Migrants : 102 personnes secourues mardi dans le détroit du Pas-de-Calais

© Chris J Ratcliffe / REUTERS

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L’usage est le même sur ce modèle Ugreen KVM triple écran que sur les modèles en double. L’objet sert à connecter deux machines à un ensemble de trois affichages en mixant des entrées HDMI et DisplayPort.
Le KVM triple ports mesure 15.7 cm de large, 7.2 cm de profondeur et 4.1 cm d’épaisseur.
Le KVM triple écran de Ugreen propose en façade quatre ports classiques. Trois USB 3.0 Type-A et un USB 3.2 Type-C qui vont servir à accueillir surtout des accessoires a partager sur les deux postes : clavier, souris, tablette graphique, manette, mais également webcam ou clé USB. À leur côté, un port MiniUSB qui est en fait un port propriétaire qui permettra de déporter un bouton pour piloter l’ensemble.
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A l’arrière, un ensemble qui se distingue en trois groupes. D’abord un ensemble de périphériques de sorties avec un HDMI et duo de DisplayPorts. Cest trois éléments permettront de connecter les écrans au KVM. Suivent deux groupes d’entrées pour les PC : un duo identique qui correspondent à des ports vidéo identiques qu’on connectera à la sortie graphique de chaque OPC. Un port USB 3.0 type-A supplémentaire permettra de relier le KVM triple écran aux machines afin de profiter des ports USB de façade.
Une fois les connexions faites, les câbles spécifiques nécessaires sont fournis avec l’appareil, on alimente l’objet avec le chargeur 12V proposé et on peut allumer le tout. Par défaut l’engin démarre sur le groupe d’entrées numéro 1 ou sur celui qui est alimenté. Une pression sur le bouton déporté et le KVM bascule sur le second PC. Les écrans sont gérés de la manière dont sont configurés chaque système. Si votre premier PC fait une extension sur trois moniteurs différents, l’affichage sera repris tel quel. Si votre second PC fait une extension sur deux moniteurs différents mais en gère deux en miroir, cela sera pris en compte. C’est pratique notamment pour les configurations spécialisées avec une tablette graphique HDMI par exemple où vous désirez le même affichage sur la tablette et votre écran.
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Le bouton déporté permet de déplacer le KVM loin de votre bureau ou en dessous afin d’éviter la connectique associée. Il est également possible d’effectuer le basculement d’un poste à l’autre avec un bouton sur le dessus de l’appareil. À noter que le KVM ne « coupe » pas les signaux d’affichage lors du basculement d’un poste à l’autre. La transition se fait en douceur.
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La connectique DisplayPort est en 1.4, le HDMI en 2.1. Elles prennent en charge les différentes technologies VRR, le G-Sync, les fonctions HDR10 et proposent des affichages en UltraHD jusqu’à 240 Hz. Si l’USB de façade ne sera pas des plus rapides, par rapport à un USB 3.2 ou Thunderbolt, il sera évidemment possible de connecter directement un SSD ou une clé USB directement sur une des deux tour.
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Le KVM triple écran d’Ugreen est proposé à 97.49€ sur Amazon avec l’ensemble des câbles nécessaires à son utilisation. Attention cependant, les longueurs annoncées ne sont pas gigantesques avec 1.5 mètre pour les HDMI, DisplayPort et USB 3.0 mâle-mâle. Il faudra donc positionner correctement l’ensemble. La taille de votre câble d’écran actuel vers le KVM puis 1.5 mètre vers vos deux PC. Il est évidemment possible de changer vos câbles pour d’autres identiques plus longs. Mais c’est un détail qu’il faudra forcément prendre en compte.
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Il s’agit clairement d’un produit spécialisé. Il existe des utilisateurs qui veulent conserver un poste « propre » pour de la production spécifique en musique, vidéo, graphisme, 3D, calcul, programmation ou autre. Avec ce dispositif, ils pourront garder ce poste d’un côté et avoir un second PC plus classique de l’autre. tout en profitant de leur matériel de base avec triple écran, clavier et souris haut de gamme. Il y a là une excellente manière d’étanchéifier les univers.
Bon Flan : Ugreen KVM triple écran HDMI et DisplayPort à 97€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026
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Pas de panique. Si vous avez une de ces vieilles Kindle – la liste est plus bas – vous n’avez pas forcément à vous en faire. Si le choix d’Amazon est contestable, la solution pour contourner la majorité du problème est assez simple.
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Les vieilles Kindles, toutes celles lancées jusqu’en 2012, ne seront plus prises en charge par Amazon à partir du 20 mai prochain. Très concrètement, cela veut dire quoi. C’est assez simple, si vous achetez un livre numérique sur Amazon ou que vous utilisez la fonction d’envoi d’un livre vers ce type de liseuse par l’email fourni par Amazon, cela ne fonctionnera plus. Cela veut dire que si vous avez une bibliothèque de livres n’ayant pas encore été lus, il vous reste un peu plus de deux mois pour les expedier « facilement » vers la liseuse. Cela veut également dire qu’en cas de réinitialisation de votre Kindle après cette date, il sera impossible de s’identifier via un profil Amazon. Tout ce qui passe par les serveurs de la marque depuis ces appareils sera bloqué.
Ce n’est pas une histoire de compatibilité matérielle ni de problème technique, c’est une volonté pure et simple de la marque de ne plus prendre en compte des appareils qui ont désormais atteint un âge avancé. 14 ans pour les plus récentes. C’est, malgré tout, un choix bien étrange parce qu’on se doute que le coût en infrastructure pour accepter les transferts d’un livre vers une liseuse de 2012 ne doit pas être énorme, et surtout pas vraiment différent de celui généré par une liseuse de génération suivante. On parle de faire transiter quelques kilo-octets seulement.
Ce recul est, par contre, un vrai problème pour certains acheteurs qui ne vont plus pouvoir dépenser leur argent sur la plateforme d’Amazon en ajoutant des livres à leurs bonnes vieilles Kindle. Est-ce qu’Amazon espère un renouvellement du parc ? Apparemment oui puisque la plateforme envoie déjà aux US des emails aux propriétaires des modèles concernés avec des remises pour l’achat de nouveaux modèles. Est-ce que les gens qui ont acheté ou qui se sont vu offrir un de ces appareils il y a des années vont craquer pour un nouveau Kindle en 2026 ? Ou est-ce que cette stratégie va les dégoûter et les orienter vers la concurrence comme Kobo ?
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Si vous avez un de ces appareils, pas de panique donc, il existe des solutions de contournement. La première reste encore et toujours ce bon vieux logiciel Calibre qui permet de pousser n’importe quel eBook directement vers une Kindle. Pas besoin d’acheter sur Amazon, n’importe quel fournisseur de livres numériques est compatible. L’outil se passe de DRM et fait son travail d’archivage et de gestion. Il est téléchargeable gratuitement même si je vous encourage à faire un petit don à son développeur.
Le vrai problème sera posé sur le marché de l’occasion, si vous avez envie d’acheter un de ces appareils, il faudra veiller à ce qu’il ne soit pas fabriqué de 2007 à 2012. Car si le vendeur vous l’expédie réinitialisé, vous ne pourrez pas le remettre en marche en l’associant à votre compte Amazon. Il existe des solutions de contournement avec des firmwares non officiels, mais leur installation demandera forcément un peu d’expérience et un matériel déjà initialisé encore fonctionnel.
Raph me fait remarquer en commentaire que la fin de cette prise en charge signifiera également la fin du support de multiples appareils. Fonction qui permet à un utilisateur de poursuivre sa lecture d’un écran à un autre au travers des applications Amazon. Il est vrai que ce sera un manque vu le côté pratique de la chose.
C’est peut-être ce qui me perturbe le plus dans ce choix d’Amazon, je ne comprends pas le ratio bénéfice-risque pour la marque… Je ne vois pas vraiment l’impact pour Amazon en termes financiers de continuer à piloter ces appareils. Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe, mais le coût ne me semble pas astronomique. D’autant que les utilisateurs pourraient tout à fait supporter un transfert de fichiers qui ne soit pas absolument immédiat.
Mais surtout, la marque va toucher les personnes qui sont les moins à même de comprendre et de régler le problème. Beaucoup de liseuses sont vendues pendant les fêtes car c’est un cadeau parfait pour certaines personnes. Des lecteurs assidus, souvent assez âgés, qui se font offrir un engin qui est au final piloté par un tiers. Je ne sais pas si cela a un nom, j’appellerais cela du « Kindle-sitting » en référence au baby sitting. On offre une liseuse à un parent et l’objet sert à la fois comme support de lecture et de support affectif. C’est l’occasion d’échanges au sujet des livres lus, mais également un bon moyen de garder un contact spontané. Recevoir un coup de fil d’un proche parce qu’il aimerait lire tel ou tel bouquin qui vient de sortir et qu’on lui envoie « magiquement » au travers de son adresse email de transfert et d’une communication Wi-Fi.
Pour d’autres, le format permet au contraire de gagner en autonomie. On peut acheter une liseuse pour choisir ses propres livres en ligne et les récupérer sur sa liseuse en un clic. Les deux profils cohabitent et apprécient souvent les avantages du format : un choix incroyable de sujets, la possibilité de lire sans porter un gros livre, l’éclairage pour lire au fond de son lit, la possibilité de retrouver de gros caractères… Dans les deux cas, Amazon va perdre les profils de gros lecteurs qui ne vont peut-être pas accepter de s’enfermer à nouveau dans ces offres.
La concurrence est bien plus féroce en 2026 qu’à la sortie de la toute première liseuse Kindle en 2007. Chez Kobo notamment, avec d’excellents produits placés sur des segments de prix similaires. Je ne suis pas certain que la pilule passe aussi bien qu’espéré. L’acheteur qui comprend que les vieilles Kindle sont mises au rebut volontairement alors qu’il a toujours pris grand soin de la sienne, ne verra peut être pas cette politique sous le meilleur angle.
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| MODELE | Date |
|---|---|
| Kindle 1ère génération | 2007 |
| Kindle DX | 2009 |
| Kindle DX Graphite | 2010 |
| Kindle Keyboard | 2010 |
| Kindle 4 | 2011 |
| Kindle Touch | 2011 |
| Kindle Fire 1ère génération | 2011 |
| Kindle 5 | 2012 |
| Kindle Paperwhite 1ère génération | 2012 |
| Kindle Fire 2e génération | 2012 |
| Kindle Fire HD 7 | 2012 |
| Kindle Fire HD 8.9 | 2012 |
Amazon annonce la fin du support des plus vieilles Kindle (Et ce n’est pas forcément grave) © MiniMachines.net. 2026

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Le prix de la mémoire explose, la DDR5 est au plus haut, la DDR4 lui a emboîté le pas. Gros point fort pour cette dernière. Elle est massivement déjà en place sur la grande majorité des PC. Pour faire face à la crise actuelle, les deux géants que sont AMD et Intel n’ont pas beaucoup de solutions. Une d’entre elles est de ne pas tout changer.
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Et ne pas changer choque en informatique. Tout le monde a été biberonné par un discours de mise à jour technique et d’obsolescence permanente. Les constructeurs comme les fondeurs de puces ont tous fait de la rythmique cadencée et annuelle de leurs produits un tempo à suivre pour rester au meilleur niveau. Reste que derrière ces annonces de gain de productivité et d’efficacité permanentes, les usages réels n’ont pas forcément progressé partout. Dans le monde de l’entreprise par exemple, certains réflexes d’évolution sont plus comptables que techniques. On change parce que c’est le bon moment, parce que tout est amorti, parce que les concurrents ont changé ou par peur de ne plus être à la page. Mais derrière, on ouvrira la même suite bureautique et on enverra les mêmes mails sans tirer beaucoup plus de mémoire ou de puissance du processeur.
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Intel et AMD le savent, ils ont donc bien compris qu’il était possible de faire durer leurs gammes avec un peu de cosmétique pour répondre à des besoins d’entreprise. Le programme pour 2026 semble donc se confirmer avec le retour de certaines générations de puces.
Chez Intel par exemple, on va retrouver des puces Core de 14ème génération. Des modèles « Raptor Lake Refresh » qui vont faire un tour de piste supplémentaire sur leur plateforme LGA1700. Le fondeur a confirmé la poursuite de leur production en parallèle des nouvelles puces Panther Lake. L’info vient de Robert Hallock, un des vice-présidents et le directeur général du marketing technique client chez Intel.
La raison est assez simple, les puces sont tout à fait suffisantes pour piloter un ordinateur classique en 2026. Si certains usages vont aller chercher un rendement le plus efficace possible, énormément d’autres utilisateurs n’effleurent qu’à peine les capacités de calcul de ces processeurs. Qu’il s’agisse de particuliers ou de professionnels, une grande majorité des processeurs en 2026 ne sont pas exploités à leur plein potentiel.
Les avantages de ces processeurs Raptor Lake Refresh pour Intel comme pour les clients. D’abord ils sont gravés en Intel 7 ce qui ne les fait pas entrer en concurrence frontale avec les lignes de production 18A. Les deux gammes peuvent être produites en parallèle. Les puces Arrow Lake-S, de nouvelle génération, profitent de cœurs toujours produits par TSMC mais dans un agglomérat de tuiles assemblées ensuite par Intel. Rien qui ne va empêcher leur production. Au contraire, cela permet de rentabiliser à plein les lignes Intel 7 pendant cette période compliquée.
Cela permet également de profiter de deux éléments techniques importants. Raptor Lake Refresh est à la fois monté sur un socket LGA1700 mais il est également capable de prendre en charge la mémoire DDR4 comme la DDR5. Pour Intel, c’est une aubaine en ce moment. Qu’il s’agisse d’assembleurs ou de clients finaux, conserver cette plateforme signifie pouvoir faire évoluer des millions de PC d’une puce à l’autre sans avoir à tout changer. Cela permet également de faire durer des bases techniques plus longtemps : cartes mères, systèmes de refroidissement et même alimentations ajustées au maximum pour des machines de grandes marques internationales.
Le maintien de la mémoire DDR4 va également permettre d’alléger la note en cas de transition. Un contact qui gère une société de recyclage de machines d’entreprises, dont le travail consiste à proposer des certificats de destruction de données pour les flottes de PC d’entreprise d’un côté et la revalorisation de ces machines auprès d’un nouveau public de l’autre, me confiait que le marché avait bien changé ces derniers mois. Moins de machines disponibles, des engins en moins bon état et surtout… plus de mémoire vive à bord. Toutes les barrettes de RAM étaient désormais conservées par les entreprises alors qu’elles étaient laissées en place auparavant. Non seulement la source se tarit, mais les machines qui lui parviennent ne sont plus aussi facilement recyclables.
Et on comprend que pour une entreprise avec un service informatique qui peut recycler la mémoire vive de ses postes, la dépense technique peut être beaucoup plus basse avec un processeur Raptor Lake Refresh. On pourra éventuellement juste changer la puce, mais si l’achat d’un poste neuf est obligatoire, il pourra être choisi sans mémoire vive en recyclant simplement celle existante. Même en ne considérant que l’achat d’un PC neuf, la DDR4 reste beaucoup plus disponible et moins chère que la DDR5 actuellement.
Et M Hallock de préciser que les fabricants de cartes mères allaient proposer des plateformes originales, capables de prendre en charge à la fois de la DDR4 et de la DDR5. ASRock serait déjà sur les rangs et d’autres devraient suivre2. Dans tous les cas, l’usage d’un Raptor Lake Refresh avec de la DDR4 ne changera pas grand-chose pour un utilisateur lambda. Même pour un utilisateur expert, à vrai dire. La majorité des usages ne sera pas si différente d’une machine à l’autre à l’œil nu. Si les logiciels de benchmarks attesteront bien d’une différence insupportable à certains, il leur sera toujours possible de dépenser les sommes nécessaires pour réunir le meilleur de chaque composant.
Au vu du contexte actuel, je doute que tout le monde ait envie de changer un PC acheté au début 2025 avec 32 Go de DDR4 pour une bouchée de pain pour un modèle similaire avec 32 Go de DDR5 pour un énorme morceau de brioche.
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On avait vu un premier recul dans la course au « toujours plus » il y a quelque temps. AMD avait en janvier commencé par dire que finalement, employer de la mémoire vive en DDR5-4800 par rapport à de la mémoire vive DDR5-6000 ce n’était pas si grave. Que les gains étaient en dessous de 2% sur la totalité des scénarios en jeu. Un changement de discours qui apparaissait alors que les prix des mémoires les plus performantes s’envolaient à toute vitesse.
AMD annonce désormais qu’il va faire jouer les prolongations à sa plateforme AM4. Une vétérante du monde PC, ce qui n’est pas un défaut. AM4 est sortie en 2016 et fête donc son dixième anniversaire. Elle a connu les microarchitectures du renouveau de la marque : Zen, Zen+, Zen2 et Zen3. Ce socket est ultra rentabilisé et profite d’un énorme parc installé même si tous les chipsets ne seront pas forcément compatibles avec les dernières puces déployées.
Pour AMD la transition repose sur une stratégie de rafraîchissement de ses gammes avec des puces mises à jour en ajoutant de la mémoire à bord des processeurs. La fameuse technologie 3D V-Cache. Les puces sont boostées avec plus de cette mémoire cache ajoutée littéralement par-dessus la puce. Un empilement qui donne droit à cette fabuleuse trouvaille marketing « 3D V-cache ».
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On retrouve, par exemple, le tout nouveau Ryzen 5 5500X3D, une puce développant six cœurs Zen 3, pour douze Threads avec des fréquences allant jusqu’à 4 GHz et surtout un cache L3 de 96 Mo. Le tout est gravé par GlobalFoundries en 12 nm. Pas le processeur le plus sexy sur le papier, mais qui fera un excellent boulot de transition pour cette période 2026 très compliquée. Un de ses atouts majeurs ? La prise en charge de mémoire DDR4 jusqu’à 128 Go en double canal. Un CV qui lui donne une place de choix pour venir remplacer un processeur vieillissant dans une tour sans avoir à tout changer à l’intérieur.
Vous l’aurez compris, quand le marché va mal, les marques changent de perspective. D’un positionnement poussant vers un futur de performances toujours plus élevées, elles s’intéressent désormais également à un présent beaucoup plus réaliste. Il vaut mieux vendre des puces sur une plateforme plus ancienne et moins glamour, compatibles avec des technologies déjà en place, plutôt que de ne rien vendre du tout.
Source : Wccftech
AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie © MiniMachines.net. 2026

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PC-Finder est un nouveau service proposé par Topachat. Un service qui se penche sur un problème classique et une qusetion posée en permanence aux « informaticiens ». Celui d’une connaissance qui demande « Qu’est-ce qu’il faut que j’achète comme PC ?« . Question qui n’a évidemment pas de réponse.
Pour tenter de répondre tout de même du mieux possible à cette interrogation, il faut toujours un peu de contexte. Ma première réponse habituelle est : « Un PC pour quoi faire ? » suivie très rapidement d’une demande de fourchette de budget. Sans ces éléments, il est impossible de répondre convenablement. L’ordinateur parfait et pour tout le monde n’existe pas, il y a toujours des concessions et des adaptations à faire pour trouver la meilleure solution possible.
Ceux qui vous sortent un « Top 3 » des meilleurs ordinateurs du moment n’ont pas d’autre but que d’essayer de vous vendre quelque chose. L’ordinateur parfait pour un artisan, une famille ou un étudiant n’est franchement pas le même. Et pour un joueur, le nombre de paramètres et les quelques éléments qui changent sur le papier peuvent avoir d’énormes différences sur le bas de la facture. En ce moment, passer de 16 à 32 Go de mémoire ou de 512 Go à 1 To de stockage, peut faire très mal financièrement.
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Le PC-finder de Topachat propose deux manières de répondre à cette question avec comme analyse un usage ludique de sa machine. La première méthode passe par un choix de cinq jeux. L’assembleur sélectionne une série de titres à la mode, mise à jour chaque trimestre, et propose de construire un PC sur mesure pour piloter ces jeux en fonction de réglages classiques : nombre d’images par seconde attendu de 60 à 240. Qualité des graphismes espérés de « moyen » à « ultra ». Et définition de l’affichage pour jouer en 1080p, 1440p ou 2160p.
Ces résultats ne sont pas nés du hasard mais correspondent à des formules de machines assemblées et testées par TopAchat. Les configurations assemblées par leurs soins sont testées et permettent de faire des statistiques de performances qui sont consignées par la marque. Ces tests permettent également de voir si un PC répond au niveau de performances attendu après un montage et avant d’être livré au client.
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Il faut ensuite faire une sélection de jeux, cinq sont requis pour déterminer un « profil » qui servira à adapter les besoins de la machine. Il serait évidemment possible de n’en choisir qu’un seul, mais certains « cocktails » matériels sont parfaitement adaptés à un moteur de jeu tout en étant moins pertinents pour d’autres. Choisir cinq titres, même assez semblables dans leur manière d’être joués, permet d’homogénéiser l’expérience et d’assurer une bonne compatibilité. Les moteurs employés ne sont pas forcément les mêmes, les besoins non plus. Cette approche est donc assez large.
Il ne reste plus qu’a cliquer sur le bouton « Trouver mon PC » pour afficher une sélection de machines adaptées à ses besoins.
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En se basant sur les choix de jeux et les réglages voulus d’affichage, le système détermine ainsi trois choix différents. Il est possible de modifier ses choix de réglages à tout moment.
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Pour mes choix, trois profils de jeux sont proposés. D’abord un PC adapté qu’il faut bien comprendre comme une machine qui sera capable de proposer le niveau de performances demandé, mais en étant peut-être assez haut dans ses capacités globales. Le PC recommandé est une version un peu plus puissante qui offrira en général plus de performances globales et peut-être un fonctionnement moins gourmand en ressources sur l’ensemble. C’est évidemment une solution plus onéreuse.
Enfin, un modèle plus performant permet de faire le contraste d’investissement entre les différents choix. Cela offre une certaine perspective et montre l’écart de prix entre un engin plus haut de gamme et une solution juste adaptée. Ce qui peut avoir du sens pour certains profils. Pour chaque machine, l’outil affiche les résultats obtenus sur les jeux sélectionnés mais également tous les autres. Ce qui permet de se faire une idée des résultats de la machine sur un panel très large de 20 titres avec et sans options RTX et FSR.
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En ajoutant le PC au panier, on peut ensuite le découvrir en détail. Composant par composant avec une fiche technique. On peut également le voir en image et lire les avis des précédents clients.
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L’autre option est basée sur un budget et permet de déterminer à partir d’une enveloppe quels PC correspondent à ses besoins. Pour atteindre le jeu en 1440p, le système propose de partir sur une enveloppe de 1500€ et propose ainsi trois modèles différents. Un légèrement en dessous, un second un peu au dessus et enfin un troisième toujours là pour faire contraste.
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Je trouve l’approche intéressante. En partie parce qu’elle est construite autour de résultats concrets issus des bancs de montage et de tests des engins et non pas de paramètres tirés du chapeau d’un benchmark. Cela permet de savoir réellement ce que valent les 100, 200 ou 300€ de plus injectés dans une configuration.
Si l’outil n’est pas parfait, on peut lui reprocher le choix des jeux par exemple, il faut comprendre que multiplier les titres a des conséquences assez lourdes en temps de test. Un seul jeu en plus et ce sont des dizaines de configurations qui sont affectées. Ce choix de 20 jeux permet de se faire une idée conséquente des capacités de chaque machine.
Le PC-Finder ne sera évidemment pas utile pour une personne à la recherche d’un PC pour des usages de programmation, de comptabilité ou de montage vidéo. Ce n’est pas son objectif. Mais l’idée est bonne et elle permet de dégrossir un budget et une base technique en quelques clics. C’est déjà pas mal de temps de gagné. Pour découvrir le service, cela se passe ici.
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A noter, en complément de ce service, l’arrivée probable sur Steam d’un système d’estimation de vitesse d’un jeu basé sur l’analyse de votre machine. Steam pourrait simplement profiter de sa base de données de millions de machines pour comparer votre matériel à celui des autres joueurs de sa plateforme. Cela lui permettrait de déterminer à quelle vitesse tel ou tel titre pourrait être affiché chez vous.
Le nombre d’images par seconde par rapport aux réglages de détails et la définition voulue en fonction du processeur, de la solution graphique et de la mémoire vive embarqués. Ces résultats seraient mis à jour en temps réel avec les mesures télémétriques effectuées sur les ordinateurs des clients volontaires. Et il y a là un enjeu intéressant à suivre car de nombreux jeux ont un développement assez chaotique.
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Il arrive que pour leur sortie, l’expérience ne soit pas formidable mais, après quelques patchs techniques, que certains efforts se ressentent. Ainsi un jeu assez mal noté à sa sortie parce que difficile à jouer sur une plateforme commune peut devenir tout à fait jouable au bout d’un mois ou deux. En revenant sur Steam, le joueur pourra ainsi suivre comment se comporte chaque titre dans la durée. Le scénario inverse existe également et un titre qui devient injouable ou qui pousse violemment les composants dans leurs retranchements après une mise à jour pourra être visible sur ces statistiques. Un éventuel changement de pilote matériel sera également assez facilement identifiable.
Pour Valve, l’idée est intéressante car elle permet de dépasser un frein commun à de nombreux joueurs. La peur de ne pas pouvoir profiter du jeu choisi. Si vous ajoutez à cela l’effet d’une note élevée d’un jeu assez ancien soldé qu’un client va redécouvrir comme fluide sur sa nouvelle machine parce qu’il aura mis le titre dans sa liste de souhaits… On comprend assez vite tout l’intérêt du dispositif.
Source : Techpowerup
TopAchat PC-Finder pour choisir sa config en fonction de ses jeux © MiniMachines.net. 2026
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Un changement important sur le papier pour ce Acemagic N3A puisque les deux puces ne sont pas censées jouer dans la même catégorie. Le Ryzen « Embedded » R2544 est une puce à destination de produits réseau et industriels ayant un long cycle de vie. Le 3750H est une puce pour portable plus classique.
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Les deux partagent à peu près les mêmes capacités de calcul même si le R2544 est légèrement plus performant en simple et en multicœur. Il est également plus récent avec une sortie en 2023 contre 2019 pour la puce Ryzen 7. Enfin, dernier point, le TDP du nouveau venu est de 45 W contre 35 W pour le 3750H. Si on résume la situation, le choix d’un basculement du NAS vers le Ryzen Embedded R2544 a du sens d’un point de vue performances de calcul et durée de vie. Moins d’un point de vue consommation.
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Mais je crois que ce qui a fait la vraie différence quant à ce choix est lié à la situation sur le marché des composants. Le NAS Acemagic N3A est une production tierce, la marque ne le fabrique pas. On a déjà repéré ses similitudes avec le Aoostar WTR Pro par le passé et mis en avant une différence importante. Le NAS de Aoostar a beau ressembler énormément à celui d’AceMagic, il embarque une carte mère avec un socket FP6. Le Acemagic N3A emploie un socket FP5. Les deux ne sont pas compatibles. Une des catégories de puces les moins affectées par les hausses sont les solutions « Embedded » d’AMD. Tout simplement parce que c’est un marché un peu à part du reste des produits grand public. Un marché qui a du stock en circulation et qui peut être ainsi détourné facilement pour ce type de montage.
Le Ryzen Embedded R2544 s’installe sur les carte-mère en socket FP5 et peut donc tout à fait se substituer à la puce choisie à l’origine pour ce modèle. Je suppose que le fabricant a mis la main sur un lot de ces puces et a proposé à la marque de les intégrer. Vu le différentiel de prix et les meilleures performances globales, le choix a dû être rapide. Le fait que les nouveaux processeurs prennent en charge en plus la mémoire à correction d’erreur type ECC étant un autre atout pour un engin qui se positionne comme un MiniPC autant qu’un NAS.
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La ventilation est assurée par un dispositif de base dédié au processeur et un grand ventilateur arrière pour faire circuler l’air des unités de stockage vers l’extérieur. La marque ne précise pas de relevé de bruit de fonctionnement. Il faut dire qu’il ne sera pas le même avec plusieurs disques mécaniques ou avec des SSD. Le design global est identique au Aoostar et les baies sont cachées par une face avant magnétisée au cadre de l’ensemble. Le tout entre dans un format de 15 cm de large pour 27 cm de profondeur et 18.5 cm de haut.
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L’engin propose donc deux emplacements de mémoire vive DDR4 au format SODIMM pour un total maximal de 64 Go, deux ports M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x4 capables d’embarquer des SSD double face de 4 To chacun. Et quatre baies 3.5″ compatibles 2.5″ en SATA3 pour des disques mécaniques ou des SSD supplémentaires. A noter qu’il sera également possible de démarrer l’engin sur son lecteur de carte MicoSDXC.
Aucune mention technique de Wake On LAN ou de reprise après une panne de courant n’a été faite. Comme pour le Aoostar qui ne spécifie pas ces éléments explicitement. Le BIOS semble offrir une option de WoL mais rien d’officiel n’est mis en avant. Le démarrage programmé est pris en compte.
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On a le détail de la connectique de l’engin, toujours située sur le flanc gauche de la machine. On retrouve donc une alimentation Jack, deux ports réseau en Ethernet 1 et 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un lecteur de cartes MicroSDXC, un DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.0 pour trois affichages au total, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Les faces avant et arrière ne présentent aucune connectique.
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La mémoire vive comme les SSD M.2 sont accessibles via le dessous de la machine grâce à une trappe.
A 299€ pièce, en version nue sans mémoire vive ni stockage. Pas mal pour un boitier qui permettra d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR4, de SSD NVMe PCIe 3.0 X4 au format M.2 2280 et pas moins de quatre unités de stockage 2.5″/3.5″ SATA3. Pour le moment, les stocks sont faibles mais l’engin est encore en précommande. Le gros du stock est censé arriver le 20 avril. Difficile de savoir à combien il sera à ce moment-là.
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Ce MiniPC Acemagic N3A particulier peut avoir beaucoup de sens pour des usages de mini-serveur maison, par exemple. Surtout si vous avez de la mémoire vive et du stockage qui traînent au vu des prix actuels du marché.
Pour rappel, le Aoostar WTR Pro est en ce moment proposé à moins de 300€ en version barebone et Ryzen 7 5825U.
Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544 © MiniMachines.net. 2026
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Les contrefaçons de SSD s’améliorent ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, beaucoup de temps et d’énergie sont déployés dans la création et l’optimisation de fausses unités de stockage. Et avec l’évolution des tarifs à la hausse, les mafias derrière la production de ces faux SSD y mettent les moyens.
Des contrefaçons de SSD de plus en plus délicates a identifier
De nouvelles contrefaçons de SSD Samsung sont ainsi à l’œuvre. Non seulement ces SSD ressemblent comme des jumeaux aux originaux, mais ils sont en plus capables de mentir au système d’exploitation pour ne pas éveiller de soupçons.
Le schéma classique avec ce type de produit est simple. On commande un stockage sur une plateforme en étant de bonne foi, on le reçoit ensuite et on l’installe dans son matériel. Avant de se rendre compte que les débits sont exécrables ou que la capacité n’est pas la bonne. On contacte alors le vendeur pour retourner le matériel. Si tout se passe bien, on a juste perdu du temps. Si le vendeur passe par une marketplace, il peut aussi disparaître dans la nature et vous vous retrouvez devant un interlocuteur qui va tout faire pour ne rien assumer.
Le problème pour les vendeurs de ce type de produits contrefaits, c’est la durée d’existence de leur boutique. Créer une fausse marque, s’établir sur un site de vente en ligne en « distribuant » quelques produits en circuit fermé à des adresses bidons pour établir une note fictive. Puis commencer les hostilités quand sont accumulées assez de fausses notes positives pour tromper le client de passage. Le vendeur mal intentionné peut alors commencer à distribuer des contrefaçons de SSD à prix légèrement cassé. Mettant en avant sa réputation générée de toutes pièces. Les clients accourent, surtout en période de crise, et les colis partent.
Tout le jeu ensuite pour le vendeur est de faire durer cette « boutique » le plus longtemps possible. Il faut donc tout faire pour éviter que des remontées arrivent jusqu’aux oreilles du gestionnaire de la marketplace. Et pour cela, la dernière trouvaille est de mentir sur les résultats obtenus en test.
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Face à cela, une boutique japonaise a acheté un SSD Samsung 990 Pro 1 To. Un des SSD les plus populaires chez les contrefacteurs et qui est vendu massivement au détail. L’idée pour la boutique est de montrer à quel point le maquillage du faux SSD est réussi Il faut déjà avoir eu en main un vrai pour voir les éventuelles différences et c’est encore plus simple si on peut comparer les deux unités côte à côte.
Emballage, étiquette, manuel, garantie, couleur du circuit imprimé, les faux SSD ressemblent désormais comme deux gouttes d’eau aux vrais. Reste quelques détails difficiles à cerner qui doivent mettre la puce à l’oreille, comme une étiquette imprimée un peu baveuse à certains endroits, par exemple. Rien de visible au premier coup d’œil.
Là où ces nouvelles contrefaçons de SSD changent la donne, c’est qu’elles parviennent désormais à mentir aux logiciels de tests. Sous un logiciel comme CrystalDiskInfo qui est massivement utilisé pour distinguer et vérifier les unités de stockage. Le faux SSD indique bien être un Samsung 990 Pro, de la bonne capacité et fonctionnant en PCIe 4.0 x4. Il affiche même un numéro de série tout ce qu’il y a de plus officiel. L’étape d’après, qui consiste en un test de performances, passe aussi l’examen sans problèmes.
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Le SSD affiche 7 255 Mo/s en lecture séquentielle et 6 090 Mo/s en écriture. Des chiffres convaincants car s’ils ne sont pas forcément au niveau de ceux indiqués par Samsung pour ce modèle, ils sont très proches. Et d’autres éléments dans le PC sur lesquels ils sont installés peuvent provoquer de légères fluctuations de performances. En réalité, ces tests effectués par le logiciel sont faussés par l’ajout d’un cache de type SLC supplémentaire. Celui-ci permet de fausser les débits et tromper ce que CrystalDiskMark évalue. En pratique, les performances de débit s’écroulent totalement quand il s’agit d’exploiter le SSD pour un transfert de données important.
Lorsque le cache est rempli et qu’il ne peut plus faire face à l’afflux de données, le débit s’écroule totalement. Transférer un fichier de grande taille débordera le cache et retombera alors sur le débit des puces bas de gamme employées sous l’étiquette. Là où un SSD original proposera presque 2000 Mo/s, ce type de faux SSD ne dépassera pas les 300 Mo/s.
Des capacités inférieures peuvent également être vendues en mentant au système. Le SSD de 1 To ne déployant en fait que 512 Go ou moins, ce que le client ne découvre souvent que très tardivement.
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J’en ai vu pas mal de faux SSD, fausses mémoires, faux disques externes… Et la majorité du temps, un œil averti les repère immédiatement. L’étiquette est souvent grossière, les impressions mal calées, le soin apporté à la réalisation n’est là que pour tromper des clients qui achètent à la sauvette ou ceux qui se font piéger par des annonces vantant des capacités folles de 8 To pour quelques dizaines d’euros. L’idée est souvent de compter sur le fait que le client va se morfondre de sa propre stupidité en tant qu’acheteur pour qu’il ne soit pas tenté de réclamer justice.
Mais pour les étiquettes ci-dessus, il faut être très attentif et avoir de l’expérience pour se défendre devant les efforts des faussaires. Si on a déjà eu rapidement un SSD de cette marque en main, c’est plutôt convaincant. Il faut en avoir eu plusieurs et une certaine habitude pour avoir remarqué des détails qui peuvent vous faire douter. Par exemple la finesse de l’écriture sur l’étiquette du bas. Le détail du circuit et la sérigraphie blanche sur le PCB. Le logo 990 PRO moins net, tout comme le QR Code tout baveux. Ces éléments que l’on ne regarde pas forcément attentivement quand on est pressé d’intégrer son achat dans son PC.
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Le mieux pour ces références très prisées des faussaires est peut-être d’aller voir sur le site du constructeur pour examiner l’image officielle du produit. Ici on distingue clairement l’absence de tout marquage sérigraphié en blanc sur le circuit imprimé. Et de gros changements sur l’intégration des différents composants. Les modules de stockage ne sont pas placés aux mêmes endroits. Des composants manquent en haut et en bas de l’étiquette. Ce sont des signes qui ne trompent pas.
Les contrefaçons de SSD n’emploient pas les bons composants
La boutique japonaise pointe également le fait que le contrôleur embarqué sous l’étiquette n’est jamais un Samsung mais une puce différente. Ici il s’agit d’un Maxio MAP1602. Une puce qui ne propose pas de cache puisque le faussaire préfère ajouter son cache externe SLC qui va tromper les systèmes de tests. Les solutions Samsung emploient évidemment des composants de la marque.
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Chez Samsung, la recette n’a pas changé. Pour lutter contre les contrefaçons de SSD, le constructeur recommande d’utiliser son logiciel maison « Samsung Magician » qui indiquera clairement qu’il ne s’agit pas d’un produit original après une vérification réclamant une connexion à leurs serveurs.
Reste que ce genre de méthode permet aux vendeurs peu scrupuleux de faire durer leurs offres. Avec ce type de produits contrefaits, elles peuvent en écouler une bonne quantité avant de devoir disparaitre dans la nature. Avant de recommencer sur une autre place de marché avec une autre société écran et un autre responsable bidon. Passer de place en place pour proposer toujours la même camelote.
Et les conséquences sont graves car elles peuvent amener certains clients à mal réagir. Certains vont comprendre qu’ils se sont fait avoir mais tenter de se « rattraper » en écoulant leur faux SSD d’occasion sans préciser le problème. Seul ou dans un portable, par exemple. Où, pire, d’autres vont commander un vrai SSD Samsung, changer le vrai par le faux et le renvoyer en rétractation au vendeur. Ce qui, en plus d’être illégal, pourra dans le pire des cas introduire un mauvais SSD dans le stock du marchand qui le redéploiera ensuite chez un autre client…
Source : Notebookcheck
IA et DropShipping : le nouvel eldorado de l’arnaque en ligne
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Rémi me signale la baisse de tarif du bureau assis-debout Airfish qui passe à 119.99€ en vente flash. Modèle qu’il a acheté une première fois à 149.99€ en janvier et une seconde fois à 129.99€ en février. La première fois pour lui, la seconde pour son « grand ado qui a besoin de se dépenser » car sinon il ne tient pas en place.
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Le bureau Airfish est classique, propose un plateau de 140 x 60 cm, se monte facilement et embarque les fonctions habituelles de ce type de produit : plusieurs réglages programmables, un réglage sur mesure, un port USB pour recharger un appareil, un porte-casque, un passe-câble et un grand soin accordé aux détails. Le bureau propose également une sécurité anti-obstacle et peut se régler de 73 à 118 cm. Le bureau peut porter jusqu’à 60 Kg en plus de son plateau, ce qui suffit largement à un poste de travail classique.
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Des bords arrondis pour éviter de se blesser, un mode « rappel santé » qui est un peu en doublon si on possède le même genre d’applications sur son smartphone ou son PC mais qui prévient qu’il est temps de se dégourdir les jambes ou changer de position. D’autres finitions de plateaux sont disponibles pour quelques euros de plus mais le modèle blanc semble « facile à nettoyer ».
Un modèle plus compact en 120 x 60 est également proposé à 94.31€. La marque distribue une foule d’autres variations de bureaux de ce type avec ou sans roulettes, plus ou moins grands.
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Le bureau de la marque Flexispot, plus connue, en 110 x 54 cm est à 123.48 €. Ou 126.60€ avec plateau finition érable de 120 x 60 cm avec une case à cocher.
Merci à Rémi de son email qui partage sa trouvaille, c’est précieux !
Bureau Assis-debout électrique Airfish 140 x 60 cm à 119.99€ © MiniMachines.net. 2026
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S’il y a quelques jours certains ont cru lire une baisse de tarifs sur la mémoire vive à cause d’une stagnation de l’augmentation de celle-ci chez les concurrents, c’était sans doute par trop d’optimisme. Samsung préparerait une augmentation de 30% de ses prix sur ses composants de mémoire vive pour ses prochains contrats.
Tu auras une augmentation toi ?
Tout le problème est dans le paradoxe créé par la distance entre le producteur et le consommateur d’une seule partie de la production. Quand un marchand baisse son tarif de vente au détail de barrettes de mémoire après l’avoir augmenté pendant des semaines et des semaines, cela ne veut pas dire que la mémoire baisse. Cela veut dire que le public susceptible de lui acheter ses composants se heurte à un prix qu’il n’accepte plus. Le marchand baisse alors son tarif s’il a du stock ou le laisse tel quel s’il n’en a plus. Cela n’est pas une baisse de prix de production, c’est une baisse de prix de distribution.
À l’autre bout de la chaîne, le schéma est différent et Samsung nous le rappelle. La division mémoire de la marque serait en train de négocier une hausse de 30% de ses tarifs actuels. Le site Coréen ETNews rapporte que les différents acteurs qui chercheraient des contrats d’approvisionnement à long terme devraient s’engager sur ce nouveau tarif pour obtenir les précieux composants. Malgré les augmentations de production de Samsung sur ce segment, la demande continue d’être largement plus forte que l’offre.
David Bayley sur Twitter
Cela veut dire que les centres de données et d’IA qui veulent de la mémoire, mais également les fabricants de portables, de smartphones et autres fabricants de barrettes de mémoire vive, doivent provisionner leurs achats en acceptant de payer ce tarif plus élevé afin d’être certains d’obtenir une part de la production. S’ils ne s’engagent pas, ils récupéreront les invendus. C’est-à-dire les miettes de la production éventuellement disponible et à un prix inconnu. Comme il est impossible de fonctionner de manière industrielle avec la fourniture de composants de cette manière, impossible de compter sur la livraison d’un nombre de puces variables à un prix variable quand on doit piloter une usine d’assemblage, cela pousse tous les acteurs à signer des contrats avec le fabricant.
Et donc, de fait, cela provoque une augmentation de 30% pour tous les grands acteurs du marché. Si une partie du public ne semble plus d’accord pour payer cette augmentation et a donc décidé de faire le dos rond le temps que les choses se calment. Les industriels n’ont pas cette possibilité. Ils ne peuvent pas décider de ne pas fabriquer de produits sauf à fermer des usines, licencier du personnel, réduire leur chiffre d’affaires et perdre des parts de marché.
Les signatures de contrats à long terme pour la mémoire HBM pour serveurs et DDR pour tout type de PC n’ont pas baissé, au contraire. Si les clients finaux que sont les particuliers et les entreprises serrent les dents et refusent parfois d’investir. D’autres géants n’hésitent pas à se positionner sur ces marchés. Remplissant les cases libérées par le segment grand public. Cela risque de poser de nouveaux problèmes à moyen et long terme avec des envolées marquées de tarifs d’un côté pour les PC et smartphones, mais également de gros soucis de disponibilité réelle en magasin de ces composants. Aux dernières nouvelles, les livraisons de barrettes de mémoire correspondent à 40% des commandes. Autrement dit, certains marchands qui achètent 100 barrettes ne sont livrés que de 40 modules.
Evidemment, les deux autres principaux fabricants de mémoire et concurrents de Samsung, sont dans la même situation. Micron comme SK Hynix prévoient eux aussi une hausse de tarifs pour ce second trimestre pour les contrats à long terme.
Source Notebookcheck
DDRgate² : Une nouvelle augmentation de 30% de la DDR5 © MiniMachines.net. 2026

© NASA / REUTERS