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Meta ajoute de l’IA dans ses abonnements payants avec Meta One

18 septembre 2026 à 06:35
Meta tend la sébile
Meta ajoute de l’IA dans ses abonnements payants avec Meta One

Pas besoin de se soucier des finances de Meta, qui vit très bien de la publicité. Mais le mastodonte des réseaux sociaux aimerait bien créer une autre source de revenus, et les abonnements payants pourraient être cette solution. Beaucoup d’abonnements payants avec de l’IA.

Après une phase de test débutée en mars et confirmée en mai, l’entreprise lance donc officiellement ces formules partout dans le monde et ajoute en sus Meta One, qui gonfle l’enveloppe d’usage IA.

Plus qu’une offre simple et lisible, c’est tout un bazar de formules pour toutes les plateformes du groupe, avec des fonctionnalités différentes pour chacune. Avec un engagement important : « l’expérience principale » reste gratuite, tout comme Meta AI.

Image : Meta

Commençons par le plus simple : les abonnements Plus pour Instagram (2,99 euros/mois), Facebook (2,99 euros/mois) et WhatsApp (2,49 euros/mois). Sur Instagram, il sera possible de créer des « listes d’audience », d’accéder aux statistiques de relecture des Stories, de rechercher des personnes dans la liste de ceux qui ont visionné une Story (et de recevoir une notification quand telle personne a vu une Story), de prolonger de 24 heures la durée d’une Story (24 heures en temps normal), d’envoyer des « super cœurs », etc.

Un abonnement pour les regrouper tous

Les abonnés Plus sur Facebook gagneront aussi la prolongation de 24 heures d’une Story et la recherche d’une personne ayant consulté une Story, l’envoi de « super réactions » aux Stories, ou encore le choix d’une icône personnalisée.

Enfin, dans WhatsApp, l’abonné pourra partager des autocollants exclusifs avec des effets spéciaux, des thèmes et des icônes d’apps uniques, la possibilité d’épingler jusqu’à 20 discussions, personnaliser les sonneries et les listes de discussion (alertes, sonneries, thèmes).

Ce ne sont pas là des fonctions extraordinaires, mais plutôt des options de personnalisation supplémentaires ainsi que des petits coups de pouce pour améliorer la visibilité de ses contenus. En cela, pas grand chose n’a changé depuis le test de ces abonnements… et puis ces formules payantes ne suppriment pas la pub.

Image : Meta

La nouveauté est destinée aux fans hardcore de Meta : un abonnement Core à 6,99 euros par mois qui regroupe les trois formules Plus, avec en bonus un plafond relevé pour l’utilisation de IA, de quoi inonder les réseaux sociaux avec encore plus de slop. L’offre Premium à 20,99 euros intègre Core et augmente encore le niveau d’usage de l’IA.

Des revenus au-delà de la publicité

Meta n’oublie pas les créateurs et les entreprises, avec deux abonnements supplémentaires. Essential, à partir de 16,99 euros par mois, comprend un badge vérifié, un canal vérifié dans WhatsApp Business (bot IA pour répondre aux questions des clients) et une protection contre l’usurpation d’identité. Advanced va un cran plus loin : cette offre à partir de 54,99 euros par mois permet de programmer des Stories jusqu’à 30 jours à l’avance, d’ajouter des liens dans les publications et les Reels, d’exporter des données analytiques, de donner aux membres de l’équipe un accès au compte.

Il existe aussi des offres Expert et Max, à respectivement 169 et 549 euros par mois, pour obtenir les niveaux d’accès aux fonctions les plus élevés et aux capacités de Meta Business Agent, un agent IA pour aider les entreprises à automatiser les interactions client dans l’écosystème de Meta.

L’entreprise promet d’ajouter de nouvelles fonctions dans Meta One, par exemple pour l’outil de montage vidéo Edits pour les créateurs de contenu, avec une formule Plus offrant du stockage supplémentaire dans le cloud. WhatsApp Plus va tester le stockage des sauvegardes des discussions et des médias, et une fonction « Focus Schedules » qui mettra en sourdine ou masquera certaines discussions d’après un calendrier spécifique.

Meta revendique déjà « 15 millions d’abonnements et d’essais » à ce jour. C’est évidemment très peu en regard des milliards d’utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp, mais il faut bien commencer quelque part. Meta One est aussi et surtout là pour tenter de rentabiliser les très lourds investissements dans l’IA.

Face aux investisseurs impatients, Mark Zuckerberg avait déjà souligné (PDF) lors de la présentation des résultats du deuxième trimestre que l’IA améliorait l’efficacité du ciblage publicitaire. Selon lui, elle avait entraîné 5 % de conversions supplémentaires sur Instagram et 3 % sur Facebook. Des gains déjà significatifs à cette échelle, mais encore insuffisants pour justifier les dizaines de milliards de dollars déjà engloutis.

Meta ajoute de l’IA dans ses abonnements payants avec Meta One

18 septembre 2026 à 06:35
Meta tend la sébile
Meta ajoute de l’IA dans ses abonnements payants avec Meta One

Pas besoin de se soucier des finances de Meta, qui vit très bien de la publicité. Mais le mastodonte des réseaux sociaux aimerait bien créer une autre source de revenus, et les abonnements payants pourraient être cette solution. Beaucoup d’abonnements payants avec de l’IA.

Après une phase de test débutée en mars et confirmée en mai, l’entreprise lance donc officiellement ces formules partout dans le monde et ajoute en sus Meta One, qui gonfle l’enveloppe d’usage IA.

Plus qu’une offre simple et lisible, c’est tout un bazar de formules pour toutes les plateformes du groupe, avec des fonctionnalités différentes pour chacune. Avec un engagement important : « l’expérience principale » reste gratuite, tout comme Meta AI.

Image : Meta

Commençons par le plus simple : les abonnements Plus pour Instagram (2,99 euros/mois), Facebook (2,99 euros/mois) et WhatsApp (2,49 euros/mois). Sur Instagram, il sera possible de créer des « listes d’audience », d’accéder aux statistiques de relecture des Stories, de rechercher des personnes dans la liste de ceux qui ont visionné une Story (et de recevoir une notification quand telle personne a vu une Story), de prolonger de 24 heures la durée d’une Story (24 heures en temps normal), d’envoyer des « super cœurs », etc.

Un abonnement pour les regrouper tous

Les abonnés Plus sur Facebook gagneront aussi la prolongation de 24 heures d’une Story et la recherche d’une personne ayant consulté une Story, l’envoi de « super réactions » aux Stories, ou encore le choix d’une icône personnalisée.

Enfin, dans WhatsApp, l’abonné pourra partager des autocollants exclusifs avec des effets spéciaux, des thèmes et des icônes d’apps uniques, la possibilité d’épingler jusqu’à 20 discussions, personnaliser les sonneries et les listes de discussion (alertes, sonneries, thèmes).

Ce ne sont pas là des fonctions extraordinaires, mais plutôt des options de personnalisation supplémentaires ainsi que des petits coups de pouce pour améliorer la visibilité de ses contenus. En cela, pas grand chose n’a changé depuis le test de ces abonnements… et puis ces formules payantes ne suppriment pas la pub.

Image : Meta

La nouveauté est destinée aux fans hardcore de Meta : un abonnement Core à 6,99 euros par mois qui regroupe les trois formules Plus, avec en bonus un plafond relevé pour l’utilisation de IA, de quoi inonder les réseaux sociaux avec encore plus de slop. L’offre Premium à 20,99 euros intègre Core et augmente encore le niveau d’usage de l’IA.

Des revenus au-delà de la publicité

Meta n’oublie pas les créateurs et les entreprises, avec deux abonnements supplémentaires. Essential, à partir de 16,99 euros par mois, comprend un badge vérifié, un canal vérifié dans WhatsApp Business (bot IA pour répondre aux questions des clients) et une protection contre l’usurpation d’identité. Advanced va un cran plus loin : cette offre à partir de 54,99 euros par mois permet de programmer des Stories jusqu’à 30 jours à l’avance, d’ajouter des liens dans les publications et les Reels, d’exporter des données analytiques, de donner aux membres de l’équipe un accès au compte.

Il existe aussi des offres Expert et Max, à respectivement 169 et 549 euros par mois, pour obtenir les niveaux d’accès aux fonctions les plus élevés et aux capacités de Meta Business Agent, un agent IA pour aider les entreprises à automatiser les interactions client dans l’écosystème de Meta.

L’entreprise promet d’ajouter de nouvelles fonctions dans Meta One, par exemple pour l’outil de montage vidéo Edits pour les créateurs de contenu, avec une formule Plus offrant du stockage supplémentaire dans le cloud. WhatsApp Plus va tester le stockage des sauvegardes des discussions et des médias, et une fonction « Focus Schedules » qui mettra en sourdine ou masquera certaines discussions d’après un calendrier spécifique.

Meta revendique déjà « 15 millions d’abonnements et d’essais » à ce jour. C’est évidemment très peu en regard des milliards d’utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp, mais il faut bien commencer quelque part. Meta One est aussi et surtout là pour tenter de rentabiliser les très lourds investissements dans l’IA.

Face aux investisseurs impatients, Mark Zuckerberg avait déjà souligné (PDF) lors de la présentation des résultats du deuxième trimestre que l’IA améliorait l’efficacité du ciblage publicitaire. Selon lui, elle avait entraîné 5 % de conversions supplémentaires sur Instagram et 3 % sur Facebook. Des gains déjà significatifs à cette échelle, mais encore insuffisants pour justifier les dizaines de milliards de dollars déjà engloutis.

La série Orgueil et Préjugés de Netflix déclenche la colère des fans de Jane Austen

16 septembre 2026 à 10:23

À peine dévoilée en détails, la nouvelle adaptation d'Orgueil et Préjugés en série par Netflix suscite déjà une vive levée de boucliers de la part de certains fans de Jane Austen.

Pourquoi Netflix est sous le feu des critiques aux États-Unis ?

11 septembre 2026 à 15:26

Un simple post de promotion sur X, et c'est l'embrasement, Netflix se retrouve sous le feu des critiques aux États-Unis après une publication jugée insultante par le mouvement MAGA. Accusée de se moquer de l'assassinat d'une figure conservatrice majeure, la plateforme fait face à un appel au boycott massif et à une vague de résiliations.

☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta

9 septembre 2026 à 17:10


Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta

9 septembre 2026 à 17:10


Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

☕️ Nitter et XCancel reprennent du service

7 septembre 2026 à 14:12


Fin août, Nitter et Xcancel annonçaient la suspension de leurs activités de leurs services. Ces deux plateformes alternatives pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications du réseau social X reprennent finalement leurs activités.

Sur le site de Nitter, on peut lire une mise à jour de la note publiée le mois dernier, dans laquelle l’équipe explique avoir reçu une mise en demeure par X le 24 août 2026. Mais après quelques jours de réflexion et consultation de leurs avocats, les responsables du projet ont choisi de le remettre en route : « Suivant les conseils juridiques reçus, le projet Nitter se poursuivra ».

Selon ce message, Nitter sera de « nouveau opérationnelle d’ici peu » et d’autres instances devraient suivre. De fait, c’est déjà le cas de XCancel qui est de nouveau utilisable, par exemple pour consulter les messages du président de la République française qui ne publie pas ses messages ailleurs. Pourtant Next lui a fait un tuto personnel pour l’aider :

☕️ Nitter et XCancel reprennent du service

7 septembre 2026 à 14:12


Fin août, Nitter et Xcancel annonçaient la suspension de leurs activités de leurs services. Ces deux plateformes alternatives pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications du réseau social X reprennent finalement leurs activités.

Sur le site de Nitter, on peut lire une mise à jour de la note publiée le mois dernier, dans laquelle l’équipe explique avoir reçu une mise en demeure par X le 24 août 2026. Mais après quelques jours de réflexion et consultation de leurs avocats, les responsables du projet ont choisi de le remettre en route : « Suivant les conseils juridiques reçus, le projet Nitter se poursuivra ».

Selon ce message, Nitter sera de « nouveau opérationnelle d’ici peu » et d’autres instances devraient suivre. De fait, c’est déjà le cas de XCancel qui est de nouveau utilisable, par exemple pour consulter les messages du président de la République française qui ne publie pas ses messages ailleurs. Pourtant Next lui a fait un tuto personnel pour l’aider :

☕️ La start-up qui veut relancer Twitter modifie le nom de son service pour Tweet.app

7 septembre 2026 à 08:50


L’évolution n’a pas tardé. Alors que le projet Opération Bluebird, monté par deux salariés de Twitter, époque pré-rachat par Elon Musk, lançait fin août le service Twitter.now, les voilà forcés de le renommer pour tweet.app.

Le changement fait suite à la décision écrite du juge Colm Connolly, dans laquelle ce dernier indique qu’utiliser le nom « Twitter » créerait trop de confusion dans l’esprit des consommateurs et enfreindrait le droit des marques.

Autrement dit, contrairement à la lecture adoptée initialement par les équipes d’Operation Bluebird, ces derniers n’ont pas le droit d’utiliser le nom Twitter, quand bien même celui-ci n’est plus utilisé par la plateforme X ni par l’entreprise SpaceXAI.

Le juge décrète en revanche que X a probablement abandonné le terme « tweet » et son logo en forme d’oiseau, ce qui signifie que ces deux éléments sont réutilisables. Le site web du nouveau réseau social a aussitôt évolué de Twitter.now vers Tweet.app.

Page d’accueil de Tweet.app : seul le nom a changé depuis le lancement de « twitter.now ». / Capture d’écran

Dans sa foire aux questions, il indique : « Le 3 septembre 2026, un tribunal fédéral a refusé de nous interdire l’utilisation de la marque "Tweet" et du logo représentant un oiseau, estimant que nous étions en mesure de prouver que la société X avait abandonné ces deux éléments. »

Fin août, l’ancien juriste de Twitter Stephen Coates et son associé Michael Peroff lançaient la prévision de leur réseau social.


Pour limiter les premiers accès et obtenir des financements, le réseau n’est pour le moment accessible qu’en contrepartie de 20 à 40 dollars. Auprès de TechCrunch, l’entreprise a indiqué que 172 000 personnes avaient déjà ouvert un compte, donc réservé un nom d’utilisateur.

☕️ La start-up qui veut relancer Twitter modifie le nom de son service pour Tweet.app

7 septembre 2026 à 08:50


L’évolution n’a pas tardé. Alors que le projet Opération Bluebird, monté par deux salariés de Twitter, époque pré-rachat par Elon Musk, lançait fin août le service Twitter.now, les voilà forcés de le renommer pour tweet.app.

Le changement fait suite à la décision écrite du juge Colm Connolly, dans laquelle ce dernier indique qu’utiliser le nom « Twitter » créerait trop de confusion dans l’esprit des consommateurs et enfreindrait le droit des marques.

Autrement dit, contrairement à la lecture adoptée initialement par les équipes d’Operation Bluebird, ces derniers n’ont pas le droit d’utiliser le nom Twitter, quand bien même celui-ci n’est plus utilisé par la plateforme X ni par l’entreprise SpaceXAI.

Le juge décrète en revanche que X a probablement abandonné le terme « tweet » et son logo en forme d’oiseau, ce qui signifie que ces deux éléments sont réutilisables. Le site web du nouveau réseau social a aussitôt évolué de Twitter.now vers Tweet.app.

Page d’accueil de Tweet.app : seul le nom a changé depuis le lancement de « twitter.now ». / Capture d’écran

Dans sa foire aux questions, il indique : « Le 3 septembre 2026, un tribunal fédéral a refusé de nous interdire l’utilisation de la marque "Tweet" et du logo représentant un oiseau, estimant que nous étions en mesure de prouver que la société X avait abandonné ces deux éléments. »

Fin août, l’ancien juriste de Twitter Stephen Coates et son associé Michael Peroff lançaient la prévision de leur réseau social.


Pour limiter les premiers accès et obtenir des financements, le réseau n’est pour le moment accessible qu’en contrepartie de 20 à 40 dollars. Auprès de TechCrunch, l’entreprise a indiqué que 172 000 personnes avaient déjà ouvert un compte, donc réservé un nom d’utilisateur.

“Pathétique” : comment j’ai espionné mon ancienne amie

Après une rupture amicale, cette journaliste du “Sydney Morning Herald” raconte comment, à l’aide d’un faux compte, elle a “stalké” son ancienne amie sur les réseaux sociaux. Jusqu’à ce que cette dernière la bloque.

© DESSIN DE FALCO, CUBA.

☕️ Bluesky inaugure une option pour diminuer la visibilité de ses posts dans l’algo de découverte

28 août 2026 à 07:46


Bluesky vient de mettre en place une option permettant de limiter la visibilité des publications d’un compte dans l’onglet Discover, nourri par l’algorithme de recommandation du réseau social. Accessible via la rubrique Confidentialité et sécurité du profil, elle ne signifie pas que les publications en question deviennent totalement privées, mais elle réduit leur portée auprès de l’audience non abonnée à son compte.

« Sur Bluesky, cela signifie que vos posts n’apparaîtront que sur le fil d’actu Discover des personnes qui sont abonnées à votre compte. Les autres applis peuvent également choisir de respecter cette préférence dans leurs propres algorithmes de recommandations », indique le service au niveau de l’option dédiée. Un post d’annonce explique la logique: « Nous savons que tout le monde ne souhaite pas devenir viral. Parfois, on publie simplement pour ses abonnés. Cette fonctionnalité fait partie des mises à jour sur lesquelles nous travaillons pour vous offrir plus de contrôle sur votre expérience et vous aider à trouver votre public. »

L’option ne s’applique cependant que sur le périmètre Bluesky : les applications tierces connectées au protocole AT (comme mu.social, récemment testée par Next) peuvent ne pas répercuter ce paramètre.

Une nouvelle option permet de limiter la visibilité des posts auprès des non-abonnés à son compte – capture d’écran Next

La démarche constitue une forme de contrepied par rapport au modèle économique développé par X : pour encourager la souscription d’un abonnement payant, l’ancien Twitter promet en effet que la détention d’un compte Premium permet de booster la visibilité des publications et des réponses apportées à d’autres utilisateurs.

Bluesky a par ailleurs annoncé le 25 août la possibilité de publier des vidéos d’une durée maximale de 10 minutes (contre trois minutes précédemment). Le poids maximum d’un fichier reste cantonné à 300 Mo.

☕️ Bluesky inaugure une option pour diminuer la visibilité de ses posts dans l’algo de découverte

28 août 2026 à 07:46


Bluesky vient de mettre en place une option permettant de limiter la visibilité des publications d’un compte dans l’onglet Discover, nourri par l’algorithme de recommandation du réseau social. Accessible via la rubrique Confidentialité et sécurité du profil, elle ne signifie pas que les publications en question deviennent totalement privées, mais elle réduit leur portée auprès de l’audience non abonnée à son compte.

« Sur Bluesky, cela signifie que vos posts n’apparaîtront que sur le fil d’actu Discover des personnes qui sont abonnées à votre compte. Les autres applis peuvent également choisir de respecter cette préférence dans leurs propres algorithmes de recommandations », indique le service au niveau de l’option dédiée. Un post d’annonce explique la logique: « Nous savons que tout le monde ne souhaite pas devenir viral. Parfois, on publie simplement pour ses abonnés. Cette fonctionnalité fait partie des mises à jour sur lesquelles nous travaillons pour vous offrir plus de contrôle sur votre expérience et vous aider à trouver votre public. »

L’option ne s’applique cependant que sur le périmètre Bluesky : les applications tierces connectées au protocole AT (comme mu.social, récemment testée par Next) peuvent ne pas répercuter ce paramètre.

Une nouvelle option permet de limiter la visibilité des posts auprès des non-abonnés à son compte – capture d’écran Next

La démarche constitue une forme de contrepied par rapport au modèle économique développé par X : pour encourager la souscription d’un abonnement payant, l’ancien Twitter promet en effet que la détention d’un compte Premium permet de booster la visibilité des publications et des réponses apportées à d’autres utilisateurs.

Bluesky a par ailleurs annoncé le 25 août la possibilité de publier des vidéos d’une durée maximale de 10 minutes (contre trois minutes précédemment). Le poids maximum d’un fichier reste cantonné à 300 Mo.

☕️ Operation Bluebird : la start-up qui voulait relancer Twitter (.now)

27 août 2026 à 15:45


La première alerte date de la fin 2025. En décembre, une start-up de l’État de Virginie, aux États-Unis, avait alors déposé un dossier devant le bureau fédéral des brevets et des marques, dans lequel elle affirmait que X avait abandonné les noms Twitter et Tweet et les marques affiliées. À ce titre, l’entité nommée Operation Bluebird (opération Oiseau bleu) en réclamait l’usage.

S’ils en obtenaient le droit, ses deux cofondateurs, Michael Peroff et Stephen Coates, prévoyaient de lancer un nouveau réseau social à l’adresse twitter.new, expliquaient-ils à Ars Technica.

Avant le rachat du réseau initial par Elon Musk, Stephen Coates a travaillé comme juriste chez Twitter.

La deuxième alerte date de cette semaine : peut-être que Twitter va redevenir un mot courant. Après quelques échanges avec le juge, les équipes d’Operation Bluebird ont en tout cas décidé de lancer leur projet, finalement à l’adresse twitter.now.

Twitter.now / Capture d’écran

En avril 2026, au tribunal, le juge Colm Connolly avait déclaré que X semblait bien avoir abandonné le mot tweet et le logo à l’oiseau bleu, rapporte Ars Technica. L’entreprise aurait peut-être même abandonné le nom Twitter, avançait-il alors. Si cette décision doit encore être confirmée à l’écrit, les dirigeants d’Operation Bluebird ont décidé qu’elle était suffisante.

Leur site, désormais en ligne, propose un réseau social dont la couleur dominante reste le bleu, et l’oiseau du logo ressemble à un phénix. Pour le moment, il n’a que quelques centaines d’utilisateurs. Une fois connecté, la plateforme ressemble à son ancêtre, à quelques fonctionnalités près. Twitter.now embarque notamment un système de vérification des faits adossé à Gemini, l’IA générative de Google, et nommé Vera (rien à voir avec le projet associatif français). Pour limiter l’accès – et pour collecter des fonds et impliquer les premiers utilisateurs –, le réseau n’est pour le moment accessible que contre 20 à 40 dollars ou plus, selon l’abonnement choisi.

Le but : recréer un espace de conversation large, sans la diffusion de désinformation et de violence. Promouvoir la « liberté d’expression » et pas la « liberté de reach » qui tend à promouvoir, sur beaucoup de plateformes, les discours les plus clivants.

Si twitter.now a décidé de faire ses premiers pas en ligne, cela dit, des juristes spécialistes du droit des marques estiment probable que cela suscite une opposition plus tranchée de X.

Affaire à suivre, donc.

☕️ Operation Bluebird : la start-up qui voulait relancer Twitter (.now)

27 août 2026 à 15:45


La première alerte date de la fin 2025. En décembre, une start-up de l’État de Virginie, aux États-Unis, avait alors déposé un dossier devant le bureau fédéral des brevets et des marques, dans lequel elle affirmait que X avait abandonné les noms Twitter et Tweet et les marques affiliées. À ce titre, l’entité nommée Operation Bluebird (opération Oiseau bleu) en réclamait l’usage.

S’ils en obtenaient le droit, ses deux cofondateurs, Michael Peroff et Stephen Coates, prévoyaient de lancer un nouveau réseau social à l’adresse twitter.new, expliquaient-ils à Ars Technica.

Avant le rachat du réseau initial par Elon Musk, Stephen Coates a travaillé comme juriste chez Twitter.

La deuxième alerte date de cette semaine : peut-être que Twitter va redevenir un mot courant. Après quelques échanges avec le juge, les équipes d’Operation Bluebird ont en tout cas décidé de lancer leur projet, finalement à l’adresse twitter.now.

Twitter.now / Capture d’écran

En avril 2026, au tribunal, le juge Colm Connolly avait déclaré que X semblait bien avoir abandonné le mot tweet et le logo à l’oiseau bleu, rapporte Ars Technica. L’entreprise aurait peut-être même abandonné le nom Twitter, avançait-il alors. Si cette décision doit encore être confirmée à l’écrit, les dirigeants d’Operation Bluebird ont décidé qu’elle était suffisante.

Leur site, désormais en ligne, propose un réseau social dont la couleur dominante reste le bleu, et l’oiseau du logo ressemble à un phénix. Pour le moment, il n’a que quelques centaines d’utilisateurs. Une fois connecté, la plateforme ressemble à son ancêtre, à quelques fonctionnalités près. Twitter.now embarque notamment un système de vérification des faits adossé à Gemini, l’IA générative de Google, et nommé Vera (rien à voir avec le projet associatif français). Pour limiter l’accès – et pour collecter des fonds et impliquer les premiers utilisateurs –, le réseau n’est pour le moment accessible que contre 20 à 40 dollars ou plus, selon l’abonnement choisi.

Le but : recréer un espace de conversation large, sans la diffusion de désinformation et de violence. Promouvoir la « liberté d’expression » et pas la « liberté de reach » qui tend à promouvoir, sur beaucoup de plateformes, les discours les plus clivants.

Si twitter.now a décidé de faire ses premiers pas en ligne, cela dit, des juristes spécialistes du droit des marques estiment probable que cela suscite une opposition plus tranchée de X.

Affaire à suivre, donc.

Twitter est de retour… alors que X veut lui interdire d’utiliser ce nom

27 août 2026 à 10:32

La start-up Operation Bluebird vient de lancer Twitter.now, un réseau social qui reprend le nom et l’oiseau bleu abandonnés par Elon Musk. Le souci ? X affirme toujours posséder la marque Twitter et tente de faire interdire ce retour devant la justice.

Aux États-Unis, les adolescents pourraient être limités à deux heures de Facebook et Instagram par jour

26 août 2026 à 15:53

Meta a conclu un accord financier colossal avec plusieurs dizaines d’États américains. Pour mettre fin à des poursuites sur les effets de ses plateformes sur les jeunes, le groupe pourrait payer jusqu’à 16,7 milliards de dollars et devra fortement encadrer l’utilisation d’Instagram et Facebook par les adolescents.

Chez Meta, les outils de protection des ados auraient été conçus pour éviter les procès

26 août 2026 à 07:25
« Une goutte d'eau dans l'océan »
Chez Meta, les outils de protection des ados auraient été conçus pour éviter les procès

Au procès de Meta en Californie, le témoignage d’un ancien data scientist met à mal la défense du groupe sur la protection des adolescents. Des outils censés limiter les usages problématiques d’Instagram étaient très peu utilisés, sans que leur faible adoption semble beaucoup inquiéter la direction.

Le procès de Meta se poursuit en Californie, où l’entreprise tech fait face aux accusations de quatre États américains sur les risques d’addiction à ses réseaux sociaux auprès des plus jeunes, et sur la collecte de leurs données personnelles. Le témoignage de George Volichenko, qui a travaillé comme data scientist entre avril 2022 et février 2023, a jeté une lumière crue sur le peu d’intérêt supposé de la direction du groupe pour les outils de protection des mineurs.

Une de ses premières tâches chez Meta a été d’étudier le taux d’adoption de la fonction « Take a Break », qui propose aux ados de prendre une pause de 10 minutes après un long moment à faire défiler le fil d’actus d’Instagram. La fonction, lancée en 2021 et toujours désactivée par défaut quand George Volichenko a pris son poste, était alors très peu utilisée, selon son témoignage repris par Bloomberg.

En fait, moins de 0,165 % des ados sur Instagram avaient activé cette fonctionnalité puis effectivement pris la pause de 10 minutes suggérée, a-t-il précisé à la barre. Le chiffre est monté jusqu’à 2 %, une hausse qualifiée de « goutte d’eau dans l’océan ». Au lancement de « Take a Break », Adam Mosseri, le patron d’Instagram, avait déclaré que « les premiers résultats des tests montrent qu’une fois que les adolescents ont activé les rappels, plus de 90 % d’entre eux les laissent activés ».

Le verre à moitié plein

Pendant le témoignage de George Volichenko, un avocat de Meta a présenté le verre à moitié plein : même si le nombre d’adolescents qui prenaient réellement une pause de 10 minutes après avoir activé la fonction était de moins de 1 %, cela représentait tout de même « des centaines de milliers d’adolescents », a-t-il affirmé. « Je crois que c’est exact », a répondu le data scientist.

« La plupart des adolescents n’en voulaient pas », a témoigné Adam Mosseri à la barre. Il a malgré tout même décidé « d’aller de l’avant » en l’activant par défaut en septembre 2024, en même temps qu’un bouquet de fonctions faisant partie des comptes Ados. Les utilisateurs de moins de 16 ans ne peuvent pas les désactiver, à moins d’avoir l’autorisation d’un parent. Ces outils sont également disponibles pour les adultes, mais ils doivent les activer au préalable. L’an dernier, Meta annonçait que 97 % des ados entre 13 et 15 ans utilisaient Instagram avec ces restrictions.

Mais pour George Volichenko, cette fonction ne sert à rien aux utilisateurs qui lancent Instagram plusieurs fois par jour pour jeter un coup d’œil rapide sur les nouveaux posts. Ils ne se voient effectivement pas proposer de prendre une pause, tout en ayant un usage potentiellement problématique du réseau social.

L’ex-employé a expliqué qu’il a rapidement nourri des doutes sur la volonté de la direction de pousser ces outils. Quand il a fait part de ses inquiétudes à son supérieur, ce dernier lui a assuré qu’il ne fallait pas s’inquiéter de ce taux d’adoption très faible, « parce que l’équipe existe en partie pour protéger l’entreprise contre les procès à venir ».

Un témoignage qui perce une nouvelle brèche dans la défense de Meta : l’entreprise affirme en effet prendre très au sérieux la protection de ses utilisateurs les plus jeunes. Adam Mosseri s’est inscrit en faux face à cette allégation de George Volichenko.

Le dirigeant a ainsi assuré qu’il n’avait pas connaissance d’une hypothétique politique de Meta qui ferait examiner par des avocats les présentations des équipes internes afin d’en supprimer des informations, ou pour le protéger d’éventuels problèmes. « Je n’essaie pas d’encourager mon équipe à cacher quoi que ce soit », a-t-il affirmé. « Je veux comprendre comment les choses fonctionnent. Je ne me souviens d’aucun moment où j’aurais encouragé les gens à m’apporter moins d’informations. »

La lanceuse d’alerte Frances Haugen, ancienne cheffe de produit chez Facebook, avait affirmé que Meta savait que ses produits et services étaient dangereux pour les enfants, mais que l’entreprise n’en avait rien fait pour ne pas écorner ses profits. La semaine dernière, Arturo Béjar, ancien ingénieur de Meta devenu spécialiste de la sécurité de ses produits, a lui aussi soutenu que l’entreprise connaissait les dangers des outils développés pour les mineurs.

Le procès, qui devrait durer encore de deux à quatre semaines, pourrait coûter très cher à l’entreprise si le jury décidait de la condamner. Non seulement en termes sonnants et trébuchants (Meta a estimé les dommages potentiels à 1 400 milliards de dollars), mais aussi pour les changements que le groupe serait amené à intégrer dans le fonctionnement de ses applications : défilement infini, algorithmes…

Chez Meta, les outils de protection des ados auraient été conçus pour éviter les procès

26 août 2026 à 07:25
« Une goutte d'eau dans l'océan »
Chez Meta, les outils de protection des ados auraient été conçus pour éviter les procès

Au procès de Meta en Californie, le témoignage d’un ancien data scientist met à mal la défense du groupe sur la protection des adolescents. Des outils censés limiter les usages problématiques d’Instagram étaient très peu utilisés, sans que leur faible adoption semble beaucoup inquiéter la direction.

Le procès de Meta se poursuit en Californie, où l’entreprise tech fait face aux accusations de quatre États américains sur les risques d’addiction à ses réseaux sociaux auprès des plus jeunes, et sur la collecte de leurs données personnelles. Le témoignage de George Volichenko, qui a travaillé comme data scientist entre avril 2022 et février 2023, a jeté une lumière crue sur le peu d’intérêt supposé de la direction du groupe pour les outils de protection des mineurs.

Une de ses premières tâches chez Meta a été d’étudier le taux d’adoption de la fonction « Take a Break », qui propose aux ados de prendre une pause de 10 minutes après un long moment à faire défiler le fil d’actus d’Instagram. La fonction, lancée en 2021 et toujours désactivée par défaut quand George Volichenko a pris son poste, était alors très peu utilisée, selon son témoignage repris par Bloomberg.

En fait, moins de 0,165 % des ados sur Instagram avaient activé cette fonctionnalité puis effectivement pris la pause de 10 minutes suggérée, a-t-il précisé à la barre. Le chiffre est monté jusqu’à 2 %, une hausse qualifiée de « goutte d’eau dans l’océan ». Au lancement de « Take a Break », Adam Mosseri, le patron d’Instagram, avait déclaré que « les premiers résultats des tests montrent qu’une fois que les adolescents ont activé les rappels, plus de 90 % d’entre eux les laissent activés ».

Le verre à moitié plein

Pendant le témoignage de George Volichenko, un avocat de Meta a présenté le verre à moitié plein : même si le nombre d’adolescents qui prenaient réellement une pause de 10 minutes après avoir activé la fonction était de moins de 1 %, cela représentait tout de même « des centaines de milliers d’adolescents », a-t-il affirmé. « Je crois que c’est exact », a répondu le data scientist.

« La plupart des adolescents n’en voulaient pas », a témoigné Adam Mosseri à la barre. Il a malgré tout même décidé « d’aller de l’avant » en l’activant par défaut en septembre 2024, en même temps qu’un bouquet de fonctions faisant partie des comptes Ados. Les utilisateurs de moins de 16 ans ne peuvent pas les désactiver, à moins d’avoir l’autorisation d’un parent. Ces outils sont également disponibles pour les adultes, mais ils doivent les activer au préalable. L’an dernier, Meta annonçait que 97 % des ados entre 13 et 15 ans utilisaient Instagram avec ces restrictions.

Mais pour George Volichenko, cette fonction ne sert à rien aux utilisateurs qui lancent Instagram plusieurs fois par jour pour jeter un coup d’œil rapide sur les nouveaux posts. Ils ne se voient effectivement pas proposer de prendre une pause, tout en ayant un usage potentiellement problématique du réseau social.

L’ex-employé a expliqué qu’il a rapidement nourri des doutes sur la volonté de la direction de pousser ces outils. Quand il a fait part de ses inquiétudes à son supérieur, ce dernier lui a assuré qu’il ne fallait pas s’inquiéter de ce taux d’adoption très faible, « parce que l’équipe existe en partie pour protéger l’entreprise contre les procès à venir ».

Un témoignage qui perce une nouvelle brèche dans la défense de Meta : l’entreprise affirme en effet prendre très au sérieux la protection de ses utilisateurs les plus jeunes. Adam Mosseri s’est inscrit en faux face à cette allégation de George Volichenko.

Le dirigeant a ainsi assuré qu’il n’avait pas connaissance d’une hypothétique politique de Meta qui ferait examiner par des avocats les présentations des équipes internes afin d’en supprimer des informations, ou pour le protéger d’éventuels problèmes. « Je n’essaie pas d’encourager mon équipe à cacher quoi que ce soit », a-t-il affirmé. « Je veux comprendre comment les choses fonctionnent. Je ne me souviens d’aucun moment où j’aurais encouragé les gens à m’apporter moins d’informations. »

La lanceuse d’alerte Frances Haugen, ancienne cheffe de produit chez Facebook, avait affirmé que Meta savait que ses produits et services étaient dangereux pour les enfants, mais que l’entreprise n’en avait rien fait pour ne pas écorner ses profits. La semaine dernière, Arturo Béjar, ancien ingénieur de Meta devenu spécialiste de la sécurité de ses produits, a lui aussi soutenu que l’entreprise connaissait les dangers des outils développés pour les mineurs.

Le procès, qui devrait durer encore de deux à quatre semaines, pourrait coûter très cher à l’entreprise si le jury décidait de la condamner. Non seulement en termes sonnants et trébuchants (Meta a estimé les dommages potentiels à 1 400 milliards de dollars), mais aussi pour les changements que le groupe serait amené à intégrer dans le fonctionnement de ses applications : défilement infini, algorithmes…

☕️ X contraint Nitter et XCancel à suspendre leur service alternatif

26 août 2026 à 06:39


Le projet open source Nitter et l’une de ses instances XCancel constituent une alternative pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications X (anciennement Twitter) sans renvoyer de trafic vers la plateforme sociale détenue par Elon Musk, devoir y créer un compte ou nourrir son réservoir de données marketing.

Problème : Nitter et XCancel ne sont plus accessibles : les deux adresses indiquent avoir dû suspendre leurs opérations, suite à la réception d’une ordonnance de cessation et d’abstention (cease and desist) émanant de X.

« Le 24 août 2026, la société X Corp. a envoyé des mises en demeure exigeant la fermeture définitive des instances de Nitter et du dépôt du projet. nitter.net est hors ligne et le développement est temporairement suspendu. Je consulte un avocat et ne ferai aucun autre commentaire pour le moment. Merci à tous ceux qui ont utilisé, hébergé, empaqueté, fait un don ou contribué à Nitter au cours des sept dernières années », écrit ainsi zedeus, le responsable de Nitter, dont le dépôt GitHub a été placé en statut archivé mardi 25 août.

Le mainteneur de Nitter annonce la suspension du service – capture d’écran

Même son de cloche chez XCancel :

« Le lundi 24 août à 20h00 heure de New York, nous avons reçu une lettre de X Corp. nous demandant de cesser immédiatement le service XCancel. Le service XCancel est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Nous consultons nos avocats et ne communiquerons pas plus de détails pour le moment. Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée durant ces deux années d’utilisation de XCancel. »

Dans le viseur d’Elon Musk dès 2023, Nitter avait déjà subi un premier coup d’arrêt début 2024. À l’époque, ce sont des modifications apportées par X aux interfaces de programmation (API) utilisées par Nitter pour collecter les messages qui avaient entravé la bonne marche de l’outil, conduisant à sa mise en pause.

L’actuel mainteneur, zedeus, avait repris Nitter en main en février 2025. « Héberger une instance est actuellement complexe et coûteux, mais pas impossible. Pour une petite instance privée, c’est assez simple et gratuit, mais une grande instance publique est une autre histoire », expliquait-il alors.

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