sur le marché chinois. Dans le même temps, la production locale a diminué de 11,5 %, une baisse en partie attribuée au calendrier du Nouvel An lunaire, qui a perturbé les cadences industrielles.

Malgré ces résultats en retrait, le constructeur japonais continue de résister à un environnement global complexe, marqué par un ralentissement de la demande en véhicules électriques et par les coûts associés aux tarifs douaniers américains sur les automobiles et les pièces détachées.

Le conflit au Moyen-Orient menace les chaînes d’approvisionnement

Au-delà des facteurs conjoncturels, l’industrie automobile japonaise doit désormais composer avec un risque géopolitique majeur. Le conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février, pourrait perturber durablement les chaînes d’approvisionnement, notamment en matières premières stratégiques comme l’aluminium.

Les constructeurs japonais s’approvisionnent à hauteur d’environ 70 % dans cette région, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux tensions. L’Association des fabricants automobiles du Japon a indiqué que les premières perturbations logistiques commencent déjà à affecter les livraisons et les flux d’approvisionnement.

En 2025, les exportations automobiles japonaises vers le Moyen-Orient ont représenté environ 800 000 véhicules, soit une valeur estimée à 2,5 trillions de yens. La situation actuelle pourrait remettre en cause ces échanges commerciaux.

Par ailleurs, le blocage du détroit d’Ormuz oblige les industriels à envisager des itinéraires alternatifs, notamment via le Cap de Bonne-Espérance. Cette réorganisation logistique pourrait quasiment doubler les délais de livraison, les portant à environ 100 jours, avec des conséquences directes sur les coûts et les délais de production.

Face à ces incertitudes, Nissan Motor Co. et Toyota envisagent déjà des réductions de production pour le mois de mars. De son côté, Honda Motor Co. pourrait compenser la baisse des exportations en augmentant sa production locale sur certains marchés, notamment en Amérique, au Japon et en Thaïlande.

Rappels de véhicules et nouvelles contraintes industrielles

En parallèle de ces défis, Toyota doit également gérer une opération de rappel d’envergure. En Chine, ses coentreprises avec Guangzhou Automobile Group Co. et China FAW Group Co. prévoient de rappeler plus de 560 000 véhicules utilitaires sportifs.

Ces rappels concernent des modèles Highlander et Crown Kluger, affectés par un défaut au niveau des sièges de la deuxième rangée susceptible de compromettre la sécurité des passagers en cas de collision. L’opération s’inscrit dans un rappel mondial d’environ 1,23 million de véhicules, touchant également l’Amérique du Nord.

Dans ce contexte, les autres constructeurs japonais subissent eux aussi un ralentissement. Les ventes mondiales de Honda ont reculé de 6,6 % en février, avec une baisse notable de 15,2 % en Chine. Nissan enregistre pour sa part une chute de 7,4 %, dont un recul marqué de 19,4 % sur le marché chinois.

Ces chiffres confirment une tendance générale de contraction sur certains marchés clés, en particulier en Chine, où la transition vers l’électrification et la montée en puissance des constructeurs locaux redéfinissent les équilibres du secteur automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation décrite met en évidence une accumulation de facteurs défavorables pour les constructeurs automobiles japonais, entre ralentissement commercial, pression concurrentielle et tensions géopolitiques. Toyota apparaît relativement résilient, mais reste exposé à des risques logistiques et industriels importants. Les rappels massifs viennent également peser sur l’image et l’organisation du groupe. À court terme, l’évolution du conflit au Moyen-Orient et du marché chinois sera déterminante pour l’ensemble du secteur.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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BYD en difficulté face au ralentissement du marché électrique

6 avril 2026 à 06:22

BYD voit ses bénéfices chuter face au ralentissement du marché des véhicules électriques et à une concurrence accrue en Chine.

Le constructeur automobile chinois BYD traverse une période délicate marquée par un recul de ses performances financières et une intensification de la concurrence sur le marché des véhicules électriques. Malgré une position dominante et des ventes mondiales élevées, l’entreprise fait face à un ralentissement de la demande en Chine, à une pression accrue sur ses marges et à des coûts en hausse. Le bénéfice net trimestriel a chuté de manière significative, tandis que le chiffre d’affaires a également déçu les attentes des analystes. Cette tendance s’inscrit dans une dynamique plus large de ralentissement du secteur automobile électrique chinois, où la guerre des prix et l’innovation technologique accélèrent la compétition entre constructeurs.

Dans ce contexte, BYD se tourne davantage vers l’international pour soutenir sa croissance, avec des exportations en forte progression. Toutefois, cette stratégie implique des investissements importants, notamment dans la production à l’étranger pour contourner les barrières commerciales. Parallèlement, l’environnement macroéconomique, marqué par l’inflation et la hausse des coûts, fragilise davantage la rentabilité sur le marché domestique. Si la hausse des prix du pétrole pourrait temporairement stimuler la demande de véhicules électriques, le développement des infrastructures de recharge reste un enjeu clé pour soutenir cette transition énergétique à long terme.

Des résultats financiers sous pression

Le constructeur automobile BYD a enregistré une nette dégradation de ses performances financières, illustrant les tensions actuelles du marché des véhicules électriques. Au quatrième trimestre, le bénéfice net a reculé de 38 % pour atteindre 9,3 milliards de yuans, tandis que le chiffre d’affaires a diminué d’environ 14 %, à 237,7 milliards de yuans. Ces résultats sont inférieurs aux prévisions des analystes, confirmant un ralentissement plus marqué que prévu.

Sur l’ensemble de l’année 2025, le bénéfice du groupe a chuté de 19 %, s’établissant à 32,6 milliards de yuans. La croissance du chiffre d’affaires, limitée à 3,5 %, atteint 804 milliards de yuans, soit son rythme le plus faible depuis plusieurs années. La marge brute recule également à 17,7 %, un plus bas sur trois ans, signe d’une pression accrue sur les coûts de production et la rentabilité des véhicules électriques.

Une concurrence accrue sur le marché chinois

Le marché automobile chinois, longtemps moteur de la croissance de BYD, devient de plus en plus compétitif. Selon son président Wang Chuanfu, l’industrie des véhicules électriques traverse une phase de « knockout brutale », marquée par une guerre des prix et une accélération de l’innovation technologique.

Cette intensification de la concurrence s’explique notamment par l’arrivée de nouveaux acteurs, comme Xiaomi, qui proposent des modèles axés sur les technologies embarquées et la connectivité. Dans ce contexte, BYD a perdu sa position de leader sur son marché domestique, désormais occupée par Geely Automobile Holdings.

Le ralentissement des ventes en Chine, observé dès le début de l’année 2026, accentue les difficultés. La hausse des coûts liée à l’inflation pourrait même rendre les ventes domestiques non rentables à court terme, obligeant le constructeur à revoir sa stratégie commerciale et industrielle.

L’international comme relais de croissance

Face à l’essoufflement du marché chinois, BYD mise sur les exportations pour soutenir son activité automobile. Les ventes à l’étranger progressent fortement et devraient atteindre 1,3 million de véhicules en 2026. Cette expansion internationale permet au constructeur d’améliorer sa rentabilité par véhicule, malgré des investissements élevés.

Cependant, cette stratégie comporte des risques. La construction d’usines à l’étranger, nécessaire pour contourner les droits de douane et les barrières commerciales, représente un coût important. Dans le même temps, le développement du marché des véhicules électriques à l’échelle mondiale dépend fortement des infrastructures de recharge, encore insuffisantes dans de nombreuses régions.

Malgré ces défis, la dynamique globale du secteur reste positive. La hausse des prix du pétrole pourrait renforcer l’attractivité des véhicules électriques, tandis que leur adoption continue de progresser en Asie. En Chine, les véhicules électriques et hybrides rechargeables représentent désormais plus de la moitié des ventes automobiles, confirmant l’importance stratégique de cette transition énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de BYD reflète un tournant dans le marché des véhicules électriques, où la croissance rapide laisse place à une phase de consolidation. La pression sur les marges et la concurrence technologique obligent les constructeurs à adapter rapidement leur stratégie. Le recentrage vers l’international apparaît logique, mais il s’accompagne de risques financiers élevés. Enfin, le développement des infrastructures et la maîtrise des coûts seront déterminants pour la suite.

Crédit illustration: Leblogauto.com.

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Les marques chinoises accélèrent sur l’électrique en Europe

6 avril 2026 à 04:12

Les constructeurs chinois gagnent du terrain en Europe grâce aux véhicules électriques et hybrides, malgré une concurrence accrue.

Les constructeurs automobiles chinois confirment leur retour en force sur le marché européen, portés par la dynamique des véhicules électriques et hybrides. Après un début d’année marqué par un léger ralentissement des ventes, ils ont retrouvé une trajectoire de croissance en février, accentuant la pression concurrentielle sur les groupes automobiles occidentaux.

Une progression portée par l’électrification du parc

Les chiffres récents témoignent d’une montée en puissance significative. Les marques pilotées par BYD Co. et Zhejiang Leapmotor Technology Co. ont représenté 16 % des immatriculations de voitures hybrides en Europe en février, en progression par rapport au mois précédent. Sur le segment des voitures 100 % électriques, leur part atteint désormais 14 %, soit une hausse notable.

Cette progression s’inscrit dans une tendance de fond liée à l’électrification du parc automobile européen. Les constructeurs chinois bénéficient d’une forte demande pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables, des segments en pleine expansion dans un contexte de transition énergétique et de durcissement des normes environnementales.

L’année 2025 avait déjà marqué un tournant avec un niveau record de pénétration du marché. Des modèles comme l’Omoda 5 et la Jaecoo 7 se sont progressivement imposés dans le paysage automobile européen, renforçant la visibilité des marques chinoises auprès des consommateurs.

Une stratégie agressive face aux constructeurs européens

La stratégie des constructeurs chinois repose sur plusieurs leviers. D’une part, ils élargissent rapidement leurs réseaux de distribution, avec l’ouverture de nouveaux points de vente et une meilleure couverture territoriale. D’autre part, ils pratiquent une politique tarifaire compétitive, proposant des remises importantes sur leurs modèles électriques et hybrides.

Cette approche séduit une clientèle attentive au rapport qualité-prix, notamment dans un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires. En février, les constructeurs chinois ont ainsi atteint 8 % de part de marché globale en Europe, contre 4,2 % un an plus tôt, soit quasiment un doublement.

Selon les analystes, ces marques occupent également des segments encore peu exploités par les constructeurs traditionnels. Les véhicules hybrides, en particulier, constituent un axe de développement prometteur, offrant un compromis attractif entre motorisation thermique et électrique.

Par ailleurs, les industriels chinois tirent parti de leur capacité de production à grande échelle, de cycles de développement plus courts et de coûts de fabrication réduits. Ces avantages structurels leur permettent de proposer des modèles compétitifs tout en préservant leurs marges.

Production locale et ambitions industrielles renforcées

Pour consolider leur implantation, plusieurs constructeurs chinois investissent dans la production locale en Europe. Chery a ainsi lancé l’assemblage de véhicules à Barcelone, tandis que BYD développe ses capacités industrielles en Hongrie.

Cette localisation de la production vise à réduire les coûts logistiques et à contourner partiellement les contraintes tarifaires imposées par l’Union européenne. Elle constitue également un levier stratégique pour rivaliser avec des groupes comme Volkswagen et Stellantis, historiquement implantés dans des pays à coûts de production plus élevés, notamment l’Allemagne et la France.

Dans le même temps, MG, filiale du groupe SAIC Motor, renforce sa présence en Europe en investissant dans la recherche et développement. L’ouverture d’un centre près de Francfort illustre la volonté d’adapter les modèles aux spécificités du marché européen et de soutenir la croissance à long terme.

Enfin, des facteurs externes pourraient amplifier cette dynamique. La hausse des prix du carburant, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux perturbations potentielles du détroit d’Ormuz, pourrait accélérer l’adoption des motorisations électriques et hybrides. Une évolution qui profiterait directement aux constructeurs chinois, déjà bien positionnés sur ces technologies.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des constructeurs chinois en Europe confirme une mutation rapide du marché automobile, centrée sur l’électrification et la compétitivité des prix. Leur capacité à combiner production à bas coût, innovation rapide et offensive commerciale constitue un avantage tangible face aux acteurs historiques. L’implantation industrielle locale renforce leur crédibilité et leur ancrage sur le continent. Reste à voir si cette dynamique se maintiendra dans un environnement réglementaire et concurrentiel en constante évolution.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Jean Reno prête son image à JAECOO pour le lancement de la marque en France

5 avril 2026 à 10:37

La marque OMODA & JAECOO officialise son arrivée sur le marché français avec une campagne publicitaire et un ambassadeur bien connu. L’acteur Jean Reno devient le visage des modèles JAECOO. Une stratégie de lancement qui s’appuie sur une figure populaire pour accompagner l’ouverture de plus de 70 points de vente.

Une campagne pour marquer l’arrivée en France

OMODA & JAECOO lance sa première campagne publicitaire en France à partir du 5 avril 2026. Diffusé en prime time à la télévision jusqu’au 26 avril, le film intitulé « Le Nouveau Classique » sera également décliné sur les plateformes numériques. Ce dimanche pascal, on peut voir le spot durant les émissions automobiles sur TF1 ou M6.

Le dispositif comprend plusieurs formats, de 30 secondes pour la télévision et des versions plus courtes pour le « digital ». La campagne cible les 35-59 ans, cœur de cible du modèle mis en avant, le JAECOO 5, un SUV urbain du segment B.

Cette prise de parole accompagne l’arrivée officielle de la marque sur le marché français, avec un réseau de plus de 70 points de vente ouverts depuis le 1er avril.

Jean Reno, ambassadeur inattendu

Pour incarner son lancement, la marque a choisi Jean Reno comme ambassadeur en France. L’acteur, connu pour ses rôles au cinéma en France et à l’international, prête son image aux produits JAECOO.

Un choix qui ne manquera pas de faire sourire : voir une figure du cinéma français associée à une marque automobile chinoise peut surprendre. Mais dans l’industrie, ce type de partenariat relève aussi d’une logique classique de visibilité… et probablement d’un cachet à la hauteur.

Jean Reno a déjà tourné dans des publicités automobiles, au Japon par exemple, pour Toyota. On retrouve ici son style si… inimitable.

Un film tourné en France

La campagne repose sur une production entièrement française. L’agence Darbyon signe la création, Scope Production la réalisation, avec Royal Post pour la post-production et Virtual Production House pour le studio XR.

Le film met en scène Jean Reno quittant un hôtel parisien sous la pression de paparazzis avant de prendre la route en direction de la Normandie au volant du JAECOO 5.

Un modèle mis en avant : le JAECOO 5

Le spot introduit le JAECOO 5 auprès du grand public. Ce modèle est présenté comme un SUV urbain, disponible en versions hybride et hybride rechargeable. Un style « à la Audi » ou « à la Land Rover » qui plaira sans doute à certains. Au moins il ne copie pas ses compatriotes.

Les véhicules sont proposés à partir de 25 990 euros ou 299 euros par mois sans apport, et sont déjà disponibles à la commande, à l’essai et à la livraison dans le réseau français. Un prix qui « claque » pour un SUV hybride de 224 chevaux et 4,38 m.

Retrouvez notre essai du Jaecoo 7.

Une implantation déjà en place

Avec plus de 70 points de vente ouverts, OMODA & JAECOO affirme une présence immédiate sur le territoire. La campagne publicitaire et le choix d’un ambassadeur visent à accompagner cette implantation rapide. Si Jaecoo fonctionne en France aussi bien qu’en Espagne, on en reparlera bientôt dans les bilans.

Notre avis, par leblogauto.com

Quoi de mieux pour faire parler de soi que de prendre un acteur connu ? Bon, ce n’est sans doute pas le meilleur acteur français du moment, mais Jean Reno parle à pas mal de monde. Car il va en falloir de la publicité. Avec 70 points de ventes, Jaecoo arrive « fort » en France. Mais cela reste 70 points seulement. Moins de un par département. Sur la carte du site https://omoda-jaecoo.fr/ on voit de grosses zones blanches (sud-ouest, centre, etc.).

Pour le style, chacun jugera, entre « classique » (comme le dit la pub) ou « ringard » (si on aime les derniers designs Goldorak des SUV). Reste leur système hybride SHS-H.

Le SHS est un moteur électrique qui entraine les roues avant, alimenté par une batterie plus ou moins grande (entre SHS-H et SHS-P comme plugin). Un moteur thermique en cycle Miller (et pas Atkinson) avec un rendement de 44,5 % recharge la batterie, ou peut alimenter le moteur électrique, ou même entrainer les roues via un rapport fixe.

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Podcast 375: L’essentiel de la semaine 13 par Leblogauto.com

5 avril 2026 à 06:04

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com ! Cette semaine, on accélère fort : l’électrique s’emballe en Europe, les robotaxis envahissent les villes du monde entier, les Chinois continuent leur offensive, et Hyundai joue gros sur deux continents. Accrochez vos ceintures, c’est parti !

1. Marché automobile européen : l’électrique accélère

Le marché auto européen reprend des couleurs en février avec +1,7% d’immatriculations, porté par une vague électrique et hybride rechargeable. En Allemagne, les immatriculations de VE bondissent de 27%, et de 28% en France sur le segment 100% électrique. Des modèles accessibles comme la R5, l’Elroq ou la Dolphin élargissent l’offre sur tous les segments. Mais attention : les incertitudes géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient freiner cette dynamique.

2. Marché français mars 2026 : l’électrochoc

Mars 2026, c’est un choc ! Le marché français bondit de 13% — un niveau qu’on n’avait plus vu depuis des mois. La star du mois ? La Tesla Model Y, numéro un des ventes, devant la Dacia Sandero et la Clio VI. Les modèles 100% électriques représentent désormais 28% du marché au cumul annuel, avec près de 50 000 unités vendues en un seul mois. Et côté occasion, la demande pour le VE a tout simplement doublé en un mois.

3. Robotaxis : Pony AI atteint l’équilibre et s’étend

Le spécialiste chinois de la conduite autonome Pony AI annonce son premier trimestre bénéficiaire, avec un chiffre d’affaires annuel en hausse de 20% à 90 millions de dollars. L’entreprise vise un déploiement dans plus de 20 villes cette année et ambitionne une flotte mondiale de 3 000 véhicules. En Europe, c’est Zagreb qui est dans le viseur pour le premier service commercial de robotaxi. La bataille mondiale de l’autonome est bien lancée, avec Waymo, Baidu et Weride dans la course.

4. Robotaxi en Europe : Uber lance son offensive à Zagreb

C’est historique ! Uber s’associe à Pony.ai et à la startup croate Verne pour lancer le premier service commercial de robotaxi en Europe, avec Zagreb comme ville pilote. Pony.ai fournit la technologie de conduite autonome, Verne gère la flotte, et Uber intègre le tout dans son application mondiale. L’objectif à terme : des milliers de robotaxis et une expansion progressive à d’autres villes européennes. L’ère du taxi sans chauffeur en Europe, c’est maintenant !

5. Zoox étend ses robotaxis à San Francisco et Las Vegas

De l’autre côté de l’Atlantique, Zoox — la filiale d’Amazon — accélère son déploiement. San Francisco et Las Vegas sont les deux nouvelles cibles, avec un focus sur les zones à forte densité et les quartiers touristiques. Des tests démarrent aussi à Austin et Miami, d’abord pour les employés avant une ouverture au public. Déjà 2 millions de miles parcourus en autonome et 350 000 passagers transportés : Zoox monte en puissance face à Waymo et Tesla.

6. Les marques chinoises bousculent le marché auto européen

Les constructeurs chinois ne freinent pas leur offensive en Europe. En février, ils captent 8% du marché total européen — contre seulement 4,2% un an plus tôt. Sur les VE, leur part atteint 14%, et 16% sur les hybrides. BYD et Leapmotor mènent la charge, avec des prix compétitifs et des réseaux de distribution qui s’étendent. Chery assemble déjà à Barcelone, BYD monte en puissance en Hongrie. Les Européens vont devoir vraiment se bouger !

7. BYD : polémique autour du système God’s Eye

Mais tout n’est pas rose pour BYD. Son système d’aide à la conduite « God’s Eye » fait polémique en Chine. Des clients signalent des accélérations imprévisibles — un SUV Yangwang U8 aurait bondi à 93 km/h dans une zone limitée à 60. Direction assistée défaillante, navigation capricieuse, réactions automatisées erratiques : les incidents touchent plusieurs modèles de la gamme. Un sérieux coup à l’image alors que BYD veut conquérir l’Europe avec ses technologies embarquées.

Voilà pour cette semaine chargée et pleine d’électricité — au sens propre comme au figuré ! Ce qu’on retient : la transition vers le VE s’accélère partout, les robotaxis passent de la promesse à la réalité commerciale, et la bataille entre constructeurs occidentaux et chinois entre dans une nouvelle dimension. Restez connectés, rendez-vous la semaine prochaine sur LeBlogAuto.com pour une nouvelle édition de La Semaine Automobile ! À bientôt ! 

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Le Hyundai Boulder veut écraser le Bronco

3 avril 2026 à 14:33
Hyundai Boulder

Hyundai prépare une vague de nouveautés pour le marché américain dans les quatre années à venir. Il y aura en particulier un pick-up, qui pourrait aussi donner naissance à un tout-terrain rivalisant avec les Wrangler et Bronco.

Le salon de New York n’a plus l’envergure d’un véritable salon internationale. Mais quelques nouveautés importantes y font encore leur apparition. C’est le cas cette année avec le concept Hyundai Boulder. Il témoigne de l’intérêt que porte le constructeur coréen à un segment très en vogue, celui des 4×4. Un marché qui attire de plus en plus de constructeurs, et de clients. Devenus modèles de masse, les SUV ne véhiculent plus l’esprit d’aventure de naguère…

Le Ford Bronco surfe sur le succès, le Mercedes Classe G a battu en 2025 son record de ventes en 45 ans de carrière. De plus en plus de constructeurs montrent de l’intérêt pour ce type de véhicule plus typés, du haut de gamme avec Audi ou BMW, aux modèles les plus abordables avec le récent concept Renault Bridger. Sans même parler des modèles chinois qui se multiplient.

Hyundai lancera en Amérique du Nord son premier pick-up avant la fin de la décennie. Rival du Ford Ranger ou du Toyota Tacoma, il reposera sur une nouvelle plateforme à châssis séparé. Sur cette même base, un engin tout-terrain illustré par le concept Boulder pourrait voir le jour. Pour l’heure, pas un mot de ses caractéristiques techniques. Moteur essence, hybride, électrique ? Tout reste ouvert, mais une offre multiénergie semble la plus probable.

Dans cet univers, difficile de ne pas adopter des codes similaires à ceux des icones du marché. On retrouvera donc selon la manière de voir des évocations du Bronco, du Wrangler ou du Defender. Sans que l’on puisse parler de copie. Quelques points saillants sont à souligner. À l’arrière, la porte profite d’une double ouverture latérale, gauche ou droite selon le besoin. Le poste de conduite se passe d’un grand écran, mais reçoit quatre petits compteurs au centre, doublés d’un affichage tête haute sur toute la largeur du pare-brise en partie basse.

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Martorell : Seat et Cupra lancent la production de batteries

3 avril 2026 à 14:12

Seat et Cupra lancent la production de batteries à Martorell pour Cupra Raval et Volkswagen ID. Polo, accélérant l’électromobilité.

L’usine de Martorell renforce sa position stratégique dans l’industrie automobile européenne avec le lancement de la production en série des systèmes de batteries pour véhicules électriques. Cette étape majeure marque un tournant pour Seat & Cupra, qui voient leur transformation vers l’électrification franchir un nouveau cap. Les batteries assemblées dans cette installation alimenteront le Cupra Raval, le premier modèle urbain 100 % électrique du groupe, ainsi que la Volkswagen ID. Polo, deux véhicules qui seront fabriqués dans l’usine de Martorell. Ce développement souligne la capacité de l’entreprise à combiner performance industrielle, innovation technologique et flexibilité de production pour répondre aux exigences croissantes du marché des véhicules électriques.

Une technologie de pointe pour les batteries électriques

Au cœur de cette production se trouve la Unified Cell du Groupe Volkswagen, une technologie mondiale qui permet d’optimiser rapidité, évolutivité et flexibilité sur l’ensemble des marques et segments de véhicules. Chaque batterie comprend des cellules fournissant la capacité de stockage principale et des composants électroniques garantissant un contrôle précis et sûr de l’énergie. L’E Box, véritable cerveau du système, est produite dans l’usine de composants d’El Prat, illustrant la transformation industrielle de Seat & Cupra qui, après 45 ans de fabrication de boîtes de vitesses manuelles, s’oriente désormais vers des composants clés pour véhicules électriques. Cette innovation permet à Martorell de se positionner comme un acteur majeur dans l’électromobilité européenne, alliant performance, personnalisation et technologie avancée.

Une production industrielle rapide et durable

L’usine de Martorell dispose d’une capacité impressionnante : 1 200 systèmes de batteries par jour, soit une batterie toutes les 45 secondes, et jusqu’à 300 000 unités par an. Le processus combine automatisation et travail manuel qualifié, avec deux lignes parallèles pour l’empilement des cellules et le pré-assemblage des composants électroniques, utilisant la technologie cell-to-pack pour un système plus efficace. Chaque batterie est soumise à des tests de contrôle rigoureux avant d’être transportée automatiquement sur la ligne de production du Cupra Raval et de la Volkswagen ID. Polo, assurant un approvisionnement synchronisé avec le rythme de fabrication des véhicules. Cette cadence industrielle, combinée à l’installation de 11 000 panneaux solaires couvrant 70 % des besoins énergétiques, réduit significativement l’empreinte carbone et illustre l’engagement du site pour une production durable et performante.

La péninsule ibérique au cœur de l’électromobilité européenne

Le lancement de la production de batteries à Martorell représente également une étape stratégique pour la mobilité électrique en Europe. Dans le cadre du Brand Group Core du groupe Volkswagen, Seat & Cupra consolident la péninsule ibérique comme un pôle de référence pour l’électromobilité. Le projet Electric Urban Car Family prévoit la production de quatre modèles électriques en Espagne, à commencer par le Cupra Raval, contribuant à rendre la mobilité électrique accessible à l’échelle européenne. Ce développement illustre la capacité de Seat & Cupra à combiner performance industrielle, innovation technologique et personnalisation des véhicules électriques, tout en renforçant la compétitivité de l’industrie automobile européenne dans le secteur du luxe et de la performance.

Avec le lancement du Cupra Raval, Seat & Cupra entrent dans une nouvelle phase de transformation, renforçant leur position comme acteurs majeurs de l’électromobilité, alliant innovation, durabilité et performance sur le marché européen.

Notre avis, par leblogauto.com

La production en série de batteries à Martorell marque une étape clé pour Seat & Cupra dans la transition vers l’électrique. L’usine combine performance industrielle et durabilité grâce à l’automatisation et aux panneaux solaires. La technologie Unified Cell assure flexibilité et évolutivité, répondant aux besoins des véhicules urbains électriques. Cette initiative positionne Martorell comme un centre stratégique de l’électromobilité en Europe.

Crédit illustration : Seat / Cupra.

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L’industrie auto indienne face aux tensions énergétiques

3 avril 2026 à 12:12

L’Inde pousse son industrie automobile à optimiser sa production face aux tensions énergétiques liées à la guerre en Iran.

Face aux perturbations énergétiques provoquées par la guerre en Iran, l’Inde demande à son industrie automobile d’optimiser sa production et d’adapter ses processus industriels. Dans un contexte de tensions sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, les constructeurs et équipementiers sont invités à revoir leurs stratégies de fabrication, à améliorer leur efficacité énergétique et à accélérer la transition vers des solutions alternatives. Cette situation met en lumière les défis structurels du secteur automobile indien, pris entre croissance des ventes, contraintes logistiques et nécessité d’innovation dans un marché en pleine mutation.

Une industrie automobile sous pression énergétique

L’Inde, l’un des plus grands importateurs mondiaux de pétrole et de gaz, fait face à une situation délicate pour son industrie automobile. La guerre en Iran perturbe les flux énergétiques en provenance du Golfe, entraînant des craintes de pénuries et une hausse des coûts des matières premières. Dans ce contexte, le gouvernement indien a adressé un mémo aux constructeurs automobiles et aux fournisseurs de pièces, les incitant à optimiser leurs chaînes de production.

L’objectif est clair : réduire la consommation de carburant dans les usines et améliorer la gestion des ressources énergétiques. Les autorités demandent notamment de resserrer les horaires de production afin de limiter les périodes d’inactivité, souvent énergivores. Cette rationalisation des processus industriels s’inscrit dans une logique d’optimisation des performances, essentielle pour maintenir la compétitivité du secteur automobile.

Transition énergétique et adaptation industrielle

Au-delà de la simple optimisation des cadences, le ministère des industries lourdes encourage une transformation plus profonde des modes de production. Les entreprises sont invitées à privilégier l’électricité plutôt que les carburants à base de pétrole lorsque cela est techniquement possible. Cette évolution marque une étape importante dans la transition énergétique de l’industrie automobile indienne, où l’innovation et la performance industrielle deviennent des leviers clés.

Par ailleurs, le gouvernement recommande l’utilisation d’aluminium recyclé et de matériaux alternatifs, notamment pour les applications non critiques comme l’emballage. Cette approche vise à réduire la pression sur les ressources naturelles tout en limitant les coûts de production dans un contexte de pénurie. La personnalisation des processus industriels et l’intégration de matériaux innovants s’inscrivent ainsi dans une stratégie globale d’adaptation aux contraintes du marché.

Une croissance du marché freinée par les contraintes

Cette situation intervient alors que les ventes de véhicules connaissent une forte progression en Inde. Les principaux constructeurs, tels que Maruti Suzuki, Tata Motors et Mahindra, font face à une demande soutenue, symbole du dynamisme du marché automobile local. Toutefois, cette croissance s’accompagne de tensions sur les chaînes d’approvisionnement, notamment en gaz, indispensable au fonctionnement des usines.

Le gouvernement a déjà pris des mesures en priorisant l’approvisionnement en gaz pour les ménages, limitant ainsi les volumes disponibles pour les industriels à environ 80 % de leurs besoins habituels. Certains fournisseurs de pièces signalent déjà des difficultés à maintenir leurs opérations à pleine capacité, ce qui pourrait affecter les performances globales du secteur.

Dans ce contexte, les acteurs de l’industrie automobile doivent faire preuve de flexibilité et d’innovation pour maintenir leur niveau de production. L’optimisation des ressources, la modernisation des infrastructures et l’intégration de solutions énergétiques alternatives deviennent des enjeux majeurs pour préserver la compétitivité et la qualité des véhicules produits.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation met en évidence la forte dépendance énergétique de l’industrie automobile indienne. Les mesures demandées restent pragmatiques mais pourraient être limitées par les contraintes techniques des sites de production. La transition vers l’électricité et les matériaux alternatifs apparaît comme une évolution nécessaire, mais progressive. Enfin, la croissance du marché pourrait être temporairement freinée par ces tensions sur les approvisionnements.

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Historic Auto 2026 : le salon automobile incontournable en France

3 avril 2026 à 10:41

Il y a un mois, nous arpentions les allées du salon automobile Historic Auto 2026 à Nantes en nous rappelant les éditions précédentes. C’est un salon qui se tient tous les deux ans et en 5 éditions à peine, il a pris une belle ampleur qui en fait le 3e salon historique en France. Et vu sa popularité, il pourrait tailler des croupières aux premiers que sont Retromobile et Epoqu’auto.

La surface pour cette nouvelle édition a été agrandie de 40 % et cela se sent. Les allées sont plus aérées et on voit mieux les modèles. Le salon va de la petite mamie rouillée à de la youngtimer pimpante (ou pas). On y trouve des populaires abordables comme des Voisin, Delahaye et autres véhicules « intouchables ».

C’est un salon automobile familiale et si la surface fera ronchonner les moins patients des petits, il y a de quoi écarquiller les yeux. On avait même un Carver au côté d’un Hummer H1. Cette édition mettait à l’honneur BMW et il y avait quelques beautés bavaroises qui trônaient au milieu du hall.

Le prototype de présentation de MVS / Venturi exposé en l’état

Cette édition du salon Historic Auto était un beau panel représentatif de l’automobile française, européenne et même un peu mondiale. Petite pépite dans un coin du salon, le premier prototype MVS (alias Venturi) était exposé. Il a été retrouvé en juin 2024 un peu par hasard dans un jardin de Loire-Atlantique.

Le prototype était doté d’un moteur de Peugeot 505 turbo et a présenté la marque en 1986 au Trocadéro. Lors du rachat par Gildo Pastor, les prototypes doivent être détruits (pourquoi ?). Ce prototype est récupéré pour servir de projet auto-cross. Pascal Crand rachète alors ce prototype #3 (le #1 a été découpé, le #2 a été reconstruit par un passionné) et a décidé de le stabiliser et de le laisser en l’état.

Le salon a aussi sa part de marchands. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Les miniatures sont sans doute un peu chères, mais c’est la loi de l’offre et de la demande sans doute. Certains comme Asphalt Atipic faisaient leur premier salon et ont été conquis. Dans la foule il y avait des quidams en recherche de nostalgie, des parents voulant montrer une certaine époque à leur progéniture, mais également des collectionneurs anonymes venus prendre contact pour un entretien, un futur achat, ou une restauration.

Dans les nouveautés de 2026, un hall dédié à la moto. Cela allait du Solex à la Moto GP, en passant par des « bitzas » de « foudingues » ! Quant au parking extérieur, il regorgeait comme d’habitude de passionnés venus avec leur voiture de collection jusqu’au salon.

Difficile de faire un tri dans toutes les voitures exposées. On vous propose une modeste sélection d’une centaine de clichés. On ne peut que vous encourager à aller à la 6e édition d’Historic Auto qui aura lieu maintenant en 2028 !

Galerie photos

Note : la 205 T16 n’est pas une 205 T16 😏C’est un proto équipé d’un V6 Nissan, avec une coque façon Peugeot 205 T16.

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Robotaxis : Pony AI atteint l’équilibre et s’étend

3 avril 2026 à 06:17

Pony AI devient rentable et accélère le déploiement de robotaxis dans 20 villes, malgré une concurrence mondiale intense.

Le spécialiste de la conduite autonome Pony AI franchit une étape importante dans le secteur automobile en annonçant son premier trimestre bénéficiaire. Cette performance financière marque un tournant pour l’entreprise, engagée dans la course mondiale aux véhicules autonomes et à la mobilité sans conducteur. Toutefois, cette rentabilité repose davantage sur des investissements stratégiques que sur son activité principale de robotaxi, encore en phase de déploiement.

Une rentabilité portée par des investissements stratégiques

Sur les trois mois se terminant en décembre, Pony AI a enregistré un revenu net de 75,5 millions de dollars. Cette performance a permis de réduire significativement sa perte annuelle, en baisse de 72 %, pour atteindre 76,8 millions de dollars. Dans le même temps, le chiffre d’affaires annuel a progressé de 20 %, atteignant 90 millions de dollars, témoignant d’une dynamique commerciale positive dans le secteur de l’automobile autonome.

Cependant, cette rentabilité repose en partie sur des gains issus d’investissements. Une filiale de Pony AI figure parmi les investisseurs précoces de Moore Threads, concepteur de puces dont l’introduction en bourse a provoqué une envolée des actions jusqu’à 425 %. Ce levier financier a contribué à soutenir les résultats du groupe, compensant les performances encore modestes de son activité principale de mobilité autonome.

Malgré ces résultats, le marché a réagi négativement : l’action Pony AI a reculé de 16 % à Hong Kong. Le bénéfice brut du quatrième trimestre, de 3,71 millions de dollars, est resté en dessous des attentes des analystes, fixées à 3,98 millions de dollars.

Une concurrence mondiale accrue sur les robotaxis

Le secteur des robotaxis connaît une intensification de la concurrence à l’échelle internationale. Aux États-Unis, Waymo, appartenant à Alphabet Inc., a déjà étendu ses services à 10 villes. En parallèle, les acteurs chinois multiplient les initiatives pour s’imposer sur ce marché en pleine expansion.

Parmi eux, Pony AI rivalise avec Weride Inc. et Baidu Inc., dont le service Apollo Go s’implante progressivement. Ces entreprises nouent des partenariats avec des plateformes de mobilité comme Uber Technologies Inc. et Lyft Inc. pour accélérer le déploiement de leurs flottes de taxis autonomes sur de nouveaux marchés, notamment au Moyen-Orient et en Europe.

Cette dynamique illustre l’essor rapide de la mobilité intelligente, portée par les avancées en intelligence artificielle, capteurs embarqués et logiciels de conduite autonome.

Une stratégie d’expansion ambitieuse dans 20 villes

Pony AI affiche des ambitions élevées avec un objectif clair : déployer ses robotaxis dans plus de 20 villes à travers le monde dès cette année. L’entreprise prévoit également d’étendre sa flotte globale à 3 000 véhicules autonomes, renforçant ainsi sa présence sur le marché de la mobilité urbaine.

Après une interruption temporaire liée à des tensions géopolitiques, l’entreprise anticipe une autorisation imminente pour un déploiement commercial entièrement autonome à Dubaï. Par ailleurs, ses opérations ont repris à Doha, confirmant sa volonté d’expansion dans la région.

En Europe, Pony AI prépare une avancée notable avec le lancement prochain de robotaxis à Zagreb, en partenariat avec Uber et la startup locale Verne. La capitale croate pourrait ainsi devenir la première ville européenne à proposer un service de taxi autonome payant. En parallèle, des essais sont en cours au Luxembourg, tandis que des tests sont menés à Londres par Uber et Baidu.

En Chine, Pony AI a déjà atteint le seuil de rentabilité par véhicule dans des métropoles comme Guangzhou et Shenzhen, grâce à son robotaxi de septième génération. L’entreprise ambitionne de reproduire ce modèle dans d’autres villes telles que Hangzhou et Changsha.

À terme, Pony AI estime que lorsque ses flottes atteindront plusieurs centaines de véhicules entièrement autonomes dans chaque ville, la rentabilité par unité pourrait être atteinte, potentiellement dès l’année prochaine. Cette stratégie repose sur une montée en puissance progressive des flottes et une optimisation des coûts liés à la technologie embarquée.

Notre avis, par leblogauto.com

Pony AI franchit une étape symbolique avec ce premier trimestre bénéficiaire, même si celui-ci repose largement sur des revenus exceptionnels liés à ses investissements. La stratégie industrielle, axée sur le déploiement massif de flottes de robotaxis, reste cohérente dans un marché automobile en pleine mutation. La montée en puissance de la concurrence, notamment avec Waymo et Baidu, confirme que la bataille pour la mobilité autonome est désormais mondiale. Reste à voir si la rentabilité opérationnelle suivra réellement à mesure que les flottes s’étendent.

Crédit illustration : Pony AI.

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Les marques chinoises bousculent le marché auto européen

3 avril 2026 à 04:02

Les constructeurs chinois boostent leurs ventes de voitures électriques et hybrides en Europe, intensifiant la concurrence sur le marché automobile.

Les constructeurs automobiles chinois confirment leur retour en force sur le marché européen, portés par la progression des ventes de véhicules électriques et hybrides. Après un début d’année marqué par un léger ralentissement, les immatriculations repartent à la hausse, renforçant la pression concurrentielle sur les groupes automobiles occidentaux. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de transition énergétique accélérée et de mutation profonde du secteur automobile, où les motorisations électrifiées gagnent rapidement du terrain.

Une montée en puissance sur les segments électrifiés

En février, les marques pilotées par BYD Co. et Zhejiang Leapmotor Technology Co. ont représenté 16 % des immatriculations de véhicules hybrides en Europe, soit une progression d’un point par rapport au mois précédent. Sur le segment des voitures 100 % électriques, leur part de marché atteint désormais 14 %, en hausse de deux points. Ces performances traduisent une adoption croissante des modèles électrifiés proposés par les constructeurs chinois, qui misent sur des technologies innovantes et des prix compétitifs.

Cette progression s’appuie notamment sur les résultats enregistrés en 2025, année durant laquelle certains modèles ont gagné en visibilité sur les routes européennes. L’essor de ces véhicules s’accompagne d’un élargissement des gammes, avec des SUV, berlines et crossovers électriques ou hybrides rechargeables adaptés aux attentes locales. Les constructeurs chinois exploitent également leur capacité à développer rapidement de nouveaux modèles, ce qui leur permet de répondre efficacement à l’évolution de la demande automobile.

Une stratégie commerciale agressive et structurée

L’expansion des marques chinoises en Europe repose sur une stratégie commerciale bien définie. Elles développent activement leurs réseaux de concessionnaires tout en proposant des remises attractives sur leurs modèles. Cette politique tarifaire séduit particulièrement les automobilistes soucieux de leur budget, dans un contexte de hausse du coût de la vie et d’incertitudes économiques.

En février, ces constructeurs ont capté 8 % du marché automobile total en Europe, soit près du double des 4,2 % enregistrés un an plus tôt. Cette progression rapide illustre leur capacité à s’imposer face aux acteurs historiques. Selon les analystes, les constructeurs chinois occupent des segments encore peu exploités en Europe, notamment dans certaines catégories de véhicules hybrides, ce qui leur ouvre de nouvelles opportunités de croissance.

La demande soutenue pour les voitures électriques et hybrides rechargeables joue clairement en leur faveur. Leur avantage compétitif repose sur des coûts de production maîtrisés, des économies d’échelle importantes et des cycles de développement plus courts que ceux de nombreux concurrents occidentaux. Malgré la mise en place de droits de douane par l’Union européenne, leur expansion ne montre pas de signes de ralentissement significatif.

Production locale et intensification de la concurrence

Pour renforcer leur position, plusieurs constructeurs chinois investissent dans la production locale en Europe. Chery a lancé l’assemblage de véhicules à Barcelone, tandis que BYD augmente ses capacités industrielles en Hongrie. Cette stratégie industrielle vise à réduire les coûts logistiques et à améliorer la compétitivité face aux groupes européens, qui produisent majoritairement dans des pays où les coûts sont plus élevés.

Dans le même temps, le contexte géopolitique et énergétique pourrait jouer un rôle déterminant. La hausse des prix du carburant, liée notamment aux tensions au Moyen-Orient et aux perturbations du détroit d’Ormuz, pourrait accélérer l’adoption des motorisations électriques et hybrides. Cette évolution bénéficierait directement aux constructeurs chinois, dont l’offre est fortement positionnée sur ces segments.

Face à cette montée en puissance, les constructeurs automobiles européens s’organisent. Plusieurs groupes préparent une nouvelle génération de véhicules électriques plus accessibles, avec des modèles annoncés autour de 25 000 euros. Cette offensive vise à préserver leurs parts de marché sur le segment des voitures électriques abordables. Parallèlement, certains industriels accélèrent leur transition vers le tout électrique, avec des objectifs ambitieux pour la prochaine décennie.

Dans ce contexte de transformation rapide, la concurrence s’intensifie sur l’ensemble du marché automobile européen. Les enjeux portent à la fois sur l’innovation technologique, les coûts de production, les infrastructures de recharge et la capacité à répondre aux attentes des consommateurs en matière de mobilité durable.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des constructeurs chinois en Europe confirme une mutation structurelle du marché automobile. Leur positionnement sur les véhicules électriques et hybrides, combiné à une stratégie tarifaire agressive, leur permet de gagner rapidement des parts de marché. L’implantation industrielle locale constitue également un levier clé pour renforcer leur compétitivité. Face à eux, les constructeurs européens devront accélérer leurs efforts pour rester alignés sur les nouvelles attentes du marché.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Les bornes de recharge intelligentes, l’autre amélioration de la voiture électrique

2 avril 2026 à 18:51

Année après année, les véhicules électriques font des progrès en matière d’autonomie, de consommation, de prix ou autres. Mais il y a un autre aspect qui progresse, la recharge. Outre la densification du réseau de points de charge, le passage à des bornes de recharge intelligentes améliore l’expérience globale de la conduite électrique.

L’environnement global du VE participe à la performance

Lorsque l’on ne s’intéresse pas à la conduite électrique, on pense – à tort – que toutes les recharges se valent. C’est évidemment faux. En premier lieu, la puissance disponible (en kW) va conditionner la capacité de la charge à être rapide, en adéquation avec les capacités du véhicule. Mais ces bornes sont bien plus que de simples prises électriques.

En effet, la qualité de fabrication de la borne, mais également sa technologie vont permettre de soutenir une charge rapide sur le long terme, et de manière répétée. Il y a plusieurs années, certains fabricants de bornes annonçaient des puissances phénoménales, mais ne pouvaient réellement les maintenir que le temps d’une démonstration. En condition réelle, la puissance s’évanouissait et le temps de charge s’allongeait.

La vitesse de charge, levier de la bascule vers le VEB

Or, ce temps de charge rapide, voire ultra-rapide, est prépondérant dans l’acceptation de la bascule vers le véhicule électrique. Nous avons été habitués à ne plus attendre à la station carburant, et à avoir un véhicule polyvalent au rayon d’action pouvant atteindre 1200 km pour certains modèles routiers.

Cependant, toutes les bornes de recharge ne se valent pas. Car pour une même spécification technique, deux bornes pourront avoir des pertes, une efficience différentes et au final une vitesse de charge disparate. Cela peut valoir l’investissement de prendre un matériel de qualité.

Tous les matériels ne se valent pas

Et il en va de même avec les périphériques de charge. Ainsi, côté câble, il ne faut pas mégoter. Tous les conducteurs de véhicule électrique à batterie ont déjà fait l’expérience d’un « mauvais » câble qui bride automatiquement la puissance de charge. On peut voir le même phénomène avec des câbles USB pour smartphone ou tablette par exemple, ou même en liaison HDMI pour la télévision.

En choisissant des câbles durables et performants comme un chargeur de voiture Voldt®, c’est la garantie d’obtenir toujours une alimentation stable. Il n’y a rien de pire que de brancher son véhicule et de ne pas pouvoir vraiment anticiper la fin de la charge à cause d’un câble ou d’une borne capricieux car de mauvaise qualité. Ici, par exemple, les contacts sont faits à 100% de cuivre argenté ce qui garantit l’absence de perte d’énergie et donc de chaleur.

La borne intelligente prend la charge mentale pour vous

Outre la qualité des connectiques, des matériaux employés, etc. on voit émerger des bornes dites intelligentes. Ces bornes de recharge intelligentes sont en premier lieu connectées. Ainsi, via une application ou une connexion à distance, on peut piloter la borne, savoir la puissance délivrée en temps réel, la charge totale, etc.

Elle va également s’adapter à la fois à la demande du véhicule, mais également à la capacité du réseau ou de votre compteur électrique pour les bornes à domicile. Les bornes particulières peuvent même regarder le prix le plus intéressant et décaler la charge au besoin, sans intervention de votre part.

Elle va donc prendre une grande part de la charge mentale inhérente à l’utilisation d’un véhicule électrique et de sa charge, à domicile ou à l’extérieur. Surtout, elle sera capable en combinant la technologie et la qualité d’assemblage, de répéter encore et encore des charges rapides, quel que soit le temps.

Le véhicule électrique dépasse le véhicule thermique

Désormais, certains constructeurs annoncent des charges de 10 à 80 % en moins de 20 minutes. Bientôt, les batteries encaissent des charges encore plus fortes sans dégradation, et on sera alors réellement sous le quart d’heure pour le même exercice, voire dix minutes. A peine le temps de prendre un café ou un thé.

Les derniers véhicules électriques routiers proposés offrent entre 700 et 750 km d’autonomie WLTP mixte. Bien entendu, sur autoroute, cela chutera plutôt à 450 à 500 km. Mais avec une charge en 15 à 20 minutes pour récupérer 300 km, on peut traverser la France Métropolitaine sans souci.

Avec la charge à domicile, le VE dispense de la corvée d’aller à la station carburant. De plus, on peut produire soi-même son propre « carburant » via des panneaux solaires ou autres et ne plus dépendre directement du prix du baril de brent ni de l’approvisionnement des stations. Au final, le VE ne dépasserait-il pas le VT en confort d’utilisation ?

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Toyota renforce sa production automobile aux États-Unis

2 avril 2026 à 14:12

Toyota investit 1 milliard de dollars pour accroître la production de ses modèles aux États-Unis, entre stratégie industrielle et enjeux réglementaires.

Toyota poursuit sa stratégie industrielle sur le marché nord-américain. Le constructeur japonais a annoncé un investissement d’un milliard de dollars destiné à renforcer ses capacités de production automobile dans deux usines situées aux États-Unis, dans le Kentucky et l’Indiana. Cette décision s’inscrit dans un plan plus large pouvant atteindre 10 milliards de dollars d’ici les cinq prochaines années, illustrant l’importance stratégique du territoire américain pour la marque.

Un investissement ciblé sur des modèles clés

Dans le détail, cet engagement financier se concentre principalement sur l’usine de Georgetown, dans le Kentucky, qui bénéficiera à elle seule de 800 millions de dollars. L’objectif est d’augmenter la capacité de production de deux modèles phares du constructeur : la berline Toyota Camry et le crossover Toyota RAV4. Ces véhicules, emblématiques de la gamme Toyota, occupent une place centrale sur le marché automobile américain, notamment en raison de leur popularité auprès des consommateurs.

Les 200 millions de dollars restants seront alloués au site de Princeton, dans l’Indiana. Cette enveloppe vise à accroître la production du SUV Toyota Grand Highlander, un modèle qui s’inscrit dans la tendance croissante du segment des véhicules utilitaires sport, particulièrement dynamique aux États-Unis. Ce renforcement des capacités industrielles témoigne de la volonté de Toyota d’adapter son outil de production à la demande du marché, en privilégiant les modèles à fort volume.

Une stratégie industrielle de long terme

Cet investissement s’inscrit dans une logique industrielle cohérente avec la philosophie du constructeur. Toyota affirme en effet sa volonté de produire localement les véhicules destinés à être vendus sur le marché américain. Cette approche, souvent résumée par le principe « construire là où l’on vend », vise à optimiser la chaîne d’approvisionnement, réduire les coûts logistiques et renforcer l’ancrage local de la marque.

Mark Templin, directeur des opérations de Toyota Motor North America, a souligné le caractère durable de cet engagement. Le groupe prévoit ainsi d’investir jusqu’à 10 milliards de dollars sur le territoire américain d’ici 2030. Cette orientation stratégique confirme l’importance du marché nord-américain dans la feuille de route du constructeur japonais, tant en termes de production automobile que de volume de ventes.

Par ailleurs, Toyota emploie près de 48 000 personnes aux États-Unis, ce qui en fait un acteur majeur de l’industrie automobile locale. Le renforcement des capacités de production dans ses usines contribue donc également à soutenir l’emploi industriel et à consolider son implantation sur le territoire.

Entre contraintes réglementaires et enjeux commerciaux

Cette décision d’investissement intervient dans un contexte marqué par des incertitudes liées aux politiques commerciales et aux réglementations. L’industrie automobile, dans son ensemble, a dû s’adapter aux évolutions des accords commerciaux et aux tarifs douaniers instaurés ces dernières années. Ces mesures ont eu un impact significatif sur les coûts de production des constructeurs, certains évoquant des charges supplémentaires de plusieurs milliards de dollars.

Toyota n’échappe pas à ces contraintes. Le constructeur avait précédemment indiqué que les tarifs douaniers américains pourraient lui coûter 1,4 trillion de yens sur son exercice fiscal en cours. Dans ce contexte, investir localement apparaît comme une réponse stratégique pour limiter l’exposition aux fluctuations réglementaires et aux barrières commerciales.

En parallèle, Toyota a également été le premier constructeur automobile japonais à s’engager dans un plan d’exportation de véhicules produits aux États-Unis vers le Japon. Cette initiative fait suite à une modification des règles d’importation, obtenue dans le cadre d’un accord commercial conclu avec l’administration américaine. Elle illustre une évolution des flux commerciaux dans le secteur automobile, avec une production de plus en plus internationalisée.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota confirme avec cet investissement son ancrage industriel aux États-Unis, en privilégiant une production locale adaptée à la demande. Le choix de renforcer les capacités sur des modèles comme la Camry, le RAV4 et le Grand Highlander reflète une stratégie centrée sur les segments porteurs. Dans un contexte de tensions commerciales et de mutations réglementaires, cette approche permet au constructeur de sécuriser sa chaîne de production. Reste à observer l’impact à long terme de ces investissements sur sa compétitivité globale.

Crédit illustration : Toyota.

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Monospaces en voie de disparition : le Chrysler Pacifica peut-il encore durer ?

2 avril 2026 à 12:50

Lancé en 2017, le Chrysler Pacifica entame une nouvelle évolution pour 2026 (MY2027). Dans un marché largement dominé par les SUV, ce modèle continue d’incarner une offre rare : celle du monospace familial. Cette mise à jour marque une troisième phase pour un véhicule à la longévité inhabituelle dans l’industrie automobile moderne.

Une nouvelle évolution pour un modèle installé

Présenté au salon de New York, le Chrysler Pacifica 2027 adopte un design extérieur revu, notamment à l’avant. La face avant évolue avec une nouvelle signature lumineuse, une calandre redessinée et un logo ailé désormais éclairé.

Cette évolution s’inscrit dans la continuité d’un modèle lancé il y a près d’une décennie. Chrysler indique que ce restylage servira de base au design des futurs modèles de la marque. On retrouve la calandre originelle du Pacifica, mais dans une version « modernisée ».

Une architecture toujours centrée sur la famille

Le Pacifica conserve une configuration à sept places de série, avec une possibilité d’accueillir huit passagers selon les versions. L’aménagement intérieur reste dominé par le système Stow ’n Go, qui permet d’escamoter les sièges des deuxième et troisième rangs dans le plancher.

Ce dispositif reste une spécificité du modèle, tout comme la possibilité de l’associer à une transmission intégrale sur certaines finitions. Une combinaison rare sur ce segment. Le design intérieur reste « daté » et finalement a son charme avec sa console centrale à boutons physique et un écran intégré (pas une grande tablette flottante).

Des évolutions technologiques ciblées

Le modèle 2027 introduit plusieurs évolutions technologiques, notamment au niveau des aides à la conduite. Un pack optionnel ajoute par exemple une visualisation des angles morts activée par le clignotant et une activation automatique des caméras lors des manœuvres. Des choses que les voitures sorties récemment ont, mais qui manquait à l’appel en 2017.

L’organisation des équipements évolue également avec la séparation de deux ensembles technologiques distincts, permettant de choisir plus librement entre divertissement arrière et équipements pratiques du quotidien.

Une offre moteur inchangée

Sous le capot, le Pacifica conserve le moteur V6 3,6 litres associé à une boîte automatique à neuf rapports. Cet ensemble développe 287 chevaux et 262 lb-ft de couple (355 Nm).

La transmission intégrale (AWD) reste disponible selon les versions, avec un système capable de redistribuer le couple en fonction des conditions d’adhérence. Elle n’est pas là pour aller crapahuter dans les Rocheuses mais pour assurer un peu d’adhérence par temps de pluie, grêle ou neige.

Une nouvelle entrée de gamme

La gamme évolue avec l’arrivée d’une version LX, qui remplace l’ancien Voyager. Cette déclinaison conserve un design extérieur inchangé mais propose un positionnement plus accessible.

Aux États-Unis, le prix de départ est fixé à 41 495 dollars (hors frais). La gamme s’étend ensuite jusqu’à la finition Pinnacle, positionnée au sommet de l’offre, à 58 255 dollars en AWD.

Un segment toujours plus restreint

Avec cette troisième évolution depuis son lancement en 2017, le Chrysler Pacifica poursuit sa carrière dans un segment en recul. Alors que les SUV dominent désormais le marché familial, le monospace américain conserve ses spécificités, notamment en matière de modularité et d’habitabilité.

Reste à savoir si cette mise à jour suffira à maintenir l’intérêt pour une catégorie devenue marginale. Hélas, ce Pacifica n’est toujours pas pour nous. Déjà, il ne passerait sans doute pas les normes européennes en matière d’aides à la conduite, mais avec son V-6 Pentastar de 3,6 litres, annoncé à 22 mpg mixte (soit 10,7 l/100 km) il prendrait un malus CO2 en plus du malus à la masse (à partir de près de 2 tonnes).

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BYD : polémique autour du système God’s Eye

2 avril 2026 à 12:12

BYD confronté à des plaintes sur God’s Eye, son système d’aide à la conduite, accusé d’accélérations imprévisibles.

Le constructeur automobile chinois BYD traverse une zone de turbulences sur son marché domestique. En cause, son système d’assistance à la conduite baptisé God’s Eye, présenté comme une technologie avancée proche d’un pilotage semi-autonome. Plusieurs clients dénoncent aujourd’hui des dysfonctionnements qui soulèvent des questions sur la fiabilité de cette innovation embarquée. Entre accélérations soudaines, comportements imprévisibles du véhicule et incohérences dans les systèmes d’aide à la conduite, la polémique prend de l’ampleur dans un secteur automobile déjà très concurrentiel.

Des incidents qui interrogent la sécurité des véhicules

Au cœur des critiques, les conducteurs pointent des anomalies liées au fonctionnement du système God’s Eye. Les retours clients évoquent notamment des accélérations inattendues et des réactions imprévisibles du véhicule, mettant en cause la gestion électronique de la vitesse et des aides à la conduite. Dans un cas précis, un SUV Yangwang U8 aurait accéléré brusquement jusqu’à 93 km/h dans une zone limitée à 60 km/h.

Au-delà de cet incident, les plaintes concernent aussi la direction assistée, les systèmes de navigation embarqués et les délais de réaction des fonctions automatisées. Ces dysfonctionnements touchent aussi bien des modèles premium que des véhicules grand public, ce qui élargit la portée de la controverse. Dans un contexte où les technologies d’assistance à la conduite sont censées améliorer la sécurité routière, ces retours mettent en lumière les défis liés à la mise au point de systèmes électroniques complexes intégrés aux voitures modernes.

Une technologie avancée mais encore perfectible

Le système God’s Eye se décline en plusieurs configurations techniques, allant d’une version standard équipée de caméras et de radars à des variantes plus sophistiquées intégrant des capteurs lidar et une architecture électronique enrichie. Sur le papier, cette diversité permet d’adapter l’équipement automobile à différents segments de marché, du véhicule compact au SUV haut de gamme.

Cependant, les témoignages d’utilisateurs indiquent que même les versions les plus avancées ne garantissent pas une performance constante. Les problèmes signalés suggèrent des limites dans l’interprétation des données issues des capteurs, un élément crucial pour le bon fonctionnement des systèmes d’aide à la conduite. Dans l’industrie automobile, où la fiabilité des logiciels embarqués et des calculateurs électroniques est essentielle, ces lacunes peuvent affecter l’expérience de conduite et la perception de la qualité du véhicule.

Un enjeu stratégique pour l’image de BYD

Depuis plusieurs années, BYD mise fortement sur l’innovation technologique pour se différencier dans le secteur des véhicules électriques et hybrides. La conduite assistée et les systèmes semi-autonomes constituent un argument commercial majeur dans un marché en pleine mutation, marqué par une concurrence accrue entre constructeurs.

Dans ce contexte, la controverse autour de God’s Eye pourrait avoir des répercussions sur la confiance des consommateurs. L’image de marque du constructeur repose en partie sur la fiabilité de ses technologies embarquées et sur la sécurité de ses véhicules. Toute remise en question de ces éléments peut influencer les décisions d’achat, notamment sur les segments où les équipements électroniques et les aides à la conduite jouent un rôle déterminant.

Par ailleurs, l’incertitude demeure quant à l’éventuelle commercialisation de ce système sur d’autres marchés internationaux. Aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet, laissant planer le doute sur les stratégies d’exportation de cette technologie.

Notre avis, par leblogauto.com

Les retours clients mettent en évidence des problèmes concrets qui concernent des fonctions essentielles de la conduite assistée. La diversité des modèles touchés suggère que les difficultés ne sont pas limitées à une version spécifique du système. Dans un marché automobile où la technologie est un facteur clé de différenciation, ces incidents pourraient peser sur la crédibilité de BYD. Reste à voir si le constructeur apportera des correctifs techniques ou des clarifications dans les prochaines semaines.

Crédit illustration : BYD.

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Stellantis rappelle 700 000 voitures hybrides dans le monde pour un risque d’incendie

2 avril 2026 à 06:40

Le groupe Stellantis lance une vaste campagne de rappel touchant des véhicules hybrides de plusieurs marques. En cause : un risque d’incendie identifié sur certaines petites voitures. Plus de 200 000 unités sont concernées en France.

Un rappel d’ampleur mondiale

On vous en parlait il y a un peu plus d’une semaine, mais jusqu’à présent les informations restaient « non officielles ». Stellantis organise le rappel de 700 000 voitures hybrides dans le monde, selon l’Autorité allemande de l’automobile (KBA). Le constructeur évoque de son côté une communication pays par pays, sans confirmer ce total global.

Ce rappel fait suite à – seulement – 36 incidents recensés dans le monde, dont 12 débuts d’incendie liés à ce problème technique.

En Allemagne, plus de 50 000 véhicules sont concernés.

Plus de 200 000 véhicules touchés en France

En France, le rappel concerne 212 000 voitures produites entre 2023 et 2026. Plus de la moitié sont des modèles Peugeot.

Dans le détail, selon les décomptes de KBA, 211 725 véhicules sont concernés :

  • 122 091 Peugeot (208, 2008)
  • 42 349 Citroën (dont C3 et C3 Aircross)
  • 4 840 DS (DS3, DS4)
  • 16 142 Opel (Corsa, Mokka, Frontera)
  • 911 Lancia
  • 1 492 Fiat (Grande Panda)
  • 5 974 Jeep (Avenger)
  • 4 491 Alfa Romeo (Junior)

À l’échelle mondiale, la KBA mentionne notamment 295.000 Peugeot 208 et 2008, 126.000 Citroën C3, C4 et C3 Aircross, ainsi que des modèles Fiat, Alfa Romeo et Jeep.

Un problème lié à la conception

Le défaut concerne des petites voitures hybrides où le moteur thermique et le moteur électrique sont trop proches.

Dans certaines conditions d’humidité élevée, un contact peut se produire entre le tuyau du filtre à particules d’essence et le capuchon de protection de la borne du démarreur. Cela peut provoquer une étincelle, susceptible de déclencher un début d’incendie. Des conditions, de fait, très rares, mais qui visiblement sont déjà arrivées.

Une intervention rapide en atelier

La correction est basique et consiste à installer un capuchon de protection plus grand. L’isolation électrique est alors suffisante pour faire cesser le risque. L’opération est réalisée en garage et dure environ 30 minutes.

Pour Stellantis, le coût n’est pas indiqué. Il en va de quelques centimes pour le capuchon. En revanche, c’est entre 15 et 30 minutes de main d’œuvre que va devoir prendre en charge le groupe automobile, et ce pour 700 000 véhicules. Cela se chiffre en dizaines de millions d’euros sans doute.

Un nouveau rappel après d’autres incidents techniques

Et on ne parle pas en termes d’image. En effet, ce rappel intervient après plusieurs campagnes importantes menées par Stellantis, notamment liées aux moteurs PureTech et aux airbags Takata. Là, le rappel intervient très tôt et cela devrait minimiser les critiques envers Stellantis. À noter que tous les constructeurs dans le monde sont sujets à des rappels plus ou moins massifs.

Le problème actuel ne concerne pas le moteur hybride 1.2 turbo 48 volts lui-même, mais uniquement son intégration dans certains véhicules.

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Robotaxi en Europe : Uber lance son offensive à Zagreb

2 avril 2026 à 06:12

Uber s’associe à Pony.ai et Verne pour lancer le premier service de robotaxi en Europe, avec un déploiement initial à Zagreb.

Uber Technologies s’associe à Pony.ai et à la startup croate Verne pour lancer le tout premier service commercial de robotaxi en Europe. Ce projet ambitieux, qui marque une nouvelle étape dans l’évolution de la mobilité autonome, débutera dans la capitale croate, Zagreb. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de transformation du secteur automobile, où innovation technologique, performance et automatisation redéfinissent les standards du transport urbain.

Une alliance stratégique pour la mobilité autonome

Dans le cadre de cet accord, Pony.ai, acteur chinois reconnu dans le développement de technologies de conduite autonome, fournira le système de pilotage intelligent. Cette technologie avancée constitue le cœur du dispositif robotaxi, intégrant des solutions de capteurs, d’intelligence artificielle et de navigation automatisée pour assurer une conduite sans intervention humaine.

De son côté, Verne, jeune entreprise croate spécialisée dans les véhicules autonomes, assurera la propriété de la flotte ainsi que la gestion opérationnelle quotidienne. Ce rôle inclut l’entretien des véhicules, l’optimisation de la performance de la flotte et la supervision des opérations dans un environnement urbain complexe. L’ensemble vise à offrir un service de mobilité premium, conjuguant innovation automobile et efficacité logistique.

Uber, déjà bien implanté dans le secteur du covoiturage, intégrera ce nouveau service directement à sa plateforme mondiale. Les utilisateurs pourront ainsi accéder à ces véhicules autonomes via l’application Uber, mais également via une application dédiée développée par Verne.

Zagreb, laboratoire européen du robotaxi

Le choix de Zagreb comme ville pilote ne relève pas du hasard. La capitale croate devient ainsi un terrain d’expérimentation grandeur nature pour les technologies de conduite autonome en Europe. Les trois partenaires ont déjà entamé des tests sur route, une phase essentielle pour valider la fiabilité, la sécurité et les performances des véhicules dans des conditions réelles de circulation.

En parallèle, des préparatifs sont en cours pour la mise en place d’un système de tarification adapté. Cette étape est cruciale pour positionner le robotaxi comme une alternative crédible aux modes de transport traditionnels, tout en intégrant une dimension de luxe accessible et de personnalisation de l’expérience utilisateur.

À plus long terme, les entreprises ambitionnent de déployer une flotte de milliers de robotaxis. Cette montée en puissance progressive vise à répondre à la demande croissante pour des solutions de mobilité automatisée, tout en optimisant les coûts et les performances opérationnelles.

Un projet tourné vers l’expansion européenne

Au-delà de Zagreb, l’objectif affiché est clair : étendre ce modèle à d’autres villes européennes, voire à d’autres marchés internationaux. Cette stratégie repose sur un développement évolutif, permettant d’adapter les technologies et les opérations aux spécificités locales, notamment en matière de réglementation.

Verne jouera un rôle central dans ce processus, en pilotant les démarches d’homologation auprès des autorités européennes. L’obtention des autorisations réglementaires constitue un enjeu majeur pour le déploiement de véhicules autonomes à grande échelle, dans un contexte où les normes de sécurité et de performance sont particulièrement exigeantes.

Par ailleurs, Uber renforcera son engagement en investissant directement dans Verne. Ce soutien financier et stratégique vise à accélérer l’expansion de la startup croate, tout en consolidant la position d’Uber sur le marché émergent du transport autonome.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’Uber, qui multiplie les partenariats avec des entreprises spécialisées dans les technologies de véhicules autonomes. Le groupe collabore déjà avec près de deux douzaines d’acteurs couvrant divers usages, allant des robotaxis au transport routier, en passant par les robots de livraison et les drones.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce partenariat entre Uber, Pony.ai et Verne illustre une accélération concrète du déploiement des robotaxis en Europe. Le choix de Zagreb comme ville pilote confirme une approche progressive, centrée sur des marchés tests avant une expansion plus large. L’intégration à la plateforme Uber constitue un levier stratégique majeur pour démocratiser l’accès à ces services. Enfin, l’accent mis sur la réglementation et les tests souligne les défis encore importants liés à la mise en circulation de véhicules autonomes.

Crédit illustration : Lucid.

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