Vue normale

☕️ Le Rassemblement national confirme une intrusion sur son site

21 juillet 2026 à 11:46


Mardi matin, le site du Rassemblement national (RN) affichait les stigmates d’une intrusion : en page d’accueil, le visuel d’un communiqué daté du 15 juillet avait été remplacé par un logo revendiquant l’attaque : un chat stylisé, décoré de drapeaux du Maroc et d’Algérie, et accompagné d’un pseudonyme, 84City. Le texte de ce même communiqué avait quant à lui été supprimé.

Le visuel d’un communiqué a été remplacé par le logo de l’attaquant en page d’accueil du site – capture d’écran Next

Le parti incarné par Marine Le Pen pour l’échéance électorale de 2027 a remédié à cet affichage mardi en milieu de journée, et confirmé à France Info la survenue d’une attaque. Une source interne au parti précise que les vérifications menées jusqu’alors n’ont pas montré de vol de données personnelles « à ce stade ». Le RN indique par ailleurs son intention de déposer une plainte.

La publication associée est datée du 15 juillet – capture d’écran Next

L’attaque se limite-t-elle à un simple « défaçage », c’est-à-dire une altération des éléments visibles du site ? Un internaute utilisant le pseudonyme 84City a posté lundi 20 juillet dans la soirée, sur un forum spécialisé, une annonce signalant la mise en vente d’une base de données soi-disant extraite du site du RN.

L’auteur du post évoque des données datées du jour-même, avec 12 tables issues du moteur WordPress du site, et 95 tables extraites d’une base de données MariaDB 11.8.8 opérée sous Debian. Il mentionne enfin huit tables associées à Gravity Forms, une extension WordPress utilisée pour la gestion de formulaires en ligne. L’annonce n’est cependant accompagnée d’aucun échantillon qui permettrait d’attester sa véracité.

La France Insoumise (LFI) a elle aussi subi une attaque informatique début mai, quelques jours après que son président, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Rappelons que d’un point de vue réglementaire, les informations qui révèlent l’orientation politique relèvent de ce que le RGPD qualifie, dans son article 9, de « données sensibles ».

☕️ Le Rassemblement national confirme une intrusion sur son site

21 juillet 2026 à 11:46


Mardi matin, le site du Rassemblement national (RN) affichait les stigmates d’une intrusion : en page d’accueil, le visuel d’un communiqué daté du 15 juillet avait été remplacé par un logo revendiquant l’attaque : un chat stylisé, décoré de drapeaux du Maroc et d’Algérie, et accompagné d’un pseudonyme, 84City. Le texte de ce même communiqué avait quant à lui été supprimé.

Le visuel d’un communiqué a été remplacé par le logo de l’attaquant en page d’accueil du site – capture d’écran Next

Le parti incarné par Marine Le Pen pour l’échéance électorale de 2027 a remédié à cet affichage mardi en milieu de journée, et confirmé à France Info la survenue d’une attaque. Une source interne au parti précise que les vérifications menées jusqu’alors n’ont pas montré de vol de données personnelles « à ce stade ». Le RN indique par ailleurs son intention de déposer une plainte.

La publication associée est datée du 15 juillet – capture d’écran Next

L’attaque se limite-t-elle à un simple « défaçage », c’est-à-dire une altération des éléments visibles du site ? Un internaute utilisant le pseudonyme 84City a posté lundi 20 juillet dans la soirée, sur un forum spécialisé, une annonce signalant la mise en vente d’une base de données soi-disant extraite du site du RN.

L’auteur du post évoque des données datées du jour-même, avec 12 tables issues du moteur WordPress du site, et 95 tables extraites d’une base de données MariaDB 11.8.8 opérée sous Debian. Il mentionne enfin huit tables associées à Gravity Forms, une extension WordPress utilisée pour la gestion de formulaires en ligne. L’annonce n’est cependant accompagnée d’aucun échantillon qui permettrait d’attester sa véracité.

La France Insoumise (LFI) a elle aussi subi une attaque informatique début mai, quelques jours après que son président, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Rappelons que d’un point de vue réglementaire, les informations qui révèlent l’orientation politique relèvent de ce que le RGPD qualifie, dans son article 9, de « données sensibles ».

Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

21 juillet 2026 à 08:52
Brand new war
Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

Hugging Face a publié le 16 juillet 2026 une divulgation d’incident au sujet d’une intrusion dans une partie de son infrastructure de production. Selon l’entreprise, cette intrusion présentait une caractéristique inédite : elle a été pilotée de bout en bout par un système d’agent IA autonome.

Au constat de cette intrusion, Hugging Face en a opposé un autre : l’incident a été détecté et analysé en grande partie par la propre IA de l’éditeur.

Dans son compte rendu, l’entreprise indique avoir identifié un accès non autorisé à un ensemble limité de jeux de données internes et à plusieurs identifiants utilisés par ses services, tout en précisant que l’évaluation de l’impact sur les données de partenaires ou clients était encore en cours. Point important pour l’écosystème : aucune preuve d’altération des modèles, datasets (lots de données) ou Spaces publics destinés aux utilisateurs n’a été trouvée. La chaîne d’approvisionnement logicielle (images de conteneurs, paquets publiés) a été vérifiée et a été déclarée comme saine.

Comment les pirates sont-ils entrés ?

Le point d’entrée se situe dans le pipeline de traitement des datasets. Un jeu de données malveillant a exploité deux chemins d’exécution de code dans le traitement des datasets : un chargeur de dataset à exécution de code distant et une injection de template dans une configuration de dataset, avec pour finalité l’exécution du code sur un worker de traitement.

À partir de ce point d’ancrage, les pirates ont progressé vers un accès au niveau du nœud, récupéré des identifiants cloud et de cluster, puis se sont déplacés latéralement dans plusieurs clusters internes pendant plusieurs jours.

Mais qui a attaqué ? On ne le sait pas encore, mais l’entreprise évoque une campagne menée par un framework d’agents autonomes, semblant construit sur un harnais de recherche en sécurité offensive de type agentique, bien que le LLM utilisé reste inconnu à ce stade. Ce framework a exécuté plusieurs milliers d’actions individuelles à travers un ensemble de sandbox (bacs à sable) éphémères, avec un serveur C&C (command-and-control) auto-migrant hébergé sur des services publics. Hugging Face, c’est la matérialisation concrète du scénario d’« attaquant agentique » anticipé par le secteur.

Les actions entreprises

Comme toujours dans ce genre d’annonce, l’entreprise liste les actions entreprises pour juguler le problème et éviter qu’il se reproduise.

Hugging Face dit ainsi avoir corrigé les chemins d’exécution de code du dataset ayant permis l’accès initial, supprimé le point d’ancrage des pirates, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et regénéré les identifiants affectés, déclenché une rotation préventive plus large des secrets (mots de passe et autres informations identifiantes), déployé des garde-fous et contrôles d’admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour qu’un signal de sévérité élevée déclenche une alerte en quelques minutes, tous les jours. L’entreprise ajoute travailler avec des spécialistes externes en analyse de ce type d’incident (forensic) et a signalé l’incident aux autorités judiciaires.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Hugging Face est attaquée et qu’une partie de ses infrastructures est compromise. En juin 2024, la société avait averti qu’un sous-ensemble de secrets avait été dérobé et que des accès non autorisés avaient été détectés dans un certain nombre de Spaces. Elle recommandait alors l’actualisation de tous les jetons et clés d’authentification.

IA contre IA

Le sujet est devenu courant depuis plusieurs mois : l’IA générative, et plus particulièrement les agents, provoquent une rupture dans le domaine de la cybersécurité. Le sujet est particulièrement prégnant depuis l’arrivée du modèle Mythos d’Anthropic, accessible depuis le fameux projet Glasswing, auquel seules des organisations triées sur le volet peuvent accéder. Ce fut notamment le cas de Mozilla.

Hugging Face indique ainsi avoir utilisé son propre pipeline de triage basé sur des LLM pour corréler les signaux de sécurité et détecter la compromission. Pour reconstituer l’attaque, l’entreprise a fait tourner des agents d’analyse LLM sur l’intégralité du journal d’actions de l’attaquant, comprenant plus de 17 000 événements enregistrés. Elle dit avoir réussi à reconstituer la chronologie, à extraire les indicateurs de compromission, à cartographier les identifiants touchés et à séparer l’impact réel de l’activité leurre.

Elle évoque également un « problème d’asymétrie » intéressant. Hugging Face a d’abord tenté d’utiliser des modèles frontières via des API commerciales, mais ces requêtes nécessitaient de soumettre de larges volumes de commandes d’attaque réelles, des charges utiles d’exploitation et des éléments C&C. Résultat ? Elles ont été bloquées par les garde-fous de sécurité des fournisseurs, incapables de distinguer les requêtes d’un analyste travaillant à la réponse à un incident de celles d’un attaquant.

Une « leçon » à tirer, selon Hugging Face

En conséquence, Hugging Face a fini par faire tourner l’analyse forensic sur le modèle chinois GLM 5.2, dont les poids ouverts ont fait couler pas mal d’encre (le cas se reproduit avec Kimi K3). Le LLM a été exécuté sur la propre infrastructure de l’entreprise, en local, sans lien avec l’extérieur.

Hugging Face en tire justement une leçon opérationnelle : mieux vaut disposer d’un modèle capable, exécutable sur sa propre infrastructure, validé et prêt avant un incident, autant pour éviter le blocage par les garde-fous que pour empêcher que les données de l’attaquant et les identifiants quittent l’environnement. Elle ajoute cependant qu’il ne s’agit pas d’un argument contre les mesures de sécurité des modèles hébergés, et indique avoir partagé ce retour avec les fournisseurs concernés.

« Les outils offensifs autonomes pilotés par l’IA ne sont plus théoriques. Cela réduit le coût de gestion d’une campagne large, patiente et en plusieurs étapes, et cela fonctionne à la vitesse de la machine. Défendre une plateforme en ligne signifie désormais traiter la surface de données et de modèles comme une surface d’attaque de premier ordre, et utiliser l’IA en défense pour suivre le rythme. Nous continuerons à y investir et à partager ce que nous apprenons », conclut Hugging Face.

Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

21 juillet 2026 à 08:52
Brand new war
Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

Hugging Face a publié le 16 juillet 2026 une divulgation d’incident au sujet d’une intrusion dans une partie de son infrastructure de production. Selon l’entreprise, cette intrusion présentait une caractéristique inédite : elle a été pilotée de bout en bout par un système d’agent IA autonome.

Au constat de cette intrusion, Hugging Face en a opposé un autre : l’incident a été détecté et analysé en grande partie par la propre IA de l’éditeur.

Dans son compte rendu, l’entreprise indique avoir identifié un accès non autorisé à un ensemble limité de jeux de données internes et à plusieurs identifiants utilisés par ses services, tout en précisant que l’évaluation de l’impact sur les données de partenaires ou clients était encore en cours. Point important pour l’écosystème : aucune preuve d’altération des modèles, datasets (lots de données) ou Spaces publics destinés aux utilisateurs n’a été trouvée. La chaîne d’approvisionnement logicielle (images de conteneurs, paquets publiés) a été vérifiée et a été déclarée comme saine.

Comment les pirates sont-ils entrés ?

Le point d’entrée se situe dans le pipeline de traitement des datasets. Un jeu de données malveillant a exploité deux chemins d’exécution de code dans le traitement des datasets : un chargeur de dataset à exécution de code distant et une injection de template dans une configuration de dataset, avec pour finalité l’exécution du code sur un worker de traitement.

À partir de ce point d’ancrage, les pirates ont progressé vers un accès au niveau du nœud, récupéré des identifiants cloud et de cluster, puis se sont déplacés latéralement dans plusieurs clusters internes pendant plusieurs jours.

Mais qui a attaqué ? On ne le sait pas encore, mais l’entreprise évoque une campagne menée par un framework d’agents autonomes, semblant construit sur un harnais de recherche en sécurité offensive de type agentique, bien que le LLM utilisé reste inconnu à ce stade. Ce framework a exécuté plusieurs milliers d’actions individuelles à travers un ensemble de sandbox (bacs à sable) éphémères, avec un serveur C&C (command-and-control) auto-migrant hébergé sur des services publics. Hugging Face, c’est la matérialisation concrète du scénario d’« attaquant agentique » anticipé par le secteur.

Les actions entreprises

Comme toujours dans ce genre d’annonce, l’entreprise liste les actions entreprises pour juguler le problème et éviter qu’il se reproduise.

Hugging Face dit ainsi avoir corrigé les chemins d’exécution de code du dataset ayant permis l’accès initial, supprimé le point d’ancrage des pirates, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et regénéré les identifiants affectés, déclenché une rotation préventive plus large des secrets (mots de passe et autres informations identifiantes), déployé des garde-fous et contrôles d’admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour qu’un signal de sévérité élevée déclenche une alerte en quelques minutes, tous les jours. L’entreprise ajoute travailler avec des spécialistes externes en analyse de ce type d’incident (forensic) et a signalé l’incident aux autorités judiciaires.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Hugging Face est attaquée et qu’une partie de ses infrastructures est compromise. En juin 2024, la société avait averti qu’un sous-ensemble de secrets avait été dérobé et que des accès non autorisés avaient été détectés dans un certain nombre de Spaces. Elle recommandait alors l’actualisation de tous les jetons et clés d’authentification.

IA contre IA

Le sujet est devenu courant depuis plusieurs mois : l’IA générative, et plus particulièrement les agents, provoquent une rupture dans le domaine de la cybersécurité. Le sujet est particulièrement prégnant depuis l’arrivée du modèle Mythos d’Anthropic, accessible depuis le fameux projet Glasswing, auquel seules des organisations triées sur le volet peuvent accéder. Ce fut notamment le cas de Mozilla.

Hugging Face indique ainsi avoir utilisé son propre pipeline de triage basé sur des LLM pour corréler les signaux de sécurité et détecter la compromission. Pour reconstituer l’attaque, l’entreprise a fait tourner des agents d’analyse LLM sur l’intégralité du journal d’actions de l’attaquant, comprenant plus de 17 000 événements enregistrés. Elle dit avoir réussi à reconstituer la chronologie, à extraire les indicateurs de compromission, à cartographier les identifiants touchés et à séparer l’impact réel de l’activité leurre.

Elle évoque également un « problème d’asymétrie » intéressant. Hugging Face a d’abord tenté d’utiliser des modèles frontières via des API commerciales, mais ces requêtes nécessitaient de soumettre de larges volumes de commandes d’attaque réelles, des charges utiles d’exploitation et des éléments C&C. Résultat ? Elles ont été bloquées par les garde-fous de sécurité des fournisseurs, incapables de distinguer les requêtes d’un analyste travaillant à la réponse à un incident de celles d’un attaquant.

Une « leçon » à tirer, selon Hugging Face

En conséquence, Hugging Face a fini par faire tourner l’analyse forensic sur le modèle chinois GLM 5.2, dont les poids ouverts ont fait couler pas mal d’encre (le cas se reproduit avec Kimi K3). Le LLM a été exécuté sur la propre infrastructure de l’entreprise, en local, sans lien avec l’extérieur.

Hugging Face en tire justement une leçon opérationnelle : mieux vaut disposer d’un modèle capable, exécutable sur sa propre infrastructure, validé et prêt avant un incident, autant pour éviter le blocage par les garde-fous que pour empêcher que les données de l’attaquant et les identifiants quittent l’environnement. Elle ajoute cependant qu’il ne s’agit pas d’un argument contre les mesures de sécurité des modèles hébergés, et indique avoir partagé ce retour avec les fournisseurs concernés.

« Les outils offensifs autonomes pilotés par l’IA ne sont plus théoriques. Cela réduit le coût de gestion d’une campagne large, patiente et en plusieurs étapes, et cela fonctionne à la vitesse de la machine. Défendre une plateforme en ligne signifie désormais traiter la surface de données et de modèles comme une surface d’attaque de premier ordre, et utiliser l’IA en défense pour suivre le rythme. Nous continuerons à y investir et à partager ce que nous apprenons », conclut Hugging Face.

LG Monitors Fill PCs With Adware, and It's Not Just Recent Displays

20 juillet 2026 à 18:36
Donc attendez je résume : Microsoft laisse LG pousser, via WindowsUpdate, des AdWares qui font de la publicité pour McAffee, cette sangsue inutile.

1) LG, connards. Ajoutés à la liste des marques à boycotter.
2) ALLÔ MICROSOFT, VOUS FOUTEZ QUOI ? Depuis quand vous laissez des AdWares être installés via WindowsUpdate ? Y'a plus personne qui vérifie ? Je croyais que la certification WHCP servait à trier le bon grain de l'ivraie ?

EDIT: Un article en français avec des détails : https://next.ink/248273/comment-un-simple-branchement-decran-illustre-un-vieux-probleme-de-windows/
(Permalink)

☕️ Pegasus : de nouveaux détails sur l’utilisation du logiciel par le Maroc contre la France

16 juillet 2026 à 10:22

Pegasus : de nouveaux détails sur l’utilisation du logiciel par le Maroc contre la France

Des traces de compromission par Pegasus liées au Maroc ont été retrouvées sur les smartphones d’anciens ministres français en exercice entre 2019 et 2021.

En 2023, le juge d’instruction chargé du dossier Pegasus au sein du tribunal judiciaire de Paris avait classé sept ministres parmi 23 « victimes » de Pegasus au même rang que les journalistes de Mediapart Edwy Plenel et Lénaïg Bredoux.

La plateforme journalistique Forbidden Stories, qui avait révélé le scandale Pegasus, explique que des traces de compromissions du logiciel espion ont été retrouvées dans les smartphones des sept ministres : par exemple, dans l’iPhone XS de Sébastien Lecornu lorsqu’il était ministre des Collectivités territoriales, comme dans l’iPhone 12 de Florence Parly alors qu’elle était ministre des Armées.

Certaines de ces traces (des adresses emails utilisées en identifiant) correspondent aussi à celles laissées par l’utilisation du logiciel lorsque le Maroc a compromis le téléphone pour surveiller le journaliste Omar Radi, selon des éléments d’Amnesty Security Lab qui a élaboré une méthode de détection, ajoute Forbidden Stories.

Un courrier daté d’avril 2022 de la DGSE, qu’ont pu consulter nos confrères, confirme que le service a été « en mesure de rattacher certaines intrusions à l’activité de services de renseignement de pays clients de Pegasus et estim[e] qu’elles participent à des opérations d’espionnage portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

En parallèle de cet espionnage de la France par le Maroc, les services français se montraient eux aussi intéressés pour l’utiliser : le ministère de la Justice, la DGSI et la direction du renseignement militaire (DRM) ont été considérés comme des clients potentiels en 2020. Un témoignage affirme que NSO proposait un tarif avoisinant 60/80 millions d’euros à la France pour ses services.

Forbidden Stories revient aussi sur l’utilisation de Pegasus pour cibler l’entourage de l’ex-président du Gabon Ali Bongo ainsi que sur les détails de l’acquisition de Pegasus par le Maroc.

☕️ Pegasus : de nouveaux détails sur l’utilisation du logiciel par le Maroc contre la France

16 juillet 2026 à 10:22

Pegasus : de nouveaux détails sur l’utilisation du logiciel par le Maroc contre la France

Des traces de compromission par Pegasus liées au Maroc ont été retrouvées sur les smartphones d’anciens ministres français en exercice entre 2019 et 2021.

En 2023, le juge d’instruction chargé du dossier Pegasus au sein du tribunal judiciaire de Paris avait classé sept ministres parmi 23 « victimes » de Pegasus au même rang que les journalistes de Mediapart Edwy Plenel et Lénaïg Bredoux.

La plateforme journalistique Forbidden Stories, qui avait révélé le scandale Pegasus, explique que des traces de compromissions du logiciel espion ont été retrouvées dans les smartphones des sept ministres : par exemple, dans l’iPhone XS de Sébastien Lecornu lorsqu’il était ministre des Collectivités territoriales, comme dans l’iPhone 12 de Florence Parly alors qu’elle était ministre des Armées.

Certaines de ces traces (des adresses emails utilisées en identifiant) correspondent aussi à celles laissées par l’utilisation du logiciel lorsque le Maroc a compromis le téléphone pour surveiller le journaliste Omar Radi, selon des éléments d’Amnesty Security Lab qui a élaboré une méthode de détection, ajoute Forbidden Stories.

Un courrier daté d’avril 2022 de la DGSE, qu’ont pu consulter nos confrères, confirme que le service a été « en mesure de rattacher certaines intrusions à l’activité de services de renseignement de pays clients de Pegasus et estim[e] qu’elles participent à des opérations d’espionnage portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

En parallèle de cet espionnage de la France par le Maroc, les services français se montraient eux aussi intéressés pour l’utiliser : le ministère de la Justice, la DGSI et la direction du renseignement militaire (DRM) ont été considérés comme des clients potentiels en 2020. Un témoignage affirme que NSO proposait un tarif avoisinant 60/80 millions d’euros à la France pour ses services.

Forbidden Stories revient aussi sur l’utilisation de Pegasus pour cibler l’entourage de l’ex-président du Gabon Ali Bongo ainsi que sur les détails de l’acquisition de Pegasus par le Maroc.

Éclipse solaire du 12 août 2026 : des lunettes sans certification CE ni notice en français sont vendues en kiosque

16 juillet 2026 à 09:45

Le grand événement astronomique de l'été 2026 en France métropolitaine approche. L'éclipse solaire du 12 août est imminente, et il est encore temps de s'équiper en lunettes pour l'observer. Mais l'Association Française d'Astronomie a lancé l'alerte : des lunettes qui ne respectent pas les normes de sécurité sont disponibles à la vente. Ce qui représente un réel risque pour la sécurité du grand public.

Cours de forró et agence de tourisme : la vie brésilienne de Sergueï Tcherkassov, espion russe présumé

Présenté par la police fédérale brésilienne et le FBI comme un agent du renseignement militaire russe, Sergueï Tcherkassov a vécu pendant douze ans sous une fausse identité brésilienne avant d’être démasqué. À ce moment-là, il s’apprêtait à intégrer la Cour pénale internationale comme stagiaire. Son arrestation a révélé un réseau plus vaste d’agents russes infiltrés au Brésil.

© DESSIN DE COST PARU DANS LE SOIR, BRUXELLES.

Lunettes d’éclipse : attention à ces contrefaçons dangereuses vendues en France pour l’éclipse solaire du 12 août 2026

15 juillet 2026 à 12:09

Le grand événement astronomique de l'été 2026 en France métropolitaine approche. L'éclipse solaire du 12 août est imminente, et il est encore temps de s'équiper en lunettes pour l'observer. Mais l'Association Française d'Astronomie a lancé l'alerte : des lunettes qui ne respectent pas les normes de sécurité sont disponibles à la vente. Ce qui représente un réel risque pour la sécurité du grand public.

☕️ Un Patch Tuesday record pour Windows : 570 failles colmatées, dont deux déjà exploitées

15 juillet 2026 à 06:47


En juin, Microsoft avait déjà battu son record avec 200 failles corrigées. Entre temps, l’éditeur a expliqué comment l’intelligence artificielle faisait désormais partie de ses processus de révision. Il fallait donc s’attendre à une déferlante de correctifs dans les mois qui suivraient, avant sans doute de retomber sur un rythme de croisière.

Le nouveau Patch Tuesday explose littéralement les compteurs : 570 vulnérabilités corrigées, dont 59 sont critiques. 48 d’entre elles sont de type exécution de code à distance, 9 d’élévation des privilèges, une permet un contournement de la sécurité et la dernière est de type spoofing.

Le logo de Microsoft cassé fuit et une flaque s'est formée sur sa droite
Illustration : Flock

Dans cet énorme lacher de correctifs, on en repère également trois pour des failles 0-day, dont deux activement exploitées : CVE-2026-56155 (Active Directory Federation Services) et CVE-2026-56164 (SharePoint). La troisième, CVE-2026-50661, permet un contournement de BitLocker si l’on réussit à obtenir un accès physique au stockage. Elle ne semble pas exploitée, mais ses détails sont publics.

Il est recommandé de se rendre dans Windows Update au plus vite pour télécharger et installer la mise à jour, qui réclamera un redémarrage. La dangerosité ne vient pas tant du nombre total de failles corrigées que du nombre de vulnérabilités critiques. Reste à voir maintenant si le Patch Tuesday d’août sera du même acabit.

☕️ Un Patch Tuesday record pour Windows : 570 failles colmatées, dont deux déjà exploitées

15 juillet 2026 à 06:47


En juin, Microsoft avait déjà battu son record avec 200 failles corrigées. Entre temps, l’éditeur a expliqué comment l’intelligence artificielle faisait désormais partie de ses processus de révision. Il fallait donc s’attendre à une déferlante de correctifs dans les mois qui suivraient, avant sans doute de retomber sur un rythme de croisière.

Le nouveau Patch Tuesday explose littéralement les compteurs : 570 vulnérabilités corrigées, dont 59 sont critiques. 48 d’entre elles sont de type exécution de code à distance, 9 d’élévation des privilèges, une permet un contournement de la sécurité et la dernière est de type spoofing.

Le logo de Microsoft cassé fuit et une flaque s'est formée sur sa droite
Illustration : Flock

Dans cet énorme lacher de correctifs, on en repère également trois pour des failles 0-day, dont deux activement exploitées : CVE-2026-56155 (Active Directory Federation Services) et CVE-2026-56164 (SharePoint). La troisième, CVE-2026-50661, permet un contournement de BitLocker si l’on réussit à obtenir un accès physique au stockage. Elle ne semble pas exploitée, mais ses détails sont publics.

Il est recommandé de se rendre dans Windows Update au plus vite pour télécharger et installer la mise à jour, qui réclamera un redémarrage. La dangerosité ne vient pas tant du nombre total de failles corrigées que du nombre de vulnérabilités critiques. Reste à voir maintenant si le Patch Tuesday d’août sera du même acabit.

À côté de la plaque, ces hackers chinois laissent leur propre serveur grand ouvert pendant trois semaines

12 juillet 2026 à 08:31

Un groupe cybercriminel a scanné et piégé plus d'un million de sites WordPress et Joomla à l'aide de failles publiques, avant d'oublier de fermer l'accès à son propre serveur de travail, dévoilant tout son mode opératoire aux chercheurs.

Le BMW iX3 devient « la voiture la plus sûre jamais conçue par BMW » selon l’Euro NCAP

10 juillet 2026 à 09:23

L'Euro NCAP renforce son protocole de crash-test à compter de l'année 2026. Les premiers élèves à passer l'examen sont les BMW iX3 et Zeekr 7GT, et les résultats se sont soldés par la note maximale pour les deux modèles : 5 étoiles.

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