Meta Plans To Cut Around 10% of Employees In Reality Labs Division
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
![]()
![]()
Mise à jour au 12/02/2026 : l’imprimante Kobra 3 Combo multi filament est en promo à 259.39€ sur AliExpress depuis la boutique de la marque. Le stock est situé en Allemagne. Merci à Renaud pour l’info. Il est possible qu’elle s’affiche encore moins cher si vous êtes un nouveau client AliExpress.
Le marché de l’impression 3D s’est largement simplifié ces dernières années. Si certains ne jurent que par des modèles de dernière génération souvent assez chers, il est parfaitement possible de mener à bien des impressions 3D complexes avec des modèles abordables. Si cette Anycubic Kobra 3 Combo se tourne à son tour vers le multi filament, c’est évidemment pour faire comme les autres mais aussi et surtout pour attirer de nouveaux clients.
![]()
La plupart des grandes marques ont choisi de proposer cette option de gestion de multi filament. Prusa, BambuLab ou Creality pour n’en citer que quelques unes. Tous ces fabricants proposent ainsi un produit indisponible sur l’entrée de gamme et peuvent donner envie d’investir à nouveau dans une imprimante 3D. Cela fait partie des stratégies classiques du marché. Il y a quelques années cela a été l’apparition du nivellement automatique des machines avant qu’il ne soit repris par la majorité des marques. Puis on a eu droit à l’augmentation de vitesse, aux extrudeurs haut de gamme, aux buses Tri-Métal, à l’apparition de solutions basées sur des logiciels plus aboutis comme Klipper.
Kobra 3 Combo
Cette évolution qui débouche aujourd’hui vers des produits comme cette Anycubic Kobra 3 Combo, je ne m’en plains évidemment pas. C’est très bénéfique pour tout le marché de l’impression 3D comme pour les utilisateurs. Il n’est plus possible de commercialiser une imprimante même entrée de gamme avec des composants qui ne proposeraient pas un service minimum largement supérieur à ce que proposaient les mêmes modèles il y a quelques années en arrière.
![]()
L’arrivée du multi filament, comme des modèles fermés, va permettre de se distinguer plus sûrement des modèles entrée de gamme. Ces options sont fort visibles et coutent logiquement plus cher à produire. Cela permet de maintenir une marge correcte et totalement justifiée pour les marques alors qu’il est difficile de lutter avec les solutions entrée de gamme régulièrement proposées.
![]()
La Kobra 3 Combo propose donc un boitier externe de gestion de plusieurs filament pour un volume d’impression très confortable de 250 x 250 mm de côté et 260 mm de hauteur. La vitesse théorique maximale est de 600 mm/s, ce qui est également une évolution majeure pour la marque puisque la Kobra 2 restait « coincée » à 250 mm/s. Le nivellement automatique de l’imprimante évolue vers une gestion par LeviQ 3.0 afin de ne pas perdre régulièrement quelques minutes pour recalibrer l’ensemble.
Anycubic propose également un changement de buse facilité et sans outils et une température de chauffe pouvant atteindre 300°C. Les matériaux exploitables sont variés : PLA, PETG, ABS, ASA, PET, PA, PC, PP et HIPS. On retrouve évidemment les fonctions « classiques » de reprise après coupure de courant ou de détection de fin de filament sont présentes. Le reste est toujours là avec un écran 4.3″ tactile, un réglage facile de la tension de courroie XY et une impression à la fois silencieuse dans les mouvements de déplacement et une compensation des vibrations provoquées par l’imprimante elle-même.
![]()
Mais la pièce maitresse de cette offre est sans conteste l’arrivée de l’équipement multi filaments Anycubic ACE Pro. Ce dernier pourra embarquer de une à quatre bobines différentes et offrira une fonction de « séchage » des filaments. De manière à ne pas avoir de soucis de qualité lié à des matériaux trop humides. Anycubic propose une identification des bobines automatisée si vous employez des matériaux de sa marque. Chaque bobine propose une petite puce RFID qui dira à l’accessoire de quelle couleur il s’agit et réglera les températures conseillées.
Il est néanmoins tout à fait possible d’employer n’importe quel type de filament compatible en indiquant pour chacun de quatre emplacements les caractéristiques du matériau employé. A noter que ce boitier peut être doublé pour profiter de 8 filaments distincts et que Anycubic propose évidemment un outil de gestion pour imprimer avec différents matériaux. Il est par ailleurs possible de positionner plusieurs fois le même matériau pour imprimer en continu d’une bobine de filament à une autre.
![]()
L’imprimante « Kobra 3 Combo » comprenant le boitier multi filament Anycubic ACE Pro et l’imprimante Anycubic Kobra 3 est en ce moment vendue 349€ chez le fabricant.
![]()
Son tarif tombe à 299€ chez Geekbuyiing depuis un entrepôt Polonais. Un excellent prix puisque la même imprimante était en promo à 349€ en début d’année.
Anycubic Kobra 3 Combo : L’impression multi filament à 259€ ! © MiniMachines.net. 2025
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
Read more of this story at Slashdot.
Alors que l'on avait vu que la firme préparait une carte mère mini-ITX architecturée autour de l'APU Ryzen Ai Max+ 395, c'était sans compter sur deux autres modèles cette fois micro-ATX, et qui rejaillissent des ténèbres du web aujourd'hui. Tweakers rapporte, clichés à l'appui, que Minisforum a sa B...
Read more of this story at Slashdot.
![]()
Le Lenovo Yoga Mini i est une vraie minimachine, un boitier de 13 cm de diamètre et 4.86 cm d’épaisseur qui est pensé pour rester exposé sur un bureau. Avec un format de 0.65 litre et un poids de 600 grammes, c’est un engin que l’on pourra facilement déplacer de pièce en pièce.
![]()
La forme circulaire de ce Lenovo Yoga Mini i est évidemment originale. On a connu des TVBox de ce format, mais les fabricants de PC ont jusque là évité d’embarquer leurs, composants dans ce type de gabarit. Il faut dire que c’est probablement le moins simple à prendre en charge avec des composants classiques.
A l’intérieur du Yoga Mini i, on retrouvera des puces Intel Panther Lake pouvant aller jusqu’au Core Ultra X7 358H. Une puce mobile très compétente avec 16 cœurs et un circuit Intel Arc N390. Pour que l’intégration soit plus simple, Lenovo ajoutera jusqu’à 32 Go de mémoire vive en LPDDR5x-8533 directement soudée sur la carte mère ainsi qu’un SSD M.2 de 2 To au format NVMe.
![]()
Le boîtier en aluminium cache quelques bonnes idées au-delà de son format. Construit en aluminium, il semble pourtant proposer un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 pour des débits rapides sans fil tout en ajoutant une fonction originale. Le MiniPC peut en effet proposer une fonction de réveil lorsqu’il détectera des perturbations dans le signal Wi-Fi qui l’entoure. L’utilisateur pourra donc retrouver un MiniPC qui sortira de sa veille lorsque vous rentrerez dans une pièce par exemple. Je trouve l’idée un peu étrange d’avoir un PC qui s’allume dès que quelqu’un s’approche. Mais on pourra sans doute désactiver cette fonction dans un usage personnel. Pour un usage pro, avec une machine en libre accès, cela peut avoir du sens.
On retrouvera également un jeu de lumières RGB, en bas du boitier, dont l’unique but sera de vous alerter de différents états de votre système. Les lumières s’activeront par exemple quand vous recevrez un nouvel email. La lumière pourra éventuellement changer pour signaler la mise en veille de l’appareil. Enfin, l’utilisateur pourra interagir avec une IA ou passer des appels directement avec le Lenovo Yoga Mini i qui embarque une paire de micros et un haut-parleur. L’ajout d’une webcam offrant l’image au reste du dispositif.
![]()
La connectique est assez complète, on retrouve pour commencer un lecteur d’empreintes digitales intégré dans le bouton de démarrage. On liste également deux ports Thunderbolt 4 et un USB 3.2 Gen 2 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. L’alimentation se fera via le port USB Type-C dédié depuis un bloc secteur en 65 ou 100 Watts suivant la configuration retenue.
La disponibilité n’est pas pour maintenant avec un calendrier estimant les premiers Yoga Mini i en magasin en juin prochain. Le prix de base est à prendre avec des pincettes au vu du contexte actuel mais Lenovo évoque un ticket d’entrée autour des 700$… HT.
Lenovo Yoga Mini i : La panthère va tourner rond © MiniMachines.net. 2025
Le géant de la pub en ligne va lancer son tunnel d’achat géré par des agents IA, ainsi qu’un protocole ouvert de commerce agentique permettant à tout un chacun de l’intégrer ou de créer son tunnel.
Google est encore la première agence de publicité en ligne. Et, alors que s’ouvre la course à l’utilisation marchande de l’IA générative, l’entreprise de Sundar Pichai veut le rester et profiter de la vibe qui entoure son modèle Gemini actuellement.
Amazon s’est récemment fait pincer à laisser son IA revendre des produits sans le consentement de leurs vendeurs, OpenAI cherche à intégrer des publicités dans ChatGPT et Microsoft intègre des fonctions de paiement et d’achat directement dans Copilot.
Google, lui, met en place un protocole ouvert (Universal Commerce Protocol, UCP) pour l’intégration de publicités personnalisées dans l’e-commerce piloté par les agents IA, qu’il a bien évidemment déjà intégré dans ses propres produits.

« En établissant un langage commun et des fonctions primaires, l’UCP permet des parcours commerciaux fluides entre les interfaces consommateurs, les entreprises et les prestataires de paiement », vante Google dans le billet qui lui est consacré.
Il précise aux développeurs que « UCP est un standard open source en constante évolution, conçu pour être piloté par la communauté », aux plateformes d’IA qu’elles peuvent facilement intégrer le shopping à leurs agents avec UCP, et aux prestataires de paiement que le protocole est ouvert et pensé pour être interopérable. Et pour les consommateurs, « il élimine les frictions entre la découverte du produit et la décision d’achat », selon Google.
Bref, l’UCP met en place une façon standard de communiquer entre agents IA, plateformes marchandes et prestataires de paiement tout en étant compatible avec les protocoles existants comme Agent2Agent (A2A), Agent Payments Protocol (AP2) et Model Context Protocol (MCP).

Évidemment, Google ne propose pas ce fonctionnement sans l’avoir déjà intégré dans ses propres outils, se donnant une longueur d’avance. Ainsi l’entreprise explique qu’elle va bientôt proposer « une nouvelle fonctionnalité de paiement sur les fiches produits Google éligibles en mode IA dans la recherche et l’application Gemini, permettant aux acheteurs de passer commande auprès de détaillants américains éligibles dès qu’ils effectuent une recherche sur Google ».
Et de mettre en place son propre tunnel d’achat en s’appuyant sur Google Pay et les informations de paiement et de livraison enregistrées dans Google Wallet, avec un peu plus tard la possibilité de payer via PayPal. Elle annonce être déjà en train de penser à des services connexes comme la découverte de produits similaires ou la mise en place de systèmes de fidélité d’achat et des expériences de shopping personnalisées.
Google en profite aussi pour créer « Business Agent », qui pourrait rapidement remplacer les chatbots des sites de vente puisque l’entreprise présente cette fonctionnalité comme « un nouveau moyen pour les acheteurs de discuter avec les marques, directement dans le moteur de recherche ». Les vendeurs n’auraient plus qu’à choisir la couleur de leur marque, des messages de bienvenue différents et des prompts de début de conversation pour lancer leur robot vendeur.
Le leader de la publicité numérique n’oublie pas de proposer de nouvelles façons de faire de la pub dans ses IA avec la possibilité de proposer des « offres directes » aux acheteurs, comme par exemple des promos spéciales.
La méthode d’introduction du standard UCP n’est pas sans rappeler la manière de faire de l’entreprise à d’autres moments, comme par exemple avec l’AMP : proposer un protocole ouvert pour que chaque acteur du marché fournisse ses propres données au format qui arrange le géant du numérique.
Google a regroupé d’autres acteurs du commerce en ligne pour soutenir ce protocole. Ainsi, on peut retrouver Shopify, Etsy, Wayfair ou Zalando côté commerce en ligne pur, MasterCard, Stripe ou Paypal pour les prestataires de paiement, et Walmart ou Carrefour pour les grandes marques de la distribution.
Rappelons que Google a écopé rien qu’au dernier trimestre 2025 d’une amende de 2,95 milliards d’euros par la Commission européenne pour avoir enfreint les règles de la concurrence dans le domaine de la publicité et d’une autre amende de 572 millions d’euros par l’Allemagne. Elle a aussi été reconnue coupable d’abuser de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne, même si celle-ci ne l’a finalement pas obligée à se séparer de Chrome, ni d’Android.
Dans un récent rapport, la Cour des comptes salue les gains financiers obtenus par France Travail grâce à divers déploiements d’IA, mais lui intime de mieux analyser les impacts potentiels de ses outils.
L’intelligence artificielle chez France Travail ? Utile, mais peut mieux faire, estime la Cour des Comptes. Après avoir détaillé les effets du recours à l’IA au ministère de l’Économie et des Finances, l’institution se penche dans un récent rapport sur le déploiement de divers cas d’usages d’intelligence artificielle au sein de l’un des plus gros opérateurs publics.
Et conclut sur des « gains d’efficience pour les conseillers, ainsi qu’une réduction des coûts grâce à une meilleure performance des solutions numériques ou l’abandon de solutions technologiques devenues inutiles ». L’institution relève néanmoins des « lacunes importantes », en particulier du côté de la protection des données – un constat que viennent renforcer les multiples fuites de données relevées ces derniers mois.
Au long des 124 pages, les Sages se penchent sur les 27 cas d’usage déployés et utilisés à grande échelle en date d’avril 2025. Et de constater que si de premiers tests isolés ont été lancés dès le milieu de la décennie 2010, c’est à partir de 2019 que le déploiement de ces technologies a réellement pris son essor, par l’intermédiaire de deux programmes, Intelligence emploi, qui a couru de 2019 à 2022, puis de son successeur Data IA, engagé depuis 2024. Dans les deux cas, l’objectif était de mettre au point des outils permettant d’ « améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises, d’une part », et de « générer des gains d’efficience (…) d’autre part ».
Objectif rempli pour une partie seulement des expérimentations. Certains, comme les outils d’analyses automatique de CV ou d’identification d’offres illégales, fonctionnent bien, une dizaine d’autres ont été abandonnés – sachant que l’essentiel des tests menés visaient à équiper les conseillers. Les résultats de Match FT, un outil d’appairage entre un employeur et un potentiel employé, et Chat FT, un chatbot, sont plus spécifiquement salués dans le rapport.
Au global, la Cour des Comptes relève des gains d’efficience « légèrement supérieurs aux coûts de développement », et ce notamment grâce à des « gains d’équivalent temps plein » qui, depuis 2017, ont permis d’équilibrer les coûts. Au total, l’institution calcule que France Travail a gagné 120 millions d’euros en cumulé grâce aux différents projets déployés sur la période 2017 - 2025, « sous des hypothèses favorables ». Pour comparaison, l’entité a investi 108 millions d’euros.
La Cour des Comptes relève par ailleurs que « les effets de l’IA générative sur la transformation des métiers sont ambivalents », avec une partie des métiers qui peut être automatisée, et une autre « augmentée, c’est-à-dire accélérée, rendue plus rapide ou précise » par le recours à des outils d’IA.
Les effets du déploiement de ces technologies sur les conditions de travail des agents n’ont, en revanche, pas encore été évalués, mais la Cour rappelle les résultats de travaux de l’OCDE, selon lesquels l’IA peut se substituer aux agents sur certaines tâches, leur faire gagner du temps, ou créer de nouvelles tâches (à commencer par celle de produire le bon prompt, la bonne requête pour se saisir des outils d’IA générative).
Quoique « relatif », un dialogue social a été implémenté dès 2019 et se renforce depuis 2023 et l’arrivée de l’IA générative. Si le CSE central a pu refuser d’être représenté dans le comité opérationnel du pilotage de l’IA proposé en 2021, il a exprimé récemment un besoin croissant d’information et de suivi du déploiement des divers outils d’IA.
Du côté des données utilisées, au premier chef les données personnelles de candidats et les données relatives aux entreprises partenaires, la Cour des Comptes estime que le cadre normatif de France Travail reste insuffisant. Elle regrette notamment la « quasi-absence d’analyse d’impact sur la protection des données », quand bien même celles-ci découlent du règlement général sur la protection des données (RGPD) et permettent de limiter les risques de biais discriminatoires ou la production de contenu erroné par les machines.
« En l’état, il n’est pas possible d’assurer que les systèmes d’intelligence artificielle de France Travail offrent des garanties suffisantes en matière de protection des données à caractère personnel ni que les spécificités des outils utilisant notamment l’IA générative en termes de sécurité et de minimisation sont prises en compte », pointe le rapport, qui regrette le « retard important » pris par France Travail dans son application des obligations du RGPD.
Non contente d’appeler l’institution à se mettre en règle en initiant un examen de conformité approfondi, la Cour intime aussi à France Travail d’améliorer l’encadrement éthique de ses outils d’IA et de veiller à la transparence des analyses réalisées sur ces objets techniques. Elle s’inquiète aussi d’un manque de préparation de l’institution à l’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA.
De son côté, France Travail indique respecter les premières obligations de l’AI Act et être prête à se conformer aux étapes suivantes. L’entité a opéré une restructuration interne courant 2025. Elle a donné naissance à une nouvelle direction générale de la Gouvernance, Responsabilité et Sécurité, qui intègre une direction de la protection des données personnelles et de la conformité des SI en charge, précisément, de la conformité aux textes européens.
Le géant de la pub en ligne va lancer son tunnel d’achat géré par des agents IA, ainsi qu’un protocole ouvert de commerce agentique permettant à tout un chacun de l’intégrer ou de créer son tunnel.
Google est encore la première agence de publicité en ligne. Et, alors que s’ouvre la course à l’utilisation marchande de l’IA générative, l’entreprise de Sundar Pichai veut le rester et profiter de la vibe qui entoure son modèle Gemini actuellement.
Amazon s’est récemment fait pincer à laisser son IA revendre des produits sans le consentement de leurs vendeurs, OpenAI cherche à intégrer des publicités dans ChatGPT et Microsoft intègre des fonctions de paiement et d’achat directement dans Copilot.
Google, lui, met en place un protocole ouvert (Universal Commerce Protocol, UCP) pour l’intégration de publicités personnalisées dans l’e-commerce piloté par les agents IA, qu’il a bien évidemment déjà intégré dans ses propres produits.

« En établissant un langage commun et des fonctions primaires, l’UCP permet des parcours commerciaux fluides entre les interfaces consommateurs, les entreprises et les prestataires de paiement », vante Google dans le billet qui lui est consacré.
Il précise aux développeurs que « UCP est un standard open source en constante évolution, conçu pour être piloté par la communauté », aux plateformes d’IA qu’elles peuvent facilement intégrer le shopping à leurs agents avec UCP, et aux prestataires de paiement que le protocole est ouvert et pensé pour être interopérable. Et pour les consommateurs, « il élimine les frictions entre la découverte du produit et la décision d’achat », selon Google.
Bref, l’UCP met en place une façon standard de communiquer entre agents IA, plateformes marchandes et prestataires de paiement tout en étant compatible avec les protocoles existants comme Agent2Agent (A2A), Agent Payments Protocol (AP2) et Model Context Protocol (MCP).

Évidemment, Google ne propose pas ce fonctionnement sans l’avoir déjà intégré dans ses propres outils, se donnant une longueur d’avance. Ainsi l’entreprise explique qu’elle va bientôt proposer « une nouvelle fonctionnalité de paiement sur les fiches produits Google éligibles en mode IA dans la recherche et l’application Gemini, permettant aux acheteurs de passer commande auprès de détaillants américains éligibles dès qu’ils effectuent une recherche sur Google ».
Et de mettre en place son propre tunnel d’achat en s’appuyant sur Google Pay et les informations de paiement et de livraison enregistrées dans Google Wallet, avec un peu plus tard la possibilité de payer via PayPal. Elle annonce être déjà en train de penser à des services connexes comme la découverte de produits similaires ou la mise en place de systèmes de fidélité d’achat et des expériences de shopping personnalisées.
Google en profite aussi pour créer « Business Agent », qui pourrait rapidement remplacer les chatbots des sites de vente puisque l’entreprise présente cette fonctionnalité comme « un nouveau moyen pour les acheteurs de discuter avec les marques, directement dans le moteur de recherche ». Les vendeurs n’auraient plus qu’à choisir la couleur de leur marque, des messages de bienvenue différents et des prompts de début de conversation pour lancer leur robot vendeur.
Le leader de la publicité numérique n’oublie pas de proposer de nouvelles façons de faire de la pub dans ses IA avec la possibilité de proposer des « offres directes » aux acheteurs, comme par exemple des promos spéciales.
La méthode d’introduction du standard UCP n’est pas sans rappeler la manière de faire de l’entreprise à d’autres moments, comme par exemple avec l’AMP : proposer un protocole ouvert pour que chaque acteur du marché fournisse ses propres données au format qui arrange le géant du numérique.
Google a regroupé d’autres acteurs du commerce en ligne pour soutenir ce protocole. Ainsi, on peut retrouver Shopify, Etsy, Wayfair ou Zalando côté commerce en ligne pur, MasterCard, Stripe ou Paypal pour les prestataires de paiement, et Walmart ou Carrefour pour les grandes marques de la distribution.
Rappelons que Google a écopé rien qu’au dernier trimestre 2025 d’une amende de 2,95 milliards d’euros par la Commission européenne pour avoir enfreint les règles de la concurrence dans le domaine de la publicité et d’une autre amende de 572 millions d’euros par l’Allemagne. Elle a aussi été reconnue coupable d’abuser de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne, même si celle-ci ne l’a finalement pas obligée à se séparer de Chrome, ni d’Android.
Dans un récent rapport, la Cour des comptes salue les gains financiers obtenus par France Travail grâce à divers déploiements d’IA, mais lui intime de mieux analyser les impacts potentiels de ses outils.
L’intelligence artificielle chez France Travail ? Utile, mais peut mieux faire, estime la Cour des Comptes. Après avoir détaillé les effets du recours à l’IA au ministère de l’Économie et des Finances, l’institution se penche dans un récent rapport sur le déploiement de divers cas d’usages d’intelligence artificielle au sein de l’un des plus gros opérateurs publics.
Et conclut sur des « gains d’efficience pour les conseillers, ainsi qu’une réduction des coûts grâce à une meilleure performance des solutions numériques ou l’abandon de solutions technologiques devenues inutiles ». L’institution relève néanmoins des « lacunes importantes », en particulier du côté de la protection des données – un constat que viennent renforcer les multiples fuites de données relevées ces derniers mois.
Au long des 124 pages, les Sages se penchent sur les 27 cas d’usage déployés et utilisés à grande échelle en date d’avril 2025. Et de constater que si de premiers tests isolés ont été lancés dès le milieu de la décennie 2010, c’est à partir de 2019 que le déploiement de ces technologies a réellement pris son essor, par l’intermédiaire de deux programmes, Intelligence emploi, qui a couru de 2019 à 2022, puis de son successeur Data IA, engagé depuis 2024. Dans les deux cas, l’objectif était de mettre au point des outils permettant d’ « améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises, d’une part », et de « générer des gains d’efficience (…) d’autre part ».
Objectif rempli pour une partie seulement des expérimentations. Certains, comme les outils d’analyses automatique de CV ou d’identification d’offres illégales, fonctionnent bien, une dizaine d’autres ont été abandonnés – sachant que l’essentiel des tests menés visaient à équiper les conseillers. Les résultats de Match FT, un outil d’appairage entre un employeur et un potentiel employé, et Chat FT, un chatbot, sont plus spécifiquement salués dans le rapport.
Au global, la Cour des Comptes relève des gains d’efficience « légèrement supérieurs aux coûts de développement », et ce notamment grâce à des « gains d’équivalent temps plein » qui, depuis 2017, ont permis d’équilibrer les coûts. Au total, l’institution calcule que France Travail a gagné 120 millions d’euros en cumulé grâce aux différents projets déployés sur la période 2017 - 2025, « sous des hypothèses favorables ». Pour comparaison, l’entité a investi 108 millions d’euros.
La Cour des Comptes relève par ailleurs que « les effets de l’IA générative sur la transformation des métiers sont ambivalents », avec une partie des métiers qui peut être automatisée, et une autre « augmentée, c’est-à-dire accélérée, rendue plus rapide ou précise » par le recours à des outils d’IA.
Les effets du déploiement de ces technologies sur les conditions de travail des agents n’ont, en revanche, pas encore été évalués, mais la Cour rappelle les résultats de travaux de l’OCDE, selon lesquels l’IA peut se substituer aux agents sur certaines tâches, leur faire gagner du temps, ou créer de nouvelles tâches (à commencer par celle de produire le bon prompt, la bonne requête pour se saisir des outils d’IA générative).
Quoique « relatif », un dialogue social a été implémenté dès 2019 et se renforce depuis 2023 et l’arrivée de l’IA générative. Si le CSE central a pu refuser d’être représenté dans le comité opérationnel du pilotage de l’IA proposé en 2021, il a exprimé récemment un besoin croissant d’information et de suivi du déploiement des divers outils d’IA.
Du côté des données utilisées, au premier chef les données personnelles de candidats et les données relatives aux entreprises partenaires, la Cour des Comptes estime que le cadre normatif de France Travail reste insuffisant. Elle regrette notamment la « quasi-absence d’analyse d’impact sur la protection des données », quand bien même celles-ci découlent du règlement général sur la protection des données (RGPD) et permettent de limiter les risques de biais discriminatoires ou la production de contenu erroné par les machines.
« En l’état, il n’est pas possible d’assurer que les systèmes d’intelligence artificielle de France Travail offrent des garanties suffisantes en matière de protection des données à caractère personnel ni que les spécificités des outils utilisant notamment l’IA générative en termes de sécurité et de minimisation sont prises en compte », pointe le rapport, qui regrette le « retard important » pris par France Travail dans son application des obligations du RGPD.
Non contente d’appeler l’institution à se mettre en règle en initiant un examen de conformité approfondi, la Cour intime aussi à France Travail d’améliorer l’encadrement éthique de ses outils d’IA et de veiller à la transparence des analyses réalisées sur ces objets techniques. Elle s’inquiète aussi d’un manque de préparation de l’institution à l’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA.
De son côté, France Travail indique respecter les premières obligations de l’AI Act et être prête à se conformer aux étapes suivantes. L’entité a opéré une restructuration interne courant 2025. Elle a donné naissance à une nouvelle direction générale de la Gouvernance, Responsabilité et Sécurité, qui intègre une direction de la protection des données personnelles et de la conformité des SI en charge, précisément, de la conformité aux textes européens.
Read more of this story at Slashdot.