Agnès Verdier-Molinié : « Pour ne pas finir étouffés par la dette, une règle d’or budgétaire finira par devenir incontournable »

© Fabien Clairefond

© Fabien Clairefond

© PHOTO DAX MELMER/REUTERS

© Krakenimages.com - stock.adobe.com
Jeep, Chevrolet et Ford misent sur le patriotisme et la Coupe du Monde pour renforcer leur image et séduire les automobilistes.
À l’approche du 250e anniversaire des États-Unis et de la Coupe du Monde de football organisée en partie sur le sol américain, plusieurs constructeurs automobiles renforcent leur communication autour de l’identité nationale. Jeep, Chevrolet et Ford multiplient les campagnes publicitaires inspirées de l’histoire américaine afin de valoriser leur image de marque, leurs racines industrielles et leur production nationale. Pour ces acteurs majeurs de l’industrie automobile, la convergence de ces deux événements constitue une opportunité rare de toucher un large public tout en mettant en avant leurs véhicules, leur héritage et leur ancrage aux États-Unis.
Les constructeurs automobiles américains ont régulièrement utilisé la fierté nationale comme levier de communication. Cette année, la célébration des 250 ans des États-Unis, combinée à la Coupe du Monde de football disputée en partie sur le territoire américain, offre un contexte particulièrement favorable à ce type de campagnes marketing.
Jeep, marque du groupe Stellantis, a choisi une opération promotionnelle originale. Le constructeur promet d’offrir un Wrangler à cent résidents américains portant légalement le prénom George Washington si l’équipe des États-Unis remporte la Coupe du Monde. Cette campagne est accompagnée d’une publicité mettant en scène l’humoriste Iliza Shlesinger devant une représentation de George Washington traversant la rivière Delaware au volant d’un Jeep Wrangler blanc. Le message joue volontairement sur les références historiques et l’humour afin de renforcer l’image de liberté associée au modèle.
De son côté, Chevrolet remet au goût du jour sa célèbre campagne « Heartbeat of America », utilisée il y a plusieurs décennies. Dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire, la marque de General Motors a notamment organisé une démonstration spectaculaire sur le circuit de l’Indianapolis Motor Speedway. Une Corvette ZR1X y a roulé à grande vitesse afin d’éteindre 250 bougies d’anniversaire géantes installées le long de la piste, illustrant une communication centrée sur la performance automobile et le patrimoine américain.
Ces opérations marketing mettent en avant des modèles emblématiques comme le Jeep Wrangler ou la Chevrolet Corvette, tout en associant les marques à des valeurs de liberté, de tradition, de puissance mécanique et d’histoire nationale.
Selon Americus Reed, professeur de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, les grands rendez-vous populaires offrent aux entreprises une occasion de renforcer leur image auprès d’un public très large. Les événements à forte dimension émotionnelle ou nostalgique permettent aux marques automobiles de créer une connexion avec les consommateurs grâce à leur portée culturelle.
D’après lui, cette stratégie vise à inscrire les constructeurs dans l’actualité du moment afin d’améliorer leur visibilité et leur notoriété. Il souligne toutefois qu’une communication patriotique trop marquée peut aussi éloigner une partie de la clientèle. En revanche, associer une marque à une compétition internationale comme la Coupe du Monde représente une approche jugée moins risquée, car elle bénéficie d’une audience mondiale tout en suscitant un fort intérêt national.
Pour les constructeurs automobiles, ces campagnes constituent également une manière de valoriser leurs gammes de véhicules, leurs SUV, leurs voitures sportives ou leurs pick-up dans un contexte médiatique favorable. Elles permettent de rappeler l’histoire des marques tout en mettant en avant leurs produits auprès des automobilistes et des futurs acheteurs.
Au-delà de l’aspect publicitaire, ces campagnes interviennent dans un contexte où la fabrication nationale occupe une place importante dans le discours des constructeurs automobiles. Après les droits de douane annoncés au printemps 2025 par le président américain Donald Trump afin de favoriser les investissements industriels aux États-Unis, plusieurs groupes ont accentué leur communication autour de leurs usines et de leurs salariés américains.
Ford a notamment lancé la campagne « From America, For America », proposant des tarifs réservés aux employés à l’ensemble des acheteurs. Selon les dirigeants du constructeur, cette opération a contribué à une progression de 16,3 % des ventes mensuelles. Cette campagne a également reçu un soutien public du président Donald Trump, qui a salué cette publicité sur son réseau social.
Cet été, Ford poursuit cette stratégie avec une nouvelle campagne intitulée « American Value. For American Values. ». Son directeur général, Jim Farley, rappelle régulièrement que le constructeur emploie davantage de travailleurs horaires aux États-Unis que ses principaux concurrents.
Chez Stellantis, le directeur mondial du marketing, Olivier François, explique que la campagne autour de George Washington s’inscrit dans une démarche de long terme destinée à construire une identité cohérente pour les marques du groupe. Il rappelle avoir déjà imaginé par le passé une publicité montrant George Washington conduisant une Dodge Challenger lors d’une scène inspirée de la guerre d’indépendance américaine.
Le groupe a également lancé une campagne mettant en avant Captain America à l’occasion du 250e anniversaire du pays. Le célèbre bouclier du super-héros apparaît sur le cache de roue de secours du Jeep Wrangler. Olivier François présente cette initiative comme une évocation plus ludique des symboles américains que l’utilisation du drapeau national.
Selon lui, la concomitance entre la Coupe du Monde et les célébrations des 250 ans des États-Unis représente une occasion exceptionnelle pour les constructeurs automobiles de capter l’attention du public. Ces deux événements concentrés sur une même période offrent un contexte particulièrement favorable pour promouvoir les marques, les véhicules et leur héritage industriel auprès des consommateurs américains.
Les constructeurs automobiles s’appuient cette année sur deux événements majeurs pour renforcer leur communication autour de leurs marques et de leur ancrage américain. Les campagnes présentées privilégient des symboles historiques, culturels et sportifs afin d’accroître leur visibilité. Le discours met également en avant la production nationale et l’emploi aux États-Unis, un thème déjà largement utilisé par plusieurs groupes automobiles. À ce stade, les informations disponibles portent sur les stratégies marketing annoncées par les constructeurs et sur leurs objectifs de communication.
Crédit illustration : Ford.
L’article Les constructeurs misent sur le patriotisme américain est apparu en premier sur Le Blog Auto.
Scaleway, filiale du groupe iliad, a annoncé vendredi l’acquisition de Qarnot, un spécialiste du calcul haute performance, très engagé historiquement sur la valorisation de la chaleur fatale. Auréolé de plusieurs levées de fonds, Qarnot venait de se placer sous la protection du tribunal de commerce, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire.
Scaleway, fournisseur de cloud et d’IA, ajoute une brique calcul haute performance (HPC) à son épais portefeuille de produits : la filiale d’iliad vient en effet d’annoncer l’acquisition de Qarnot, société parisienne (basée à Montrouge) spécialisée dans la fourniture de ressources dédiées à l’ingénierie, à la simulation et à la recherche.
« Avec Qarnot, Scaleway enrichit sa plateforme Cloud & IA de capacités HPC dédiées, un service stratégique de plus en plus recherché par les acteurs industriels et financiers. Cette acquisition renforce également la position de Scaleway en tant que seul fournisseur européen de cloud souverain à proposer, au sein d’une plateforme unique, des services de cloud, d’intelligence artificielle et de calcul haute performance », vante l’acquéreur dans un communiqué (PDF).
Qarnot cible principalement des clients industriels, notamment dans l’aéronautique, le spatial ou l’énergie, à qui l’entreprise fournit « un accès immédiat à des centaines de cœurs CPU et GPU et la possibilité d’exécuter plusieurs clusters en parallèle ».
Elle décline ses services au travers d’une plateforme qui promet une « intégration fluide avec les principaux solveurs du marché, tels qu’Ansys Fluent, Abaqus et OpenFOAM », comme le décrivait l’entreprise en mai dernier au moment d’annoncer la signature d’un contrat avec l’entreprise toulousaine Aura Aero, engagée dans le développement d’avions électriques.
Outre sa simplicité d’accès, Qarnot revendique « un rapport coût-performance inégalé, avec des tarifs jusqu’à 50 % inférieurs à ceux des fournisseurs cloud traditionnels ». Une partie de cette efficacité découle du positionnement historique de Qarnot, qui planche depuis sa création en 2010 sur la valorisation de la chaleur fatale générée par les ressources informatiques.
L’entreprise s’est en effet fait connaître du grand public par l’intermédiaire de ses radiateurs dissimulant des composants dédiés au calcul et notamment au minage de cryptomonnaies. L’idée se révélait particulièrement séduisante sur le papier : l’utilisateur qui installait un radiateur Qarnot à son domicile pouvait en effet être rémunéré pour le fait d’héberger la machine et d’assurer son alimentation électrique, et profitait en bonus d’un chauffage gratuit. Le concept a séduit plusieurs bailleurs et promoteurs immobiliers, avec des résultats mitigés, comme témoigne Gironde Habitat dans un article de Sud Ouest.
Moins connue, l’activité principale de Qarnot consistait en réalité à développer des systèmes de récupération de chaleur dédiés aux serveurs installés dans l’environnement à la fois dense et contrôlé de datacenters, installés à proximité de sites susceptibles de consommer cette chaleur (réseaux de chauffage urbain par exemple). « Grâce à sa technologie de récupération de chaleur, Qarnot valorise 95 % de la chaleur dégagée par les serveurs et se dispense par ailleurs de systèmes de refroidissement pour évacuer la chaleur des serveurs (ventilation, climatisation, etc), permettant ainsi à ses clients Cloud HPC de bénéficier d’une infrastructure bas carbone », explique ainsi l’entreprise.
Des promesses qui collent logiquement aux problématiques opérationnelles de Scaleway, confronté, comme tous les acteurs du cloud, à la nécessité de montrer patte blanche en matière d’impact environnemental. « Demain, on ne choisira plus une plateforme cloud uniquement pour ses performances, mais pour la façon dont elle gère sa consommation d’énergie. L’expertise de Qarnot dans la récupération de la chaleur fatale nous permet de progresser vers cet objectif », se réjouit Damien Lucas, CEO de Scaleway.
Le parcours de Qarnot est émaillé de plusieurs levées de fonds, dont un tour de table significatif dévoilé début 2023 : l’entreprise avait alors annoncé avoir réuni 35 millions d’euros pour industrialiser son système de récupération de chaleur destiné aux datacenters. La Banque des Territoires participait à l’opération pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030 (PDF).
Cette manne n’a cependant pas permis à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Ses derniers bilans, consultés par Next, révèlent ainsi des pertes cumulées de 9 millions d’euros entre 2023 et 2024, en dépit d’un chiffre d’affaires qui se redresse légèrement, de 2,68 millions d’euros (2023) à 3 millions d’euros en 2024.
En dépit d’une discrète augmentation de capital début 2025, l’entreprise a fini par se placer sous la protection du tribunal des activités économiques de Nanterre, qui a ouvert le 19 mai dernier une procédure de redressement judiciaire. C’est donc dans ce contexte que s’opère la reprise par Scaleway, avec un calendrier qui laisse supposer une procédure négociée en amont (prépack cession) du jugement. Nous avons demandé des précisions à l’acquéreur sur ce volet, qui n’est pas neutre pour les employés de Qarnot et ses investisseurs, sans réponse pour l’instant.
Scaleway, filiale du groupe iliad, a annoncé vendredi l’acquisition de Qarnot, un spécialiste du calcul haute performance, très engagé historiquement sur la valorisation de la chaleur fatale. Auréolé de plusieurs levées de fonds, Qarnot venait de se placer sous la protection du tribunal de commerce, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire.
Scaleway, fournisseur de cloud et d’IA, ajoute une brique calcul haute performance (HPC) à son épais portefeuille de produits : la filiale d’iliad vient en effet d’annoncer l’acquisition de Qarnot, société parisienne (basée à Montrouge) spécialisée dans la fourniture de ressources dédiées à l’ingénierie, à la simulation et à la recherche.
« Avec Qarnot, Scaleway enrichit sa plateforme Cloud & IA de capacités HPC dédiées, un service stratégique de plus en plus recherché par les acteurs industriels et financiers. Cette acquisition renforce également la position de Scaleway en tant que seul fournisseur européen de cloud souverain à proposer, au sein d’une plateforme unique, des services de cloud, d’intelligence artificielle et de calcul haute performance », vante l’acquéreur dans un communiqué (PDF).
Qarnot cible principalement des clients industriels, notamment dans l’aéronautique, le spatial ou l’énergie, à qui l’entreprise fournit « un accès immédiat à des centaines de cœurs CPU et GPU et la possibilité d’exécuter plusieurs clusters en parallèle ».
Elle décline ses services au travers d’une plateforme qui promet une « intégration fluide avec les principaux solveurs du marché, tels qu’Ansys Fluent, Abaqus et OpenFOAM », comme le décrivait l’entreprise en mai dernier au moment d’annoncer la signature d’un contrat avec l’entreprise toulousaine Aura Aero, engagée dans le développement d’avions électriques.
Outre sa simplicité d’accès, Qarnot revendique « un rapport coût-performance inégalé, avec des tarifs jusqu’à 50 % inférieurs à ceux des fournisseurs cloud traditionnels ». Une partie de cette efficacité découle du positionnement historique de Qarnot, qui planche depuis sa création en 2010 sur la valorisation de la chaleur fatale générée par les ressources informatiques.
L’entreprise s’est en effet fait connaître du grand public par l’intermédiaire de ses radiateurs dissimulant des composants dédiés au calcul et notamment au minage de cryptomonnaies. L’idée se révélait particulièrement séduisante sur le papier : l’utilisateur qui installait un radiateur Qarnot à son domicile pouvait en effet être rémunéré pour le fait d’héberger la machine et d’assurer son alimentation électrique, et profitait en bonus d’un chauffage gratuit. Le concept a séduit plusieurs bailleurs et promoteurs immobiliers, avec des résultats mitigés, comme témoigne Gironde Habitat dans un article de Sud Ouest.
Moins connue, l’activité principale de Qarnot consistait en réalité à développer des systèmes de récupération de chaleur dédiés aux serveurs installés dans l’environnement à la fois dense et contrôlé de datacenters, installés à proximité de sites susceptibles de consommer cette chaleur (réseaux de chauffage urbain par exemple). « Grâce à sa technologie de récupération de chaleur, Qarnot valorise 95 % de la chaleur dégagée par les serveurs et se dispense par ailleurs de systèmes de refroidissement pour évacuer la chaleur des serveurs (ventilation, climatisation, etc), permettant ainsi à ses clients Cloud HPC de bénéficier d’une infrastructure bas carbone », explique ainsi l’entreprise.
Des promesses qui collent logiquement aux problématiques opérationnelles de Scaleway, confronté, comme tous les acteurs du cloud, à la nécessité de montrer patte blanche en matière d’impact environnemental. « Demain, on ne choisira plus une plateforme cloud uniquement pour ses performances, mais pour la façon dont elle gère sa consommation d’énergie. L’expertise de Qarnot dans la récupération de la chaleur fatale nous permet de progresser vers cet objectif », se réjouit Damien Lucas, CEO de Scaleway.
Le parcours de Qarnot est émaillé de plusieurs levées de fonds, dont un tour de table significatif dévoilé début 2023 : l’entreprise avait alors annoncé avoir réuni 35 millions d’euros pour industrialiser son système de récupération de chaleur destiné aux datacenters. La Banque des Territoires participait à l’opération pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030 (PDF).
Cette manne n’a cependant pas permis à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Ses derniers bilans, consultés par Next, révèlent ainsi des pertes cumulées de 9 millions d’euros entre 2023 et 2024, en dépit d’un chiffre d’affaires qui se redresse légèrement, de 2,68 millions d’euros (2023) à 3 millions d’euros en 2024.
En dépit d’une discrète augmentation de capital début 2025, l’entreprise a fini par se placer sous la protection du tribunal des activités économiques de Nanterre, qui a ouvert le 19 mai dernier une procédure de redressement judiciaire. C’est donc dans ce contexte que s’opère la reprise par Scaleway, avec un calendrier qui laisse supposer une procédure négociée en amont (prépack cession) du jugement. Nous avons demandé des précisions à l’acquéreur sur ce volet, qui n’est pas neutre pour les employés de Qarnot et ses investisseurs, sans réponse pour l’instant.
L’opérateur émirati Emirates Telecommunications Corporation, plus connu sous sa marque commerciale Etisalat, ou son logo e&, a annoncé (PDF) vendredi la vente de sa participation dans le groupe Vodafone à une société dédiée intégralement détenue par la famille Niel.
Baptisé Vega, ce véhicule d’investissement se prépare ainsi à acheter l’équivalent de 16,21 % du capital de Vodafone et de 17,13 % des droits de vote, pour une somme d’environ 5,2 milliards d’euros.
À l’issue de l’opération et sous réserve de l’accord des autorités compétentes, Xavier Niel deviendra, via Vega, le premier actionnaire de l’opérateur britannique, présent notamment dans neuf marchés européens (dont l’Italie qui avait déjà motivé une tentative de rapprochement) et six pays d’Afrique.
Patron du groupe iliad, présent en France, en Italie, en Pologne et en Irlande, Xavier Niel étend ainsi sa sphère d’influence sur le marché des télécoms. Il est également actionnaire minoritaire de Millicom, en Amérique latine, et du suédois Tele2.

L’opérateur émirati Emirates Telecommunications Corporation, plus connu sous sa marque commerciale Etisalat, ou son logo e&, a annoncé (PDF) vendredi la vente de sa participation dans le groupe Vodafone à une société dédiée intégralement détenue par la famille Niel.
Baptisé Vega, ce véhicule d’investissement se prépare ainsi à acheter l’équivalent de 16,21 % du capital de Vodafone et de 17,13 % des droits de vote, pour une somme d’environ 5,2 milliards d’euros.
À l’issue de l’opération et sous réserve de l’accord des autorités compétentes, Xavier Niel deviendra, via Vega, le premier actionnaire de l’opérateur britannique, présent notamment dans neuf marchés européens (dont l’Italie qui avait déjà motivé une tentative de rapprochement) et six pays d’Afrique.
Patron du groupe iliad, présent en France, en Italie, en Pologne et en Irlande, Xavier Niel étend ainsi sa sphère d’influence sur le marché des télécoms. Il est également actionnaire minoritaire de Millicom, en Amérique latine, et du suédois Tele2.

La Réserve fédérale des États-Unis (FED) vient de créer cinq groupes de travail, composés de personnalités issues de la société civile et chargés d’aider la banque centrale à élaborer les grands axes de sa politique monétaire. Dans le lot, l’institution met sur un pied un groupe « Productivité et emplois », dédié notamment à l’étude des conséquences de l’intelligence artificielle générative.
Pour ce faire, la FED indique avoir sélectionné trois profils issus du monde de la tech, à commencer par le capital risqueur Marc Andreessen (a16z). Le choix n’est pas anodin : Andreessen (fondateur de Netscape dans les années 90) est l’un des investisseurs les plus actifs sur la scène de l’IA, secteur dont il défend sans relâche le développement depuis des années.
Partisan d’un « techno-optimisme » sans concession, il gravite dans la sphère TESCREAL aux côtés de personnalités comme Peter Thiel, et fait partie de cette nouvelle Silicon Valley conservatrice qui a choisi de soutenir Donald Trump pour son deuxième mandat.

À ses côtés, la FED fait appel à Asha Sharma, la nouvelle CEO de Xbox chez Microsoft, qui pilotait auparavant la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée des projets d’ingénierie IA de l’éditeur. Cette sélection intervient dans un contexte particulièrement chargé pour Asha Sharma, puisque cette dernière vient d’annoncer un vaste plan de licenciements chez Xbox, qui entraîne au passage cinq des studios de jeux vidéo rachetés par le groupe dans l’inconnu.
Enfin, la FED mobilise un profil plus académique, mais dont les intérêts convergent également avec ceux d’un laboratoire IA : l’économiste Charles Irving Jones, professeur à Stanford, qui a annoncé son détachement chez Anthropic à compter du 30 juin dernier : « Je rejoins l’Institut Anthropic, où je poursuivrai mes recherches sur l’IA et notre avenir économique et donnerai des séminaires et des conférences comme toujours ».
Créé en mars 2026, cet Anthropic Institute a, selon l’entreprise, vocation à étudier, lui aussi, les impacts à long terme de l’intelligence artificielle et de ses derniers développements sur la société.
La FED indique que ses différents groupes de travail ont vocation à travailler de façon indépendante, « avec pour mandat de se fonder sur les preuves, de fournir des commentaires francs et de produire des conclusions rigoureuses » destinées au comité qui pilote les grandes orientations stratégiques.
Rappelons qu’à l’instar de la Banque centrale européenne, la FED a pour mission principale le contrôle de la politique monétaire, avec un double objectif de soutien à la croissance économique (généralement mesuré à l’aune des créations d’emploi ou du taux de chômage) et de gestion de l’inflation.
La Réserve fédérale des États-Unis (FED) vient de créer cinq groupes de travail, composés de personnalités issues de la société civile et chargés d’aider la banque centrale à élaborer les grands axes de sa politique monétaire. Dans le lot, l’institution met sur un pied un groupe « Productivité et emplois », dédié notamment à l’étude des conséquences de l’intelligence artificielle générative.
Pour ce faire, la FED indique avoir sélectionné trois profils issus du monde de la tech, à commencer par le capital risqueur Marc Andreessen (a16z). Le choix n’est pas anodin : Andreessen (fondateur de Netscape dans les années 90) est l’un des investisseurs les plus actifs sur la scène de l’IA, secteur dont il défend sans relâche le développement depuis des années.
Partisan d’un « techno-optimisme » sans concession, il gravite dans la sphère TESCREAL aux côtés de personnalités comme Peter Thiel, et fait partie de cette nouvelle Silicon Valley conservatrice qui a choisi de soutenir Donald Trump pour son deuxième mandat.

À ses côtés, la FED fait appel à Asha Sharma, la nouvelle CEO de Xbox chez Microsoft, qui pilotait auparavant la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée des projets d’ingénierie IA de l’éditeur. Cette sélection intervient dans un contexte particulièrement chargé pour Asha Sharma, puisque cette dernière vient d’annoncer un vaste plan de licenciements chez Xbox, qui entraîne au passage cinq des studios de jeux vidéo rachetés par le groupe dans l’inconnu.
Enfin, la FED mobilise un profil plus académique, mais dont les intérêts convergent également avec ceux d’un laboratoire IA : l’économiste Charles Irving Jones, professeur à Stanford, qui a annoncé son détachement chez Anthropic à compter du 30 juin dernier : « Je rejoins l’Institut Anthropic, où je poursuivrai mes recherches sur l’IA et notre avenir économique et donnerai des séminaires et des conférences comme toujours ».
Créé en mars 2026, cet Anthropic Institute a, selon l’entreprise, vocation à étudier, lui aussi, les impacts à long terme de l’intelligence artificielle et de ses derniers développements sur la société.
La FED indique que ses différents groupes de travail ont vocation à travailler de façon indépendante, « avec pour mandat de se fonder sur les preuves, de fournir des commentaires francs et de produire des conclusions rigoureuses » destinées au comité qui pilote les grandes orientations stratégiques.
Rappelons qu’à l’instar de la Banque centrale européenne, la FED a pour mission principale le contrôle de la politique monétaire, avec un double objectif de soutien à la croissance économique (généralement mesuré à l’aune des créations d’emploi ou du taux de chômage) et de gestion de l’inflation.
La Française Fidji Simo, « CEO of applications » chez OpenAI, a annoncé vendredi sa décision de quitter ses fonctions exécutives, au profit d’un poste de conseillère à temps partiel. Elle invoque des raisons médicales : une maladie chronique dont elle souffre depuis au moins sept ans, qui l’avait déjà contrainte à s’arrêter au printemps, et dont les symptômes se sont soudainement exacerbés.
« Durant cette période, il est devenu évident que le chemin du rétablissement serait beaucoup plus long et complexe que je ne l’avais anticipé, et que je devais m’y consacrer pleinement », écrit Fidji Simo sur X. En 2021, cette native de Sète (Hérault) avait révélé être atteinte du syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS).
Sam Altman, CEO d’OpenAI, a réagi, lui aussi sur X. « Je suis vraiment triste à ce sujet et très reconnaissant pour tout ce que Fidji a fait pour OpenAI, et même reconnaissant pour son amitié et pour la personne qu’elle est. Nous lui souhaitons tous le meilleur pour un rétablissement rapide. C’est nul. »
Le départ de Fidji Simo intervient dans un moment charnière pour OpenAI, confrontée à la concurrence grandissante des autres laboratoires d’IA, et à la nécessité de monétiser plus efficacement ses offres d’intelligence artificielle générative, notamment pour préparer l’introduction en bourse souhaitée par Sam Altman.

Les questions de monétisation et de marketing étaient l’une des raisons du recrutement de Fidji Simo, annoncé en mai 2025. Diplômée de HEC Paris et ex-Strategy Manager d’eBay, Fidji Simo était précédemment CEO et présidente de l’entreprise de livraisons alimentaires Instacart, après avoir occupé des fonctions de vice-présidente chez Facebook en charge de la vidéo, des jeux et de la monétisation, puis de son application, jusqu’en 2021.
La dirigeante profite de son message pour réaffirmer sa croyance dans la façon dont la technologie et l’IA peuvent prodiguer des avancées significatives en matière de traitement des maladies. Elle indique rester engagée dans deux projets indépendants d’OpenAI qu’elle porte sur le sujet : la biotech Chronicle Bio, au sein de laquelle elle officie comme directrice, et l’association de recherche CODA (Complex Disorders Alliance), qu’elle a fondée.
La Française Fidji Simo, « CEO of applications » chez OpenAI, a annoncé vendredi sa décision de quitter ses fonctions exécutives, au profit d’un poste de conseillère à temps partiel. Elle invoque des raisons médicales : une maladie chronique dont elle souffre depuis au moins sept ans, qui l’avait déjà contrainte à s’arrêter au printemps, et dont les symptômes se sont soudainement exacerbés.
« Durant cette période, il est devenu évident que le chemin du rétablissement serait beaucoup plus long et complexe que je ne l’avais anticipé, et que je devais m’y consacrer pleinement », écrit Fidji Simo sur X. En 2021, cette native de Sète (Hérault) avait révélé être atteinte du syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS).
Sam Altman, CEO d’OpenAI, a réagi, lui aussi sur X. « Je suis vraiment triste à ce sujet et très reconnaissant pour tout ce que Fidji a fait pour OpenAI, et même reconnaissant pour son amitié et pour la personne qu’elle est. Nous lui souhaitons tous le meilleur pour un rétablissement rapide. C’est nul. »
Le départ de Fidji Simo intervient dans un moment charnière pour OpenAI, confrontée à la concurrence grandissante des autres laboratoires d’IA, et à la nécessité de monétiser plus efficacement ses offres d’intelligence artificielle générative, notamment pour préparer l’introduction en bourse souhaitée par Sam Altman.

Les questions de monétisation et de marketing étaient l’une des raisons du recrutement de Fidji Simo, annoncé en mai 2025. Diplômée de HEC Paris et ex-Strategy Manager d’eBay, Fidji Simo était précédemment CEO et présidente de l’entreprise de livraisons alimentaires Instacart, après avoir occupé des fonctions de vice-présidente chez Facebook en charge de la vidéo, des jeux et de la monétisation, puis de son application, jusqu’en 2021.
La dirigeante profite de son message pour réaffirmer sa croyance dans la façon dont la technologie et l’IA peuvent prodiguer des avancées significatives en matière de traitement des maladies. Elle indique rester engagée dans deux projets indépendants d’OpenAI qu’elle porte sur le sujet : la biotech Chronicle Bio, au sein de laquelle elle officie comme directrice, et l’association de recherche CODA (Complex Disorders Alliance), qu’elle a fondée.

© Ann Wang / REUTERS
Il y aura du Broadcom dans les prochains iPhone. Apple vient en effet d’annoncer la signature d’un contrat pluriannuel de grande ampleur avec l’équipementier. L’enveloppe prévisionnelle est supérieure à 30 milliards de dollars, et elle devrait conduire, selon Apple, à la production de plus de 15 milliards de puces sur le sol américain.
« Apple travaille en collaboration avec l’administration et les entreprises à travers les États-Unis pour contribuer à la création d’une chaîne d’approvisionnement complète en semi-conducteurs en Amérique, et l’annonce d’aujourd’hui participe à ces efforts », indique la firme de Cupertino.
Rappelons qu’Apple avait promis en février 2025 un plan d’investissement à hauteur de 500 milliards de dollars dans l’économie états-unienne, au moment même où l’administration Trump lançait ses droits de douane sur les produits fabriqués à l’étranger, notamment en Chine.
Six mois plus tard, le groupe dirigé par Tim Cook s’était engagé à flécher 100 milliards de dollars supplémentaires, suite à la volonté affichée par la Maison-Blanche d’imposer des surtaxes de 100 % sur les importations de semi-conducteurs.
Donald Trump s’était alors enorgueilli de cette décision, oubliant peut-être un peu vite qu’Apple avait déjà formulé de tels plans d’investissements en 2018 (350 milliards de dollars sur cinq ans) et en 2021 (430 milliards sur cinq ans).
Ce nouveau contrat devrait quoi qu’il en soit soutenir la propre politique d’investissement de Broadcom. Ce dernier devrait en effet injecter 1,5 milliard de dollars dans son usine de Fort Collins (Colorado) pour répondre à cette nouvelle demande d’Apple. Il y produira des composants radio avancés, dont des filtres FBAR (Film Bulk Acoustic Resonator).

Il y aura du Broadcom dans les prochains iPhone. Apple vient en effet d’annoncer la signature d’un contrat pluriannuel de grande ampleur avec l’équipementier. L’enveloppe prévisionnelle est supérieure à 30 milliards de dollars, et elle devrait conduire, selon Apple, à la production de plus de 15 milliards de puces sur le sol américain.
« Apple travaille en collaboration avec l’administration et les entreprises à travers les États-Unis pour contribuer à la création d’une chaîne d’approvisionnement complète en semi-conducteurs en Amérique, et l’annonce d’aujourd’hui participe à ces efforts », indique la firme de Cupertino.
Rappelons qu’Apple avait promis en février 2025 un plan d’investissement à hauteur de 500 milliards de dollars dans l’économie états-unienne, au moment même où l’administration Trump lançait ses droits de douane sur les produits fabriqués à l’étranger, notamment en Chine.
Six mois plus tard, le groupe dirigé par Tim Cook s’était engagé à flécher 100 milliards de dollars supplémentaires, suite à la volonté affichée par la Maison-Blanche d’imposer des surtaxes de 100 % sur les importations de semi-conducteurs.
Donald Trump s’était alors enorgueilli de cette décision, oubliant peut-être un peu vite qu’Apple avait déjà formulé de tels plans d’investissements en 2018 (350 milliards de dollars sur cinq ans) et en 2021 (430 milliards sur cinq ans).
Ce nouveau contrat devrait quoi qu’il en soit soutenir la propre politique d’investissement de Broadcom. Ce dernier devrait en effet injecter 1,5 milliard de dollars dans son usine de Fort Collins (Colorado) pour répondre à cette nouvelle demande d’Apple. Il y produira des composants radio avancés, dont des filtres FBAR (Film Bulk Acoustic Resonator).

Pour une dizaine de millions d’euros par an, le programme Tremplin de la Mission French Tech œuvrait depuis cinq ans à la promotion de la diversité dans le secteur numérique.
D’après les informations de La Tribune, il vient d’être supprimé pour raisons budgétaires. Il devrait être remplacé par un nouveau programme nommé, de manière provisoire, Nova.
Le cursus avait été lancé en 2019 par le secrétaire d’État au Numérique de l’époque, Mounir Mahjoubi. Celui-ci soulignait alors la surreprésentation d’ « hommes qui vivent en centre-ville, issus de famille CSP+ » au sein de la French Tech, une population qui ne « ressemblait pas à (…) la France ».
En France, en 2025, seulement 9 % des start-ups étudiées dans le baromètre du BCG pour l’association SISTA avaient été fondées par des femmes. Ces sociétés avaient par ailleurs levé 1 % du total des fonds réunis sur l’année auprès du capital-risque, subissant un cumul de discriminations régulièrement étudiées. Les équipes mixtes, qui comptent pour 10 % du total des start-ups, avaient en revanche levé 18 % de l’enveloppe globale.
Dans l’IA, le déséquilibre est plus grand, avec seulement 3% de startups créées par des équipes féminines, et 19 % par des équipes mixtes.

Le programme Tremplin permettait à 500 entrepreneurs issus des minorités de genre, culturelle, ou de zones rurales d’accéder à un an d’incubation, de formation aux codes de l’entrepreneuriat et à une aide susceptible de grimper jusqu’à 30 000 euros.
Moins coûteux, le programme Nova devrait se concentrer sur les scale-up, c’est-à-dire les sociétés ayant validé leur modèle économique, et qui cherchent à étendre leur activité.
Pour une dizaine de millions d’euros par an, le programme Tremplin de la Mission French Tech œuvrait depuis cinq ans à la promotion de la diversité dans le secteur numérique.
D’après les informations de La Tribune, il vient d’être supprimé pour raisons budgétaires. Il devrait être remplacé par un nouveau programme nommé, de manière provisoire, Nova.
Le cursus avait été lancé en 2019 par le secrétaire d’État au Numérique de l’époque, Mounir Mahjoubi. Celui-ci soulignait alors la surreprésentation d’ « hommes qui vivent en centre-ville, issus de famille CSP+ » au sein de la French Tech, une population qui ne « ressemblait pas à (…) la France ».
En France, en 2025, seulement 9 % des start-ups étudiées dans le baromètre du BCG pour l’association SISTA avaient été fondées par des femmes. Ces sociétés avaient par ailleurs levé 1 % du total des fonds réunis sur l’année auprès du capital-risque, subissant un cumul de discriminations régulièrement étudiées. Les équipes mixtes, qui comptent pour 10 % du total des start-ups, avaient en revanche levé 18 % de l’enveloppe globale.
Dans l’IA, le déséquilibre est plus grand, avec seulement 3% de startups créées par des équipes féminines, et 19 % par des équipes mixtes.

Le programme Tremplin permettait à 500 entrepreneurs issus des minorités de genre, culturelle, ou de zones rurales d’accéder à un an d’incubation, de formation aux codes de l’entrepreneuriat et à une aide susceptible de grimper jusqu’à 30 000 euros.
Moins coûteux, le programme Nova devrait se concentrer sur les scale-up, c’est-à-dire les sociétés ayant validé leur modèle économique, et qui cherchent à étendre leur activité.

© PHOTO PAVEL MIKHEYEV/REUTERS