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Renault solde un demi-siècle de F1 française en vendant le site de Viry à un groupe belge

22 octobre 2026 à 16:27

Depuis l’annonce, fin 2024, de l’arrêt du programme Formule 1 du moteur Renault, on se doutait bien que le site historique de Viry-Châtillon, berceau de l’aventure F1 du losange depuis des décennies, était en suspens. Le projet « Hypertech Alpine » vanté par l’ancien pdg Luca de Meo avant son départ a fait pschiiit, et l’avenir du site passait donc par une vente pure et simple.   

Viry passe sous pavillon belge

C’est avec le groupe belge Dumarey que Renault Group a négocié l’acquisition d’Alpine Racing SAS pour développer son expertise. Spécialiste des technologies de propulsion, développant des moteurs, systèmes de stockage d’énergie et solutions d’ingénierie pour l’industrie automobile, le Groupe Dumarey entend se diversifier en développant davantage ses activités de sport automobile.

Le rachat de Viry lui permet donc d’acquérir une pépite, un site qui porte en héritage l’un des palmarès les plus prestigieux de la F1. Ce projet permet aussi de pérenniser les 150 emplois, les compétences des salariés du site et la qualité de ses installations techniques. 


Guido Dumarey, président et fondateur du groupe Dumarey, a déclaré :  
 » Le site de Viry-Châtillon s’est forgé une forte réputation en ingénierie de pointe et innovation. Nous voyons un potentiel considérable en combinant ses équipes hautement qualifiées et ses capacités techniques avec la culture entrepreneuriale de Dumarey et sa présence industrielle diversifiée. Notre ambition est de préserver et de développer davantage cette expertise exceptionnelle en ingénierie tout en créant de nouvelles opportunités de croissance.  »  
  

Le projet de d’acquisition a été présentée lors d’un CSE extraordinaire d’Alpine Racing SAS le 22 octobre 2026. L’acquisition par le Groupe Dumarey devrait être finalisée à l’issue de la procédure légale d’information-consultation des représentants du personnel et après l’obtention de l’ensemble des autorisations réglementaires requises. 

Une saga française

L’histoire a commencé en 1969 quand Amédée Gordini, le « sorcier » de la mécanique, emménage à Viry-Châtillon. Le site est repris par Renault Sport en 1976 et accompagne l’arrivée du moteur Renault Turbo en Formule 1 à partir de 1977. La suite est connue : la première victoire à Dijon en 1979 avec Jabouille, les succès d’Alain Prost et René Arnoux au début des années 80, le retrait en 1986 puis le retour en 1989 avec le V10, les titres avec Williams et Benetton. En 1997, nouveau retrait pour laisser place à Mécachrome, mais le retour se fait dès 2022 avec l’écurie Renault et lees titres mondiaux d’Alonso en 2005 et 2006. Après le déclin de l’écurie constructeur, Renault Viry continue de briller avec Red Bull et Vettel, qui dominent la F1 entre 2010 et 2013.  

Le début de la fin, c’est le passage raté à la F1 hybride en 2014. Renault n’est pas au niveau de Mercedes, et Red Bull finit par se tourner vers Honda. L’écurie constructeur Renault refait surface en 2016, puis devient Alpine en 2021. Malheureusement, après les espoirs suscités cette année-là par la victoire d’Ocon en Hongrie, l’écurie plonge dans les querelles intestines, la valse des chefs, les erreurs de gestion, tandis que le moteur Renault, entravé par le gel du développement moteur acté par la F1, n’arrive pas à combler son retard sur Mercedes, Ferrari et Honda. Fin 2024, le duo De Meo-Briatore signe l’arrêt de mort du moteur de F1 national, et donc la fin de l’aventure à Viry.  

France, que reste-t-il de ton sport automobile ?

Pour certains, ce déclin est à mettre en parallèle avec le déclin industriel du pays et l’effacement de la France dans le sport automobile mondial, du moins au niveau des constructeurs. D’une manière plus pragmatique et moins passionnée, les constructeurs européens font face à des défis énormes avec les nouvelles normes, l’électrification et la concurrence chinoise, tout cela induisant des sacrifices. Si Audi maintient son programme F1, les coupes ont été sévères aussi ces derniers temps chez d’autres groupes (retrait de Porsche et de Lamborghini du WEC par exemple), mais sans pour autant que tout disparaisse, loin de là.

Le moteur Renault a dominé la F1 dans les années 90, PSA a dominé le rallye dans les années 2000 et Peugeot est allé cueillir le Mans en 1992, en 1993 et en 2009. Aujourd’hui, seule Peugeot vivote en Endurance, puisque Alpine arrête le WEC à l’issue de l’actuelle saison, malgré des résultats encourageants. En F1, Renault demeure présent via l’écurie Alpine, mais ce n’est plus qu’un nom sur une carrosserie. Le cœur est à Enstone, le moteur est à Brackley chez Mercedes. Le savoir-faire français dans les moteurs de compétition de haut niveau perd son lieu emblématique.  

L’écurie Alpine, prochaine étape ?

Le PDG de Renault, François Provost, a récemment remis un coup de pression sur l’écurie Alpine, rappelant que cela coûtait cher et qu’il fallait de meilleurs résultats ! Le patron du groupe n’étant pas réputé pour sa passion des sports mécaniques, la vente d’Alpine pourrait bien être la prochaine étape dans ce démantèlement de la compétition chez Renault, si les résultats en s’améliorent pas. Flavio doit tenir ses promesses…

Allez, pour se réconforter :

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Ligue 1 : «Cela doit être rentable», Canal+ n'exclut pas d'être candidat à l’appel d’offres des droits TV

Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, a annoncé ce jeudi ne pas exclure la candidature de la chaîne française à l’appel d’offres pour diffuser la Ligue 1.

© Johnny Fidelin / Icon Sport

Maxime Saada, patron de Canal+.

Lyon-Nice : l’OL s’impose dans la souffrance, Athekame impressionne, Nice se réveille trop tard… Les tops et les flops

DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la victoire de l’Olympique Lyonnais face à L’OGC Nice, dimanche soir au Groupama Stadium, en clôture de la 7e journée de Ligue 1.

© Icon Sport

Zachary Athekame et Youssouf Ndayishimiye.

Ligue 1 : après sa victoire sur Nice, Lyon nouveau leader du championnat

Les Gones se sont imposés, ce dimanche, face aux Aiglons (2-1), en clôture de la 7e journée. Ils s’installent en tête à égalité de points avec le PSG, Lille, le Paris FC et Monaco.

© Dave Winter / Icon Sport

Toute la rage de Mads Bidstrup après la victoire de l’OL. 

Angers-Marseille : l’OM a eu la tête (très) dure, Weah capitaine assumé, Angers s’effondre en deux minutes… Les tops et les flops

Les Marseillais se sont imposés lourdement ce dimanche sur la pelouse d’Angers (2-5) lors de la 7e journée de Ligue 1. Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction.

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L’OM a brillé, Angers a sombré.

«J’espère que le nouveau président français va continuer d’aider l’Ukraine» : le cri du cœur du Parisien Illya Zabarnyi

Le défenseur ukrainien du Paris SG s’est exprimé après la rencontre contre Strasbourg, ce samedi à l’occasion de la 7e journée de Ligue 1.

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Illya ZABARNYI Daniel Derajinski - Photo by Icon Sport

Strasbourg-PSG : Dembélé indispensable, l’éclair des entrants parisiens, Strasbourg coule en quinze minutes… Les tops et les flops

DÉCRYPTAGE - Le Paris Saint-Germain a renversé Strasbourg à la Meinau, ce samedi (1-3). Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction.

© Icon Sport / Daniel Derajinski / Icon Sport / Kevin Clement

Dembélé renversant, le RCSA renversé.

Ligue 1 : avant son défi face au Barça, le PSG renverse Strasbourg grâce à un grand Dembélé

Le Paris Saint-Germain s’est imposé ce samedi à Strasbourg pour le compte de la 7e journée de Ligue 1. Les joueurs de Luis Enrique prennent provisoirement la tête.

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Ousmane Dembélé et Désiré Doué.

Ligue 1 : en vidéo, les supporters du PSG aperçus… en gilets jaunes dans les tribunes à Strasbourg

En déplacement à Strasbourg, les supporters parisiens ont apporté leur soutien au mouvement social du 17 octobre en revêtant des gilets jaunes.

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Les supporters du PSG en gilets jaunes.

Religion, argent, Benzema et société française : les vérités d’Olivier Giroud au Figaro pour ses 40 ans

ENTRETIEN - Le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France porte un regard lucide et unique sur sa carrière et le monde du football comme sur la société française, irrigué par un attachement revendiqué aux valeurs chrétiennes.

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Olivier Giroud

F1 : Haas confirme l’arrivée de Rafael Câmara en 2027

16 octobre 2026 à 19:33

L’écurie américaine Haas F1 Team a officialisé l’arrivée de Rafael Câmara en Formule 1 pour la saison 2027. Le jeune Brésilien, membre de la filière de jeunes pilotes de Ferrari et leader du championnat de Formule 2, a signé un contrat pluriannuel. Il remplacera Esteban Ocon, qui quitte l’équipe à la fin de la saison 2026.  

Un parcours éclair et brillant, du karting à la Formule 1 

Né au Brésil en 2005, Rafael Câmara s’est construit une solide réputation dans les catégories de promotion. Son arrivée dans la filière de jeunes pilotes de la Scuderia Ferrari en 2021 constitue une étape décisive. Dès lors, sa progression prend une nouvelle dimension en 2024, lorsqu’il remporte le championnat d’Europe de Formule Régionale.

L’étape suivante est celle de la Formule 3, en 2025. Engagé chez Trident, Câmara réalise une saison remarquable et décroche le titre dès sa première année dans la discipline. Cette performance le place parmi les candidats naturels à une promotion en Formule 2 et renforce son statut au sein de l’académie Ferrari. 

En 2026, le Brésilien rejoint Invicta Racing pour ses débuts en Formule 2. Câmara parvient néanmoins à s’adapter rapidement. Au moment de l’annonce de son recrutement par Haas, il occupe la tête du classement avec 207 points, à deux manches de la fin de la saison. Il compte trois victoires en courses principales, obtenues en Espagne, en Belgique et en Azerbaïdjan, six podiums au total et cinq pole positions. Son avance sur son poursuivant, le pilote soutenu par Red Bull Nikola Tsolov, est de sept points. 

Une victoire lui permettrait de rejoindre le cercle des pilotes ayant remporté consécutivement les championnats de Formule 3 et de Formule 2, un parcours récemment emprunté par des pilotes comme Charles Leclerc et Oscar Piastri. Cela peut donner une belle carte de visite. 

Le Brésil revient

L’arrivée de Câmara chez Haas représente également une réussite pour la filière de formation de Ferrari. Câmara a d’ailleurs expliqué que son passage chez Ferrari lui avait permis de progresser non seulement en tant que pilote, mais aussi sur le plan personnel, notamment dans sa communication avec les équipes. Son intégration chez Haas constituera la prochaine étape de cette évolution. 

Avec cette promotion, Rafael Câmara devient l’un des nouveaux espoirs du sport automobile brésilien. Il rejoindra notamment Gabriel Bortoleto sur la grille de 2027, offrant au pays une nouvelle génération de pilotes à suivre. Deux pilotes auriverde, cela n’était plus arrivé depuis 2016 (avec Massa et Nasr). En ajoutant Colapinto pour l’Argentine et Checo Perez pour le Mexique, l’Amérique latine retrouve peu à peu sa place dans le peloton, après une période de vaches maigres. D’ailleurs, la promotion de Câmara répond aussi à un intérêt marketing et stratégique indéniable envers l’Amérique du Sud.

Le plus dur reste à faire : se mettre au niveau d’Ollie Bearman et faire son trou dans le milieu hyper exigeant de la F1, ce qu’une belle carte de visite en formules de promotion ne garantit pas automatiquement.

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Porsche 911 Targa GTS T-Hybrid : grand huit garantie !

14 octobre 2026 à 07:32

Essai de la nouvelle Porsche 911 Targa 4 GTS T-Hybrid (541 ch). Découvrez notre avis sur son moteur hybride innovant, son design et ses performances sur route.

Porsche 911 Targa GTS T-Hybrid : grand huit garantie ! est un article de Blog-Moteur, le blog des passionnés d'automobile !

Ligue 1 : la Direction de l’arbitrage admet une erreur de l’arbitre après la grave blessure du Lillois Tiago Santos, mais…

Dans son débrief hebdomadaire, la Direction de l’arbitrage juge que le Havrais Amir Richardson aurait dû écoper d’un simple carton jaune, mais certainement pas d’un rouge.

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Tiago Santos sera écarté des terrains pour de longs mois. 

La F1 officialise un grand prix au Rwanda à l’horizon 2030

13 octobre 2026 à 10:34

Lewis Hamilton doit être content. Lui qui milite depuis longtemps pour le retour de La Formule 1 sur le continent Africain voit son vœu bientôt exaucé :  la F1 vient de confirmer un accord “historique” de 10 ans pour ramener ce sport sur le continent africain, avec le Grand Prix d’Afrique de Formule 1, présenté par Visit Rwanda, attendu au calendrier pour le début des années 2030. 

Un circuit avec des collines autour ?

Cet accord à long terme prévoit une course sur un nouveau circuit construit à Bugesera.  Surprise, il ne s’agit pas d’un circuit urbain, mais d’un vrai circuit “en milieu naturel”, construit selon les normes FIA Grade 1 dans le cadre d’un projet de développement plus vaste, axé sur le sport, le tourisme, les infrastructures et le commerce, mené par le Rwanda Development Board. Un peu dans la même veine que le projet de Qiddiya.

Situé à environ 40 kilomètres au sud de la capitale Kigali, et adjacent au nouvel aéroport international de Kigali, le circuit doit “s’intégrer harmonieusement au paysage naturel, en utilisant les dénivelés de la région pour créer une expérience de course unique et stimulante tout en offrant des opportunités de visionnage exceptionnelles aux fans.” Le nouveau Charade ? 

La F1 émergente

Cette annonce confirme la stratégie de mondialisation menée par la F1 pour toucher de nouveaux publics. Après l’extension en Asie et Moyen-Orient, l’Afrique demeure la nouvelle terre de conquête. Le Rwanda s’éloigne des années sombres du génocide de 1994 et connaît une forte croissance (+9.5 % en 2025), en tous cas d’un point de vue statistique. C’est aussi un îlot de stabilité politique bienvenu, alors que d’autres parties du continent sont en proie à de graves troubles.  Le marché automobile est en plein essor, porté par une implantation massive des marques chinoises, qui représentent 70% des importations de véhicules.

Selon Stefano Domenicali, l’Afrique représente l’une des opportunités de croissance les plus prometteuses pour ce sport, avec « déjà plus de 100 millions de fans qui suivent la F1 sur le continent », et près de 60 % des fans sur les principaux marchés d’Afrique subsaharienne ayant moins de 35 ans. 

Le Rwanda ajoute donc la F1 à son plan de “soft power” basé sur les grands évènements sportifs. Le pays a déjà été l’hôte des Championnats du monde de cyclisme sur route UCI, le Trophée Challenge féminin de l’ICC, le Congrès de la FIFA 2023, la Ligue africaine de basketball, les Assemblées générales de la FIA 2024 et la cérémonie des prix de la FIA. 

Un contexte bien différent

La F1 avait déjà pris ses quartiers en Afrique entre la fin des années 60 et le milieu des années 80 en Afrique du Sud, sur le circuit de Kyalami, mais les polémiques avaient été nombreuses en raison du contexte de l’Apartheid. La course de 1985 avait même été boycottée par plusieurs sponsors et les écuries françaises, sur ordre venu d’en-haut (Renault et Ligier étaient liés au gouvernement).

La F1 fit un bref retour en 1992 et 1993, une fois la page de l’Apartheid tournée, mais la course n’avait pas pu se pérenniser. D’ailleurs, Kyalami est aussi sur les rangs et semble vouloir devancer le rival rwandais. Cela fait quelques années que l’on parle aussi d’un retour sur le célèbre tracé qui avait vu le triomphe d’Alain Prost en 1993, pour son retour avec Williams.  

Un autre grand prix menacé ?

L’autre question est : qui va céder sa place ? Le calendrier devant rester limité, à priori, à 24 courses, cela met en ballotage forcément une autre épreuve. L’Europe a été, en général, la grande perdante de ces dernières années (au revoir France, au revoir Allemagne, Barcelone et Spa en alternance) même si la dégradation de la situation géopolitique au Moyen-Orient peut lui permettre de récupérer la mise. N’oublions pas que d’autres pays frappent à la porte du calendrier, comme l’Argentine et la Corée. A moins que Liberty media ne fasse sauter le verrou…comme pour les sprints ! 

Quant à Lewis Hamilton, prolongera-t-il sa carrière au moins jusqu’en 2030, pour enfin courir sur le sol africain et exaucer son vœu ?

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