La fiscalité automobile française est un casse-tête qui va rarement en s’améliorant, mais pour une fois, ce n’est pas le cas. Une mise à jour discrète de l'administration pourrait bien soulager les salariés roulant en voiture de société électrique.
Nos confrères norvégiens ont organisé l'édition 2026 de leur fameux test d'autonomie géant « El Prix », en collaboration avec la fédération automobile locale. Les deux grands gagnants sont les BMW iX3 et XPeng X9 : le premier pour l'endurance, le second pour le moindre écart avec son autonomie théorique.
En 1986, l’année même du lancement de la légendaire E30 M3, un ingénieur BMW a eu une idée pour le moins radicale. Prendre une cabriolet, vider l’arrière, installer une benne de chargement et mettre le véhicule au travail dans l’usine. C’est exactement ce qui s’est passé. Pendant 26 ans, ce pickup unique au monde a transporté des pièces et de l’équipement dans les installations BMW sans que personne à l’extérieur de l’entreprise ne soupçonne son existence. BMW ne l’a retiré du service qu’en 2012, et ce n’est qu’en 2016 que le constructeur bavarois a révélé ce secret au grand public.
De cabriolet de sport à utilitaire d’usine
Le choix d’utiliser une cabriolet comme véhicule donneur n’était pas le fruit du hasard. Selon les ingénieurs de BMW, la carrosserie cabriolet bénéficiait déjà de renforts structurels supplémentaires, ce qui la rendait mieux adaptée aux contraintes d’utilisation d’un pickup que les versions coupé ou berline standard. Cette robustesse structurelle s’avérait essentielle pour supporter le poids et les vibrations liées au transport quotidien de pièces métalliques et d’équipements industriels.
BMW a également retiré les extensions d’ailes caractéristiques de la M3, donnant au pickup une silhouette plus étroite et plus fonctionnelle. Cette modification n’était pas seulement esthétique : elle permettait au véhicule de naviguer plus facilement dans les allées étroites de l’usine et de se garer dans des espaces restreints. Le résultat était un pickup au look volontairement discret, qui passait inaperçu parmi les autres véhicules utilitaires de l’entreprise.
Lors de sa construction initiale, le pickup ne disposait même pas du moteur haute performance de la M3. BMW avait opté pour un quatre-cylindres 2,0 litres détoxé développant 192 chevaux, suffisant pour les besoins industriels mais loin de la puissance brute de la version sportive. Cette motorisation moins agressive permettait également une meilleure fiabilité dans un contexte d’utilisation intensive et quotidienne.
L’évolution vers une vraie M3
À un moment donné de sa carrière d’utilitaire, BMW a décidé de transformer ce pickup en véritable M3. Les mécaniciens ont remplacé le moteur d’origine par le légendaire S14 de 2,3 litres, le quatre-cylindres atmosphérique qui équipait la version routière. Ce bloc moteur, développant environ 200 chevaux en configuration standard, est devenu depuis l’un des moteurs les plus célébrés de l’histoire du sport automobile.
Le moteur S14 était une merveille d’ingénierie pour l’époque. Basé sur l’architecture du quatre-cylindres M10, il intégrait une culasse dérivée de celle du six-cylindres M88 de la M1. Cette hybridation technique permettait d’atteindre des régimes de rotation élevés tout en conservant une fiabilité exemplaire. Le résultat était un moteur au caractère unique, capable de monter jusqu’à 7 000 tours par minute avec une sonorité inimitable.
Cette transformation a donné naissance à un véhicule absolument unique : le seul pickup M3 au monde. Imaginez les réactions des employés de BMW lorsqu’ils entendaient soudainement la signature sonore du S14 résonner dans les ateliers, portée par un pickup chargé de pièces détachées. Cette métamorphose technique témoignait de la passion des ingénieurs BMW pour leurs créations, même les plus utilitaires.
Une révélation tardive mais spectaculaire
Pendant des décennies, seuls quelques initiés connaissaient l’existence de ce pickup exceptionnel. BMW avait gardé le secret absolu sur cette création, probablement pour éviter les complications légales et réglementaires qu’aurait pu engendrer la commercialisation d’un tel véhicule. Les normes de sécurité et d’homologation pour les pickups étaient différentes de celles des voitures de sport, et transformer officiellement une M3 en utilitaire aurait nécessité des procédures administratives complexes.
Ce n’est qu’en 2016, soit quatre ans après sa mise à la retraite, que BMW a décidé de révéler l’existence de ce pickup au grand public. La révélation a eu lieu lors d’un événement majeur dédié aux voitures de collection, créant immédiatement un buzz considérable dans la communauté automobile mondiale. Les passionnés de BMW et de M3 en particulier ont découvert avec stupéfaction qu’un exemplaire unique avait existé sous leurs yeux pendant des années sans qu’ils le sachent.
En 2026, à l’occasion du 40e anniversaire de la M3, BMW a choisi de présenter officiellement ce pickup au Concorso d’Eleganza Villa d’Este, sur les rives du lac de Côme. Cet événement prestigieux, qui rassemble les plus belles automobiles du monde, offrait le cadre idéal pour donner à cette création unique la reconnaissance qu’elle méritait depuis longtemps.
Une valeur inestimable sur le marché des collectionneurs
L’E30 M3 classique connaît actuellement une envolée spectaculaire sur le marché des voitures de collection. Les exemplaires en parfait état atteignent régulièrement des prix supérieurs à 100 000 euros, et les versions les plus rares comme la Sport Evolution ou la Cecotto peuvent dépasser les 200 000 euros lors des ventes aux enchères prestigieuses.
Dans ce contexte, la valeur potentielle du pickup E30 M3 unique pourrait atteindre des sommets vertigineux. Les experts estiment qu’en cas de mise en vente, ce véhicule pourrait facilement dépasser le million d’euros. Sa rareté absolue – il n’en existe qu’un seul exemplaire au monde – combinée à son histoire fascinante et à sa provenance BMW officielle en font un objet de collection extraordinaire.
Cette estimation n’a rien d’exagéré quand on observe les prix atteints par d’autres prototypes BMW uniques. Les concept-cars et les véhicules d’étude de la marque atteignent régulièrement des sommes à sept chiffres lors des ventes aux enchères spécialisées. Le caractère fonctionnel de ce pickup, qui a réellement « travaillé » pendant 26 ans, ajoute encore à son charme et à son authenticité.
L’héritage technique d’une époque révolue
Ce pickup E30 M3 représente bien plus qu’une simple curiosité technique. Il incarne l’esprit d’innovation et de créativité qui caractérisait BMW dans les années 1980 et 1990. À cette époque, les constructeurs n’hésitaient pas à expérimenter et à créer des véhicules uniques pour répondre à des besoins spécifiques, même internes.
La transformation d’une voiture de sport en utilitaire d’usine témoigne également de la philosophie BMW de l’époque : faire du moteur et de la mécanique les véritables stars, peu importe la carrosserie qui les habille. Cette approche tranche avec les stratégies marketing actuelles, où chaque véhicule est conçu pour cibler un segment précis du marché.
Aujourd’hui, il serait impensable qu’un constructeur automobile crée un tel véhicule en secret et l’utilise pendant des décennies sans communication. Les contraintes réglementaires, les impératifs de communication et la pression des actionnaires ne permettraient plus ce type d’initiatives spontanées. Ce pickup unique reste donc le témoignage d’une époque où l’automobile était encore un terrain de jeu pour les ingénieurs passionnés.
L’existence de ce pickup E30 M3 secret pendant 26 ans pose également la question : combien d’autres créations uniques dorment-elles encore dans les réserves des constructeurs automobiles ? Cette révélation tardive suggère que l’histoire de l’automobile recèle probablement encore de nombreux secrets, attendant le bon moment pour être dévoilés au grand public.
La BMW Série 1 va bientôt revenir à la propulsion. De quoi ravir les puristes... amateurs de voitures électriques. En effet, la prochaine génération de la compacte allemande passera aux électrons. Des motorisations hybrides seront également de la partie, mais resteront des tractions.
Evénement incontournable, le Tour Auto s’élance depuis 35 ans sur les routes de France. A l’image de son alter ego sur 2 roues, il parcours l’hexagone en s’éloignant des grands axes. C’est peut-être sa plus grand force.
A l’heure ou la métropolisation fait rage, le Tour Auto est un paradoxe. Hautement médiatisé et visible, il tire sa force de sa présence sur les départementales et dans les villages de l’hexagone. En traversant des lieux chargés d’histoire, il amène un patrimoine vivant éclairer des lieux souvent loin des projecteurs. Alors oui bien sur il y a la compétition. Mais les enjeux n’ont rien de comparable avec ceux du championnat du monde des rallyes. Le ticket d’entrée plutôt élevé ne freine en rien le succès du Tour Auto. Près de 300 véhicules s’inscrivent chaque année. Paradoxalement, il fédère plus largement que les épreuves modernes. Certains s’emerveillent devant une Bugatti 57 ou une Alfa 33. D’autres sont ravi de croiser les célébrités qui participent à la manifestation. Enfin beaucoup se régalent en suivant cette caravane ou en la croisant sur des routes mythiques.
Escapade pyrénéene
Si nous avons pu prendre part au Tour Auto de nombreuses fois, c’est au pied des Pyrénées que nous l’avons suivi cette année. Cols de première catégorie et villes d’eaux sont au programme des deux étapes reliant Toulouse à Biarritz via Pau. Sur des routes au gabarit limitées, MGA ou BMW 2002 sont bien plus à l’aise que les SUV d’assistance ou les Ferrari modernes des VIP. Si les circuits comme Albi ou Nogaro sont des grands classiques, les organisateurs réussissent l’exploit chaque année. de renouveler le genre sans le dénaturer. Le Tour Auto historique a trouvé ses marques, tout autant que l’épreuve originelle. Rendez vous ce soir à Biarritz et en avril 2027 pour la prochaine édition
BMW North America dévoile actuellement les trésors cachés de sa collection historique à travers une série YouTube captivante qui fait sensation chez les passionnés d’automobile. Cette initiative met en lumière des modèles emblématiques de la marque bavaroise, depuis les pionniers comme la 2002 et les coupés E9 jusqu’aux classiques modernes comme la légendaire E39 M5. Le dernier épisode en date braque les projecteurs sur deux automobiles qui incarnent parfaitement l’audace créative de BMW au début des années 2000 : la rarissime Z8 Alpina Roadster V8 et l’explosive Z4 M Coupe.
Cette série documentaire est orchestrée par deux figures emblématiques de l’univers BMW. Steve Saxty, auteur prolifique de nombreux ouvrages automobiles dont le célèbre « BMW by Design », s’associe à Tom Plucinsky, directeur de BMW Classic North America et véritable légende dans les couloirs de la marque. Leur duo offre une expertise inégalée sur l’histoire et l’évolution technique de ces modèles d’exception qui ont marqué une époque particulièrement créative chez le constructeur munichois.
L’Alpina Roadster V8 : quand la rareté rencontre l’excellence
La Z8 Alpina Roadster V8 représente l’un des joyaux les plus précieux de cette collection BMW North America. Avec seulement 555 exemplaires produits dans le monde, cette automobile constitue une rareté absolue sur le marché des collectionneurs. Cette exclusivité découle d’une collaboration unique entre BMW et Alpina, partenariat qui a donné naissance à l’unique roadster huit cylindres jamais conçu par la marque de Buchloe.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cette Z8 Alpina ne partage pas la mécanique de la mythique E39 M5. Sous son capot sculpté se cache un moteur M62 V8, identique dans sa base à celui équipant les 540i et 740i de l’époque. Toutefois, l’intervention d’Alpina transforme radicalement ce groupe propulseur. La cylindrée passe de 4,4 litres à 4,8 litres grâce à un réalésage minutieux, permettant d’atteindre une puissance de 375 chevaux et un couple de 384 lb-ft. Cette préparation confère à la roadster des performances remarquables tout en préservant un caractère plus raffiné que sa consœur M.
Le design de cette Z8 Alpina porte la signature d’Henrik Fisker, qui a opté pour une approche résolument rétro. Cette démarche créative établit un lien direct avec la légendaire 507 Roadster des années 1950, créant ainsi un pont temporel entre deux époques dorées de BMW. Cette philosophie esthétique marque un tournant dans l’histoire du constructeur, puisqu’il s’agit probablement de la seule fois où BMW a délibérément conçu un modèle de série en s’inspirant explicitement d’un classique de son patrimoine.
L’expérience de conduite de cette Alpina Roadster V8 privilégie le confort et la sophistication. Équipée exclusivement d’une transmission automatique, elle se positionne comme une grand tourisme élégante, parfaite pour les longs trajets sur routes sinueuses. Cette approche tranche avec l’image habituelle des productions Alpina, réputées pour leur caractère sportif affirmé.
La BMW Z4 M Coupe : l’antithèse radicale et moderne
En parfait contraste avec la Z8 Alpina, la Z4 M Coupe incarne une philosophie diamétralement opposée. Sa genèse coïncide symboliquement avec la fin de production de la Z8 en 2003, créant une forme de passation de témoin dans l’univers des roadsters BMW. Cette transition marque également un changement d’époque dans le design automobile de la marque bavaroise.
La Z4 naît sous l’ère Chris Bangle, période où BMW encourage l’audace créative et les expérimentations stylistiques les plus radicales. Anders Warming signe le design révolutionnaire de la version Roadster, tandis que Thomas Sycha conçoit la variante Coupé qui arrive sur le marché en 2005. Il faut attendre 2006 pour voir débarquer les versions M, couronnement sportif de cette gamme avant-gardiste.
Le cœur mécanique de la Z4 M Coupe pulse au rythme du fameux moteur S54, le six cylindres en ligne atmosphérique qui équipe également la redoutable E46 M3. Cette mécanique développe 330 chevaux et 262 lb-ft de couple, des chiffres qui peuvent sembler modestes face aux 375 chevaux de l’Alpina. Pourtant, la Z4 M compense largement par sa légèreté et son caractère intransigeant. Sa carrosserie plus compacte et son poids réduit lui permettent d’exploiter chaque cheval avec une efficacité redoutable.
L’expérience de conduite de la Z4 M Coupe se révèle diamétralement opposée à celle de la Z8 Alpina. Exclusivement proposée avec une boîte manuelle, elle cultive un caractère brut et intransigeant qui peut déstabiliser les conducteurs non avertis. Sa tendance à la surviration et son comportement parfois imprévisible en font un véritable défi à maîtriser, récompensant les pilotes expérimentés par des sensations pures et authentiques.
Cette Z4 M représente également un paradoxe fascinant dans l’histoire BMW. Alors que la Z8 Alpina propose une expérience de conduite classique et raffinée sous une carrosserie rétro, la Z4 M offre des sensations old-school de pilotage pur dans un écrin stylistique futuriste pour l’époque. Cette dualité illustre parfaitement la richesse créative de BMW durante cette période d’expérimentation.
Deux philosophies, une même excellence BMW
Ces deux modèles emblématiques témoignent d’une époque où BMW osait prendre des risques créatifs considérables, tant sur le plan esthétique que technique. La coexistence de ces deux approches radicalement différentes démontre la capacité du constructeur bavarois à satisfaire des clientèles aux attentes diamétralement opposées tout en préservant l’ADN sportif de la marque.
La Z8 Alpina Roadster V8 s’adresse aux connaisseurs recherchant l’exclusivité absolue et le raffinement. Son positionnement ultra-premium, renforcé par sa production limitée à 555 exemplaires, en fait aujourd’hui l’un des investissements les plus sûrs du marché des collectionneurs BMW. Sa valeur ne cesse de progresser, portée par sa rareté et son statut d’unique roadster V8 signé Alpina.
La Z4 M Coupe cultive un registre différent mais tout aussi légitime. Sa production plus importante la rend plus accessible aux passionnés, tout en conservant un caractère suffisamment affirmé pour séduire les puristes. Son moteur S54 atmosphérique, désormais disparu du catalogue BMW au profit de mécaniques turbocompressées, lui confère une authenticité particulièrement recherchée par les amateurs de sensations pures.
Ces deux automobiles partagent néanmoins un point commun fondamental : elles incarnent une BMW plus aventureuse, moins contrainte par les impératifs commerciaux actuels. Cette liberté créative transparaît dans chaque détail, depuis les choix stylistiques assumés jusqu’aux partis pris techniques courageux.
L’avenir semble malheureusement peu favorable au retour de tels modèles dans la gamme BMW. L’investissement colossal consenti pour développer la plateforme Neue Klasse accapare les ressources du constructeur, reléguant au second plan les projets de modèles de niche comme ces roadsters d’exception. Cette réalité économique rend d’autant plus précieux ces témoins d’une époque révolue où l’audace créative primait sur les considérations purement financières.
La série YouTube de BMW North America offre ainsi une fenêtre unique sur cette période dorée, permettant aux passionnés de redécouvrir ces joyaux méconnus du grand public. Steve Saxty et Tom Plucinsky livrent une analyse experte de ces modèles, révélant les secrets de leur conception et les anecdotes de leur développement. Cette démarche de valorisation du patrimoine automobile BMW mérite d’être saluée, car elle préserve la mémoire de ces créations exceptionnelles pour les générations futures d’amoureux de l’automobile.
Le fleuron de BMW passe par la case restylage. La Série 7 s'offre des évolutions esthétiques notables, mais surtout des améliorations techniques poussées dans sa déclinaison 100 % électrique i7. En l'occurrence, elle reprend certains éléments aux modèles Neue Klasse. Numerama est parti à sa découverte.
Coup d'envoi officiel pour la nouvelle Mercedes Classe C électrique. La berline iconique du constructeur à l'étoile se dévoile intégralement pour sa sixième génération et n'a qu'une chose en tête : rivaliser avec la BMW i3. Le match s'annonce assez serré.