Vue normale

La France conserve son rang de deuxième exportateur d’armement

Les États-Unis ont encore renforcé leur domination mondiale. L’Europe a représenté 38 % des exportations d’armement américaines sur la période 2021-2025.

© Dassault Aviation/ G.Gosset

Les ventes de matériels militaires français ont été dynamisées par les succès de l’avion de combat Rafale à l’international (ici, un appareil des forces armées indiennes).

Sébastien Lecornu annonce «500 contrôles» dans les stations-service contre les hausses abusives de prix à la pompe

«La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe», explique le premier ministre sur X.

© Bing Guan / REUTERS

Le gouvernement avait annoncé vendredi que le SP95-E10 avait augmenté de 10 centimes par rapport à la semaine précédente, avant le début de la guerre au Moyen-Orient.

Du flegme à la panique, comment la fermeture du détroit d’Ormuz a fait flamber le prix du pétrole

DÉCRYPTAGE - Le prix du pétrole s’envole ce lundi de 25% à 114 dollars. La guerre en Iran a provoqué la paralysie de la navigation dans le détroit d’Ormuz et des exportations d’hydrocarbures des pays du Golfe, et progressivement de leur production. Les pays du G7 envisagent le recours aux stocks stratégiques.

© Benoit Tessier / REUTERS

Le pétrolier Luojiashan est ancré à Mascate, alors que l’Iran promet de fermer le détroit d’Ormuz, au milieu du conflit américano-israélien avec l’Iran, à Mascate, Oman, le 7 mars 2026.

Ville lumière, un bilan très obscur

8 mars 2026 à 05:52

10 milliards de dette. 11 % de commerces vacants. Une propreté, une sécurité et une attractivité qui posent question. Douze ans après la première élection d’Anne Hidalgo, Paris est-elle encore la plus belle ville du monde ?

Toile de fond iconique aux trames de films comme « Minuit à Paris », « Moulin Rouge », « Inception », « La La Land » et « Ratatouille », la Ville Lumière attire, fascine et fait rêver tout autour du globe. Ce n’est pas un hasard si 38 millions de personnes viennent la visiter chaque année. Alors, à quelques jours du scrutin municipal, tirer le bilan de l’édile sortante n’est pas chose aisée, car il s’agit d’analyser les effets de sa politique sur une ville qui dispose de sa propre force d’attractivité et d’un nom qui se chante dans toutes les langues.

Pourtant, c’est un exercice nécessaire, car Paris n’est pas une ville musée. Plus de 2 millions de personnes y résident et tout autant y travaillent tous les jours. Et leur quotidien ne se résume pas à visiter le Louvre, se prélasser en terrasse à Saint-Michel ou prendre un selfie devant la tour Eiffel. C’est là toute la difficulté d’administrer un symbole comme Paris : éviter que la carte postale des touristes ne devienne un cauchemar pour les résidents.

Élue pour la première fois il y a douze ans à la mairie de Paris après en avoir été la première adjointe, Anne Hidalgo a été réélue en 2020, ce qui a constitué une petite surprise à l’époque, tant l’insatisfaction d’une partie des habitants semblait être importante. D’autant plus qu’elle n’a jamais su gagner son propre arrondissement, le XVe, indéfiniment destiné à la droite.

Un héritage considérable, dilapidé avec méthode

Pour comprendre l’ampleur du gâchis, revenons douze ans en arrière, au moment où Bertrand Delanoë transmet les clés de la ville à Anne Hidalgo. Il lui a légué une ville dynamique, à la dette (bien que non négligeable) maîtrisée, et dont l’attractivité internationale demeurait sans égale. Paris était alors régulièrement classée parmi les trois premières métropoles mondiales dans les grands indices de compétitivité. Le réseau de transports en commun, dense et structurant, constituait l’épine dorsale d’une mobilité urbaine enviée. Le lancement du Vélib’ en 2007 avait fait de Paris la capitale mondiale du vélo en libre-service. L’autopartage avec Autolib’ fonctionnait plus ou moins. Les berges de Seine étaient encore accessibles aux voitures, permettant une circulation fluide sur les axes structurants.

Un héritage à faire fructifier. À l’image du mobilier urbain traditionnel et parfois centenaire mis au rebut, il a été au contraire méthodiquement détricoté par une idéologie faisant primer l’affichage politique sur le pragmatisme opérationnel. Dès les premières années du mandat, une orientation nette s’est dessinée : Paris serait un laboratoire de la transformation écologique et sociale, quitte à bousculer les équilibres en place faisant le sel de la ville. L’ambition n’est pas critiquable en soi. Ce qui l’est, c’est la manière dont elle a été conduite : sans concertation réelle ni évaluation rigoureuse des effets induits de manière ex ante, et surtout sans considération suffisante pour les finances de la collectivité.

Un endettement hors de contrôle

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Bertille Bayart : « Avec la guerre en Iran, une crise énergétique qui cascade à grande vitesse »

CHRONIQUE - Le système énergétique du Moyen-Orient, dont l’Iran cible les infrastructures, se congestionne rapidement. Les conséquences en cascade annoncent une crise grave si la guerre dure.

© Stringer / REUTERS

De la fumée s’échappe de la raffinerie de pétrole Ras Tanura de Saudi Aramco, après une attaque signalée d’un drone iranien, le 2 mars 2026.

Nils Wilcke: "L'Assemblée a voté la suspension conservatoire des allocations chômage en cas de suspicion de fraude, pour une durée de trois mois." - Mastodon

3 mars 2026 à 16:09
« "Le volume financier de ces fraudes n’est pas important", admet le corapporteur du texte »
Ok donc ça sert à rien, mais cette mesure permet d'humilier un peu plus les pauvres.
Les riches ont une véritable *haine* des pauvres.

Fenêtre d'Overton de gauche : Et si on faisait une saisie des avoirs des riches pour plusieurs mois dès qu'il y a une *suspicion* de fraude fiscale. Non ?
(Permalink)

Les entreprises face à une pénurie d’experts en intelligence artificielle

DÉCRYPTAGE - Selon ManpowerGroup, 72 % des entreprises disent rencontrer des difficultés à recruter des profils maîtrisant l’intelligence artificielle. Les formations s’adaptent progressivement à ce nouveau besoin.

© DC Studio - stock.adobe.com

En 2024, 166 000 offres d’emplois liées à l’IA ont été publiées en France.

Portrait de ville : Nantes, la désenchantée

1 mars 2026 à 07:40

Longtemps, j’ai caracolé en tête des classements des villes où il fait bon vivre. « Tu es la plus belle, la plus verte et la plus attractive », me disaient labels et palmarès. Aujourd’hui, à me regarder de plus près dans le miroir des indicateurs publics, le reflet s’assombrit.

Je suis cette ville que le peuple gaulois des Namnètes fonda vers le Ier siècle avant notre ère. Cette ancienne cité industrielle meurtrie par la fermeture de ses chantiers navals, qui a su opérer une mue spectaculaire. Cette ville que tout le monde voulait habiter et qui compte aujourd’hui environ 330 000 personnes.

Me voilà, comme les autres communes françaises, devant passer le test des élections municipales (15 et 22 mars). Elles verront ma maire sortante, favorite du scrutin, la socialiste Johanna Rolland, briguer un troisième mandat, à la tête d’une liste d’union de la gauche, hors LFI. Elle sera confrontée à Foulques Chombart de Lauwe, candidat de la droite et du centre soutenu par LR, Horizons, Renaissance et Modem, mais aussi à l’insoumis William Aucant, à Jean-Claude Hulot pour le Rassemblement national, à Margot Medkour, se présentant sous les couleurs de Nantes populaire (extrême gauche), et au centriste Mounir Belhamiti.

Niveau indicateurs économiques, ma croissance reste flatteuse, affichant +1,1 % par an sur les 10 dernières années, quatre fois plus que la moyenne nationale. Chaque semaine, je vois arriver près de 80 nouveaux venus.

Ce dynamisme tient à la jeunesse que j’aimante (âge médian : 33 ans), à mon pôle universitaire et à un marché tertiaire attractif. Mais si j’attire, je ne retiens plus forcément. Une partie significative des familles et des seniors s’éloigne vers la seconde couronne métropolitaine ou les départements voisins, chassée par le coût du logement.

Très cher logement

Car ici comme ailleurs, le logement est devenu un nœud gordien. Mon parc social est saturé. Seules 19 % des demandes aboutissent, et à peine 12 % pour les ménages dont les revenus sont inférieurs à 500 euros par mois. Cette tension résulte d’un effet ciseau désormais bien établi : une baisse durable de la production de logements sociaux, conjuguée à une flambée des prix de l’immobilier ancien, qui ont progressé quatre fois plus vite que les revenus en vingt ans.

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Jean-Louis Bourlanges et Jean-Dominique Senard : «Aujourd’hui, plus personne ne sait vraiment qui est responsable de quoi»

GRAND ENTRETIEN - En entreprise comme dans le secteur public, notre système cultive un «confort de l’irresponsabilité», diagnostiquent l’ancien président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale et le président du groupe Renault dans leur rapport pour l’Institut Montaigne.

© Fabien Clairefond.

Jean-Dominique Senard et Jean-Louis Bourlanges.

L’éditorial de Jacques-Olivier Martin : «Stellantis plonge, que Bruxelles lâche le volant !»

Stellantis n’est que l’arbre qui cache la forêt du marasme de l’automobile occidentale. En imposant le tout-électrique plutôt qu’une décarbonation tenable et technologiquement ouverte, l’UE a fragilisé l’auto du Vieux Continent.

© Le Figaro.

Jacques-Olivier Martin.

Automobile : en Europe, l’électrification tourne au carnage dans son appareil de production

DÉCRYPTAGE - Le secteur a subi une saignée historique, mais ne peut pas rayer d’un trait les immenses investissements déjà consentis pour l’électrification.

© piter2121 / stock.adobe.com

Logo de l’entreprise Stellantis.

Visites sur le terrain, fiches détaillées sur tous les sujets… Les premiers pas en douceur de Jean Castex à la SNCF

DÉCRYPTAGE - À la tête du groupe depuis novembre, l’ex-premier ministre a privilégié une prise de fonction moins brutale qu’à la RATP. La vieille dame ferroviaire étant en forme, elle n’a pas besoin de plan d’urgence.

© JOEL SAGET / AFP

Le PDG de la SNCF, Jean Castex, dans un train à grande vitesse, le 30 janvier.

Bernard Accoyer et Marc Fontecave : « D’ici à 2035, le prix de l’électricité pourrait augmenter de plus de 30% en France et baisser de plus de 20% en Allemagne »

GRAND ENTRETIEN - Le gouvernement a adopté par décret la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui fixe la stratégie énergétique de la France pour la prochaine décennie. L’ancien président de l’Assemblée nationale et le professeur au Collège de France alertent sur ses dangers.

© Jean-Luc Bertini pour Le Figaro

Bernard Accoyer et Marc Fontecave.

«Pour le secteur français, c’est un risque systémique» : lâché par son actionnaire, Ramsay santé plonge dans l’inconnu

ANALYSE - La majorité du capital du leader français des cliniques devrait changer de mains en fin d’année, dans un contexte chahuté pour le secteur.

© VALLAURI Nicolas / PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

« Il y a un risque important que des actions de Ramsay santé tombent entre les mains de hedge funds, qui pourraient tenter d’imposer à la direction de Ramsay Santé leur stratégie, voire une vente à la découpe du groupe », estime un bon connaisseur du dossier.
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