Le dernier membre de la famille Rocket de Brabus est basé sur un Classe G63 AMG. Mais plus qu’une préparation moteur, il se pare d’une carrosserie découvrable totalement inédite.
La gamme Rocket désigne depuis plus de 10 ans les modèles les plus performants de l’offre Brabus. Avec son V8 double turbo dont la cylindrée est portée de 4.0 à 4.4 et développant 900 ch / 1250 Nm (limité à 1050 Nm), la nouvelle 900 Rocket Edition ne fait pas exception. Mais la base étant celle d’un Mercedes Classe G, cela limite forcément les capacités à exploiter une telle cavalerie en toute quiétude. La vitesse maximale est donc limitée à 240 km/h, mais le 0 à 100 km/h affiche un impressionnant temps de 3,7 secondes.
En réalité, l’intérêt de ce nouveau modèle est ailleurs. Il s’agit en effet d’une tout nouvelle déclinaison cabriolet du Classe G. Rien à voir avec l’ancienne Maybach Landaulet, puisque l’on reste ici sur un châssis de longueur standard. Les ingénieurs de Brabus ont intégré une capote inédite qui vient se replier en Z à l’arrière, avec un grande section horizontale soutenue par un arceau.
Seulement 10 exemplaires seront produits. Le prix dépendra de la personnalisation, et l’exemplaire de démonstration est proposé à 890740 euros, hors taxes. Mais cette carrosserie se retrouvera sans doute à l’avenir dans d’autres éditions.
Au terme d’un grand-prix à rebondissement (et sept abandons), George Russell remporte le grand prix de Baku en Azerbaïdjan. Il devance de 0,2 seconde Verstappen. Hadjar est sur le podium.
Avant-course
Le départ sera un gros morceau pour ceux qui sont devant, mais surtout au milieu du peloton. Il est facile de se faire percuter ou de percuter une voiture qui freine devant, surtout au virage 2 ou 3. Surtout avec les pneus avant qui ont du mal à monter en température.
Résultat, Antonelli devra faire super attention sous peine de ruiner son grand prix dès le premier tour. Ensuite, il aura le loisir de doubler une bonne dizaine de personne avant de réintégrer le top 6. La longue ligne droite et la façon dont Mercedes déploie l’énergie devraient aider.
Derrière, on devrait avoir une course d’attente, avec des pneus médiums, pour attendre une voiture de sécurité, réelle ou virtuelle. Ce serait très étonnant que l’on en ait pas.
Le vent va, encore une fois, jouer un rôle important, provoquant sans doute quelques erreurs de freinage. Ici elles se paient cash la plupart du temps avec un tour contre le mur ou dans un échappatoire. Pour autant, il est un peu tombé par rapport à hier et la température grimpe.
Sainz a pris 5 places pour avoir gêné un concurrent. Il est 14e. Russell est en médiums, Leclerc, Piastri et Hadjar en tendres. Puis Norris en jaunes, Hamilton en rouges. Gasly, Verstappen et Colapinto en jaunes. Visiblement on ne sait pas trop quels pneus choisir. Pas de « durs » pour ce GP (ce sont des tendres dans la gammes mais les plus durs du weekend).
Départ – 51 tours
Superbes départs pour Piastri qui passe Leclerc, Norris qui passe Hadjar et Verstappen qui a dépassé Gasly. Antonelli a sans doute été prudent, il a perdu une place. Russell a déjà pris le large. Verstappen attaque Hamilton et le passe. Hadjar repasse Norris « facilement » dans la ligne droite. Et Verstappen se glisse dans un trou de souris pour passer Norris un peu plus loin. En trois tours, on a déjà eu de l’action en piste.
En revanche, que fait Antonelli ? Toujours 17e ! Hadjar est déchaîné. Il passe Leclerc. Est-ce qu’il y a une possibilité pour la gagne ici ? Verstappen est dans sa foulée et passe Leclerc dans l’immense ligne droite. Antonelli doit avoir enfin les pneus à température…le voilà 15e. 14e le tour d’après (le début du 6e).
Hadjar ouvre la porte à Verstappen. Max devrait aller harceler Piastri. Surtout que l’Australien commence à avoir les pneus tendres arrière qui « ont du mal » par rapport aux mediums. Pourtant, la fenêtre prévue pour les changements c’est 16-24e tour soit dans 8 à 16 tours ! La McLaren a plus d’appui et est donc plus rapide dans la partie sinueuse, mais souffre dans la ligne droite. Stroll s’est arrêté après le virage 15 ! Visiblement un souci moteur…encore.
Antonelli plonge à l’intérieur d’Ocon au virage 1. Le voilà 13e. C’est plus compliqué qu’attendu sans doute.
Tour 10 / 51
Antonelli se trouve derrière Lawson et Albon qui se disputent la 11e place. Le peloton est encore très compact. Donc on ne peut pas changer les pneus sans se retrouver avec Perez ou Bottas, à l’arrière. Il va falloir durer. Antonelli passe Albon. Puis il efface Lawson et grimpe au 11e rang. Il va avoir le tracé pour lui car Bearman est à 4 secondes devant.
Pendant ce temps, Russell est plus de 7 secondes devant Piastri qui contient toujours Verstappen et Hadjar. En 3 tours, Antonelli est revenu sur Bearman. Norris qui se loupe un peu et se met un peu plus sous la pression d’Hamilton ! Hamilton blotti dans l’aileron de Norris le dépasse à la fin du 16e tour. Tout comme Antonelli le fait sur Bearman. Antonelli est de retour dans les points.
Tour 20 / 51
Sainz est le premier à changer les pneus. Cela devrait ouvrir la première valse de changements. Il glisse au 19e rang. Alonso aussi change. Hadjar commence à s’impatienter. Red Bull devrait tenter le swap. Ah non Alonso abandonne. Allez, double abandon. Antonelli dépasse Colapinto au début du 23e tour.
Russell a brossé le mur. Attention ! On a connu des courses gagnées qui se perdent bêtement. On est passé dans une course ch…. d’attente. Hadjar qui a obéi et ouvert la porte quand on lui a demandé se retrouve bloqué par Verstappen qui lui n’ouvre pas la porte. Pourtant Hadjar est plus rapide sur les softs.
Tour 30 / 51
La boulette pour Norris ! Il bloque les roues à la fin de la ligne droite et file dans l’échappatoire. Norris glisse en 9e place derrière Antonelli.
31e tour Albon est dans les barrières ! Voiture de sécurité ! Voilà un rebondissement. Mais cela pourrait même être drapeau rouge. Gasly et Antonelli dans les stands, repartent en rouges. Norris aussi, comme Bearman. Il n’y a que les 6 premiers qui ne sont pas passés aux stands. Allez, un tour après tout le monde va changer de pneus. Hadjar a dû attendre derrière Verstappen ! Mais il est reparti devant Leclerc.
Au final, cela ne change rien. On a Russell, Piastri, Verstappen, Hadjar, Leclerc, Hamilton, Gasly, Antonelli, Norris, Colapinto pour le top 10. Hülkenberg n’avait pas changé de pneus dans un premier temps, espérant sans doute un drapeau rouge. Mais il finit par le faire et recule au 15e rang.
C’est proprement hallucinant. On a eu un engin de chantier et des commissaires sur la piste dans un virage assez étroit. La mort de Bianchi n’a donc pas suffi en F1 visiblement… pas de rouge.
Verstappen surprend Piastri au redémarrage et derrière les deux Alpine s’accrochent et embarquent Norris dans leur crash. Nouvelle voiture de sécurité ! Abandon de Norris. Gasly abandonne aussi. Colapinto a posé le cerveau et a ruiné la course de Gasly qui attaquait Hamilton. Ocon a été très oppotuniste et est 8e ! « Crashapinto » abandonne. Joli !
On va repartir. Russell est sous la pression de Verstappen. Russell a un peu surpris son monde en repartant plus tôt. C’est plus sage qu’au dernier carnage. Et Piastri bloque les roues sous la pression d’Hadjar ! En défendant, le pilote McLaren bloque et perd tout. Le voilà 15e. Et Hadjar est de retour sur le podium.
Tour 40 / 51
Antonelli n’en demandait pas tant. Le voilà 6e derrière Hamilton, avec des pneus tendres contre des médiums. Pour Haas, Ocon est 7e, Bearman 8e. Hamilton doit défendre sur Antonelli. Bien exécuté. Mais le tour suivant Antonelli passe Hamilton sans souci. Direction Leclerc désormais. Verstappen met toujours la pression sur Russell.
Verstappen se rapproche de Russell dans le sinueux mais ce dernier reprend un peu d’air ensuite. Suffisamment pour que Max ne puisse pas tenter une attaque au 1er freinage. Hadjar est décroché et voit Leclerc le menacer pour le podium.
Verstappen fait une petite erreur en entrant dans un virage et touche le mur. La course peut encore rebondir ! Linblad dépasse Bearman en étant audacieux ! Très beau dépassement. Russell a un peu décroché Verstappen qui n’a plus le mode dépassement désormais. Russell file vers une victoire.
Bottas s’est planté au 15e virage. Russell va apprécier. Mais Russell semble avoir un souci et Verstappen le rattrape. 0,196 seconde sur la ligne ! En fait en levant le pied pour passer au niveau de Bottas, il a déchargé son turbo.
Arrivée du Grand Prix de Baku 2026
Grand Chelem de Russell ! Il signe la pole, remporte le grand prix, a mené de bout en bout et signe le meilleur tour en course. Il est le 29e pilote à réaliser cet exploit, mais Antonelli l’a fait avant lui… Surtout, il se rapproche de Antonelli avec 15 points de plus.
Verstappen a failli faire le hold up parfait. Hadjar pour son retour signe un nouveau podium. Il a montré qu’il pouvait suivre Verstappen. Les Ferrari n’ont pas démérité mais sont un cran derrière.
Linblad a dépassé Ocon sur la ligne. Mais c’est une double arrivée dans les points pour les Haas.
Pos
Driver
1
George Russell Mercedes
2
Max Verstappen Red Bull Racing
3
Isack Hadjar Red Bull Racing
4
Charles Leclerc Ferrari
5
Kimi Antonelli Mercedes
6
Lewis Hamilton Ferrari
7
Arvid Lindblad Racing Bulls
8
Esteban Ocon Haas F1 Team
9
Oliver Bearman Haas F1 Team
10
Carlos Sainz Williams
11
Nico Hulkenberg Audi
12
Liam Lawson Racing Bulls
13
Gabriel Bortoleto Audi
14
Oscar Piastri McLaren
15
Sergio Perez Cadillac
16
Valtteri Bottas Cadillac
17
Franco Colapinto Alpine
18
Pierre Gasly Alpine
19
Lando Norris McLaren
20
Alexander Albon Williams
21
Fernando Alonso Aston Martin
22
Lance Stroll Aston Martin
Classement constructeurs 2026
La grosse erreur de Colapinto coûte cher à Alpine. Potentiellement ils pouvaient marquer 6+4 points, au final Racing Bull en marque 6… Alpine a désormais 15 points de retard sur Racing Bulls. Ce sont 10 millions de dollars environ de différence entre la 6 et la 5e place.
Devant, Mercedes est intouchable pour le moment avec 160 points d’avance sur Ferrari. Red Bull Racing fait un rapproché sur McLaren mais reste à 43 points. L’objectif de la 3e place est possible, mais sera compliqué.
Haas a marqué 6 points inespérés et s’éloigne d’Audi qui patine en peu en ce moment. Prochaine GP : Bahreïn. Mais, attention ! La course aura lieu en Malaisie et pas au Bahreïn vu les événements en Iran et dans la région. Rendez-vous dès le weekend prochain.
Tesla a enregistré une nouvelle filiale au Vietnam, dotée d’un capital social de 3 millions de dollars, marquant son entrée officielle sur l’un des marchés de véhicules électriques les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est.
Le constructeur automobile américain Tesla franchit une étape significative dans sa stratégie d’expansion internationale, avec l’établissement officiel d’une filiale au Vietnam. Cette annonce, révélée par un dossier d’enregistrement commercial récemment publié, marque l’entrée formelle de la marque de véhicules électriques sur l’un des marchés automobiles à la croissance la plus rapide de la région Asie du Sud-Est.
Une nouvelle entité enregistrée à Ho Chi Minh Ville
Selon le dossier examiné par Reuters, la nouvelle structure juridique, baptisée Tesla Motors Vietnam Limited Liability Company, a été officiellement enregistrée à Ho Chi Minh Ville, principale métropole économique du pays. Cette filiale dispose d’un capital social de 77,667 milliards de dong, soit environ 3 millions de dollars, un montant qui témoigne d’un premier ancrage structuré plutôt que d’un investissement industriel massif à ce stade. Sollicité par Reuters, Tesla n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire concernant cette implantation vietnamienne.
Créée officiellement le 11 septembre, cette nouvelle entité est autorisée à exercer des activités de vente en gros et au détail d’automobiles, de pièces détachées de véhicules, ainsi que de machines et d’équipements associés. L’enregistrement couvre également les opérations connexes d’importation, d’exportation et de distribution, offrant ainsi à Tesla un cadre juridique complet pour développer ses activités commerciales sur le territoire vietnamien, que ce soit pour la commercialisation directe de véhicules électriques ou pour la gestion de sa chaîne logistique locale.
Une gouvernance internationale à la tête de la filiale
Le dossier d’enregistrement précise l’identité des principaux dirigeants de cette nouvelle filiale automobile. David Jon Feinstein, citoyen américain domicilié à Austin, au Texas, siège officiellement comme président de la société, une localisation qui n’est pas anodine puisque cette ville texane abrite également le siège social historique de Tesla ainsi que sa Gigafactory. Isabel Ching Fan occupe pour sa part le poste de directrice générale de l’entité vietnamienne, tandis que Nguyen Manh Hung intervient en tant qu’assistant du directeur général, assurant ainsi une représentation locale au sein de l’équipe dirigeante de cette nouvelle structure commerciale.
Cette configuration de gouvernance, mêlant dirigeants américains et représentation vietnamienne, reflète une approche classique adoptée par les constructeurs automobiles internationaux lors de leur implantation sur de nouveaux marchés émergents, combinant supervision stratégique depuis le siège et ancrage opérationnel local pour faciliter le développement commercial sur le terrain.
Un marché vietnamien stratégique pour les véhicules électriques
Cette implantation s’inscrit dans un contexte de forte croissance du marché des véhicules électriques en Asie du Sud-Est, où le Vietnam figure parmi les pays affichant la dynamique la plus soutenue de la région. Le pays a notamment vu émerger ces dernières années des acteurs locaux ambitieux dans le secteur automobile électrique, créant un environnement concurrentiel de plus en plus structuré autour de la mobilité électrique. L’arrivée officielle de Tesla dans ce paysage automobile vietnamien pourrait ainsi intensifier la compétition sur ce segment, tout en confirmant l’attractivité croissante du marché local aux yeux des constructeurs internationaux de véhicules électriques.
L’enregistrement de cette filiale constitue généralement une étape préalable indispensable avant le déploiement commercial effectif d’un constructeur automobile sur un nouveau territoire, permettant notamment la mise en place progressive d’un réseau de distribution, de centres de service après-vente et d’infrastructures de vente adaptées aux réglementations locales en vigueur au Vietnam.
Notre avis, par leblogauto.com
L’enregistrement de cette filiale vietnamienne confirme la poursuite de la stratégie d’expansion géographique de Tesla en Asie, un continent où la concurrence sur le segment des véhicules électriques s’intensifie rapidement face aux constructeurs locaux et chinois. Le capital social relativement modeste de 3 millions de dollars suggère à ce stade une structure d’entrée sur le marché plutôt qu’un investissement industriel majeur, laissant présager des annonces complémentaires à venir concernant d’éventuels investissements en infrastructure ou en réseau de distribution. La présence de David Jon Feinstein, basé à Austin, à la présidence de cette filiale illustre la volonté de Tesla de maintenir un contrôle stratégique direct depuis son siège américain sur cette nouvelle implantation asiatique. Le choix du Vietnam, marché en forte croissance pour la mobilité électrique, s’inscrit logiquement dans la stratégie plus large de Tesla visant à diversifier ses débouchés commerciaux face à un ralentissement observé sur certains marchés occidentaux historiques.
Si Antonelli a tapé le mur à Baku et ne finit que 16e, George Russell a montré tout son talent et signe une pole position d’autorité devant Leclerc et Piastri. Les deux Alpine sont passées en Q3.
Avant-qualifications
Le circuit de Baku est difficile cette année pour les monoplaces. Il y a toujours ce vent qui s’engouffre dans les rues étroites de la vieille ville et peuvent pousser les voitures de l’arrière, ou de côté. Mais il y a surtout une interminable ligne droite sur laquelle les motorisations 2026 s’épuisent, faute d’énergie électrique.
Le secret ici sera sans doute de jouer le jeu de l’aspiration entre coéquipiers. Russell a montré que l’aspiration vaut environ 4 dixièmes durant les essais libres.
Attention, une partie du tracé a été resurfacé en urgence, des bosses sont présentes avant le 15e virage, et évidemment, les murs ne pardonnent rien. En Formule 2, il y a eu une voiture de sécurité et un drapeau rouge. Et ici ?
Q1 – La bourde d’Antonelli
Les Aston Martin partiront demain de l’arrière après avoir changé plein de morceaux de la motorisation. Ici soit le Honda, soit le package est tellement à la rue que cela relance les rumeurs de retraite pour Fernando Alonso.
Ah très rapidement on a un drapeau jaune. C’est Lance Stroll qui a été au large mais repart. Visiblement il faut faire plusieurs tours pour mettre en température les pneus tendres. Pour le moment, Colapinto est en tête, il a même offert une aspiration à Perez. Mais la Cadillac est un camion elle-aussi. Gasly est loin pour son premier chrono.
Verstappen met Colapinto à 6 dixièmes. Hadjar bat son chef de file pour son retour dans la voiture après sa blessure au poignet. 1:44.702. Avec une bonne aspiration, Hamilton se hisse au 2e rang. Il reste 10 minutes, on a Hadjar, Hamilton, Verstappen et Leclerc. Ah ! Piastri se met au 3e rang. Verstappen se plaint de sa voiture kangourou à l’avant. Elle rebondit sur les bosses et l’empêche de freiner comme il veut.
Le super-clipping est une horreur
Les vues du cockpit sont une plaie ! Les voitures plafonnent rapidement dans la ligne droite puis perdent peu à peu de la vitesse. Antonelli a touché le mur. Attention ! Il a ouvert son train avant gauche. Il tente de ramener la voiture, mais c’est dangereux. Russell doit sourire sous cape. Surtout qu’il s’est mis 2 millièmes devant Verstappen.
Norris est en mauvaise position. Il n’est que 12e et pense qu’il y a quelque chose sur sa voiture. Visiblement il n’y a rien car Norris remonte au 6e rang. A 1 minute 30 on a Russell en 1:43.615 (il a pris une aspiration) devant Verstappen et Hadjar. Les deux Ferrari sont juste après. Dans la zone rouge, on trouve Berman, Hülkenberg, Alonso, Perez, Stroll et Bottas. La qualification va se jouer entre Bearman, Hülkenberg mais aussi Lindblad, Albon, Bortoleto.
Ocon claque le 8e temps. Albon 8e, le repousse. C’est fini pour Hülkenberg. Bortoleto idem, Alonso, Perez. Bottas dépasse Lance Stroll ! Lawson passe « pour « largement » (plus de 2 dixièmes). Antonelli passe, mais ne pourra défendre ses chances en Q2. Il sera 16e demain.
Q2 – Les deux Alpine passent en Q3
D’entrée de jeu, Lindblad se fait surprendre par un vent arrière et préfère finir dans l’échappatoire. Il revient en piste. Ce vent, toujours ce vent. Le soleil est en train de disparaître et les pilotes l’ont dans les yeux.
Sainz ouvre le bal en 1:44.849. Verstappen le double. Mais sans aspiration. Hadja se montre le plus rapide du moment. 1:44.236. C’est rapidement battu par Norris et Piastri. Ah même Hamilton. Et Leclerc passe sous la minute 44, battu par Russell. La piste est nettoyée tour après tour et les temps vont descendre. 1:43.686 pour Russell devant. On attend les Alpine pour avoir un état des lieux précis.
Bon tour pour Hadjar qui se hisse au 3e rang quand Verstappen n’est que 7e. Bearman 8e s’invite à la fête pour la Q3 pour le moment. Gasly est 4 secondes derrière Colapinto en piste. On joue l’aspiration distante chez Alpine. Gasly 7e devant Verstappen, Colapinto 11e. A 2 min 40 on a Colapinto, Ocon, Albon, Lawson, Lindblad et Antonelli éliminés.
Bearman 11e et déçu
Mauvaise nouvelle pour Lindblad, il a fait une erreur et ruine son tour. Il va devoir recommencer pour tenter de passer en Q3. 2e temps pour Verstappen ! Hadjar a fait un tout droit mais repart. Ah Ocon aussi, mais il repart également. Les pilotes cherchent la limite.
Albon améliore mais 13e seulement. Sainz 9e dépasse Bearman et peut voir la Q3 ! Reste Colapinto… Oui ! 10e pour un peu moins de 1 dixième. Les deux Alpine sont en Q3. Russell profite d’une aspiration pour signer un 1:43.462.
Sont éliminés : Bearman, Lawson, Albon, Ocon, Linblad et Antonelli.
Q3 – Mister saturday devient Mister friday
Les premiers tours de cette Q3 semblent de l’esbrouffe ou juste pour vérifier que tout est en place. On est sur 1:53 tout de même… Le soleil est pratiquement trop bas partout sur le circuit et la température chute.
Allez 1:43.713 pour Russell. Les affaires sérieuses commencent. 1:44.487 pour Verstappen. Et la surprise vient de McLaren ! 1.43.672 pour Norris et 1:43.571 pour Piastri. A-t-on caché son jeu chez les Papaya ? Ils sont largement plus rapides qu’en Q2. A moins que Russell et Verstappen n’ont embarqué plus de carburant pour ne pas avoir à rentrer pour un deuxième tour ?
Hadjar est seul en piste ou presque. Donc pas d’aspiration pour lui. Hadjar 3e temps provisoire. Mais Russell reprend la pole provisoire avec 1:43.037. Plus de 5 dixièmes sur Piastri. Colapinto va dans l’échappatoire du virage 15 et provoque un drapeau jaune qui risque de gêner Verstappen.
Leclerc 2e temps provisoire. Gasly 6e temps. A 2 minutes de la fin, on a Russell, Leclerc, Piastri, Norris, Hadjar, Gasly, Hamilton, Verstappen, Sainz et Colapinto. Hadjar est en train d’améliorer son temps, Russell aussi. Russell améliore le deuxième secteur. Norris se loupe.
Hadjar P3 ! Russell améliore en 1:42.526 ! Drapeau à damier. Hamilton tracte Leclerc et Piastri. 6e temps pour Hamilton. 2e pour Leclerc et 3e pour Piastri. Verstappen 8e ! Il a dû lever le pied suite au drapeau jaune provoqué par Norris.
Résultats de la qualification du Grand Prix de Baku 2026
12e pole position pour George Russell qui rejoint Coulthard et Berger au palmarès de la Formule 1.
Russell qui rit, Antonelli qui fait la tronche. Pole contre 16e place. Ok à Baku on peut doubler dans l’interminable ligne droite, et surtout, il y a de forts risques d’avoir une voiture de sécurité, ou même un drapeau rouge, rebattant totalement les cartes.
Mais quelle impression visuelle de Russell et de cette Mercedes. Leclerc a profité d’une aspiration distante d’Hamilton pour se mettre en première ligne. Piastri est 3e devant un impressionnant Hadjar qui revient en force.
La 7e plac de Gasly est un bel encourragement pour demain. Baku c’est un peu comme Monza et l’Alpine (et Gasly) est à l’aise sur ce type de circuit. Si la chance tourne du bon côté, cela peut le faire.
Hyundai Motor repousse à 2029 le lancement de son système d’assistance à la conduite développé en interne, s’appuyant d’ici là sur un partenariat avec Nvidia pour déployer des technologies de niveau 2+ et 2++ dès 2028.
Le constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor revoit son calendrier de développement en matière de conduite automatisée, avec un report de deux ans par rapport aux prévisions initiales. Le groupe s’appuiera désormais sur une collaboration renforcée avec le fabricant de puces américain Nvidia pour accélérer le déploiement de systèmes avancés d’assistance à la conduite, en attendant l’arrivée de sa propre technologie logicielle.
Un calendrier repoussé à fin 2029
Le groupe Hyundai Motor prévoit de commercialiser des véhicules équipés de son logiciel d’assistance à la conduite propriétaire à la fin de l’année 2029, soit deux ans après l’échéance initialement fixée à fin 2027. Pour combler ce délai, le constructeur automobile sud-coréen s’associera avec Nvidia afin de déployer, dès 2028, des systèmes avancés d’assistance à la conduite classés Niveau 2+ et Niveau 2++, selon les déclarations d’un dirigeant du groupe.
Ce retard dans le développement interne des logiciels de conduite automatisée accroît la dépendance de Hyundai envers Nvidia, à un moment où des concurrents comme Tesla et plusieurs constructeurs automobiles chinois intensifient leurs efforts pour commercialiser des fonctionnalités d’assistance à la conduite toujours plus performantes, selon l’analyse de plusieurs experts du secteur. Park Min-woo, président du Hyundai Motor Group, a toutefois tenu à nuancer cette dépendance lors d’une conférence de presse : « Notre partenariat avec Nvidia ne consiste pas à laisser notre destin entièrement entre leurs mains. » Selon lui, Hyundai co-concevra directement la technologie aux côtés de Nvidia, et utilisera les données générées par ce système pour entraîner et affiner sa propre plateforme logicielle, baptisée Atria.
Un changement de stratégie sous l’impulsion d’un ancien cadre de Nvidia
Cette nouvelle orientation stratégique porte la marque de Park Min-woo, ancien cadre de Nvidia ayant rejoint Hyundai en janvier dernier, qui a piloté le renforcement des liens entre le constructeur automobile et le fabricant américain de puces électroniques. Cette approche marque une rupture nette avec la stratégie de son prédécesseur, Song Chang-hyeon, lequel avait fortement misé sur le développement de logiciels internes avant de quitter abruptement ses fonctions en décembre.
Park a précisé que Hyundai aurait techniquement pu déployer plus tôt sa capacité interne de niveau 2++, mais que le constructeur avait délibérément choisi de ralentir ce calendrier afin de concentrer ses ressources internes sur un objectif de développement à plus long terme. Les véhicules Hyundai équipés de la plateforme Hyperion 10 de Nvidia s’appuieront initialement sur des caméras, des capteurs ultrasoniques et un radar, contournant ainsi les capteurs lidar, réputés coûteux. Hyundai envisage néanmoins d’intégrer cette technologie lidar pour ses futurs systèmes automatisés de niveau 3, qui permettent une conduite sans les mains dans des conditions spécifiques et encadrées. « Pour garantir véritablement la sécurité, nous croyons que la redondance des capteurs est essentielle : si un capteur échoue, les autres doivent pouvoir maintenir une opération sûre », a expliqué Park, sans toutefois communiquer de calendrier précis pour la commercialisation de ce niveau 3.
Une stratégie fondée sur l’exploitation des données de flotte
Hyundai et sa filiale Kia, qui forment ensemble le troisième plus grand groupe automobile mondial avec des ventes annuelles dépassant les 7 millions de véhicules, entendent tirer parti de l’échelle de leur flotte internationale pour collecter les données nécessaires à l’entraînement de leur technologie de conduite autonome. Selon Park, Hyundai s’attend à dépasser ses concurrents en volume de données de conduite accumulées d’ici 2033, un avantage compétitif potentiellement déterminant dans la course technologique à l’automatisation.
Ce partenariat renforcé entre le groupe Hyundai Motor et Nvidia dépasse le seul cadre de la conduite autonome, s’étendant également aux centres de données dédiés à l’intelligence artificielle ainsi qu’aux robots humanoïdes développés par Boston Dynamics, filiale du groupe coréen. Pour rappel, les systèmes de « Niveau 2+ » désignent généralement des dispositifs d’assistance à la conduite performants sur autoroute, tandis que les systèmes « Niveau 2++ » sont capables de gérer une conduite urbaine plus complexe, comparable au système de conduite autonome complète proposé par Tesla, ces deux niveaux nécessitant toutefois une supervision constante du conducteur.
Notre avis, par leblogauto.com
Ce report à 2029 illustre la difficulté grandissante pour les constructeurs automobiles traditionnels à rivaliser avec la vitesse d’exécution de Tesla et des groupes chinois sur le terrain stratégique de la conduite automatisée, malgré des moyens financiers considérables. Le choix de Hyundai de s’appuyer sur Nvidia tout en poursuivant en parallèle le développement de sa plateforme Atria traduit une volonté de ne pas dépendre entièrement d’un partenaire technologique externe, une préoccupation légitime dans un secteur où la maîtrise du logiciel devient un enjeu de souveraineté industrielle. L’ambition affichée de dépasser la concurrence en volume de données de conduite accumulées d’ici 2033 s’appuie logiquement sur l’échelle mondiale du groupe Hyundai-Kia, mais reste conditionnée à la capacité du constructeur à transformer cet avantage quantitatif en performances technologiques réellement compétitives. Le report simultané des ambitions de niveau 3, sans calendrier précis communiqué, confirme enfin que la prudence l’emporte désormais sur la précipitation chez le constructeur sud-coréen, une approche qui pourrait s’avérer payante en termes de sécurité, mais risquée sur le plan commercial face à des rivaux plus agressifs.
A l’occasion de la deuxième régate préliminaire de l’America’s Cup 2027, qui se déroule à Naples du 24 au 27 septembre, Alfa Romeo dévoile la nouvelle Luna Rossa Edition, disponible sur les modèles Junior, Tonale, Giulia et Stelvio.
Toute la famille met les voiles
Cela apporte un peu de nouveauté au Junior, fer de lance commercial de la marque depuis deux ans, et au Tonale qui a été restylé en début d’année mais qui s’est essoufflé sur le marché. Les inoxydables Giulia et Stelvio, bientôt 11 et 10 ans au compteur, doivent poursuivre leur carrière au moins jusqu’en 2027 et profitent d’une énième série spéciale raffinée, qui permet de soutenir leur très longue carrière.
Le partenariat entre l’équipe engagée dans la Coupe de l’America et la marque milanaise avait déjà donné une première série très exclusive de 10 exemplaires basés sur la Giulia Quadrifoglio, que nous avions pu voir au salon Ultimate Supercar garage en début
Aujourd’hui, c’est au tour de la Luna Rossa Edition, qui est positionnée au sommet de la gamme sur les quatre modèles Junior, Tonale, Giulia et Stelvio. Elle se distingue principalement par le logo Alfa Romeo rouge et une palette de couleurs inspirée des bateaux Luna Rossa, où le blanc, le noir, le gris et le rouge sont réinterprétés à travers des combinaisons et des détails spécifiques.
Luna Rossa Junior et Tonale Editions : un gris inédit
A l’instar de la Giulia QV qui avait initié cette collaboration, les Junior et Tonale Luna Rossa Edition adoptent un nouveau gris, inspiré des teintes des gilets de sauvetage portés par l’équipage, sublimé par le liseré Luna Rossa qui parcourt le flanc comme une ligne tendue. Des versions noires et blanches sont également disponibles.
Le logo Alfa Romeo rouge spécifique et le kit carrosserie noir brillant accentuent le contraste avec la carrosserie, conférant une allure plus sportive ; le tout souligné par les jantes 18 pouces noir brillant pour la Junior et les nouvelles jantes 20 pouces noir brillant pour la Tonale, disponibles exclusivement sur Luna Rossa.
Dans les habitacles, les deux modèles arborent le logo rouge sur le volant. La Junior propose des panneaux de porte et des sièges spécifiques alliant des matériaux haut de gamme et rehaussés de détails gris, de surpiqûres et du logo Luna Rossa, ainsi que de graphismes dédiés sur le tableau de bord et la console centrale. La Tonale associe des sièges en tissu haut de gamme ornés du logo Luna Rossa à de nouvelles surpiqûres grises ton sur ton sur le tableau de bord et les panneaux de porte, complétées par des finitions noires sur la console centrale, les panneaux de porte et les aérateurs.
Sellerie technique
La sellerie innove avec le recours à la technologie 3D Knit utilisée pour le revêtement des sièges des deux modèles, structurée par un motif tridimensionnel exclusif. Cette technologie à fil continu permet un processus plus efficace, basé sur un seul composant et une seule doublure, réduisant ainsi la consommation de matériaux et les déchets.
Le lien avec Luna Rossa se poursuit à travers des interprétations spécifiques du monde nautique : sur le Junior, le revêtement du tunnel central et du tableau de bord arbore un nouveau graphisme inspiré de la structure des voiles, tandis que le Tonale reçoit un nouvel éclairage d’ambiance, où un motif géométrique crée un jeu de lumière suggestif. Les deux modèles sont équipés de pédales sport en aluminium et de seuils de porte ornés du logo Alfa Romeo en aluminium.
Equipement au diapason
Les deux modèles sont équipés du système d’infodivertissement Alfa Connect avec écran tactile de 10,25 pouces et navigation intégrée, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil, ainsi que d’une instrumentation numérique « Télescope » de 10,25 pouces sur la Junior et de 12,3 pouces sur la Tonale. On note aussi l’accès sans clé et des rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, la climatisation automatique (bizone sur la Tonale et dotée du système de qualité de l’air), l’accès mains libres, les rétroviseurs chauffants ou encore un sélecteur Alfa DNA. Les versions Hybrid et Hybrid Q4 sont équipées entre autres de palettes de changement de vitesse au volant.
Les deux modèles offrent de série de nombreux systèmes de sécurité et d’assistance à la conduite, y compris le régulateur de vitesse adaptatif intelligent. Le Tonale reçoit en plus un système de freinage sport Brembo avec étriers de freins rouges et d’une caméra avec lignes de guidage dynamiques.
La Luna Rossa Junior Edition est disponible en versions hybride trois cylindres turbo de 1,2 litre développant 145 ch avec transmission automatique eDCT à 6 rapports, proposée en traction avant et en version Q4, ainsi qu’en version électrique 156 ch alimenté par une batterie de 54 kWh, associée à une transmission automatique.
La Tonale Luna Rossa Edition est disponible avec toutes les motorisations, y compris la version hybride rechargeable Q4, qui associe un moteur quatre cylindres de 1,3 litre développant 270 ch, une boîte automatique à 6 rapports et la transmission intégrale Q4. La gamme comprend également la version hybride, équipée d’un moteur quatre cylindres de 1,5 litre développant 175 ch et d’une boîte automatique à 7 rapports, ainsi que la version diesel, équipée d’un moteur quatre cylindres de 1,6 litre développant 130 ch et d’une boîte automatique à 6 rapports.
Giulia et Stelvio Luna Rossa Edition : l’interprétation la plus exclusive et sportive.
La Giulia et le Stelvio mettent l’accent sur la fibre de carbone, dont sont constitués le bouclier avant et les coques de rétroviseurs ornées du logo Luna Rossa, soulignant le lien entre l’ADN sportif d’Alfa Romeo et l’univers de la voile de haute performance. Disponibles en blanc (de série), noir et rouge Etna (en option), elles arborent le logo Luna Rossa sur les rétroviseurs en fibre de carbone, des logos Alfa Romeo rouges et des détails spécifiques. Sur la Giulia, les bas de caisse et le spoiler évoquent notamment le style de la célèbre version Quadrifoglio.
Là aussi, les jantes foncées avec étriers de freins rouges accentuent le caractère sportif de cette série spéciale : 19 pouces sur la Giulia et 21 pouces sur le Stelvio. L’exclusivité se poursuit à bord, avec un intérieur monochrome ponctué de touches ciblées : le revêtement iconique Luna Rossa qui habille les sièges et l’insert en carbone sur la planche de bord, ainsi que le contraste entre le cuir et le tissu ECONYL 100 % recyclé, fabriqué à partir de nylon récupéré de filets de pêche marins.
Le tableau de bord et les panneaux de porte gainés de cuir s’associent à des inserts en fibre de carbone qui se prolongent sur le tableau de bord, la console centrale et les portes, créant ainsi un habitacle où matériaux techniques et savoir-faire d’exception côtoient des accents résolument sportifs.
Son et conduite au firmament
À l’instar des Junior et Tonale, les Giulia et Stelvio Luna Rossa Edition offrent un équipement de série exceptionnel, incluant deux exclusivités : le système audio Harman Kardon et la suspension pilotée électroniquement. Le toit ouvrant électrique est de série sur la Giulia et en option sur le Stelvio.
Sous le capot, les deux modèles sont équipés du moteur turbodiesel 2.2 de 160 ou 210 ch, associé à une boîte automatique à 8 rapports. La version 160 ch est proposée en propulsion, tandis que la version 210 ch bénéficie de la transmission intégrale Q4. Les versions essence, hors QV, ne sont plus proposées, notamment en France où le malus les rend invendables.
En attendant les prix de base en France, voici ceux de l’Italie : 37 800 € pour la Junior, 48 950 € pour la Tonale, 71 250 € pour la Giulia et 73 350 € pour le Stelvio. Désormais, les yeux des Alfistes sont rivés vers le mondial de l’Automobile, où un concept-car est attendu et doit préfigurer le design des prochains modèle du Biscione.
Waymo, filiale d’Alphabet, ouvre son service de robotaxi au grand public à Las Vegas, marquant sa première implantation dans le Nevada face à Zoox et Tesla.
L’unité de conduite autonome Waymo, filiale d’Alphabet, poursuit son expansion territoriale aux États-Unis avec l’ouverture de son service de robotaxi au grand public à Las Vegas. Cette annonce, faite lundi, marque la première incursion de l’entreprise dans l’État du Nevada, dans un contexte de concurrence de plus en plus vive sur le marché naissant des véhicules autonomes.
Une expansion progressive à Las Vegas
Waymo invitera les passagers du grand public à utiliser son service de robotaxi à Las Vegas, en débutant avec une flotte réduite de véhicules autonomes, avant d’envisager une montée en puissance progressive au fil du temps. Cette approche prudente correspond à la méthode habituellement suivie par l’entreprise lors de ses lancements sur de nouveaux marchés géographiques, privilégiant une expansion maîtrisée plutôt qu’un déploiement massif immédiat.
Sur ce marché spécifique de Las Vegas, Waymo rejoint Zoox, filiale d’Amazon, qui était jusqu’à présent le seul opérateur de robotaxi de la ville à proposer des trajets payants au grand public, après avoir débuté ses opérations commerciales le mois dernier. L’arrivée de Waymo dans cette ville du Nevada intensifie donc directement la concurrence entre les deux acteurs sur ce marché local de la mobilité autonome, chacun cherchant à s’imposer rapidement auprès des consommateurs locaux et des touristes nombreux à fréquenter la ville.
Une stratégie de conquête territoriale à l’échelle nationale
Las Vegas constitue le premier marché public de robotaxis développé par Waymo dans l’État du Nevada, venant s’ajouter à ses opérations déjà bien établies en Californie, au Texas, en Floride et en Arizona. Cette expansion géographique continue témoigne de la stratégie de croissance rapide adoptée par l’entreprise de conduite autonome, qui cherche à multiplier sa présence sur le territoire américain pour consolider sa position de leader du secteur. Plus tôt ce mois-ci, Waymo avait d’ailleurs déjà annoncé des projets d’expansion supplémentaires à Denver, San Diego et Tampa, confirmant l’accélération du rythme de déploiement de ses services de robotaxi à travers plusieurs États américains.
Cette montée en puissance intervient dans un contexte financier particulièrement favorable pour l’entreprise. Waymo avait été évaluée à 126 milliards de dollars en février dernier, lors d’une levée de fonds de 16 milliards de dollars, un montant considérable qui témoigne de la confiance des investisseurs dans le potentiel commercial de la conduite autonome. Cette manne financière a directement permis à l’entreprise d’agrandir significativement sa flotte de robotaxis, alors qu’elle affronte une concurrence croissante, notamment face à Zoox, filiale d’Amazon, et Tesla, deux acteurs majeurs également engagés dans le développement de véhicules autonomes destinés au transport de passagers.
Une technologie de sixième génération pour le marché nevadien
Sur le plan technique, le service proposé à Las Vegas repose sur le système de conduite autonome de sixième génération développé par Waymo, baptisé Ojai. Ce robotaxi est construit sur une plateforme de véhicule fournie par Zeekr, constructeur automobile chinois spécialisé dans les véhicules électriques. Cette collaboration industrielle entre Waymo et Zeekr illustre la tendance croissante des entreprises technologiques américaines à s’appuyer sur des plateformes de véhicules développées par des constructeurs automobiles internationaux, plutôt que de concevoir l’intégralité de leur flotte en interne, une stratégie permettant d’accélérer le déploiement commercial tout en bénéficiant de l’expertise industrielle de partenaires automobiles établis.
Ce choix technologique s’inscrit dans la continuité des précédents déploiements de Waymo, qui a progressivement fait évoluer sa flotte de robotaxis pour intégrer les dernières avancées en matière de capteurs, de logiciels de navigation autonome et de sécurité routière, des éléments essentiels pour convaincre à la fois les régulateurs locaux et les futurs passagers de la fiabilité de ce mode de transport encore émergent.
Notre avis, par leblogauto.com
L’arrivée de Waymo à Las Vegas, quelques semaines seulement après le lancement commercial de Zoox dans la même ville, confirme que le marché des robotaxis américains entre désormais dans une phase de concurrence directe entre les principaux acteurs technologiques du secteur. Le choix de la plateforme Zeekr pour le robotaxi Ojai illustre une dépendance croissante des entreprises de conduite autonome américaines envers l’industrie automobile chinoise pour la fabrication de leurs véhicules, un phénomène qui mérite d’être suivi de près dans les mois à venir. L’expansion simultanée annoncée vers Denver, San Diego et Tampa, en plus de Las Vegas, montre que Waymo dispose désormais des ressources financières nécessaires, grâce à sa levée de fonds de 16 milliards de dollars, pour accélérer significativement son déploiement territorial face à ses concurrents. Cette compétition intensifiée entre Waymo, Zoox et Tesla sur le marché du robotaxi pourrait rapidement redéfinir les équilibres du secteur de la mobilité autonome aux États-Unis, avec des conséquences potentielles sur l’ensemble de l’industrie automobile traditionnelle.
Renault et Geely annoncent un nouvel investissement de 319 millions d’euros au Brésil via leur coentreprise, portant le total des investissements combinés à 899 millions d’euros entre 2025 et 2027.
Les constructeurs automobiles Renault et Geely renforcent leur alliance industrielle sur le marché sud-américain. Les deux groupes ont annoncé mardi un nouvel investissement de 319 millions d’euros au Brésil, réalisé via leur coentreprise commune, une décision stratégique visant à consolider leur présence sur le plus grand marché automobile d’Amérique latine, face à une concurrence chinoise de plus en plus affirmée.
Un partenariat franco-chinois qui s’intensifie au Brésil
Cet investissement s’inscrit dans la continuité de l’accord conclu à l’automne dernier entre Renault et Geely pour développer leurs activités communes au Brésil. Avec cette nouvelle enveloppe financière, le montant total des investissements des deux constructeurs automobiles dans le pays atteint désormais 899 millions d’euros pour la période 2025-2027, confirmant l’ampleur des ambitions industrielles portées par cette collaboration franco-chinoise sur le sol brésilien.
Selon Renault, cet accord permet à Geely d’accéder directement à une usine de production existante ainsi qu’à un réseau de concessionnaires déjà établi, facilitant ainsi son implantation commerciale sur le marché brésilien. En parallèle, ce partenariat industriel doit permettre au constructeur automobile français d’exploiter davantage la capacité disponible de son usine d’assemblage locale, tout en enrichissant son portefeuille avec des modèles de plus grande taille, mieux adaptés aux attentes spécifiques des consommateurs brésiliens.
Une réponse à la montée en puissance de BYD sur le marché sud-américain
Ce renforcement du partenariat entre Renault et Geely intervient dans un contexte de concurrence accrue sur le marché automobile brésilien, où le constructeur chinois BYD a considérablement gagné du terrain ces dernières années grâce à ses modèles entièrement électriques et hybrides rechargeables, proposés à des tarifs particulièrement compétitifs. Cette progression de BYD illustre la dynamique plus large observée sur de nombreux marchés émergents, où les constructeurs automobiles chinois multiplient les investissements et les lancements de véhicules électrifiés pour capter une part croissante de la demande locale.
Face à cette pression concurrentielle, l’alliance entre Renault et Geely apparaît comme une réponse industrielle coordonnée, combinant les forces respectives des deux groupes automobiles : l’expérience historique de Renault sur le marché sud-américain et l’expertise de Geely dans le développement de véhicules électrifiés, un savoir-faire particulièrement recherché face à l’offensive commerciale des constructeurs chinois sur ce segment de marché.
Une technologie hybride flex-fuel en production dès 2027
Dans le cadre de ce nouveau plan d’investissement, Renault a précisé que sa technologie Hybrid E-Tech 4×4 à carburant flexible entrerait en production au Brésil dès 2027. Cette motorisation hybride, adaptée aux spécificités du marché brésilien où les carburants flexibles, capables de fonctionner à l’éthanol comme à l’essence, occupent une place particulièrement importante dans le parc automobile national, illustre la volonté du constructeur français d’adapter précisément son offre technologique aux réalités locales plutôt que d’importer une solution générique conçue pour d’autres marchés.
Cette annonce technologique s’ajoute aux investissements financiers déjà consentis par les deux partenaires, confirmant une stratégie industrielle de long terme plutôt qu’une simple réponse conjoncturelle à la pression concurrentielle exercée par les constructeurs automobiles chinois. Le développement de cette gamme hybride flex-fuel pourrait ainsi constituer un avantage différenciant pour Renault sur un marché brésilien aux spécificités énergétiques particulières, où l’éthanol produit localement à partir de la canne à sucre reste une alternative de carburant largement répandue.
Notre avis, par leblogauto.com
Ce nouvel investissement de 319 millions d’euros confirme l’engagement de long terme de Renault et Geely sur le marché brésilien, avec un montant cumulé de 899 millions d’euros qui témoigne d’une stratégie industrielle ambitieuse plutôt que d’une simple opération opportuniste. L’accès offert à Geely à une usine et un réseau de concessionnaires déjà opérationnels constitue un avantage logistique considérable pour le constructeur chinois, lui permettant d’accélérer son implantation sans avoir à construire une infrastructure commerciale depuis zéro. Le choix de développer une technologie hybride flex-fuel spécifiquement pour le marché brésilien illustre une adaptation intelligente aux particularités énergétiques locales, où l’éthanol occupe une place centrale dans le mix carburant du pays. Face à la progression rapide de BYD sur ce marché stratégique, cette alliance renforcée entre Renault et Geely apparaît comme une réponse industrielle cohérente, misant sur la complémentarité des deux groupes pour résister à la pression commerciale croissante des constructeurs automobiles chinois en Amérique latine.
GM dévoile une refonte complète de l’infodivertissement des Chevrolet Silverado 1500 et GMC Sierra 1500 2027, associant CarPlay, Android Auto et une visualisation 3D inédite du système de conduite autonome Super Cruise.
General Motors franchit une étape importante dans l’évolution de l’expérience numérique à bord de ses pickups, avec une refonte en profondeur des écrans et de l’interface d’infodivertissement des Chevrolet Silverado 1500 et GMC Sierra 1500 pour l’année-modèle 2027. Le constructeur automobile américain a détaillé cette nouvelle architecture logicielle lors d’une démonstration anticipée, dévoilant un système repensé qui bouleverse la manière dont conducteurs interagissent avec les fonctionnalités connectées de leur véhicule.
Une cohabitation repensée entre CarPlay et les fonctions du camion
Contrairement aux systèmes traditionnels, Apple CarPlay et Android Auto restent bien présents sur les nouveaux modèles, mais ne prennent désormais plus le contrôle intégral de l’interface d’origine du véhicule. La projection du smartphone s’ouvre directement à l’intérieur d’une grande carte, tandis que les fonctions propres au pickup demeurent visibles simultanément à côté. L’écran d’accueil par défaut abandonne ainsi la traditionnelle grille d’applications au profit d’une disposition plus fonctionnelle : Google Maps reste actif dans une zone dédiée, tandis qu’une autre section affiche une carte configurable dédiée à l’audio, à l’état général du véhicule ou aux informations de remorquage. Un panneau déroulant, inspiré des interfaces smartphone modernes, a également fait son apparition en haut de l’écran pour les réglages rapides et les notifications, tandis que les appels entrants s’affichent désormais dans une fenêtre séparée plutôt que de recouvrir l’ensemble de la vue de navigation.
Une visualisation 3D inédite pour le système Super Cruise
Le tableau de bord numérique a lui aussi été profondément retravaillé. Sa disposition peut désormais s’adapter automatiquement selon le contexte de conduite, qu’il s’agisse d’une utilisation routière classique, d’une sortie hors route ou d’une phase de remorquage. Un mode 3D distinct permet par ailleurs d’afficher les véhicules environnants, les piétons, les marquages de voie ainsi que les passages piétons reconnus par les capteurs du véhicule. Selon General Motors, cette fonctionnalité vise à montrer concrètement au conducteur ce que le système de conduite semi-autonome Super Cruise « voit » pendant les phases de conduite mains libres, renforçant ainsi la confiance et la transparence de cette technologie d’assistance à la conduite.
L’interface se reconfigure également automatiquement lors de l’attelage d’une remorque, affichant alors la pression des pneus ainsi que les réglages du système de freinage dédié. Le système de navigation Google Maps peut par ailleurs prendre en compte les dimensions précises de la remorque enregistrées par l’utilisateur lors du calcul d’un itinéraire, une fonctionnalité particulièrement utile pour les professionnels et les conducteurs pratiquant régulièrement le remorquage. Ce profil personnalisé peut en outre être transféré vers un autre véhicule du constructeur automobile via un compte GM dédié.
Des commandes physiques maintenues malgré la multiplication des écrans
Malgré cette digitalisation poussée de l’habitacle, General Motors n’a pas fait le choix de tout transférer vers les commandes tactiles. Les réglages de climatisation, de dégivrage du pare-brise ainsi que le frein de remorque conservent des commandes physiques, un choix particulièrement notable au regard de la surface d’affichage désormais disponible à bord. Chevrolet confirme officiellement des écrans de 16,3 et 12,2 pouces de série, tandis que les versions ZR2 et High Country ajoutent un écran passager supplémentaire de 11,5 pouces. En comptant également l’affichage tête haute et le rétroviseur numérique, le constructeur automobile revendique plus de 60 pouces d’écrans numériques en taille diagonale cumulée au sein de l’habitacle.
Cette nouvelle interface logicielle vient compléter l’intérieur déjà dévoilé du Silverado, dont la console Multi-Flex configurable peut se transformer en véritable surface de travail. La prochaine génération de modèles sera par ailleurs équipée de nouveaux moteurs V8 ainsi que d’un réservoir de carburant à la capacité augmentée. Toutefois, selon les informations rapportées par The Verge, cette nouvelle interface reste spécifiquement réservée aux Silverado et Sierra millésimés 2027 et ne sera pas déployée sur les camions actuellement en circulation via une simple mise à jour à distance. General Motors pourra néanmoins enrichir progressivement les capacités de cette nouvelle architecture logicielle grâce à de futures mises à jour over-the-air.
Notre avis, par leblogauto.com
Cette refonte illustre un compromis stratégique intéressant dans l’approche logicielle de General Motors : alors que le constructeur automobile a choisi d’abandonner CarPlay et Android Auto sur ses nouveaux véhicules électriques au profit d’un système propriétaire, il a au contraire décidé de conserver et d’améliorer l’intégration de la projection smartphone sur ses pickups thermiques à fort volume de vente. La visualisation 3D du système Super Cruise constitue une avancée pédagogique notable, permettant aux conducteurs de mieux comprendre le fonctionnement de la conduite semi-autonome plutôt que de simplement lui faire confiance de manière opaque. Le maintien des commandes physiques pour la climatisation et le freinage de remorque, malgré plus de 60 pouces d’écrans cumulés, témoigne d’une volonté de préserver l’ergonomie pratique attendue sur un véhicule utilitaire professionnel. La limitation de cette interface aux seuls modèles 2027, sans rétrocompatibilité pour les camions actuels, souligne enfin les choix technologiques structurels que doivent opérer les constructeurs automobiles lorsqu’ils repensent en profondeur leur architecture logicielle embarquée.
Avec un gazole, mais aussi une essence, qui battent des records, l’idée d’un blocage des prix des carburants à la pompe revient dans le débat politique. Pourquoi le gouvernement n’en veut pas, et qu’est-ce qui changerait pour les automobilistes ? Surtout, pourquoi c’est impossible en l’état actuel des choses ?
Le diesel a atteint près de 2,40 € le litre en moyenne en France dimanche 20 septembre 2026, un nouveau record, dans un contexte géopolitique qui perturbe fortement les approvisionnements. Plusieurs candidats à la présidentielle de 2027 avancent leurs idées. D’aucuns proposent de bloquer les prix à la pompe, quand d’autres réclament plutôt une baisse des taxes.
Le gouvernement refuse les deux !
Pourquoi le gouvernement juge la mesure « inapplicable »
Le raisonnement est simple : les distributeurs achètent leur carburant au prix du marché mondial, principalement en fonction du marché de Rotterdam aux Pays-Bas.
Si on leur impose de vendre moins cher, ils risquent de cesser de s’approvisionner plutôt que de vendre à perte, ce qui provoquerait des pénuries artificielles, selon le ministre Roland Lescure. Pour rappel, en France, la vente à perte est interdite. Certaines stations indépendantes ont déjà stoppé la distribution devant des prix trop élevés.
Le candidat communiste, Fabien Roussel, a même proposé un blocage du gazole à 1,60 €/l. Alléchant. Cependant, au cours du jour à Rotterdam, la tonne de gazole s’échange à 1 426,50 dollars américains. Avec un dollar à 0,88 €, cela représente 1 255 € la tonne de gasoil. En prenant une densité de 0,830 kg/l pour le gazole B7, cela donne 1 205 litres par tonne, soit un prix de 1,042 €/l de gazole acheté.
Il n’y a pas si longtemps, le GO s’échangeait sous les 50 centimes le litre à la cotation de Rotterdam. C’est plus du double, donc.
Le marché de Rotterdam et un approvisionnement mondial plombent tout
Sur ce prix, il faut ajouter environ 15 centimes pour le transport et la distribution (cela a tendance à grimper avec le prix des carburants pour le transport NDLA), mais aussi les 15 centimes environ de CEE (certificats d’économie d’énergie). On arrive à un carburant à 1,35 €/l hors toutes taxes (sauf CEE).
Ensuite, on ajoute 60,8 centimes d’euro d’accise (ex TICPE, TIPP) pour le gazole (67 c€ pour l’essence) et on arrive à 1,96 €/l HT. La TVA de 20 % achève le tableau pour atteindre 2,35 à 2,40 €/l actuellement.
Dès lors, le blocage des prix à 1,60 €/l ne serait possible qu’en bridant la TVA mais aussi l’accise à 25 centimes. Si les prix à Rotterdam continuent de grimper, il faudrait encore que l’Etat rogne ces taxes.
Juste pour donner un ordre d’idée : 2 c€ de taxe sur les carburants c’est environ 950 millions d’euros par an pour l’Etat. 75 centimes (pour limiter à 1,60 €/l) revient à trouver près de 34 milliards d’euros de recette ailleurs.
Comment fait TotalEnergies ?
TotalEnergies a plafonné ses prix à 1,99 € pour l’essence et 2,25 € pour le diesel. Cela provoque des ruées et même des pénuries locales dans certaines stations. Les patrons de la grande distribution, mais aussi les stations indépendantes dénoncent « une concurrence déloyale ».
Mais comment fait le géant pétrolier pour bloquer ses prix ? Eh bien, c’est en maîtrisant la chaîne de bout en bout, du forage de pétrole au raffinage, à la distribution. En rognant sur ses propres marges et en faisant des bénéfices dans d’autres secteurs que la distribution de carburant, TotalEnergies peut mettre des prix « bas ». Mais vous remarquerez que ce n’est pas 1,60 € pour autant.
D’autres proposent d’interrompre momentanément les CEE carburant. Ce sont environ 15 centimes qui sont répercutés par les distributeurs de carburants pour financer la transition énergétique (et les primes coup de pouce, ex-bonus, pour les véhicules électriques). Néanmoins, cela ne ferait « que » passer le gazole à 2,25 €/l en ce moment. Ce n’est pas magique.
La baisse des taxes, on l’a déjà vue, impose de trouver des dizaines de milliards d’euros, en fonction du curseur. Cela peut être une solution temporaire comme le gouvernement l’avait déjà fait lors de la crise de 2022 après la tentative d’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie. Certains pays voisins ont décidé de certaines baisses de taxes temporaires sur les carburants, mais seulement parce que leurs finances le leur permettent, après avoir entrepris de profondes restructurations.
Que propose le gouvernement à la place ?
Des aides ciblées plutôt qu’un prix bloqué pour tous. Annoncées le 22 septembre, elles prolongent les dispositifs existants : l’aide « grands rouleurs » court jusqu’au 31 décembre, elle est élargie à 5,5 millions d’automobilistes, et la prime carburant versée par les entreprises passe de 600 à 1 000 €. L’aide double aussi, avec un équivalent de 40 centimes par litre contre 20 auparavant, soit 100 € pour les mois d’octobre à décembre. Cela représente entre 40 centimes et 1 €/l d’aide selon la distance domicile-travail et la consommation de son véhicule.
L’enveloppe est bien moindre, de l’ordre de 450 millions d’euros pour ce dernier trimestre. Mais ces mesures sont loin de faire l’unanimité. Certains les jugent insuffisantes. La colère sociale commence à se faire entendre. Explosif.
Quelles perspectives à moyen terme ?
Honnêtement, elles ne sont pas bonnes. Surtout que le président Trump envisage de réserver les carburants raffinés aux USA et de bloquer son exportation à l’étranger. Vu que les USA sont les premiers (ou deuxièmes selon les années) raffineurs de gazole au monde avec la Chine, toute interdiction d’exportation de gazole créerait encore plus de tensions sur les marchés mondiaux et ferait grimper les prix d’achat de gasoil.
La France a décidé depuis des années de ne plus faire tourner ses raffineries. Nous en avons 6 en activité contre 21 dans les années 70. Il y a plusieurs facteurs qui ont poussé à ces fermetures. Déjà, les installations étaient plus anciennes, et demandaient des investissements de modernisation. Les raffineurs ont trouvé plus rentable d’investir dans d’autres pays jugés plus attractifs et plus rentables.
Ensuite, il y a la transition énergétique et l’anticipation d’une baisse de la consommation d’hydrocarbures. Cette baisse est par exemple de 26 % entre 2005 et 2024 ! Pourquoi raffiner dans un pays qui ne consomme plus les produits ? Voilà la France (mais il n’y a pas qu’elle) déshabillée et incapable de produire localement un carburant sur lequel elle pourrait imposer un prix de vente.
Toutefois, il faut relativiser (si on veut être optimiste…). En effet, un litre d’essence ou de diesel est certes plus cher qu’en 1975. Cependant, ramené au budget des ménages, ce litre de carburant pèse aujourd’hui beaucoup moins lourd pour les ménages modestes qu’il y a 50 ans. Cela ne change pas les fins de mois, mais remet en perspective cette période de carburants chers à la pompe.
Source : gouv.fr, UFIP, mes cours de maths et de chimie
FOTON a présenté à l’IAA Transportation de Hanovre le pickup hybride rechargeable FOTON 4, développant 476 chevaux grâce à une motorisation combinant moteur turbo 2,0 litres et propulsion électrique.
Le constructeur automobile chinois FOTON a profité du salon IAA Transportation à Hanovre pour dévoiler une version hybride rechargeable inédite de son pickup FOTON 4, marquant une montée en puissance significative par rapport à la déclinaison diesel déjà commercialisée sur le marché allemand.
Une puissance système portée à 476 chevaux
Alors que le FOTON 4 diesel développe 160 chevaux, la nouvelle version hybride rechargeable porte la puissance combinée du système à 476 chevaux. Ce pickup à châssis séparé, catégorie particulièrement prisée pour les véhicules utilitaires robustes, associe un moteur turbo essence de 2,0 litres à une propulsion électrique, le tout alimenté par une batterie d’une capacité de 32,85 kWh. Selon l’importateur allemand IndiMO, chargé de la distribution du modèle sur le marché européen, cette motorisation hybride rechargeable délivre une puissance système de 350 kilowatts.
Le véhicule intègre également une transmission intégrale, un atout technique important pour un pickup destiné à un usage professionnel comme aux loisirs tout-terrain. La version PHEV bénéficie par ailleurs d’une fonction de charge rapide en courant continu, ainsi que d’une technologie V2L permettant d’alimenter directement des équipements électriques externes à partir de la batterie du véhicule, une fonctionnalité de plus en plus recherchée sur les modèles hybrides rechargeables et électriques récents.
Des informations techniques encore incomplètes pour l’Europe
FOTON n’a pour l’instant communiqué ni l’autonomie en mode tout électrique, ni la puissance de charge maximale de cette version européenne du pickup hybride rechargeable. Les tarifs de commercialisation restent eux aussi inconnus à ce stade. À titre de comparaison, le FOTON 4 diesel de 160 chevaux est d’ores et déjà commercialisé en Allemagne à partir de 39 995 euros, la version Ultra étant quant à elle proposée à 42 995 euros, donnant un premier ordre de grandeur tarifaire pour la gamme du constructeur automobile sur le marché allemand.
Cette annonce européenne s’inscrit dans une stratégie de déploiement international plus large pour FOTON. En Chine, le constructeur automobile avait déjà présenté les modèles hybrides Mars 7 et Mars 9, dotés eux aussi d’une puissance de 350 kW. En Russie, le TUNLAND V9 a récemment bénéficié d’une nouvelle version essence développant 245 chevaux. L’Europe reçoit désormais sa propre déclinaison de véhicule hybride rechargeable haute performance, confirmant l’ambition du constructeur chinois de diversifier son offre selon les spécificités de chaque marché géographique.
Une ambiguïté persistante sur l’appellation du modèle
Un point mérite toutefois d’être souligné concernant la dénomination exacte de ce nouveau pickup hybride rechargeable. Le rapport mondial de FOTON consacré à sa présence à l’IAA mentionne en effet un modèle baptisé TUNLAND V9 PHEV parmi les véhicules exposés, tandis que l’importateur allemand utilise pour sa part l’appellation FOTON 4 Plug-in-Hybrid pour désigner ce même véhicule. Plus tôt cette année, le distributeur russe du constructeur automobile avait déjà présenté le TUNLAND V9 PHEV comme le candidat le plus probable pour une commercialisation sur le marché russe, indiquant son intention d’engager les démarches de certification nécessaires.
Cette première européenne rend donc potentiellement ce modèle plus pertinent pour une future arrivée sur le marché russe. Toutefois, la puissance de 476 chevaux, les spécifications précises de la batterie ainsi que le futur prix de vente communiqués pour la version européenne ne doivent pas être automatiquement transposés à la version V9 spécifiquement destinée au marché russe, les deux déclinaisons pouvant présenter des différences techniques ou commerciales significatives selon les marchés visés.
Notre avis, par leblogauto.com
La présentation du FOTON 4 PHEV à l’IAA Transportation confirme la stratégie d’électrification progressive du constructeur chinois sur le segment des pickups, un marché où l’hybridation rechargeable reste encore relativement rare face aux motorisations thermiques classiques. L’écart de puissance considérable entre la version diesel à 160 chevaux et la déclinaison hybride rechargeable à 476 chevaux illustre l’ambition technique affichée par FOTON pour se différencier de la concurrence sur ce segment de véhicules utilitaires. L’ambiguïté persistante autour du nom du modèle, entre TUNLAND V9 PHEV et FOTON 4 Plug-in-Hybrid selon les marchés, révèle les défis de coordination commerciale auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles chinois dans leur expansion internationale simultanée sur plusieurs continents. L’absence de données précises sur l’autonomie électrique, la puissance de charge maximale et le prix final invite à rester prudent avant de porter un jugement définitif sur la compétitivité réelle de ce pickup hybride rechargeable face aux références déjà établies sur le marché européen.
Décidément, Renault vit une période « nostalgique » de toute beauté. En effet, Renault dévoile la 8 Gordini Concept, un coupé électrique biplace de 270 ch inspiré de la sportive lancée en 1964. Ce modèle unique reprend plusieurs signatures de la « Gorde » tout en adoptant une carrosserie et un habitacle entièrement modernisés.
Une Renault 8 Gordini transformée en coupé électrique
La Renault 8 Gordini Concept revisite la célèbre sportive française sous la forme d’un concept-car électrique. Elle adopte une architecture à propulsion et développe 270 ch.
S’il s’agit d’un hommage à la R8 Gordini, le modèle mesure 4,12 m de long, 1,88 m de large et 1,27 m de haut. Il repose sur des roues de 19 pouces à l’avant et de 20 pouces à l’arrière. Sa carrosserie deux portes s’éloigne ainsi un peu plus de la Renault 8 Gordini originelle, qui disposait de quatre portes.
La face avant adopte le fameux dessin en V et les six projecteurs ronds de l’ancètre. À l’arrière, la carrosserie élargie reprend visuellement l’idée du moteur placé derrière l’essieu, tout en accueillant ici une motorisation électrique. C’est peut-être sous cet angle que le dessin pêche le plus. L’arrière rondouillard et basique de la R8 est ici remplacé par un diffuseur et un arrière coupé.
Plus de 300 esquisses avant de retenir un projet
Renault nous en dit plus sur le Renault 8 Gordini Concept. Il a été entièrement conçu par les équipes de Renault. Le projet a commencé par un concours interne au sein du Design Renault.
Plus de 300 esquisses ont été proposées. Deux projets ont ensuite été retenus pour être réalisés sous forme de maquettes à l’échelle 2/5e. Les deux propositions ont finalement donné naissance à une nouvelle synthèse.
Le design s’inspire notamment de l’univers « café racer », avec des lignes simplifiées et des éléments mécaniques ou décoratifs intégrés à la carrosserie. Le capot avant peut notamment être retiré en une seule pièce.
Les signatures de la Renault 8 Gordini restent présentes
Plusieurs éléments rappellent la Renault 8 Gordini de 1964. Le lettrage Gordini reprend notamment les stries du badge historique. Un nouvel emblème « 8 » est également intégré.
Les passages de roue ronds-rectangulaires, les rétroviseurs en forme d’obus et la grille située à la base du pare-brise reprennent aussi certains traits de la sportive d’origine. Un très joli clin d’oeil à celle qui a vu de nombreux pilotes français débuter leur carrière.
L’embossage latéral de la Renault 8 Gordini est conservé sous une forme nouvelle. Il sert désormais à guider le flux d’air vers une ouïe d’aération placée sur l’aile arrière.
La double bande blanche caractéristique de Gordini évolue elle aussi. Selon Renault, elle ne constitue plus seulement un élément décoratif, mais participe à la structure graphique du concept. Elle se prolonge même dans l’habitacle, où elle devient bleue sur la casquette du tableau de bord. C’est vrai que sans cette double bande, il manquerait de personnalité ce concept (non).
Un habitacle mêlant aluminium, Alcantara et écrans
L’intérieur reprend le principe de la casquette traversante de la Renault 8, mais avec une planche de bord largement transformée. Une lame horizontale en aluminium brossé accueille plusieurs cadrans ronds. On est dans l’inspiration de celle de 1964.
Ces cadrans sont en réalité des écrans numériques. L’habitacle reçoit également un éclairage d’ambiance indirect. Sans doute un peu « too much » mais il faut aussi ancrer ce concept dans son époque.
Le concept utilise de l’aluminium brossé pour les éléments de boutonnerie et certaines surfaces. Ces éléments contrastent avec les parties habillées d’Alcantara. Les sièges baquets reprennent quant à eux certains codes graphiques des sièges de la Renault 8 Gordini. Evidemment, l’Alcantara n’était pas présent dans la R8 d’origine qui se contentait de sièges « plats » en faux cuir.
Une présentation prévue au Mondial de l’Auto de Paris
Après sa première mondiale le 24 septembre, la Renault 8 Gordini Concept doit être exposée sur le stand Renault du Mondial de l’Auto de Paris, du 12 au 18 octobre 2026.
Le concept doit ensuite rejoindre les collections Renault. Il est destiné au futur musée des collections de la marque à Flins, dont l’ouverture au grand public est annoncée dans une quinzaine de mois.
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Car oui, hélas, ce concept ne verra pas le jour en série, même petite. Luca de Meo est parti et l’audace de la R5 Turbo 3E semble reparti avec lui. Ce concept restera lettre morte. Sans doute est-il trop loin d’une série pour être produit en des milliers d’exemplaires, et sans doute la R8 Gordini n’a-t-elle pas l’aura de la R5 Turbo pour justifier d’une mini-série à plus de 160 000 € l’exemplaire.
Bref, on ne pourra que soupirer face à ce joli concept qui rejoindra les Peugeot E-Legend, les Citroën GT au rang des concepts « what if ». Oui, qu’arriverait-il si Renault osait ?
XPeng a inauguré à Hong Kong sa première station de recharge X-Energy commerciale, capable de délivrer 1 MW de puissance tout en ne prélevant que 240 kW du réseau électrique grâce à un système de stockage tampon.
Le constructeur automobile chinois XPeng franchit une nouvelle étape technologique dans le domaine de la recharge rapide pour véhicules électriques, avec l’ouverture de sa première station commerciale X-Energy à Hong Kong. Cette infrastructure innovante repose sur un principe technique original, permettant de délivrer une puissance de pointe bien supérieure à celle réellement soutirée du réseau électrique local.
Un système de stockage tampon pour contourner les limites du réseau
La station affiche une puissance de pointe de 1 mégawatt, mais le chiffre le plus révélateur concerne sa connexion au réseau électrique de la ville, limitée à seulement 240 kilowatts. Cette différence s’explique par l’intégration d’un système de stockage d’énergie de 400 kWh directement sur le site, qui permet de compenser l’écart entre la puissance disponible et la puissance réellement fournie aux véhicules électriques. Concrètement, au maximum de ses capacités, la station peut ainsi fournir plus de quatre fois plus de puissance à un véhicule qu’elle n’en prélève directement sur le réseau électrique local, une prouesse technique qui répond à une problématique centrale du déploiement des infrastructures de recharge ultra-rapide.
Ce système de batterie tampon résout un problème d’infrastructure fondamental pour les opérateurs de bornes de recharge : plutôt que de financer une connexion au réseau électrique proche du mégawatt, particulièrement coûteuse et complexe à obtenir dans un environnement urbain dense comme Hong Kong, l’exploitant peut se contenter d’un raccordement limité à 240 kW, la batterie se chargeant de lisser les pics de demande lors des sessions de recharge rapide.
Une infrastructure ouverte à toutes les marques de véhicules électriques
La station a été développée en collaboration avec l’entreprise Halo et fonctionne en continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour l’ensemble des véhicules électriques, quelle que soit leur marque d’origine. Le site comprend quatre stations de recharge distinctes, dont l’une est équipée d’une borne mégawatt refroidie par liquide, capable de délivrer une intensité pouvant atteindre 1000 ampères. Selon XPeng, cette installation constitue le tout premier déploiement commercial de sa technologie propriétaire X-Energy, une avancée significative dans la stratégie d’infrastructure de recharge du constructeur automobile chinois.
Il convient toutefois de nuancer la performance annoncée de 1 mégawatt : lors d’un test distinct mené sur le nouveau modèle XPeng G9L, la puissance de charge effectivement atteinte s’est élevée à 619,6 kW, permettant au véhicule électrique de récupérer une autonomie revendiquée de 450 kilomètres en seulement neuf minutes. Ce chiffre confirme que la capacité de 1 MW décrit avant tout le potentiel technique de la station elle-même, et non la puissance de charge maximale qu’un véhicule de série XPeng est actuellement capable d’accepter.
Des écarts de puissance encore marqués selon les modèles
Cette différence de capacité se retrouve également au sein de la propre gamme du constructeur automobile. Les modèles G6 et G9 reposent sur une architecture électrique de 800 volts et acceptent respectivement une puissance de charge maximale de 451 kW et 525 kW. Le récent modèle X9, quant à lui, affiche une puissance de charge évaluée à 542 kW et peut, avec un chargeur adapté, recharger sa batterie de 10 à 80 % en environ douze minutes, une performance déjà notable dans le paysage actuel des véhicules électriques.
Cette montée en puissance des infrastructures de recharge s’inscrit dans une stratégie d’expansion internationale plus large pour XPeng, qui vise désormais l’Europe comme prochaine étape de développement. Le constructeur automobile avait précédemment annoncé son intention de construire son propre réseau de plus de 1000 stations de recharge réparties dans 13 pays européens, en y déployant sa technologie X-Energy associée à des systèmes de stockage d’énergie et une capacité de charge dite 10C, particulièrement rapide.
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L’ouverture de cette première station X-Energy à Hong Kong illustre une approche pragmatique face à un défi technique majeur : celui de déployer des infrastructures de recharge ultra-rapide dans des zones urbaines où les réseaux électriques locaux n’ont jamais été conçus pour supporter des charges de l’ordre du mégawatt. Le décalage entre la puissance nominale de 1 MW de la station et les 619,6 kW effectivement mesurés sur le XPeng G9L rappelle que les infrastructures de recharge progressent aujourd’hui plus vite que la capacité d’acceptation des véhicules électriques eux-mêmes. L’ouverture de cette station à toutes les marques de véhicules électriques, plutôt qu’une exclusivité réservée aux modèles XPeng, témoigne d’une stratégie d’infrastructure partagée qui pourrait accélérer l’adoption de la recharge ultra-rapide à l’échelle du marché. Le projet d’expansion vers l’Europe, avec plus de 1000 stations annoncées dans 13 pays, confirme enfin que XPeng ne se positionne plus uniquement comme un constructeur automobile, mais également comme un acteur à part entière de l’infrastructure énergétique dédiée à la mobilité électrique
GAC prévoit de racheter une partie de la participation de FAW dans FAW Toyota, une opération qui pourrait annoncer une consolidation plus large de l’industrie automobile chinoise sous pression.
Le modèle historique de coentreprise entre constructeurs automobiles étrangers et partenaires chinois traverse une phase de bouleversement profond. Une possible alliance entre les deux principaux partenaires chinois de Toyota, GAC et FAW, pourrait signaler l’entrée du secteur automobile dans une nouvelle ère, marquée par un marché en contraction et une concurrence de plus en plus brutale entre constructeurs.
Un rapprochement stratégique entre GAC et FAW
Le groupe automobile Guangzhou Automobile (GAC) a annoncé lundi son intention d’acquérir une part de la participation du groupe FAW dans une coentreprise automobile non explicitement nommée, associée à une entreprise cotée à l’étranger. Selon les médias d’État chinois, cette coentreprise serait FAW Toyota, ouvrant potentiellement la voie à une intégration plus étroite entre les deux activités du constructeur automobile japonais en Chine. Ni GAC ni FAW n’ont répondu aux demandes de commentaires, et Toyota a également refusé de s’exprimer sur ce dossier.
Cette opération intervient alors que la Chine, plus grand marché automobile mondial, se trouve à l’aube d’une restructuration industrielle majeure, après des années d’expansion rapide ayant généré une vaste surcapacité de production et plus de cent marques automobiles en concurrence directe sur le territoire. Selon plusieurs analystes, cet accord pourrait préfigurer une consolidation plus large du secteur, la surcapacité ayant durablement fragilisé l’économie des réseaux de distribution parallèles. Dans une note publiée mardi, S&P Global Ratings a évoqué une industrie automobile chinoise souffrant depuis longtemps « d’involution, ou de concurrence à perte », avertissant que la faible demande, la surcapacité et la transition rapide vers les véhicules électriques mettent à rude épreuve les constructeurs automobiles d’État ainsi que leurs coentreprises étrangères, avec une vague de restructuration plus large anticipée sur les deux à trois prochaines années.
Un modèle de coentreprise remis en question
Pendant des décennies, Toyota s’est développé en Chine grâce à deux partenariats distincts, avec FAW dans le nord du pays et GAC dans le sud, une stratégie qui lui avait permis d’atteindre une échelle industrielle significative sur un marché alors en forte croissance. Mais le ralentissement de cette croissance, l’intensification de la concurrence et la transition accélérée vers les véhicules électriques ont progressivement réduit les marges bénéficiaires du constructeur automobile, affaiblissant la justification économique du maintien d’opérations parallèles.
Selon Bill Russo, fondateur du cabinet de conseil Automobility basé à Shanghai, cette décision répond à une « logique industrielle solide », dans la mesure où Toyota pourrait ainsi rendre ses réseaux de vente et de distribution plus efficaces, tout en réduisant les investissements redondants. L’analyste a toutefois averti qu’une plus grande efficacité opérationnelle ne suffirait pas, à elle seule, à résoudre les défis structurels auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles étrangers en Chine. Selon lui, le problème le plus fondamental reste la perte de pertinence technologique de nombreux groupes automobiles mondiaux face aux attentes des consommateurs chinois, la consolidation ne pouvant restaurer à elle seule l’attractivité des produits Toyota sur ce marché.
Une perte de terrain généralisée face aux constructeurs locaux
Les constructeurs automobiles étrangers, qui dominaient autrefois largement le marché chinois, ont progressivement perdu du terrain face à leurs rivaux locaux au cours des cinq dernières années. Des groupes comme BYD, Geely et Chery ont gagné des parts de marché considérables grâce à des véhicules électriques et hybrides développés rapidement, tout en s’étendant désormais de manière agressive sur les marchés internationaux. Jia Ke, fondateur du cabinet Auto Business Review, estime que le modèle traditionnel de coentreprise, sous lequel les constructeurs automobiles étrangers opèrent en Chine depuis des décennies, se trouve aujourd’hui sous forte pression, les investissements redondants et les inefficacités internes devenant de plus en plus insoutenables à mesure que le bassin de profits du secteur se réduit.
Toyota a déjà vu sa part du marché chinois des véhicules particuliers diminuer ces dernières années. Ses deux coentreprises chinoises n’ont représenté que 7 % des ventes de véhicules de tourisme sur les huit premiers mois de l’année, se classant derrière BYD, Geely Auto et Volkswagen, selon les données de l’Association chinoise des voitures particulières. En 2021, ces mêmes coentreprises occupaient conjointement la deuxième place du marché, juste derrière Volkswagen, un recul qui illustre l’ampleur de la progression des marques locales.
Une rationalisation déjà engagée par Toyota
Face à cette situation, Toyota a entrepris de rationaliser ses opérations chinoises. Reuters avait déjà rapporté fin 2024 que le constructeur automobile cherchait à rapprocher ses activités de vente et de production, dans le cadre d’une ambition affichée de renverser la tendance sur le marché chinois. Les premiers signes de ce changement sont déjà visibles sur le terrain : le réseau de concessionnaires de FAW Toyota a diminué de plus de 15 % pour atteindre 651 points de vente cette année, contre un pic de 773 magasins en 2022, selon les données de l’analyste Li Yanwei, de l’Association des concessionnaires automobiles de Chine. Le réseau de GAC Toyota a également reculé de plus de 10 % sur la même période, passant de 693 à 620 concessions.
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Ce possible rapprochement entre GAC et FAW autour de la coentreprise Toyota illustre l’ampleur des transformations structurelles à l’œuvre dans l’industrie automobile chinoise, confrontée à une surcapacité chronique et à une concurrence locale de plus en plus féroce. La chute de la part de marché des coentreprises Toyota, passées de la deuxième place en 2021 à un rang inférieur à BYD, Geely Auto et Volkswagen aujourd’hui, confirme la vitesse à laquelle les constructeurs automobiles nationaux chinois ont su capter la demande sur le segment électrique et hybride. L’avertissement de Bill Russo sur la perte de pertinence technologique des groupes automobiles mondiaux mérite d’être pris au sérieux, car une simple rationalisation des réseaux de distribution ne suffira probablement pas à restaurer l’attractivité produit de Toyota face à des rivaux chinois désormais mieux positionnés sur l’innovation. La réduction déjà engagée des réseaux de concessionnaires FAW Toyota et GAC Toyota confirme enfin que cette consolidation industrielle est déjà largement amorcée, bien au-delà de la seule opération capitalistique annoncée cette semaine.
Bentley a dévoilé le Torcal à Londres le 23 septembre 2026. Quatrième famille de modèles de la marque, ce SUV est aussi son premier Bentley 100 % électrique, avec jusqu’à 888 PS et 600 km d’autonomie WLTP.
Conçu et fabriqué à Crewe
Le Torcal est dessiné, développé et assemblé à Crewe, en Angleterre, avec un réseau de fournisseurs britanniques. Et Bentley met cela en avant ! Ils sont britanniques et en sont fiers. Ce Torcal rejoint les Bentley thermiques et hybrides déjà au catalogue. Surtout, il inaugure une nouvelle identité stylistique et le nouvel emblème de la marque, révélé l’an dernier.
Selon Bentley, c’est un modèle de référence pour les futures Bentley, quelle que soit leur motorisation. Sauf qu’à bien y regarder, il jette des décennies de traditions stylistiques et certains lui trouvent même des airs de véhicule chinois. Pour mieux séduire dans l’Empire du Milieu ? Si les prochains modèles se calquent sur ce nouveau Torcal, on craint le pire. Non ?
Deux versions au lancement : Torcal et Torcal S
Le Bentley Torcal débutera en deux déclinaisons.
Torcal
Torcal S
Puissance
821 PS/ch
888 PS/ch (Launch Control activé)
Couple
1 194 Nm
1 350 Nm (Launch Control activé)
0 à 100 km/h
3,4 s
2,9 s
0 à 60 mph
3,3 s
2,8 s
Vitesse maxi
250 km/h
260 km/h
Jantes de série
21 pouces
22 pouces
Le couple de 1 350 Nm est le plus élevé jamais annoncé par Bentley. Un couple camionnesque serait-on tenté d’écrire. Selon la marque, ce niveau de performances répond à un choix de ses ingénieurs, qui estiment que des accélérations plus fortes sont inconfortables pour la plupart des clients. En clair : on pourrait faire mieux mais on n’a pas voulu.
La version S se distingue par des éléments extérieurs noirs (accents chromés, coques de rétroviseurs), des feux arrière foncés, un diffuseur, des bas de caisse sport, des étriers rouges et des badges S. À l’intérieur, elle reçoit un placage noir laqué, des pédales sport, des seuils éclairés et un éclairage d’ambiance « waterfall ». La version de base est livrée avec des accents argent satiné et un placage en noyer à pores ouverts.
Batterie de 113 kWh et recharge à 400 kW
Le Bentley Torcal repose sur deux moteurs synchrones à aimants permanents. Le moteur avant dispose d’un différentiel ouvert. Le moteur arrière de son côté reçoit un blocage de différentiel, avec un embrayage multidisque sur chaque arbre de sortie.
La batterie haute tension associe 192 cellules lithium-ion de type pouch (poche), en tension nominale de 800 V. Sa capacité nette atteint 113 kWh, et elle est couverte par une garantie de 10 ans ou 100 000 miles. L’autonomie annoncée va jusqu’à 600 km en cycle WLTP (375 miles).
En recharge sous 400 kW en courant continu, la batterie passe de 10 à 80 % en 16 minutes ! Bentley indique récupérer environ 161 km (100 miles) d’autonomie en sept minutes. Et si le luxe en électrique était un temps de charge plus rapide que le vulgum pecus ?
Suspension active et quatre roues directrices
C’est une première chez Bentley : le Torcal reçoit une suspension entièrement active, associée à des amortisseurs adaptatifs à deux vannes. Chaque amortisseur peut être relevé ou abaissé indépendamment, en fonction de la route et des actions du conducteur.
Le système remplace les barres antiroulis, dont le rôle est ici assuré par les amortisseurs. Chaque mode de conduite peut recevoir son propre réglage de châssis.
Les roues arrière directrices, de série, braquent jusqu’à cinq degrés. Le diamètre de braquage est ainsi ramené à 11,1 mètres. C’est important certes, mais le Torcal mesure 5 m de longueur !
Côté freinage, deux options sont proposées :
freins en fer classique, avec des disques de 420 mm à l’avant et 370 mm à l’arrière ;
freins carbone-céramique (CSiC), avec des disques de 440 mm à l’avant et 410 mm à l’arrière.
Les étriers sont disponibles en noir, rouge ou gris, et trois autres teintes sont accessibles via la personnalisation Mulliner.
Cinq mètres de long, 460 litres de coffre
Le Torcal mesure cinq mètres. Selon Bentley, c’est le plus court des modèles à quatre portes de la gamme. Le volume de coffre est de 460 litres, auquel s’ajoutent 90 litres de rangement à l’avant (les fameux frunks). La banquette arrière, à trois places, adopte pour la première fois chez Bentley un rabattement électrique (oui, cela peut paraître bizarre mais cela n’existait pas chez Bentley).
Quatre portes à ouverture et fermeture automatiques, contrôlées via des radars pour ce Torcal. La fermeture peut être déclenchée par le bouclage de la ceinture ou par l’écran central. Le conducteur ferme sa porte en appuyant sur la pédale de frein.
Design : quatre « lectures » selon Bentley
Venons-en à ce qui va sans doute le plus faire parler : le design.
L’équipe de design de Crewe, dirigée par Robin Page, présente un SUV « bas et profilé ». Elle décrit son approche en quatre étapes : les proportions, les éléments graphiques, le langage des surfaces, puis les détails.
Face avant : la calandre en diamant est éclairée, et la signature lumineuse reprend des éléments de la Continental T.
Arrière : les graphismes sont épurés, dans la continuité du concept EXP 15.
Carrosserie : l’habitacle s’affine vers l’arrière et met en valeur les hanches marquées.
Motif : le diamant revient dans l’ensemble du véhicule, parfois de façon explicite, parfois de façon abstraite.
Voilà pour le discours de la mercatique. Cependant, tant l’avant que l’arrière change totalement le style Bentley. A l’arrière, on pourrait avoir un badge BMW sans souci, ou à peu près n’importe quel gros SUV comme le Skoda Peaq.
Quant à l’avant, la forme des optiques, la signature lumineuse, la (fausse) grille de calandre éclairée…tout suinte le mauvais goût, l’ostentatoire, tandis que les Bentley jusqu’à présent jouaient la sobriété et l’élégance des lignes.
Même le Bentayga semble sage à côté de ce nouveau Torcal.
À bord du Bentley Torcal : laine mérinos et bois recyclé
Heureusement, l’intérieur reste plus classique. La planche de bord conserve une architecture inspirée des ailes Bentley. Des commandes physiques subsistent sur la console centrale et le volant.
Les sièges, entièrement nouveaux, offrent de série 16 réglages, le chauffage, la ventilation, des joues réglables et une fonction massage. Les options Postural Adjust et Smart Seat Climate ajustent en continu la forme du siège et la température. La finition Wellness étend le massage à l’assise.
Le Torcal introduit plusieurs matériaux inédits :
Tissu 100 % laine mérinos, développé avec Fox Brothers, un tisseur du Somerset. Bentley le présente comme le premier tissu automobile en laine mérinos certifié Responsible Wool Standard.
Noyer Ombré by Mulliner, composé de jusqu’à 1 000 couches de chutes de noyer et de papier recyclé pressées puis tranchées.
Aluminium Sunburst by Mulliner, dont le brossage dans trois directions rappelle les tableaux de bord en aluminium tourné des Bentley d’autrefois.
Là pour le coup, on est bien chez Bentley et dans le luxe à l’anglaise.
La palette comprend 15 teintes de cuir, dont les nouvelles Teal, Terra et Glaze, 15 teintes de Dinamica, cinq coloris de laine, six placages bois, deux finitions techniques et six finitions laquées. De quoi passer des heures sur le configurateur et trouver sa configuration favorite.
Une bande-son jouée par des musiciens…
Par contre, on n’échappe pas au côté ridicule de certains véhicules électriques. Pour compenser l’absence de moteur thermique, Bentley a conçu la Bentley Dynamic Symphony. Le son a été enregistré avec de vrais instruments, dont batterie, alto et guitare basse, en s’appuyant sur le rythme d’un V8 Bentley. Il varie selon le couple demandé et la vitesse. Son volume augmente en mode Sport, et il peut être désactivé.
Les autres sons ont eux aussi une origine concrète : le clignotant reprend l’enregistrement d’un marteau frappant du cuir dans les ateliers de sellerie, et la tonalité de l’écran tactile provient d’un verre en cristal. Rigoureusement inutile, donc totalement indispensable disait Jérôme Bonaldi.
Deux systèmes audio sont proposés : 620 W et 16 haut-parleurs, ou, avec Naim, 1 780 W et 28 haut-parleurs, avec vibreurs dans les sièges, haut-parleurs dans les appuie-têtes avant et Dolby Atmos 7.1.
Quatre modes d’ambiance et des aides à la conduite
Quatre modes agissent sur la lumière, le son, la climatisation et l’affichage :
Bentley, tourné vers le conducteur ;
Comfort, qui masque l’information non essentielle ;
Sport, avec un son plus présent et des repères visuels resserrés ;
Refresh, avec plus d’air frais et un éclairage plus vif.
L’habitacle reçoit des écrans OLED incurvés, une reconnaissance faciale qui charge les préférences du conducteur (sièges, volant, aides à la conduite), un affichage tête haute en réalité augmentée et une clé numérique sur smartphone.
Vingt-cinq radars, capteurs et caméras alimentent les aides à la conduite. La voiture peut reculer seule jusqu’à un point identifié pour laisser passer un obstacle sur une route étroite. Elle propose aussi une aide pour le remorquage, les créneaux et le stationnement en garage, un stationnement à distance par application et des manœuvres mémorisées. Un toit ouvrant en verre commutable, baptisé Frosted Diamond, complète l’équipement.
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Evidemment, vous l’aurez compris, nous sommes circonspects sur ce nouveau design Bentley. Non pas que nous soyons conservateurs, mais ici, on a l’impression d’une perte d’identité. On pourrait changer le log pour Hongqi à l’avant, ou plein d’autres à l’arrière que cela ne choquerait pas.
Heureusement qu’il reste l’intérieur et tout ce luxe. Bon, comme pour la Ferrari Luce, nous ne sommes pas la cible. Alors Bentley comme Ferrari ? Raison contre tout le monde ?
La berline électrique Denza Z9S sera lancée en Chine le 23 septembre, avec des prix débutant à 319 800 yuans, une autonomie record de 1 100 km CLTC ou une puissance combinée de 1 210 chevaux selon la version choisie.
Le constructeur automobile chinois Denza, filiale premium de BYD, s’apprête à commercialiser officiellement sa nouvelle berline électrique Z9S sur le marché intérieur chinois. Après une phase de précommande déjà bien engagée, le modèle sera officiellement lancé le 23 septembre, avec des tarifs préliminaires compris entre 319 800 et 389 800 yuans selon les trois versions proposées.
Une autonomie record de 1 100 km en cycle CLTC
La version Flash Charging Flagship, proposée à 349 800 yuans, se distingue par l’autonomie la plus longue de la gamme, avec un cycle CLTC annoncé jusqu’à 1 100 kilomètres. Denza qualifie ce chiffre de record pour un véhicule électrique à batterie produit en série, une performance qui positionnerait ce modèle parmi les références du segment des berlines électriques longue autonomie en Chine. La version de base, facturée 319 800 yuans, affiche pour sa part une autonomie de 920 kilomètres selon le même cycle d’homologation chinois.
Il convient toutefois de préciser que ce record d’autonomie ne concerne pas la version la plus performante en matière d’accélération, les deux caractéristiques phares du véhicule électrique se répartissant sur des configurations distinctes plutôt que sur un seul et même modèle.
Une version haut de gamme à 1 210 chevaux et 2,68 secondes au 0 à 100 km/h
Pour les acheteurs privilégiant la performance pure, Denza propose une version Z9S haut de gamme équipée du système e³, qui adopte une architecture technique radicalement différente. Cette configuration embarque trois moteurs électriques développant une puissance combinée de 890 kilowatts, soit l’équivalent d’environ 1 210 chevaux. Cette motorisation permet un temps d’accélération de 0 à 100 km/h en seulement 2,68 secondes, un chiffre digne des hypercars les plus performantes du marché automobile mondial. En contrepartie de cette puissance électrique impressionnante, l’autonomie de cette version haut de gamme redescend à 780 kilomètres en cycle CLTC, confirmant l’arbitrage technique opéré par le constructeur entre performance dynamique et distance parcourable.
Des dimensions généreuses et un équipement technologique complet
Sur le plan des dimensions, la Denza Z9S se positionne comme une grande berline électrique à quatre portes, mesurant 5 090 millimètres de longueur pour un empattement de 3 025 millimètres, des cotes qui la placent dans la catégorie des berlines premium de grande taille. Le véhicule embarque une suspension pneumatique DiSus-A, un système de direction aux quatre roues ainsi que des portières sans encadrement, des éléments techniques habituellement réservés aux modèles les plus haut de gamme du marché automobile chinois.
La berline électrique intègre également la suite d’assistance à la conduite God’s Eye 5.0, technologie développée par le groupe BYD pour équiper ses différentes marques. La direction arrière contribue par ailleurs à réduire significativement le rayon de braquage du véhicule, avec un rayon annoncé de 4,75 mètres pour la version haut de gamme, un atout non négligeable pour la maniabilité d’un véhicule aux dimensions aussi imposantes.
Un déploiement commercial déjà bien avancé
Le calendrier de lancement de la Denza Z9S s’inscrit dans une stratégie commerciale progressive. Dès le 5 septembre, des exemplaires de démonstration étaient déjà présents dans 334 showrooms répartis dans 166 villes chinoises, témoignant d’un maillage commercial particulièrement dense pour ce nouveau modèle électrique. Les précommandes avaient été ouvertes le 3 août, à l’occasion des débuts du véhicule au salon automobile de Chengdu, avant que le modèle ne franchisse désormais l’étape de son lancement commercial complet sur le marché chinois.
Les prix définitifs seront communiqués le 23 septembre, mais la fourchette annoncée entre 319 800 et 389 800 yuans donne déjà une bonne indication du positionnement tarifaire de cette berline électrique. Les futurs acheteurs devront ainsi arbitrer entre l’autonomie maximale de 1 100 kilomètres en cycle CLTC de la version Flash Charging Flagship, ou la puissance du système à trois moteurs de 890 kilowatts capable d’un 0 à 100 km/h en seulement 2,68 secondes.
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La stratégie commerciale de Denza, consistant à séparer le record d’autonomie et la performance maximale entre deux versions distinctes, illustre une segmentation fine visant à répondre à des attentes clients différenciées au sein d’une même gamme de véhicule électrique. L’autonomie de 1 100 kilomètres en cycle CLTC, si elle se confirme comme record pour un véhicule de série, constituerait un argument commercial fort face à la concurrence chinoise et internationale sur le segment des berlines électriques longue distance. Le déploiement dans 334 showrooms répartis sur 166 villes chinoises avant même le lancement officiel témoigne de la puissance logistique du groupe BYD, propriétaire de la marque Denza, pour assurer une couverture commerciale rapide et étendue. Reste à savoir si ces performances techniques, particulièrement impressionnantes sur le papier, se traduiront par des volumes de ventes à la hauteur des ambitions affichées par le constructeur sur un marché chinois des véhicules électriques déjà extrêmement concurrentiel.
Tesla lance un nouveau format de Superchargeur baptisé Accordion, capable de transporter seize bornes de recharge en un seul camion et de réduire les coûts d’installation de 20 %.
Tesla franchit une nouvelle étape dans le déploiement de son réseau de recharge rapide avec le lancement du Superchargeur Accordion, un dispositif conçu pour accélérer considérablement l’installation de bornes électriques tout en réduisant les coûts logistiques associés. Cette innovation industrielle illustre la volonté du constructeur automobile de multiplier les points de recharge sans multiplier les contraintes techniques sur le terrain.
Un module préassemblé en usine pour accélérer le déploiement
Le nouveau Superchargeur Accordion se distingue par un niveau de préparation industrielle inédit. Chaque module regroupe huit stalles de recharge, une armoire de puissance V4, l’ensemble du câblage électrique ainsi que des bases en béton, le tout fabriqué directement en usine avant expédition. Cette conception permet à Tesla de livrer l’équipement nécessaire à seize bornes de recharge dans un seul camion, une prouesse logistique qui réduit significativement le temps et les coûts liés à l’installation sur site.
Selon le constructeur automobile, cette approche permet de diminuer les coûts d’installation de 20 %, le matériel pouvant être mis en service presque immédiatement après son raccordement électrique. La principale différence avec l’Unité Pliable présentée au printemps réside dans la géométrie d’installation retenue par les ingénieurs de Tesla. Alors que les blocs pliants avaient été conçus prioritairement pour un positionnement sur trottoir, le format Accordion peut, lui, être déployé directement entre des places de stationnement déjà existantes, offrant ainsi une flexibilité d’implantation nettement supérieure pour les exploitants de parkings et de stations de recharge.
Une puissance de charge basée sur l’architecture V4
Sur le plan technique, les nouvelles bornes s’appuient sur l’architecture V4 actuellement déployée par Tesla. Le constructeur automobile annonce officiellement une puissance pouvant atteindre 500 kW pour un véhicule de tourisme, tandis qu’une seule armoire de puissance V4 peut délivrer jusqu’à 1,2 mégawatt au total, une capacité permettant d’alimenter simultanément plusieurs points de charge rapide. Cette technologie de recharge ultra-rapide n’est pas une nouveauté isolée : elle est déjà opérationnelle en Europe, où le tout premier site complet équipé de l’architecture V4, offrant jusqu’à 500 kW de puissance, a ouvert ses portes en Norvège dès le mois de juin.
Le format Accordion présente également un avantage logistique majeur, puisqu’un seul camion peut transporter deux modules de huit stalles chacun. Cette optimisation du transport permet de déplacer vers l’usine une part importante du travail auparavant réalisé directement sur le terrain, qu’il s’agisse de l’installation des poteaux de recharge ou de la mise en place de l’infrastructure de câblage électrique nécessaire au fonctionnement des bornes.
Un réseau de recharge ouvert à d’autres constructeurs automobiles
Cette montée en gamme du réseau de Superchargeurs Tesla prend une dimension particulière en Europe, où l’infrastructure de recharge rapide devient progressivement accessible à des véhicules d’autres marques que Tesla. À partir du quatrième trimestre 2026, les propriétaires de modèles Volvo entièrement électriques pourront ainsi accéder, via l’application Volvo, à plus de 20 000 Superchargeurs répartis sur le continent européen. Le nouveau format Accordion devrait précisément accélérer l’expansion physique de ce réseau de recharge, en particulier dans les zones de stationnement déjà aménagées, où l’espace disponible pour de nouvelles infrastructures reste souvent limité.
Cette stratégie d’ouverture du réseau Tesla à d’autres constructeurs automobiles, combinée à l’accélération du rythme d’installation permise par ce nouveau module préfabriqué, positionne le groupe américain comme un acteur central de l’écosystème de recharge rapide en Europe, bien au-delà de sa propre gamme de véhicules électriques.
Notre avis, par leblogauto.com
Le Superchargeur Accordion illustre une évolution logique de la stratégie industrielle de Tesla, qui cherche désormais à optimiser la vitesse de déploiement de son réseau de recharge autant que sa puissance technique. La capacité à transporter seize bornes complètes dans un seul camion constitue une avancée logistique significative, particulièrement adaptée aux contraintes urbaines européennes où l’espace disponible pour de nouvelles infrastructures reste souvent restreint. L’ouverture progressive du réseau Superchargeur à des marques tierces comme Volvo confirme que Tesla ne se contente plus de servir sa propre clientèle, mais ambitionne de devenir un fournisseur d’infrastructure de recharge à l’échelle du marché automobile électrique européen dans son ensemble. Cette convergence entre standardisation industrielle et ouverture multimarque pourrait accélérer durablement le maillage du territoire européen en bornes de recharge rapide, un enjeu central pour soutenir la transition vers l’électromobilité.
Nissan dévoile la PIXO, une petite voiture électrique qui reprend une base très proche de la Renault Twingo. Elle sera produite par Renault à Novo Mesto, en Slovénie, avec des livraisons prévues début 2027.
Une Nissan PIXO très proche de la Renault Twingo
Nissan présente donc une nouvelle citadine électrique destinée au marché européen. Baptisée PIXO (*), elle a été conçue officiellement par Nissan et sera fabriquée par Renault dans l’usine de Novo Mesto, en Slovénie.
La PIXO s’inscrit dans le même environnement industriel que la Renault Twingo ou le nouveau Dacia Spring. Le modèle reprend ainsi le principe d’une petite voiture électrique destinée principalement aux usages urbains, avec un gabarit compact et quatre places. Difficile de masquer sa proximité avec la Twingo.
Nissan annonce une longueur de 3,796 mètres pour 1,79 mètre de large. Le véhicule dispose également de sièges arrière coulissants et indépendants afin de moduler l’espace disponible à bord. Comme la Twingo, mais pas comme le Spring qui n’a pas cet avantage.
259 km d’autonomie et recharge rapide pour la Nissan Pixo
La PIXO reçoit une batterie lithium-fer-phosphate, une première pour un modèle Nissan en Europe selon le constructeur. Son autonomie annoncée atteint 259 km. Evidemment, économies oblige, c’est la même batterie pour tout le monde, pas de jaloux.
La recharge rapide en courant continu de 50 kW est proposée de série. Nissan indique un passage de 15 à 80 % en 28 minutes. La recharge en courant alternatif peut atteindre 11 kW.
La voiture dispose également de la technologie e-Pedal, permettant de gérer l’accélération, la décélération et l’arrêt à l’aide de la seule pédale d’accélérateur, comme sur une auto-tampon.
Un petit gabarit avec 356 litres de coffre
Avec ses dimensions réduites, la PIXO est destinée aux déplacements dans les rues étroites et aux stationnements urbains. Son rayon de braquage est annoncé à 9,9 mètres. Mais, elle peut aussi s’aventurer en péri-urbain, à la campagne, et pourquoi pas envisager des trajets plus « longs » (à condition de prendre son temps).
Nissan revendique par ailleurs un volume de coffre de 356 litres avec les sièges arrière relevés, auquel s’ajoute un compartiment de 50 litres destiné notamment aux câbles et autres accessoires. Hélas, il est toujours sous le plancher du coffre qu’il faut vider pour y accéder. L’habitacle compte également 18 litres de rangements disséminés.
La motorisation électrique développe une puissance maximale de 60 kW.
Google Gemini et reconnaissance faciale à bord
La PIXO embarque Google intégré, avec notamment Google Maps et l’assistant Gemini. Celui-ci peut être utilisé pour la navigation, le divertissement et la communication par commande vocale.
Le système est annoncé disponible dès le lancement en 16 langues et dialectes. La voiture reçoit aussi une reconnaissance faciale destinée à identifier le conducteur et à appliquer ses réglages personnalisés.
L’équipement repose sur un écran conducteur de 7 pouces et un écran tactile central de 10 pouces. L’application MyNissan permet pour sa part de gérer certaines fonctions du véhicule, dont la recharge. Pas de surprise, c’est équivalent à la Twingo.
Une production Renault à Novo Mesto
Le développement de la PIXO illustre le partenariat entre Nissan et Renault. Esthétiquement, on reconnait la Twingo avec une face avant modifiée. L’arrière est très peu modifié lui aussi. Au final, on a une personnalité différente, mais avec un bémol : les lignes arrondies de la Twingo tranchent avec les lignes tendues des modifications de cette Pixo.
Autant ce n’est pas flagrant sur le Dacia Spring, autant ici, oui. Au moins elle a une vraie différence avec les feux par exemple. Mais reconnaitra-t-on une Nissan dans la rue ? A voir.
A l’intérieur, si on ne peut pas changer l’arrangement des buses d’air, etc. au moins Nissan a revu le design de la partie haute de la planche de bord. Ici aussi on a une différence entre les contre-portes arrondies et cette planche de bord plus anguleuse. Etrange.
La Slovénie en fête
La production aura lieu dans l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie. Les livraisons aux clients doivent débuter au début de l’année 2027.
Nissan précise que les tarifs, les spécifications propres à chaque marché et les informations concernant les précommandes seront communiqués à partir de décembre 2026. Il est à parier que Renault ne laissera pas Nissan casser les prix et venir sur les platebandes de la Twingo.
(*) La Nissan Pixo a déjà existé. Déjà à l’époque, c’était une soeur technique de la Suzuki Alto, vendue de 2008 à 2014.
L’aide carburant destinée aux travailleurs qui utilisent leur voiture pour aller travailler est prolongée jusqu’à la fin de l’année 2026. Son montant atteint 100 euros pour trois mois et le dispositif est élargi à 5,5 millions de bénéficiaires potentiels.
Une aide de 100 euros pour octobre à décembre
Le gouvernement a annoncé le 22 septembre le renouvellement de l’aide destinée aux travailleurs « grands rouleurs ». Le dispositif est prolongé pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
L’aide forfaitaire atteint 100 euros pour ces trois mois. Elle correspond à une prise en charge équivalente à 40 centimes d’euro par litre de carburant, contre 20 centimes auparavant. Evidemment, ce calcul étatique dépend des kilomètres que vous effectuez.
Le dispositif précédent concernait environ 3 millions de personnes. Avec son élargissement, le gouvernement estime que 5,5 millions de Français pourront désormais en bénéficier.
Des plafonds de revenus relevés
L’aide concerne les personnes qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail et qui remplissent les conditions de revenus et de distance prévues par le dispositif. Les plafonds sont relevés.
Pour cette nouvelle période, elle peut concerner les personnes gagnant jusqu’à :
2 050 euros nets par mois pour une personne seule ;
4 070 euros nets par mois pour un couple ;
6 100 euros nets par mois pour un couple avec deux enfants.
Une condition liée à l’utilisation du véhicule s’applique également. Le trajet entre le domicile et le lieu de travail doit représenter au moins 15 kilomètres, ou le véhicule doit être utilisé pour parcourir 8 000 kilomètres par an.
Les bénéficiaires précédents n’ont pas de nouvelle démarche à effectuer
D’un côté, les Français qui ont déjà bénéficié de l’aide de 100 euros couvrant la période d’avril à septembre 2026 recevront automatiquement la nouvelle aide.
Aucune démarche supplémentaire n’est donc prévue pour ces bénéficiaires.
De l’autre côté, pour les autres personnes susceptibles d’entrer dans le dispositif, les modalités de demande restent celles prévues pour l’aide « grands rouleurs ». Cependant, il faut savoir qu’une grande partie des bénéficiaires potentiels n’ont pas fait la demande la première fois. Soit par fierté, soit par manque d’information.
Une aide distincte de la prime carburant versée par l’employeur
Le gouvernement annonce également une évolution de la prime carburant que l’employeur peut verser à un salarié pour ses frais de carburant liés aux trajets entre le domicile et le lieu de travail.
Son plafond de défiscalisation est porté à 1 000 euros, contre 600 euros précédemment. Cette prime peut être versée par l’employeur et bénéficie, dans la limite annoncée, d’une exonération de fiscalité et de cotisations sociales.
Aide carburant : des mesures chiffré à 450 millions d’euros
L’extension de l’aide aux « grands rouleurs » s’inscrit dans un ensemble de mesures annoncées par le gouvernement face à la hausse des prix des carburants.
Ainsi, le coût total annoncé pour ces différents dispositifs atteint 450 millions d’euros. Des mesures spécifiques sont également prévues ou prolongées pour certains secteurs professionnels, notamment le BTP, l’agriculture, les transports, l’aide à domicile et les infirmiers libéraux.
A quand la revalorisation du barème kilométrique ?
La présentation des 100 € comme « 40 c€/l » est trompeuse. En effet, le dernier trimestre à 2×15 km par jour, c’est environ 1 800 km. A 5 l/100 km cela donne 90 litres et donc une aide de plus de 1 € par litre consommé. Sauf que si on passe à 36 km de distance domicile-travail et une consommation de 6 l/100 km, on retombe sur les 40 c€/l.
On a donc une aide ciblée, mais pas équitable. D’ailleurs, le Gouvernement n’a pas (encore ?) parler de revoir le barème kilométrique. Ce barème est celui utilisé pour les frais réels pour les impôts sur le revenu, mais également pour les frais professionnels en entreprise.
La dernière revalorisation du barème kilométrique fiscal date de 2023.
Le barème avait alors été augmenté de 5,4 %. Depuis, il n’a plus été revalorisé : les barèmes sont restés identiques en 2024, 2025 et 2026. Un sacré manque à gagner de ce côté-là également. Mais…motus !
Notre avis, par leblogauto.com
Pourquoi décider d’une aide dite ciblée plutôt que d’une baisse générale qui bénéficierait à tout le monde quel que soit le revenu ou les kilomètres effectués ? Eh bien pour le montant que cela représente évidemment. Avec cette aide ciblée qui peut bénéficier à 5,5 millions de personne, l’Etat s’assure que ce ne sera pas réclamé par tous ces gens.
Une baisse de 2 centimes de taxe sur une année de carburant représenterait environ un « trou » dans les caisses de 950 millions d’euros. On comprend mieux l’aide.
Waymo envisage un projet pilote avec jusqu’à 50 véhicules à Berlin dès 2026, selon des documents internes de la ville évoquant un lancement commercial de robotaxi en 2027.
L’entreprise américaine de conduite autonome Waymo pourrait étendre ses ambitions européennes à la capitale allemande. Selon des documents internes de l’administration berlinoise consultés par manager magazin et Der Spiegel, jusqu’à 50 véhicules autonomes pourraient circuler en phase de test dans les rues de Berlin dès 2026, avec un service commercial de robotaxi envisagé pour 2027.
Un projet encore non officiellement confirmé
Il convient toutefois de nuancer ces informations : un lancement à Berlin ne peut pas, à ce stade, être considéré comme officiellement annoncé par l’entreprise. Waymo s’est seulement contenté d’indiquer aux journalistes allemands vouloir étendre son service de robotaxi à d’autres villes du pays, sans pour autant confirmer de calendrier précis pour la capitale. Les responsables berlinois, de leur côté, décrivent des discussions déjà « très avancées » avec l’entreprise américaine, évoquant même la possibilité d’un démarrage des essais routiers avant la fin de l’année 2026.
Cette prudence contraste avec la situation de Munich, où le calendrier de déploiement a été officiellement confirmé par Waymo elle-même. Dans la capitale bavaroise, les véhicules autonomes seront d’abord conduits manuellement à travers la ville afin de collecter des données de cartographie détaillées, avant d’entamer une phase de tests du système Waymo Driver, supervisée par un spécialiste au volant. L’entreprise vise l’ouverture d’un service commercial entièrement autonome à Munich vers la fin de l’année 2027, une échéance qui pourrait servir de référence pour d’éventuels déploiements dans d’autres métropoles allemandes.
L’Allemagne, futur marché stratégique pour Waymo en Europe
L’intérêt manifesté pour Berlin suggère que l’Allemagne pourrait rapidement dépasser le simple statut d’expérience européenne isolée pour Waymo, afin de devenir un véritable marché structuré autour de plusieurs grandes agglomérations. Cette ambition s’inscrit dans une dynamique de développement plus large pour l’entreprise, spécialisée dans les véhicules à conduite autonome et filiale du groupe Alphabet, maison mère de Google.
Le 15 septembre dernier, Waymo a également annoncé un partenariat stratégique avec Allianz Partners, destiné à établir un cadre européen commun pour l’assurance des véhicules autonomes, le traitement des réclamations ainsi que la recherche en matière de sécurité routière. Ce partenariat illustre la volonté de l’entreprise de sécuriser l’ensemble de l’écosystème réglementaire et assurantiel nécessaire au déploiement de sa flotte de robotaxis sur le continent européen. À l’échelle mondiale, Waymo réalise d’ores et déjà plus de 500 000 trajets entièrement autonomes chaque semaine, un volume qui témoigne de la maturité opérationnelle atteinte par la technologie de conduite autonome de l’entreprise sur ses marchés déjà établis, principalement aux États-Unis.
Des obstacles réglementaires encore à franchir
Entre les projets annoncés et la mise en circulation effective de passagers à bord de véhicules sans conducteur, une étape réglementaire incontournable reste à franchir. Les phases de test ainsi qu’un futur service commercial de niveau 4 d’autonomie nécessitent l’obtention des approbations requises auprès des autorités fédérales et des Länder allemands. Le transport effectif de passagers impose par ailleurs l’obtention d’un permis spécifique de transport commercial de personnes, une exigence réglementaire distincte des seules autorisations techniques liées à la circulation des véhicules autonomes.
Pour Berlin, la prochaine étape concrètement vérifiable demeure donc le lancement d’opérations d’essai, plutôt que l’ouverture immédiate d’un service de robotaxi accessible aux passagers. Cette distinction réglementaire souligne la complexité du cadre administratif encadrant le déploiement des véhicules autonomes en Allemagne, où chaque phase du processus, de la cartographie initiale jusqu’au service commercial, doit franchir des validations institutionnelles successives avant toute mise en service effective.
Notre avis, par leblogauto.com
L’intérêt de Waymo pour Berlin, quelques mois seulement après la confirmation officielle de son implantation à Munich, illustre une stratégie de déploiement progressive et méthodique sur le marché automobile allemand, plutôt qu’une expansion précipitée. Le partenariat noué avec Allianz Partners pour structurer un cadre assurantiel européen commun témoigne d’une approche pragmatique, anticipant les obstacles réglementaires propres à la conduite autonome avant même la généralisation du service commercial. Le contraste entre le calendrier déjà validé pour Munich et la prudence encore observée pour Berlin rappelle que chaque implantation de robotaxi nécessite des négociations spécifiques avec les autorités locales, malgré l’ambition affichée de couvrir plusieurs grandes villes allemandes. Le volume de plus de 500 000 trajets hebdomadaires déjà réalisés à l’échelle mondiale confère toutefois à Waymo une crédibilité opérationnelle solide pour convaincre les régulateurs allemands d’accélérer les autorisations nécessaires à ce déploiement européen.