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Reçu — 1 juillet 2026 Actualités numériques

xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau

1 juillet 2026 à 16:14

La xTool Omni Printer est un joli bébé, certes un poil plus grand qu’une imprimante jet d’encre classique, mais aux possibilités infiniment plus nombreuses. Cette solution est ce qu’on appelle une imprimante UV. Un système qui polymérise avec de la lumière ultraviolette une sorte de vernis qui vient durcir en surface de ce que vous imprimez.

xTool Omni Printer

xTool Omni Printer

Cette technologie n’est pas nouvelle, mais si vous avez déjà vu des machines capables de ce genre de chose, vous savez qu’elles ont plus la taille d’un grand bureau que celle d’un engin qu’on pose par-dessus. Dire qu’il s’agit d’une minimachine peut donc sembler paradoxal puisque l’objet fait tout de même un joli volume… mais comparé à celui d’une professionnelle, c’est vraiment un engin des plus réduits.

La xTool Omni Printer est proposée avec plusieurs options. Un modèle simple tête pour imprimer sur des surfaces rigides, un second avec deux têtes d’impression et  plus de possibilités de matériaux, dont des éléments flexibles comme la toile ou le cuir. Et un troisième avec une fonctionnalité spécifique pour l’impression en transfert grâce à des encres spécifiques.

L’impression UV standard offre déjà de nombreuses possibilités. Suivant les accessoires choisis, vous pourrez imprimer sur des objets cylindriques et dans tous les cas vos modèles pourront être déployés en relief. C’est un des principaux intérêts de cette technologie avec le fait que la surface est vernie par un polymère en fin de traitement. La technologie est simple, chaque couche d’encre est liée à ce polymère qui réagit aux UV.

Une fois que l’encre est projetée, la lumière la fige en épaisseur, ce qui permet d’abord d’offrir une adhérence parfaite même sur des matériaux non poreux. Cela offre ensuite la possibilité d’imprimer à nouveau par-dessus ce premier relief. On peut ainsi donner une épaisseur de plusieurs millimètres, de la forme que l’on veut, à ce que l’on imprime. Cela va de lettres en relief à la forme d’un coup de pinceau sur un tableau en passant par des effets originaux.

Le modèle double tête propose d’embarquer des encres pour tissus en plus des encres classiques. La xTool Omni Printer offre lors la possibilité d’imprimer véritablement sur mesure. Coton, Polyester, cuir, toile rigides et autres matériaux souples, les encres pénètrent en profondeur et résistent aussi bien au froissement qu’au lavages.

La dernière technique accessible est celle du transfert DTF. Il s’agit d’imprimer sur un vinyle avec une base spéciale qui va offrir la possibilité de positionner ce film sur un autre objet pour y déplacer l’impression. Il est ainsi possible de décorer les formes les plus variées. Cette technologie peut s’imprimer sur des rouleaux que l’on découpera suivant ses besoins. Il est ainsi possible de créer des « stickers » dont l’image sera réellement déposée sur l’objet a imprimer.

xTool Omni Printer

xTool Omni Printer

Toutes ces fonctionnalités offrent également des possibilités originales comme des effets lenticulaires : ces fameuses cartes avec deux images imprimées sur les deux faces d’un même relief et qui semblent s’animer suivant l’angle de vision. La possibilité d’ajouter des encres phosphorescentes, des finitions métalliques et d’imprimer sur des mugs offre encore plus d’usages à la xTool Omni Printer.

La xTool Omni Printer facilite la vie de l’utilisateur au maximum

Pour faciliter l’usage de la machine, un système de caméra est embarqué. Celle-ci va « voir » la surface de travail et vous la retransmettre sur votre logiciel de préparation. Vous n’aurez plus qu’à déposer l’image à imprimer avec ses caractéristiques pour que l’imprimante fasse le reste. Quant au relief éventuel des objets, un système de détection de la hauteur par laser permet de cartographier automatiquement les endroits inaccessibles.

Cette solution xTool Omni Printer est d’abord un outil semi-professionnel. Si elle facilite énormément l’usage de ce type de solution, cela n’en reste pas moins un engin avec un objectif de production. Il ne sera pas possible d’amortir un objet de ce type uniquement pour une fabrication uniquement personnelle. L’idée est par contre très intéressante pour un pro ou dans l’optique de proposer des services.

Créer par exemple des badges originaux pour un salon, vendre des T-shirts sur mesure en série limitée, signer des objets ou plus prosaïquement ajouter un service de personnalisation à des produits que l’on commercialise. Pour une entreprise qui n’a pas vocation première de proposer des services d’impression mais qui offre des prestations évènementielles, cette machine peut permettre d’améliorer son offre ou de la préciser. Le fait qu’elle n’occupe pas trop de place, qu’elle ne demande pas de compétences particulières et que son système d’autonettoyage facilite son entretien permettra de l’employer facilement.

Reste évidemment que ce genre de joujou a un coût ! Les prix de lancement sont importants par rapport à une imprimante jet d’encre traditionnelle et c’est évidemment assez logique. Comptez 1549€ pour le modèle de base et entre 2499 et 2549€ pour les versions les plus évoluées. Ces prix ne s’obtiennent qu’en versant un acompte remboursable de 50€. Acompte qui se finalisera en août avec l’expédition prévue des machines. Acompte qui peut être remboursé si vous changez d’avis entre-temps.

A noter également le prix des encres qui profite d’une remise pour le lancement mais qui a un certain coût à la fabrication. Comme toutes les solutions de ce gabarit, la xTool Omni Printer n’acceptera pas les encres « noname » pas plus que les matériaux tiers. Il faudra passer par la marque pour faire le plein. C’est un autre élément à bien garder en tête avant de se lancer. Encore une fois, ce type de machine n’est pas fait pour n’être utilisé que deux ou trois fois avant d’être rangé dans un placard. C’est un outil dans lequel investir quand on a vraiment une idée en tête.

Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir la machine sur cette page. J’avoue que j’adorerais tester ce genre de joujou, cela ferait un bon complément à une graveuse laser

Caractéristique Édition UV + DT Fabric Édition UV à double tête Édition UV simple
Idéal pour Les créateurs ayant des besoins d’impression sur vêtements et sur supports rigides Les créateurs axés sur les applications UV avancées et les effets néon exclusifs Les makers débutants pour la personnalisation de matériaux rigides
Zone de travail Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Plateau DTG : 300 × 390 mm
Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Tête d’impression Epson F1080 ×2 Epson F1080 ×2 Epson F1080
Résolution d’impression 720 × 1440 dpi 720 × 1440 dpi 720 × 1440 dpi
Canaux d’encre Mode UV : CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV)
Mode DT Fabric : CMJN + Double Blanc (CMYKWW)
CMJN + Blanc + Vernis + encres spéciales (Blanc rigide, Blanc flexible, Rouge fluorescent, Jaune fluorescent) CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV)
Capacité d’encre Encre standard : 125 ml
Encre blanche haute capacité : 290 ml
Encre standard : 125 ml
Encre blanche haute capacité : 290 ml
Encre standard : 125 ml
Matériaux compatibles Rigides et tissus : acrylique, bois, métal, coton, polyester, etc. Rigides et flexibles : acrylique, cuir, bois, toile, etc. Supports rigides : acrylique, bois, métal, verre, céramique, etc.
Hauteur d’impression en relief 7 mm 7 mm 7 mm
Résolution du système de vision 1440 × 1200 dpi 1440 × 1200 dpi 1440 × 1200 dpi
Précision de positionnement ±0,2 mm ±0,2 mm ±0,2 mm
Sécurité et certifications Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Certifié OEKO-TEX
Encre textile DT
Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Entretien automatisé Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Logiciels compatibles macOS, Windows macOS, Windows macOS, Windows
Gestion à distance Nettoyage et contrôle à distance via l’application Nettoyage et contrôle à distance via l’application Nettoyage et contrôle à distance via l’application

xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau © MiniMachines.net. 2026

GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme

1 juillet 2026 à 09:46

Le GPD Win Max 3 est annoncé. Cet engin très particulier proposera deux puces AMD Strix Halo entourées de beaucoup de mémoire vive et de stockage dans un châssis qui a fait un énorme compromis technique.

Le GPD Win Max 2

Le GPD Win Max 2

Le GPD Win Max 3 descend d’une lignée de minimachines portables assez intéressantes. Son prédécesseur, le GPD Win Max 2 lancé en décembre 2024 proposait déjà la même approche. Réunir dans un châssis compact un clavier, un dispositif de jeu avec joystick, boutons et gâchettes pour proposer un niveau de performances suffisant pour jouer en mobilité grâce à un processeur AMD « Strix Point ». Le Ryzen AI 9 HX 370 et son circuit Radeon 890M entouré de 64 Go de mémoire vive.

Dans la logique classique des constructeurs de PC, le nouveau GPD Win Max 3 se devait donc d’être plus performant. Il a donc recours aux puces Strix Halo qu’il entourera de 32 à 128 Go de mémoire vive… La première version sera équipée d’un Ryzen AI Max+ 388 et la seconde d’un Ryzen AI Max+ 395… Des puces très performantes mais également hors de prix et très gourmandes en énergie.

Un choix qui a mené à des aménagements très particuliers pour un engin dont la volonté première est d’être très portable. Le châssis baisse en largeur depuis le Win Max 2. Il faut dire que l’écran diminue de diagonale. On passe d’un 10.1 pouces en 2560 x 1600 pixels 60 Hz à un 9.06 pouces en 2400 x 1504 pixels 165 Hz AMOLED.  La luminosité explose avec une évolution de 400 à 650 nits. Cela affecte la taille de l’engin qui mesurait 22.7 cm de large pour 16 cm de profondeur et 2.3 cm d’épaisseur à un nouveau GPD Win Max 3 qui ne fait plus que 20.7 cm de large pour 14.7 cm de profondeur et 3.4 cm d’épaisseur… 

Un GPD Win Max 3 plus lourd et plus imposant malgré une dalle plus petite

Mais ces mesures sont assez trompeuses car elles ne concernent que l’objet sans sa batterie… Si on ajoute celle-ci, amovible, au dispositif. On passe à 20.7 cm de large pour 18 cm de profondeur et toujours la même profondeur. Ce qui rend le netbook plus profond et plus épais que son prédécesseur pour un écran plus faible. Un choix étrange qui s’explique probablement par la gourmandise des processeurs embarqués. La puce AMD Strix Point du GPD Win Max 2 tournait entre 15 et 35 Watts de TDP tandis que les puces Strix Halo du GPD Win Max 3 fonctionnent de 45 à 110 watts de TDP. Outre la chaleur qu’il faut dissiper, les puces consomment beaucoup plus d’énergie pour fonctionner. Et cela d’autant plus sur une machine a priori dédiée au jeu. Il sera donc possible pour le client d’ajouter une batterie supplémentaire dans son bagage pour augmenter son autonomie… Mais cela voudra dire également augmenter le poids de l’ensemble. L’engin pèse 815 grammes sans sa batterie mais 1.22 Kg avec. L’ancien modèle culminait à tout juste 1 Kg.

Pire, pour compenser la chaleur dégagée par les puces Strix Halo, le GPD Win Max 3 a également externalisé une part de sa ventilation. Un module embarquant un système de refroidissement secondaire sera proposé, il pèse à lui seul 180 grammes. Au total donc, l’engin de base avec une batterie, une seconde batterie dans son sac et le module indispensable pour jouer, pèse en tout 1.8 Kg au fond d’un bagage. Je ne compte pas le poids du chargeur 100 W Power Delivery.

GPD Win Max 3

GPD Win Max 3

Pour le reste, on retrouve une excellente connectique avec un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-C, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un jack audio 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 sera également présent ainsi qu’une webcam 5 mégapixels et des enceintes stéréo. Pas mal pour un si petit engin…

Mais cette volonté d’aller toujours plus loin en performances est mortifère pour le GPD Win Max 3. Les puces comme cet AMD Ryzen AI Max+ 395 Strix Halo et leurs 16 cœurs Zen5 et accompagnées d’un circuit Radeon 8060S avec 40 cœurs RDNA 3.5 sont très performantes, mais on peut se demander si elles ont leur place dans ce type de minimachine ? Ici accompagnées par 32, 64 ou 128 Go de LPDDR5x-8000 et épaulées par trois solutions de stockage, elles vont faire exploser le prix de cet engin bien au-delà du raisonnable. Si on ajoute la possibilité de monter trois stockages différents dans le petit châssis avec un port M.2 2280 en PCIe 4.0 x4, un M.2 2232 en PCIe 4.0 x2 et un Mini SSD de BiWin en PCIe 4.0 x1, on a un cocktail de composants qui fixera l’engin probablement au-delà des 3000€ dans sa version la plus musclée…

Si les constructeurs comme GPD s’acharnent à intégrer des composants toujours plus puissants dans leurs productions, c’est probablement parce que celle-ci est faible en volume. Chaque machine doit être vendue assez cher et compter réellement dans leurs bénéfices. Pas question de faire des engins abordables et de multiplier les ventes, ce type de marque n’a pas les reins assez solides pour adresser correctement un vaste marché international. La seule solution pour rentabiliser le développement de ce type de machine, les moules et la production des engins, consiste donc à monter en gamme. Jusqu’à l’absurde.

J’adore le format de ce netbook de joueur, mais on a compris depuis un moment qu’il n’était pas nécessaire, voire pas souhaitable, d’embarquer une puce de ce type pour s’amuser. Imaginez le même design avec un processeur moins puissant, moins gourmand, comme celui d’un Steam Deck par exemple ou un Intel Arc G3. Une puce qui offrirait une belle autonomie et une jouabilité suffisante pour de nombreux titres. Sans les défauts de chauffe, de prix, d’autonomie d’un processeur Strix Halo entré au chausse-pied dans une carcasse trop petite pour lui.

Je ne rentre pas dans les considérations de jouabilité et d’ergonomie proposées. Qui va sérieusement lancer un jeu moderne, un triple A gourmand, sur un engin de 1.22 Kg, tenu à bout de bras avec une interface telle que celle-ci ? On n’a pas encore le prix de cet engin, mais il va sans dire qu’il sera cher, très cher. Les puces embarquées ne sont vraiment pas bradées et la mémoire vive a atteint les sommets que l’on sait… Personnellement, je n’ai pas envie de découvrir un beau jeu sur un GPD Win Max 3 de 9″ de diagonale avec des enceintes stéréo et une interface peu ergonomique. Ces engins ne sont pas faits pour coller à l’actualité du jeu vidéo mais plutôt pour accompagner les joueurs dans des titres à approfondir et redécouvrir. C’est ce que Valve a très bien compris avec le Steam Deck et qui semble encore et toujours échapper aux autres marques.

GPD Win Max 3

Processor AMD Ryzen AI Max+ 395 / AMD Ryzen AI Max+ 388
Graphics AMD Radeon 8060S, RDNA 3.5, 40 CUs, 2560 shader units
Memory 32GB / 64GB / 128GB LPDDR5x 8000 MT/s, quad-channel
Storage M.2 2280 / M.2 2230 / Mini SSD 1517, 512GB–4TB configuration dependent
Display 9.06-inch AMOLED, 2400 × 1504, 165Hz, HDR10, 313 PPI
Ports USB4, USB 3.2 Gen 2 Type-C, 2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A, HDMI 2.1 FRL, 3.5mm audio
Battery 97Wh external swappable battery module
Cooling External 110W fan module
Charging 180W DC adapter / 100W PD 3.0 fast charge
Dimensions 207 × 147 × 34mm without modules; 207 × 180 × 34mm with modules
Weight 815g without modules; 1220g with battery; 985g with fan

 

GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme © MiniMachines.net. 2026

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1 juillet 2026 à 05:36

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Reçu — 30 juin 2026 Actualités numériques

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens

30 juin 2026 à 13:48

C’est avec une force et une intelligence impressionnantes que notre monde politique a lancé il y a quelques mois la taxe de 2€ sur les petits colis. Prenant ainsi de l’avance sur celle qui devait entrer en vigueur un peu plus tard dans l’année sur tout l’univers économique européen.

Qui aurait pu prédire ?

Grâce à cette taxe nationale, nous sommes parvenus à un brillant résultat pourtant anticipé avant sa promulgation. Celui d’un système de fret notional totalement désorganisé. D’une disparition de centaines d’emplois directs et indirects et de la récolte d’une somme colossale : 2.3 millions d’euros sur les 400 millions anticipés.

La brillante idée trouvée par notre gouvernement le premier mars de cette année était de faire payer un montant de 2€ par type de nomenclature de produit douanier pour tous les colis de moins de 150€ à entrer sur le territoire depuis un pays en dehors de la Communauté économique européenne. En clair, vous commandiez un paquet avec une paire de chaussettes, deux cravates, et trois pantalons, vous vous acquittiez de 6€ de taxes supplémentaires. 2€ pour chaque type de produit. Si, et seulement si, votre colis faisait par exemple Londres -> Toulouse. Ou Singapour -> Marseille.

Si votre colis faisait une escale entre-temps dans un pays d’Europe qui n’avait pas encore ajouté de taxe de ce type, comme, au hasard, la Belgique, la Pologne ou l’Espagne. Alors il n’était pas taxé. Chose incroyable, des géants du ecommerce ont investi en masse ces pays pour implanter des centres logistiques. La Belgique pour Alibaba. La Pologne pour de nombreux depuis que le pays est le terminus des trains en provenance des nouvelles routes de la soie terrestre de Chine. L’Espagne également comme une plaque tournante du commerce vers de nombreux pays d’Europe.

Évidemment, il s’est passé ce qu’il devrait se passer. Du jour au lendemain, les différents acteurs du marché qui importaient en France ont simplement demandé à atterrir ailleurs. Les zones de logistique des aéroports français se sont retrouvées vides et des sociétés de gestion de colis et de dédouanement ont vu leur gagne-pain disparaitre. La distorsion concurrentielle posée par l’acte isolé du gouvernement français ne pouvait pas se solder par un autre scénario.

Une pièce de 3€ slovène

Une pièce de 3€ slovène

Changement de méthode

Réjouissons-nous, il n’aura fallu que 4 mois pour que le gouvernement se rende compte de la boulette. Ce 30 juin, la taxe petits colis de 2€ franco-française est suspendue. A terme, elle va totalement disparaitre au profit de la taxe de 3€ Européenne. L’effort de réflexion est louable, d’autant qu’au départ le gouvernement voulait proposer un combo. La taxe nationale de 2€ devait accompagner la taxe commune de 3€ pour un très joli 5€ par type d’objet livré. Cela ne sera finalement pas le cas. Le ministère du commerce a finalement reconnu qu’il serait mieux de proposer une taxe unique étant donné que nous sommes dans un « marché unique ».

Il faut surtout dire que si les 2€ cocorico s’ajoutaient aux 3€ de base, la distorsion concurrentielle persisterait. Les premiers bilans de l’expérience ont établi que 90% des colis qui débarquaient sur le sol français avaient été expédiés ailleurs quelques jours après l’entrée en vigueur de la taxe 2€ le premier mars. Et les rentrées d’argent espérées étaient retombées chez nos chers voisins européens. Les compagnies internationales extra-européennes préférant encore et toujours payer 3€ de taxe en Belgique que 5€ en France. Là encore, personne n’avait cru bon de le signaler au gouvernement français en amont… Ah si, on me dit dans l’oreillette que de nombreux spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme. Pas assez fort probablement.

Méthode Coué Premium++

Aujourd’hui, la communication gouvernementale ne manquera pas de surprendre. La décision de la taxe européenne de 3€ a été entérinée le 12 décembre 2025 après de longs conciliabules pour mettre les 27 membres de l’Union économique d’accord. Mais le gouvernement estime que c’est son impulsion au 1ᵉʳ mars 2026 avec la taxe à 2€ qui a permis de « pousser l’Europe à prendre des mesures ». Que la France a obtenu « gain de cause » sur un projet déjà signé et entériné pour se lancer au premier juillet 2026. On est en plein développement personnel et autocongratulation devant ses actes même s’ils n’ont fait que créer des problèmes.

L’impression d’un amateurisme total n’est donc qu’une vue de l’esprit et les effets de bord sur l’emploi de cette décision de créer une zone plus taxée au sein de l’union ont forcément été mûrement réfléchis.

La taxe sur les petits colis se heurte à l'ampleur phénoménale de la tâche

Ce que cela va donner en pratique et pendant deux ans

Imaginez que vous commandiez du matériel électronique pour un projet personnel. Par exemple un kit pour établir la pollution de l’eau tel que celui-ci décrit sur Instructables. Il vous faudra commander 9 types d’éléments différents. Des capteurs, des résistances, des câbles, une batterie, une carte de développement ESP-32 etc. Cela fait donc 9 x 3 : 27€ de taxe sur votre colis. Si je regarde rapidement le prix des composants un à un, il y en a pour 45 à 50€ de produits et donc 50% de taxe petits colis sur ce montant. Bien entendu, si vous commandez un kit de 600 résistances, vous ne paierez que 3€ de taxe. 

Évidemment, personne ne va vérifier les contenus de vos paquets, tout va passer par les documents électroniques fournis par les exportateurs à la douane et un jeu de codes-barres. Et comme les colis sont concentrés en amont dans différents centres de collecte pour limiter le prix du port, une grande partie des colis seront estampillés d’un très vague descriptif. Je reçois depuis des années des colis souples qui enferment des produits variés. Le tout est estampillé de manière très vague. Je souhaite bien du courage au douanier junior qui se fera confier la tâche de vérifier la différence de nomenclature douanière entre une carte contrôleur de moteur pas à pas et un relais 12V, une ESP32 d’une solution sous RP2040. À part pour un bizutage bon enfant de ses supérieurs devant une tâche impossible, les agents devront forcément faire confiance aux expéditeurs. Deviner au toucher si votre colis contient des chaussettes, des slips et des t-shirts et non pas uniquement des sweats me parait légèrement hasardeux et chronophage.

Pour tenter de faire face au tsunami de travail qui va s’abattre sur les agents des douanes et payer les agents privés à qui l’État confie également le rôle de surveillance de ce fret, une surtaxe supplémentaire est prévue en novembre. Celle-ci sera fixée par colis et non en fonction des différents types d’objets importés. On parle pour le moment de quelque chose comme 2€.

Au final, ce sont les entreprises qui devront payer les taxes. Ce qui voudrait dire que la société qui vous propose un jeu de 100 LEDs RGB à 8€ va prendre le risque de payer 3€ de taxe ? Bien sûr que non. Les marchands vont augmenter leurs prix de 3€ par produit dès la mise dans le panier, histoire de se couvrir. Cette « surtaxe » disparaitra si vous dépassez les 150€ fatidiques. La taxe de traitement sera ajoutée en plus.

Que va-t-il se passer en amont ?

La réponse est assez évidente. Les différents acteurs de l’e-commerce mondial vont tout faire pour éviter de payer la taxe. Préférant payer un montant plus global à leurs antennes locales et profiter de leur infrastructure déjà en place. Aliexpress, par exemple, va profiter de ses dizaines de milliers de mètres carrés déjà implantés en Belgique pour y importer ses produits en masse. De manière à ne pas payer la taxe petit colis ensuite. Les entreprises ayant développé des entrepôts gigantesques en Pologne ou en Espagne feront de même. Ce changement de régime ne devrait pas inciter les plateformes à revenir dédouaner directement en France si elles ont déjà l’infrastructure et les emplois dans des pays limitrophes. Importer un ensemble de conteneurs complets de produits identiques sera toujours plus rentable et bien plus rapide à dédouaner. Cela condamnera donc le fret aérien en France que l’on connaissait avant mars 2026.

Pour les particuliers, la meilleure idée sera rapidement de grouper ses achats pour dépasser les 150€, surtout si votre commande est composée de dizaines de types de produits différents.

En attendant un prochain changement déjà anticipé d’une réforme en profondeur de notre système Européen de taxation qui est prévu pour 2028.

Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident

Taxe petit colis, un bilan ridicule de 2.3 millions d’euros

 

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens © MiniMachines.net. 2026

Mémoire vive : Entente entre les différents acteurs ou capitalisme classique ?

30 juin 2026 à 10:57

Aux USA, il est possible pour un particulier d’attaquer un géant industriel dans un tribunal classique. Il suffit de trouver un cabinet d’avocats pour vous défendre et de le payer pour cela. Il arrive également que certains avocats vous défendent gracieusement en espérant toucher une part importante des éventuels dommages qu’un tribunal pourrait ordonner.

C’est ce qui a été fait aux USA avec plusieurs plaignants, principalement des particuliers mais également quelques assembleurs, qui ont déposé une plainte contre Samsung, SK Hynix et Micron concernant l’envolée des prix de la mémoire vive. Cette « entente » supposée se base sur des constats.

– L’augmentation de la production de mémoire HBM au détriment de la DDR5. Cette mémoire très rapide est une demande des centres de données en général. Dernièrement, la demande des IA a fait exploser les compteurs. La production de cette mémoire employant des technologies proches de la fabrication de DDR5 grand public, cela a mécaniquement diminué la production de cette dernière. Un acteur comme SK Hynix a ainsi largement réduit la voilure de sa production de mémoire « PC » et a organisé celle-ci pour suivre la demande de mémoire « serveur ». Un choix qui visait à augmenter sa rentabilité. Les mètres carrés dans des usines sont précieux et chaque espace gagné par la HBM occupe forcément ceux précédemment acquis à la production de DDR5.

– La segmentation de la production de DDR5 vers de nouveaux acteurs. Il y a encore un an, le plus gros de la production mémoire vive était absorbé par les géants traditionnels du monde PC. Lenovo, HP, Dell, Apple, Acer, Asus, MSI… mais également déjà des constructeurs de solutions serveur. Désormais les marques qui fabriquent des ordinateurs personnels n’ont plus droit qu’aux restes de la production. Ce que les centres de données ne peuvent pas absorber. Les fabricants de mémoire vive qui distribuent des solutions mémoire à assembler aux particuliers ramassent les miettes. Les contrats passés sont terminés et les fabricants de PC comme les assembleurs sont en pleine disette sur ce composant pourtant central. Environ 70% de la mémoire vive produite dans le monde part désormais vers les centres de données. Il ne reste que 30% pour le marché « PC ». En 2024-2025 les chiffres reflétaient une distribution totalement inversée.

– Un changement de paradigme total. En 2023 et même en 2024, la majorité des composants mémoire DDR5 étaient vendus soit à perte, soit avec des marges ridicules. Les prix n’avaient jamais été aussi bas. Les fabricants de PC profitaient d’une offre concurrentielle très abondante pour aller vers le plus offrant. Quand de nouveaux clients ont proposé d’acheter, à l’avance, leurs puces à un meilleur prix. Quand certains ont signé des contrats pour que les usines abandonnent des lignes de production de DDR5 produisant à perte pour l’orienter vers de la mémoire HBM très rentable, les fabricants de mémoire ont évidemment sauté sur l’occasion. Les constructeurs PC n’ayant jamais été des partenaires très soucieux de la bonne santé financière des fabricants de mémoire, ils n’ont eu aucun scrupule à les abandonner sur la route.

Ce matin, Bob et Bobette vont fabriquer de la DDR5

Face à tout cela, la réaction des trois acteurs majeurs du marché a été très similaire. D’abord la baisse de la production de leurs produits les moins rentables. SK Hynix a réorienté une grosse partie de son offre sur la HBM avec un large coup d’avance sur ses concurrents Micron et Samsung. Micron qui a très rapidement abandonné sa marque Crucial grand public pour s’orienter entièrement vers un marché pro forcément plus rentable. Samsung, quant à lui, a continué à produire de la mémoire DDR5 mais l’a simplement vendue au plus offrant en l’orientant vers des formats serveurs, quitte à casser certains contrats en cours, voire à refuser de livrer ses propres divisions smartphone pour préserver ses contrats les plus juteux.

Mémoire vive DDR5 Samsung Electronics

Est-ce une entente ou le reflet d’un capitalisme classique ?

Toute la question est ici. Est-ce que les différents acteurs et concurrents de la mémoire vive se sont entendus pour faire monter les prix ou est-ce qu’ils n’ont fait que répondre aux plus offrants ?

Imaginez-vous fabricant d’un produit spécifique, un produit dont le cahier des charges existe mais dont les brevets représentent des dizaines d’années de travail de développement et dont les usines coûtent des milliards à mettre en place avant de voir le moindre bénéfice. Ce produit est acheté une misère par différents acteurs depuis des années. Juste assez pour faire tourner votre usine et ne pas vous faire perdre d’argent. Et, tout d’un coup, un nouveau client débarque et vous propose non seulement un meilleur prix mais s’engage à absorber une bonne partie de votre production à ce prix. Quelques temps plus tard, un concurrent de ce nouvel acteur arrive à son tour et promet encore plus pour votre produit. Puis encore un autre et encore un autre. Que feriez-vous ?

La question est d’ailleurs mal posée. Ce n’est pas « que feriez-vous ? » mais plutôt « que devez-vous faire ? ». Parce que la réalité du terrain, c’est qu’un dirigeant ou un commercial qui choisirait de ne pas livrer les clients qui payent plus cher et qui signent de gros contrats serait fautif. Il risquerait son travail pour mauvaise gestion. Choisir de chouchouter des clients historiques qui payent une misère depuis des années parce que l’offre est supérieure à la demande au lieu de diriger sa production vers le nouveau client qui offre beaucoup plus quand la situation se retourne, c’est de la mauvaise gestion.

Du reste, il ne faut pas aller chercher bien loin pour voir que cette « réflexion » est généralisée. Un petit tour sur les plateformes de petites annonces montre que le particulier a bien compris que la mémoire vive qui dormait dans ses tiroirs, achetée pourtant à bas prix, avait gagné en valeur. Les offres pour de la mémoire vive d’occasion ont augmenté de tarif de manière tout aussi spectaculaire chez le simple consommateur.

DDRGate

Il est plus facile d’imaginer une entente sur la mémoire vive…

Le fait que les différents acteurs aient agi dans un temps très court, retournant leur veste et brisant pour certains leurs contrats, laisse imaginer une sorte de contrat secret pour se partager les bénéfices de la situation. Le fait que, par le passé, il y ait eu des ententes entre les Coréens Samsung et SK Hynix, dénoncées par l’Américain Micron, laisse également entrevoir une possibilité de collusion. Mais ces mouvements correspondaient à une volonté de rebond du prix de la mémoire descendu trop bas pour être rentable.

Aujourd’hui le calendrier est serré parce que les centres de données pour les IA sont en plein essor. Nous voyons leur concurrence sous nos yeux avec des acteurs qui se développent en temps réel, des bâtiments qui sortent de terre, des ressources en eau et en électricité qui posent de gros problèmes aux populations locales. Des dirigeants de ces entreprises qui font le voyage vers les fabricants de mémoire pour assurer leurs contrats. D’autres qui se plaignent que les composants ne suivent pas leurs ambitions, ce qui ralentit la construction de leurs serveurs et donc la puissance de leur offre. La demande de mémoire ne sort pas du chapeau des fabricants, elle est clairement motivée par le terrain. Et cela se voit.

Les différents acteurs du marché mémoire veulent montrer leur volonté de pallier ce problème de production et les Coréens Samsung et Hynix annoncent un plan d’investissement poussé par le gouvernement coréen pour 590 milliards de dollars. Un gouvernement qui doit forcément être dans la boucle tant ce type d’infrastructure a un fort impact sur le pays. Il faut une place monstrueuse pour déployer les usines, un réseau d’alimentation en eau et en électricité énorme, des infrastructures de livraison et souvent un véritable système de transport pour faire face au besoin de main-d’œuvre.

La sortie de terre de ces nouvelles structures de production n’est pas attendue avant, au mieux, 2030. Il est probable que les prix de la mémoire vive empirent d’ici là. Ce qui pourrait amener le marché vers des extrémités tarifaires qu’un procès ne freinera en rien.

Une usine SK Hynix en construction actuellement qui fabriquera de la mémoire vive de type HBM

Ces chantiers sont également un danger pour les entreprises concernées.

Le paradoxe de cette course à l’équipement est que c’est exactement ce qui a conduit le marché mémoire à la situation passée. Les fabricants ont augmenté leur production de manière importante et adapté leurs usines pour produire de la DDR5 en masse. Leurs clients ont ainsi découvert une situation très avantageuse. L’offre avait dépassé la demande et, pire que tout, les principaux fabricants de processeurs et de SoC grand public ont maintenu pendant des années un statu quo sur les mémoires à employer. Leurs processeurs offraient la possibilité d’embarquer aussi bien de la DDR4 que de la DDR5. Résultat des courses, les nouvelles usines de DDR5 ont coûté des milliards d’investissement et ne pouvaient tourner qu’en revendant des puces à prix plancher, voire à perte. Il fallait que Samsung, SK Hynix ou Micron proposent toujours moins pour espérer écouler des puces. Seul moyen pour eux de rentabiliser la construction des nouvelles usines. Il était parfois préférable de vendre de la mémoire en perdant de l’argent plutôt que de ne rien produire et de laisser son outil industriel vide.

Aujourd’hui ces mêmes entreprises s’engagent donc à fabriquer de nouvelles usines pour fournir plus de mémoire au marché. Avec le risque d’un nouveau scénario catastrophe pour elles, inverser la tendance et se tirer une balle dans le pied. Si en 2030 les nouvelles usines proposent plus de mémoire que le marché en a besoin, les prix repartiraient vers une forte baisse. Une excellente nouvelle pour le marché des ordinateurs personnels, mais une beaucoup moins bonne pour ces entreprises. Et cela sans compter le risque d’un éclatement de la bulle IA avec des acteurs engagés sur un volume d’achat qui ne pourraient plus payer.

Mémoire vive DDR5 au format SODIMM

Mémoire vive DDR5 au format SODIMM

La norme DDR5 est ouverte à tous

Dernier point de rappel, on a vu fleurir de « nouveaux » acteurs sur le marché mémoire ces derniers mois avec notamment CXMT et Powev qui surfent sur ces prix en hausse pour faire fructifier des années de développement à perte. Mais la mémoire vive est un secteur ouvert à tous. N’importe quel industriel peut s’emparer du cahier des charges publié par le JEDEC et mettre en chantier ses propres brevets pour arriver à correspondre aux besoins recherchés. 

Bizarrement, aucun des fabricants de PC ne semble voir cela comme une solution viable, aucun nouvel acteur ne veut se lancer. Personne n’arrive à créer un consortium pour inventer un quatrième géant dans cette industrie. C’est comme si personne ne voulait prendre le risque de développer un outil industriel demandant des centaines de milliards d’investissement avec une rentabilité pas vraiment assurée à moyen et long terme après des années et des années de recherche et développement très coûteuses. 

Tout le monde a préféré payer au minimum sa mémoire vive pendant des années plutôt qu’aider à la progression de l’infrastructure qui la fabriquait. En 2023, Samsung Electronics était au plus bas de ses bénéfices depuis 14 ans avec 3.4 milliards de dollars de pertes. SK Hynix n’allait pas mieux avant son retournement vers la mémoire HBM, cette même année le fabriquant était dans le rouge pour 4,9 milliards de dollars. En 2023 toujours, Micron accumulait 5.8 milliards de pertes. Si le consommateur final y a gagné en ayant accès à une mémoire vive fort peu chère parce que vendue souvent en dessous de son prix de revient, cela s’est fait en empêchant totalement les constructeurs de pouvoir anticiper les évolutions du marché. 

Avec des pertes massives, les fabricants n’ont eu aucune raison ni aucun moyen d’investir dans de nouvelles usines. Et maintenant que la demande a dépassé l’offre, il semble normal pour tout le monde de leur laisser porter tous les risques d’un réinvestissement massif qui ne conduira qu’à faire en sorte qu’ils gagnent potentiellement moins d’argent à moyen terme. Investir plus pour gagner moins, cela ne sonne pas forcément comme l’adage le plus logique aujourd’hui.

Je ne sais pas si une entente entre les différents fabricants de mémoire a eu lieu. Ce que je sais par contre, c’est que la logique des différents acteurs de la mémoire vive aujourd’hui colle parfaitement à la recherche du profit maximum dans une prise de risque minimum. Et c’est difficile de leur reprocher, ces fabricants ne font qu’appliquer à la lettre les règles du marché mondial.

Pourquoi un nouveau palier de hausse pour la mémoire ?

Mémoire vive : Entente entre les différents acteurs ou capitalisme classique ? © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 29 juin 2026 Actualités numériques

Lenovo IdeaPad Slim 5i : portrait robot du portable Wildcat Lake

29 juin 2026 à 15:26

Le Lenovo IdeaPad Slim 5i est un ultraportable de 13 pouces qui, comme l’Acer Swift Air 14 ou le Dell XPS 13 2026 va embarquer la gamme de nouvelles puces Wildcat Lake d’Intel en suivant la doctrine Firefly d’Intel

IdeaPad Slim 5i

IdeaPad Slim 5i

Et c’est un bon exemple de ce que réserve le marché du PC portable traditionnel pour la rentrée. Cet IdeaPad Slim 5i ne réinvente pas la roue et se concentre sur des usages classiques en mettant en avant la mobilité, l’endurance et un bon niveau de services sans sacrifier au confort de base.

Le 13.3 pouces affiche avec un très bel écran IPS. Sur le papier du moins, on retrouve une belle densité d’affichage puisque la diagonale accueille 2560 x 1600 pixels avec une colorimétrie très appréciable puisque la dalle sera calibrée en usine pour refléter 100% de la norme sRGB. Le rafraîchissement grimpe à 120 Hz et la luminosité atteint les 400 nits. C’est, une excellente base pour toutes les tâches du quotidien, autant pour la bureautique, le surf, pour programmer, faire de la retouche d’image fidèle et même profiter d’un espace agréable pour regarder un film ou une série. Des versions tactiles capacitives 10 points ou sans surcouche tactile de l’écran seront proposées.

Cet écran est secondé par un clavier de type AccuFeel propre à Lenovo. Des touches plates avec une course assez longue dont la partie inférieure est légèrement incurvée. Touches qui apportent un bon confort de frappe dans une disposition agréable et généralement silencieuse en plus d’un rétroéclairage. Le pavé tactile choisi est large et profond, avec 12 cm de large et 7.5 cm de profondeur. Il est en mylar et propose deux zones de contact dans la partie inférieure en plus d’un clic sur zone.

IdeaPad Slim 5i

Le châssis, qui pèse 1.19 Kg est réalisé entièrement en aluminium sablé : autant la coque extérieure que l’entourage du clavier. Il mesure 29.55 cm de large, 20.69 cm de profondeur et 14.3 mm d’épaisseur. Un espace suffisant pour embarquer une paire d’enceintes stéréo 2 x 2W avec Dolby Audio. Une webcam 1080P avec fonction infrarouge pour la reconnaissance faciale et œilleton de confidentialité ainsi qu’une batterie 54.7 Wh sont également intégrés. A noter que Lenovo indique une recharge ultra-rapide permettant de retrouver deux heures d’autonomie en laissant son IdeaPad Slim 5i connecté 15 minutes sur secteur. L’autonomie n’est pas spécialement détaillée avec un simple chiffre de 24 H d’usage en lecture vidéo locale en FullHD avec une luminosité de 150 nits… Ce qui ne veut pas dire grand chose.

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16

Un IdeaPad Slim 5i suffisant pour toutes les tâches pratiques

Pour la partie plus technique, cet IdeaPad Slim 5i est proposé en deux parfums Wildcat Lake principaux. Le premier est un Core 5 320, une puce 6 cœurs composée de 2 cœurs P et 4 cœurs LPE ou le Core 7 350 qui est construit… de manière identique mais dans des fréquences un peu plus poussées avec quelques détails supplémentaires comme un NPU 1 TOP plus rapide.

Le portable est censé être distribué en 8 et 16 Go de LPDDR5x-7467 soudés directement à la carte mère. Il semblerait que seules les références 16 Go soient proposées et listées, mais le produit n’est pour le moment décliné que pour les modèles à destination du marché asiatique. Le stockage est de son côté confié à un port M.2 2242 NVMe PCIe 4.0 x4 qui portera un stockage de 512 Go à 1 To. Un second port NVMe PCIe 4.0 x4 libre sera également disponible, cette fois-ci dans un format M.2 2280, pour ajouter facilement un stockage supplémentaire.

La connectique propose également un lecteur de cartes MicroSDXC pour étendre votre stockage facilement en plus de ports très classiques. Le bouton de démarrage est proposé sur la tranche3, deux USB 3.2  Type-A dont un avec alimentation Always On. De l’autre côté du châssis, un port HDMI 2.1 plein format, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C avec Power Delivery 45-65W et DisplayPort 1.4. Un jack audio combo 3.5 mm et un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 sont également disponibles.

Pas de prix, pas de date pour la France, mais le Lenovo IdeaPad Slim 5i est un excellent exemple de ce que vont proposer les constructeurs autour des puces Wildcat Lake dans les prochains mois.

Lenovo IdeaPad Slim 5i : portrait robot du portable Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

Ecran PC ACER Nitro 34″ Incurvé UWQHD 200Hz dispo à 219€ ?

29 juin 2026 à 11:33

Ecran PC Gamer ACER Nitro 34″ ED340CURX0  – Ecran incurvé 1500R – 3440 x 1440 pixels – 200Hz – 1 ms – Dalle VA – 99% sRGB – 178° – HDR10 – AMD FreeSync – 1 x HDMI 1.4 – 2 x HDMI 2.1 – 1 DisplayPort – 1 x sortie casque – Haut-parleurs 2 x 2W – VESA 100×100. Disponible à 219.99€

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Apple confirme la normalisation de la DDR5 CXMT aux US

29 juin 2026 à 10:42

Bref résumé des épisodes précédents. Nous nous étonnions en tout début d’année d’un HP qui s’intéressait à la production de DDR5 CXMT. La raison de cet étonnement était assez simple, si d’un point de vue technique la mémoire vive fabriquée par le constructeur chinois n’était peut-être pas au niveau de vitesse que le haut de gamme des concurrents comme SK Hynix, Micron et Samsung, elle suffisait largement pour les machines grand public d’HP.

La DDR5 CXMT

Par contre, d’un point de vue géopolitique, l’entreprise faisait partie d’une liste noire de sociétés mises à l’index par l’administration US. Pour des raisons assez simples, CXMT fournit l’armée chinoise en composants mémoire. Comment une entreprise comme HP pourrait prendre le risque d’intégrer ces composants bannis dans ses machines ? Le risque de se faire punir par le gouvernement américain et de ne plus avoir le droit de commercialiser ses machines est assez énorme. Deux théories se battaient alors en duel. Nous étions en janvier 2026 et soit HP avait connaissance d’un élément dont les autres n’avaient pas entendu parler. Soit, HP se considérait comme « too big to fail » et l’administration ne pourrait pas prendre le risque de les bloquer.

C’est finalement la première théorie qui s’est avérée exacte même si on la s’ent fortement portée par la seconde. Pendant que HP signait des contrats chez CXMT en janvier, le gouvernement US relâchait la pression sur la société chinoise. Si bien qu’en février 2026 nous apprenions que celle-ci avait disparu des listings infamants de son administration. Nous apprenions alors qu’Apple se rapprochait déjà de la société chinoise pour profiter de ses disponibilités mémoire.

La DDR5 CXMT qui s’ouvre à tous les fabricants US n’est pas une nouvelle très fraiche.

Le 6 juin dernier, une nouvelle liste d’entreprises qualifiées pour travailler et opérer avec des sociétés américaines est publiée par le « Department of War » américain. Le 17 juin dernier, Reuters fait état de cette évolution pour plus de 100 sociétés chinoises qui disparaissent de cette fameuse liste noire. On peut y trouver DeepSeek et CXMT, entre autres. Cette confirmation normalise donc de fait la possibilité pour toutes les sociétés US de faire appel à ce nouveau fournisseur de mémoire vive qui vient libérer un petit peu l’étranglement subi par les sociétés américaines que sont Apple et HP face à la pénurie de mémoire vive. La géopolitique, c’est bien, mais quand cela pose des soucis de business dans son propre camp, on peut souvent faire preuve de souplesse.

Le calendrier réel des événements est donc long, il date de janvier 2026 et, comme souvent sur ces affaires qui mêlent politique et business, on se rend bien compte que la communication publique n’arrive que dans un second temps. Les USA ont trop à perdre a voir HP et Apple freinés par un manque de mémoire vive, d’un point de vue santé financière mais également d’un point de vue emploi.  Qui profiterait de la DDR5 CXMT si les marques US n’avaient toujours pas le droit d’en acheter ? Lenovo et Huawei principalement, deux sociétés chinoises qui feraient extrêmement mal aux fleurons du commerce informatique américain en ayant un stock de DDR5 reservé.

Reste que, encore une fois, la DDR5 CXMT n’est qu’un petit pansement sur une jambe de bois. Cela va permettre d’améliorer très légèrement la situation en termes de volumes produits, mais n’empêchera en rien les prix de continuer à monter. A terme cependant, cela pourrait faire clairement emerger un ou plusieurs nouveaux acteurs de mémoire vive et bouleverser le trio actuel de producteurs.

Il est fort possible que les brevets de CXMT soient employés par le gouvernement chinois pour multiplier les investissements dans de nouveaux champions de la mémoire vive. Que des usines apparaissent en Chine pour proposer des composants en nombre à moyen et long terme. Une manière de gagner encore en autonomie et en souveraineté pour le gouvernement chinois qui dépend aujourd’hui des fabricants américains et coréens pour ces postes. 

Apple confirme la normalisation de la DDR5 CXMT aux US © MiniMachines.net. 2026

Ray Foss invente le Steam Controller à tête chercheuse

29 juin 2026 à 09:35

Complètement gagdet et complètement génial, l’invention de Ray Foss est assez magique. L’idée est de profiter des moteurs de vibration de la manette pour la déplacer facilement sur une surface plane. En actionnant les deux moteurs, la manette avance, en actionnant un moteur sur deux, elle peut tourner dans un sens ou dans l’autre.

Avec cette combinaison et grâce à l’aide d’une caméra qui suit ses mouvements, il est possible de l’orienter vers sa station de recharge. Une fois à portée, le magnétisme du dispositif prend la relève et permet la recharge. 

La réalisation est très amusante et si l’auteur de cette astuce confirme qu’elle n’est pas spécialement garantie avec des chances de succès pas toujours exceptionnelles, la méthode et le détournement des moteurs de vibration LRA restent d’excellentes idées. On a déjà vu ce type de détournement avec des smartphones qui profitaient de ces moteurs de vibration pour tourner sur eux-mêmes par le passé. Ici c’est évidemment totalement gadget puisque Valve a pensé son système de recharge « Puck » pour éviter toute panne sèche de batterie. Son magnétisme permet de n’avoir qu’à poser sa manette approximativement au-dessus de lui pour la mettre en charge.

Steam Controller : Valve de retour aux manettes

Ray Foss invente le Steam Controller à tête chercheuse © MiniMachines.net. 2026

Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère

29 juin 2026 à 09:14

La Raspberry Pi 4 light est une version dont le SoC Broadcomm BCM2711 est moins rapide que les versions d’origine. Une manière de proposer un prix plus doux pour ce modèle dont l’usage n’est clairement plus lié à la performance brute.

Raspberry Pi 4

La Raspberry Pi 4 light est apparue en ligne chez le revendeur Cytron qui la propose un poil moins cher que les versions classiques. La Raspberry Pi 4 model B normale est à 100$ en version 4 Go et 165$ en version 8 Go. Le nouveau modèle est proposé respectivement à 87.25$ et 147$. Pour rappel, elle est sortie à 55$ en version 4 Go.

À l’origine, la carte est apparue en 2019 avec son SoC BCM2711 composé de quatre cœurs ARM Cortex-A72. Elle pouvait fonctionner à 1.5 GHz. Quelque temps après sa sortie, Raspberry Pi a lancé une mise à jour technique permettant de pousser cette fréquence à 1.8 GHz. Ce qui est devenu, de fait, la fréquence officielle de la puce dans le petit monde des Pi.

Raspberry Pi 4 light

Raspberry Pi 4 light

Une Raspberry Pi 4 light pour des usages classiques

Cette nouvelle Raspberry Pi 4 light est en tout point identique aux autres cartes mais propose une fréquence maximale de… 1.25 Ghz. On descend donc largement par rapport à la version mise à jour, un peu moins si on se réfère à la fréquence d’origine. Ce n’est pas une mauvaise stratégie étant donné que les utilisateurs de ces cartes en 2026 sont surtout intéressés par les autres capacités de ce type de cartes et non pas par la vitesse proposée par les Pi 4. Évidemment, cela reste cher et loin de la promesse initiale du monde des cartes de développement, mais la crise de la mémoire a largement sabordé cet objectif.

Mais si vous cherchez une carte pour créer un robot, un montage qui exploitera plus les GPIO du système que ses muscles logiciels, cette solution sera amplement suffisante. À vrai dire, le nombre de montages Raspberry Pi qui tournent toute la journée à une fréquence très basse juste pour activer des éléments externes via leurs broches est assez impressionnant. Pour tous ces usages-là, les versions light n’auront aucun impact. Pour ceux  à la recherche de performances, l’emploi d’un système Pi 5 aura de toutes façons plus de sens. Il faut également rappeler que ce lot semble « limité » et que les autres Pi 4 « classiques » à 1.5 GHz » sont toujours commercialisées. L’utilisateur aura donc un choix supplémentaire pendant quelque temps. Difficile de savoir si d’autres marchands auront droit à la même carte ou si la société proposera cette variante « allégée » de manière régulière dans le futur.

La fabrication des puces pose toujours de nombreux problèmes aux marques qui comptent sur de nombreux processeurs non pas défectueux mais incapables d’obtenir la certification technique d’une certaine fréquence. Par exemple le BCM2711 est certifié à 1.5 GHz par Broadcomm pour les Pi 4. C’est Raspberry qui les pousse ensuite à 1.8 GHz logiciellement, probablement parce que si la société exigeait des puces capables de monter à 1.8 GHz systématiquement, il y aurait moins de SoC certifiés et donc des prix en hausse.

On peut donc imaginer la même chose pour cette Raspberry Pi 4 light. Broadcomm doit avoir une belle série de puces incapables de « tenir » les 1.5 GHz d’origine et donc rester cadencées à 1.25 GHz. Ces SoC sont sans doute vendus moins chers et la Raspberry Pi 4 light en profite. Difficile cependant pour Broadcomm de viser une production constante de puces « défectueuses », ce n’est pas son objectif. Son masque de production est pensé pour que le maximum de chaque wafer de BCM2711 sorte des milliers de solutions à 1.5 GHz. Les éléments contraints à rester à 1.25 GHz sont forcément un manque à gagner sur les estimations de base.

Source : CNX Software

 

Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 26 juin 2026 Actualités numériques

Framework a de bonnes et de moins bonnes nouvelles sur ses tarifs

26 juin 2026 à 11:13

Framework a toujours été assez transparent sur ses soucis de composants. Le constructeur a appris à ses dépens que le marché frappait tout le monde de manière différente et fait depuis des points réguliers sur sa propre situation.

Framework Laptop 13 Pro

Framework Laptop 13 Pro

Et si ces derniers mois Framework proposait des informations plutôt négatives avec des hausses de tarifs à répétition, les dernières nouvelles sont plutôt bonnes. Un nouveau SSD issu des productions d’ADATA semble avoir fait son chemin vers leurs ateliers. Les SSD NVMe PCIe Gen 5 intégrés dans le Framework Laptop 13 Pro seront désormais des XPG MARS 970 qui offriront, je cite, « de meilleures performances, efficacité et une meilleure fiabilité » que les anciens SSD. Cerise sur le gâteau, ils sont proposés à un tarif meilleur marché que les modèles qu’ils vont remplacer. 

Les précommandes du Framework Laptop 13 Pro n’ayant pas encore été expédiées puisque toutes les machines ont été retardées, les équipes vont donc remplacer tous les SSD par ces nouveaux modèles avec un joli bonus. Les SSD XPG MARS 970 n’existent qu’en 1 et 2 To mais comme le modèle 1 To est moins cher que le modèle de SSD de 500 Go précédemment choisi, les personnes ayant commandé des machines avec 500 Go auront droit au nouveau stockage de 1 To. Toutes les nouvelles commandes de cette machine seront livrées en SSD ADATA.

Framework a également de moins bonnes nouvelles

Le constructeur suggère que plusieurs signaux annoncent une nette augmentation des prix des processeurs pour très bientôt. Ce qui va affecter l’ensemble des machines. La marque vous encourage donc à passer vos précommandes rapidement si vous voulez acheter un de ces modèles.

Ce n’est pas le premier constructeur à faire écho de cette hausse. Si la proposition de ce SSD ADATA est conjoncturelle et reste une excellente nouvelle pour la marque, le marché est tout entier dirigé vers la hausse. Encore une fois, la majorité des contrats passés entre les constructeurs de PC et leurs fournisseurs se termine entre mai et juin. Ces contrats forcent les fabricants de mémoire, stockage, écrans, processeurs et autres à respecter des prix décidés en début d’année 2026 ou à la fin de l’année 2025. Quand ces contrats seront terminés, d’autres seront négociés. En général cela survient pour les engins qui commencent à entrer en production en juillet pour la rentrée de septembre. À ce moment précis, de nouveaux contrats sont signés et vont durer plus ou moins longtemps suivant les marchés et leurs fluctuations.

Les échos que j’ai de la situation actuelle sont assez simples :

Sur la mémoire vive, les contrats sont quasiment tous tombés avant la date de fin de ceux-ci. Les pénalités encourues pour ne pas livrer les composants exigés contractuellement étaient inférieures aux prix du marché. Quand un fournisseur de RAM devait payer 10 ou 20% du prix des composants non livrés, le marché lui proposait entre 300 et 400% de marge supplémentaire par rapport au prix négocié. Les fabricants de mémoire ont donc accepté de payer les pénalités pour dégager plus de bénéfices. Énormément de production s’est réorienté vers la mémoire HBM au détriment de la production de DDR5 et les nouvelles usines en cours de développement ne seront pas sorties de terre avant 2028.

Sur le stockage, c’est un peu la même chose mais en moins pire. D’abord parce que l’offre est plus large que la mémoire vive, la concurrence est plus large, mais aussi parce que le marché des Datacenters s’intéresse moins à certaines références. Là où la mémoire a été réorientée vers la DDR5 et la HBM, les puces des SSD sont toujours plus largement fabriquées avec des contrôleurs très différents dans des assemblages de contrôleurs et de modules aux capacités et vitesses plus variables.

Processeurs, c’est un peu plus tendu. AMD comme Intel ont annoncé des augmentations de prix. La demande en puces est également énorme et les prix de fabrication sont à la hausse aussi bien dans les usines d’Intel que dans les usines de TSMC ou GlobalFoundries. Les calendriers sont très chargés et la situation géopolitique de ces derniers mois semble avoir affecté le prix de production à cause de l’augmentation du prix de l’énergie. Bref, les prix grimpent.

Sur le reste, notamment les affichages mais aussi certaines pièces comme les pavés tactiles ou les batteries, la baisse de volume de production a conduit certaines marques à augmenter leurs prix de quelques dollars pour compenser la faiblesse de leurs ventes.

Mis bout à bout, l’ensemble de ces éléments va tirer les prix des machines largement vers le haut pour toute la fin de l’année. Et probablement toute lannée 2027 également…

Framework a de bonnes et de moins bonnes nouvelles sur ses tarifs © MiniMachines.net. 2026

Microsoft met la mémoire vive au régime sec

26 juin 2026 à 11:02

De grands yeux ronds, c’est ce qu’avaient fait les propriétaires de Windows 10 quand Microsoft a annoncé que 32 Go de mémoire vive étaient un minimum technique pour jouer sous Windows 11. Quand cette annonce a été faite, quelques mois avant la fin du support étendu de Windows 10 3, nous étions déjà dans une explosion des prix de la mémoire vive. Avec des tarifs qui avaient, pour certaines références, augmenté de plus de 400% par rapport à l’année d’avant. C’est simple, certaines références de kits de mémoire en 32 Go DDR5 coutaient à elles seules le prix d’un portable milieu de gamme en 16 Go juste 8 mois auparavant.

Le génie chez Microsoft qui a décidé que c’était le bon moment d’expliquer aux gens qu’ils allaient devoir racheter un PC « 32 Go » hors de prix à cause de la mémoire vive a dû se mordre les doigts jusqu’à la prise USB de sa souris. L’éditeur a donc tenté de ramener un peu de calme en expliquant que, finalement, 16 Go ce serait bien suffisant. 16 Go de mémoire, c’était ce que Microsoft annonçait comme un strict minimum pour pouvoir prétendre être un PC « Copilot+ » par exemple

Mais au fur et à mesure que les mois passaient, le prix de la RAM continuait de grimper. Ce qui nous amène à la situation actuelle. De son côté, Microsoft a confirmé que ces impératifs techniques étaient obsolètes en annonçant ses propres solutions Surface en version 8 Go vendues uniquement aux USA… Ces modèles perdant au passage la certification Copilot+. Les estampilles et des touches Copilot4 restant pourtant visibles sur les modèles de Surface Laptop 13…

Microsoft rétropédale donc une seconde fois en expliquant que 8 Go de mémoire, finalement, c’est pas mal sous Windows 11. Évidemment il ne s’agira pas de jouer avec 8 Go dans des conditions confortables, mais avec ce « faible » niveau de mémoire, on pourra utiliser des applications de la vie quotidienne sans soucis. Un changement de discours qui contraste avec les messages précédents. La nuance est assez intéressante car si auparavant 16 Go étaient un « minimum » pour du confort d’usage, c’est désormais juste un choix plus « sûr ». L’éditeur entend expliquer par là qu’un engin équipé de 16 Go sera plus pérenne et confortable, ce qui est évidemment la stricte vérité.

La Surface Pro 12" sous Windows 11 existe en version 8 Go aux USA

La Surface Pro 12″ sous Windows 11 existe en version 8 Go aux USA

Le discours élitiste de Windows 11 en prend pour son grade

Ces « 16 Go Minimum » faisaient partie d’une longue liste d’éléments requis pour profiter de Windows 11. Entre les puces de sécurité et les autres éléments techniques indispensables à l’installation, la mémoire vive de 16 Go permettait de pousser à l’adoption de nouvelles machines au lieu de la simple mise à jour de plus anciennes. De nombreux utilisateurs ont ainsi découvert que leur engin ne proposait pas d’options de mise à jour avec 8 Go de mémoire soudés directement sur la carte mère. Ce qui a conduit à des changements de materiels et aussi à pas mal de déceptions. 

windows 11

Les 8 Go « suffisants » sous Windows 10 sont donc également « suffisants » sous Windows 11. Bien entendu, le confort d’un engin sous Windows 11 avec 8 Go de mémoire vive seulement ne sera pas du tout le même qu’avec 16 Go. Il faut bien comprendre qu’avec un circuit graphique qui va employer entre 1 et 2 Go de mémoire partagée, un PC en 8 Go de mémoire vive n’a plus que 6 Go de réellement disponible. Windows 11 en mange 3.5 Go au démarrage à lui tout seul, ce qui ne laisse donc plus que 2.5 Go de libre pour des applications. Quelques onglets ouverts sur un navigateur, une poignée de programmes résidents pour de la musique ou autre discussions en ligne, une appli de vidéoconférence par exemple, et votre disponibilité se rapproche vite de zéro. Avec 8 Go sous Windows 11 il faut souvent jongler avec les programmes, quand 16 Go vous permettent d’en garder plusieurs en mémoire confortablement.

Le Microsoft Surface Laptop 13" en 8 Go garde "mécaniquement" sa touche Copilot même s'il n'est plus considéré comme un PC Copilot+. La vie est vraiment cruelle.

Le Microsoft Surface Laptop 13″ en 8 Go garde « mécaniquement » sa touche Copilot même s’il n’est plus considéré comme un PC Copilot+. La vie est vraiment cruelle.

Mon avis ne change pas, pour une utilisation de Windows 11, si vous avez la possibilité d’acheter un PC en 16 Go, cela restera toujours beaucoup plus confortable que 8 Go. Même si cela impose une dépense supplémentaire. La situation d’aujourd’hui reste ce qu’elle est, si vous avez un PC sous Windows 10 avec 8 Go. Restez sous Windows 10 pendant encore un an. Ce système est stable et moins gourmand. Si votre PC a vraiment du mal à suivre le rythme, regardez s’il est possible de le faire évoluer. Sinon vous pouvez envisager une distribution Linux. 

Si vous avez un ordinateur de production pour votre travail et que vous envisagez de passer à Windows 11 suite à ce message rassurant de Microsoft, réfléchissez-y à deux fois. Travailler sous 11 avec 8 Go de mémoire est effectivement possible, mais ce n’est vraiment pas confortable.

Microsoft met la mémoire vive au régime sec © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 25 juin 2026 Actualités numériques

Windows 10 : un an de rab pour les mises à jour

25 juin 2026 à 18:09

Face à la crise actuelle des composants, c’est au tour de Microsoft de revenir en arrière sur la fin du support du vénérable Windows 10. La date butoir est repoussée d’un an. En espérant que d’ici le 12 octobre 2027, la situation du marché informatique se soit améliorée. Que les particuliers puissent basculer vers un Windows 11 en investissant dans une machine plus abordable.

Windows 10

La transition vers Windows 11 pose un peu plus de friction qu’anticipé. Il faut dire qu’avec des ordinateurs qui ont largement augmenté de prix, le grand public – comme pas mal de pros – n’a pas vraiment envie de se rééquiper.

La date du 12 octobre 2026 est donc encore repoussée d’une année complète. Les propriétaires de PC sous Windows 10 parfaitement fonctionnels pourront continuer à recevoir des mises à jour de sécurité. Tous les Windows 10 déjà inscrits au programme de mises à jour prolongé Windows ESU vont en profiter une année de plus. Il n’y a rien à faire de particulier, pas de formulaire à remplir ou de site à visiter, tout est totalement transparent. La prolongation reste également gratuite.

Windows 10 fait de la résistance

Il existe une certaine résistance de la part des propriétaires de PC sous Windows 10 à passer à 11. Avec des machines fonctionnelles et suffisantes pour leurs besoins mais qui n’ont pas droit à la fameuse mise à jour pour différentes raisons techniques, le marché PC actuel pose un léger souci. Racheter un PC complet n’est déjà pas du goût de tout le monde. Surtout quand son matériel fonctionne, ronronne et reste d’une grande stabilité. Si, en plus, il faut passer à la caisse pour racheter un matériel en ce moment facturé entre 30 et 70% de plus qu’à l’été 2025, cela n’enchante personne.

C’est donc une très bonne nouvelle pour les utilisateurs, mais également un nouveau risque pour le marché. Les marques qui espéraient finir par convaincre les 26% d’utilisateurs toujours sous Windows 10 de basculer vers 11 avec l’achat d’un nouvel engin, ne vont pas pouvoir le faire. Ce qui ne va pas améliorer leurs affaires déjà assez compliquées.

D’un point de vue marché plus global, ce mouvement fera sans doute les affaires de la concurrence de Microsoft. Apple de son côté, Google avec ses GoogleBook de l’autre et au milieu Linux qui va pouvoir continuer de vanter les mérites de son univers qui ne manque pas de mises à jour techniques et qui propose souvent de meilleures performances sur les anciennes configurations que Windows 10… ou 11.

Des mises à jour étendues de Windows 10 avec ConsumerESU

Windows 10 : un an de rab pour les mises à jour © MiniMachines.net. 2026

Bon Plan : Jeu Voidwrought offert sur Epic

25 juin 2026 à 15:58

Explorez les ruines de la Première civilisation et éliminez les dieux. Gagnez en puissance, découvrez des artéfacts anciens et étendez votre sanctuaire dans les débris.

L’arrivée de l’Étoile rouge annonce une nouvelle ère. Sorti de son cocon, le Simulacre doit collecter de l’ichor, le sang des dieux, sur les monstruosités qui en détiennent. Voidwrought est un jeu d’action-plateforme effréné avec des niveaux intenses, des capacités variées et d’incroyables combats de boss. Trouvez des reliques et des âmes puissantes et équipez-vous-en pour personnaliser votre style de jeu. Fouillez les ruines de la Ville grise pour édifier un sanctuaire fréquenté par de nombreux adeptes.

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Bon Plan : Jeu Voidwrought offert sur Epic © MiniMachines.net. 2026

Bon Plan : Jeu RollerCoaster Tycoon 3 Complete Edition offert sur Epic

25 juin 2026 à 15:52

Peu importe ce que vous voulez créer, RollerCoaster Tycoon 3 vous donne les outils et la liberté qu’il vous faut pour construire le parc d’attractions de vos rêves.

Gérez votre affaire comme un pro et gravissez les échelons. Contrôlez les finances du parc, les boutiques, les services et le personnel pour venir à bout de dizaines de scénarios. Devenez un véritable baron du parc à thème et lancez-vous dans votre nouvelle carrière florissante, ou créez le parc de vos rêves sans vous soucier des questions financières dans le mode bac à sable. Répondez aux besoins de vos visiteurs et garantissez le bon fonctionnement de votre parc pour réussir.

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100€ de plus pour le Macbook Neo, la température monte aussi pour les prix

25 juin 2026 à 14:02

Cela fait des mois que j’insiste sur l’évolution des tarifs des machines à venir. Le Macbook Neo lancé en profitant d’un contrat négocié par Apple avec divers fabricants de composants en début d’année, a pu connaitre un lancement en fanfare. À un point tel qu’il a stupéfait des marques de PC comme Asus, Lenovo ou HP


Le Macbook Neo passe de 699 à 799€

Le Macbook Neo passe de 699 à 799€

Désormais à 799€ en version 8/256 Go, le Macbook Neo a un peu perdu de sa superbe. L’engin a connu une période faste liée à la négociation d’Apple avec des producteurs de mémoire vive et de stockage. En tout début d’année, la marque à la pomme a accepté de payer d’emblée deux fois plus cher ses composants que ses achats précédents. Seule solution pour assumer une livraison suffisante de mémoire pour toutes ses activités : smartphones, tablettes et PC. Personne ne savait la durée de ces contrats et si le « bonus » accordé par Apple pour être servi allait durer toute l’année. Il s’avère que non, comme les autres fabricants de matériel, le contrat semble avoir été renégocié et les prix de tous les engins de la marque devraient repartir à la hausse.

Comme je l’explique dans mon billet sur la Steam Machine de Valve, la rentrée de septembre va probablement redéfinir totalement les fourchettes de prix que nous connaissions. Des engins sous Windows très entrée de gamme avec 8 Go de mémoire et 256 Go de stockage comme le Neo d’Apple vont se négocier autour des 800€ chez certains fabricants. Les PC milieu de gamme vont se positionner entre 1000 et 2000 € et les machines les plus élaborées, stations de travail ou portables de jeux, vont s’envoler vers 3000, 4000 et même 6000 €.

Macbook neo

Le Macbook Neo n’est que l’avant-garde des augmentations

Apple indique que ce n’est que le début de ces augmentations. Le Neo ne peut pas vraiment attendre car la marge dégagée par Apple est plus faible que sur ses autres modèles. En reconnaissant que tous ses tarifs allaient devoir subir une hausse, la marque va également libérer les prix de beaucoup de ses concurrents. Certains maintenaient une pression sur leurs machines de rentrée en se disant qu’il fallait lutter contre un Apple aux prix serrés. Désormais le frein a été relâché et les constructeurs vont pouvoir réhausser leurs machines.

La Steam Machine parait ainsi être une mauvaise affaire aujourd’hui dans un marché toujours en partie porté par des engins datant de 2025. Ou la queue de comète de certains contrats d’approvisionnement en composants vient encore lisser les tarifs moyens des engins. Dès la rentrée de septembre – et peut-être même avant – les tarifs vont vraiment exploser avec une remise à zéro des contrats passés en 2025.

Bref, si vous voulez acheter un Macbook Neo, faites-le maintenant alors qu’il est à 649€ par exemple chez Amazon ou CDiscount. Dans quelques heures il ne se trouvera probablement plus qu’à partir de 799€.

Steam Machine : la malédiction de Valve

100€ de plus pour le Macbook Neo, la température monte aussi pour les prix © MiniMachines.net. 2026

Bambuddy : un gestionnaire libre pour imprimantes Bambu Lab

25 juin 2026 à 10:07

Bambuddy vient répondre à la récente polémique autour de la licence Open Source du code des imprimantes 3D Bambu Lab. La marque avait fait grincer des dents la communauté en attaquant frontalement un développeur indépendant. Résultat des courses, une levée de boucliers assez massive d’autres acteurs du monde du libre avait suivi.

Bambuddy

Aujourd’hui nous découvrons Bambuddy, qui est peut-être la meilleure réponse possible à cette polémique. Ce logiciel indépendant est une vraie suite sur mesure dédiée aux imprimantes de la marque. L’idée est assez simple, sur une machine dédiée (Linux, Windows ou MacOS) ou sur un serveur avec Docker, par exemple, on monte une image de Bambuddy. Celle-ci va alors prendre en charge toutes les imprimantes Bambu Lab sur votre réseau et pouvoir les contrôler. Quand je dis « toutes » c’est évidemment toutes celles qui seront connectées à ce réseau. C’est typiquement le genre d’outil qui sera exploitable sur un MiniPC transformé en serveur.

Et la suite logicielle ne se limite pas à une ou deux imprimantes isolées, elle permet de monter une véritable « ferme » d’impression. Jusqu’à 40 machines pourront être pilotées très simplement, les options permettent même de prendre en charge des prises connectées pour éteindre physiquement des imprimantes ou les rallumer.

Bambuddy : un outil pour simplifier l’impression 3D

Les fonctionnalités sont très complètes. Outre le fait que toute votre activité d’impression reste en local sans passer par les serveurs de Bambu Lab ce qui protège vos créations, Bambuddy permet également de piloter votre parc à distance depuis n’importe quel poste. En utilisant Tailscale par exemple et dans un environnement sécurisé avec certificat TLS.

Mieux encore, il est possible de dialoguer avec Bambuddy depuis le logiciel Bambu Studio classique, mais également avec Orca Slicer ou en utilisant le slicer intégré à la suite. Cela permet de lancer l’impression d’un projet facilement depuis n’importe quel endroit du globe en identifiant précisément votre matériel sans même avoir besoin d’installer un logiciel spécifique. En d’autres termes, en vous connectant à votre serveur Bambuddy depuis un poste tiers, vous pourrez lancer l’impression 3D dont vous avez besoin en quelques clics…

La philosophie de la suite se résume à deux étapes. Une fois bien configurée : cliquer sur Slice et imprimer. C’est Bambuddy qui offre la possibilité de lancer OrcaSlicer ou Bambu Studio de manière automatisée directement dans Docker. Découper un fichier STL ou 3MF se fait donc en additionnant les fichiers dans le gestionnaire en ligne, les réglages par défaut seront employés… A moins que le fichier à imprimer soit livré avec des réglages spécifiques, comme c’est le cas chez certaines bibliothèques en ligne. Auquel cas, ce seront ces réglages qui seront retenus.

Il est également possible de réveiller des dizaines d’imprimantes en même temps pour lancer d’un clic la production de séries ou de piloter un projet en plusieurs parties avec deux imprimantes qui vont se partager les tâches. La suite propose même d’estimer les coûts d’impression de chaque machine avec le détail des matériaux et de l’énergie nécessaire. Des statistiques de type de filament employé, d’usage général et de temps d’utilisation sont proposées. Ce qui permet par exemple d’assurer un suivi et la maintenance des machines.

Bambuddy

Les fonctionnalités, la qualité du développement et la mise en page de l’ensemble sont exemplaires. Ce type de suite, ouverte et performante, est une excellente alternative aux solutions fournies par la marque d’origine. Je pense même que c’est un excellent coup de pub… Il ne reste plus qu’à espérer une ouverture vers plus de produits. Des imprimantes 3D d’autres marques, par exemple… Ce qui pourrait arriver puisque le projet est totalement open source et largement documenté sur Github.

Pour découvrir le logiciel, rendez-vous sur son site. Une démo est accessible pour prendre en main la  suite.  

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Bambuddy : un gestionnaire libre pour imprimantes Bambu Lab © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 24 juin 2026 Actualités numériques

Le site RPiLocator fermera en juillet prochain

24 juin 2026 à 12:34

RPilocator est né en pleine crise. En 2021, alors que nous connaissions une autre crise de composants suite aux ruptures liées au COVID qui avaient ébranlé la production et la distribution matérielle globale, le service permettait de connaitre les disponibilités des cartes Raspberry Pi.

André Costa, qui le maintient, explique l’avoir développé en quelques jours sur son temps libre et l’avoir monté sur… une carte Raspberry Pi. Après quelques tests, il décide de l’ouvrir au public en le montant sur un hébergement plus robuste. L’adresse permet de lister les cartes de développement de la marque anglaise et leur disponibilité ainsi que leurs tarifs. Cela offre une vision rapide de toutes les informations nécessaires pour faire un achat.

RPilocator

RPilocator

Le site RPiLocator malgré son côté hyper spécialisé est alors mis en avant et recommandé par tout le monde. 

Suite aux évolutions du marché après la fin de la crise COVID, la situation s’est d’abord améliorée. La disponibilité des cartes est revenue, mais les tarifs n’ont pas  vraiment cessé d’enfler. En cause, non plus le COVID mais l’IA qui a fait exploser les prix de la mémoire des cartes avant de poser, à nouveau, des problèmes de stock. RPilocator a également perdu un peu en attrait car les projets proposés avec une solution Raspberry Pi devenaient de moins en moins pertinents pour beaucoup d’usages. En cause l’apparition de MiniPC qui se positionnaient de 2024 à 2025 à un meilleur prix pour de meilleures performances.

Aujourd’hui, alors que le site est à nouveau hébergé sur une Raspberry Pi 4 8 Go depuis janvier 2025, l’auteur a décidé de l’abandonner. La raison première est assez simple. S’il reste 11 000 visiteurs par mois sur le site, la grande majorité sont des… robots. Il ne reste plus grand monde de véritablement intéressé par ce service.

L’autre argument est la mauvaise grâce des marchands qui tentent de bloquer le site de venir récupérer les informations de prix et de disponibilité. Il faudrait passer beaucoup de temps pour lutter face à ces contre-mesures… et le jeu n’en vaut plus la chandelle. D’abord par manque de visiteurs, ensuite parce que ces contre-mesures provoqueraient des contre-contre-mesures et ainsi de suite.

RPilocator va donc s’arrêter en juillet prochain. 

Et ce n’est pas très grave. Ce que je retiens de cette aventure particulière d’André Costa est simple. Un type, tout seul, sur un coin de la planète, a décidé de monter un service gratuit et sans pub pour ses contemporains. Il l’a mis en ligne avec un petit nom de domaine et a pu l’héberger sur une solution qui ne coûte pas grand-chose à l’achat et quelques euros d’énergie. Je trouve cela plutôt rassurant.

Rassurant car cela permet encore d’imaginer la création d’un site local, porté par un engin abordable, pour un usage très spécialisé. Un serveur de stockage de données partagées. Un site d’information pour une petite commune. Le blog d’un passionné sur un sujet aussi niche qu’ésotérique. Le montant à investir est modeste, accessible et si l’idée d’un site de ce type dépasse l’audience prévue, il est possible d’imaginer lui faire vivre la vie de RPilocator. Un début sur une palteforme légère et une évolution suivant l’audience rencontrée.

Adieu donc au site et bravo à André Costa pour son dévouement pendant ces quelques années.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

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Soldes été caniculaires 2026 : tous les bons flans très fondants ?

24 juin 2026 à 10:21

Les soldes d’été existent en différents parfums :

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Ce billet sera mis à jour très régulièrement. Probablement toutes les demi-heures pour cette première journée des soldes été 2026. Plus lentement ensuite.

Pour rappel, Minimachines vit essentiellement de l’affiliation, si vous voulez soutenir le blog, n’hésitez pas a passer par lui avant votre achat.

Soldes été caniculaires 2026 : tous les bons flans très fondants 🍮 © MiniMachines.net. 2026

CrankGPT ou quand l’IA devient réellement musculaire

24 juin 2026 à 08:18

CrankGPT est un boîtier muni d’une poignée qu’il faut vigoureusement tourner pour générer l’énergie suffisante au  système embarqué pour pouvoir lui poser une question. Avec une technologie embarquée superévoluée et un LLM adapté, le dispositif permet une utilisation économique et écologique de l’IA.

Le dispositif est présenté sur un site dédié, très complet, et se base sur un principe assez simple. Quand il faut plusieurs tours de manivelle pour générer le courant nécessaire aux questions les plus basiques, on a tendance à se creuser un peu plus la tête que d’habitude. C’est un peu l’idée de CrankGPT qui pose comme principe une participation musculaire active de l’utilisateur pour pouvoir fonctionner. Déployable en mode autonome, adaptable en fonction des besoins avec une solution montée sur un vélo d’appartement ou adapté à la vie d’entreprise en multipliant ceux-ci, CrankGPT remet la manivelle et le muscle au goût du jour.

Vous l’aurez vite compris, le concept est une démonstration dont l’objectif est de mettre en avant la dépense énergétique des IA. Les quelques coups de manivelle donnés entre chaque question sur la vidéo ci-dessus sont bien en dessous de la réalité des besoins de ces monstres énergivores que sont les serveurs qui pilotent les IA. Et l’habitude prise par beaucoup de monde de poser des questions en pagaille à une IA, sans même rentrer dans le débat de la pertinence des réponses, est quelque chose de très coûteux en énergie.

Je me souviens de l’expérience menée il y a des années par une université d’art de Stockholm. Mettant en scène un des meilleurs cyclistes sur piste du monde. La vidéo ci-dessus montre que malgré un entraînement intensif, il est difficile pour un humain d’alimenter un simple grille-pain pendant le temps nécessaire à l’opération classique du petit-déjeuner. Les 700 watts de puissance constante qu’il faut déployer rattrapent assez vite les pauvres animaux que nous sommes. Et malgré des cuisses monstrueuses, le cycliste est bien totalement effondré après quelques minutes de pédalage avec les réglages nécessaires pour que la Dynamo génère la puissance adaptée.

CrankGPT n’existera donc jamais avec la puissance des LLM actuels, du moins tant qu’un engin comme le AMD Ryzen Halo ou le Nvidia NGX Spark demanderont respectivement 120 et 170 watts pour fonctionner. Outre le fait que développer cette puissance assez longtemps est difficile, il ne faudrait en réalité jamais arrêter de tourner la manivelle pour maintenir l’appareil en fonction.

Le but de ce site sur CrankGPT est donc juste de rappeler l’impact des serveurs d’IA en termes d’énergie. Un impact qui a du mal à être matérialisé car nous ne voyons souvent l’usage électrique uniquement comme un service en appuyant sur un bouton. On oublie très facilement les externalités négatives que ce service impose.

CrankGPT

CrankGPT

Fabriquer votre propre CrankGPT est possible

Reste que l’objet CrankGPT existe, il est construit autour d’un Raspberry Pi 4 8 Go et associé avec une dynamo commerciale 20 watts. Un guide vous indique même la méthode pour en fabriquer un vous-même. La chose a comprendre, c’est que les LLM embarqués à bord sont vraiment minimalistes et qu’il faut un certain temps de travail musculaire avant de pouvoir obtenir une simple réponse. Entre 10 et 15 secondes de tours de manivelle soutenus pour réveiller la machine et charger le système. Et encore 20 secondes supplémentaires pour démarrer l’agent conversationnel. Cela donne une demi-minute de gros effort musculaire pour pouvoir commencer à poser votre question. La réponse se fera alors en quelques secondes… suivant le modèle. Pour maintenir le système en « vie » et poser d’autres questions, il faudra continuer a tourner la manivelle. Les moteurs IA utilisés sont évidemment tous très basiques : lfm2.5 350M, lfm2.5 1.2B et gemma3 1B. Les réponses apportées seront donc extremement limitées.

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