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Agenda du Libre pour la semaine 34 de l'année 2026

17 août 2026 à 17:20

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 15 événements (France: 13, Internet: 2) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire

[FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 17 août 2026 de 19h00 à 22h00.

Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

[FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 17 août 2026 de 19h30 à 21h30.

Saluton,

Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
Début: lundi  8 juin 2026.
Les cours sont GRATUITS pour tous.

Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

[FR Chaumont] Permanence Informatique - Le mardi 18 août 2026 de 09h00 à 16h30.

REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

=> Vous avez une question sur le logiciel libre ?
=> Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
=> Vous gérez une association avec Paheko ?
=> Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

REVOL est là pour y contribuer !

[FR Dijon] Atelier du mardi - Le mardi 18 août 2026 de 15h00 à 19h00.

Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

Assistance technique.

De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso

[FR Grenoble] Install Party + Rencontre FairPhone - Le mardi 18 août 2026 de 19h00 à 19h00.

La Guilde vous propose deux ateliers en une soirée: install party ET rencontre Fairphone
  à la Turbine.coop (entrée par le côté droit du bâtiment).

Vous en avez assez d’être dépendants des OS et logiciels propriétaires (Android, Microsoft, etc.)?

Cet atelier est pour vous! Repartez à la fin de la soirée avec votre propre machine fonctionnant sous un nouveau système d’exploitation, correctement installé, configuré et agrémenté de nombreux logiciels (essentiellement libres!).

C’est aussi l’occasion pour les utilisateurs de FairPhone de partager leurs expériences. Ce mois-ci, un Fairphone 5 et un Fairphone 6 avec /e/OS installé ainsi que des Fairphone XL seront disponibles pour démonstration.

Merci de suivre les recommendations  afichées sur cette page si vous apportez votre machine!

[FR Le Mans] Permanence du mercredi - Le mercredi 19 août 2026 de 12h30 à 17h30.

Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

Planning des réservations consultable ici.

[FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi - Le mercredi 19 août 2026 de 14h00 à 18h00.

Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

[FR Mauguio] Événement | Installe Linux Partie - Le mercredi 19 août 2026 de 14h00 à 18h00.

Si vous souhaitez donner un second souffle à un vieil ordinateur ou si vous souhaitez opter pour un système d’exploitation libre et gratuit, venez simplement avec votre matériel ou une clé USB d’au moins 8Go et laissez-vous guider par les membres de Montpel’libre, l’association Hello World et le département informatique de la faculté des sciences.

Vous découvrirez également les principales distributions et leurs environnements de bureaux Gnome, Budgie, KDE, Xfce, LXDE, Cinnamon, MATE et Emmabuntüs) disponibles sous Linux.

Programme :

  • Présentation de Linux
  • Configuration matérielle nécessaire
  • Se procurer GNU/Linux
  • Installation ou migration d’Ubuntu ou d’une de ses dérivées, Xubuntu, Kubuntu, Lubuntu… mais aussi d’Emmabuntüs
  • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels
  • Premières explorations du système
  • Installations et configurations complémentaires
  • Forums pour les débutants

Notre équipe vous donne rendez-vous pour répondre à vos questions et satisfaire votre curiosité.

Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible. Rejoindre le groupe Montpel’libre sur Telegram S’inscrire à la Newsletter de Montpel’libre.

[FR Beauvais] Sensibilisation et partage autour du Libre - Le mercredi 19 août 2026 de 18h00 à 20h00.

Chaque mercredi soir, l'association propose une rencontre pour partager des connaissances, des savoir-faire, des questions autour de l'utilisation des logiciels libres, que ce soit à propos du système d'exploitation Linux, des applications libres ou des services en ligne libres.

C'est l'occasion aussi de mettre en avant l'action des associations fédératrices telles que l'April ou Framasoft, dont nous sommes adhérents et dont nous soutenons les initiatives avec grande reconnaissance.

[FR Quimperlé] Point info GNU/Linux - Le vendredi 21 août 2026 de 13h30 à 17h30.

Médiathèque de Quimperlé, place Saint Michel, pas d’inscription, entrée libre !

Mickaël, Johann, Alain, et Yves vous accueillent (ou l'un d'eux, on se relaie !).

Conseils, aide et infos pratiques GNU/Linux et Logiciels Libres.

Curieux ? Déjà utilisateur ? Expert ? Pour résoudre vos problèmes, vous êtes le bienvenue ; pas besoin de prendre rendez-vous !

N'hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation de GNU/Linux ou de venir avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…) si possible.

[FR Brest] Atelier d'été - YunoHost - Le vendredi 21 août 2026 de 14h00 à 17h00.

L'auto-hébergement de services web et internet est enfin à la portée de toutes et tous 🌍

Apprenez à cultiver votre petit morceau d'Internet grâce à Yunohost 🏡

Présentation de la plateforme Yunohost, et démonstration de l'installation sur un pc du PAPI Infini.

Simplement curieux de le découvrir, ou bien déterminé à l'installer, tout le monde est bienvenu 🪩

Venez avec ou sans votre datacenter.

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Le local est accessible aux personnes à mobilité réduite

Il y a des arceaux à vélo à proximité

L'arrêt de bus le plus proche est: Cosmao Prétot, ligne 2B

L'arrêt de tramway le plus proche est: Polygone

[FR Gourin] Venez découvrir Linux et le Libre ! - Le vendredi 21 août 2026 de 18h30 à 20h00.

Venez découvrir Linux à l'occasion de nos permanences du Libre, le vendredi soir, une fois par mois à Graines d'Utopies!

Apportez votre ordinateur pour voir comment il est possible de remplacer votre vieux système d'exploitation Windows par une solution libre qui redonnera une nouvelle vie à votre ordinateur.

L'atelier du Libre c'est aussi l'occasion de discuter d'alternatives logicielles, d'autonomie numérique et de liberté sur Internet.

[Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) - Le vendredi 21 août 2026 de 08h00 à 09h00.

Description

Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

[Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire - Le vendredi 21 août 2026 de 11h45 à 13h00.

Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.

C'est quand ?

Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

Au programme

  • Discussion libre: Pas d'ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
  • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
  • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
  • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l'expert.

Comment participer ?

  • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
  • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

La participation est gratuite, ouvert à tous!

Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !

Nous avons hâte de vous y accueillir.

Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

[FR Saint-Girons] Repair’Café aux ateliers de la liberté - Le samedi 22 août 2026 de 11h00 à 15h00.

Un repair'café est organisé aux Ateliers de la liberté à Saint-Girons, mensuellement, l’avant-dernier samedi du mois, de 11h à 15h.

Une équipe de bénévoles est présente pour aider au diagnostic d’objets (électroniques/électriques/mécaniques) cassés, pour comprendre leurs entrailles, guider sur leur réparation, ou animer des ateliers liés à la réparation.

Si la réparation n’est pas possible, une aide est proposée pour trouver des solutions: changement de pièces (récupération, occasions, neuves), ou bidouillage pour donner une seconde vie à ces objets.

En plus de la réparation, l’équipe peut vous aider à installer Linux sur votre machine ou à le dépanner, ainsi qu’à vous accompagner dans l’utilisation de logiciels libres.

Il est conseillé de nous prévenir à l’avance pour toute demande spécifique.

Cet événement est ouvert à tous, que ce soit pour réparer un objet, pour du logiciel libre ou simplement vous renseigner, le tout gratuitement.

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Aux origines du premier GPU, une bande de copains de l'ENS

Les travaux d'étudiants de la promotion 1973 de l’École Normale Supérieure (Normale Sup) sont à l'origine de la production, dès 1977, d'une famille de circuits intégrés (CI) dédiés à l'affichage sur écran (à l'époque, cathodique ).

Cette dépêche est consacrée à l'un d'entre eux, l'EF9365 (ou le "365" pour les intimes), qui est stricto sensu le premier GPU (excusez-du peu !) et nous verrons pourquoi.

l'EF9365

Le circuit intégré Thomson-Efcis EF9365
Contrôleur de visualisation graphique,1980

Les rédacteurs de cette dépêche collaborative remercient :

  • Philippe Matherat, le concepteur de ce composant ! Il a eu la gentillesse de se prêter au jeu en répondant à nos questions et en apportant de nombreuses précisions et anecdotes –les citations dans la dépêche sont intégralement de sa main– ;
  • PulkoMandy, pour son journal d’archéologie informatique sur la thèse de Jean Gastinel. Sans ce journal, cette dépêche n'aurait jamais vu le jour ;
  • Jean-François DEL NERO, développeur de l’émulation du 365 dans Mame, pour les échanges et les apports techniques ;
  • l'équipe de rédaction du magazine Sciences et Avenir, pour l'autorisation de publier des extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm", n° 455 (Janvier 1985).

Sommaire

Généalogie des puces EFxxxx

Un GPU est un composant informatique (une puce dédiée dans les cartes graphiques des PC ou intégrée au processeur central (CPU) de votre téléphone (soc)) initialement dédiée à l'affichage d'images.

D'abord limité à l'affichage 2D, il a rapidement pris le relais du CPU pour gérer les calculs parallèles de la 3D. Aujourd'hui, cette puissance brute sert autant au traitement vidéo qu'à des domaines bien éloignés des pixels, comme le minage de cryptomonnaies ou l'IA.

Cette bascule technologique a récemment propulsé nVidia, le principal acteur du marché, au sommet de l'économie mondiale.

Pourtant, bien avant cette folie financière et les géants américains ou asiatiques, c'est en France qu'est née cette architecture moderne.

Cette dépêche vous propose de découvrir l'histoire du 365, le premier GPU sur puce unique.

La génèse

Extraits de l'article

Extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm" de Dominique COMMIOT
© Sciences et Avenir n° 455 (Janvier 1985)
À gauche, Jean GASTINEL devant le bâtiment historique de l'ENS.
À droite, Philippe MATHERAT et un extrait de l'article.

Philippe Matherat avait résumé ainsi le contexte de cette épopée dans l'article de PulkoMandy :

Nous étions une bande de copains, élèves de l’Ecole Normale Supérieure, de la promotion 1973.

L’informatique était balbutiante, les ordinateurs étaient gigantesques (un bâtiment), très rares et très chers. Personne n’envisageait qu’ils puissent être répandus et bon marché.
Les seuls écrans connus étaient ceux de la télévision. Les terminaux informatiques étaient des machines à écrire mécaniques actionnées par des relais électromécaniques. Ces terminaux étaient reliés à des gros ordinateurs distants, par une ligne téléphonique dédiée.
La fréquence d'horloge des ordinateurs les plus puissants était 12 MHz.

Jean Gastinel était le seul de notre promotion qui connaissait un peu ce qui se passait aux Etats-Unis, grâce à son père : Noël Gastinel, qui était professeur à Grenoble et qui avait fait des voyages dans les universités américaines et chez IBM. Il avait fait équiper l’université de Grenoble d’un ordinateur IBM 360/68.
Jean Gastinel, avec Jean-Marc Frailong et Jean-Luc Richier, ont réalisé un ordinateur 12 bits, à base de circuits MSI de Texas-Instruments, dans les années 1973-1975.

Puis Jean-Gastinel s’est lancé dans la conception du circuit d’affichage alpha-numérique, qui a été commercialisé sous le nom de SFF364 puis EF9364 (le changement de nom correspond au changement de nom de la société Sescosem en EFCIS). Cette conception a fait l’objet de sa thèse de 3è cycle.

Depuis cet article, P. Matherat a détaillé :

Quand je suis entré à l’ENS en 1973, il n’y avait pas de labo d’informatique, ni d’électronique. Les disciplines (en sciences) étaient les disciplines classiques de l’université : mathématique, physique, chimie, biologie, etc. Les chercheurs et les élèves avaient accès à un "Centre de calcul", dirigé par Maurice Vallino, qui consistait en un terminal (lecteur de cartes perforée et imprimante) connecté à un ordinateur Univac de l’université d’Orsay par une ligne à 1.200 bits/s, puis plus tard équipé d’un mini-ordinateur CII Mitra 15. Nous avons eu des cours de programmation Fortran par Jacques Arsac. Nous avions aussi accès à une formation en électronique (analogique), dans un local du labo de physique, fait par F. Lenouvel.

Quand Jean Gastinel a souhaité réaliser un ordinateur, associé à J-M Frailong et J-L Richier, ils sont allés à Jussieu, à l’institut de programmation, où il y avait une équipe qui réalisait des montages électroniques, dirigée par Gérard Noguez. Puis, ils ont souhaité continuer à l’ENS, et M. Vallino leur a cédé une petite pièce annexe du Centre de calcul, ainsi qu’un petit budget annuel de 10.000 F. C’est dans cette pièce que Jean a réalisé la maquette du 364, puis j’ai continué là avec la maquette du 365.

Ce que nous appelions "maquette" était le câblage d'une émulation de la future puce à l'aide de circuits MSI existants (des centaines), afin de pouvoir tester en temps réel la conception logique. Il n'existait aucun outil de CAO. Tout était câblé à la main, sans simulation préalable, et notre principal outil était l'oscilloscope pour vérifier les signaux. Avec des fréquences de l'ordre de quelques MHz, il nous fallait un oscilloscope haut de gamme.

Une question de mémoire

Sans la capacité d'Intel à produire en masse des puces DRAM de plus en plus denses, le 365 n'aurait jamais pu exister :

À la suite du 364, j’ai pensé qu’on pouvait faire du graphique : j'ai commencé cette étude en 1976, à l'occasion de mon DEA d'informatique. Il faut bien voir que ceci n’est devenu possible que grâce aux nouvelles mémoires de 4 Kbits, car un affichage 512 x 512 à 1 bit/pixel nécessite 64 boîtiers mémoires de 4 Kbits. En fait cela ne devient raisonnable qu’avec 16 boîtiers de 16 Kbits (soit 32 K octets). Il n’était donc pas possible de faire un GPU avant ces années-là. Mon mérite a été d’avoir le flair de voir qu’une période nouvelle pouvait s’ouvrir, et que les écrans graphiques pouvaient se démocratiser.

Mais utiliser 32 K octets rien que pour l'écran paraissait délirant, à une époque où la mémoire "centrale" utilisée par le CPU pour son programme et ses données ne dépassait pas 4 ou 8 K octets. Quand à vouloir faire de la couleur avec 3 bits par pixel, là j'étais vraiment pris pour un fou. Songez qu'un adressage sur 16 bits (cas des microprocesseurs de l'époque) ne permet pas de dépasser 64 K (= 216 ).

Dates de sortie des DRAM Intel

Le marché aux puces des seventies
Naissance et évolution des composants DRAM

Notez bien que, à l'époque, la capacité de ces mémoires s'exprime en bits (non pas en octets), et par un simple « K » : ce k majuscule vaut 1 024 bits (le kibibit actuel) et non 1 000. Pour résumer et par exemple, il faut traduire 16K par 2 kio.

Pourquoi cette augmentation de la capacité de la RAM à cette époque ?

Les circuits de RAM nécessitent un très grand nombre de transistors, mais sont très répétitifs : ils coûtent donc relativement peu cher à concevoir, mais demandent une chaîne de production de semi-conducteurs de très bonne qualité. Les fabricants de semi-conducteurs Japonais sont ceux qui vont le mieux maîtriser ce type de produit, fournissant des composants de plus en plus grande capacité à des prix écrasant la concurrence américaine. Intel ne s'en remettra qu'avec de grosses difficultés. Un autre fondeur de RAM américain, Mostek, n'y survivra pas et sera revendu à Thomson-CSF, qui rentabilisera largement son investissement en exploitant les brevets ainsi rachetés.

Le plastique, c'est fantastique

En creusant le sujet de ces premières mémoires vives, on comprend qu'il y a eu une autre évolution importante : le choix du matériau pour le boîtier.

Les boîtiers des premiers CI (dont la référence est préfixée par "C" ou "D") étaient en céramique : c'était coûteux mais dans les début des années 70 seul ce matériau répondait aux besoins de dissipation thermique et d'étanchéité.
Au départ, les fabricants avaient du mal à stabiliser le plastique, car l'humidité finissait par s'infiltrer par capillarité le long des pattes en métal, provoquant la corrosion de la puce.
Pour protéger la puce, il lui a été ajouté une couche (au nitrure de silicium), dite "de passivation", qui permet le contact avec le plastique.
Plus tard dans la décennie (à partir des puces 16K soit vers 1977), la transition vers le plastique s'opère massivement, leur référence est alors préfixée par "P".
Le moulage plastique a permis de produire des puces à la chaîne à un prix dérisoire par rapport au processus artisanal du boîtier céramique multicouche.

La production

L'histoire industrielle du fondeur

  • 1969 : Création de Sescosem (Société Européenne de Semiconducteurs et de Microélectronique), filiale de Thomson-CSF.  
    Selon Wikipedia : Thomson-CSF est le résultat de la fusion réalisée en 1968, du groupe électronique Thomson (filiale de Thomson-Brandt) et de la Compagnie générale de télégraphie sans fil (CSF). Leurs filiales dédiées aux circuits intégrés, respectivement SESCO et COSEM, sont donc fusionnées pour devenir SESCOSEM.
  • 1976 : Sescosem devient EFCIS (Étude et Fabrication de Circuits Intégrés Spéciaux). C'est à ce moment précis que la référence change : le SFF364 devient l'EF9364.
  • 1983 : Thomson-CSF réorganise ses activités. EFCIS est intégrée au sein de la branche Thomson Semiconducteurs. C'est l'époque de la grande offensive sur le marché grand public avec le Minitel et les ordinateurs (Alice, VG5000) utilisant les dérivés comme l'EF9345.
  • 1987 : Thomson Semiconducteurs fusionne avec la branche composants de l'italien SGS (Société Générale Semiconduttori). Naissance de SGS-Thomson Microelectronics.
  • 1998 : SGS-Thomson est renommé STMicroelectronics (ST), le nom que nous connaissons aujourd'hui : une multinationale franco-italienne de droit néerlandais.

Fabrication de transistors à la COSEM

Fabrication de circuits à la COSEM
source https://aconit.inria.fr/omeka/items/show/681 E. Gillet, Les transistors, ces magiciens.
Gamma Presse, 1964. Crédits photo : René Bouillot.

Dates de production

Chronologiquement, Sescosem ou EFCIS ne faisaient pas de tels chips pour écrans avant que les élèves de l’ENS lui en apportent :

  • En premier, Jean Gastinel a conçu le circuit alphanumérique EF9364, de 16 lignes de 64 caractères, qui est sorti vers 1977.
  • Ensuite, j’ai conçu le premier chip graphique EF9365, de 512x512 pixels, qui est sorti vers 1980, avec sa variante EF9366 (balayage non-entrelacé).
  • Le circuit 9367 est une variante du 9365, avec des performances augmentées.
  • Les circuits du genre 9345 sont postérieurs au 9365, ils utilisent les éléments de base des circuits précédents, et ont été demandés par les concepteurs du minitel, qui sont donc des copies, variantes, des circuits conçus par les élèves de l’ENS.

Généalogie des puces EFxxxx

Chronologie de mise sur le marché
des puces EF9xxx et quelques consœurs

La petite famille

L'EF9364, le précurseur

L'année dernière, PulkoMandy a exhumé la thèse de Jean Gastinel "Conception et intégration d'un terminal alphanumérique", qui pose avant l'heure les bases du Minitel et qui est aussi à l'origine de l'aîné de la famille : l'EF9364 est un contrôleur vidéo purement alphanumérique (affichage de 16 lignes de 64 caractères).

Cette thèse est une véritable pépite pour les férus d’archéologie informatique, on y trouve notamment tous les détails sur la réalisation du CI :

Ajout d'un masque

fig 1.10 - Dessin final des cinq masques superposés - Chapitre 1 fig 4.2 Montage des "puces", Chapitre III "Intégration du circuit "VISU" de la thèse

Ce composant est prévu pour réaliser un terminal passif, sans microcontrôleur. Avant son arrivée, toute la logique vidéo des terminaux était implémentée par de la logique discrète: une centaine de puces électroniques étaient nécessaires. Les autres composants d'un terminal, comme le modem et le contrôleur de clavier, bénéficiaient déjà de solutions intégrées. Ce composant rend donc possible la construction d'un terminal à très bas coût avec quelques dizaines de composants.

Il implémente tout de même des fonctionnalités de défilement de l'affichage, de déplacement du curseur, et d'effacement partiel (tout l'écran visible, la ligne courante, depuis le curseur jusqu'à la fin de la ligne). Ces fonctionnalités sont similaires à ce qui se fait sur les terminaux de l'époque (VT52 chez DEC, ADM-3A, …). Cependant, les générations suivantes de terminaux à partir du VT100 choisiront plutôt d'utiliser un microprocesseur.

La génération des caractères proprement dit est effectuée par un composant séparé appelé générateur de caractères. Il s'agit dans le cas le plus simple d'une ROM programmée avec une police bitmap de taille fixe.

Pour les nostalgiques du rendu d'affichage alphanumérique (le seul proposé par cette puce) sur un écran de l'époque, vous pouvez essayer cool-retro-term (lien qui devrait être sponsorisé par le SNOF)

capture cool-retro-term

Simulation d'affichage sur tube cathodique
        par cool retro term, à la EF9364
(alphanumérique, 64 colonnes x 16 lignes)

L'EF9365

Second de la famille, c'est l'objet de notre dépêche : voir la section suivante qui lui est dédiée.
Nous passons souvent sous silence le EF9366, qui est très proche du 365, mais les 2 sorties sont vraiment concomitantes.

En fait, les 9365 et 9366 sont sortis en même temps, c’est moi qui avais fait la modification qui supprime l’entrelacement (pour le 9366), car le premier client (Secapa), qui avait travaillé sur la maquette de simulation du 365, ne supportait pas le clignotement de l’affichage 512x512. Pour moi, l’intérêt était d’avoir une résolution élevée, et je conseillais d’utiliser un CRT avec des phosphores plus rémanents. Mais les CRT les moins chers (TV) avaient des phosphores rapides.

Nous passons aussi sous silence le EF9367, sorti plus tard, proche du 365 mais supportant des résolutions supérieures.

Le NEC µPD7220 : le cousin Japonais

Ce composant n'est pas compatible avec la série EF9365. Cependant, il a un fonctionnement assez similaire. Commercialisé en décembre 1981, il a été développé à partir de 1979, et probablement inspiré par la présentation du travail sur le 365 au SIGGRAPH en 1978.

En plus des lignes, rectanges et textes, il peut tracer des cercles, arc de cercles et autres courbes. Il est également prévu pour s'interfacer avec un contrôleur DMA, ce qui facilite l'échange de données avec le CPU de contrôle.

Le design de NEC a également été produit par Intel, qui continuera à faire évoluer cette famille de composants. C'est donc un ancêtre des GPU Intel toujours en production aujourd'hui.

L'EF9340 et 9341

Ces deux composants sont au cœur des premiers modèles de Minitel, il s'agit d'une adaptation "low cost" et d'un retour au mode alphanumérique. Ils sont conçus en 1980-1981.

Les premiers prototypes du Minitel utilisent des circuits de chez TI (que l'on retrouvera également dans l'ordinateur Exelvision EXL100). Mais les modèles de production se tournent vers une solution "made in France". Thomson EFCIS se charge de la conception de ces circuits qui sont fournis à Alcatel pour la fabrication du Minitel.

Réponse à appel d'offre du Minitel mentionnant les circuits VIN et GEN : la visualisation est confiée à deux circuits spécialisés VIN et GEN, chargés des signaux de base de temps et de la synthèse des caractères.

Ils sont associés à un microprocesseur, faisant du Minitel un terminal "intelligent" capable de réaliser certaines fonctions en autonomie, sans avoir besoin de communiquer chaque appui de touche du clavier au serveur central.

Ils ajoutent également un mode "semi-graphique" : il ne permet pas d'afficher des pixels, mais propose des 'briques', de 2x3 éléments, pré-dessinées dans la ROM du processeur.
On économise ainsi drastiquement la RAM qui coûtait, déjà, cher…
Le prix unitaire d'une RAM Intel 2107 (de 4K, soit 512 octets) était, à sa sortie en 1974, de 50 $ => avec l'inflation cumulée et la conversion, cela représente environ 295€ de 2026.

Exemple de [caractères semi-graphiques](https://en.wikipedia.org/wiki/Thomson_EF9345)

Exemple de caractères semi-graphiques
              autorisés par L'EF9345
       Page 84 du Databook Thomson.

En plus du Minitel, ces composants seront également utilisés par Philips dans les consoles Videopac Plus, ce qui sera la première étape dans la conception du VG5000 dont on reparle au chapitre suivant.

L'EF9345, la cheap chip

Le composant EF9345 regroupe dans une seule puce les fonctionnalités du générateur de caractères et du contrôleur de timing vidéo (GEN et VIN, qui étaient auparavant deux composants séparés).
Cette photo zoomable du cœur de silicium du composant (die shot) montre bien cet assemblage.
Cela a permis de réduire le coût de production du Minitel et a également été utilisé dans quelques micro-ordinateurs personnels : l’Alice chez Matra ou le VG5000 chez Philips.

Captures de US Rallye

Captures de US Rallye, le Gran Turismo de 1984

Ici, la puce ne sait pas ce qu'est un pixel : elle manipule une grille de caractères (25 lignes de 40 ou 80 colonnes).

Pour afficher une lettre ou un bloc de couleur (le fameux mode mosaïque), le processeur principal envoie juste un code d'un octet en RAM. C'est une ROM interne à la puce d'affichage qui se charge ensuite de traduire cet octet en points lumineux à l'écran.

C’était une astuce pour économiser la mémoire, mais impossible de tracer une ligne fine ou de faire bouger un élément au pixel près : on est condamnés à déplacer des blocs rigides sur une grille fixe. Au mieux, certains caractères peuvent être redéfinis, pour afficher un logo ou une image simple.

La suite pour ST

Pour ST Microelectronics, l'histoire des composants graphiques continue encore quelques années après la commercialisation de la série EF936x. Bien que les composants graphiques n'ont pas eu le volume de production de la version alphanumérique (surtout portée par le Minitel), ils ont trouvé une utilisation dans l'informatique scientifique et les appareils de mesure nécessitant la visualisation de données : spectromètres, analyseurs de spectre, ainsi que des réalisations spécifiques (cartes graphiques en kit Elektor pour machines CP/M à bus S-100).

L'offre sera complétée par l'EF9369, un circuit permettant de gérer une palette de 16 couleurs parmi 4096. Ce circuit est conçu au départ pour le micro-ordinateur Thomson TO9, mais finit par rejoindre le catalogue public de EFCIS puis de SGS-Thomson.

En parallèle, SESCOSEM avait signé un contrat avec Motorola lui permettant de produire en France des composants conçus par Motorola (permettant de rassurer les acheteurs qu'il s'agissait de productions locales). SGS-Thomson se retrouve donc à produire à la fois la famille 93xx mais aussi le EF6845, le contrôleur d'écran de la famille 68xx de Motorola. Ce contrat devait comprendre toutes les futures puces de la famille 68xx conçues par Motorola, mais cela finira mal, puisque Motorola refusera de fournir les masques nécessaires à la production du processeur 68020.

En fonction des demandes de clients, de nouveaux composants sont réalisés avec des adaptations simples (changement de timings vidéo pour afficher plus de pixels) ou plus poussés. C'est le cas de la famille TS68483 (surnommé AGAC, Advanced Graphic and Alphanumeric Controller) disponible en 1987.

Il s'agit d'une version améliorée du 9365 avec:

  • une interface 16 bits avec le processeur, adapté à l'utilisation avec un 68000 par exemple.
  • Des fonctions supplémentaires : tracé de courbes, cercles, remplissage de zones…
  • Meilleure intégration : il n'y a plus besoin d'un séquenceur et de registres à décalage externes.
  • Configuration logicielle de la résolution d'écran vidéo

Ce composant trouve également une utilisation dans des systèmes militaires, pour lesquels il existe une version "durcie", plus résistante (gamme de températures acceptables par exemple).

Plus tard (en 1995-1997), c'est également ST qui fabrique les premières puces conçues par nVidia: NV1 STG2000 puis RIVA 128. Pour la première, le principe est similaire à ce qui avait été fait pour le EF9365 : ST assure la production et la commercialisation en son nom propre (on trouve donc des datasheets ne mentionnant pas du tout nVidia). Pour la seconde génération, ST ne se charge que de la fabrication, les datasheets (et les puces elle-mêmes) font apparaître les logos des deux entreprises. Malheureusement pour ST, ce partenariat n'ira pas plus loin, et les puces nVidia des générations suivantes seront produites exclusivement par TSMC.

ST la suite

STG2000 (ST) RIVA 128 (ST) RIVA TNT (TSMC)
logo de ST seul deux logos côte à côte logo nVidia seul

Le génie de l'EF9365

Un vrai framebuffer

Ce composant ne se limite plus à une RAM de stockage des caractères, il dispose d'une RAM de pixels dédiée (le framebuffer) qu'il gère de manière autonome.

De ce point de vue c’est vraiment le premier chip qu’on peut qualifier de "graphique", car les autres étaient appelés "alphanumériques" ou "alpha-mosaïques".

La grosse différence entre les deux est que "graphique" suppose de pouvoir accéder à un pixel particulier, alors que les autres n’accèdent qu’à un "caractère", les pixels d’un caractère étant définis secondairement par une ROM.

Autrement dit, la RAM d’un chip graphique est une RAM de pixels (beaucoup plus grosse, par exemple 512x512), alors que dans le cas alpha-xxx c’est une RAM de caractères (16x80 par exemple).

Il faut bien voir que cette chronologie est liée à la sortie des puces mémoires de Intel : Les puces de 4 K bits ne sont apparues que vers 1974. Avant, il était impossible de faire du vrai "graphique". Il aurait été trop compliqué de stocker chaque point de l’image individuellement : en télévision, le signal vidéo était analogique, et les magnétoscopes à bande magnétique enregistraient le signal video analogique.

L'idée de stocker une image matricielle (point par point) dans une mémoire vive pour l'afficher à l'écran n'était pas nouvelle (par exemple: Evans & Sutherland Shaded Picture System qui faisait déjà du rendu 3D en 1973, premiers "frame buffers" dès 1969 chez Bell Labs, mais ce sont des solutions complexes et coûteuses). On peut également mentionner le CDP1861 de chez RCA: il s'agit d'un framebuffer mais avec une résolution de seulement 64x128 pixels (et encore, il est parfois exploité en 32x64 pixels pour économiser de la mémoire). L'EF9365 marque une rupture historique : c'est le premier processeur graphique commercialisé de manière monolithique (sur une seule puce) conçu pour piloter un framebuffer géométrique de manière autonome. Il gère non seulement le framebuffer et l'affichage à l'écran, mais aussi des fonctions de tracé de lignes et de caractères. C'est donc le premier processeur graphique à proposer une forme d'accélération matérielle sur un système à framebuffer.

L'actualisation de l'image à l'écran utilise seulement 57 % du temps (64 cycles sur 112 cycles de l'horloge externe continue).
Le temps restant est libre pour l'écriture et la mise à jour de l'image : il est possible d'écrire un point par cycle libre, ce qui donne un temps moyen de 1,3 µs par point. Dans les cas où il y a beaucoup d'informations à afficher d'un coup, il est également possible de désactiver l'affichage pendant la préparation de l'image puis de le réactiver ensuite. Malheureusement, cela ne se prête pas trop à la réalisation d'animations complexes.

La décharge du CPU pour certaines tâches

C'est ce qui définit ce composant comme le premier GPU de l'histoire : son auteur lui a câblé des registres pour prendre en charge des fonctionnalités qui déchargent le CPU (processeur central) sur des opérations graphiques !

Exemples de programmes en langage MPL qui montrent la simplicité d'utilisation

Le tracé de lignes

Le CPU peut par exemple demander à l'EF9365 de dessiner un trait d'un point A à un point B et revenir aussitôt à sa tâche. L'EF9365 prend alors le relais de manière totalement autonome. Il calcule les coordonnées intermédiaires en interne et écrit directement les pixels en RAM, à une vitesse folle pour l’époque : jusqu'à un million et demi de points par seconde, traçant une diagonale complète en moins de 700 microsecondes.

Tracer une ligne

L’algorithme de tracé de segment de Bresenham
Présentation SIGGRAPH'78, page 5

Traitements hardware sur les caractères

Redimensionnement matériel (jusqu'à 16x)

Auparavant, pour doubler la taille d'une police ou d'un motif, on demandait au processeur principal de recalculer tous les points. L'EF9365, lui, gère cela en toute autonomie via deux registres internes dédiés aux facteurs d'échelle : CZX (Zoom en X) et CZY (Zoom en Y).

Le processeur graphique possède un compteur de pas pour dessiner le caractère pixel par pixel à partir de sa ROM interne.
Quand le zoom est activé (par exemple à 4×), au lieu d'incrémenter l'adresse de destination dans le framebuffer à chaque pixel lu, l'EF9365 va répéter la même valeur de pixel sur la ligne 4 fois de suite en horizontal avant de passer au pixel suivant. Pour la verticale, il va répéter la même ligne complète du caractère 4 fois de suite dans la mémoire d'écran.

L'avantage : comme les zooms X et Y sont indépendants, on peut appliquer un zoom 2× en largeur et 4× en hauteur. Cela permettait de faire instantanément des effets de texte étiré, condensé ou géant sans aucun calcul pour le CPU.

L'effet Italique

L'inclinaison n'est pas stockée dans une ROM ; elle est calculée « à la volée » lors de l'écriture dans la RAM de pixels.
Pour incliner un bloc de pixels, il faut appliquer un décalage horizontal progressif à mesure que l'on monte en hauteur.
À chaque fois que le générateur passe à la ligne supérieure (Y+1) pour dessiner le caractère, il ajoute automatiquement un offset fixe (un décalage d'un pixel) sur l'axe horizontal (X).

Le caractère est littéralement « cisaillé » géométriquement pendant qu'il est écrit dans le framebuffer. On obtient un effet italique parfait et fluide, directement câblé dans le silicium.

La seule inclinaison possible est 45 degrés (voir la notice page 21).
C’est beaucoup plus simple ainsi à réaliser en hardware. Je m’étais posé la question de faire tous les angles, mais j’avais abandonné.

Autres fonctionnalités

L'EF9365 marque d'autres évolutions technologiques novatrices…

Il intègre notamment un mécanisme de masquage d'écriture par plan.
En verrouillant certains plans de la RAM, il pouvait dessiner ou effacer des éléments au pixel près sans jamais altérer le fond de l'image, jetant les bases de la gestion matérielle des calques.

Il propose un module de pointillés gérés au pixel individuel (une aubaine pour la CAO industrielle).

Son interface de bus universelle est capable de dialoguer nativement aussi bien avec un Z80 qu'un Motorola 6809.

et… concrètement ?

Jean-François Del Nero a produit une démonstration des capacités de rendu du 365 sur le Squale, un micro-ordinateur de 1984 qui exploitait ce composant.
Ci-après quelques extraits, très saccadés (export gif oblige), presque fidèles (cherchez l'intrus !) :

[Une démo du 365 ](https://i.imgur.com/7RXP1ze.gif)

En plus de son travail de conservation du Squale, avec l'association MO5.com (qui tient un musée permanent du jeu vidéo à Arcueil), Jean-François Del Nero a aussi contribué à son émulation dans le projet Mame, et a notamment écrit le driver du 365.
Nous avons pu reprendre le code source de sa démo, la modifier, la recompiler, et simuler le rendu du 365 grâce à Mame. Avis aux développeurs fullstack en manque d'exotisme: ici, pas de conteneurs Docker ni de dépendances npm !

Est-ce vraiment le premier GPU ?

Nous avons retenu les quatre critères suivants pour distinguer le 365 des premiers contrôleurs d'affichage sur une seule puce, comme le Motorola 6845 ou l'Atari Antic, qui gèrent la synchronisation du flux vidéo et le rafraîchissement de l'écran, sans intervenir dans le dessin des formes.
Le processeur 365 :

  1. est une puce unique (LSI/VLSI) : ce n'est pas une carte remplie de circuits TTL discrets comme sur les gros systèmes vectoriels des années 70 (Evans & Sutherland, Imlac) ;
  2. déleste le CPU de tâches coûteuses en ressources : le CPU n'écrit pas les pixels un par un en VRAM. Il envoie une commande de haut niveau au 365 telle que : « trace une ligne de (X1,Y1) à (X2,Y2) », et repasse à autre chose ;
  3. dispose d'un moteur d'exécution algorithmique dédié, hardware (en silicium) : il embarque en dur l'algorithme de tracé/moteur de rendu (rasterizer) ;
  4. gère en toute indépendance la mémoire vidéo (Framebuffer/VRAM) : le 365 contrôle l'accès, le rafraîchissement et la modification de la VRAM de façon indépendante.

Et le libre dans tout ça ?

Quittons la technique pour nous intéresser à un autre aspect des travaux de l'équipe : la diffusion de ses travaux.

Vous pourriez être étonnés qu’un circuit produit par un industriel puisse être public, dans ses moindres détails. Je dois vous raconter une anecdote :

Notre petit groupe d’élèves de l’Ecole Normale Supérieure considérait que ses productions, financées par les pouvoirs publics, devaient profiter à tout le monde. Mais cela posait un problème à l’industriel (Thomson-CSF qui avait pour filiale la société Thomson-EFCIS), qui voulait protéger son produit par des brevets. Il a été convenu que Thomson-CSF déposerait des brevets au plus tard la veille de ma soutenance de thèse. Ainsi, les brevets pouvaient être valides car ne portaient pas sur un design public.

Ma thèse a été soutenue le 19 mai 1978, et les brevets avaient été déposés le 18 mai (US4286264, US4297694, US4311998, US4266253).
Ils décrivent aussi en détails le fonctionnement du circuit, mais dans le langage juridique spécifique des brevets.

En août de la même année, l'architecture du 365 est présentée lors de la conférence SIGGRAPH 78. La liste d'articles soumis à cette conférence permet de se faire une idée des évolutions en cours dans le monde des graphismes générés par ordinateur à l'époque. On y trouve la description d'autres systèmes matériels et logiciels, des algorithmes en 2D ("How to color in a coloring book", un algorithme de remplissage de zones délimitées par des traits) et en 3D, des discussions sur les choix d'espaces de couleurs, ainsi que des exemples de mises en application (par exemple pour les simulateurs de vol de la navette spatiale américaine).

Ensuite, EFCIS a beaucoup utilisé le dessin des masques du 365 pour sa communication car c’était le seul design qui était public.
Nous n’étions pas dans l’état d’esprit de créer une start-up autour de nos designs, dans le but de gagner de l'argent. Nous nous imaginions qu’il était possible de concevoir des circuits dans un contexte académique, en étant juste payés par nos salaires, puis de les céder à un industriel pour la suite. C’était une erreur car ça ne pouvait pas fonctionner, principalement parce que l’industriel a besoin de définir sa stratégie de ligne de produits avec ses arguments marketing.
Le contrat passé entre EFCIS et l’Ecole Normale Supérieure a servi à rémunérer l’ENS, qui s’en est servi pour créer le premier labo d’Informatique de l’ENS (le LIE), et je n’ai rien reçu personnellement. Je considérais que j’avais été payé par mon salaire d’élève de l’ENS.

Dans les années 1970, nous avions l’idée naïve que les innovations techniques entraînaient des innovations sociales au sens d’une amélioration des conditions de vie pour tous, à l’image de la bagnole qui s’était démocratisée et qui était synonyme de libération. Nous ne faisions pas de grande différence entre acteurs publics et acteurs privés, et nous avions l’impression que tout était publié, ne serait-ce que par les brevets, qui ne faisaient que protéger ceux qui avaient davantage investi. En revanche, nous étions sensibles à la question de la propriété industrielle, et nous pensions que ce qui avait été développé par des fonctionnaires était la propriété de l’état (ce qui d’ailleurs est la loi), et que les universitaires ne pouvaient que publier sans restrictions. (En tant qu'élèves de l’ENS, nous étions fonctionnaires et universitaires.)…

Le 365 a-t-il fait un flop ?

Clairement non, car l'EF9365 ne mesure pas ses performances en FLOPS (Floating-point Operations Per Second) : il ne manipule aucune virgule flottante (ni même de calculs en nombres réels).
Blague d'informaticien mise à part, le 365 a certes ouvert la voie à une longue lignée de composants, qui domine aujourd'hui l'actualité de la tech, mais il n'a pas eu le succès commercial de ses descendants, et l'expérience de la rue d'Ulm a tourné court.

En France et à l'époque, il était difficile de faire dialoguer recherche, industrie et financement public.

…Mais nous n’avions pas compris les particularités de ce secteur. D’une part, les usines qui fabriquent des circuits intégrés coûtent extrêmement cher. D’autre part ce secteur était appelé à un développement exponentiel, non anticipé : la plupart des hauts responsables de l’époque pensaient que les ordinateurs seraient achetés par 100 entreprises, voire 1000, mais ne concerneraient pas le grand public. Ensuite, le coût des développements logiciels devenait lui aussi très élevé. À l’époque les plus gros logiciels n’étaient pas très complexes. Et on n’avait pas compris la relation étroite entre les logiciels et les architectures matérielles. On n’avait pas compris non plus que de prendre un monopole sur un OS était un enjeu stratégique.

Toutes ces contraintes (et d’autres que j’oublie), que nous n’avions pas comprises, faisaient que nous pensions naïvement que nous pouvions faire un développement dans notre coin, sans nous occuper du marché, mais uniquement de la performance technique, et le publier, puis dans un second temps le proposer à un industriel qui aurait les moyens de le commercialiser. L’idée sous-jacente étant que si le design était performant alors il y aurait forcément un industriel pour le vendre. C’était une grande ignorance des contraintes industrielles et des questions de marketing.

Le cœur du problème ne résidait pas dans un manque de compétences (le génie des étudiants de l'ENS en est la preuve) mais dans l'incapacité des grands capitaines d'industrie français (notamment chez Thomson) à anticiper la révolution de l'ordinateur personnel et du logiciel. Confortés dans leur monopole, ils ont ignoré le virage que les États-Unis et le Japon prenaient à pleine vitesse :

Je pense maintenant que dans le contexte des années 1970-80 en France, il n’y avait pas vraiment de possibilité pour aller plus loin. Les deux milieux, universitaires et industriels, ne se parlaient vraiment pas. Personne en France, ni chez les gouvernants, ni chez les universitaires, ni chez les industriels, ne voyaient ce qui se préparait. Nous, à 20-25 ans, nous comprenions le retard technologique de la France, ne serait-ce qu'en lisant les docs des puces que nous achetions, mais il était nié par les plus hauts responsables. Les dirigeants de Thomson disaient : "Quand il y aura vraiment un marché pour ça, nous serons en mesure de produire".

En 1984, lors d'un voyage aux États-Unis et d'une visite au mythique Xerox PARC, le chercheur français découvre un autre monde. Un monde où l'innovation de rupture n'est pas confinée aux laboratoires, mais propulsée par le capital-risque, les pépinières d'entreprises et une compréhension systémique du couple matériel/logiciel :

À un moment, au début des années 80, nous parlions avec Gastinel de monter notre boîte. Mais nous étions incompétents pour ça, nous n’avions aucune conscience des difficultés, il n’y avait pas du tout l’esprit "start-up", le capital-risque n’existait pas, les pépinières d’entreprises n’existaient pas, nous n’avions aucune connaissance de la façon dont les boîtes pouvaient se créer et croître aux USAs, nous n’avons appris ce contexte que beaucoup plus tard.

Je suis allé aux USAs en 1984 pour la conférence Siggraph (à Minneapolis) et à cette occasion après je suis passé à Xerox-Parc où j’avais un ami français (Louis Monier, plus tard créateur de Altavista chez DEC). J’y ai découvert un monde insoupçonné chez nous, avec toutes leurs innovations depuis 20 ans, et j’ai rapporté leurs publications. Pourtant cela était connu (mais pas par nous), c’était à la base du Lisa et du Macintosh de Apple, sorti cette année-là. À Parc, j’y ai rencontré Franck Crow, un anglais, un grand nom du graphique (connu en particulier pour l’anti-aliasing) qui m’a félicité pour le 365, je n’en revenais pas. J’ai compris après qu’il avait été un reviewer pour mon article de 1978, avec un avis très favorable. En 1984, il avait connaissance du minitel, sorti peu avant, et m’a dit : "Nous aux USAs, nous n’avons pas été capables de faire ça". Il faut dire que c’était avant qu’Internet se répande, avec des possibilités infiniment supérieures. Internet existait depuis plusieurs années chez Xerox, mais ne pouvait pas se répandre dans le grand public avant l’existence des ordinateurs individuels.

Les pouvoirs publics français se sont parfois immiscés dans ces choix industriels : citons la nationalisation de Thomson-CSF en 1982 et le plan "Informatique pour tous" en 1985 (un investissement énorme, estimé à 1,8 milliard de francs, soit 600 millions d'euros rapportés à aujourd'hui). Pourtant, la théorie du ruissellement n'a pas très bien fonctionné alors avec les labos de recherche ou les pépites industrielles en devenir : en témoignent le départ d'une grande partie de la bande de copains vers les US ou l'échec du Squale, dont la production s'est limitée à quelques centaines d'unités.
La capitalisation boursière de STMicroelectronics (ex-SGS-Thomson) est, en 2026, 70 fois inférieure à celle de nVidia.

En fait je crois que en France, à cette époque, les choses ne pouvaient venir que d’en haut : le nucléaire, le concorde, le minitel. Le minitel a été réalisé par des gens du corps des mines et du corps des télécom (comme son nom l’indique). les choses ne pouvaient venir que des grands corps de l’état.
Notre activité, initiée par Jean Gastinel, était plutôt folle par sa liberté, et transgessive. Le climat à l’ENS, peu après 1968 où cette école avait été au cœur des événements, était très libre, nous avions vraiment la possibilité de faire n’importe quoi, sans contrôle. Jean avait entendu parler par son père de ce qui se passait aux USAs. Et ce qui se passait en Silicon-valley aussi était fait dans un cadre très libre lié à la contre-culture des hippies (mais ça, nous ne le savions pas).

Une anecdote : au début des années 80, nous avons développé un réseau local Ethernet (alors sur câble co-axial de gros diamètre), pour relier nos Thémis réalisées en 10 exemplaires. Et nous avons eu besoin de passer sous la rue d’Ulm pour connecter le laboratoire de biologie. C’était interdit par le monopole des télécoms. En outre, le protocole de transfert par paquets était refusé car concurrent du protocole des P&T. Il nous a fallu enfreindre la loi pour passer un câble en douce.
Tout ça a basculé peu de temps après, après l’explosion de l’usage des ordinateurs individuels et de leurs applications.

Pour être tout-à-fait honnête, et rendre à César…, je dois mentionner que notre équipe a été reconnue par le CNRS en 1982, où nous avons obtenu des postes et des crédits pour continuer. Il y a eu une croissance jusqu'à 10 personnes en 1985, mais la plupart des membres de l'équipe sont partis chez Xerox en 1986.

Avec le recul je dirais : on peut faire de grandes choses quand on est très peu nombreux, ça devient plus difficile lorsqu'il faut gérer la croissance…

Le hasard du calendrier a voulu que la publication de cette dépêche coïncide avec un anniversaire : il y a 50 ans débutait l'étude du 365, avec le DEA de P. Matherat :)
Pour celles et ceux qui s’intéresseraient à ses publications ou à la suite de ses travaux, c'est consultable ici.

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Radinus : tenir sa comptabilité personnelle sous Linux

15 août 2026 à 07:13

Radinus écran principal

Il existe deux façons de savoir combien il reste sur son compte : ouvrir vingt-six onglets de son tableur préféré, ou confier ses relevés à une application qui les enverra gentiment sur un serveur inconnu en échange d'un abonnement mensuel. Radinus propose une troisième voie, nettement moins tendance : un logiciel qui tourne sur votre machine, garde vos données sur votre disque, ne parle à personne, et ne vous demande rien. Libre sous GPL v3, écrit en Rust avec Tauri, disponible pour Linux, et gratuit — les deux à la fois, ce qui mérite qu'on s'y arrête.

NdM: il s'agit d'une réécriture d'une précédente version 1.9.3 en WinDev sous MIT. Le README dit « le dépôt est actuellement privé et sous la seule direction de son auteur » : on supposera qu'il ne s'agit pas d'accès privé ici sinon on ne verrait pas le code, mais juste du fait que l'auteur souhaite être en charge de tous les commits. Par contre la partie « sole direction of its (sic) author_ », tout en ayant une traduction en 18 langues, des commits non informatifs du type « maj1 » à « maj9 », etc. il est clair qu'il y a écriture ou assistance par une IA. Ainsi que pour le site du projet. Le projet initial date de juillet 2024 d'après le premier commit, et comme la date d'un commit n'est pas fiable, on peut vérifier le site du projet à la même époque via Archive.org (et l'absence du dépôt auparavant). Vous pourriez aussi trouver intéressantes les dépêches Logiciels libres pour la comptabilité d'entreprise (2025) et Logiciels libres de finances personnelles (2023).

Ce qu'il fait

Plusieurs comptes bancaires, la saisie des opérations, le pointage et le rapprochement de vos relevés, l'importation des fichiers que votre banque met à disposition (OFX, CSV, tableurs), les chèques, les opérations périodiques, un budget annuel et son contrôle, six statistiques croisées, un tableau de bord et la courbe de vos soldes.

De la comptabilité domestique, faite sérieusement. Son nom vient de « radin » et sa mascotte est un écureuil en costume : le positionnement est assumé.

Libre et totalement, absolument gratuit !

Deux mots distincts, et ici les deux sont vrais.

Libre : GPL v3 ou ultérieure, sources publiques. La licence a été choisie pour que personne, pas même l'auteur, ne puisse refermer la porte plus tard.

Gratuit : pas de version amputée, pas de fonction réservée aux donateurs, pas d'abonnement, pas de compte, pas de courriel à laisser.

Et la liste de ce qu'il ne fait pas, qui vaut bien la première : aucune connexion à votre banque, aucune télémétrie, aucune publicité, aucune synchronisation. Le réseau ne sert qu'à une chose, ouvrir le site si vous cliquez dessus. Vos opérations vivent dans un fichier SQLite sur votre disque.

Sous le capot

Cœur métier et contrôleur en Rust, interface en HTML/CSS/TypeScript servie par Tauri v2. Tauri s'appuie sur WebKitGTK, le moteur déjà présent sur votre système, au lieu d'embarquer un navigateur complet : un binaire natif, pas de runtime à déployer, pas de Chromium par application.

Stockage SQLite en fichier unique, que vous pouvez copier et lire avec vos propres outils. Sauvegarde en zip avec un JSON par table. Chiffrement de la base par mot de passe si vous le souhaitez.

Pour Linux

Ubuntu 22.04, Debian 12, Fedora 36 ou plus récent.
Disponible en 18 langues (français, anglais, italien, espagnol, allemand…).

Bonne comptabilité personnelle , et pensez à pointer vos relevés.

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Podcast Projets Libres épisode 72 : State of the Map 2026 : les contributeurs OpenStreetMap à Paris !

Projets Libres x State of the Map 2026

Découvrez la grande conférence annuelle des contributeurs du projet collaboratif de cartographie OpenStreetMap : State of the Map !
L'édition 2026 se déroulera pour la première fois en région parisienne, du 28 au 30 août à Champs-sur-Marne.

On vous explique tout avec Benoît Peyon, administrateur de l'association OSM France et membre du comité d'organisation.

Cet épisode est le premier d'un nouveau format (10 minutes), dédié à la présentation des conférences de l'univers du libre.

Bonne écoute !

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Lettre d'information XMPP de juin 2026

N. D. T. — Ceci est une traduction de la lettre d’information publiée régulièrement par l’équipe de communication de la XSF, essayant de conserver les tournures de phrase et l’esprit de l’original. Elle est réalisée et publiée conjointement sur les sites XMPP.org et LinuxFr.org selon une procédure définie.

Bannière de la lettre d'information XMPP

Bienvenue dans la lettre d'information XMPP, ravi de vous retrouver ! Ce numéro couvre le mois de juin 2026.

La lettre d'information XMPP vous est proposée par l'Équipe de communication de la XSF.

Comme tout autre projet accompli par la XSF, la lettre d'information est le résultat du travail volontaire de ses membres et des personnes y contribuant. Si vous êtes satisfait des services et logiciels que vous utilisez peut-être, n'hésitez pas à dire merci ou aider ces projets.

Vous souhaitez contribuer à l'équipe de communication de la XSF ? Lisez en bas de page.

    Sommaire

    Annonces de la XSF

    XMPP Summit 29

    La XMPP Standards Foundation (XSF) a le plaisir d'annoncer le 29e Sommet XMPP, le premier à se dérouler entièrement en ligne ! Ce Sommet XMPP se tiendra du vendredi 4 septembre au samedi 5 septembre 2026, de 13 h à 16 h UTC ces deux jours. La XSF invite toutes les personnes intéressées par le développement des technologies XMPP à y participer à distance et discuter de tout ce qui concerne XMPP !

    Adhésions à la XSF

    Être membre élu de la XMPP Standards Foundation témoigne d’un engagement en faveur des normes ouvertes et d’une implication professionnelle au sein de ou avec la communauté XMPP. Votre adhésion contribue à faire de la XSF une organisation solide, ce qui est en soi précieux. Elle vous confère également un droit de vote sur les questions techniques et administratives au sein de la XSF. La procédure de candidature est simple et gratuite, et votre adhésion vous permettra également de vous impliquer plus facilement. Si vous souhaitez rejoindre la XMPP Standards Foundation en tant que membre, veuillez postuler à notre 3e appel trimestriel à candidatures avant le 16 août 2026 à 00h00 UTC.

    Évènements XMPP

    Articles XMPP

    Nouvelles des logiciels XMPP

    Clients et Applications XMPP

    • aTalk a publié les versions 6.1.0, 6.2.0 et 6.3.0 de sa messagerie sécurisée pour Android avec appels vidéo et fonctionnalités GPS. Ces versions introduisent la rétraction de message, retirent la fusion des messages multiples dans la fenêtre de chat, étendent la fonctionnalité de correction du dernier message à tous les messages envoyés et pas seulement au dernier message envoyé, supportent les traductions des messages envoyés/reçus dans les chats/salons avec l'option de traduction qui peut être activée par contact ou par salon, et apporte également des améliorations, quelques corrections mineures et beaucoup de modifications 'sous le capot'. Voir les notes de publication pour tous les détails.

    • Conversations a publié sa version 2.20.1 pour Android. Cette publication ajoute les Note à moi-même comme suggestion de recherche et des corrections de bugs mineurs. Assurez-vous de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

    • Converse.js a publié sa version 14.0.0 de son client web XMPP open-source. Cette publication ajoute le support pour le chiffrement OMEMO:2 ! Elle apporte également des nouvelles méthodes pour l'API pubsub pour créér, s'abonner et se désabonner, support de la version logiciel et affichage des versions logiciels du serveur dans le profil, support d'OMEMO 2 (urn:xmpp:omemo:2) en utilisant la stanza content encryption, détecte les contacts supportant uniquement omemo:2 comme étant capable d'OMEMO, avec de nombreuses autres corrections et d'autres travaux sous le capot ! Tout ceci génère certaines incompatibilités rétroactives, donc merci de consulter directement le journal des modifications pour tous les détails !

    • Fluux Messenger, a publié ses versions 0.16.0, 0.16.1 et 0.16.2 , de son client moderne XMPP multi-plateforme, pour les communautés et organisations. Ces versions ajoutent le chiffrement de bout-en-bout OpenPGPle chiffrement des messages 1:1 avec un stockage de clé protégé par mot de passe et la sauvegarde/restauration de clé secrète, le support de OpenPGP e2ee dans la version web, la gestion des Multi-TSK (Transferable Secret Key) dans le flux de restauration des sauvegardes des comptes possédant plusieurs clés, marqueur de message non-lus sur l'avatar, rédiger des messages hors-ligne et les envoyer à la reconnexion, support des messages directs dans les salons ("chuchoter"), et bien d'autres modifications et corrections. Merci de consulter le journal des modifications intégral pour tous les détails !

    Fluux Messenger: messages directs dans les salons

    • Gajim a publié sa version 2.4.7 de son application de chat XMPP gratuite et bourrée de fonctionnalités. Cette publication supporte le chiffrement OpenPGP moderne, les messages brouillons sont désormais persistants, ce qui signifie qu'après avoir redémarré Gajim, vous pouvez poursuivre là où vous vous êtes arrêté, les salons de discussion sont désormais nommés selon leurs participants si pas d'autre nom n'est donné, désactiver un compte lors de la connexion est désormais corrigé, et elle vient également avec de nombreuses petites améliorations et corrections de bugs. Merci pour toutes vos contributions !

    Gajim: Un message vous mentionnant

    • Movim a publié ses versions 0.34, nom de code "Meier", et 0.34.1! Ces nouveaux jalons Movim stabilisent le travail important réalisé dans les précédentes publications tout en introduisant une nouvelle expérience redesignée pour les appels de groupe (conférences). Dans cette version vous pouvez ajouter des salons dédiés à des appels de groupe dans vos Espaces ("Spaces") et explorer la nouvelle interface d'appel vidéo. Les appels en conférence, reconstruit depuis zéro, la renégotiation média, nouvel agencement et interface redesignée, nouveaux sons de notification, gestion de session, d'autres corrections et plus encore !

    Movim : Conférence dans les Espaces ("Spaces")

    • Profanity a publié la version 0.18.2 de son client XMPP console. Cette publication apporte des corrections de bugs pour conserver l'écriture dans le terminal lors du passage en veille, éviter l'échange des OTR de révéler votre présence à des inconnus, et rendre muet l'erreur 'no key' pour les messages de transport de clé. Merci de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

    Serveurs XMPP

    La communauté Ignite Realtime est heureuse d'annoncer la sortie d'Openfire 5.1.0. Quelques points forts de cette version : l'établissement de connexion via SASL (avec un généreux soutien de la Fondation NLnet), une série de durcissements concernant le chiffrement, la correction d'un bug de complexité O(n²) qui provoquait des démarrages de 2 heures sur de gros déploiements (seulement quelques secondes maintenant), Java 25, le nouveau support officiel de MariaDB, Firebird et CockroachDB. Vous pouvez lire le journal des changements complet pour avoir tous les détails !

    Bibliothèques et outils XMPP

    Extensions et spécifications

    La XMPP Standards Foundation développe des extensions à XMPP dans sa série de XEP en plus des RFC XMPP. Des développeuses, développeurs et autres personnes expertes en normes du monde entier collaborent à ces extensions, élaborant de nouvelles spécifications pour les pratiques émergentes et affinant les méthodes existantes. Proposées par n'importe qui, celles qui remportent le plus de succès finissent par être classées comme finales ou actives, selon leur type, tandis que les autres sont soigneusement archivées comme différées. Ce cycle de vie est décrit dans la XEP-0001, qui contient les définitions formelles et canoniques des types, des états et des processus. Vous pouvez en savoir plus sur le processus de normalisation ici. La communication autour des normes et des extensions se fait via la liste de diffusion des normes (archives en ligne).

    Extensions proposées

    Le processus de développement d'une XEP commence par la rédaction d'une idée et sa soumission à l'éditeur XMPP. Dans un délai de deux semaines, le Conseil décide d'accepter ou non cette proposition en tant que XEP expérimentale.

    • Jingle User Location
      • Cette spécification définit une extension de l'application Jingle pour échanger et mettre à jour la position de l'utilisateur dans une session Jingle active en utilisant la XEP-0080 User Location payload.
    • XMPP Decentralized ID (XID)
      • L'ID XMPP décentralisé (XID) est un identifiant d'entité XPMM indépendant de DNS. Cette spécification décrit comment générer, utiliser et gérer celui-ci.
    • Jingle Synchronized Real-Time Text
      • Cette spécification définit l'extension d'une application Jingle pour la négociation temps réel du texte à l'intérieur de la même session de conversation que l'audio et la vidéo.

    Nouvelles extensions

    • Version 0.1.0 de XEP-0514 (Balisage d'Emojis)
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil le 12 mai 2026 (XEP Editor(dg))
    • Version 0.1.0 de XEP-0515 (Protection contre la Dégradation de Connexion TLS)
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
    • Version 0.1.0 de XEP-0516 (Identifiant XMPP Décentralisé (XID))
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
    • Version 0.1.0 de XEP-0517 (Texte Synchronisé en Temps-Réel dans Jingle)
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))

    Extensions déférées

    Si une XEP expérimentale n’est pas mise à jour pendant plus de douze mois, elle sera retirée de la catégorie Expérimentale pour être classée comme Déférée. Si une mise à jour intervient, la XEP sera replacée dans la catégorie Expérimentale.

    • Pas de XEP déférée ce mois-ci.

    Extensions mises à jour

    • Version 1.35.5 de XEP-0045 (Discussions multi-utilisateurs)

      • Correction de l'attribut from dans les examples où le salon lui-même envoie un message
      • Corrige le champ du nom du noeud pubsub associé dans l'exemple d'information de découverte
    • Version 0.5.0 de XEP-0420 (Stanza Content Encryption)

      • L'affixe de temps utilise le profile DateTime de XEP-0082
      • Les rpads longs NE DOIVENT PAS être rejetés
      • Ajout d'une taille cible minimum pour le complèment aléatoire pour renforcer la résistance face à des attaques par corrélation dans le cas de contenus courts et un rpad de longueur nulle.
      • Retrait de Implementation inutile
      • Avertissement concernant l'injection de stanzas déchiffrés
      • Clarifie la solution de repli pour le body
      • Corrige les descriptions pour s'appliquer à toutes les stanzas au lieu de seulement les messages
      • Retire le DOIT ambigu dans l'affixe de temps et clarifie la vérification des affixes
      • Exige du registrar de fournir une liste d'éléments exclusivement processé coté serveur
      • Liste les XEP dépendantes
      • Ajoute le schéma XML (syndace)
    • Version 0.1.1 de XEP-0514 (Emoji Markup)

      • Retrait des références obsolètes à BoB (techmetx11)

    Dernier appel

    Les derniers appels sont lancés une fois que tout le monde semble satisfait de l'état actuel d'une XEP. Une fois que le Conseil a décidé que la XEP semble prête, l'Éditeur XMPP émet un dernier appel pour recueillir des commentaires. Les commentaires recueillis lors du dernier appel peuvent aider à améliorer la XEP avant de le renvoyer au Conseil pour qu'il passe à l'état Stable.

    • Pas de dernier appel de XEP ce mois-ci.

    Extensions stables

    • Pas de XEP passant à stable ce mois.

    Extensions dépréciées

    • Pas de XEP dépréciée ce mois.

    Extensions rejetées

    • Pas de XEP rejetée ce mois.

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    Contributions et traductions de la lettre d'information

    Il s'agit d'un effort communautaire, et nous tenons à remercier les traductrices et traducteurs pour leur contribution.
    Les bénévoles et les nouvelles langues sont les bienvenues !
    Les traductions de la lettre d'information XMPP seront publiées ici (avec un certain retard) :

    Contributions à la lettre d'information de ce mois-ci : emus, cal0pteryx, Gonzalo Raúl Nemmi, Ludovic Bocquet, anubis, Badri (badrihippo), XSF iTeam

    Contributions à la traduction :

    • Français : Adrien Bourmault (neox), anubis, seveso, impromptux, Blacknight
    • Italien : Mario Sabatino, Roberto Resoli
    • Portugais : Paulo

    Aidez-nous à créer la lettre d'information

    Cette lettre d'information XMPP est produite en collaboration avec la communauté XMPP. Chaque numéro mensuel est rédigé dans ce simple pad. À la fin de chaque mois, le contenu du pad est fusionné dans le dépôt GitHub de la XSF. Nous sommes toujours ravis d'accueillir de nouvelles personnes contributrices. N'hésitez pas à rejoindre la discussion dans notre groupe de discussion Comm-Team (MUC) et à nous aider ainsi à poursuivre cet effort communautaire. Vous avez un projet et souhaitez le faire connaître ? N'hésitez pas à partager vos actualités ou événements ici, et à les promouvoir auprès d'un large public.

    Tâches que nous effectuons régulièrement :

    • collecte d'actualités dans l'univers XMPP
    • résumés courts d'actualités et d'événements
    • résumé de la communication mensuelle sur les extensions (XEP)
    • révision du projet de lettre d'information
    • préparation d'images pour les médias
    • traductions
    • communication via les comptes des médias

    Licence

    Cette lettre d'information est publiée sous licence CC BY-SA.

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    Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

    10 août 2026 à 07:26

    Bonsoir à toutes et à tous !

    Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert 😂), nous avons revu drastiquement notre « copie » et nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et ses nouvelles ressources.

    Notre objectif reste le même : multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

    Le Libre, on en parle beaucoup tout comme la souveraineté numérique mais concrètement la route est longue, trop longue et parfois inaccessible pour des populations loin des grandes métropoles où l’on trouve désormais de nombreuses associations et collectivités qui promeuvent et qui portent assistance à la population pour faire revire leur PC et entrer dans un monde numérique plus « juste » et plus respectueux de notre vie privée et de notre planète.

    Certains disent que le PC est mort, mais nous, nous le pensons pas ! Cette machine à écrire des temps modernes a du sens : le partage des savoirs et des savoir-faire, la création. De part leur essence, la plupart des distributions GNU/Linux respectent l’utilisateur, ne sont pas intrusives et permettent d’utiliser des machines devenues obsolètes aux yeux des GAFAM. D’après HOP, 55 % des PC sous Windows 10 sont directement concernés par l’incompatibilité quant à l’utilisation de Windows 11. Nous souhaitons prouver qu’une alternative existe et qu’elle n’a rien à envier aux GAFAM !

    Notre modèle est basé sur une association et, OUI on parle « argent » dès la page d’accueil du site, car nous rémunérons nos linuxAngels pour leur travail qui consiste à aller chez le particulier et à effectuer une migration de Microsoft Windows vers Linux Mint qui est la distribution que nous avons choisie avec son environnement Cinnamon.

    Bien évidement, nous recherchons des linuxAngels, des ami·e·s (assos, gulls, collectifs…) qui parlent de nous et qui nous aideraient à relever ce défi mais aussi des collectivités pour réaliser des projets à grande échelle, etc.

    Voilà !

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    Agenda du Libre pour la semaine 33 de l’année 2026

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 12 événements (France: 8, Belgique: 1, Québec: 1, Internet: 2) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 10 août 2026 de 19h00 à 22h00.

    Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

    Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

    [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 10 août 2026 de 19h30 à 21h30.

    Saluton,

    Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
    Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

    L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
    Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

    Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
    Début: lundi  8 juin 2026.
    Les cours sont GRATUITS pour tous.

    Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
    Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

    Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

    N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

    Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

    [FR Chaumont] Permanence Informatique - Le mardi 11 août 2026 de 09h00 à 16h30.

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    [FR Dijon] Atelier du mardi - Le mardi 11 août 2026 de 15h00 à 19h00.

    Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

    Assistance technique.

    De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso

    [FR Le Mans] Permanence du mercredi - Le mercredi 12 août 2026 de 12h30 à 17h30.

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi - Le mercredi 12 août 2026 de 14h00 à 18h00.

    Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

    Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

    Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

    Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
    l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

    Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

    [FR Bordeaux] Cours gratuits d'Espéranto - Le mercredi 12 août 2026 de 20h00 à 22h00.

    Saluton,

    Nous proposons une nouvelle session de cours d'Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

    L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

    Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
    Vous trouverez également plus d'informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l'abonnement à la lettre d'informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

    Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l'application Duolingo.
    Début: mercredi 3 juin 2026.

    Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
    Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

    N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
    Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

    Ĝis la revido.

    [BE Huy] Réunion mensuelle LiHuy - Le jeudi 13 août 2026 de 19h30 à 22h30.

    L’occasion idéale pour se retrouver, échanger autour du logiciel libre, vous accompagner dans le remplacement de Windows par Linux sur vos machines (sans dual-boot), ou encore découvrir ensemble de nouvelles distributions et applications.

    [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) - Le vendredi 14 août 2026 de 08h00 à 09h00.

    Description

    Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

    [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire - Le vendredi 14 août 2026 de 11h45 à 13h00.

    Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

    Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.

    C'est quand ?

    Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

    Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

    Au programme

    • Discussion libre: Pas d'ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
    • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
    • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
    • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l'expert.

    Comment participer ?

    • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
    • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

    Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

    La participation est gratuite, ouvert à tous!

    Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !

    Nous avons hâte de vous y accueillir.

    Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

    [CA-QC] Rencontres Linux au Québec - Le samedi 15 août 2026 de 11h00 à 14h30.

    En présentiel: Pacini Vaudreuil-Dorion

    Virtuel sur BigBlueButton: Rencontres Linux Québec: Virtuel

    Avis à tous les passionnés de Linux de la région de Vaudreuil-Dorion !

    Vous souhaitez rencontrer d'autres utilisateurs et experts des systèmes Linux et des logiciels libres ? Martial organise une rencontre conviviale autour d'un bon repas pour lier l'utile à l'agréable (de 11:00 à 14:30).

     

    Nous nous retrouverons dans un restaurant avec une ambiance propice à l'échange. Nous aurons accès à une salle privée avec un projecteur pour faciliter le partage de trucs et astuces et maximiser la discussion entre participants.

    Cet événement est l'occasion parfaite pour:

    • Réseauter et échanger avec la communauté locale de passionné(e)s.
    • Partager vos meilleures astuces, vos découvertes et vos projets sous Linux.
    • Apprendre des autres, peu importe votre niveau d'expertise.

    Il y aura quelques capsules éducatives  Linux et on aura un échange de trucs et astuces sur Linux en groupe !

    Ouvert à tous, du débutant à l'expert

    Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    La participation est gratuite et un prix de présence seront offerts par tirage au sort à la fin de la rencontre !

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens ! Nous avons hâte de vous y accueillir.

    Martial Bigras

    Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

     

    [FR Bressuire] Le libre par le jeu - Le dimanche 16 août 2026 de 16h00 à 20h00.

    Bookynette reprend son Tour des GULL et se rend cette fois-ci à Bressuire..

    Venez partager un bon moment autour de jeux de société et rencontrer le GULL GEBULL -> Gatine Et Bocage Utilisateurs de Logiciels Libres.

    Ce sera l’occasion de découvrir de façon ludique l’univers du libre, de discuter et de profiter de l’ouverture du bar asso de la Gob. (Le gobelet)

    RDV le 16/08 à partir de 16h, au 3 rue de la Chaize à Bressuire (79300).

    Une adhésion à l’association la Gob est demandée pour l’évènement. (prix libre)

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial

    J’aime le logiciel libre. J’aime la littérature. Alors, un jour, je me suis demandé s’il était possible d’éditer de la littérature libre.
    Les premiers essais ont eu lieu au début de l’été 2020, le covid laissait le temps libre à des expérimentations.

    Six ans plus tard, les Éditions du Renard Spatial existent, éditent des littératures de l’imaginaire libres, et viennent de publier « Ça ne peut pas être pire qu’ici » par Lisa Refur (une amie), un roman court de fantasy/apprentissage, au format papier.
    C’est l’aboutissement d’une aventure que je vais vous raconter ici.

    Couverture du livre « Ça ne peut pas être pire qu’ici », de Lisa Refur, aux Éditions du Renard Spatial

    Sommaire

    L’art libre, une discipline très différente du logiciel libre

    On parle assez peu d’art libre, que ce soit sur LinuxFR.org ou ailleurs (il n’y a même pas de catégorie dédiée !) ; on peut même considérer que le sujet est ignoré, y compris des personnes qui baignent dans le logiciel libre depuis des décennies. C’est que l’art libre et le logiciel libre sont différents sur beaucoup d’aspects, y compris des points fondamentaux. On pourrait disserter longtemps sur ce point, mais ça n’est pas le sujet ; je vais plutôt me concentrer sur quatre points qui sont utiles à comprendre pour la suite.

    Le premier, c’est que la personne qui développe un logiciel développe d’abord un outil.
    D’accord, elle peut y tenir énormément, avoir une vision forte ; mais l’implication personnelle reste beaucoup moins forte que celle d’un·e auteur·ice dans son œuvre artistique. Les créateur·ices de logiciels libres acceptent donc beaucoup plus facilement la réappropriation et la modification de leur production ; au contraire des artistes qui ont tendance à vouloir conserver le contrôle sur des œuvres qui peuvent être très personnelles.

    Le second, c’est que mis à part quelques exceptions comme le cinéma, beaucoup d’arts sont profondément solitaires ou se pratiquent en tout petit comité, là où le développement logiciel est généralement un travail d’équipe. Les notions de partage, d’amélioration mutuelle sont beaucoup plus fréquents dans le développement logiciel que dans l’art.

    Le troisième, c’est que la réutilisation d’éléments – la réutilisation directe, au contraire de l’inspiration – est infiniment plus fréquente dans le développement logiciel que dans l’art.
    Tous les logiciels ou presque réutilisent du code, via des bibliothèques, des API, des ABI, ou directement. Au contraire, la réutilisation directe en art est rare, hors quelques cas précis, et souvent mal vue.

    Le quatrième et le plus important, c’est l’argent, la thune, le fric, la moula.
    Les développeurs informatiques sont généralement bien, voire très bien payés, même avec les changements introduits par les IAs génératives. Au contraire, rares sont les artistes qui peuvent vivre de leur art ; celles et ceux qui peuvent en vivre décemment sont encore plus rares.

    Les trois premiers points expliquent pourquoi la notion de « Liberté » (dans le sens de l’expression « art libre ») est moins importante pour les artistes que pour les développeurs et développeuses de logiciels. Le dernier explique pourquoi les artistes ont une énorme difficulté matérielle à contribuer à de l’art libre, quand bien même ils et elles en auraient envie ; parce que pour offrir de son temps, ou trouver un modèle de financement compatible avec l’art libre, il faut d’abord pouvoir manger à sa faim.

    Mais cette longue digression introductive ne nous apprend toujours rien sur le sujet d’origine !

    Le projet des Éditions du Renard Spatial

    Dès le début, mon projet était clair : je voulais éditer de la littérature libre, et pas n’importe comment.

    La direction éditoriale

    Tout éditeur a besoin d’une direction éditoriale, pour que les client·es ne soient pas perdu·es. Quel sens ça aurait d’éditer en vrac des livres de cuisine, des polars, des livres sur l’informatique et des albums photo ?

    Je lis principalement des littératures de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, fantastique, le tout pris au sens large. C’est pour cela que les Éditions du Renard Spatial éditent des littératures de l’imaginaire. J’ai aussi décidé de partir sur des formats courts : on trouve beaucoup de sagas et œuvres à rallonge dans ces univers ; mais j’aime bien lire des histoires percutantes et efficaces. En prime, c’est plus rapide à éditer (je n’ai pas écrit « plus facile »).

    De la littérature libre

    Je veux dire : vraiment libre ; donc sous des licences qui respectent les quatre libertés habituelles (même si on peut se poser la question de savoir ce qu’est le « code source » d’un texte si ce n’est le texte lui-même). J’ai donc choisi de partir, par défaut, sur les licences Creative Commons, qui ont le bon gout d’être adaptées à ce genre de projet et connues. Je me limite aux licences libres, ce qui exclut les clauses -NC et -ND, qui en font des licences « de libre diffusion ».

    Ça a été l’occasion de se poser sérieusement la question de l’intérêt de licences libres appliquées à la littérature. J’en vois deux assez immédiats.

    Le premier, c’est la diffusion de l’œuvre.
    Une œuvre, une fois publiée, va circuler, qu’on le veuille ou non. Elle sera « piratée », que l’éditeur ait protégé son œuvre ou non ; d’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de fuites de livres sur les sites de partage illégaux proviennent de sources internes à la chaine du livre ? C’est un point d’autant plus important pour moi que je veux que les textes que je publie, vivent, même si ma maison d’édition doit disparaitre.

    Le second, c’est le fandom de l’œuvre.
    Si une œuvre plait, alors il va se créer tout un tas d’œuvre dérivées – que l’auteur·ice et l’éditeur·ice le veuillent ou non – à base de fanfictions, de dessins, et j’en passe. Aujourd’hui tout ça existe sans aucun cadre légal, et les licences libres permettent de créer ce cadre.

    De la littérature pour tout le monde

    La culture, c’est vite cher, et je refuse la position d’une culture réservée à une élite.

    Les livres que j’édite sont donc les moins chers possibles, dans la limite du raisonnable. Ça implique que les livres papier sont d’office des formats « poche » – 11 x 18 cm – et que les livres électroniques sont sensiblement moins chers que les versions imprimées.

    En bonus, ça m’arrange parce que je n’ai jamais aimé les grands formats. Alors, c’est joli dans une bibliothèque et ça fait un bel objet à offrir – et, soyons honnêtes, à revendre – mais en ce qui concerne la fonction livre, je trouve ça nul, parce qu’un grand format, c’est encombrant, c’est lourd, c’est pénible à transporter (et je lis souvent dans les transports) ou même à tenir quand on est vautré dans un canapé.

    Un vrai éditeur, pas un éditeur-Amazon

    Je voulais que les livres des Éditions du Renard Spatial soient de « vrais » livres, que l’on peut acheter dans n’importe quelle librairie, avec un ISBN, un référencement qui va bien, et tout. L’idée du livre qui existe, mais qui ne peut être acheté que sur le site du vendeur, ou en ligne chez un seul libraire – en général Amazon – me gonfle.

    C’est sans doute parce que j’aime beaucoup mes libraires (qui sont d’excellent conseil). En prime, ça m’évite d’avoir à gérer toute la logistique, le stockage, les factures individuelles, l’envoi de commandes… tout ce que je déteste.

    De tous mes choix, c’est – de loin – celui qui m’a le plus cassé les pieds.

    Production locale et raisonnée

    Faire imprimer des livres en Chine pour les vendre principalement en France me semble absurde ; donc l’idée de base était de trouver un imprimeur en France, ou à défaut quelque part dans l’UE.

    D’autre part, la chaine du livre repose beaucoup sur une notion de stock qui voyage. En très résumé, l’imprimeur imprime un tas de livre, qui est en partie stocké, en partie envoyé aux libraires, qui vendent ce qu’ils peuvent et qui – chose exceptionnelle dans le monde de la vente – renvoient les exemplaires invendus… qui finissent au pilon s’ils ne se vendent pas pendant un peu trop longtemps (ou sont trop abimés à cause des voyages), parce que le stockage, ça coute cher. Donc, si je peux éviter de faire imprimer des livres pour les stocker et finir par les détruire, ça m’arrange, parce que tout ça c’est une perte sèche.

    Le difficile problème des couvertures

    Pour commencer, une illustration de couverture, c’est un budget important pour une petite structure, surtout en refusant l’usage d’IA générative (ah oui, il y a la question de l’IA générative qui est venue s’inviter au milieu du projet).

    Alors, j’ai réfléchi. Le premier intérêt d’une couverture, c’est d’attirer l’œil, d’être facile à repérer dans un magasin ou sur un site, au milieu de beaucoup d’autres.
    Autre chose : les livres que j’ai achetés à leur couverture se comptent sur un doigt d’une main ; quant aux couvertures que je suis capables de décrire sans aller les vérifier, il y en a très peu, la plupart d’entre elles sont sobres – et à l’exception de celle déjà nommée, aucune d’elle n’a été un critère d’achat. Inversement, beaucoup de littératures de l’imaginaire ont des couvertures illustrées, avec une typographie soignée, mais à cause des effets de mode, elles ont tendance à toutes se ressembler, ce qui fait qu’aucune ne se repère facilement dans la masse.

    La solution s’est imposée d’elle-même : je peux me contenter de couvertures sobres, très lisibles, très faciles à reconnaitres, avec une harmonie dans la collection.

    Le temps et l’énergie que je peux y consacrer

    Ce projet n’est pas mon activité principale, et je n’ai pas pour projet d’en vivre.

    L’avantage, c’est que ça me libère d’une contrainte financière extrêmement forte – rares sont les petites maisons d’édition rentables.

    L’inconvénient, c’est que ça m’empêche de faire du volume, ce qui n’aide ni pour la reconnaissance, ni pour la publicité, ni pour les revenus.

    Profils d’auteur·ices cible

    Un tout petit éditeur, avec des conditions d’édition étranges (de l’art libre, des formats qui rapportent moins à l’unité), qui est-ce que ça va intéresser ?
    C’est une vraie question.

    Ma réponse, c’est : le même genre de profil que celui intéressé par le logiciel libre, mais dans le monde de la littérature.

    Concrètement, c’est un·e auteur·ice qui écrit pour le plaisir, en loisir, et donc n’a pas besoin de ce revenu pour vivre.

    Je vais être très clair sur un point : je paie mes auteur·ices, et il n’a jamais été question de ne pas le faire. Simplement, je ne peux pas me permettre d’avance sur droits ni promettre des ventes faramineuses, cf. le point précédent.

    Ainsi donc, après une première publication-test sur l’un de mes textes, j’ai convaincu une amie, Lisa, de se lancer dans l’aventure avec moi…

    Créer les Éditions du Renard Spatial, de façon légale et complète

    À ce stade – en réalité, avant la dernière ligne du paragraphe précédent, j’ai toute la vision cible, il n'y a plus qu’à passer à la réalisaton !

    D’abord, une entreprise

    La France propose le système de « microentreprises » ou « autoentrepreneurs », un système légal qui est censé permettre à tout le monde de se créer facilement une entreprise pour se créer un complément de revenu, et qui correspond bien à mon projet.

    Le mot-clé est « facilement ». Eh ben, si ça, c'est facile, je veux même pas imaginer la prise de tête que ça doit être de créer une entreprise « normale », même unipersonnelle. Je passe les détails – déjà parce que ça fait six ans donc ça a pu changer –, mais au cas où, sachez tout de même que :

    1. Une autoentreprise peut avoir un nom commercial, mais le nom réel, celui enregistré au SIREN, est impérativement votre identité réelle. Il y a bien une option qui permet de masquer ces informations personnelles – la base SIREN étant publique –, mais tous les systèmes d’interconnexion informatique dont vous allez avoir besoin partent du principe que cette information est disponible dans les données publiques. Donc, impossible d’activer la confidentialité tant que toute la paperasserie n’est pas terminée.
    2. En théorie, un compte bancaire séparé suffit, pas besoin d’avoir un compte bancaire professionnel ; donc on peut utiliser un compte personnel gratuit. En pratique, le site des impôts impose un IBAN professionnel… et toutes les banques ont bidouillé leurs règles commerciales pour limiter l’émission d’IBAN professionnels aux seuls comptes professionnels payants.
    3. Et, à partir de septembre 2026, il faut aussi un système de facture électronique.

    OK, l’entreprise et ses dépendants (la banque, l’inscription au RCS via le Tribunal de Commerce, les impôts, l’URSSAF…), c’est fait.
    Et ensuite ?

    Éditer c’est vendre, et vendre c’est communiquer

    Avant toute chose : déposer sa marque à l’INPI. C’est pas gratuit, mais ça évite les abus un peu trop faciles.

    Il me faut donc des outils de communication. Ça passe par divers comptes sur les réseaux, pour communiquer avec les gens là où ils sont, même si ça ne m’enchante pas. Je décide de ratisser large : BlueSky, Instagram, Discord, LinkedIn, Facebook, et même à l’époque un compte Twitter qui a été abandonné. Je n’ai pas de compte Mastodon parce qu’il faut d’abord que je trouve une instance adaptée à ce genre de projet ; je prends les conseils.

    Puis, un site web ; et là, j’ai un gros avantage : je peux le créer et l’héberger moi-même.
    C’est un site 100 % statique créé avec Hugo, sobre (sans JS ni framework CSS) et disponible ici : https://renardspatial.com/. J’y ai tenté des trucs d’un point de vue design – et je ne suis pas du tout designer. Mais je cherchais quelque chose d’un peu original, qu’on a pas l’impression d’avoir déjà vu partout, et qui soit utilisable sur mobile (ça reste la majorité des utilisateurs). Là aussi, je prends les retours (seulement les constructifs). Les polices d’écriture sont celles utilisées pour les livres et, bien évidemment, sont libres.

    Un livre doit avoir un ISBN

    L’ISBN (pour « International Standard Book Number ») c’est un numéro d’identification unique pour chaque livre dans le monde depuis les années 1980.

    C’est la partie facile : pour une modique somme, l’AFNIL en fournit très largement assez pour des années, il suffit juste d’un peu de patience. Les numéros sont fournis sous la forme d’une liste, à l’éditeur de les attribuer à chaque ouvrage ; la version numérique et la version papier ne comptant que pour un que s’ils sont strictement identiques.

    Ouf ! J’ai enfin toute la structure et tout le nécessaire pour que l’entreprise fonctionne ; maintenant, je peux enfin commencer à éditer !

    Créer de la littérature libre… avec des logiciels libres ?

    Éditer le texte lui-même

    Pour l’instant, c’est la partie facile : mon amie Lisa – seule autrice tierce pour l’instant – et moi utilisons LibreOffice, dont le système de commentaires fait l’affaire. D’autre part, on se voit souvent en vrai, ce qui simplifie beaucoup le travail.

    L’outil de PAO

    La PAO, c’est la Pagination Assistée par Ordinateur, ce qui permet à l’ouvrage – livre, magasine, etc. – d’avoir une mise en page correcte.

    Un fait peu connu du grand public : un logiciel de traitement de texte est incapable de faire une mise en page correcte, et j’entends par là d’avoir une qualité professionnelle, notamment en ce qui concerne la typographie. Un LibreOffice Writer – ou même un Microsoft Word – ne gèrent pas les alignements sur grilles, ont des options de césure, de lignes veuves et orphelines très réduites, ne gèrent pas les ligatures de manière fine, n’ont pas d’option pour activer (et encore moins paramétrer) l’alignement visuel, et j’en passe. Or, j’ai envie d’avoir une mise en page correcte, même si certains gros éditeurs, eux, ont décidé de s’en passer.

    Le logiciel libre le plus connu pour ce faire, c’est LaTeX. Il est excellent sur la typographie, et… atroce sur le reste. Pour moi ça n’est pas un choix acceptable, il ne correspond tout simplement pas à ma façon de travailler (et, si vous êtes aficionados de LaTeX, pas la peine de venir le défendre en commentaires, je le connais depuis plus de 20 ans).

    Le choix suivant, c’est Scribus. Donc je l’installe, l’essaie, l’essaie encore, l’essaie toujours ; et après beaucoup trop longtemps, je n’arrive toujours pas à faire le quart de ce que je veux avec. (Il semblerait que le logiciel se soit beaucoup amélioré depuis, il faudra que je réessaie).

    La solution que je trouve n’est hélas pas libre et à l’époque elle n’était même pas gratuite, bien qu’infiniment moins chère que les mastodontes du genre. C’est Affinity Publisher ; et en une après-midi, j’ai une maquette qui est à 90 % ce que je veux, couverture comprise, donc je décide d’être pragmatique et de partir sur ce logiciel.

    Créer les fichiers pour l’impression

    C’est facile : tous les imprimeurs prennent des fichiers PDF (et indiquent la version exacte qu’ils attendent), donc en suivant les instructions, il ne devrait pas y avoir de surprise. Et de fait, j’en ai pas eu.

    Créer les livres électroniques

    Mon diffuseur (je reviendrai sur son rôle dans la section suivante) me dit que je peux me contenter de fournir un EPUB et un PDF, et qu’il transforme lui-même le livre aux éventuels autres formats, dont l’infâme Kindle.

    Le PDF, c’est facile, j’ai déjà. Mais l’EPUB ? Je découvre trois choses :

    1. Un livre électronique au format EPUB, c’est juste un fichier ZIP renommé avec le texte au format XHTML (oui !), un fichier de styles CSS (qui sera largement ignoré par le logiciel de lecture…) et une poignée de métadonnées, en général du XML (parfois renommé).
    2. Malgré ça, personne ne semble savoir générer un EPUB correct. La plupart des logiciels et convertisseurs que j’essaie me génèrent une soupe de balises sans aucun sens ; d’ailleurs la plupart de ceux que j’ai sur ma liseuse ont des problèmes plus ou moins graves à l’usage.
    3. Le format EPUB semble être plus une vague indication qu’une norme, et les différentes liseuses et logiciels de lecture ont tous des interprétations, disons créatives de comment ce format doit être rendu.

    Donc, je finis par décider de le générer à la main ; et en fait, c’est facile : en une journée, j’ai un fichier tout à fait valide qui passe bien sur ma liseuse physique, et sur diverses liseuses logicielles sur PC et smartphone. Mon seul échec, c’est la page de faux-titre qui n’est pas stylisée correctement. Il y avait un seul piège : les fichiers ZIP définissent l’ordre dans lequel sont stockés les fichiers, et le format EPUB attend un ordre précis qui doit être respecté (mimetype, puis META-INF/*, puis OEBPS/*). Il semblerait que les versions récentes de LibreOffice produisent un résultat correct, il faut que je réessaie.

    Et donc maintenant, j’ai des livres qui contiennent de la littérature libre, qu’il me faut vendre.

    Vendre de la littérature libre

    Parce que si je parle de littérature libre depuis le début, je n’ai jamais parlé de littérature gratuite, et pour cause : mon but est bien de vendre cette littérature, même libre, ne serait-ce que parce qu’il faut bien que je paie les intermédiaires. Justement, parlons-en.

    La chaine du livre

    Le processus de création d’un livre implique tout ce petit monde :

    1. L’auteur·ice, qui écrit le livre.
    2. L’éditeur – ici moi-même, au nom des Éditions du Renard Spatial – qui édite le livre, et qui peut faire appel à :
      1. Une correctrice, qui s’assure qu’il ne reste pas de fautes d’orthographe et de grammaire ; et croyez-moi la langue française aurait bien besoin d’une simplification. Une grosse.
      2. Une graphiste, pour la couverture, les éléments de communication, etc.
      3. Un maquettiste, pour la mise en page.
      4. … et j’en passe, surtout dans les grands groupes (notamment le directeur de collection).
    3. L’imprimeur, qui, ben, imprime le livre.
    4. Le distributeur, qui assure la logistique, c’est-à-dire de stocker les livres imprimés et les envoyer aux libraires.
    5. Le diffuseur, qui va assurer la promotion des livres auprès des libraires et s’assurer de leur présence.
    6. La libraire, qui va vendre le livre.

    Sachant que dans la liste principale, seul l’imprimeur travaille à tarif fixe ; tous les autres se rémunèrent au pourcentage du prix de vente final… et donc vont sans doute refuser les partenariats vus comme non rentables. Comme, par exemple, travailler avec un petit éditeur qui vend des livres pas chers, libres, et qui ne fait même pas ça à plein temps.

    Pour l’instant, coté édition, je fais tout moi-même. Si jamais un jour, j'ai les moyens (je compte sur vous !), j’investirai d’abord dans une correction professionnelle.

    Vendre des livres électroniques

    Trouver un distributeur de livres électroniques, c’était facile ; et très vite, j’ai eu une nouvelle à mon pseudo disponible sur à peu près toutes les plateformes.
    On a donc travaillé un premier livre avec mon amie Lisa, on l’a réalisé, vendu partout où on peut acheter un livre électronique, et on a découvert la triste vérité :

    Les livres électroniques, ça n’intéresse personne.

    C’était le plus beau « Vu et s’en tape » de toute notre vie. En fait, sans version papier, c’est comme si le livre n’existait même pas.

    Mais il y a un problème…

    Vendre des livres papier

    Vous vous rappelez quand, plus haut, j’écrivais que j’avais créé l’entreprise en 2020 ? Eh bien, le covid avait mis un grand bazar dans le monde de l’impression, et les prix du papier s’étaient envolés.

    Ça s’est ensuite calmé. Quelques semaines. Après quoi, la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine, grande fournisseuse européenne de bois et de papier, donc re-crise, retour des prix absurdes, priorité absolue aux clients de longue date, etc. (j’ai même quelques mangas de cette époque qui sont visiblement imprimés sur du papier machine, le même qu’on utilise dans nos imprimantes !)

    Quand c’est de nouveau revenu à une certaine normale, j’ai cherché imprimeurs, distributeurs et diffuseurs. L’imprimeur, c’est facile, tous les imprimeurs de France et de Navarre veulent bien faire des livres de poche. Facile, pour eux, on paie un tarif fixe par livre et ça leur va bien. Le distributeur et le diffuseur, c’est beaucoup plus compliqué. Ce que je veux faire, c’est pas assez cher, y’a pas assez de volume, j’ai pas assez de poids dans un marché déjà saturé.

    Alors, je me suis dirigé vers l’impression à la demande, qui finalement a beaucoup d’avantages pour une structure comme la mienne ; et on en trouve qui cumulent prix correct, bonne réputation, et qui impriment dans l’Union Européenne. En particulier, on peut avoir de l’impression à la demande qui est référencée sur Dilicom et Electre, donc commendable en libraire, ce dont je n’étais pas sûr à l’origine.

    Encore un peu de paperasse, puis davantage de paperasse (notamment pour faire corriger une erreur d’attribution d’éditeur), et un envoi au dépôt légal, et enfin – enfin ! – on est en juillet 2026 on a une version papier de notre premier livre !

    « Ça ne peut pas être pire qu’ici »

    Couverture du livre

    « Ça ne peut pas être pire qu’ici » est une novella (à mi-chemin entre une nouvelle et un roman) de fantasy et d’apprentissage de Lisa Refur, publié sous licence CC-BY 4.0 dont voici la quatrième de couverture :

    Cette ligne de chemin de fer apparue par magie agit comme un déclencheur dans l’esprit des adolescents désœuvrés. Et s’il existait un monde au-delà de cette ville de banlieue décrépite ? Qu’est-ce qui interdit aux quatre amis de quitter Villeneuve ? Rien, en fait. C’est le début de l’aventure pour Ajax, Dro, Biénale et Zef ; l’abandon d’une cité cité sans avenir, la quête d’une vie meilleure. Mais pour aller où ? Suivre la ligne ? D’où vient-elle, et où va-t-elle ? Est-ce mieux ailleurs ?

    La seule solution qu’ont les jeunes gens pour le découvrir : prendre la route, se confronter à ses difficultés, ses joies et ses peines, dans l’espoir que la destination soit bonne.

    Il est disponible pour 6,99 € au format papier (11 x 18 cm, 84 pages, demandez l’ISBN 9782492575037 à votre libraire préféré) ; et pour 2,99 € au format électronique, sans DRM quand la librairie le permet, cherchez l’ISBN 9782492575013.

    Éditer de la littérature libre : premier point d’étape

    Le premier enseignement que j’en tire, c’est celui-ci : tout le monde s’en cogne.

    Le sujet n’intéresse personne, en bien comme en mal : je n’ai eu aucune remarque sur le sujet. Les textes, le site, les couvertures ont généré beaucoup plus de commentaires. D’un côté, c’est un peu triste ; d’un autre ça n’a pas déclenché de rejet, et c’était le point que je craignais le plus dans cette expérience. Je croise les doigts.

    La conclusion que j’en tire pour l’instant, c’est la suivante : pour l’instant, publier de la littérature sous licence libre ne m’a rien apporté directement, et c’était attendu : l’intérêt du libre, c’est d’abord pour les personnes qui utilisent plus que pour celles qui produisent, surtout dans un domaine où la création collaborative est minoritaire.

    Mais surtout, publier de la littérature libre ne m’a pas handicapé, donc je n’ai aucune raison d’arrêter de le faire, et par conséquent, je vais continuer !

    Et maintenant ?

    Les Éditions du Renard Spatial vont continuer à publier des littératures de l’imaginaire libres.

    Le prochain livre ne devrait pas attendre trois ans de plus, puisqu’on a un projet de recueil de nouvelles en cours avec Lisa. Si tout va bien, il devrait sortir quelque part entre cet automne et cet hiver – j’ai arrêté de croire à une date précise tant que tout n’est pas terminé.

    Mais surtout, les soumissions sont maintenant ouvertes ! Si vous êtes intéressé·es, pouvez vous proposer votre projet en suivant la procédure détaillée ici. Attention ! Il ne s’agit pas d’envoyer un texte complet avec à peine un bonjour (j’en ai déjà eu !).

    J’avais imaginé terminer par une sorte de FAQ, mais cette dépêche est déjà extrêmemement longue, donc je vous propose de lire celle du site, et de me poser toute question restante en commentaires.

    Merci de m’avoir lu !

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    Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème

    Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

    Illustration de Nextcloud Calendar

    Sommaire

    Qu’est-ce que Nextcloud ?

    Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

    Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

    Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

    Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

    Pourquoi une application de calendrier ?

    Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

    Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

    Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

    Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

    Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

    Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

    La création d’une première version en quelques semaines

    Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

    La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

    Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

    Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

    Un succès inattendu

    L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

    Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

    Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

    L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

    Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

    • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
    • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
    • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
    • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)

    Et maintenant ?

    Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

    • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
    • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
    • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
    • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
    • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
    • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

    Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

    Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

    En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

    Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
    https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

    N. D. M. : GPLv3

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    Agenda du Libre pour la semaine 32 de l'année 2026

    2 août 2026 à 17:26

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (France: 11, Québec: 3, Internet: 2, Belgique: 1) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Chaumont] Permanence autour du numérique libre – Le lundi 3 août 2026 de 09h00 à 21h30.

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l’outil numérique.

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modélisation ou de l’impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d’ordinateurs sont proposées lors d’install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    1. Adresse Open Street Map du local de REVOL:
    2. https://osm.org/go/0BqcekeTO?m=&relation=904595

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    [FR Saint-Étienne] Permanence de l’association Alolise – Le lundi 3 août 2026 de 19h00 à 22h00.

    Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

    Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l’informatique, les logiciels, l’hébergement, passer de Windows à Linux.

    Pour passer votre ordinateur sous Linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

    [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d’Espéranto + Visio – Le lundi 3 août 2026 de 19h30 à 21h30.

    Saluton,

    Je vous propose des cours d’espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
    Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d’ailleurs.

    L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
    Vous trouverez plus d’informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l’Europe"

    Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d’application telle que Duolingo.
    Début: lundi  8 juin 2026.
    Les cours sont GRATUITS pour tous.

    Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l’association l’Écurieux, ainsi qu’en distanciel / visioconférence.
    Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

    Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays basque… afin de pratiquer en situation réelle.

    N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d’informations ou pour vous inscrire.

    Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

    [FR Dijon] Atelier du mardi – Le mardi 4 août 2026 de 15h00 à 19h00.

    Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

    Assistance technique.

    De préférence sur RDV directement sur le site de l’asso

    [CA-QC Montréal] Rencontres Linux au Québec – Le mardi 4 août 2026 de 17h00 à 21h30.

    Local de la rencontre: École de Technologie Supérieure [A|B]-????
    Rencontre virtuelle: https://bbb3.services-conseils-linux.org/Linux-Meetup

    17:00 à 19:00 – 5 à 7 virtuel et en présentiel

    Rejoignez-nous pour un moment de détente et de convivialité lors de notre 5 à 7. Que vous préfériez nous retrouver au Resto-Pub 100 Génies de l’ÉTS ou en ligne sur BigBlueButton (BBB), l’essentiel est de partager un moment agréable. Si vous avez l’intention de venir en personne, veuillez nous en informer afin de pouvoir réserver suffisamment de place pour vous.

    18:30 à 19:00 – Installation et tests de l’environnement hybride (tests de son et vidéo)

    19:00 à 21:30 – Programmation de la rencontre

    1. Accueil et mot de bienvenue [Martial Bigras]
    2. Capsule éducative sur Linux [Martial Bigras]
      • Gestion des tâches en Linux
    3. Présentation de trucs et astuces sous Linux  [un volontaire]
    4. Présentation de [Prénom Nom]
    5. Une période d’échange de trucs et astuces sous Linux, où chacun est encouragé à partager ses connaissances.

    Extras

    Que vous soyez débutant ou expert, étudiant ou professionnel, cette réunion est ouverte à tous. Elle réunit une diversité de personnes, allant des gestionnaires aux programmeurs, des professeurs aux retraités, unissant ainsi des esprits passionnés par les logiciels libres, quel que soit votre domaine d’expertise.

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens avec d’autres passionnés. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    La participation est gratuite, et nous avons hâte de vous rencontrer, que ce soit en personne ou en ligne. Inscrivez-vous dès maintenant pour recevoir le lien de la réunion virtuelle, et pensez à nous informer si vous prévoyez de vous joindre à nous au Resto-Pub 100 Génies de l’ÉTS.

    Au plaisir de partager cette soirée exceptionnelle avec vous!

    Cordialement,

    Martial

    P.S.: Pour le transport en commun : Station de métro Bonaventure

    [FR Le Mans] Permanence du mercredi – Le mercredi 5 août 2026 de 12h30 à 17h30.

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi – Le mercredi 5 août 2026 de 14h00 à 18h00.

    Nous sommes convaincus depuis le début qu’un ordinateur n’est pas un consommable jetable et qu’on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C’est de là qu’est née l’asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l’on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l’esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

    Le cœur historique, c’est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop – un PC qu’on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

    Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

    Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines – impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
    l’électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider – l’idée n’est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

    Entrée libre, esprit d’entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

    [FR Bordeaux] Cours gratuits d’Espéranto – Le mercredi 5 août 2026 de 20h00 à 22h00.

    Saluton,

    Nous proposons une nouvelle session de cours d’Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

    L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

    Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
    Vous trouverez également plus d’informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l’abonnement à la lettre d’informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

    Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l’application Duolingo.
    Début: mercredi 3 juin 2026.

    Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
    Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

    N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
    Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

    Ĝis la revido.

    [CA-QC Montréal] Mesh night – Le mercredi 5 août 2026 de 19h00 à 22h00.

    Les soirées “mesh” sont un évenement récurrent se produisant tous les premiers Mercredi du mois. Nous parlerons et expérimenterons avec les technologies maillées telles que Meshtastic, Meshcore et Reticulum.

    Les néophytes sont bienvenu·e·s, nous serons heureux de répondre à vos questions et vous présenter les différents routeurs et relais.


    Mesh Nights are a recurring monthly event, hosted on the first Wednesday of each month. We will be talking about and experimenting with mesh networking technologies such as Meshtastic, MeshCore, and Reticulum.

    Beginners are welcome to drop by, we are happy to answer your questions and demo our devices for you.

    [BE Lessines] Permanence Les Co-Libristes – Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 21h30.

    Atelier sur les logiciels libres.

    Installation et configuration.

    Hygiène numérique.

    [FR Angers] Rencontre mensuelle OpenStreetMap – Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 19h00.

    Déjà fan d’OpenStreetMap ou envie de découvrir cette cartographie libre, de contribuer à l’enrichissement de la cartographie locale angevine, de mettre à jour des données qui vous tiennent à cœur (pistes cyclables, environnement, facilitation des parcours PMR, bâti, etc.) ?

    Les cartographes bénévoles angevins se rencontrent les premiers jeudis de chaque mois pour échanger des astuces, faire découvrir les outils disponibles (sur ordiphone ou PC) et organiser des actions collectives.

    Vous n’y connaissez rien ? Pas grave, on vous apprendra autour d’une pression, d’un thé ou d’un jus de fruit !

    [FR Montrouge] Rencontre contributeurs OpenStreetMap Sud de Paris – Le jeudi 6 août 2026 de 19h00 à 22h00.

    La rencontre mensuelle des contributeurs habitants Montrouge et alentours aura lieu le jeudi 06 août 2026 au  Schmilblick à partir de 19h.

    Ce bar solidaire est situé au 94 avenue Henri Ginoux (station Vélib juste en face, bus 68 et 128, métro 4 station « Mairie de Montrouge »).

    Cette rencontre mensuelle nous permettra de discuter de nos projets de cartographie dans OpenStreetMap à Montrouge, au Sud de Paris et au-delà. Comme d’habitude, nous prenons un pot et dînons sur place pour ceux qui le souhaitent.

    Comme toujours, les débutants et simples curieux sont les bienvenus.

    Si vous avez des sujets à proposer, animer, ou que vous aimeriez approfondir, dites-le dans le sujet du forum https://forum.openstreetmap.fr/c/regions/ile-de-france/32

    [CA-QC Montréal] Decoupled Days 2026 – Du jeudi 6 août 2026 à 08h00 au vendredi 7 août 2026 à 17h00.

    Decoupled Days 2026 est une conférence de deux jours consacrée au développement Web moderne, aux technologies libres et ouvertes, aux architectures découplées et composables, à la gestion de contenu, au commerce électronique, à JavaScript et aux technologies émergentes.

    La conférence rassemble des développeurs, architectes, professionnels du numérique, agences, entreprises et membres de communautés du logiciel libre afin de partager leurs connaissances et d’explorer la manière dont les technologies modernes transforment le Web.

    La programmation comprend des présentations sur l’intelligence artificielle, les agents IA, le développement assisté par l’IA, la recherche propulsée par l’IA, l’accessibilité, l’Internet des objets (IoT), les architectures composables, les CMS headless, Drupal, Drupal Canvas, JavaScript, React, la modélisation de contenu, la gouvernance des entreprises, l’assurance qualité, ainsi que l’avenir des équipes et des communautés numériques.

    La conférence aura lieu à Montréal les 6 et 7 août 2026. L’accueil et les inscriptions débuteront à 8 h le premier jour, et les conférences se dérouleront durant les deux journées.

    Une fête officielle de Decoupled Days est également prévue le 6 août, dans un lieu qui sera annoncé ultérieurement.

    Programme détaillé:

    [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) – Le vendredi 7 août 2026 de 08h00 à 08h00.

    Description

    Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m’indiquer votre nom d’usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

    [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire – Le vendredi 7 août 2026 de 11h45 à 13h00.

    Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

    Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C’est le moment idéal pour briser l’isolement, partager vos découvertes et rencontrer d’autres passionnés de l’écosystème Linux au Québec.

    C’est quand ?

    Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

    Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

    Au programme

    • Discussion libre: Pas d’ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
    • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
    • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
    • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l’expert.

    Comment participer ?

    • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
    • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

    Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

    La participation est gratuite, ouvert à tous!

    Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens !

    Nous avons hâte de vous y accueillir.

    Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

    [FR Amancy] Rencontre « Logiciels Libres » – Le samedi 8 août 2026 de 09h00 à 12h00.

    PAUSE EN AOUT, DÉSOLÉ: RENDEZ-VOUS À PARTIR DE SEPTEMBRE,TOUJOURS LE DEUXIÈME SAMEDI DU MOIS !

    Rencontre mensuelle autour des logiciels libres, en toute simplicité.

    Ces matinées seront ce que nous en ferons ensemble, selon vos attentes:

    • Découverte des logiciels libres dont Linux et de leur intérêt. Utilisation sur place.
    • Installations, sur votre machine (pensez à sauvegarder vos données avant de venir avec) ou sur des PC fournis pour apprendre ensemble sans risque. Parfois, on vous propose un ordinateur auquel Linux a redonné une seconde vie, avec lequel vous pouvez repartir…
    • Prêt ou acquisition de PC sous Linux pour expérimenter tranquillement chez vous.
    • Préparation d’une clé USB pour tester Linux, l’installer ou alors pour utiliser des logiciels libres sans installation sous Windows.
    • Entraide, suivi de votre expérience avec les logiciels libres.
    • Nous pourrons aussi nous intéresser aux outils en ligne, aux smartphones, ou nous amuser à redonner vie à de vieux PC un peu obsolètes, à reconditionner des ordinateurs pour des associations ou personnes avec peu de ressources, etc.

    Pour tout projet qui risque de prendre un peu de temps, il est préférable de nous contacter avant.

    Les débutant·e·s sont les bienvenu·e·s! Les autres aussi, bien évidemment !

    [FR Vandœuvre-lès-Nancy] Tester des systèmes Linux pour jeux vidéo sur PC – Le samedi 8 août 2026 de 10h00 à 12h00.

    Une série de trois ateliers pratiques pour tester un ou plusieurs systèmes d’exploitations Linux spécialisés pour les jeux vidéo.

    Ce sera l’occasion de choisir et se familiariser avec celui qui sera proposé lors de l’événement Installons Linux ! spécial jeux vidéo qui aura lieu début septembre à Vandœuvre.

    Accès

    Le bâtiment de la médiathèque est fermé au public, pour accéder à cet atelier rendez-vous derrière le bâtiment et appelez le 03 83 51 80 53.

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    L'art non contextuel

    Traduit de l’allemand ; publié à l’origine sur gnulinux.ch.

    Cet article présente le logiciel Context Free art, qui permet de « programmer » des images à l’aide de quelques commandes simples.

    Le contenu du site Context Free Art est sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 et le logiciel sous GPLv2.

    Image d’une fractale dessinée avec Context Free art

    Sommaire

    Installation et utilisation

    Sous Ubuntu/Debian, on installe le programme avec sudo apt-get install contextfree. Pour les autres distributions, une notice d’installation est disponible sur le site du projet. On peut aussi utiliser Distrobox pour faire tourner Debian/Ubuntu dans un conteneur sous une autre distribution Linux.

    Sous Windows, il existe une interface graphique. Sous Linux, en revanche, on exécute le programme dans le terminal avec cfdg fichier_entree.txt fichier_sortie.png.

    Ma configuration sous Kubuntu ressemble à ceci :

    • En haut à gauche, un terminal dans lequel j’exécute cfdg fichier_entree.txt fichier_sortie.png pour générer l’image.
    • En bas à gauche, un éditeur avec le fichier texte à partir duquel l’image est générée.
    • À droite, j’ouvre l’image produite. J’utilise Okular pour cela, car il recharge automatiquement une image mise à jour.

    Capture d’écran d’un bureau. En haut à gauche un terminal, en bas à gauche un éditeur de texte avec un fichier source Context Free ouvert, et à droite l’image de sortie correspondante : un cercle gris à droite d’un cercle noir

    Avec un peu de « magie Linux », on peut sûrement faire en sorte que cfdg soit relancé automatiquement à chaque enregistrement du fichier, et ainsi se passer du terminal. Cela dit, la génération d’une image à partir du code peut être relativement longue ; il est donc parfois préférable de pouvoir initier et arrêter la génération manuellement.

    Syntaxe

    Une documentation détaillée du langage se trouve dans le wiki du projet. Nous avons déjà rencontré quelques éléments de syntaxe dans l’image ci-dessus :

    startshape FORME // commence par la forme nommée « FORME »
    
    shape FORME { // Quand tu dessines la forme FORME
    CIRCLE []  // alors dessine un cercle
    CIRCLE [x 1 brightness 0.5] // Dessine un cercle décalé horizontalement
                                // de 1 et de luminosité 0.5
    }
    
    

    Structure d’un fichier Context Free

    • Le fichier devrait toujours commencer par le choix d’une forme de départ : startshape NOM_FORME_DEPART. Cette forme doit ensuite être décrite.
    • La description d’une forme utilise la syntaxe shape NOM { … }, où les accolades contiennent une consigne de dessin.
    • Une consigne de dessin est une suite de formes (dans l’exemple ci-dessus, deux cercles CIRCLE), modifiées par les instructions placées entre crochets […].
    • Une modification se compose typiquement d’une commande (x ou brightness) suivie d’une ou de plusieurs valeurs numériques.

    Formes de base et modifications

    Les formes de base disponibles sont CIRCLE, SQUARE et TRIANGLE. Dans cet article, nous utiliserons quelques-unes des modifications suivantes (les points d’interrogation représentent des nombres à insérer) :

    • x ? pour un décalage horizontal vers la droite de ?. Une valeur négative décale vers la gauche. De façon analogue, y ? pour les décalages verticaux.
    • size ? pour mettre à l’échelle d’un facteur ?. Par exemple size 0.5 pour réduire de moitié la taille d’une forme.
    • rotate ? pour tourner une forme de ? degrés.
    • Pour les couleurs, le programme utilise l'espace colorimétrique TSV (teinte, saturation, valeur), aussi appelé HSB ou HSV en anglais. On contrôle ainsi la couleur avec hue ? (rotation à travers les couleurs du cercle chromatique), sat ? (saturation de la couleur) et brightness ? (luminosité).

    Récursion

    L’un des grands atouts de Context Free est qu’une forme peut dessiner une copie (éventuellement modifiée) d’elle-même. En informatique, ce procédé s’appelle la récursion. Voici un petit exemple :

    startshape MAFORME
    
    shape MAFORME {
    SQUARE [brightness 1 sat 1] // Dessine un carré (pleinement saturé et lumineux)
    MAFORME [x 1.1 rotate 20 size 0.99 hue 10] // Dessine une copie de toi-même (décalée,
                                                // tournée, réduite et de teinte modifiée)
    }
    

    Une spirale colorée composée de carrés de plus en plus petits

    Lorsqu’on utilise la récursion, il faut faire un peu attention : en principe, le programme pourrait tourner indéfiniment et dessiner toujours plus de copies de la forme. Pour éviter cela, nous avons intégré ci-dessus une réduction de taille : lorsque les formes deviennent trop petites, Context Free interrompt le travail et cesse de les dessiner.

    Hasard

    Un autre atout de Context Free est qu’il permet d’effectuer des variations aléatoires sur les figures générées. Dans l’exemple suivant, le hasard est introduit de deux manières :

    startshape FORET
    
    shape FORET {
    ARBRE []
    ARBRE [x 50]
    ARBRE [x 100]
    }
    
    shape ARBRE // À chaque dessin d’ARBRE, l’une des deux
                // règles (« rules ») est choisie au hasard (de façon pondérée).
    rule 0.97 {
    CIRCLE []
    ARBRE [y 0.5 size 0.99 rotate (rand(-4,4))]
    // Ici ARBRE est tourné d’une valeur aléatoire comprise entre -4 et 4
    }
    
    rule 0.03 {
    ARBRE [rotate 20]
    ARBRE [rotate -20]
    }
    
    

    Les nombres après rule sont des poids : dans 97 % des cas, l’arbre continue de pousser tout droit (première règle), et dans 3 % des cas seulement, il se divise en deux branches (seconde règle).

    Trois silhouettes d’arbres différentes côte à côte

    Et bien plus encore

    Context Free possède de nombreuses autres fonctionnalités. Outre la documentation dans le wiki du projet, il existe aussi une galerie contenant de nombreuses images à la fois esthétiques et intrigantes.

    Aspects mathématiques

    Grammaires non contextuelles

    Le programme s’appelle Context Free (« sans contexte ») parce que la syntaxe avec laquelle les images sont créées est une grammaire non contextuelle au sens des langages formels. Intuitivement, cela signifie que les consignes de dessin figurant dans le programme ne dépendent jamais de ce qui a déjà été dessiné autour. Par exemple, il n’y a aucun moyen de formuler quelque chose comme : « dessine un cercle s’il n’y a pas de cercle à proximité ».

    Fractales

    Grâce à la possibilité de faire de la récursion, Context Free est un excellent outil pour dessiner des fractales. Une fractale est une image dont les fragments ressemblent approximativement à l’image entière. En gros, si l’on n’observe qu’un petit morceau des arbres ci-dessus, il est difficile de savoir avec certitude si l’on se trouve sur le tronc de l’arbre, sur une branche ou sur une ramification. Dans la vie quotidienne, nous rencontrons régulièrement des fractales, par exemple au marché au rayon des légumes avec le chou romanesco. La galerie de Context Free contient de nombreuses fractales ; celle-ci m’a particulièrement plu (et elle a été créée avec le même code que la première image de cet article).

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    ENIAC, le premier FPGA ?

    30 juillet 2026 à 16:51

    Les employés de chez Xilinx aiment à raconter qu'ils sont les inventeurs du FPGA. Avec leurs glorieux XC2064 ils auraient été les inventeurs du concept et les premiers à en commercialiser.

    Blueprint du XC2064
    Deux ingénieurs de xilinx en plein placement-routage du XC2064 ?

    En est-on si sûr ?

      Tout d’abord revenons à la définition d’un FPGA :

      Field Programmable Gate Array

      Littéralement: Grille de portes programmable sur le champ.

      Les FPGA sont des composants munis d’éléments logiques plus ou moins complexes dont les connexions ne sont pas figées. Les connexions peuvent être re-programmées pour modifier l’architecture électronique du système en fonction du besoin sans avoir à démonter l’appareil à chaque fois.

      L’aspect programmable ne doit pas être vu dans le sens d’un programme que l’on télécharge dans une mémoire pour qu’il soit exécuté par un processeur. Non, le bon mot serait plutôt configurable ou re-câblable (quel beau mot) au besoin.

      Dans un FPGA moderne, les blocs que l’on peut connecter sont des éléments logiques (LUT), des multiplexeurs, des multiplieurs, des additionneurs, les sérialiseurs/dé-sérialiseur (serdes) sans oublier les blocs de mémoires ram (BRAM). Des PLL viennent en renfort pour générer des horloges pour cadencer tout ce bazar.

      Mapping du Gatemate A1
      Plan du Gatemate A1 de Colognechip, les entrées sorties sont à la périphérie et les blocs logique au centre

      Le « re-câblage » (on parle plutôt de configuration) est effectué en téléchargeant un fichier appelé bitstream dans la mémoire RAM ou flash du FPGA.

      Mais alors revenons à l'ENIAC. Cette machine est considérée comme le premier ordinateur électronique. Quand on pense ordinateur vient tout de suite l’idée d’un processeur qui exécute des instructions enregistrées dans une mémoire.

      Ça n’est pourtant pas le cas des débuts de l’ENIAC qui est conçu pour faire des calculs très rapidement, notamment pour calculer des tables de tir de missiles (pour tuer des gens). Et à chaque nouveau calcul il faut le re-câbler.

      Les blocs que l’on peut connecter sont des multiplieurs, des additionneurs, des tables de fonctions (à roulettes) ainsi que des imprimantes et des lecteurs de cartes perforées pour les entrées/sorties.

      Plan «mapping» de l’ENIAC
      Plan de l’ENIAC, il y quelques similitudes avec un FPGA. Cependant les blocs sont à l’extérieur et le multiplexage et les entrées sorties se font au centre. (sources https://historyofinformation.com)

      Pour re-câbler l’ENIAC point de bitstream mais des équipes de câbleuses qui reconfigurent la machine pour lancer un nouveau calcul histoire de faire péter une bombe plus fort (nucléaire) ou de bien atteindre la cible avec un canon.

      Câbleuse en action
      Câbleuses en pleine action, maintenant on télécharge un bitstream (source sigarch)

      Mais, attendez, cette description ressemble furieusement à la description d’un FPGA non ?

      Et oui, Xilinx n’a qu’à bien se tenir, le premier ordinateur électronique était également le premier FPGA de l’histoire. D’autres ont fait le lien également.

      Peut-être pourrait-on l’inclure dans les outils de synthèse libre comme Yosys ?

      Pas sûr.

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      Podcast Projets Libres épisode 71 : LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM

      LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM
      Découvrez la coopérative LaSuite.coop, qui s'est donné pour objectif de bâtir un commun numérique autour de LaSuite, de la DINUM (Direction interministérielle du numérique de l'état français).

      Avec Bertille Mazari, cofondatrice et directrice générale de lasuite.coop, et Timothée Gosselin, cofondateur et président du CA de Lasuite.coop, nous faisons un panorama de ce projet citoyen :

      • comment LaSuite.coop est-elle née ?
      • quels liens entretient l'équipe de LaSuite.coop avec la DINUM ?
      • comment fédérerent-ils les acteurs de la vie civile pour en faire un projet de société ?
      • comment l'équipe est-elle accompagnée dans ce projet ?

      Vous pouvez écouter l'épisode en audio ou lire sa transcription en texte (une traduction automatique en anglais est aussi disponible).

      Pour améliorer la qualité de notre production, nous sommes preneurs de vos retours dans les commentaires :

      • qu'est-ce que vous avez aimé dans cet épisode ?
      • qu'est-ce que vous amélioreriez ?

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      OpenAI attaque Hugging Face "sans faire exprès"

      26 juillet 2026 à 13:33

      C'est OpenAI lui-même qui, par inadvertance (*), a mené une attaque par IA. Elle s'est ainsi introduite au cœur de l'infrastructure de production de Hugging Face.

      NdM: (*) La responsabilité première ne revient donc pas à un modèle qui aurait « échappé au contrôle » au sens propre, mais à un dispositif expérimental dont le cloisonnement n’était pas à la hauteur des capacités évaluées. (article Usine digitale). Rappelons que la responsabilité est portée par l'humain et qu'altérer un système de traitement automatisé de données relèverait du pénal en France.

      C'était supposé être juste une évaluation interne pour mesurer les capacités cybernétiques de GPT‑5.6 Sol et d'un nouveau modèle encore plus avancé. D'ailleurs, ces deux modèles étaient bien placés dans un environnement isolé. Le seul accès réseau était strictement limité à un proxy interne de cache pour l'installation de paquets. Mais…

      Au lieu de résoudre directement les problèmes du benchmark ExploitGym, les modèles ont brûlé leurs tokens à trouver une faille de sécurité pour s'évader de leur environnement confiné. Ils ont identifié et exploité une vulnérabilité zero-day dans le proxy de cache du registre de paquets. À partir de là, ils ont procédé à une élévation de privilèges et à un mouvement latéral au sein de l'environnement de recherche d'OpenAI jusqu'à atteindre un nœud disposant d'un accès Internet ouvert.

      Une fois connectés à Internet, les modèles ont déduit que Hugging Face hébergeait des modèles, des jeux de données et potentiellement les solutions d'ExploitGym. Ils ont alors recherché activement des moyens d'accéder à des informations secrètes pour tricher à l'évaluation. Pour ce faire, ils ont chaîné plusieurs vecteurs d'attaque, trouvé des identifiants (volés) et exploité d'autres vulnérabilités, afin d'obtenir une voie d'exécution de code à distance sur les serveurs de production de Hugging Face. Leur objectif final était d'extraire directement les solutions du test depuis la base de données de production de Hugging Face.

      Ce scénario évoque d'ailleurs celui de Skynet ; le site skynetcountdown.com estime actuellement son avènement à 2035.

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      Agenda du Libre pour la semaine 31 de l'année 2026

      26 juillet 2026 à 11:16

      Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 19 événements (France: 17, Québec: 2) est en seconde partie de dépêche.

      Sommaire

      [FR Chaumont] Permanence autour du numérique libre - Le lundi 27 juillet 2026 de 09h00 à 21h30.

      REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

      => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
      => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
      => Vous gérez une association avec Paheko ?
      => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
      On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

      Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

      Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
      Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

      Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

      Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

      1. Adresse Open Street Map du local de REVOL:
      2. https://osm.org/go/0BqcekeTO?m=&relation=904595

      Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

      REVOL est là pour y contribuer !

      [FR Saint Clar] Tous les Lundis, médiatheque de Saint Clar - Le lundi 27 juillet 2026 de 10h00 à 17h00.

      Tous les lundis de 10h à 17h sans interruption, l'association Prends toi en main / atelier abcpc, propose install party, suivi, dépannage, formation et revalorisation à petit prix sous Linux exclusivement.

      L'atelier abcpc existe depuis plus de 10 ans et milite exclusivement pour les logiciels libres.

      [FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 27 juillet 2026 de 19h00 à 22h00.

      Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

      Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

      Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

      [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 27 juillet 2026 de 19h30 à 21h30.

      Saluton,

      Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
      Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
      Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

      Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
      Début: lundi  8 juin 2026.
      Les cours sont GRATUITS pour tous.

      Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
      Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

      Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

      N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

      Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

      [FR Dijon] Atelier du mardi - Le mardi 28 juillet 2026 de 15h00 à 19h00.

      Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

      Assistance technique.

      De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso

      [FR Le Mans] Permanence du mercredi - Le mercredi 29 juillet 2026 de 12h30 à 17h30.

      Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

      Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

      Planning des réservations consultable ici.

      [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi - Le mercredi 29 juillet 2026 de 14h00 à 18h00.

      Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

      Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

      Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

      Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
      l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

      Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

      [FR Argelès-Gazost] Repair Café - Le mercredi 29 juillet 2026 de 18h00 à 21h00.

      Venez apprendre à les réparer vos objets cassés et/ou en panne !

      Les bénévoles des trois associations co-organisatrices (le Collectif Éco-citoyen, l'Outil en Main et les Libristes Bigourdans) seront là pour donner un coup de main et aiguiller sur le diagnostic et les réparations. Venez réclamer votre droit à la réparation !

      Cette démarche s'inscrit dans la culture libre en promouvant le partage et la transmission de connaissances et en luttant contre l'obsolescence programmée imposée par les constructeurs. S'informer sur ces enjeux pourra vous aider à mieux comprendre les enjeux qui se jouent lors de l'achat d'un appareil électronique et vous aider à identifier les moyens qui existent pour s'en prémunir au mieux.

      En bonus, vous pourrez rencontrer d'autres personnes intéressées par ces enjeux autour d'une boisson ☕

      [FR Bordeaux] Cours gratuits d'Espéranto - Le mercredi 29 juillet 2026 de 20h00 à 22h00.

      Saluton,

      Nous proposons une nouvelle session de cours d'Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

      Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
      Vous trouverez également plus d'informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l'abonnement à la lettre d'informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

      Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l'application Duolingo.
      Début: mercredi 3 juin 2026.

      Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
      Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

      N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
      Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

      Ĝis la revido.

      [FR Saint-Girons] Install Party - Le jeudi 30 juillet 2026 de 09h30 à 12h00.

      Que ce soit pour se renseigner, tester des logiciels libres, installer Linux (Il faudra copier ses données avant) ou se sécuriser en dehors du monde privateur de l’extractivisme des données.

      Une équipe est disponible pour vous aider et répondre à toutes vos questions autour du logiciel libre.

      Pour tous niveaux, en autogestion, gratuit ou à prix libre pour le lieu.

      [FR Lyon] C’est l’été ! - Le jeudi 30 juillet 2026 de 18h00 à 21h00.

      L’été, pas de présentation !

      C’est le moment de se retrouver autour d’un verre pour papoter Python ou autre et toujours dans le respect de la charte de l’AFPy !

      [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) - Le vendredi 31 juillet 2026 de 08h00 à 08h00.

      Description

      Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

      [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire - Le vendredi 31 juillet 2026 de 11h45 à 13h00.

      Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

      Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.

      C'est quand ?

      Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

      Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

      Au programme

      • Discussion libre: Pas d'ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
      • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
      • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
      • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l'expert.

      Comment participer ?

      • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
      • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

      Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

      La participation est gratuite, ouvert à tous!

      Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !

      Nous avons hâte de vous y accueillir.

      Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Chaumont] Permanence Informatique - Le samedi 1 août 2026 de 09h00 à 12h00.

      REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

      => Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
      => Une question sur un logiciel libre ?
      => Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?

      On prend le temps avec vous, simplement.

      Nous pouvons vous accompagner sur:

      • le passage vers des systèmes libres (Linux Mint, MX Linux…)
      • l’installation et la prise en main de logiciels libres
      • la remise en état et la mise à jour de votre ordinateur (quand c’est possible)
      • des conseils pour mieux utiliser, sécuriser et prolonger la vie de votre matériel

      Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
      Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

      Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

      Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

      Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

      REVOL est là pour y contribuer !

      [FR Vandœuvre-lès-Nancy] Tester des systèmes Linux pour jeux vidéo sur PC - Le samedi 1 août 2026 de 10h00 à 12h00.

      Une série de trois ateliers pratiques pour tester un ou plusieurs systèmes d'exploitations Linux spécialisés pour les jeux vidéo.

      Ce sera l'occasion de choisir et se familiariser avec celui qui sera proposé lors de l'événement Installons Linux ! spécial jeux vidéo qui aura lieu début septembre à Vandœuvre.

      Accès

      Le bâtiment de la médiathèque est fermé au public, pour accéder à cet atelier rendez-vous derrière le bâtiment et appelez le 03 83 51 80 53.

      [FR Paris] Premier Samedi du Libre - Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 18h00.

      Lieu: La Générale - 39 rue Gassendi, 75014 Paris

      Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux ou Android avec des volontaires qui utilisent Debian, Fedora, Guix, Mageia, Trisquel, Ubuntu, etc pour GNU/Linux ; et /e/, F-Droid, LineageOS, etc pour Android, sur netbook, portable, tour, PC/Mac, ou smartphone, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, un logiciel libre, ou avec des logiciels libres sous Android.

      Ce sera aussi l'occasion de présenter et/ou de découvrir le mouvement du logiciel libre (qui touche pas mal de domaines comme les encyclopédies, les livres, la musique, etc.).

      Il y aura comme à chaque PSL un atelier auto-hébergement/Brique Internet avec Franciliens.net et un stand de présentation de FDN et des fournisseurs d'accès à Internet associatifs de la FFDN où l'on pourra également parler déMAILnagement et hébergeurs éthiques.

      • Déjeuner pour celles et ceux qui en ont envie à partir de 12h30 au Café Cocotte (165 Avenue du Maine 75014 Paris, juste en face de la Générale).
      • 14h-18h: install party, discussions informelles pour présenter les logiciels libres, stands et ateliers.
      • After-apéro dans un lieu à déterminer le moment venu !

      Avec un gros merci à La Générale pour l'accueil \o/

      [FR Le Mans] Permanence mensuelle du samedi - Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 18h00.

      Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

      Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

      Planning des réservations consultable ici.

      [FR Paris] Atelier de sensibilisation et essais téléphones à OS libéré - Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 17h00.

      Votre téléphone rame, est encombré ou certaines applis ne fonctionnent plus?

      Venez nous retrouver à la Générale où nous animons un petit atelier sur le sujet et vous ferons tester de vieux (mais pas que;)…) téléphones qui refonctionnent très bien après leur passage à un OS ‘libéré’. L'atelier est désormais organisé en 2 volets avec une partie Opérateurs, après la partie OS alternatifs.

      L’association Electrocycle https://electrocycle.co œuvre sur la réutilisation de vieux (plus de 4 ans) matériels électroniques: ainsi, de même qu’en passant son PC sous Linux on réutilise très bien parfois de très anciens PC, en passant son smartphone sous OS libre on peut prolonger de façon très importante sa durée de vie.

      Nous vous attendons nombreux:)!

      [FR Gaillac] Repair café - Le dimanche 2 août 2026 de 10h00 à 14h00.

      Repair-café, atelier informatique, etc.

      • Ouvert à toutes et tous
      • Petit déjeuner partagé.
      • Lieu où l'on répare ensemble:
        • vêtements
        • appareils électriques et électroniques
        • vélos
        • jouets
        • etc.
      • Lieu ou l'on découvre et pratique l'informatique:
        • les logiciels libres
        • la protection numérique
        • l'imprimante 3D
        • et bien d'autres choses…

      Tous les premiers dimanches du mois de 10h à 14h (ou plus)

      Au centre social "Mosaïque" (à proximité de la gare routière)

      Une équipe de bénévoles vous accueillera et tentera, avec vous, de diagnostiquer la panne et de réparer vos objets.
      Dans une démarche économique, écologique et sociale.

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      15 ans de projets libres : bilan

      25 juillet 2026 à 06:00

      Il y a 15 ans j’écrivais un article faisant le résumé de ma première année d’activité en tant que développeur de logiciel libre. J’ai ensuite fait des bilans réguliers durant les 9 ans qui ont suivi où j’y ai discuté de sujets divers et variés tels que les premiers pas, la contribution, les échecs, etc.

      Je pensais avoir conclu ce cycle mais plus tard, après avoir vécu de nouvelles aventures comme voir le projet Kitsu prendre son essor, collaborer avec le projet Blender, ou devenir parent, je me suis dit que je pouvais encore partager des choses. Voici donc mon retour d’expérience de ces cinq dernières années à temps plein sur Kitsu !

      Sommaire

      Contributions sur 15 ans

      Il y a 15 ans j’écrivais un article faisant le résumé de ma première année d’activité en tant que développeur de logiciel libre. J’ai ensuite fait des bilans réguliers durant les 9 ans qui ont suivi. J’ai discuté de sujets divers et variés tels que les premiers pas, la contribution, les échecs, etc. Enfin, j’avais conclu ces 10 années sur la satisfaction que j’avais tirée de toutes ces réalisations. Je pensais avoir fait le tour mais après 5 nouvelles années, j’ai eu le sentiment d’avoir encore des choses à partager.

      Durant cette période, ma contribution a été faite exclusivement sur mon projet Kitsu (licence AGPL) porté par mon entreprise CGWire. Kitsu est un logiciel de gestion de projets pour les studios d’animation et de VFX basé sur Javascript (Vue.js), Python (Flask) et Postgres. C’est une brique importante de leur système d’information. Autour de ce logiciel, nous fournissons des services d’hébergement et de support. Ce qui me permet d’en vivre à temps plein depuis maintenant bientôt 10 ans.

      Pour ce bilan, après un récapitulatif sur l’état d’avancement de Kitsu, je vais aborder différents thèmes : la collaboration avec un projet à très grand succès, être parent et développeur, l’organisation de notre premier événement dédié à notre solution, trouver un modèle d’affaires viable, faire du logiciel libre à l’heure de l’IA générative, et enfin je sortirai du champ Kitsu avec des réflexions autour des données personnelles et des LLM.

      Bilans précédents : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9

      État du projet Kitsu

      Aujourd’hui, Kitsu est reconnu comme une solution solide par tout le secteur de l’animation. Nous équipons environ 500 studios de 1 à 1000 personnes (la majorité d’entre eux est composée de 20 à 50 personnes) dans plus de 30 pays dans le monde.

      Les films et séries utilisant Kitsu sont principalement des productions indépendantes. Nombre d’entre eux ont reçu des prix prestigieux avec notamment des succès récurrents au Festival d’Annecy (la référence en animation 2D) mais aussi à Cannes, aux Césars ou aux Oscars. Le film qui a reçu le plus de récompenses est Flow (pour le coup en 3D !).

      C’est un résultat assez réjouissant. Toutefois, nous ne sommes jamais sortis de cette sphère indé, les gros studios ont toujours boudé notre solution, préférant le standard américain géré par Autodesk. Nous sommes donc restés sur des performances financières très modestes comparées à celles des start-ups classiques (500 k€/an de CA). Ce résultat est toutefois à mitiger, car le secteur subit une forte crise depuis 2023, y survivre est déjà une performance en soi.

      Du point de vue de l’équipe, nous sommes 5 à travailler dessus à temps plein et bénéficions de contributions régulières de notre communauté (tickets, PR, plugins et récemment une application mobile). Il y a donc une activité soutenue autour du produit.

      Pour ce qui est de la licence, Kitsu est toujours sous AGPL. Son installation et son usage sont pleinement documentés, mais il dépend encore beaucoup de la structure commerciale derrière (CGWire). Son fonctionnement est bien compris par plusieurs membres de la communauté, mais pas assez pour qu’ils le maintiennent eux-mêmes.

      En somme, le projet avance lentement mais sûrement et se porte bien. L’outil remplit son rôle, la communauté est contente et se développe. Nous avons pu conserver la licence tout du long et l’adoption est grandissante.

      La rencontre avec Blender

      À travers mon projet précédent, feu Cozy Cloud, et plus récemment les événements OSS Founders, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer des fondateurs de projets libres populaires. Parmi eux, on compte les CEO de Matomo, Nextcloud ou Strapi. Ces échanges sont toujours grisants, intéressants et informatifs, mais ça n’est pas allé plus loin que quelques bonnes discussions et poignées de main.

      Avec Kitsu, pour la première fois, j’ai eu l’occasion de collaborer directement avec un projet libre à succès et pas des moindres : Blender (un outil de création 3D en plein boom). J’ai non seulement pu assister aux premières loges de leur ascension récente, mais j’y ai aussi un peu participé.

      En effet, la plupart des studios utilisant Blender se sont tournés naturellement vers notre solution pour gérer leurs projets. La fondation portait un outil similaire de gestion (Attract) mais son développeur principal n’était autre que Francesco Siddi (aujourd’hui CEO). Son implication grandissante dans tous les domaines de la fondation lui laissait peu de temps pour s’en occuper. Voyant les progrès de Kitsu, il s’est tout simplement dit qu’il était plus simple de nous soutenir que de continuer à maintenir son projet.

      Ainsi, Kitsu a été choisi pour suivre les projets vidéo du Blender Studio, mais a aussi été plébiscité par celui-ci. Nous avons donc gagné en notoriété et avons bénéficié d’une visibilité internationale. Le studio ne s’est pas arrêté là puisqu’il nous a également un peu soutenus financièrement en commandant quelques fonctionnalités dans le logiciel. En contrepartie, notre logiciel leur a bien été utile pour s’organiser et faciliter la création de leurs films. J’en profite tout de même pour les remercier une nouvelle fois pour leur aide !

      Un autre élément important, qui nous a beaucoup impactés, c’est la présentation que Ton Roosendal m’a faite du projet Blender lors de ma visite au studio (encore CEO à l’époque, mais il intervenait moins car il avait commencé les soins du cancer dont il sera guéri plus tard). Il a partagé avec moi les valeurs profondes de la fondation. Leur mission principale est de donner à n’importe quel artiste la liberté de créer en lui fournissant des outils de création numérique haut de gamme. Blender est en fait bien plus qu’un logiciel, c’est un vrai mouvement pour un monde plus ouvert.

      Ce qui m’a amené à pousser la mission de Kitsu dans ce sens : l’idée n’était plus seulement de permettre de collaborer sereinement au sein des équipes d’animation. Nous voulions aussi permettre à n’importe quel studio dans le monde d’avoir les outils d’organisation et la méthode pour mener un projet de long métrage ou de série au bout, malgré des budgets toujours plus serrés.

      En effet, les narratifs de film d’animation sont encore trop peu diversifiés et s’inspirent souvent de ceux de Disney. Chaque film indépendant qui émerge propose une autre vision du monde. Cette diversité nous libère des conceptions véhiculées par les films à grands budgets. Comme les maigres budgets des films indés ne suffisent pas toujours à finaliser le projet avec la qualité souhaitée, de bons outils d’organisation sont nécessaires pour optimiser les efforts. Ceux-ci étaient difficilement accessibles (chers et complexes à mettre en œuvre), Kitsu de par son aspect libre et sa simplicité, a rendu possible l’utilisation de ces outils.

      De cette manière, de nombreuses œuvres originales comme Flow, Jim Queen, In Waves, Linda veut du poulet, Allah n’est pas obligé ont pu aller au bout de leur vision artistique. Et dans le monde entier, le phénomène s’est répété, comme encore récemment avec des films comme Bravecat en Amérique latine ou Igi (en cours) en Géorgie. Ces nouveaux points comptent, car ils libèrent nos imaginaires en nous offrant un autre regard sur le monde.

      Vous l’avez compris : rencontrer et être accepté par l’équipe et la communauté de Blender a été transformateur pour notre projet. Nous avons, d’une part pu étendre notre visibilité, mais surtout viser une finalité encore plus porteuse.

      Diapositive de présentation du pipeline du Blender Studio
      Diapositive de présentation du pipeline du Blender Studio

      Logiciel libre et parentalité

      Dans un tout autre registre, il y a 3 ans environ je suis devenu père. Cet heureux événement a eu un impact significatif sur mes projets et mes contributions.

      Cela ne surprendra personne, mais ça prend beaucoup de temps et d’énergie d’être parent. D’autant plus que cela s’est passé sur fond de crise du secteur de l’animation, ce qui a fait que je n’ai pas pu vraiment lever le pied sur Kitsu.

      J’ai donc forcément dû sacrifier pas mal d’activités. À partir de ce moment-là, toute contribution était devenue trop difficile pour que je me motive. J’ai dû aussi arrêter l’organisation des meetups que j’ai mentionnés dans mon précédent post. Même suivre l’actualité des différentes associations du libre ne m’était pas toujours facile.

      Mon emploi du temps a été chamboulé et les soirées drainaient suffisamment mon énergie pour me démotiver à regarder d’autres dépôts de code ou à démarrer de nouveaux projets. J’ai donc pris conscience à quel point c’est difficile pour un parent de contribuer. Je suis d’autant plus admiratif quand je rencontre un développeur parent désormais.

      Pour tempérer, cela s’améliore avec le temps. Pour preuve, j’ai pu écrire cet article ! Et cette situation peut aussi être vue comme l’occasion de se donner des limites strictes et de se concentrer sur un problème donné plutôt que de papillonner sur plein de projets différents.

      La pression de l’offre gratuite

      Vouloir vendre un logiciel “gratuit” n’est pas chose aisée. En réalité, on vend de l’hébergement et du support autour de Kitsu. Alors, certes, l’accès gratuit facilite la dissémination, mais cela nous amène aussi à quelques écueils.

      Un premier souci est que les installations auto-hébergées sont rarement propres et que le logiciel n’est pas toujours utilisé de façon optimale. Cela nous arrive donc de croiser des utilisateurs mécontents sans comprendre l’origine du problème. Mais quand on creuse un peu, ils utilisent une version auto-hébergée et n’ont pas la dernière version ou ne sont simplement pas au courant de la disponibilité d’une fonctionnalité.

      Les studios pensent faire des économies en se passant de nous, mais se priver d’un éditeur pour un logiciel clé a aussi un coût (installation, maintenance, impact des incidents, sous-optimisation). Et cela nous impacte négativement aussi dans le sens où on peut générer de l’insatisfaction sans que nous y puissions faire quoi que ce soit.

      Ce problème est tout de même compensé par un autre phénomène : beaucoup de gens sont contents de pouvoir accéder à ce type d’outils alors que leur budget ne le permet pas. On ne compte plus les studios qui viennent nous remercier sur notre stand sans qu’on ait jamais entendu parler d’eux.

      Pour autant, cela crée une situation où notre plus gros concurrent devient nous-mêmes. Nous sommes contraints d’argumenter en notre faveur auprès d’un utilisateur déjà convaincu. Il nous est aussi arrivé d’avoir des clients utilisant notre cloud, qui, au renouvellement, nous annoncent le prix qu’ils souhaitent payer en nous menaçant de basculer en auto-hébergement si nous refusons.

      Et avec la crise du secteur, beaucoup de studios ont décidé de basculer sur la version auto-hébergée. Récemment, nous avons lancé une offre légère de support à petit prix. Le succès a été très timoré. Cela nous a mis dans la position inconfortable de devoir quémander des sous à des sociétés qui tirent un bénéfice conséquent de notre solution.

      Cela crée une situation difficile à gérer. Nous ne l’avions pas anticipé, nous pensions que les productions avec des budgets significatifs n’oseraient pas se priver de la garantie de fonctionnement proposée par le fournisseur.

      Ce manque à gagner freine clairement notre progression et surtout nous met toujours sur le fil. Quand les perspectives ne sont pas bonnes, cela nous met particulièrement sous pression. Malgré la dynamique vertueuse du logiciel libre, cela peut aussi engendrer des situations désagréables pour les mainteneurs. Pour pallier à ça, nous essayons aussi de mettre en place des fonctionnalités propriétaires externes au logiciel : système de synchronisation entre différents studios, serveur MCP, optimisations des traitements vidéo, configuration multi-régions, etc. Nous avons pas mal d’espoir que cela remotive les studios avec un budget à rebasculer sur une offre complète.

      Pour résumer, le fait que Kitsu soit libre stimule énormément l’écosystème de l’animation. Pour autant, cela génère une pression importante sur l’entreprise soutenant son développement. Maintenir le projet à flot tout en restant libre requiert beaucoup de travail.

      Standardisation

      Mais le fait que l’application se diffuse facilement fournit aussi un avantage non négligeable : petit à petit, l’outil devient le standard de l’industrie. D’autant plus que notre modèle de données et nos interfaces sont plutôt légers comparés aux offres concurrentes. Kitsu est donc l’outil facile à adopter, sur lequel on peut démarrer très vite en passant de studio en studio.

      Encore mieux, chaque studio peut scripter facilement des connexions avec ses propres outils et avec le Kitsu d’un autre studio. Comme il est courant de fonctionner en coproduction (plusieurs studios financent et fabriquent le projet), le côté standard de Kitsu facilite bien la collaboration.

      Côté école, Kitsu a la cote aussi. Pour les étudiants, la facilité de prise en main les aide à mettre en place leurs premiers projets. Cela leur fournit aussi un cadre de studio. Ainsi, ils seront ce qui est attendu d’eux en matière de reporting et de communication une fois qu’ils intégreront une équipe. Les futurs professionnels de l’image connaissent déjà Kitsu et seront motivés pour en parler.

      Étant donné que la difficulté du film réside dans la partie artistique, fournir une brique clé en main, facilement accessible, retire une bonne épine dans le pied à toutes les parties prenantes de l’industrie. Quand Kitsu devient le choix par défaut, le problème de l’outil d’organisation se règle. Les équipes de production peuvent se concentrer sur leurs métiers respectifs et, par conséquent, livrer de plus beaux films.

      Le premier Kitsu Summit

      Fort de ce succès, nous avons pu organiser le premier événement sur une journée entièrement dédiée à notre projet. 70 personnes ont été réunies autour de 12 conférences parlant de l’utilisation de Kitsu. Nous avons aussi accueilli quelques sponsors.

      Cela nous a permis de faire se rencontrer tout un tas d’acteurs de notre écosystème. La communauté a pu échanger dans la joie et la bonne humeur. Nous avons aussi discuté avec tout un tas de personnes que nous ne voyons jamais directement. Ce genre d’événements est évidemment très stimulant.

      Nous avons également pu récupérer beaucoup de captations vidéo. Ce qui nous a fourni un conséquent matériel vidéo à diffuser. Cela renforce notre crédibilité. Toutefois, organiser un tel événement a requis beaucoup d’énergie et a été assez coûteux (nous étions largement à perte). Nous ne sommes donc pas encore en capacité d’en faire un tous les ans, mais la motivation pour un autre est là !

      Keynote d’ouverture au Kitsu Summit 2026
      Keynote d’ouverture au Kitsu Summit 2026

      Le code à l’heure de l’IA générative

      Comme si la crise du secteur ne suffisait pas, notre métier de développeur a été révolutionné récemment. Les IA génératives génèrent du code correct rapidement. Quand j’enfile ma casquette de développeur, je passe donc plus de temps à discuter avec un agent qu’à intervenir sur le code directement.

      Bien qu’étant une petite équipe, ces nouvelles possibilités, nous ont pas mal occupés. Nous avons pu lancer des refactorings longtemps attendus, en planifier d’autres et lancer des audits à répétition sur notre existant (à chaque avancée des modèles). Nous avons pu aussi prendre beaucoup plus de tickets. En interne, nous avons également développé plein de petits utilitaires pour nous faciliter la vie, surtout au niveau de notre infrastructure d’hébergement.

      La partie assurance qualité du projet a été la plus boostée, mais nous avons aussi pu fournir de nombreuses fonctionnalités rapidement et trouver des solutions à des problèmes posés depuis longtemps (exemple : appliquer une gomme sur des dessins vectoriels).

      Les contributions ne sont pas en reste. Elles sont déjà plus nombreuses, plus conséquentes, et de meilleure qualité. Voici quelques exemples : support d’OpenID, serveur MCP, app mobile pour valider les vidéos stockées sur la plateforme, plugin applicatif, etc. Pour les encaisser, nous faisons appel aux modèles eux-mêmes afin de faciliter les relectures.

      Néanmoins, qui dit plus de code, dit plus de travail. Cela nous demande aussi de repenser notre organisation en vue de gérer cette nouvelle masse. Surtout si les contributions et tickets s’accélèrent, nous allons devoir revoir complètement notre infrastructure d’intégration continue (automatisation de l’analyse et traitement des tickets, des pull requests, des remontées Sentry, etc.).

      Nous avons aussi pu utiliser pour la première fois Kitsu pour gérer un projet de développement complet. En effet, lancer un agent sur un projet long n’offre pas de retours clairs sur l’avancement. Avec notre outil, nous avons pu suivre toute la progression, fournir des retouches via notre système de discussion et surtout nous avons pu tracker la consommation complète de tokens (ainsi que le temps total passé). C’est un usage détourné de Kitsu mais c’est intéressant qu’à l’heure de l’IA, les développements se suivent plus comme un projet industriel classique : de manière linéaire avec un suivi de consommation.

      Mais tout ceci vient avec de lourdes contreparties. La manière dont sont fabriqués et distribués les modèles est délétère : extraction massive de ressources, esclavagisme des travailleurs du clic, consommation excessive d’énergie, concentration du contrôle des modèles et communication menaçante des acteurs du secteur. Et pour revenir à un souci plus terre-à-terre, le prix du token n’est pas encore déterminé. Ce qui est possible aujourd’hui ne le sera pas forcément demain.

      Pour mitiger ces aspects, nous avons rédigé un manifeste pour placer quelques garde-fous : https://www.cg-wire.com/sustainable-ai-manifesto. Ces lignes nous permettent de garder un minimum de respect pour nos utilisateurs, mais elles ne résolvent pas tous les problèmes mentionnés.

      Dans les autres aspects négatifs, j’aimerais aussi souligner le fait que la perte de contrôle induite par l’utilisation d’un logiciel tiers, n’est pas négligeable. On passe d’un stade où on peut tout coder chez soi sans connexion internet et de manière privée à une situation où on envoie tout sur un cloud extérieur facturé à l’usage et analysant nos données (Andrew Kelley en parle mieux que moi).

      Les reviews aussi sont plus délicates. Avant, faire une review permettait de faire progresser le contributeur. Désormais, la review sert principalement à valider le code. L’impact d’une relecture est donc moindre. Il faut aussi revoir beaucoup plus de code généré avec une logique exhaustive. Certes, les modèles respectent les règles de l’art, mais pour autant la charge cognitive à la relecture est plus importante.

      Autre souci, les agents de code poussent à la consommation et proposent toujours d’aller plus loin. L’agent ne se fatiguant jamais, le fait de définir des limites devient difficile. Minimalisme et code agentique ne font pas bon ménage.

      Enfin, le plaisir de coder n’est plus le même. Passer une bonne journée à résoudre des problèmes, nettoyer son code, écrire la documentation associée est bien plus plaisant que de discuter des fonctionnalités, de l’architecture et des objectifs avec un LLM.

      Voilà pour un premier tour d’horizon. Le sujet de l’IA générative dans le code est très complexe. Je n’ai pas de recommandation à faire. L’idée ici est de partager un premier retour d’expérience. Ce changement est encore très récent et il est difficile d’avoir du recul dessus. Au passage, je recommande l’excellente publication Limites Numériques, qui pose pas mal de bonnes questions sur le sujet des LLM et IA génératives, notamment sur la partie expérience utilisateur.

      Développement d’un serveur MCP suivi avec Kitsu
      Développement d’un serveur MCP suivi avec Kitsu

      IA et données personnelles

      Cela me permet de faire la transition vers un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la question des données personnelles (cf. l’ère Cozy Cloud). En effet, à travers les interactions avec les LLM, nous produisons et fournissons des données personnelles plus que jamais. Le besoin de récupérer le contrôle dessus se fait donc encore plus ressentir.

      D’autant plus qu’un nouveau champ d’usage semble possible. Puisqu’avec plus de données de contexte, les réponses deviennent plus pertinentes et peuvent se baser sur des rapprochements intelligents. La mise à disposition d’un assistant virtuel paré à nous servir devient envisageable.

      Aujourd’hui, des outils libres comme Hermes ou OpenClaw permettent déjà de mettre en place un tel agent pour organiser nos besoins personnels. Mais pour en tirer pleinement parti, il faut un accès à un LLM local (très coûteux aujourd’hui) et à des données personnelles structurées et privées. On peut évidemment fonctionner avec des LLMs du marché et la suite Google mais cela revient à se livrer totalement à un acteur tiers. Et comme on l’avait constaté avec Cozy Cloud, les données sont trop fragmentées entre plateformes concurrentes. C’est donc plus difficile de faire ça aussi bien qu’avec des services maîtrisés et déployés sur son propre hardware.

      J’ai aussi pu observer que le principe d’autohébergement s’est popularisé : le Mac Studio est en rupture de stock, le Framework Desktop a un succès retentissant, Google propose des VM personnelles (Gemini Spark), NVidia propose sa box, etc. Toutefois, s’auto-héberger devient de plus en plus un sport de riches. Le prix du matériel explose et pour faire tourner un bon LLM, il faut compter plusieurs milliers d’euros.

      Tout ça pour dire que l’informatique personnelle va probablement prendre une nouvelle dimension, mais cela profitera probablement surtout aux classes très aisées. Je suivrai tout de même cela de près et encouragerai toute initiative libre et protectrice de la vie privée dans ce domaine.

      Conclusion

      Ces cinq dernières années ont été très riches en événements, apprentissages, rencontres et découvertes.

      Même si j’ai moins codé, j’ai beaucoup appris sur les dynamiques du logiciel libre et des modèles d’affaires liés tout en suivant les dernières évolutions technologiques. Mais surtout, j’ai pu voir mon projet se développer et rendre ses utilisateurs heureux. Enfin, j’ai pu travailler avec un des projets les plus excitants du monde libre.

      Mon constat est que réaliser un projet utile et libre a un impact positif net sur le secteur ciblé. Cela amène à faire des rencontres inespérées auparavant. Mais plus l’outil progresse, plus l’alimenter nécessite des moyens conséquents. Les trouver requiert beaucoup d’énergie et amène à des situations ingrates. C’est dans ces moments que la mission prend tout son sens. Il faut savoir pourquoi on se lève le matin pour garder la motivation et trouver l’énergie pour continuer.

      Kitsu a aussi permis à une brique libre de faire une percée dans un secteur où les solutions propriétaires étaient quasi omniprésentes (en dehors de l’adoption récente de Blender). C’est un pas de plus vers un monde numérique plus vertueux.

      Tout ceci n’a pas été de tout repos, mais je dois dire que c’est une sacrée aventure dont je ne me lasse pas. J’ai tout de même hâte d’arriver à une forme de stabilité. Les aléas du marché créent une incertitude qui n’est pas toujours confortable. J’espère pouvoir vous dire que j’y suis arrivé lors de mon prochain bilan en y ajoutant plein d’autres apprentissages et nouvelles !

      Session de validation de plans dans Kitsu (images : Wing it par le Blender Studio)
      Session de validation de plans dans Kitsu (images : Wing it par le Blender Studio)

      Questions-réponses tirées du journal

      Est ce que tu penses que les difficultés dont tu parles sont liées à votre licence ? (piratebab2)

      Avec la licence libre, on perd l’effet d’entraînement qui permet d’avoir plus de fuel pour continuer à faire grossir l’équipe et de rajouter des services. Et comme le marché est petit, d’une certaine manière ça diminue le nombre d’entreprises atteignables. Avec une approche propriétaire, il aurait été plus difficile de convaincre les premiers utilisateurs et le côté standard aurait été plus difficile à atteindre et la crise nous aurait aussi impactés. Ça n’aurait pas été simple non plus.

      Avez-vous pensé à faire de la formation pour mettre du beurre dans les épinards ? (piratebab2)

      Nous avions essayé sans succès, mais c’est peut-être une idée à relancer maintenant que la surface fonctionnelle du logiciel est plus importante. D’autant plus que les formations sont beaucoup subventionnées dans le secteur. Le coût pour un studio est faible.

      Vous pouvez fournir une assistance à la mise en place de l’auto-hébergement, puis un contrat de maintenance (piratebab2)

      Oui on a ajouté ça récemment avec notre programme Partners : https://www.cg-wire.com/partners/
      Ça prend un peu, on va essayer de pousser ça pour se créer un flux de revenu supplémentaire. Si ça prend vraiment ça peut nous booster significativement (100 studios qui s’inscrivent = 350k€ / an en plus).

      Pour pouvoir faire des formations professionnelles dont le paiement est pris en charge par les dispositifs en vigueur il faut avoir une certification Qaliopi ce qui entraîne des frais non négligeables parce que c’est payant. (Ysabeau 🧶)

      Merci pour les infos. Dans le secteur de l’animation c’est L’AFDAS qui gère tout ça (la plupart des gens sont intermittents du spectacle), et idéalement il faut passer par un organisme de formation agréé.

      Merci pour les suggestions !

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      Perl 5.44 est sorti

      Perl est un langage de programmation créé par Larry Wall en 1987 (Artistic License et GPL). La version 5.44.0 est parue le 15 juillet 2026. La précédente 5.42.0 était initialement parue en juillet 2025, avec un dernier correctif 5.42.2 publié en mars 2026.

      Parmi les améliorations principales :

      • paramètres nommés dans les signatures
      • foreach avec plusieurs variables peuvent maintenant utiliser des alias de références
      • fonctionnement amélioré des motifs d’expressions régulières avec /xx
      • prise en charge d’Unicode 17.0
      • nouvelle source d’entropie pour l’initialisation du générateur de nombres pseudo-aléatoires

      Mais aussi 3 correctifs sécurité, quelques incompatibilités, des améliorations de performances, de documentation, etc. Reportez-vous aux notes de version pour avoir tous les détails. La suite de la dépêche décrit les améliorations principales et les correctifs sécurité.

      Améliorations principales

      Paramètres nommés dans les signatures

      Cette version de Perl apporte la possibilité de passer des paramètres de fonction par paire nom/valeur plutôt que par position.

      sub f ($x, $y, :$alpha, :$beta = undef) { ... }
      f( 123, 456, alpha => 789 );

      Cette fonctionalité est considérée comme étant experimentale et est décrité en détail dans la partie "Signatures" de perlsub.

      Les foreach avec plusieurs variables peuvent maintenant utiliser des alias de références

      Perl version 5.22 avait apporté des alias à des références, permettant à la variable d’itération d’une boucle foreach de créer de nouveaux alias à une référence. Avec Perl 5.36, on pouvait itérer sur plusieurs variables à la fois dans une boucle foreach. Dans cette version de Perl, ces deux fonctionnalités peuvent être utilisées ensemble, ce qui permet d’avoir plusieurs variables d’itération, certaines pouvant être des alias de références.

      use v5.44;
      use feature qw( refaliasing declared_refs );
      my %hash = (
          one => [1],
          two => [2, 2],
      );
      foreach my ( $key, \@items ) ( %hash ) {
          say "The $key array contains: @items";
      }

      Fonctionnement amélioré des motifs d’expressions régulières avec /xx

      À titre expérimental, le modificateur de motif /xx permet aux classes de caractères (par exemple, [a-zA-Z]) de s’étendre sur plusieurs lignes et de contenir des commentaires ; il signale également les cas potentiels où une partie du motif a été interprétée comme un commentaire au lieu de l’interprétation voulue. Ce comportement est activé par la directive use feature "enhanced_xx". Voir la section « /x et /xx » dans la documentation perlre.

      Prise en charge d’Unicode 17.0

      Le support Unicode de Perl passe à la version 17.

      Nouvelle source d’entropie pour l’initialisation du PRNG

      Perl utilise désormais l’appel système getentropy() pour obtenir des octets aléatoires adaptés à l’initialisation de son PRNG interne. Auparavant, Perl lisait des octets bruts depuis le périphérique /dev/urandom. Perl procède désormais à cette initialisation dans l’ordre suivant (en passant à l’étape suivante en cas d’échec) :

      • getentropy() sur les systèmes prenant en charge cet appel (Linux, BSD, macOS)
      • /dev/urandom sur les systèmes qui en disposent
      • Une empreinte (hash) de variables d’état internes : temps Unix, identifiant de processus et valeur de pointeur

      Notez que le PRNG interne ne convient toujours pas aux applications nécessitant une sécurité élevée. Consultez la section « rand EXPR » dans perlfunc pour les aspects liés à la sécurité.

      Securité

      CVE-2026-8376 - Débordement de tampon dans Perl_study_chunk

      La fonction Perl_study_chunk, située dans regcomp_study.c, vérifiait la taille du tampon de sous-chaîne concaténée en nombre de caractères plutôt qu’en octets. Dans une version 32 bits, ceci peut entraîner un débordement de tampon, provoquant des écritures hors limites.

      CVE-2026-57432 - Débordement de tampon dans S_measure_struct

      Si l’on appelle pack ou unpack pour traiter une structure dont la taille calculée est trop importante pour tenir en mémoire, un dépassement d’entier peut arriver et entraîner un débordement de tampon. Ce cas de figure se produit généralement lorsque l’on utilise un nombre élevé comme facteur de répétition pour un élément.

      CVE-2026-13221 - Regex trie 16-bit field overflow

      L’optimisation de type « trie » (arbre de recherche) du moteur d’expressions régulières pouvait subir un dépassement lors du traitement d’une alternance comportant plus de 65 000 branches. Cela pouvait entraîner à la fois des faux positifs et des faux négatifs pour ces expressions régulières.

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      L'April invite à participer à la « Fête des Possibles » 2026 pour toucher de nouveaux publics

      22 juillet 2026 à 07:22

      Une nouvelle édition de la Fête des Possibles, initiée et coordonnée par le Collectif pour une Transition Citoyenne, aura lieu du 11 septembre au 11 octobre 2026. Des centaines d'événements seront organisés partout en France et en Belgique pour valoriser les actions concrètes en faveur d'un avenir plus durable et solidaire.

      Le logiciel libre a toute sa place dans cette dynamique ! Ainsi, l'April, partenaire de la Fête des Possibles, invite les organisations locales de promotion du logiciel libre à proposer un voire plusieurs rendez-vous dans le cadre de cette initiative.

      Logo Fête des Possibles

      Comment participer ?

      • Si vous avez déjà prévu un événement autour du logiciel libre ou de la culture libre entre le 11 septembre et le 11 octobre, pensez à l'ajouter sur le site de la Fête des Possibles, en indiquant la thématique « Vivre et faire autrement » ;
      • Vous pouvez aussi proposer un rendez-vous ad hoc pour la Fête des Possibles ! Dans ce cas, n'hésitez pas à l'ajouter sur le site de l'initiative dès que vous connaissez la date, il sera toujours possible d'affiner la présentation plus tard ;​
      • Vous pouvez, sans doute aussi, vous « greffer » à un événement déjà prévu, en proposant à l'organisation de prévoir de la place pour de la sensibilisation au logiciel libre : vérifiez sur la carte des rendez-vous si des événements sont déjà programmés près de chez vous.
      • Votre événement se déroule en ligne ? Le formulaire de soumission permet de l’indiquer !

      Le bon réflexe

      N'oubliez pas d'inscrire votre événement également sur l'Agenda du Libre, en ajoutant le mot-clé fete-des-possibles-2026. Cela permettra à l'April de mettre en valeur la contribution des organisations locales de promotion du Libre à la Fête des Possibles 👍

      Préparez dès maintenant votre événement, et rendez-vous du 11 septembre au 11 octobre 2026 pour agir avec la Fête des Possibles !

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      Appel à projets tuteurés colibre 2026-2027

      Cette année encore (mais pour la dernière fois) la licence professionnelle en communication CoLibre, de l'Université Lyon2, vous invite à proposer une action de communication pour votre structure (association, collectif, entreprise…) qui fera l'objet d'un projet tuteuré pour un des groupes de notre promotion 2026-2027.

      L'appel est ouvert jusqu'au 15 septembre (sans possibilité d'allongement).

      Logo de la licence professionnelle en communication CoLibre, de l'Université Lyon2

      Il est important de penser que l'action fera d'abord l'objet d'une étude de faisabilité et, dans la mesure du possible, sera réalisée par le groupe qui en a la charge.

      Il faut garder en tête que les étudiantes et étudiants ne doivent utiliser que des logiciels libres pour réaliser leurs travaux et que par ailleurs tous les frais engagés doivent être pris en charge par l'offreur.

      Par expérience, il est important que la structure soit en mesure de venir rencontrer le groupe ou le faire venir "en vrai", il faut aussi avoir une part de disponibilité pour une réunion mensuelle minimum avec le groupe et considérer le groupe comme force de proposition et pas seulement comme exécutant à pas cher d'une action de communication.

      Le formulaire de proposition est disponible sur le site de la promotion tout comme des informations sur les projets tuteurés passés.

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      Podcast Projets Libres saison 4 épisode 21 : postmarketOS, Linux pour faire durer votre smartphone pendant 10 ans !

      Podcast Projets Libres saison 4 épisode 21 : postmarketOS, Linux pour faire durer votre smartphone pendant 10 ans !

      L'équipe de Projets Libres est ravie de vous présenter un épisode de la série sur la libération des smartphones, dédié à la distribution Linux mobile postmarketOS.
      Dans ce long entretien avec Antoine Martin et Ranny Bergamotte, deux contributeurs de confiance du projet, nous abordons une variété de sujets :

      • l'histoire du projet
      • ses différentes composantes (système, environnements de bureau, etc)
      • son équipe
      • son organisation
      • sa gouvernance et ses évolutions actuelles
      • son rapport avec les différents projets upstream
      • son financement
      • son système de tests matériel distribué par internet (hardware-CI)

      Nous remercions chaleureusement Ranny pour sa réécriture complète de la traduction anglaise.

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