Affaire Epstein : une commission parlementaire diffuse les auditions du couple Clinton

© Shannon Stapleton / REUTERS

© Shannon Stapleton / REUTERS

© beatrice prève / stock.adobe.com

© Raghed Waked / REUTERS

© Jonathan Ernst / REUTERS

© MATTHEW PEYTON / Getty Images via AFP
![]()
Le Lenovo AI Work Companion est présenté au MWC 2026 comme un concept qui pourrait être commercialisé à l’avenir. Je ne sais jamais sur quel pied danser avec ce type de produit. Principalement parce que je ne connais pas le prix de l’appareil mais aussi parce qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle boite de Pandore.
![]()
Le Lenovo AI Work Companion est un dock, un produit assez complet d’ailleurs puisque dans son dos on retrouve tout l’attirail classique de ce type d’appareil : USB Type-C avec charge 100W, Ethernet, double sortie HDMI, ports USB… Sur le côté, un jack et des ports USB supplémentaires. Comme souvent, on peut utiliser cet engin pour étendre les possibilités d’un ordinateur portable en mode sédentaire tout en le rechargeant.
Sur la partie supérieure de l’objet, un bouton programmable à sa convenance et une molette qui pourra piloter l’usage de votre choix. On pense à des modes variés pour les deux éléments. Un système pour lancer une application, couper le son de son micro ou sa caméra. Un outil pour lancer un mode « ne pas déranger » ou autre. Pour la molette, les usages iront de la gestion du son à la navigation. La partie arrière laisse penser que l’engin pourrait également embarquer des enceintes, même si rien n’a été confirmé à ce niveau.
![]()
Sur la partie avant, on retrouve un écran d’une diagonale non détaillée qui va faire l’autre partie du boulot de ce gadget. La partie IA. Car le vrai « plus » du produit mis en avant par la marque est bien ici. Le Lenovo AI Work Companion est pensé pour vous épauler dans votre travail. Outre sa fonction horloge, l’appareil permet d’accéder à votre planning et de vous organiser.
![]()
Des fonctions de raccourcis sont proposées avec des icônes pour des tâches classiques comme le lancement d’applications, du copier-coller, le lancement ou la mise en pause de médias. Lenovo indique que l’objet pourra aussi vous alerter sur les différentes entrées de votre planning et même vous prémunir d’un excès de travail en signalant le bon moment de faire des pauses. Certains des écrans indiquent le détail des charges délivrées par les différents connecteurs ainsi que l’état de la batterie de votre portable, par exemple si elle est en cours de charge.
![]()
Tout cela sera hautement configurable et semble parfait pour entrer dans le flux actuel de la mode d’une destruction systématique de toute entrave entre votre travail et l’IA. Cela suppose donc l’installation d’un outil logiciel sur votre machine pour remonter vers le dock les informations nécessaires. Une ouverture de votre planning, de vos emails, de ce qui circule dans vos copiés-collés et même de vos entrées d’IA.
C’est peut-être cela qui semble le plus étrange avec ce type d’outil. Le Lenovo AI Work Companion se pose comme un gadget qui va accompagner votre travail alors que vous avez énormément de réunions et de vidéoconférences, un moyen de traiter vos tâches pour mieux vous organiser. Mais c’est également une solution qui force à enlever toute barrière entre votre travail et l’analyse d’une IA.
Extrait de la présentation de l’AI Work Companion
Rien n’est spécifié par Lenovo sur ce poste, mais l’icône visible sur l’écran ne laisse pas trop de doute sur la présence d’un outil signé OpenAI comme ChatGPT. Un outil à qui on confierait les clés de son travail en permanence. Ce qui ne parait pas réellement coïncider avec les règles de sécurité d’une grande entreprise. On imagine mal un grand groupe accepter ce type de gadget si l’ensemble de la proposition est fondé sur une décision et une analyse de ChatGPT. Même pour un particulier ou une petite structure, cette idée d’avoir un carnet de contacts et un agenda scrutés en permanence par une entité tierce n’est pas rassurante.
Encore à l’état de concept, ce type de produit est encore sur le fil du rasoir. Il sera probablement applaudi par les plus euphorique de l’IA. Ceux qui conservent un réflexe de protection de leur vie privée auront vite fait de se poser la question des possibilités d’analyse de ce que l’on pourra considérer comme un cheval de Troie rêvé par tous les services secrets du monde. Un mouchard potentiel installé volontairement sur son bureau, à peine caché par les gentils sourires d’une interface malicieuse.
![]()
Si cette interface existait comme une application dans une fenêtre permanente sur son écran, beaucoup de monde tirerait la sonnette d’alarme en ayant peur pour ses données. Mais le fait de l’habiller dans un gadget design rigolo à poser sur son bureau semble faire oublier toute la dangerosité d’un tel objet.
Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran © MiniMachines.net. 2026
![]()
Pour les AYN Thor et Odin, la hausse débutera plus tôt que prévu et le constructeur ne semble pas prévoir d’amélioration avant l’année prochaine « au mieux ». Le fabricant de consoles annonce une hausse de quasiment tous les prix de ses appareils dès le 8 mars.
Le fournisseur de composants mémoire et stockage des AYN Thor et Odin a augmenté ses tarifs et la production des nouveaux modèles est donc plus onéreuse, hormis sur la version la plus entrée de gamme de la marque. Modèle qui n’avait pas eu droit à une remise pendant la période précédente et qui conserve donc un tarif inchangé depuis son lancement.
AYN Thor
L’augmentation était prévue mais se déroule plus tôt que ce qui avait été planifié. En plus des tensions sur le segment mémoire et stockage, le coût des matériaux semble intervenir et les variations sur les taux de change impactent l’ensemble. La marque avait signalé une évolution des prix à la hausse des AYN Thor et Odin pour avril. Au final, la répercussion aura lieu dans quelques jours.
| Modèle | Prix officiel | Prix actuel | Nouveau prix |
|---|---|---|---|
| Thor Lite 8/128 Go |
249 $ | 249 $ | 249 $ |
| Thor Base 8/128 Go |
299 $ | 309 $ | 319 $ |
| Thor Pro 12/256 Go |
349 $ | 369 $ | 399 $ |
|
Thor Max |
429 $ | 449 $ | 489 $ |
Pour les modèles AYN Thor, l’impact n’est pas forcément monstrueux mais tout de même : 60$ de hausse pour la AYN Thor 16 Go / 1 To, 20$ pour la version 8/128 Go. Ce n’est pas négligeable.
| Modèle | Prix OFFICIEL | Nouveau prix |
|---|---|---|
| Odin 3 Base 8 / 128 Go |
329 $ | 339 $ |
| Odin 3 Pro 12 / 256 Go |
399 $ | 439 $ |
| Odin 3 Max 16 / 512 Go |
449 $ | 489 $ |
| Odin 3 Ultra 24 Go / 1 To |
519 $ | Indisponible |
Pour la AYN Odin 3, les augmentations vont de 10$ à 40$ suivant les modèles et la version Ultra, la mieux équipée, est en rupture. Cette dernière étant livrée avec des puces de LPDDR5x plus denses, 2 unités de 12 Go, notoirement plus difficiles à obtenir en ce moment, il est possible qu’il soit impossible de la fabriquer faute de pièces.
AYN développe que l’approvisionnement en composants ne devrait pas s’améliorer avant 2027 dans le meilleur des cas. La marque rejoint ainsi la longue cohorte de constructeurs qui sont obligés de revoir leurs tarifs à la hausse. Ce qui indique non seulement la tension du marché mais l’impossibilité de pouvoir encaisser une hausse passagère par la durée estimée de cette crise.
Les prix n’ont effectivement pas encore changé sur leur site
AYN Thor
AYN Odin 3
AYN Thor et Odin : augmentation du prix des consoles © MiniMachines.net. 2026
![]()
Dans sa grande stratégie de service et d’excellence, Microsoft a décidé d’améliorer son partage audio sans fil avec Windows 11. Mais pour en profiter, il faudra non seulement posséder les casques Bluetooth présents dans une liste assez étroite, mais surtout faire avec la présence de Copilot+ sur votre machine.
Partage audio sous Windows 11 via Neowin
Pour le résumer rapidement, les machines sous Windows 11 proposent désormais une fonction de partage du son sans fil vers plusieurs casques Bluetooth. L’idée est d’avoir un seul poste qui diffuse de la musique ou le son d’un film vers différentes personnes. Aujourd’hui, l’ensemble des liaisons Bluetooth se base sur un seul volume. Ce qui fait que si vous voulez augmenter le son, l’ensemble du volume augmentera chez tout le monde. C’est un problème parce que tout le monde n’a pas la même audition et les casques eux-mêmes ne proposent pas le même volume sonore à partir de la même source. Et cela malgré une liste assez limitée de produits compatibles.
![]()
Vous avez peut-être déjà été démarché au téléphone par des vendeurs de canapés ou de tapis. Des magasins éphémères qui vous promettent un mirifique cadeau. Vous avez gagné un service à thé ou un peu de vaisselle et si vous venez le chercher au magasin, vous repartirez avec sans obligation d’achat. Une fois sur place, deux ou trois vendeurs vous font la réclame et vous tiennent pendant tout le temps nécessaire pour vous faire craquer et acheter un truc dont vous n’avez pas besoin. Jouant une pression énorme sur les plus fragiles afin de prendre l’avantage. En général, le « cadeau » est médiocre pour ceux qui partent les mains vides et juste correct pour ceux qui achètent. Bref, une méthode classique de carotte pour vous faire accepter un truc.
Chez Microsoft, on en est réduit exactement à cela. Vous voulez profiter du partage audio pour le système d’exploitation que vous avez acheté ? Il faudra accepter un truc qui n’a absolument rien à voir. Si votre PC n’est pas équipé d’un NPU et d’une estampille Copilot+, alors vous ne pourrez pas installer la mise à jour.
Ce qui est bien pratique pour deux choses. D’abord Microsoft peut très bien recenser toutes les machines ayant installé cette option et donc savoir si votre ordinateur sous Windows 11 est capable de piloter Copilot+ avec son NPU. Ce qui permet de profiler un matraquage publicitaire en bonne et due forme. Mais cela permet aussi de créer de l’intérêt pour la présence d’un NPU et donc pour l’IA et cela même si le rapport entre celle-ci et la gestion de l’audio est difficile à défendre.
Je ne donne pas longtemps avant qu’un logiciel existe pour faire croire au système Windows 11 qu’un NPU est bien présent à bord, juste pour le leurrer. Parce que si Microsoft continue sur sa lancée, après le partage audio, ce sera autour de certaines définitions d’être réservées au PC Copilot+…
Si vous voulez essayer l’option, vous pouvez suivre les versions de développement ou Beta de Windows 11. Il vous faudra évidemment une machine compatible, la liste est ici et elle est essentiellement composée d’engins sous SoC Qualcomm Snapdragon X :
Surface Laptop, 13.8″ et 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13.8″ and 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 13″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 12″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 12″| Qualcomm Snapdragon X
Samsung Galaxy Book4 Edge | Qualcomm Snapdragon X
et
Samsung Galaxy Book5 360 | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro 360 | Intel Core Ultra Series 200
Partage audio sous Windows 11 ? Il faudra bouffer de l’IA © MiniMachines.net. 2026
![]()
Windows 365 est un système dans les nuages, une sorte de tuyau qui permet de piloter un système à distance et qui est largement proposé aux entreprises pour déployer des flottes de machines variées sur le terrain.
Avec Windows 365, on peut se connecter depuis n’importe quel poste et, une fois identifié en ligne, se retrouver sur son bureau qui est streamé depuis un serveur. C’est pratique pour certaines sociétés qui jouent sur le flex-office, la mobilité des équipes ou autres techniques de « management ». C’est également parfait pour garder en un lieu sécurisé des fichiers importants et éviter qu’ils ne se baladent trop dans la nature. Mais, surtout, cela permet de ne pas dépenser des fortunes en matériel puisque n’importe quel engin va pouvoir se connecter au serveur. Même un MiniPC très entrée de gamme.
Et, au regard de la crise actuelle des composants, la logique de Windows 365 semble être une pièce parfaite pour résoudre le casse-tête actuel des entreprises. Au lieu d’acheter 50 postes avec 50 kits de mémoire et de stockage hors de prix, il suffit d’acheter 50 machines basiques et de leur payer un accès à Windows 365.
![]()
Asus annonce donc un « NUC 16 for Windows 365 » qui est un MiniPC très classique de la marque avec une bonne connexion réseau. On parle d’un Ethernet 2.5 Gigabit et d’un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. On retrouve en fait la carcasse d’un Asus N16 Pro allégé et probablement rempli de composants assez basiques. On n’a pas le détail de la configuration mais comme il s’agit uniquement de gérer les périphériques locaux et de faire le pont vers un serveur, je ne serais pas surpris qu’une configuration basique soit intégrée. Un processeur Intel Alder Lake-N ou Twin Lake accompagné de mémoire et de stockage minimum.
![]()
Dell suit la même route avec son Dell Pro Dekstop for Windows 365. Avec un tout petit peu plus de détails techniques puisque la marque fait état d’un processeur Intel de série N. Ces machines sont prévues pour le troisième trimestre de cette année.
Ce genre de déploiement est également idéal pour des équipes techniques. Le matériel déployé n’a pas grand risque de panne ni d’infection, les postes virtuels sont constamment actualisés et surveillés. En cas de problème, les fichiers sont doublonnés pour éviter toute perte et il est possible de retrouver un système tout neuf en quelques minutes. Avec une bonne équipe technique et un bon matériel serveur, déployer de nouveaux postes ou en supprimer ne prend que quelques clics. Une migration de système se fera facilement et l’installation d’un nouvel outil ou sa mise à jour ne souffriront d’aucun retard. Évidemment, la contrepartie est qu’en général personne ne peut employer ses logiciels de productivité préférés. Tout le monde a accès aux outils choisis par la société.
![]()
Évidemment, aucun particulier n’a le moindre intérêt à toucher à ces machines. Inutile d’imaginer faire des mises à jour techniques, le plus probable est que l’ensemble des composants soit au plus bas coût possible. En seconde main, si vous croisez l’étiquette « Windows 365 » ne vous penchez pas trop sur le produit. Non seulement il est plus que certain qu’il s’agira d’un MiniPC avec de la mémoire vive LPDDRx soudée, mais le recours à un stockage également intégré à la carte mère sous la forme d’un eMMC est plus que probable. Il est par ailleurs possible que cette approche très Microsoftienne des minimachines les bloque, via leur BIOS, à toute exploitation d’un autre système.
Le seul intérêt éventuel, par exemple sur le modèle de Dell qui est annoncé comme Fanless, serait d’en faire un MiniPC pour des usages multimédia avec une éventuelle distribution Linux spécialisée. Par exemple un Daphile ou autre, mais évidemment il n’est pas certain du tout que ce soit possible. Si c’était le cas, avec un prix vraiment très très bas, ce genre de configuration pourrait avoir un intérêt. J’ai croisé à une époque des clients légers d’entreprises à 20€ chez un brocker… Des machines sous Atom fanless parfaites pour ce genre de rôle. Mais, j’avais l’assurance d’une compatibilité assez large d’un point de vue logiciel avant de craquer.
Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire © MiniMachines.net. 2026

© Kevin Lamarque / REUTERS
![]()
La Orange Pi Neo est plus congelée qu’un navire de plaisance en mer Baltique. Manjaro Linux traine des pieds depuis un moment pour lancer sa console de jeu sous Linux. Tellement que cette annonce d’un report indéfini de sa sortie à cause du prix de la mémoire et du stockage ressemble également un peu à une manière d’enterrer le projet sous le tapis.
Orange Pi Neo
Sous des tonnes de glace, l’équipe décrit de cette façon la console sur le forum de la distribution Linux Manjaro. L’appareil annoncé en mai 2023, qui avait pourtant eu droit à des prototypes fonctionnels il y a un an, une certification pour être commercialisée en Europe comme aux US et même un tarif annoncé dans la foulée n’a pas su sortir à temps. Aujourd’hui, avec des prix de composants qui ont explosé, sa commercialisation semble plus que compromise.
La console devait être proposée à 499$ HT en 2024… Un prix pas forcément formidable compte tenu de la concurrence du marché. Un modèle de base en Ryzen 7 7840U, 16 Go de LPDDR5-6400 et 512 Go de stockage NVMe PCIe en M.2 2280. Un second modèle en Ryzen 7 8840U avec 32 Go et 512 Go devait être proposé à 599$ HT.
![]()
Ce n’était pas forcément le modèle le plus intéressant qui soit d’un point de vue technique. Mais la machine avait surtout pour intérêt de proposer une distribution Linux parfaitement adaptée par les équipes de Manjaro. Ce qui lui apportait une plus-value intéressante. Mais, si les tarifs de l’engin devaient suivre la hausse des prix de la mémoire et du stockage, l’intérêt pour cette distribution Linux se heurterait contre l’intérêt de garder un peu de sous sur son compte en banque. Il est probable qu’une console plus chère perde tout potentiel commercial.
![]()
Je ne doute pas de la bonne volonté des équipes de sortir le produit mais je pense que quelque chose a coincé quelque part en 2024. La console aurait pu être commercialisée à ce moment là et aurait dû être disponible au début de l’année 2025… L’idée de la sortir en 2026 alors que même Valve n’arrive plus à se fournir en composants semble la reléguer au cimetière des produits espérés. Au vu de la situation actuelle, avec des composants qui ne devraient pas baisser d’ici 2027 – 2028, la Orange Pi Neo risque d’être un autre produit dans la liste de ce que la flambée des prix de la mémoire interdira de sortir.
La Orange Pi Neo dans l’attente d’une mémoire plus abordable © MiniMachines.net. 2026

© Ruslan Gilmanshin - stock.adobe.
![]()
C’est le genre d’engin apprécié des réparateurs en électronique et des numismates. A 21.27€, le MUSTOOL DM7 fera également le bonheur de beaucoup de monde : philatélistes, entomologistes, maquettistes, peintres de figurines ou autres personnes ayant besoin d’une observation très agrandie.
MUSTOOL DM7
L’idée du MUSTOOL DM7 est simple, un pied supporte une « webcam » 1080P améliorée par une lentille qui va zoomer sur le sujet placé en dessous. Le retour de la caméra est fait sur un petit écran de 4.3″ placé directement au-dessus. Cela permet de « voir ce que l’on fait » directement. Pratique, très pratique, pour les soudures délicates ou la peinture de détails. L’écran n’est pas de grande qualité, sa définition est en général très limitée mais cela ouvre cette perspective d’une visualisation « en direct ».
![]()
Il est aussi possible de brancher le microscope à un ordinateur et d’avoir un retour de la caméra sur grand écran. Ce qui permet d’autres usages. On pourra toujours utiliser cet écran géant pour du maquettisme ou autre, mais on n’aura pas les mains en dessous. Par contre en termes d’observation, c’est génial : le retour permet de détailler des objets, de prendre des clichés et même des vidéos. Possible, ainsi, de filmer un détail technique ou un défaut et d’intégrer ce bout de film dans une explication plus large d’un problème. Possible aussi de voir un gros plan d’un élément : insecte, fleur, feuille, etc. Pour le détailler. L’objet est illuminé par une couronne de 8 LEDs autour de la caméra pour une bonne visibilité de l’objet. La mise au point se fait en positionnant la webcam plus ou moins haut sur sa petite colonne puis via une molette de mise au point.
![]()
Le Zoom est de x50 maximum en optique f4.5, ce qui agrandit déjà pas mal ce que l’on fait. Des options d’agrandissement jusqu’à « x1000 » sont possibles mais cela se fera en numérique. C’est à dire par un agrandissement de l’image via le logiciel après la capture en x50. Autrement dit, ne vous attendez pas à des miracles de finesse sur ce poste, un tel agrandissement ne servira dans la plupart des cas à rien. Mais jusqu’en x200 – x300, pour poser un fer à souder à un endroit très précis ou rajouter un mascara coquin à un Ogre du Chaos, c’est utile.
![]()
Le MUSTOOL DM7 est alimenté par un câble USB Type-C et peut se satisfaire d’une batterie externe. Ce qui le rend transportable en extérieur et donc parfait pour aller faire de l’observation dehors. Près d’une mare, dans un champ, sous un arbre. Avec une petite coupelle qui ferme pour voir des insectes ou des plantes, c’est assez génial. On ne pourra pas forcément observer des détails directement comme avec un microscope classique x100 ou x150 mais en combinant avec un agrandissement numérique, on obtient de bons résultats. On pourra, par exemple, refaire la fameuse expérience de l’épiderme d’oignon qui est sans doute pratiquée dans beaucoup de classes de sciences aujourd’hui. A noter également que le microscope, s’il ne fait qu’un avec l’écran, peut être utilisé sans le pied. Possible donc d’observer des écorces, roches ou autres éléments en le posant directement sur un objet.
En 2019, j’avais publié un billet au sujet d’un microscope de ce type monté sur une imprimante 3D. Cette vidéo donne une bonne idée du rendu de ce type de capteur avec son grossisement initial.
![]()
Un très petit composant sur une carte qui pose problème peut ainsi être agrandi de manière importante pour faciliter le travail.
![]()
Le même composant affiché sur l’écran de l’appareil est beaucoup plus simple à dessouder, par exemple. Les valeurs des petites résistances peuvent être lues sans difficulté. Les pistes problématiques facilement détectées, etc.
Je n’ai pas ce MUSTOOL DM7 moi-même, mais j’ai acheté il y a longtemps déjà un microscope de ce type. C’est vraiment l’idéal pour les petites soudures comme les bornes des montages ESP32 et autres microcontrôleurs. Idéal aussi pour certaines réparations. Le fait de pouvoir séparer le corps du pied est commode. En effet, il est possible de le monter sur un bras qui va être positionné pile où l’on veut, sans entraves : par exemple au-dessus d’une carte mère. Ce n’est pas un appareil de haute qualité, qu’on soit bien clairs là-dessus, cela reste un gadget par rapport à un vrai matériel d’électronicien. Mais ce type de petit appareil m’a rendu maintes et maintes fois service par le passé et continue à se rendre utile aujourd’hui.
![]()
Le MUSTOOL DM7 est en promo à 21.27€ chez Banggood. La livraison est à 0.04€…
![]()
Si l’idée de ce type d’objet vous intéresse mais que vous voulez un appareil plus « sérieux », le Mustool DM13 est une alternative à 62.99€. Il propose un pied plus grand, de plus grandes sources lumineuses et un écran de 10.1″. Il est évidemment beaucoup moins portable.
Bon Flan : MUSTOOL DM7 un microscope numérique USB à 21€ © MiniMachines.net. 2026

© nmann77 / stock.adobe.com
![]()
La Lenovo Tab Plus Gen 2 est une tablette Android de 12.1″ qui fait immédiatement penser aux Yoga Tab dans leur approche. Un engin avec beaucoup de bonnes idées et une approche multimédia.
Lenovo Tab Plus Gen 2
La Lenovo Tab Plus Gen 2 propose une dalle 2.5K en face et… un énorme haut-parleur signé JBL dans son dos. Autour de ce haut-parleur, un anneau qui va servir autant à suspendre la tablette que de béquille pour la poser sur une table. On pourra donc savourer un film en laissant le bel écran devant soi. Écouter de la musique ou suspendre l’objet au dos d’un siège en voiture pour que les passagers puissent arrêter de demander quand on arrive.
![]()
Autour de ce Woofer à l’arrière, on retrouve pas moins de quatre plus petits haut-parleurs sur les côtés, un port USB type-C et probablement un lecteur de cartes MicroSDXC. Une webcam est visible au dos comme en façade.
![]()
Pour le moment, la tablette n’a pas encore d’existence officielle, comme chaque année, c’est une fuite en provenance des « » »fameux » » » IF Design Awards qui nous vend la mèche. Repérée par Liliûtong, on découvre donc des clichés de cette solution mais peu d’informations techniques sur ses entrailles.
J’ignore si vous vous souvenez des Yoga Tab mais elles ont été la raison pour laquelle j’ai totalement arrêté d’acheter des tablettes Android. J’ai adoré ces tablettes. Elles proposaient les mêmes usages que cette nouvelle version. Une béquille au dos avec un trou pour suspendre l’écran. Un système de haut-parleurs en façade très performant et une approche simple mais efficace. J’ai trouvé le concept absolument génial. La barre plus épaisse permettant en plus une excellente prise en main.
Le problème, c’est que ces modèles, sortis il y a 12 ans maintenant, n’ont pas eu droit à une durée de vie logicielle respectable. Elles n’ont eu droit qu’à quelques mises à jour techniques d’Android avant de devenir obsolètes. Cet « abandon » du constructeur n’est pas une légende, la marque a elle-même reconnu avoir fait peu d’efforts de ce côté. En 2022 pour la sortie de la Lenovo Tab M10 Plus, le constructeur a promis de mieux assurer les mises à jour de ses produits Android dans le futur.
J’adorerais me laisser convaincre pour cette nouvelle Lenovo Tab Plus Gen 2 mais je n’ai pas envie de me retrouver avec un produit logiciellement hors service dans 24 mois. Chat échaudé…
Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox © MiniMachines.net. 2026
![]()
Stockée en France et livrée gratuitement, la graveuse MecPow X3 Pro est une solution ouverte très classique qui propose un graveur laser 10W précis et facile à mettre en œuvre. La zone de gravure est confortable avec 41 cm sur 40 et la solution est peu encombrante.
![]()
Un kit « Air Assist » est livré avec la MecPow X3 Pro. Celui permet de souffler de l’air au niveau où est dirigé le laser. Évitant ainsi la fumée d’obstruer le passage de la lumière et dégageant la zone pour une gravure puissante et fine. Le réglage de la hauteur du laser est rapide grâce à une jauge et une focale fixe. Enfin, un cache de protection vient protéger les yeux de la lumière du laser. Des lunettes de protection sont également incluses dans le colis.
La graveuse MecPow X3 Pro est proposée à 199€ chez Geekbuying mais le code NNNFRMX3PRO réduit la facture de 30€ une fois ajouté dans le panier. Ce qui nous fait un engin livré rapidement, complet et facile d’emploi à 169€.
Bon Flan : Graveuse laser MecPow X3 Pro + Air Assist à 169€ © MiniMachines.net. 2026
![]()
Le JEDEC, organisme en charge de la publication de la norme, annonce les spécifications de l’UFS 5.0. Et le point phare de cette norme est la vitesse promise par le format. En effet, les débits en écriture et en lecture séquentielles atteindraient les 10.8 GB/s.
![]()
C’est presque deux fois le débit du PCIe 4.0 NVMe employé encore aujourd’hui sur la majorité des PC. L’UFS 5.0 ferait bien mieux que les 5.8 GB/s de ce format de référence ou que les 4.2 GB/s de l’UFS 4.0. Une bonne nouvelle sur le papier mais encore très théorique pour trois bonnes raisons.
D’abord, il y a du temps entre l’annonce d’une norme comme cet UFS 5.0 et la sortie d’un éventuel produit commercial. Encore plus de temps si on veut que le produit soit financièrement accessible. Cela nous mène à la seconde raison, qui est que la période est pour le moins compliquée. Les solutions de stockage innovantes et rapides n’ont aucune raison d’être disponibles pour le grand public ni même proposées à un prix abordable. Il faudra donc du temps pour que ce genre de puce soit intégrée et encore plus pour qu’elles descendent des produits les plus haut de gamme vers un milieu de gamme accessible. On se doute que les premiers clients de ce format seront les fabricants de smartphones.
![]()
Troisième point, est-ce vraiment souhaitable de voir proliférer les stockages de ce type dans des ordinateurs personnels ? Certes un portable en UFS 5.0 sera plus rapide, mais il sera également irréparable en cas de pépin technique sur le stockage. Entre les processeurs, la mémoire et le stockage soudés, l’obsolescence d’un engin ne serait plus liée qu’à la première faille technique d’une des puces.
Les fournisseurs classiques de puces UFS sont sur les rangs. Samsung, SK Hynix, Sandisk, KIOXIA et Mediatek sont d’ores et déjà impliqués. Ce qui veut dire qu’ils ont probablement choisi d’acquérir une licence d’exploitation du format. Kioxia indique avoir déjà expédié des prototypes de puces de 512 Go et 1 To de tout petit format. On parle de modules mesurant 7.5 par 13 mm seulement. De quoi glisser facilement 2,3 ou même 4 To très rapides dans un smartphone ou une tablette. Ces puces sont très en avance sur la production de masse et ne serviront qu’à établir des circuits fonctionnels chez les intégrateurs.
UFS 5.0 : une vitesse max théorique de 10.8 GB/s pour le stockage © MiniMachines.net. 2026
![]()
Le SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 est disponible, il pèse un bon gigaoctet et amène plusieurs corrections à la TV Box de la marque.
![]()
Le point clé est la mise à niveau du patch de sécurité d’Android correspondant à janvier 2026. Pour un produit dont la première version date de 2015, cela fait un support un poil plus long qu’un smartphone ou une tablette classique.
Plusieurs bugs sont également corrigés :
Si vous comptez regarder quelque chose avec votre Shield ce soir lancez la mise à jour avant, car si le téléchargement est rapide, l’application du patch a pris quelques longues minutes.
Comme d’habitude, le patch doit vous être signalé par la TV Box si elle est connectée. Si ce n’est pas le cas, allez dans les paramètres pour forcer la recherche de mises à jour.
SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 : une nouvelle mise à jour © MiniMachines.net. 2026
![]()
Je découvre depuis avant-hier des dizaines et des dizaines de remontées suite à une simple recherche sur les mots clés CRP DISABLD. Il semble que cela soit un mal qui affecte un nombre incalculable de périphériques PC au format USB : souris, claviers, casques et même webcam, écrans ou vidéo projecteurs. Et cela depuis plus de 10 ans.
De nombreuses marques sont touchées, Asus, Razer, NZXT, LG, Corsair… Avec à chaque fois le même scénario. Un périphérique qui fonctionnait jusque-là parfaitement n’est soudainement plus reconnu par le système. C’est généralement visible après le redémarrage d’une machine ou un changement de port USB. Le système ne réagit plus lorsque vous manipulez le périphérique et il affiche alors soit directement, soit par l’entremise de votre pilote, le message « CRP DISABLD ».
![]()
Ce message est accompagné d’un comportement surprenant. Votre souris, votre casque, votre webcam ou votre clavier USB sont vu comme… une clé USB. De fait, vous pouvez découvrir en le branchant qu’il se comporte comme un nouveau stockage dans votre gestionnaire de fichiers. Pas une très bonne affaire car il ne peut contenir que quelques mégaoctets au mieux. Ce stockage qui ne contient en général qu’un seul et unique fichier. Quasiment toujours le même, appelé firmware.bin. Ce fichier est accessible en lecture, il peut être ouvert et le fichier lu. Il est plus rarement possible d’y écrire pour modifier des données ou les remplacer.
10 mois d’attente sans réponse du SAV.
J’ai pu retrouver des traces de ce CRP DISABLD sur des forums et des SAV de différents fabricants depuis… 2014. À chaque fois, le même scénario est décrit par les utilisateurs. Leur périphérique ne donne soudainement plus aucun signe de vie. Leur système leur explique même qu’il faut d’abord éjecter les périphériques de stockage avant de les déconnecter alors qu’ils viennent de débrancher leur souris pour « tenter un autre port ».
Un an, zéro réponse
Et, très souvent, les questions posées par les internautes aux différents supports sont « sans réponse »2. Les sujets restent ouverts pendant des semaines sans que l’utilisateur ne trouve d’aide. D’autres fois, des internautes tentent d’aider mais « tapent à côté ».
Tout simplement parce qu’il n’y a pas vraiment de réponse possible. La plupart des souris, webcams et autres appareils touchés par le bug ne peuvent pas être réparés. Les internautes posent des questions, s’énervent et abandonnent. Souvent les modérateurs des forums jouent la montre. Au pire, ils font le mort ou ferment les demandes de support sans raison. Au mieux, ils invitent à contacter un service après-vente par téléphone ou via un chat.
![]()
Je n’ai pas encore poussé mon analyse au maximum mais j’ai fait le tour des différents bugs et j’en suis arrivé à une conclusion assez simple. Le problème naît tout bêtement d’une erreur de « firmware » du périphérique. Pour une raison ou une autre, le fichier qui explique à l’ordinateur comment il doit piloter l’appareil n’est plus fonctionnel. Il n’est plus lu comme un « guide de procédure » par la souris ou le clavier mais comme un fichier tout à fait banal par l’ordinateur, sans filtre.
Lorsqu’un périphérique est alimenté par le port USB d’un PC, il est alors piloté par une puce, un microcontrôleur, qui va instantanément lire le firmware embarqué. Celui-ci recense toutes les actions possibles et tout le catalogue des équipements embarqués. Les clics, le défilement de la molette et les déplacements pour une souris. Les touches pour un clavier, la manière de piloter la caméra et le micro pour une webcam. Si ce firmware est absent, illisible ou non pris en compte, le système d’exploitation de votre ordinateur ne peut pas exploiter ces éléments pourtant toujours fonctionnels. Il ne voit que la connexion USB qui mène à la mémoire de l’appareil. Rien d’autre.
Or, il semble assez courant que ce firmware devienne illisible, ce qui mène au bug CPR DISABLD. La raison de cette altération peut être très variable. On pense évidemment à une erreur de mise à jour du périphérique ou à un débranchement de celui-ci pendant cette mise à jour. Il semble évident que les fichiers puissent se corrompre avec le temps ou que différents bugs techniques finissent par les altérer.
Pour avoir lu plus d’une trentaine de descriptions de ce problème chez différentes marques, le scénario évoque toujours la même chose : un matin, ce qui fonctionnait très bien la veille, ne fonctionne plus. Et personne ne sait vraiment pourquoi.
Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent
Ce qui embête le plus les différents SAV, c’est qu’il n’existe pas de solution. Enfin, pas vraiment de solution économique au problème. Certains appareils peuvent être réparés très facilement. C’est le cas le plus souvent des produits les plus haut de gamme. D’autres ne peuvent tout simplement pas être dépannés. Enfin, façon de parler. Parce qu’en réalité, mécaniquement parlant, les appareils sont parfaitement fonctionnels. Simplement, de nombreux constructeurs ne prévoient pas d’option pour pouvoir reflasher leurs périphériques si le firmware n’est plus reconnu.
La majorité de ces appareils disposent d’une fonction de flashage de mémoire permettant de les actualiser. Mais, malheureusement, pour que la procédure fonctionne, il faut que l’appareil en difficulté signale sa présence au logiciel de mise à jour installé sur votre PC. Or une souris qui n’a plus de firmware ne communique plus correctement avec le reste du système, elle ne dit plus qui elle est. Le logiciel de la marque ne la voit pas et il est alors impossible de forcer une mise à jour.
![]()
Certains constructeurs ont une parade. C’est le cas de NZXT par exemple. Qui propose une solution toute bête : l’utilisateur peut simplement remplacer le fichier firmware.bin défectueux avec un simple copié-collé. Lorsque le bug CRP DISABLD touche un de leurs claviers et qu’il apparait comme une clé USB. Un remplacement de firmware suffit. On débranche ensuite son clavier, on attend un peu pour être certain que la maigre mémoire embarquée soit désalimentée et se vide. Puis on rebranche pour retrouver un clavier fonctionnel. Valve avait proposé la même procédure pour son Steam Controller en 2015.
Pratique mais, au dire de certains, dangereux. Un système aussi libre d’accès serait la porte ouverte à l’envoi discret d’un firmware pouvant contenir un keylogger. Un petit bout de programme permettant d’enregistrer et de transmettre toutes les frappes d’un clavier, par exemple. Ce scénario parait un peu tiré par les cheveux car il supposerait une infection du matériel et du logiciel sur votre machine. D’une part, les protocoles qui pilotent ce type de périphérique sont très limités. Mais surtout, à partir du moment où vous avez un programme sur votre PC dont la tâche serait d’infecter votre périphérique, il n’est pas utile d’aller plus loin. Ce programme peut déjà infecter le système. Tout peut déjà être intercepté. On imagine mal une solution qui rendrait la tâche plus compliquée et moins fiable pour un pirate en doublant l’infection logicielle tout en la rendant sensible à un changement de matériel.
![]()
Pour d’autres appareils et d’autres marques, il faut recourir à l’appui sur un bouton ou à une manipulation de touches spécifiques. Manipulations qui vont ouvrir les droits en écriture sur cette mémoire qui n’est que lisible par défaut. Si vous avez déjà travaillé avec un microcontrôleur, c’est l’équivalent du bouton BOOT ou ISP présent sur beaucoup de montages, bouton qui ouvre les droits en écriture pour programmer un appareil.
Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode « flashage »
Problème, la majorité de ces périphériques ne proposent pas ce bouton. Pour des raisons économiques et peut-être pour des raisons de sécurité, les constructeurs ne les proposent plus. Il existe parfois deux points de contact sur le circuit imprimé de l’appareil qui permettent de remplacer ce bouton, mais ils ne sont pas accessibles sans désosser totalement l’appareil.
![]()
Résultat, de nombreux services après-vente n’ont pas d’autre choix que d’assumer la reprise d’une souris, d’un clavier ou d’un casque pourtant parfaitement fonctionnels. Il faut rapatrier l’objet, l’ouvrir, faire le point de contact et forcer le firmware avec un outil spécifique. Puis renvoyer le périphérique vers le client. Un processus coûteux, trop coûteux, surtout pour des objets dont le prix en sortie d’usine ne dépasse rarement que quelques dollars.
Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés
La « solution » alternative trouvée est donc de forcer le client à jeter sa souris, son clavier ou sa webcam à la poubelle avant de lui renvoyer un autre produit. Et cela malgré le fait que cette erreur CRP DISABLD n’affecte en rien le fonctionnement matériel du produit. Comment forcer un client à jeter une souris à la poubelle à distance ? Rien de plus simple. Vous lui demandez de prendre en photo l’objet avec l’ensemble de ses câbles coupés. Chez Razer, il y a un guide qui décrit comment couper le cordon de sa souris, son enceinte et de bien d’autres appareils.
![]()
Il faut le faire en suivant un certain protocole : exposer le numéro de série du périphérique défaillant sur la photo, inscrire son numéro de dossier sur un papier et montrer de manière explicite le cordon de l’appareil coupé. Une fois le cliché pris, on l’envoie au SAV de la marque qui valide ensuite l’envoi d’un nouveau périphérique.
On comprend que la procédure est là pour éviter que les internautes ne demandent un nouveau produit en disant que le leur n’est pas fonctionnel, ce qui serait évidemment impossible à assumer pour les marques. En forçant la destruction du produit, le SAV est certain que la procédure ne sera pas utilisée frauduleusement. Mais il y aurait des alternatives en proposant simplement de pouvoir remonter un fichier firmware.bin aussi simplement que le fait NZXT.
![]()
Pas grand-chose d’autre que de contacter le fabricant si vous êtes sous garantie. Il vous guidera sur les éventuelles procédures de sauvegarde et proposera de télécharger des outils de mises à jour pour tenter de récupérer votre matériel. Cela échoue souvent mais n’hésitez pas à réclamer dans ce cas un remplacement du produit. Si vous n’êtes plus sous garantie, vous pouvez parcourir le site de votre fabricant pour tenter de trouver une solution de mise à jour de firmware. Mais il y a de fortes chances qu’elle échoue. Comme expliqué plus haut, le logiciel est pensé pour vérifier la présence de votre matériel avant de le flasher, or avec ce bug CRP DISABLD, votre matériel a perdu toute identification.
En désespoir de cause, vous pouvez tenter deux choses supplémentaires qui semblent parfois fonctionner si j’en crois différents témoignages. La première est de trouver un périphérique absolument identique au votre, de le brancher sur votre machine avec celui défaillant à portée mais non connecté. Puis, de tenter de lancer la procédure de mise à jour du firmware. Après que l’outil de mise à jour indique qu’il a bien repéré l’appareil fonctionnel et avant de lancer la procédure, d’intervertir le matériel fonctionnel et le matériel présentant l’erreur CRP DISABLD sur le même port, puis de lancer l’opération. Si j’en juge par divers témoignages, cela marche parfois. A tenter donc si vous voulez racheter le même périphérique après la fin de votre garantie.
L’autre solution consiste à fouiller forums et bas-fonds d’internet pour tenter de trouver un firmware compatible et un outil de programmation forcée échappé d’un centre de SAV. Le tout est généralement accompagné d’une manipulation particulière. Mais attention, cette pratique n’est à exécuter qu’en dernier recours. Le risque de rendre son appareil définitivement hors service est possible.
CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC © MiniMachines.net. 2026

© Willy Kurniawan / REUTERS