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Agenda du Libre pour la semaine 35 de l’année 2026

23 août 2026 à 18:05

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 26 événements (France: 24, Internet: 2) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire

[FR Beauvais] Messagerie classique et messagerie instantanée – Le lundi 24 août 2026 de 09h30 à 12h30.

En présentiel ou en visio

Dans le cadre du dispositif « Vert l’été »:

Brièvement: messagerie classique, listes de diffusion, mailing-listes, messagerie instantanée, partage de fichiers, de documents audio et vidéo, framateam, visio-conférence.

Les points qui seront abordés:

Choisir un nom de domaine pour sa messagerie

  • Chez un fournisseur de noms de domaine qui va aussi proposer des services de base tels qu’un site web et des adresses de messagerie. Quelques exemples de fournisseurs:  https://www.ovhcloud.comhttps://www.lws.frhttps://www.o2switch.fr, https://www.ionos.fr
  • Prenons comme exemple le nom de domaine club-de-quartier.fr  Ce nom de domaine est mis à disposition par un fournisseur. Ce fournisseur va héberger les services de base: le portail https://club-de-quartier.fr  et les premières adresses de messagerie, dont généralement la plus classique: contact@club-de-quartier.fr. Ces services sont paramétrables par une interface d’administration simple où on ne fait que cliquer: https://cpanel.club-de-quartier.fr. On peut en plus installer des logiciels et créer des adresses de messagerie propres à l’association, de type prenom.nom@club-de-quartier.fr
  • Sinon prendre un compte de messagerie chez des fournisseurs gratuits mais respectueux de la vie privée:  mailo.com, proton.me, tutanota.com, ikmail.com. Ou encore chez des fournisseurs gratuits mais mettant moins en avant la protection des données personnelles: laposte.net, gmx.com

Gestion de la messagerie par le webmail

  • Un navigateur suffit, donc le compte est accessible depuis tout PC, mais il faut être connecté. On abordera les points suivants:
  • les différents éléments d’un mail, les différents dossiers de l’environnement
  • brouillons, modèles, carnet d’adresses, import/export, filtres de message, ouvrir comme un nouveau message, réponses automatiques, redirections

Utilisation du logiciel Thunderbird (équivalent du logiciel Outlook)

  • avantages: on peut travailler sur ses messages en étant connecté et on peut consulter plusieurs comptes mail dans la même fenêtre. On  abordera les points suivants:
  • configurer un ou plusieurs comptes mail dans Thunderbird
  • carnets d’adresse
  • filtres
  • réponses automatiques
  • brouillons, modèles
  • ouvrir comme un nouveau message
  • sauvegardes
  • import/export
  • synchronisation contacts et agendas

Échanger par la messagerie classique via une ou plusieurs mailing-listes: chaque message adressé à la liste est distribué à tout le monde et tout le monde peut répondre à tout le monde au sein d’une liste. L’hébergeur propose d’en créer, exemples: liste-bureau@club-de-quartier.fr, liste-ca@club-de-quartier.frliste-adherents@club-de-quartier.fr  Autre possibilité: https://framagroupes.org

Une newsletter ou liste de diffusion, par exemple pour donner le programme mensuel de l’association

  • par des services dédiés tels que https://www.canva.com/fr_fr/creer/newsletters/ ou https://www.brevo.com/ etc. Ces outils sont certainement confortables. En contrepartie, ils doivent utiliser les données personnelles, et il faut investir dans une nouvelle plateforme, cad créer un compte avec adresse mail et mot de passe, etc. En outre, l’outil cherche à ce que l’association fasse tout dans cet outil-là.
  • ou par un logiciel intégré à votre portail, exemples Mailpoet pour Wordpress ou Icymailing pour Joomla. On est toujours dans son propre environnement.

Si les échanges sont nourris et envahissent les boites aux lettres, pourquoi pas la messagerie instantanée

  • https://framateam.org (logiciel Mattermost) avec partage de fichiers, images, vidéos. Possibilité de passer des appels audio ou vidéo entre membres, et même de démarrer une visio-conférence.
  • https://framatalk.org  cet outil propose des conversations, qui peuvent être converties en visio-conférence.
  • Messagerie instantanée basée sur un numéro de téléphone, comme Signal, entre autres. Avec synchronisation sur PC.

Programme et inscription:

https://formations-benevoles-hautsdefrance.org/formation/les-outils-numeriques-au-service-des-associations-messagerie-classique-et-messagerie-instantanee/

[FR Saint-Étienne] Permanence de l’association Alolise – Le lundi 24 août 2026 de 19h00 à 22h00.

Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l’informatique, les logiciels, l’hébergement, passer de Windows à Linux.

Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

[FR Chaumont] Permanence Informatique – Le mardi 25 août 2026 de 09h00 à 16h30.

REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l’outil numérique.

=> Vous avez une question sur le logiciel libre ?
=> Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
=> Vous gérez une association avec Paheko ?
=> Curieuse·x de la modéliation ou de l’impression 3D ?
On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d’ordinateurs sont proposées lors d’install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

REVOL est là pour y contribuer !

[FR Beauvais] Traitement vidéo avec Kdenlive. Conception d’images avec Inkscape. – Le mardi 25 août 2026 de 09h30 à 12h30.

En présentiel ou en visio

Au programme, dans le cadre du dispositif « Vert l’été »:

Inkscape: le logiciel de PAO pour réaliser vos affiches. Atelier pour comprendre les bases de la conception d’une affiche. Que faut-il mettre? Quelle typo utilisée? Quelles couleurs???? Comment utiliser l’IA (Intelligence Authentique) pour votre communication?

Kdenlive: logiciel de montage vidéo libre et gratuit. Accessible aux débutants. Il permet de réaliser des montages complets avec des effets, transitions, titres et gestion de multiples pistes audio et vidéo.

Disponible sur plusieurs systèmes d’exploitation, il constitue une solution idéale pour créer et éditer des vidéos de manière professionnelle sans logiciel propriétaire. Kdenlive est le logiciel qui vous permettra de monter des vidéos, diaporamas digne d’un professionnel!

Programme et inscription:

https://formations-benevoles-hautsdefrance.org/formation/les-outils-numeriques-au-service-des-associations-traitement-video-avec-kdenlive-conception-dimages-pour-la-communication-avec-inkscape/

[FR Dijon] Atelier du mardi – Le mardi 25 août 2026 de 15h00 à 19h00.

Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

Assistance technique.

De préférence sur RDV directement sur le site de l’asso

[FR Beauvais] Outils collaboratifs : framapad, suite bureautique en ligne, framadate, framaforms, visioconférence – Le mercredi 26 août 2026 de 09h30 à 12h30.

En présentiel ou en visio

Au programme, dans le cadre du dispositif « Vert l’été ».

Les points qui seront abordés:

Communiquer par écrit au sein d’un groupe ou de l’association

Échanger par la messagerie classique via une ou plusieurs mailing-listes: chaque message adressé à la liste est distribué à tout le monde et tout le monde peut répondre à tout le monde au sein d’une liste. L’hébergeur propose d’en créer, exemples: liste-bureau@club-de-quartier.fr, liste-ca@club-de-quartier.frliste-adherents@club-de-quartier.fr  Autre possibilité: https://framagroupes.org

Si les échanges sont nourris et envahissent les boites aux lettres, pourquoi pas la messagerie instantanée

  • https://framateam.org (logiciel Mattermost) avec partage de fichiers, images, vidéos. Possibilité de passer des appels audio ou vidéo entre membres, et même de démarrer une visio-conférence.
  • https://framatalk.org  cet outil propose des conversations, qui peuvent être converties en visio-conférence.
  • Messagerie instantanée basée sur un numéro de téléphone, comme Signal, entre autres. Avec synchronisation sur PC.

Se réunir en visio-conférence:   https://framatalk.org ou https://meet.jit.si 

Faire un sondagehttps://framadate.org  Exemple d’un sondage pour la date du prochain CA: lien administrateur du sondage, lien participant 

Créer un formulaire en lignehttps://framaforms.org Exemples d’un formulaire pour un retour d’expérience , une consultation.

Collaborer par écrit sur des documents (travail collaboratif, travailler à plusieurs en même temps et en ligne):

  • en mode texte simple avec https://framapad.org  exemple d’un CA avec l’ordre du jour, le compte rendu à chaud et l’archivage. Sauvegarde du pad: attention les framapad s’effacent automatiquement au bout d’un mois sans édition.
  • en mode élaboré, avec LibreOffice Online, cad LibreOffice en ligne. Utilisation possible avec https://www.frama.space, https://lamouette.org/, avec certains Nextcloud d’hébergement ou en auto-hébergement, voir à la fin de ce document ou à la fin de la formation. Exemple1 (Calc en ligne), exemple2 (Draw en ligne). Ces documents sont modifiables en ligne.

Partager des données, des agendas ou des contacts: https://framagenda.org Partage de fichiers sur le mode “Dropbox”. Synchronisation sur PC et smartphone. Autre exemple fourni par un hébergeur: https://s09.swdrive.fr Voir aussi les solutions d’autohébergement.

Programme et inscription:

https://formations-benevoles-hautsdefrance.org/formation/les-outils-numeriques-au-service-des-associations-outils-collaboratifs/

[FR Le Mans] Permanence du mercredi – Le mercredi 26 août 2026 de 12h30 à 17h30.

Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

Planning des réservations consultable ici.

[FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi – Le mercredi 26 août 2026 de 14h00 à 18h00.

Nous sommes convaincus depuis le début qu’un ordinateur n’est pas un consommable jetable et qu’on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C’est de là qu’est née l’asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l’on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l’esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

Le cœur historique, c’est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop – un PC qu’on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines – impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
l’électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider – l’idée n’est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

Entrée libre, esprit d’entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

[FR Argelès-Gazost] Repair Café – Le mercredi 26 août 2026 de 18h00 à 21h00.

Venez apprendre à les réparer vos objets cassés et/ou en panne !

Les bénévoles des trois associations co-organisatrices (le Collectif Éco-citoyen, l’Outil en Main et les Libristes Bigourdans) seront là pour donner un coup de main et aiguiller sur le diagnostic et les réparations. Venez réclamer votre droit à la réparation !

Cette démarche s’inscrit dans la culture libre en promouvant le partage et la transmission de connaissances et en luttant contre l’obsolescence programmée imposée par les constructeurs. S’informer sur ces enjeux pourra vous aider à mieux comprendre les enjeux qui se jouent lors de l’achat d’un appareil électronique et vous aider à identifier les moyens qui existent pour s’en prémunir au mieux.

En bonus, vous pourrez rencontrer d’autres personnes intéressées par ces enjeux autour d’une boisson ☕

[FR Lyon] C’est l’été ! – Le mercredi 26 août 2026 de 18h00 à 21h00.

L’été, pas de présentation !

C’est le moment de se retrouver autour d’un verre pour papoter Python ou autre et toujours dans le respect de la charte de l’AFPy !

[FR Beauvais] Sensibilisation et partage autour du Libre – Le mercredi 26 août 2026 de 18h00 à 20h00.

Chaque mercredi soir, l’association propose une rencontre pour partager des connaissances, des savoir-faire, des questions autour de l’utilisation des logiciels libres, que ce soit à propos du système d’exploitation Linux, des applications libres ou des services en ligne libres.

C’est l’occasion aussi de mettre en avant l’action des associations fédératrices telles que l’April ou Framasoft, dont nous sommes adhérents et dont nous soutenons les initiatives avec grande reconnaissance.

[FR Saint-Girons] Install Party – Le jeudi 27 août 2026 de 09h30 à 12h00.

Que ce soit pour se renseigner, tester des logiciels libres, installer Linux (Il faudra copier ses données avant) ou se sécuriser en dehors du monde privateur de l’extractivisme des données.

Une équipe est disponible pour vous aider et répondre à toutes vos questions autour du logiciel libre.

Pour tous niveaux, en autogestion, gratuit ou à prix libre pour le lieu.

[FR Beauvais] Gestion des adhérents et comptabilité d’une association avec Paheko – Le jeudi 27 août 2026 de 09h30 à 12h30.

En présentiel ou en visio

Au programme https://paheko.cloud/, dans le cadre du dispositif « Vert l’été »:

  1. Saisie des premières informations: nom de l’association, nom et prénom de l’administrateur, son adresse mail et un mot de passe
  2. Déclaration des informations principales de l’association (adresse, mail, téléphone)
  3. Activation du site web
  4. Enregistrement manuel d’un adhérent
  5. Import d’une liste d’adhérent (téléchargement de la liste et conversion de cette liste en format CSV avec un tableur), puis choix des colonnes à enregistrer
  6. Modification de l’affichage des colonnes contenant les informations sur les adhérents
  7. Droit des adhérents à modifier les informations les concernant et paramétrage des accès. Déclaration d’un mot de passe en faisant « 1ʳᵉ connexion ».
  8. Création des catégories CA et Bureau, et de leurs membres
  9. Message collectif
  10. Création d’un exercice comptable, puis de l’activité “Adhésion”, puis des tarifs « Cotisation ordinaire » et « Cotisation réduite »
  11. Enregistrement d’une cotisation, rappels de cotisation
  12. Enregistrement d’une dépense
  13. Observation du Compte de Résultat et du Bilan
  14. Sauvegardes

Aperçu des nombreux modules complémentaires ou nombreuses extensions de Paheko 

  • Site web
  • Suivi du temps
    • Permet d’enregistrer le temps passé par des bénévoles ou salarié⋅e⋅s sur une tâche et de valoriser ce temps dans la comptabilité.
  • Réservations
    • Permet aux membres et visiteurs de s’inscrire à des événements et créneaux
  • Caisse
    • Gestion de caisse informatisée. Comme une caisse enregistreuse, mais sur ordinateur:-)
    • Pour gérer par exemple une caisse dans un atelier vélo, une ressourcerie, ou une épicerie solidaire.
  • Carte de membre
    • Impression de carte de membre, à l’unité, par planche de plusieurs membres, ou export en PDF.
  • Reçus fiscaux
    • Permet de générer des reçus fiscaux. Conforme aux exigences fiscales de 2022.
  • Gestion des matériels
    • Permet de gérer un inventaire de matériels, ainsi que de suivre les prêts.
  • Gestion des vélos
    • Gestion de stock de vélos pour atelier de réparation
  • Horaires d’ouverture
    • Permet d’afficher sur la page d’accueil les jours et horaires d’ouverture
  • Modèles d’écritures
    • Pour créer des modèles d’écritures comptables, qui permettront ensuite de créer des écritures rapidement.
  • Notes de frais
    • Permet aux membres de créer des notes de frais, et ensuite aux personnes gérant la comptabilité de les valider et transformer en écritures comptables.
  • Notifications
    • Permet d’envoyer une notification par e-mail après certaines actions
  • Outils comptables avancés
    • Affectation automatique de comptes à un fichier d’import simplifié.
    • Transformation d’imports PayPal, SumUp et Crédit Mutuel.
  • Reçu de don
    • Reçu de don simple, sans valeur fiscale
  • Reçu de paiement
    • Reçu de paiement simple pour les écritures liées à des membres, et créditant un compte de produit, ou de tiers. Le reçu sera accessible sous chaque écriture comptable, et dans la page “Mes activités” de chaque membre.
  • Répartition géographique des membres
    • Permet de connaître la répartition géographique des membres, par distance par rapport à une adresse, et sur une carte. (Uniquement pour les adresses en France.)
  • Saisie au poids
    • Pour enregistrer rapidement le poids des dons reçus, ventes effectuées, etc. Fournit également des statistiques par période.
    • Utile notamment pour les ressourceries et les ateliers vélos en convention avec Ecologic.
  • Statistiques web
    • Enregistre et visualise des statistiques sur la fréquentation du site web public
  • Bordereau de remise en banque
    • Permet d’imprimer un bordereau de remise en banque à partir d’une écriture de dépôt.
  • Agenda et contacts
    • Agenda et carnet d’adresses simples, pour chaque membre

Programme et inscription:

https://formations-benevoles-hautsdefrance.org/formation/les-outils-numeriques-au-service-des-associations-gestion-des-adherents-et-comptabilite-dune-association-avec-paheko-et-ses-nombreuses-extensions/

[FR Sète] Permanence | Linuxerie | GNU/Linux et Logiciels Libres – Le jeudi 27 août 2026 de 18h00 à 20h00.

Venez découvrir Linux et vous faire aider pour l’installer et à la prise en main, dans différents lieux, dans et à proximité de la métropole montpelliéraine

L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence Logiciels Libres : discussions libres et accompagnements techniques aux systèmes d’exploitation libres pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.

Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes et aux questionnements des personnes présentes avec leur(s) ordinateur(s), qu’il soit fixe ou portable, et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences nécessaires à une autonomie numérique certaine, au rythme de chacun.

Les thèmes :
Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes (liste non exhaustive) :

  • discussions conviviales entre utilisateurs autour de Linux en général ;
  • pré-inscription aux prochains Cafés Numériques et Linux Partie ;
  • premières explorations du système ;
  • installations et configurations complémentaires ;
  • mise à jour et installation de nouveaux logiciels ;
  • prise en main, découverte et approfondissement du système

Les permanences techniques ont lieu une fois par semaine, dans un lieu et à des jours et heures différents.

Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible. Rejoindre le groupe Montpel’libre sur Telegram S’inscrire à la Newsletter de Montpel’libre.

Sur inscription | GPS 43.405195/3.695778

Fiche activité: https://montpellibre.fr/fiches_activites/Fiche_002_Montpellibre_Permanence_Linuxerie_GNULinux.pdf

[FR Veynes] Réunion Linux Alpes – Le jeudi 27 août 2026 de 19h30 à 23h00.

Venez avec votre liste de questions ou simplement pour découvrir les logiciels libres. Les membres de Linux-Alpes seront là pour vous aider ou vous conseiller dans la maîtrise du système GNU/Linux.

Si vous souhaitez faire une installation ou une mise à niveau, pour gagner du temps et par sécurité, il est vivement recommandé de faire une sauvegarde de vos données sur un support externe avant de venir. Contactez nous si vous avez besoin d’aide, nous essaierons de vous en apporter dans la mesure de nos disponibilités. Vous pouvez aussi consulter la partie installation de https://doc.ubuntu-fr.org/

Évidemment, l’entrée est libre et ouverte à tous.

[FR Champs-sur-Marne] State of the Map – OpenStreetMap – Du vendredi 28 août 2026 à 09h00 au dimanche 30 août 2026 à 18h00.

Le State of the Map (SotM) est la conférence mondiale annuelle des contributrices et contributeurs d’OpenStreetMap. Conférences, ateliers, tables rondes, événements conviviaux sont prévus.

Elle sera cette année pour la première fois en France sur le campus de Géodata Paris, l’ENPC et l’Université Gustave Eiffel à Champs-sur-Marne. Les conférences seront aussi retransmises en ligne.

Retrouvez le programme et toutes les informations (inscriptions, accès, etc) sur le site: https://2026.stateofthemap.org/.

[FR Beauvais] La solution cloud Nextcloud – Le vendredi 28 août 2026 de 09h30 à 12h30.

En présentiel ou en visio

Dans le cadre du dispositif « Vert l’été »

Les points qui seront abordés:

Par le navigateur

  • Session sur le serveur et découverte de l’environnement.
  • Historique des versions de document.
  • Liens de téléchargement publics
  • Utilisation de Nextcloud dans le cadre d’une organisation: groupes et partages.  Tests sur les partages: lecture, modification, re-partage.
  • Gestion d’agendas
  • Gestion de contacts

En local

  • Sur le mode de Dropbox, synchronisation en local de ses données personnelles, configuration des clients Windows, Linux, Androïd et Iphone.
  • Synchronisation dans Thunderbird d’agendas et de contacts

Exploration des solutions serveur (hébergement, auto-hébergement).

Programme et inscription: https://formations-benevoles-hautsdefrance.org/formation/les-outils-numeriques-au-service-des-associations-nextcloud-synchronisation-de-documents-dagendas-et-de-contacts/

[FR Brest] Atelier d’été – Intelligence Artificielle – Le vendredi 28 août 2026 de 14h00 à 17h00.

C’est le sujet incontournable en ce moment. L’intelligence artificielle 🤖

Entre panique morale dès qu’une nouvelle technologie arrive sur le marché, et véritables enjeux sociaux, politiques, économiques et environnementaux, quelles sont les positions des Libristes ? Doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain ? 🤔

Alors retrouvons-nous pour discuter de ces sujets, séparer le bon grain de l’ivraie, et faire fonctionner notre intelligence collective 🧠

Venez avec ou sans votre assistant personnel 🤵‍♂️

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Le local est accessible aux personnes à mobilité réduite

Il y a des arceaux à vélo à proximité

L’arrêt de bus le plus proche est: Cosmao Prétot, ligne 2B

L’arrêt de tramway le plus proche est: Polygone

[Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) – Le vendredi 28 août 2026 de 08h00 à 09h00.

Description

Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m’indiquer votre nom d’usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

[Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire – Le vendredi 28 août 2026 de 11h45 à 13h00.

Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C’est le moment idéal pour briser l’isolement, partager vos découvertes et rencontrer d’autres passionnés de l’écosystème Linux au Québec.

C’est quand ?

Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

Au programme

  • Discussion libre: Pas d’ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
  • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
  • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
  • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l’expert.

Comment participer ?

  • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
  • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

La participation est gratuite, ouvert à tous!

Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens !

Nous avons hâte de vous y accueillir.

Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

[FR Nancy] Installons Linux ! Spécial Camp Climat – Le samedi 29 août 2026 de 09h30 à 12h30.

ADIEU WINDOWS, BONJOUR LINUX !

Installons-y Linux !

Votre PC Windows rame ?

Ou bien, avec l’arrêt programmé de Windows 10, il n’est pas compatible Windows 11 ?

Ou encore, vous souhaitez un environnement numérique libre, sans les GAFAM ?

Alors, choisissez la sobriété en gardant votre ordinateur, n’en achetez pas un autre, redonnez une seconde vie à votre machine en installant Linux à la place de Windows.

Au programme

  • Découverte de Linux et des logiciels libres
  • Installation de Linux sur votre ordinateur

Entrée sur inscription

[FR Quimperlé] Point info GNU/Linux – Le samedi 29 août 2026 de 13h30 à 17h30.

Médiathèque de Quimperlé, place Saint Michel, pas d’inscription, entrée libre !

Mickaël, Johann, Alain, et Yves vous accueillent (ou l’un d’eux, on se relaie !).

Conseils, aide et infos pratiques GNU/Linux et Logiciels Libres.

Curieux ? Déjà utilisateur ? Expert ? Pour résoudre vos problèmes, vous êtes le bienvenu ; pas besoin de prendre rendez-vous !

N’hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation de GNU/Linux ou de venir avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…) si possible.

[FR Oust] Repair’café du Haut-Salat – Le samedi 29 août 2026 de 14h00 à 18h00.

Nous (Lab Place, Hélios, la Ressourcerie) organisons un repair’café le dernier samedi du mois au Lab Place, à Oust.

Une équipe de bénévole est présente pour aider à réparer des objets cassés, installer Linux ou former à l’utilisation des logiciels libres/trouver des alternatives.

Lors des réparations, nous aidons au diagnostic, guidons pour réparer et servont de troisième main. La liste des objets pouvant être réparés dépend des bénévoles présents ce jour-là.

Idées de choses réparables:

  • Outils éléctroportatifs
  • Cafetières
  • Grilles pains
  • Ordinateurs (hardware)
  • Jouets
  • Mobiliers
  • Etc

Si la réparation n’est pas possible, nous aidons à trouver des solutions: changements de pièces (récup’ à la ressourcerie, occasions, neufs), ou bidouillage pour faire fonctionner autrement.

Côté informatique, nous prenons aussi le temps d’accompagner à l’utilisation de logiciels libres et de faire des installations de Linux (install party).

Cet événement est ouvert à tous, que ce soit pour réparer un objet, pour du logiciel libre ou simplement boire un café, le tout à prix libre.

[FR Lille] Install party des Robin des BIOS – Le samedi 29 août 2026 de 14h00 à 17h30.

Des bio ordinateurs (sans windows) et sans OGM (GAFAM)!

Dans l’arrière-boutique de l’épicerie, sous la houlette de l’équipe informatique de l’association Robin des bio et avec le renfort de quelques membres du collectif Chtinux, venez essayer, installer ou vous former à Linux et aux logiciels libres.

C’est aussi un moment pour partager nos bonnes pratiques informatiques comme: comment éviter la publicité sur nos ordinateurs, le fichage de nos activités, comment partager des fichiers par la découverte de services respectueux de la vie privée de ses utilisateurs…

Venez avec votre ordinateur, vos questions, on vous attend.  L’atelier est ouvert aux adhérents·es de l’association et aux personnes du quartier, il est gratuit, mais on refuse ni les gâteaux ni les boissons en tout genre.

Le nombre de place est max de 15 personnes, n’hésitez à signaler votre venue en nous écrivant un mail.

[FR Strasbourg] Conférence : « Ces matériaux issus des nanotechnologies qui changent la face du monde » – Le samedi 29 août 2026 de 16h00 à 18h00.

La section strasbourgeoise AFT67 organise une conférence-débat sur le thème suivant :

Conférence : « Ces matériaux issus des nanotechnologies qui changent la face du monde »

Cette conférence sera donnée par Xavier Nast.

Né en 1958, Xavier Nast ingénieur et directeur dans des multinationales du secteur Énergies et Mobilités.
Il a travaillé sur 4 continents et cumule 45 ans de visions industrielles en Europe et dans de nombreux pays émergents.

Sa devise: « Bien connaître le passé pour comprendre le futur immédiat ».

Xavier soutient la souveraineté numérique via promotion / utilisation des logiciels libres et des nanomatériaux indispensables pour ne plus subir l’hégémonie nord américaine. Il œuvre comme militant de terrain pro-paix par refus de l’impérialisme yankee qui ravage l’Iran et le Levant ainsi que d’assujettir l’Europe qui se ruine dans le conflit en Ukraine.

Samedi 29 août 2026 de 16h à 18h

Le Petit Faubourg au 2b Rue du Faubourg de Saverne, 67000 Strasbourg

Entrée libre !

La présentation se fera selon le plan suivant:

1/ Les principales révolutions industrielles: vapeur, électricité, numérique

2/ La révolution silencieuse des LED

3/ 2004: découverte du Graphène et de ses propriétés exceptionnelles

4/ 20 ans de tentatives de produire des filaments

5/ Les conséquences de ces évolutions:

  • Des vecteurs de mobilités et des infrastructures beaucoup plus légers et plus robustes

  • Une amélioration sensible de tous les objets

  • Une réduction drastique des consommations d’énergie

  • Un monde sans pétrole, sans charbon et sans CO₂ est maintenant possible

Il est néanmoins conseillé de s’inscrire en cliquant sur le bouton ci-dessous afin que nous puissions estimer le nombre de curieux et nous organiser en fonction.

S’inscrire  (non obligatoire)  => https://luma.com/hffp8zgx

Vous nous trouverez à côté du roll-up aux couleurs de l’AFT Technoprog. L’accès se fait par la porte donnant directement sur la rue, à gauche du restaurant (voir ici). =>

https://transhumanistes.com/wp-content/uploads/2025/03/AFT67_petit_faubourg.jpg

Le restaurant Le Petit Faubourg assure un service en continu toute la journée donc possibilité d’avoir des desserts en plus des boissons plus repas sur place si besoin.

Pour toutes questions, contactez-nous à l’adresse =>  technoprogstrasbourg@gmail.com

Groupe local strasbourgeois de l’AFT-Technoprog => https://transhumanistes.com/

Le transhumanisme est un courant de pensée qui promeut l’amélioration volontaire des capacités et de la condition humaine grâce à l’usage de la science et de la technique. Le transhumanisme technoprogressiste dont nous nous réclamons veille également à ne pas négliger les enjeux politiques, économiques, éthiques ou environnementaux associés aux évolutions que nous prônons.

[FR Jouars-Pontchartrain] Ğmarché et Ğconférence – Le dimanche 30 août 2026 de 10h00 à 18h00.

Ğévènement monnaie libre à JOUARS-PONTCHARTRAIN (78760) dimanche 30 AOUT 2026!

10H00-18H00 ĞMARCHÉ
12H00-14H00 REPAS PARTAGÉ (apporter nourritures et boissons à partager  )
14H00-18H00 ĞMassage du dos assis
14H30-15h30 ĞConférence – Changer la monnaie pour changer notre r·apport au monde
18H FIN DE L’ÉVÉNEMENT

capacité de l’évènement NON limitée:
merci de vous inscrire pour que nous puissions tout de même comptabiliser le nombre de personnes svp

pour recevoir l’adresse de l’évènement, nous vous invitons à remplir ce formulaire d’inscription:
FORMULAIRE

possibilité d’ouvrir un compte Ğ1 (CESIUM) avant l’événement (le préciser dans le formulaire)

vous recevrez 1 ou 2 jours avant l’événement un message contenant l’adresse exacte.

Ğévénement à destination de personnes débutantes comme confirmées.

au plaisir d’échanĞer tous ensemble en toute liberté!

*image et blason provenant de monument.fr et de wikipedia
**dessin: Gildas LigthPainting

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Nouvelles de Haiku - été 2026

Haiku a 25 ans!

Le projet a démarré le 18 août 2001 avec l’ouverture d’une liste de diffusion et le premier fil de discussion « Ok, let's start » (Ok, allons-y). Le projet a été lancé suite à l’annonce de l’abandon de BeOS par Be, inc.

Depuis, le développement continue et plusieurs versions alpha et beta ont été publiées. Le système d’exploitation Haiku reprend les idées et l’architecture de BeOS, au point d’assurer la compatibilité binaire avec les applications existantes. Il modernise l’architecture du système et apporte de nombreux perfectionnements et améliorations, tout en restant dans l’esprit original.

L’objectif est de fournir un système pour l’informatique personnelle, facile à utiliser, léger et performant mais sans faire de compromis sur les fonctionnalités avancées.

Ce trimestre, les grosses nouveautés sont l’arrivée de la virtualisation avec NVMM, et les préparatifs pour la version beta 6 qui arrive bientôt!

    Sommaire

    Ce rapport correspond aux changements effectués en mai, juin et juillet 2026 : il s’agit des révisions hrev59672 à hrev59921 du code source.

    Entre parenthèses à la fin de chaque note, le pseudonyme de la personne qui a effectué le changement. Certains développeurs contribuent uniquement sous pseudonymes, d’autres utilisent leur nom légal, mais par habitude c’est le pseudonyme qui est utilisé par défaut.

    Virtualisation NVMM

    Le portage de NVMM (le virtualiseur de NetBSD) réalisé par DalmeGNU pendant le Google Summer of Code 2024 a été mergé. Cela permet en principe de lancer des machines virtuelles (avec QEMU) bénéficiant de l’accélération matérielle du CPU, et donc avec de bonnes performances.

    Le code est intégré dans la branche principale des sources de Haiku et sera disponible dans la bêta 6, avec tous les changements dans le noyau (y compris quelques fonctionnalités supplémentaires et un certain nombre de corrections de bugs). Waddlesplash a ajouté le code nécessaire pour les processeurs AMD (le projet GSoC s’était concentré sur les processeurs Intel), et a commencé à améliorer les performances (les premiers essais de virtualisation donnaient des résultats plus lents que l’émulation purement logicielle de QEMU).

    La virtualisation semblait ne pas fonctionner, ni pour lancer Haiku ni diverses distributions Linux, ce qui semblait pointer vers un problème général dans le virtualiseur. Finalement, après investigation par SED4906, le problème déclenché par un système invité Haiku était en fait un bug n’ayant rien à voir avec la virtualisation. Des modifications sur le pilote VESA pour implémenter le « live patching » et l’injection de modes vidéo supplémentaire dans le BIOS des cartes graphiques essayait de copier une zone de mémoire physique dans laquelle il n’y a rien. Cela ne pose pas problème sur une vraie machine, mais déclenche une erreur de NVMM (PulkoMandy).

    Les problèmes pour Linux et d’autres systèmes n’étaient pas liés, mais ont également pu être corrigés.

    Une version de QEMU utilisant l’accélération NVMM est désormais disponible dans les dépôts de paquets. Cela fournit une solution pour lancer les logiciels pas encore portés vers Haiku, et facilite également le développement de Haiku en auto-hébergé sans avoir à constamment redémarrer la machine pour lancer une version de test du noyau.

    Applications

    Correction de plusieurs problèmes de messages et textes impossibles à traduire suite à de mauvaises utilisations des API d’internationalisation (Madmax).

    Tracker

    Tracker est le navigateur de fichiers de Haiku. Il est basé sur les sources du Tracker original de BeOS avec de très nombreuses améliorations. Le code est un peu daté et fait l’objet depuis plusieurs années d’un gros travail d’amélioration et de nettoyage.

    jscipione poursuit les améliorations du Tracker:

    • Correction de régressions sur la position du défilement lorsqu’on passe d’un répertoire à l’autre.
    • Glisser-déposer d’un fichier sur un autre fichier (par exemple pour l’ouvrir dans une application).
    • Correction d’un bug d’affichage lors du glisser-déposer entre fenêtres du Tracker dont les icônes ne sont pas de la même taille.
    • Retour en arrière sur une modification de l’affichage du « drag bitmap » pour en limiter la taille (sinon l’affichage est trop lent et consomme beaucoup de CPU).
    • Encore des corrections sur l’affichage de la poubelle (icône qui doit changer selon qu’il y a des fichiers ou pas dans la poubelle) sur le bureau et dans les panneaux de navigation Ouvrir/Enregistrer.
    • Correction de problèmes de glisser-déplacer dans la fenêtre “racine” et désactivation du menu de choix des disques dans les panneaux d’enregistrement et ouverture de fichiers.

    Traduction du nom de la poubelle lorsque l’option pour traduire les noms des dossiers système est active (humdinger).

    Correction de plantage (récursion infinie) dans du code de debug (non activé par défaut, même dans les versions “nightly” de Haiku, donc cela ne concerne que les développeurs) (PulkoMandy).

    Correction de problèmes de synchronisation entre threads dans BFilePanel qui cassaient parfois la mise en page de la fenêtre (des boutons et champs de texte se retrouvant en dessous d’autres contrôles ou en dehors de la partie visible de la fenêtre) (PulkoMandy et waddlesplash).

    Amélioration du placement des noms de fichiers édités (lors d’un renommage) et de la zone de sélection tracée autour (k32n13).

    Correction d’un problème d’affichage du nombre d’éléments dans les dossiers ainsi que de la fenêtre d’informations détaillées sur les fichiers (Madmax).

    DeskBar

    DeskBar est la barre des tâches, également récupérée des sources de BeOS et grandement améliorée. Elle est cependant plus simple que le Tracker et ne nécessite pas autant de maintenance.

    Petite amélioration de la fenêtre permettant de configurer le nombre d’éléments “récents” à afficher dans la DeskBar (jscipione).

    HaikuDepot

    HaikuDepot est le gestionnaire de paquets et magasin d’applications de Haiku. Il permet de découvrir et d’installer des logiciels, de les évaluer et de laisser des commentaires.

    apl continue le développement de HaikuDepot avec ce mois-ci :

    • Régression déclenchant un crash lors de l’ouverture de fichiers hpkg.
    • Simplification des vues “indisponibles” (par exemple si un paquet n’a aucune revue par les utilisateurs, ou pas de capture d’écran disponible).
    • Amélioration de la sélection de paquets dans la liste (pour pouvoir installer ou désinstaller plusieurs paquets d’un coup).
    • Amélioration de la navigation au clavier.
    • La fenêtre demandant l’autorisation d’envoyer des statistiques anonymes a le bouton “refuser” activé par défaut.
    • Vérification que la date du système est assez proche de celle du serveur (nécessaire pour éviter des problèmes de connexion SSL pour cause de certificat apparemment expiré).
    • Désélection des paquets dans la liste des résultats lorsqu’ils sont cachés par un filtre de recherche.

    SoftwareUpdater

    SoftwareUpdater permet de lancer les mises à jour du système et des paquets installés.

    Au trimestre dernier, une option pour supprimer automatiquement les points de restauration anciens a été ajoutée. Elle a été renommée avec un label moins technique et plus facile à comprendre (humdinger).

    L’option « afficher plus de détails » a été déplacée de la fenêtre principale vers la fenêtre de réglages (humdinger).

    Icon-O-Matic

    Icon-O-Matic permet d’éditer des icônes au format vectoriel HVIF. Ce format très compact permet de stocker les icônes dans l’espace disponible dans l’inode de chaque fichier, permettant un accès très rapide par Tracker et les autres applications ayant besoin d’afficher des fichiers avec leur icône.

    Correction d’un crash (Zardshard).

    ShowImage

    ShowImage est un visualiseur d’images.

    La barre d’outils était partiellement en dehors de l’écran lors de l’affichage en mode plein écran (nipos).

    ActivityMonitor

    ActivityMonitor permet d’afficher des graphes de charge CPU, température des composants, utilisation mémoire, et toutes sortes de statistiques de la machine.

    Amélioration du calcul de taille minimale de la fenêtre (nipos).

    StyledEdit

    StyledEdit est un éditeur de texte. Il permet d’utiliser du formatage qui est enregistré dans les attributs étendus des fichiers texte, ainsi le contenu peut toujours être manipulé par des outils manipulant du texte.

    Amélioration des menus pour configurer le style de texte : choix de couleurs, séparation des menus pour les polices de caractères et les styles (gras, très gras, fin, etc) pour éviter d’avoir un menu avec plusieurs douzaines de variations, peu pratique à naviguer (humdinger).

    WebPositive

    WebPositive est le navigateur web de Haiku. Il utilise le moteur WebKit, co-développé par Apple, Sony et Igalia.

    Les URLs utilisées pour faire des recherches Google et DuckDuckGo sont maintenant les versions « no-AI » désactivant les résultats générés par LLM (nephele).

    Correction du dimensionnement des boutons de la barre d’adresse et des onglets pour les écrans à très haute densité de pixels (nephele, PulkoMandy). Mise à l’échelle du bouton pour fermer la barre de recherche (Madmax).

    Lorsque WebPositive est ouvert en cliquant sur un lien dans une autre application, correction d’un bug qui pouvait aboutir à ouvrir un onglet supplémentaire avec la page d’accueil par défaut, en plus du lien cliqué (nipos).

    Suppression du code inutilisé qui implémentait un prototype d’interface à base de menu hamburger. Amélioration de la barre d’adresse : meilleure gestion du cas d’une barre d’adresse vide, et de l’apparence du bouton “Go” (nephele).

    TextSearch

    Textsearch permet de faire des recherches dans le contenu de fichiers avec des expressions régulières. Il s’agit d’un équivalent graphique de grep.

    Le menu affichant l’historique des recherches tronque les textes très longs, pour éviter d’avoir un menu plus large que l’écran (humdinger).

    Media Player

    Media Player est un lecteur de fichier multimédia (son et vidéo).

    Correction d’un bug empêchant de lire des vidéos en boucle (x512)

    Cortex

    Cortex est un gestionnaire d’application média, permettant de router la sortie d’une application dans l’entrée d’une autre et de manipuler les flux audio et vidéo de toutes sortes de façons intéressantes.

    Retrait d’un contournement de bug de BeOS (plus nécessaire pour Haiku) et correction du gel de l’application lors de la suppression de nœuds média (x512).

    Devices

    L'application Devices affiche la liste des périphériques matériels de la machine.

    Aquamatic est en train de travailler sur cette application dans le cadre du Google Summer of Code. Voir son article de blog pour tous les détails.

    • Affichage du pilote utilisé et du chemin du périphérique publié dans /dev
    • Amélioration de la disposition des éléments dans la fenêtre
    • Affichage détaillé des descripteurs USB et décodage des descripteurs HID
    • Affichage des périphériques Bluetooth

    Changements de quelques textes dans l’interface pour rendre les choses plus claires et utiliser le vocabulaire en usage dans le reste du système (humdinger).

    Mise à jour des listes d’identifiants PNP et ACPI avec les dernières versions disponibles (PulkoMandy).

    Workspaces

    Workspaces permet de visualiser les différents bureaux virtuels et de plus facilement naviguer entre eux.

    Amélioration du texte de quelques éléments de l’interface pour les rendre plus compréhensibles et pour la cohérence du style d’écriture avec le reste du système (humdinger).

    DriveSetup

    DriveSetup permet de modifier la table de partition et de formater des partitions disque.

    Il est maintenant possible de modifier le type de partition d’une partition existante, étape nécessaire pour une installation de Haiku en réutilisant une partition existante dédiée auparavant à un autre système (Nathan242).

    AboutSystem

    Aboutsystem affiche quelques infos sur la machine, sur la version de Haiku installée, ainsi que les noms de tous les développeurs ayant participé au projet et les mentions légales obligatoires.

    Mise à jour de la liste des participants au projet : ajout de plusieurs participants au Google Summer of Code qui avaient été oubliés, et déplacement de Philippe Houdoin de la section « ancien développeurs » vers « développeurs actifs » puisqu’il est de retour (PulkoMandy).

    OverlayImage

    OverlayImage permet de placer une image en sur-impression sur le bureau ou dans tout autre endroit pouvant accueillir des _réplicants (NdM: leur faire passer le test Voight-Kampff ? Le terme est utilisé dans toutes les dernières nouvelles Haiku mais pas défini ou explicite. Pour vous appâter vers la documentation, sachez que c’est le nouvel ActiveX)._

    Correction d’un crash (Waddlesplash).

    Préférences Bluetooth

    La fenêtre de préférences permettant de configurer le Bluetooth. Vous aviez deviné.

    Mise en conformité du texte de l’interface graphique avec les règles de style (humdinger).

    Outils en ligne de commande

    Mise à jour de la base de données des IDs USB, et ajout du décodage des descripteurs CDC-NCM dans listusb (PulkoMandy).

    Dans l’outil “workspaces”, ajout d’options pour se déplacer “géographiquement” (vers le haut, à droite, à gauche…) entre les espaces de travail. Ces paramètres peuvent être utilisés pour définir des raccourcis claviers personnalisés (korli).

    Kits

    Haiku offre une API assez complète aux développeurs d’application en C++. Cette API est découpée en “kits” qui regroupe des grandes catégories de fonctionnalités. Certains de ces kits sont dans des bibliothèques séparées, d’autres sont trop interdépendants et donc liés ensemble dans la bibliothèque libbe.so.

    Interface kit

    L'interface kit regroupe toutes les fonctionnalités liées à l’utilisation d’interface graphiques : fenêtres, vues, contrôles standardisés, pointeurs de souris…

    Correction de plusieurs bugs lié au « mouse tracking » dans BListView, par exemple des changements de sélection inattendus (X512).

    Une régression dans BTab:: SetEnabled empêchait de désactiver un onglet avant de l’attacher à une BTabView (waddlesplash).

    Ajout de l’espace de couleur RGB 30 bit, utilisé par certaines machines Apple (smrobtzz).

    Correction de problèmes de curseur invisible, mauvais affichage des marges, et utilisation systématique des tailles de polices de caractères mises en cache pour améliorer les performances dans BTextView (k32n13).

    Correction d’un bug empêchant les raccourcis clavier de fonctionner lorsque la touche caps lock est active (Philippe Houdoin).

    Correction d’un bug d’affichage des bordures des barres de progression avec le « control look » par défaut (Bill Hayden).

    Package kit

    Le Package Kit permet de manipuler les paquets logiciels et les dépôts permettant de les télécharger.

    Correction d’une fuite mémoire dans la gestion des jobs du Package Kit (waddlesplash).

    Support kit

    Le support kit contient toutes les fonctions et structures de base indispensables: gestion des chaînes de caractères, listes, maps, et autres conteneurs utiles à toutes les applications.

    Correction de l’échappement des chaînes de caractères lors de la conversion d’un BMessage en fichier driver_settings. Ce problème empêchait d’enregistrer les paramètres des réseaux wifi dont le nom contenait un espace ou certains autres caractères spéciaux. Cependant, il reste d’autres problèmes qui empêchent la connexion wifi de s’établir automatiquement au démarrage (madmax).

    Dans BStringList, ajout d’une variante de la fonction de tri Sort() utilisant une fonction utilisateur pour comparer les chaînes (par exemple pour faire un tri “naturel” de texte contenant des nombres) (korli).

    Modification du code générant un nom de CPU standardisé à partir du CPUID (sur les plateformes x86) pour faire confiance au champ « brand string » lorsqu’il est disponible (KevinAdams).

    Correction de bugs dans BBufferIO (korli).

    Network kit

    Le Network Kit regroupe toutes les fonctions permettant la communication en réseau : gestion des interfaces, ouverture de sockets, client HTTP, etc.

    Correction d’un bug dans la comparaison d’objets BNetworkAddress de type AF_LINK (adresses MAC) (madmax).

    Media kit

    Le Media Kit permet de gérer les fichiers et les flux multimédia. Il traite principalement de l’audio et de la vidéo mais pourrait être étendu pour d’autres usages impliquant des flux de données temps réel.

    Correction d’un crash dans le code de conversion d’espace de couleurs pour la lecture de vidéos (PulkoMandy).

    Serveurs

    Les “serveurs” sont des applications système complétant le fonctionnement des kits. Ils sont l’équivalent des démons ou des services UNIX.

    app_server

    app_server est le serveur graphique se chargeant de l’affichage des applications à l’écran.

    Refonte de la façon dont les configurations d’écrans sont enregistrées dans app_server, de façon à restaurer la bonne résolution d’écran en cas de crash d’une application qui avait changé la résolution de façon temporaire (par exemple un jeu lancé en plein écran avec une résolution spécifique) (waddlesplash).

    Ajout de code pour une meilleure gestion des curseurs de souris accélérés par le matériel : sur les anciennes cartes graphiques, seul un curseur à 2 bits est disponible (pixels noir, blancs, transparents, ou inversés par rapport à ce qui est en dessous). Certains pilotes n’implémentent l’accélération que pour ce type de curseur, mais les curseurs utilisés par Haiku sont plus perfectionnés (niveaux de gris et canal apha). Dans ce cas, app_server peut convertir le curseur dans le format supporté par le pilote et la carte graphique (PulkoMandy).

    Correction de problème d’accès au « frame buffer » pour afficher le curseur pendant un changement de mode écran. Cela corrige un plantage dans le cas où on change de résolution d’écran et qu’on déplace la souris en même temps (waddlesplash).

    Correction de l’affichage du dernier pixel lors de l’affichage d’un bitmap avec un redimensionnement à filtrage bilinéaire (madmax).

    Correction d’une inversion de verrous dans le code de gestion des curseurs de souris (Waddlesplash).

    Sauvegarde des réglages de luminosité de l’écran même si le fichier de préférences des espaces de travail n’existe pas (PulkoMandy).

    Print server

    Le print server se charge de tout ce qui concerne les imprimantes et les impressions.

    Suppression de l’imprimante « Enregistrer en PDF » installée par défaut, car elle ne fonctionne pas si le paquet « PDF Writer » n’est pas installé. Cette imprimante peut être configurée automatiquement lors de l’installation du paquet (KevinAdams05).

    Ajout d’un test d’existence des add-ons d’impression avant de les charger. Auparavant, le serveur d’impression appelait load_add_on sans vérifier au préalable l’existence du fichier, puis détectait l’échec de cet appel. Ce qui fonctionne bien, mais émet un message dans le syslog pour indiquer une erreur de chargement. Cette erreur pouvait perturber certains utilisateurs (Philippe Houdoin).

    Net server

    net server est responsable de toutes les opérations concernant le réseau : configuration des interfaces, obtention et renouvellement des baux DHCP par exemple.

    Correction d’un plantage lors du chargement d’un fichier network_settings ne comportant aucune option, ce qui peut arriver si on efface la configuration de tous les réseaux connus (madmax).

    Bluetooth server

    Le serveur Bluetooth se charge de la découverte et de l’appairage des périphériques Bluetooth.

    Mohapped R. Attia est en train d’implémenter diverses fonctions et commandes Bluetooth dans le cadre du GSoC 2026.

    Madmax a quant à lui corrigé un crash dans la fenêtre de préférences du Bluetooth et plusieurs dans le serveur.

    Power daemon

    Le power daemon est responsable de toutes les tâches liées à la gestion de l’énergie : déclenchement d’évènements lorsque la machine est connectée ou déconnectée du secteur, choix de l’algorithme d’ordonnancement à haute performance ou du mode économique. Il s’occupera plus tard de la mise en veille et de la remise en route du système.

    Surveillance du statut de acpi_ac pour déterminer si la machine est reliée à une alimentation électrique, plutôt que de se baser sur l’état de charge ou décharge de la batterie (korli).

    Systèmes de fichiers

    Haiku implémente de nombreux systèmes de fichiers permettant l’interopérabilité et l’échange de données avec d’autres systèmes. Le système de fichier natif et indispensable pour installer Haiku est BFS, hérité de BeOS et qui a la particularité de pouvoir requêter les fichiers à partir d’attributs étendus indexés, à la façon d’une base de données.

    Envoi d’une notification « node monitor » (équivalent de inotify sous Linux) lorsqu’un fichier est vidé par l’utilisation de O_TRUNC (nathan242).

    Correction de plantages de BFS (jessicah):

    • lors de la création d’un volume (formatage d’un disque) sans index d’attributs,
    • lors de l’exécution de checkfs sur un volume sans index d’attributs.

    Dans BFS également, mise à jour des dates de modifications remontées par stat lorsqu’un fichier est tronqué ou redimensionné. Le comportement n’était pas celui demandé par POSIX et cela causait par exemple des recompilations inutiles lors de l’utilisation de ninja (waddlesplash).

    Correction du code permettant de déplacer ou de renommer des fichiers au travers d’un bindfs. Le code existant n’a jamais pu fonctionner, et n’a probablement jamais été utilisé ou testé (waddlesplash).

    La troncation d’un fichier (suppression de tout le contenu) ne mettait pas à jour la date de modification si le fichier était stocké dans un ramfs (waddlesplash).

    Correction de bugs dans les comparaisons de dates et d’une mauvaise gestion des erreurs dans le pilote NFSv4 (kallisti5).

    Lors de l’initialisation d’un disque avec une table de partition Intel, effacement de quelques secteurs supplémentaires pour ne pas laisser un éventuel en-tête ISO9660 sur le disque (Nathan242).

    Calcul de l’espace libre sur les disques btrfs (Abdullah Zulfiqar).

    Pilotes matériels

    Péripéhriques HID

    Correction d’un plantage dans le pilote I2C HID sur certains appareils. Le pilote n’est toujours pas fonctionnel et reste désactivé par défaut (PulkoMandy).

    Supports de stockage

    Poursuite du travail sur les supports de stockage MMC et eMMC, avec l’implémentation d’une partie de la séquence d’initialisation pour ces cartes. Le pilote n’est pas fonctionnel pour ces cartes, l’initialisation n’aboutit pas. Il est par contre utilisable pour les cartes SD et SDHC (PulkoMandy).

    Correction de bugs pour les périphériques de stockage USB présentant plusieurs “LUNs” SCSI, par exemple les lecteurs multi-cartes (SD, compact flash…) et la gestion de l’absence de média. Cela corrige en particulier un crash lorsqu’on débranche un tel lecteur du port USB (waddlesplash).

    Bluetooth

    Traitement de plus d’informations sur les périphériques Bluetooth dans le serveur Bluetooth pour affichage dans les résultats de scan (shivamsinghydv).

    Vighnesh Sawant travaille sur le support des périphériques Bluetooth audio dans le cadre du GSoC 2026:

    • Début d’implémentation des transferts isochrones
    • Gestion des connexions de type SCO

    Mohammed R. Attia travaille, également dans le cadre du GSoC 2026, sur les périphériques Bluetooth HID:

    • Implémentation de l’appairage.

    Correction d’une mauvaise utilisation de macros de manipulation de bits dans le pilote Bluetooth USB (korli).

    Réseau

    Intégration du pilote FreeBSD urtw (nommé realtekwifi8187 pour Haiku), ce qui permet d’utiliser certaines anciennes clés USB Wifi de chez Realtek (nathan242).

    Ajout de nouveaux descripteurs et constantes dans les en-têtes liés à l’Ethernet par USB, en préparation pour l’intégration du pilote NCM. Encore un nouveau protocole standard pour l’Ethernet par USB, qui vient se placer aux côtés de ECM et RNDIS (PulkoMandy).

    Nettoyage et correction de petits problèmes dans le pilote usb_rndis (PulkoMandy).

    Remplacement des listes chaînées utilisées dans la pile réseau par une implémentation plus récente déjà utilisée dans d’autres composants. Cela permet de bénéficier d’assertions vérifiant que la liste n’est pas corrompue, et le code est inliné pour de meilleures performances (waddlesplash).

    Correction d’un problème dans l’implémentation des sockets UNIX qui causaient un blocage lors de tentatives d’écrire plus de données que le tampon mémoire du socket ne peut en contenir (waddlesplash).

    Cartes graphiques

    Désactivation du “tiling” du framebuffer qui est activé par défaut par le BIOS sur certaines machines. Le pilote de Haiku a besoin d’un framebuffer linéaire, mais ne faisait pas la réinitialisation nécessaire de la configuration (smrobtzz).

    Correction d’une régression dans le pilote VESA : les changements de mode vidéo n’étaient pas pris en compte par la console du débugger noyau, conduisant à un affichage illisible (Waddlesplash).

    Ajout des identifiants PCI de quelques cartes graphiques Intel de la génération “Skylake” dans le pilote correspondant (KevinAdams05) et dans le pilote intel_gart (Waddlesplash).

    Corrections du pilote pour les cartes graphiques S3 pour être compatible avec les machines 64 bit. Cette configuration est anachronique, mais réalisable (certaines cartes mères supportent à la fois un processeur 64 bit et un port PCI, ou bien il existe toutes sortes d’adaptateurs). Le bon fonctionnement de ce pilote ayant pu être confirmé, il est maintenant inclus dans la version 64 bit de Haiku (waddlesplash).

    ACPI

    Correction de problèmes d’ordonnancement dans l’initialisation de ACPI, ce qui a corrigé l’appel de méthodes ACPI (lecture de l’état de la batterie, arrêt de la machine…) sur plusieurs machines affectées par le problème (smrobtzz).

    Réorganisation du code d’initialisation pour éviter une dépendance circulaire entre les pilotes ACPI et PCI (chacun ayant besoin de l’autre à différentes étapes dans l’initialisation) (smrobtzz). Ajout d’assertions pour s’assurer que le problème ne se reproduit pas, car il était particulièrement complexe à investiguer, avec un crash se produisant uniquement à l’arrêt de la machine alors que le problème était au démarrage (waddlesplash).

    Correction du fonctionnement de read pour les pilotes acpi_lid et acpi_ac, et ajout d’une implémentation de select pour acpi_ac (korli).

    HDA Audio

    Tentative d’implémentation de l’envoi du son vers les ports HDMI de la carte graphique. Le code fonctionne pour le HDMI, mais ne fonctionne plus pour les sorties analogiques, il a donc été désactivé pour l’instant (x512).

    PCI

    Déplacement du code traitant l’espace I/O du driver générique vers le driver spécifique pour x86. La notion d’espace dédié aux entrées-sorties avec des instructions assembleur spécifiques pour y accéder n’existe sur aucune autre famille de CPU actuelle (smrobtzz).

    libroot

    La libroot implémente les fonctions standard C et POSIX ainsi que quelques extensions spécifiques à BeOS ou à Haiku. Elle est complétée par les libbsd et libgnu qui complètent cette API avec des extensions communes disponibles dans les systèmes BSD et dans la glibc, respectivement.

    Ajout des définitions liés à la visibilité des symboles dans elf.h (jessicah).

    Retrait d’en-têtes non-standard obsolètes (par exemple: null.h), déplacement des définitions aux bons endroits dans les en-têtes standards, correction de la définition de SIZE_MAX pour être du type size_t, divers autres nettoyages (waddlesplash).

    Augmentation de la valeur de PTHREADS_KEYS_MAX à 512 pour pouvoir lancer les versions actuelles de Rust qui nécessitent beaucoup de clés TLS. Des changements similaires ont été faits par FreeBSD et OpenBSD, en attendant une éventuelle correction du problème du côté de Rust (PulkoMandy).

    Correction du chemin d’accès à un fichier de configuration du résolveur DNS pour pointer vers un dossier accessible en écriture par l’utilisateur (Philippe Houdoin).

    Mise en conformité POSIX des définitions de fonctions et types pour les caractères larges wchar, et mise à jour des stubs de la libroot (korli).

    Ajout d’un cache stockant en espace utilisateur les informations sur les areas utilisées par l’allocateur mémoire malloc. Cela évite de faire un appel système pour retrouver cette information lors de l’appel à free (waddlesplash).

    Mise en conformité POSIX de pthread_mutexattr_getprotocol (korli).

    Noyau

    Le noyau de Haiku est un noyau monolithique avec un système de modules, assez classique de nos jours. Il implémente des appels systèmes assez similaire à d’autres systèmes de la famille UNIX. Sa principale particularité est d’être implémenté en C++ comme le reste du système, ce qui améliore la lisibilité du code et les performances.

    Autorisation d’une taille de pile jusqu’à 64MiB pour les threads utilisateurs, nécessaire pour le compilateur du langage Zig (ypsvlq).

    Ajout d’une vérification de pointeur NULL manquante dans l’implémentation de ioctl qui permettait de faire planter le noyau (waddlesplash).

    Correction d’un problème d’entrée dans le debugger noyau lorsque certains coeurs de CPU sont bloqués dans une boucle d’attente active et ne peuvent pas répondre au message « start KDL ». Dans ce cas, le debugger est tout de même démarré et un message d’avertissement indiquant qu’un coeur est toujours occupé s’affiche. Ceci devrait permettre d’investiguer certains cas où tout le système semble gelé. Nettoyage au passage de l’information sur le « dernier appelant » dans les spinlocks, qui n’était plus du tout en phase avec l’implémentation actuelle des spinlocks (waddlesplash).

    Ajout de fonctions utilitaires pour la conversion entre UTF8 et UTF16, qui seront utilisées par les pilotes FAT et exFAT, car ces systèmes de fichiers stockent des noms de fichier en UTF16 qui doivent être convertis (jim906, jscipione).

    Options du noyau et des drivers

    Les fichiers driver_settings de 0 octet sont maintenant considérés comme valides et ne contenant aucune option. Ces fichiers (variante des fichiers ini) sont utilisés entre autres par le launch_daemon et les fichiers vides déclenchaient des erreurs inutiles (nathan242).

    L’option « Don't call the BIOS » empêche effectivement d’appeler le BIOS. Jusqu’à présent, elle était présente dans le menu de démarrage mais ne servait à rien (Waddlesplash).

    Correction d’un pointeur de cookie mal géré dans le device manager qui pouvait faire planter le noyau (waddlesplash).

    Gestion du stockage et des systèmes de fichiers

    Correction d’un bug très ancien où le renommage d’une partition n’était pas propagé partout dans le noyau, ce qui causait l’apparition de l’ancien nom à certains endroits (nathan242).

    Correction d’un gros problème dans l’I/O scheduler qui pouvait aboutir à des corruptions de données, dans le cas où un système de fichier utilise des blocs plus petits que les blocs du support de stockage sous-jacent. Par exemple, dans le cas d’un système de fichiers BFS avec des blocs de 2K, stocké sur un disque utilisant des secteurs de 4K. Cette configuration est toutefois peu probable : d’une part parce que les disques avec des secteurs de 4K ne sont pas courants, et d’autre part parce que les systèmes de fichiers BFS sur des disques de grande capacité vont utiliser par défaut une taille de bloc plus large. Le cas qui a permis de détecter ce problème est l’utilisation d’un ram disk : dans ce cas, les blocs disque font nécessairement 4Ko (taille d’une page mémoire) et le disque est de relativement petite capacité (quelques gigaoctets au maximum) (nathan242).

    Ajout d’un système de quotas pour la mise en cache des fichiers modifiés. Ceci évite de remplir toute la mémoire lors de l’écriture vers un périphérique lent (par exemple une clé USB). Cela permet de supprimer un contournement dans le Tracker (appel périodique à sync) et d’améliorer les performances (waddlesplash).

    Gestion de la mémoire

    Correction d’assertions incorrectes dans le traitement des pages de mémoire virtuelle, qui déclenchaient des kernel panic lorsque la mémoire est très sollicitée (waddlesplash).

    Correction d’un interblocage dans les fonctions de gestion de la mémoire virtuelle pour gérer les permissions page par page (par exemple lors de l’utilisation de mprotect()). Au passage, correction de problèmes de performances et ajout d’assertions supplémentaires pour détecter d’autres cas inattendus. Ce qui a débouché sur la détection d’un autre problème qui n’est pas encore complètement identifié… (waddlesplash).

    Correction d’une inversion de flags dans le code de verrouillage de la mémoire, qui déclenchait des fausses erreurs IO lorsqu’il restait trop peu de mémoire libre. Au passage, nettoyage du code et ajout d’assertions (waddlesplash).

    Améliorations des commandes du debugger noyau pour investiguer l’allocateur “slab” et le tas gardé. Optimisation de l’allocateur d’espace d’adressage pour réduire encore un peu la consommation mémoire de Haiku et changement de constantes dans l’allocateur général (ces changements ne sont pas inclus dans la version beta 6, ils seront pour la prochaine car trop risqués) (waddlesplash).

    Correction de l’utilisation d’une variable 32 bit pour gérer la mémoire libre sur les systèmes 32 bit, y compris lorsque PAE est actif et permet de disposer de plus de 4GB de mémoire libre au total (RAM physique ou swap) (waddlesplash).

    Dans get_memory_map, correction d’un bug lorsqu’on demande à récupérer des informations pour une adresse qui n’est pas alignée sur le début d’une page. Cette fonction est utilisée entre autres dans les transferts DMA par les pilotes de stockage de masse. Dans ce cas, le bug peut apparaître seulement lors de combinaisons relativement inhabituelles de supports de stockage et de systèmes de fichiers. Cela l’a rendu assez difficile à identifier. La conséquence était une corruption de la mémoire du noyau, des crash à des endroits pas forcément directement liés, et cela seulement lorsque certaines options de debug (désactivées par défaut, y compris dans les nightly builds) étaient activées (waddlesplash).

    Nettoyage du code de comptage des références dans VMArea (waddlesplash).

    Gestion des évènements

    Modification du comportement de select sur un descripteur de fichier FIFO pour ne pas remonter d’évènements qui n’ont pas de sens dans ce cas (Waddlesplash).

    Améliorations de l’API event_queue et implémentation de EV_RECEIPT de façon compatible avec kqueue. Ajout dans kqueue de la possibilité de recevoir des évènements concernant les ports et sémaphores (extension par rapport à ce qui est disponible dans BSD) (waddlesplash).

    Ordonnanceur

    Ajout d’une assertion pour vérifier que le compteur « pinned to CPU » des threads n’est jamais négatif (waddlesplash).

    Ajout de barrières mémoire manquantes dans les fonctions de “pinning” des threads, qui déclenchaient des kernel panics (rares) et d’autres problèmes (korli).

    Ajout d’un mécanisme dans le scheduler pour interdire l’activation d’autres threads (nécessaire pour le virtualiseur NVMM) (waddlesplash).

    Refonte de la gestion des verrous sur les « user timers », pour corriger des cas de gel complet du système mais aussi améliorer la performance et nettoyer le code : les verrous sont plus fins, il y a des assertions supplémentaires, et plein d’autres changements (waddlesplash).

    Processeurs x86

    Modifications dans la sauvegarde de l’état du FPU pour pouvoir utiliser AVX-512 sur les processeurs où il est disponible. Cela nécessite de réserver plus de place pour la sauvegarde des registres CPU lors des changements de contexte, puisque AVX-512 ajoute des registres supplémentaires (waddlesplash et trungnt2910).

    Nettoyage de la gestion des timers spécifiques à un coeur de CPU pour x86 : moins de lectures de registres matériels, et ré-activation de certains cas d’optimisation qui permettent d’éviter une réinitialisation des timers (waddlesplash).

    Suppression d’un branchement inutile dans le code de changement de contexte (SED4906).

    Modification de l’initialisation pour que le raccourci clavier permettant d’accéder au débugger noyau soit disponible beaucoup plus tôt dans le démarrage du système (waddlesplash).

    Bootloader

    Le chargeur de démarrage fournit un menu permettant de configurer diverses options du système. Il est dérivé en plusieurs versions pour différentes interfaces avec le matériel : BIOS, PXE, EFI, OpenFirmware.

    Ajout d’une vérification pour déclencher une erreur dès qu’il n’y a plus de place dans les structures de gestion de la mémoire. Ce cas n’était pas bien intercepté auparavant et causait des erreurs, voire des corruptions de mémoire plus tard dans le processus de démarrage, rendant les choses plus difficiles à investiguer (smrobtzz).

    Correction de l’initialisation d’un registre de contrôle sur les processeurs x86 qui configure la gestion de la mémoire virtuelle (entre autres choses). Le chargeur de démarrage BIOS l’initialisait bien, mais le chargeur EFI ne l’initialisait que pour le premier cœur de CPU, laissant les autres dans un état indéterminé. Ce problème a été détecté par le code NVMM importé de NetBSD, qui refuse de s’initialiser si ce registre n’a pas une valeur cohérente. Mais cela corrige probablement d’autres problèmes jusqu’ici inexpliqués sur les machines démarrant en EFI (waddlesplash).

    Outils de compilation

    Haiku est compilé avec le compilateur gcc. Il utilise à la fois une version moderne et un fork de gcc 2.95.3, ce dernier permettant d’assurer la compatibilité avec BeOS. L’outil de compilation est Jam, un concurrent de make mieux adapté aux besoins d’un projet complexe comme Haiku.

    Adaptations pour la sortie de gcc16 : reconnaissance de cette version lorsqu’elle est utilisée comme compilateur hôte (SED4906) et modifications de paramètres de compilation dans les scripts de gcc2 pour permettre de le compiler avec un compilateur moderne (en précisant qu’il est écrit en C89, qui n’est plus le standard par défaut dans la plupart des compilateurs) (waddlesplash).

    Premiers ajouts dans le système de build pour prendre en considération l’existence d’une tentative de portage de Haiku sur l’architecture PowerPC 64 bits (SED4906).

    Suppression de scripts de build inutilisés pour la gestion et la décompression de certains types d’archives (PulkoMandy).

    Ajout de règles de détections des formats MS Office (docx, xlsx…) dans le renifleur de types MIME (Philippe Houdoin).

    Ajout dans l’image de release d’un ensemble de sons à utiliser pour les diverses notifications du système (humdinger).

    Documentation

    La documentation est découpée en trois parties : un guide de l’utilisateur, un guide pour les développeurs d’applications (appelé « Haiku Book » en référence au « Be Book » qui remplissait le même rôle pour BeOS), et une documentation interne pour les développeurs souhaitant modifier Haiku lui-même.

    Ajout d’un fichier AGENTS.md rappelant aux LLMs que leur utilisation est interdite avec Haiku et qu’ils doivent refuser de travailler (kallisti5, waddlesplash).

    Documentation interne

    Correction de fautes d’orthographe dans la documentation et grosse amélioration de la documentation des pilotes SD et MMC (PulkoMandy).

    Correction de warnings levés par Sphinx lors de la génération de la documentation (PulkoMandy).

    Ajout d’une page expliquant le fonctionnement des pilotes réseau et d’une autre sur les principes des pilotes de périphériques en général (PulkoMandy).

    Ajout d’un pilote d’exemple pour le périphérique QEMU “edu” qui est justement prévu pour servir d’exemple et d’exercice (dridiha).

    Haiku Book

    Clarification de la documentation des valeurs de retour de BListView:: CurrentSelection (madmax).

    Cafeina poursuit son travail pour compléter la documentation et couvrir tous les sujets:

    • ajout du chapitre sur l’USB Kit,
    • première partie de la documentation du Network Kit,
    • ajout des fonctions du Kernel Kit concernant la gestion des “images” ELF chargées en mémoire (get_image_info et compagnie).

    Correction d’une typo dans la documentation de BBufferIO (waddlesplash).

    ARM & RISC-V

    Actuellement, seuls les processeurs X86 (32 et 64 bits) sont officiellement supportés par Haiku. Le portage RISC-V est fonctionnel sur certaines machines mais pas au point de l’officialiser. Le portage ARM64 est en très bonne voie et commence également à être utilisable.

    Quelques corrections simples pour les premières étapes du démarrage sur Raspberry Pi 5 (vous excitez pas trop, c’est encore très loin d’avoir une version fonctionnelle). En particulier, des améliorations sur le séquencement de démarrage des différents coeurs de processeur SMP (smrobtzz).

    Quelques avancées également pour les machines Apple (smrobtzz).

    Correction d’offsets dans le code de génération des images de carte SD et rétrogradation de la version de l’architecture ARMv8 nécessaire pour démarrer Haiku (kallisti5).

    Et alors, ça vient, cette bêta 6 ?

    La branche bêta va être créée fin juillet, avec un objectif de publication pour mi-août.

    La phase de test a eu lieu durant le mois d’août, de nombreux petits problèmes ont été corrigés et la publication est toute proche. Bientôt une autre dépêche annonçant les nouveautés principales de cette version!

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    Agenda du Libre pour la semaine 34 de l'année 2026

    17 août 2026 à 17:20

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 15 événements (France: 13, Internet: 2) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 17 août 2026 de 19h00 à 22h00.

    Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

    Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

    [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 17 août 2026 de 19h30 à 21h30.

    Saluton,

    Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
    Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

    L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
    Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

    Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
    Début: lundi  8 juin 2026.
    Les cours sont GRATUITS pour tous.

    Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
    Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

    Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

    N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

    Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

    [FR Chaumont] Permanence Informatique - Le mardi 18 août 2026 de 09h00 à 16h30.

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    [FR Dijon] Atelier du mardi - Le mardi 18 août 2026 de 15h00 à 19h00.

    Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

    Assistance technique.

    De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso

    [FR Grenoble] Install Party + Rencontre FairPhone - Le mardi 18 août 2026 de 19h00 à 19h00.

    La Guilde vous propose deux ateliers en une soirée: install party ET rencontre Fairphone
      à la Turbine.coop (entrée par le côté droit du bâtiment).

    Vous en avez assez d’être dépendants des OS et logiciels propriétaires (Android, Microsoft, etc.)?

    Cet atelier est pour vous! Repartez à la fin de la soirée avec votre propre machine fonctionnant sous un nouveau système d’exploitation, correctement installé, configuré et agrémenté de nombreux logiciels (essentiellement libres!).

    C’est aussi l’occasion pour les utilisateurs de FairPhone de partager leurs expériences. Ce mois-ci, un Fairphone 5 et un Fairphone 6 avec /e/OS installé ainsi que des Fairphone XL seront disponibles pour démonstration.

    Merci de suivre les recommendations  afichées sur cette page si vous apportez votre machine!

    [FR Le Mans] Permanence du mercredi - Le mercredi 19 août 2026 de 12h30 à 17h30.

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi - Le mercredi 19 août 2026 de 14h00 à 18h00.

    Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

    Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

    Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

    Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
    l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

    Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

    [FR Mauguio] Événement | Installe Linux Partie - Le mercredi 19 août 2026 de 14h00 à 18h00.

    Si vous souhaitez donner un second souffle à un vieil ordinateur ou si vous souhaitez opter pour un système d’exploitation libre et gratuit, venez simplement avec votre matériel ou une clé USB d’au moins 8Go et laissez-vous guider par les membres de Montpel’libre, l’association Hello World et le département informatique de la faculté des sciences.

    Vous découvrirez également les principales distributions et leurs environnements de bureaux Gnome, Budgie, KDE, Xfce, LXDE, Cinnamon, MATE et Emmabuntüs) disponibles sous Linux.

    Programme :

    • Présentation de Linux
    • Configuration matérielle nécessaire
    • Se procurer GNU/Linux
    • Installation ou migration d’Ubuntu ou d’une de ses dérivées, Xubuntu, Kubuntu, Lubuntu… mais aussi d’Emmabuntüs
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels
    • Premières explorations du système
    • Installations et configurations complémentaires
    • Forums pour les débutants

    Notre équipe vous donne rendez-vous pour répondre à vos questions et satisfaire votre curiosité.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible. Rejoindre le groupe Montpel’libre sur Telegram S’inscrire à la Newsletter de Montpel’libre.

    [FR Beauvais] Sensibilisation et partage autour du Libre - Le mercredi 19 août 2026 de 18h00 à 20h00.

    Chaque mercredi soir, l'association propose une rencontre pour partager des connaissances, des savoir-faire, des questions autour de l'utilisation des logiciels libres, que ce soit à propos du système d'exploitation Linux, des applications libres ou des services en ligne libres.

    C'est l'occasion aussi de mettre en avant l'action des associations fédératrices telles que l'April ou Framasoft, dont nous sommes adhérents et dont nous soutenons les initiatives avec grande reconnaissance.

    [FR Quimperlé] Point info GNU/Linux - Le vendredi 21 août 2026 de 13h30 à 17h30.

    Médiathèque de Quimperlé, place Saint Michel, pas d’inscription, entrée libre !

    Mickaël, Johann, Alain, et Yves vous accueillent (ou l'un d'eux, on se relaie !).

    Conseils, aide et infos pratiques GNU/Linux et Logiciels Libres.

    Curieux ? Déjà utilisateur ? Expert ? Pour résoudre vos problèmes, vous êtes le bienvenue ; pas besoin de prendre rendez-vous !

    N'hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation de GNU/Linux ou de venir avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…) si possible.

    [FR Brest] Atelier d'été - YunoHost - Le vendredi 21 août 2026 de 14h00 à 17h00.

    L'auto-hébergement de services web et internet est enfin à la portée de toutes et tous 🌍

    Apprenez à cultiver votre petit morceau d'Internet grâce à Yunohost 🏡

    Présentation de la plateforme Yunohost, et démonstration de l'installation sur un pc du PAPI Infini.

    Simplement curieux de le découvrir, ou bien déterminé à l'installer, tout le monde est bienvenu 🪩

    Venez avec ou sans votre datacenter.

    --

    Le local est accessible aux personnes à mobilité réduite

    Il y a des arceaux à vélo à proximité

    L'arrêt de bus le plus proche est: Cosmao Prétot, ligne 2B

    L'arrêt de tramway le plus proche est: Polygone

    [FR Gourin] Venez découvrir Linux et le Libre ! - Le vendredi 21 août 2026 de 18h30 à 20h00.

    Venez découvrir Linux à l'occasion de nos permanences du Libre, le vendredi soir, une fois par mois à Graines d'Utopies!

    Apportez votre ordinateur pour voir comment il est possible de remplacer votre vieux système d'exploitation Windows par une solution libre qui redonnera une nouvelle vie à votre ordinateur.

    L'atelier du Libre c'est aussi l'occasion de discuter d'alternatives logicielles, d'autonomie numérique et de liberté sur Internet.

    [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) - Le vendredi 21 août 2026 de 08h00 à 09h00.

    Description

    Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

    [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire - Le vendredi 21 août 2026 de 11h45 à 13h00.

    Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

    Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.

    C'est quand ?

    Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

    Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

    Au programme

    • Discussion libre: Pas d'ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
    • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
    • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
    • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l'expert.

    Comment participer ?

    • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
    • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

    Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

    La participation est gratuite, ouvert à tous!

    Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !

    Nous avons hâte de vous y accueillir.

    Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

    [FR Saint-Girons] Repair’Café aux ateliers de la liberté - Le samedi 22 août 2026 de 11h00 à 15h00.

    Un repair'café est organisé aux Ateliers de la liberté à Saint-Girons, mensuellement, l’avant-dernier samedi du mois, de 11h à 15h.

    Une équipe de bénévoles est présente pour aider au diagnostic d’objets (électroniques/électriques/mécaniques) cassés, pour comprendre leurs entrailles, guider sur leur réparation, ou animer des ateliers liés à la réparation.

    Si la réparation n’est pas possible, une aide est proposée pour trouver des solutions: changement de pièces (récupération, occasions, neuves), ou bidouillage pour donner une seconde vie à ces objets.

    En plus de la réparation, l’équipe peut vous aider à installer Linux sur votre machine ou à le dépanner, ainsi qu’à vous accompagner dans l’utilisation de logiciels libres.

    Il est conseillé de nous prévenir à l’avance pour toute demande spécifique.

    Cet événement est ouvert à tous, que ce soit pour réparer un objet, pour du logiciel libre ou simplement vous renseigner, le tout gratuitement.

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    Aux origines du premier GPU, une bande de copains de l'ENS

    Les travaux d'étudiants de la promotion 1973 de l’École Normale Supérieure (Normale Sup) sont à l'origine de la production, dès 1977, d'une famille de circuits intégrés (CI) dédiés à l'affichage sur écran (à l'époque, cathodique ).

    Cette dépêche est consacrée à l'un d'entre eux, l'EF9365 (ou le "365" pour les intimes), qui est stricto sensu le premier GPU (excusez-du peu !) et nous verrons pourquoi.

    l'EF9365

    Le circuit intégré Thomson-Efcis EF9365
    Contrôleur de visualisation graphique,1980

    Les rédacteurs de cette dépêche collaborative remercient :

    • Philippe Matherat, le concepteur de ce composant ! Il a eu la gentillesse de se prêter au jeu en répondant à nos questions et en apportant de nombreuses précisions et anecdotes –les citations dans la dépêche sont intégralement de sa main– ;
    • PulkoMandy, pour son journal d’archéologie informatique sur la thèse de Jean Gastinel. Sans ce journal, cette dépêche n'aurait jamais vu le jour ;
    • Jean-François DEL NERO, développeur de l’émulation du 365 dans Mame, pour les échanges et les apports techniques ;
    • l'équipe de rédaction du magazine Sciences et Avenir, pour l'autorisation de publier des extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm", n° 455 (Janvier 1985).

    Sommaire

    Généalogie des puces EFxxxx

    Un GPU est un composant informatique (une puce dédiée dans les cartes graphiques des PC ou intégrée au processeur central (CPU) de votre téléphone (soc)) initialement dédiée à l'affichage d'images.

    D'abord limité à l'affichage 2D, il a rapidement pris le relais du CPU pour gérer les calculs parallèles de la 3D. Aujourd'hui, cette puissance brute sert autant au traitement vidéo qu'à des domaines bien éloignés des pixels, comme le minage de cryptomonnaies ou l'IA.

    Cette bascule technologique a récemment propulsé nVidia, le principal acteur du marché, au sommet de l'économie mondiale.

    Pourtant, bien avant cette folie financière et les géants américains ou asiatiques, c'est en France qu'est née cette architecture moderne.

    Cette dépêche vous propose de découvrir l'histoire du 365, le premier GPU sur puce unique.

    La génèse

    Extraits de l'article

    Extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm" de Dominique COMMIOT
    © Sciences et Avenir n° 455 (Janvier 1985)
    À gauche, Jean GASTINEL devant le bâtiment historique de l'ENS.
    À droite, Philippe MATHERAT et un extrait de l'article.

    Philippe Matherat avait résumé ainsi le contexte de cette épopée dans l'article de PulkoMandy :

    Nous étions une bande de copains, élèves de l’Ecole Normale Supérieure, de la promotion 1973.

    L’informatique était balbutiante, les ordinateurs étaient gigantesques (un bâtiment), très rares et très chers. Personne n’envisageait qu’ils puissent être répandus et bon marché.
    Les seuls écrans connus étaient ceux de la télévision. Les terminaux informatiques étaient des machines à écrire mécaniques actionnées par des relais électromécaniques. Ces terminaux étaient reliés à des gros ordinateurs distants, par une ligne téléphonique dédiée.
    La fréquence d'horloge des ordinateurs les plus puissants était 12 MHz.

    Jean Gastinel était le seul de notre promotion qui connaissait un peu ce qui se passait aux Etats-Unis, grâce à son père : Noël Gastinel, qui était professeur à Grenoble et qui avait fait des voyages dans les universités américaines et chez IBM. Il avait fait équiper l’université de Grenoble d’un ordinateur IBM 360/68.
    Jean Gastinel, avec Jean-Marc Frailong et Jean-Luc Richier, ont réalisé un ordinateur 12 bits, à base de circuits MSI de Texas-Instruments, dans les années 1973-1975.

    Puis Jean-Gastinel s’est lancé dans la conception du circuit d’affichage alpha-numérique, qui a été commercialisé sous le nom de SFF364 puis EF9364 (le changement de nom correspond au changement de nom de la société Sescosem en EFCIS). Cette conception a fait l’objet de sa thèse de 3è cycle.

    Depuis cet article, P. Matherat a détaillé :

    Quand je suis entré à l’ENS en 1973, il n’y avait pas de labo d’informatique, ni d’électronique. Les disciplines (en sciences) étaient les disciplines classiques de l’université : mathématique, physique, chimie, biologie, etc. Les chercheurs et les élèves avaient accès à un "Centre de calcul", dirigé par Maurice Vallino, qui consistait en un terminal (lecteur de cartes perforée et imprimante) connecté à un ordinateur Univac de l’université d’Orsay par une ligne à 1.200 bits/s, puis plus tard équipé d’un mini-ordinateur CII Mitra 15. Nous avons eu des cours de programmation Fortran par Jacques Arsac. Nous avions aussi accès à une formation en électronique (analogique), dans un local du labo de physique, fait par F. Lenouvel.

    Quand Jean Gastinel a souhaité réaliser un ordinateur, associé à J-M Frailong et J-L Richier, ils sont allés à Jussieu, à l’institut de programmation, où il y avait une équipe qui réalisait des montages électroniques, dirigée par Gérard Noguez. Puis, ils ont souhaité continuer à l’ENS, et M. Vallino leur a cédé une petite pièce annexe du Centre de calcul, ainsi qu’un petit budget annuel de 10.000 F. C’est dans cette pièce que Jean a réalisé la maquette du 364, puis j’ai continué là avec la maquette du 365.

    Ce que nous appelions "maquette" était le câblage d'une émulation de la future puce à l'aide de circuits MSI existants (des centaines), afin de pouvoir tester en temps réel la conception logique. Il n'existait aucun outil de CAO. Tout était câblé à la main, sans simulation préalable, et notre principal outil était l'oscilloscope pour vérifier les signaux. Avec des fréquences de l'ordre de quelques MHz, il nous fallait un oscilloscope haut de gamme.

    Une question de mémoire

    Sans la capacité d'Intel à produire en masse des puces DRAM de plus en plus denses, le 365 n'aurait jamais pu exister :

    À la suite du 364, j’ai pensé qu’on pouvait faire du graphique : j'ai commencé cette étude en 1976, à l'occasion de mon DEA d'informatique. Il faut bien voir que ceci n’est devenu possible que grâce aux nouvelles mémoires de 4 Kbits, car un affichage 512 x 512 à 1 bit/pixel nécessite 64 boîtiers mémoires de 4 Kbits. En fait cela ne devient raisonnable qu’avec 16 boîtiers de 16 Kbits (soit 32 K octets). Il n’était donc pas possible de faire un GPU avant ces années-là. Mon mérite a été d’avoir le flair de voir qu’une période nouvelle pouvait s’ouvrir, et que les écrans graphiques pouvaient se démocratiser.

    Mais utiliser 32 K octets rien que pour l'écran paraissait délirant, à une époque où la mémoire "centrale" utilisée par le CPU pour son programme et ses données ne dépassait pas 4 ou 8 K octets. Quand à vouloir faire de la couleur avec 3 bits par pixel, là j'étais vraiment pris pour un fou. Songez qu'un adressage sur 16 bits (cas des microprocesseurs de l'époque) ne permet pas de dépasser 64 K (= 216 ).

    Dates de sortie des DRAM Intel

    Le marché aux puces des seventies
    Naissance et évolution des composants DRAM

    Notez bien que, à l'époque, la capacité de ces mémoires s'exprime en bits (non pas en octets), et par un simple « K » : ce k majuscule vaut 1 024 bits (le kibibit actuel) et non 1 000. Pour résumer et par exemple, il faut traduire 16K par 2 kio.

    Pourquoi cette augmentation de la capacité de la RAM à cette époque ?

    Les circuits de RAM nécessitent un très grand nombre de transistors, mais sont très répétitifs : ils coûtent donc relativement peu cher à concevoir, mais demandent une chaîne de production de semi-conducteurs de très bonne qualité. Les fabricants de semi-conducteurs Japonais sont ceux qui vont le mieux maîtriser ce type de produit, fournissant des composants de plus en plus grande capacité à des prix écrasant la concurrence américaine. Intel ne s'en remettra qu'avec de grosses difficultés. Un autre fondeur de RAM américain, Mostek, n'y survivra pas et sera revendu à Thomson-CSF, qui rentabilisera largement son investissement en exploitant les brevets ainsi rachetés.

    Le plastique, c'est fantastique

    En creusant le sujet de ces premières mémoires vives, on comprend qu'il y a eu une autre évolution importante : le choix du matériau pour le boîtier.

    Les boîtiers des premiers CI (dont la référence est préfixée par "C" ou "D") étaient en céramique : c'était coûteux mais dans les début des années 70 seul ce matériau répondait aux besoins de dissipation thermique et d'étanchéité.
    Au départ, les fabricants avaient du mal à stabiliser le plastique, car l'humidité finissait par s'infiltrer par capillarité le long des pattes en métal, provoquant la corrosion de la puce.
    Pour protéger la puce, il lui a été ajouté une couche (au nitrure de silicium), dite "de passivation", qui permet le contact avec le plastique.
    Plus tard dans la décennie (à partir des puces 16K soit vers 1977), la transition vers le plastique s'opère massivement, leur référence est alors préfixée par "P".
    Le moulage plastique a permis de produire des puces à la chaîne à un prix dérisoire par rapport au processus artisanal du boîtier céramique multicouche.

    La production

    L'histoire industrielle du fondeur

    • 1969 : Création de Sescosem (Société Européenne de Semiconducteurs et de Microélectronique), filiale de Thomson-CSF.  
      Selon Wikipedia : Thomson-CSF est le résultat de la fusion réalisée en 1968, du groupe électronique Thomson (filiale de Thomson-Brandt) et de la Compagnie générale de télégraphie sans fil (CSF). Leurs filiales dédiées aux circuits intégrés, respectivement SESCO et COSEM, sont donc fusionnées pour devenir SESCOSEM.
    • 1976 : Sescosem devient EFCIS (Étude et Fabrication de Circuits Intégrés Spéciaux). C'est à ce moment précis que la référence change : le SFF364 devient l'EF9364.
    • 1983 : Thomson-CSF réorganise ses activités. EFCIS est intégrée au sein de la branche Thomson Semiconducteurs. C'est l'époque de la grande offensive sur le marché grand public avec le Minitel et les ordinateurs (Alice, VG5000) utilisant les dérivés comme l'EF9345.
    • 1987 : Thomson Semiconducteurs fusionne avec la branche composants de l'italien SGS (Société Générale Semiconduttori). Naissance de SGS-Thomson Microelectronics.
    • 1998 : SGS-Thomson est renommé STMicroelectronics (ST), le nom que nous connaissons aujourd'hui : une multinationale franco-italienne de droit néerlandais.

    Fabrication de transistors à la COSEM

    Fabrication de circuits à la COSEM
    source https://aconit.inria.fr/omeka/items/show/681 E. Gillet, Les transistors, ces magiciens.
    Gamma Presse, 1964. Crédits photo : René Bouillot.

    Dates de production

    Chronologiquement, Sescosem ou EFCIS ne faisaient pas de tels chips pour écrans avant que les élèves de l’ENS lui en apportent :

    • En premier, Jean Gastinel a conçu le circuit alphanumérique EF9364, de 16 lignes de 64 caractères, qui est sorti vers 1977.
    • Ensuite, j’ai conçu le premier chip graphique EF9365, de 512x512 pixels, qui est sorti vers 1980, avec sa variante EF9366 (balayage non-entrelacé).
    • Le circuit 9367 est une variante du 9365, avec des performances augmentées.
    • Les circuits du genre 9345 sont postérieurs au 9365, ils utilisent les éléments de base des circuits précédents, et ont été demandés par les concepteurs du minitel, qui sont donc des copies, variantes, des circuits conçus par les élèves de l’ENS.

    Généalogie des puces EFxxxx

    Chronologie de mise sur le marché
    des puces EF9xxx et quelques consœurs

    La petite famille

    L'EF9364, le précurseur

    L'année dernière, PulkoMandy a exhumé la thèse de Jean Gastinel "Conception et intégration d'un terminal alphanumérique", qui pose avant l'heure les bases du Minitel et qui est aussi à l'origine de l'aîné de la famille : l'EF9364 est un contrôleur vidéo purement alphanumérique (affichage de 16 lignes de 64 caractères).

    Cette thèse est une véritable pépite pour les férus d’archéologie informatique, on y trouve notamment tous les détails sur la réalisation du CI :

    Ajout d'un masque

    fig 1.10 - Dessin final des cinq masques superposés - Chapitre 1 fig 4.2 Montage des "puces", Chapitre III "Intégration du circuit "VISU" de la thèse

    Ce composant est prévu pour réaliser un terminal passif, sans microcontrôleur. Avant son arrivée, toute la logique vidéo des terminaux était implémentée par de la logique discrète: une centaine de puces électroniques étaient nécessaires. Les autres composants d'un terminal, comme le modem et le contrôleur de clavier, bénéficiaient déjà de solutions intégrées. Ce composant rend donc possible la construction d'un terminal à très bas coût avec quelques dizaines de composants.

    Il implémente tout de même des fonctionnalités de défilement de l'affichage, de déplacement du curseur, et d'effacement partiel (tout l'écran visible, la ligne courante, depuis le curseur jusqu'à la fin de la ligne). Ces fonctionnalités sont similaires à ce qui se fait sur les terminaux de l'époque (VT52 chez DEC, ADM-3A, …). Cependant, les générations suivantes de terminaux à partir du VT100 choisiront plutôt d'utiliser un microprocesseur.

    La génération des caractères proprement dit est effectuée par un composant séparé appelé générateur de caractères. Il s'agit dans le cas le plus simple d'une ROM programmée avec une police bitmap de taille fixe.

    Pour les nostalgiques du rendu d'affichage alphanumérique (le seul proposé par cette puce) sur un écran de l'époque, vous pouvez essayer cool-retro-term (lien qui devrait être sponsorisé par le SNOF)

    capture cool-retro-term

    Simulation d'affichage sur tube cathodique
            par cool retro term, à la EF9364
    (alphanumérique, 64 colonnes x 16 lignes)

    L'EF9365

    Second de la famille, c'est l'objet de notre dépêche : voir la section suivante qui lui est dédiée.
    Nous passons souvent sous silence le EF9366, qui est très proche du 365, mais les 2 sorties sont vraiment concomitantes.

    En fait, les 9365 et 9366 sont sortis en même temps, c’est moi qui avais fait la modification qui supprime l’entrelacement (pour le 9366), car le premier client (Secapa), qui avait travaillé sur la maquette de simulation du 365, ne supportait pas le clignotement de l’affichage 512x512. Pour moi, l’intérêt était d’avoir une résolution élevée, et je conseillais d’utiliser un CRT avec des phosphores plus rémanents. Mais les CRT les moins chers (TV) avaient des phosphores rapides.

    Nous passons aussi sous silence le EF9367, sorti plus tard, proche du 365 mais supportant des résolutions supérieures.

    Le NEC µPD7220 : le cousin Japonais

    Ce composant n'est pas compatible avec la série EF9365. Cependant, il a un fonctionnement assez similaire. Commercialisé en décembre 1981, il a été développé à partir de 1979, et probablement inspiré par la présentation du travail sur le 365 au SIGGRAPH en 1978.

    En plus des lignes, rectanges et textes, il peut tracer des cercles, arc de cercles et autres courbes. Il est également prévu pour s'interfacer avec un contrôleur DMA, ce qui facilite l'échange de données avec le CPU de contrôle.

    Le design de NEC a également été produit par Intel, qui continuera à faire évoluer cette famille de composants. C'est donc un ancêtre des GPU Intel toujours en production aujourd'hui.

    L'EF9340 et 9341

    Ces deux composants sont au cœur des premiers modèles de Minitel, il s'agit d'une adaptation "low cost" et d'un retour au mode alphanumérique. Ils sont conçus en 1980-1981.

    Les premiers prototypes du Minitel utilisent des circuits de chez TI (que l'on retrouvera également dans l'ordinateur Exelvision EXL100). Mais les modèles de production se tournent vers une solution "made in France". Thomson EFCIS se charge de la conception de ces circuits qui sont fournis à Alcatel pour la fabrication du Minitel.

    Réponse à appel d'offre du Minitel mentionnant les circuits VIN et GEN : la visualisation est confiée à deux circuits spécialisés VIN et GEN, chargés des signaux de base de temps et de la synthèse des caractères.

    Ils sont associés à un microprocesseur, faisant du Minitel un terminal "intelligent" capable de réaliser certaines fonctions en autonomie, sans avoir besoin de communiquer chaque appui de touche du clavier au serveur central.

    Ils ajoutent également un mode "semi-graphique" : il ne permet pas d'afficher des pixels, mais propose des 'briques', de 2x3 éléments, pré-dessinées dans la ROM du processeur.
    On économise ainsi drastiquement la RAM qui coûtait, déjà, cher…
    Le prix unitaire d'une RAM Intel 2107 (de 4K, soit 512 octets) était, à sa sortie en 1974, de 50 $ => avec l'inflation cumulée et la conversion, cela représente environ 295€ de 2026.

    Exemple de [caractères semi-graphiques](https://en.wikipedia.org/wiki/Thomson_EF9345)

    Exemple de caractères semi-graphiques
                  autorisés par L'EF9345
           Page 84 du Databook Thomson.

    En plus du Minitel, ces composants seront également utilisés par Philips dans les consoles Videopac Plus, ce qui sera la première étape dans la conception du VG5000 dont on reparle au chapitre suivant.

    L'EF9345, la cheap chip

    Le composant EF9345 regroupe dans une seule puce les fonctionnalités du générateur de caractères et du contrôleur de timing vidéo (GEN et VIN, qui étaient auparavant deux composants séparés).
    Cette photo zoomable du cœur de silicium du composant (die shot) montre bien cet assemblage.
    Cela a permis de réduire le coût de production du Minitel et a également été utilisé dans quelques micro-ordinateurs personnels : l’Alice chez Matra ou le VG5000 chez Philips.

    Captures de US Rallye

    Captures de US Rallye, le Gran Turismo de 1984

    Ici, la puce ne sait pas ce qu'est un pixel : elle manipule une grille de caractères (25 lignes de 40 ou 80 colonnes).

    Pour afficher une lettre ou un bloc de couleur (le fameux mode mosaïque), le processeur principal envoie juste un code d'un octet en RAM. C'est une ROM interne à la puce d'affichage qui se charge ensuite de traduire cet octet en points lumineux à l'écran.

    C’était une astuce pour économiser la mémoire, mais impossible de tracer une ligne fine ou de faire bouger un élément au pixel près : on est condamnés à déplacer des blocs rigides sur une grille fixe. Au mieux, certains caractères peuvent être redéfinis, pour afficher un logo ou une image simple.

    La suite pour ST

    Pour ST Microelectronics, l'histoire des composants graphiques continue encore quelques années après la commercialisation de la série EF936x. Bien que les composants graphiques n'ont pas eu le volume de production de la version alphanumérique (surtout portée par le Minitel), ils ont trouvé une utilisation dans l'informatique scientifique et les appareils de mesure nécessitant la visualisation de données : spectromètres, analyseurs de spectre, ainsi que des réalisations spécifiques (cartes graphiques en kit Elektor pour machines CP/M à bus S-100).

    L'offre sera complétée par l'EF9369, un circuit permettant de gérer une palette de 16 couleurs parmi 4096. Ce circuit est conçu au départ pour le micro-ordinateur Thomson TO9, mais finit par rejoindre le catalogue public de EFCIS puis de SGS-Thomson.

    En parallèle, SESCOSEM avait signé un contrat avec Motorola lui permettant de produire en France des composants conçus par Motorola (permettant de rassurer les acheteurs qu'il s'agissait de productions locales). SGS-Thomson se retrouve donc à produire à la fois la famille 93xx mais aussi le EF6845, le contrôleur d'écran de la famille 68xx de Motorola. Ce contrat devait comprendre toutes les futures puces de la famille 68xx conçues par Motorola, mais cela finira mal, puisque Motorola refusera de fournir les masques nécessaires à la production du processeur 68020.

    En fonction des demandes de clients, de nouveaux composants sont réalisés avec des adaptations simples (changement de timings vidéo pour afficher plus de pixels) ou plus poussés. C'est le cas de la famille TS68483 (surnommé AGAC, Advanced Graphic and Alphanumeric Controller) disponible en 1987.

    Il s'agit d'une version améliorée du 9365 avec:

    • une interface 16 bits avec le processeur, adapté à l'utilisation avec un 68000 par exemple.
    • Des fonctions supplémentaires : tracé de courbes, cercles, remplissage de zones…
    • Meilleure intégration : il n'y a plus besoin d'un séquenceur et de registres à décalage externes.
    • Configuration logicielle de la résolution d'écran vidéo

    Ce composant trouve également une utilisation dans des systèmes militaires, pour lesquels il existe une version "durcie", plus résistante (gamme de températures acceptables par exemple).

    Plus tard (en 1995-1997), c'est également ST qui fabrique les premières puces conçues par nVidia: NV1 STG2000 puis RIVA 128. Pour la première, le principe est similaire à ce qui avait été fait pour le EF9365 : ST assure la production et la commercialisation en son nom propre (on trouve donc des datasheets ne mentionnant pas du tout nVidia). Pour la seconde génération, ST ne se charge que de la fabrication, les datasheets (et les puces elle-mêmes) font apparaître les logos des deux entreprises. Malheureusement pour ST, ce partenariat n'ira pas plus loin, et les puces nVidia des générations suivantes seront produites exclusivement par TSMC.

    ST la suite

    STG2000 (ST) RIVA 128 (ST) RIVA TNT (TSMC)
    logo de ST seul deux logos côte à côte logo nVidia seul

    Le génie de l'EF9365

    Un vrai framebuffer

    Ce composant ne se limite plus à une RAM de stockage des caractères, il dispose d'une RAM de pixels dédiée (le framebuffer) qu'il gère de manière autonome.

    De ce point de vue c’est vraiment le premier chip qu’on peut qualifier de "graphique", car les autres étaient appelés "alphanumériques" ou "alpha-mosaïques".

    La grosse différence entre les deux est que "graphique" suppose de pouvoir accéder à un pixel particulier, alors que les autres n’accèdent qu’à un "caractère", les pixels d’un caractère étant définis secondairement par une ROM.

    Autrement dit, la RAM d’un chip graphique est une RAM de pixels (beaucoup plus grosse, par exemple 512x512), alors que dans le cas alpha-xxx c’est une RAM de caractères (16x80 par exemple).

    Il faut bien voir que cette chronologie est liée à la sortie des puces mémoires de Intel : Les puces de 4 K bits ne sont apparues que vers 1974. Avant, il était impossible de faire du vrai "graphique". Il aurait été trop compliqué de stocker chaque point de l’image individuellement : en télévision, le signal vidéo était analogique, et les magnétoscopes à bande magnétique enregistraient le signal video analogique.

    L'idée de stocker une image matricielle (point par point) dans une mémoire vive pour l'afficher à l'écran n'était pas nouvelle (par exemple: Evans & Sutherland Shaded Picture System qui faisait déjà du rendu 3D en 1973, premiers "frame buffers" dès 1969 chez Bell Labs, mais ce sont des solutions complexes et coûteuses). On peut également mentionner le CDP1861 de chez RCA: il s'agit d'un framebuffer mais avec une résolution de seulement 64x128 pixels (et encore, il est parfois exploité en 32x64 pixels pour économiser de la mémoire). L'EF9365 marque une rupture historique : c'est le premier processeur graphique commercialisé de manière monolithique (sur une seule puce) conçu pour piloter un framebuffer géométrique de manière autonome. Il gère non seulement le framebuffer et l'affichage à l'écran, mais aussi des fonctions de tracé de lignes et de caractères. C'est donc le premier processeur graphique à proposer une forme d'accélération matérielle sur un système à framebuffer.

    L'actualisation de l'image à l'écran utilise seulement 57 % du temps (64 cycles sur 112 cycles de l'horloge externe continue).
    Le temps restant est libre pour l'écriture et la mise à jour de l'image : il est possible d'écrire un point par cycle libre, ce qui donne un temps moyen de 1,3 µs par point. Dans les cas où il y a beaucoup d'informations à afficher d'un coup, il est également possible de désactiver l'affichage pendant la préparation de l'image puis de le réactiver ensuite. Malheureusement, cela ne se prête pas trop à la réalisation d'animations complexes.

    La décharge du CPU pour certaines tâches

    C'est ce qui définit ce composant comme le premier GPU de l'histoire : son auteur lui a câblé des registres pour prendre en charge des fonctionnalités qui déchargent le CPU (processeur central) sur des opérations graphiques !

    Exemples de programmes en langage MPL qui montrent la simplicité d'utilisation

    Le tracé de lignes

    Le CPU peut par exemple demander à l'EF9365 de dessiner un trait d'un point A à un point B et revenir aussitôt à sa tâche. L'EF9365 prend alors le relais de manière totalement autonome. Il calcule les coordonnées intermédiaires en interne et écrit directement les pixels en RAM, à une vitesse folle pour l’époque : jusqu'à un million et demi de points par seconde, traçant une diagonale complète en moins de 700 microsecondes.

    Tracer une ligne

    L’algorithme de tracé de segment de Bresenham
    Présentation SIGGRAPH'78, page 5

    Traitements hardware sur les caractères

    Redimensionnement matériel (jusqu'à 16x)

    Auparavant, pour doubler la taille d'une police ou d'un motif, on demandait au processeur principal de recalculer tous les points. L'EF9365, lui, gère cela en toute autonomie via deux registres internes dédiés aux facteurs d'échelle : CZX (Zoom en X) et CZY (Zoom en Y).

    Le processeur graphique possède un compteur de pas pour dessiner le caractère pixel par pixel à partir de sa ROM interne.
    Quand le zoom est activé (par exemple à 4×), au lieu d'incrémenter l'adresse de destination dans le framebuffer à chaque pixel lu, l'EF9365 va répéter la même valeur de pixel sur la ligne 4 fois de suite en horizontal avant de passer au pixel suivant. Pour la verticale, il va répéter la même ligne complète du caractère 4 fois de suite dans la mémoire d'écran.

    L'avantage : comme les zooms X et Y sont indépendants, on peut appliquer un zoom 2× en largeur et 4× en hauteur. Cela permettait de faire instantanément des effets de texte étiré, condensé ou géant sans aucun calcul pour le CPU.

    L'effet Italique

    L'inclinaison n'est pas stockée dans une ROM ; elle est calculée « à la volée » lors de l'écriture dans la RAM de pixels.
    Pour incliner un bloc de pixels, il faut appliquer un décalage horizontal progressif à mesure que l'on monte en hauteur.
    À chaque fois que le générateur passe à la ligne supérieure (Y+1) pour dessiner le caractère, il ajoute automatiquement un offset fixe (un décalage d'un pixel) sur l'axe horizontal (X).

    Le caractère est littéralement « cisaillé » géométriquement pendant qu'il est écrit dans le framebuffer. On obtient un effet italique parfait et fluide, directement câblé dans le silicium.

    La seule inclinaison possible est 45 degrés (voir la notice page 21).
    C’est beaucoup plus simple ainsi à réaliser en hardware. Je m’étais posé la question de faire tous les angles, mais j’avais abandonné.

    Autres fonctionnalités

    L'EF9365 marque d'autres évolutions technologiques novatrices…

    Il intègre notamment un mécanisme de masquage d'écriture par plan.
    En verrouillant certains plans de la RAM, il pouvait dessiner ou effacer des éléments au pixel près sans jamais altérer le fond de l'image, jetant les bases de la gestion matérielle des calques.

    Il propose un module de pointillés gérés au pixel individuel (une aubaine pour la CAO industrielle).

    Son interface de bus universelle est capable de dialoguer nativement aussi bien avec un Z80 qu'un Motorola 6809.

    et… concrètement ?

    Jean-François Del Nero a produit une démonstration des capacités de rendu du 365 sur le Squale, un micro-ordinateur de 1984 qui exploitait ce composant.
    Ci-après quelques extraits, très saccadés (export gif oblige), presque fidèles (cherchez l'intrus !) :

    [Une démo du 365 ](https://i.imgur.com/7RXP1ze.gif)

    En plus de son travail de conservation du Squale, avec l'association MO5.com (qui tient un musée permanent du jeu vidéo à Arcueil), Jean-François Del Nero a aussi contribué à son émulation dans le projet Mame, et a notamment écrit le driver du 365.
    Nous avons pu reprendre le code source de sa démo, la modifier, la recompiler, et simuler le rendu du 365 grâce à Mame. Avis aux développeurs fullstack en manque d'exotisme: ici, pas de conteneurs Docker ni de dépendances npm !

    Est-ce vraiment le premier GPU ?

    Nous avons retenu les quatre critères suivants pour distinguer le 365 des premiers contrôleurs d'affichage sur une seule puce, comme le Motorola 6845 ou l'Atari Antic, qui gèrent la synchronisation du flux vidéo et le rafraîchissement de l'écran, sans intervenir dans le dessin des formes.
    Le processeur 365 :

    1. est une puce unique (LSI/VLSI) : ce n'est pas une carte remplie de circuits TTL discrets comme sur les gros systèmes vectoriels des années 70 (Evans & Sutherland, Imlac) ;
    2. déleste le CPU de tâches coûteuses en ressources : le CPU n'écrit pas les pixels un par un en VRAM. Il envoie une commande de haut niveau au 365 telle que : « trace une ligne de (X1,Y1) à (X2,Y2) », et repasse à autre chose ;
    3. dispose d'un moteur d'exécution algorithmique dédié, hardware (en silicium) : il embarque en dur l'algorithme de tracé/moteur de rendu (rasterizer) ;
    4. gère en toute indépendance la mémoire vidéo (Framebuffer/VRAM) : le 365 contrôle l'accès, le rafraîchissement et la modification de la VRAM de façon indépendante.

    Et le libre dans tout ça ?

    Quittons la technique pour nous intéresser à un autre aspect des travaux de l'équipe : la diffusion de ses travaux.

    Vous pourriez être étonnés qu’un circuit produit par un industriel puisse être public, dans ses moindres détails. Je dois vous raconter une anecdote :

    Notre petit groupe d’élèves de l’Ecole Normale Supérieure considérait que ses productions, financées par les pouvoirs publics, devaient profiter à tout le monde. Mais cela posait un problème à l’industriel (Thomson-CSF qui avait pour filiale la société Thomson-EFCIS), qui voulait protéger son produit par des brevets. Il a été convenu que Thomson-CSF déposerait des brevets au plus tard la veille de ma soutenance de thèse. Ainsi, les brevets pouvaient être valides car ne portaient pas sur un design public.

    Ma thèse a été soutenue le 19 mai 1978, et les brevets avaient été déposés le 18 mai (US4286264, US4297694, US4311998, US4266253).
    Ils décrivent aussi en détails le fonctionnement du circuit, mais dans le langage juridique spécifique des brevets.

    En août de la même année, l'architecture du 365 est présentée lors de la conférence SIGGRAPH 78. La liste d'articles soumis à cette conférence permet de se faire une idée des évolutions en cours dans le monde des graphismes générés par ordinateur à l'époque. On y trouve la description d'autres systèmes matériels et logiciels, des algorithmes en 2D ("How to color in a coloring book", un algorithme de remplissage de zones délimitées par des traits) et en 3D, des discussions sur les choix d'espaces de couleurs, ainsi que des exemples de mises en application (par exemple pour les simulateurs de vol de la navette spatiale américaine).

    Ensuite, EFCIS a beaucoup utilisé le dessin des masques du 365 pour sa communication car c’était le seul design qui était public.
    Nous n’étions pas dans l’état d’esprit de créer une start-up autour de nos designs, dans le but de gagner de l'argent. Nous nous imaginions qu’il était possible de concevoir des circuits dans un contexte académique, en étant juste payés par nos salaires, puis de les céder à un industriel pour la suite. C’était une erreur car ça ne pouvait pas fonctionner, principalement parce que l’industriel a besoin de définir sa stratégie de ligne de produits avec ses arguments marketing.
    Le contrat passé entre EFCIS et l’Ecole Normale Supérieure a servi à rémunérer l’ENS, qui s’en est servi pour créer le premier labo d’Informatique de l’ENS (le LIE), et je n’ai rien reçu personnellement. Je considérais que j’avais été payé par mon salaire d’élève de l’ENS.

    Dans les années 1970, nous avions l’idée naïve que les innovations techniques entraînaient des innovations sociales au sens d’une amélioration des conditions de vie pour tous, à l’image de la bagnole qui s’était démocratisée et qui était synonyme de libération. Nous ne faisions pas de grande différence entre acteurs publics et acteurs privés, et nous avions l’impression que tout était publié, ne serait-ce que par les brevets, qui ne faisaient que protéger ceux qui avaient davantage investi. En revanche, nous étions sensibles à la question de la propriété industrielle, et nous pensions que ce qui avait été développé par des fonctionnaires était la propriété de l’état (ce qui d’ailleurs est la loi), et que les universitaires ne pouvaient que publier sans restrictions. (En tant qu'élèves de l’ENS, nous étions fonctionnaires et universitaires.)…

    Le 365 a-t-il fait un flop ?

    Clairement non, car l'EF9365 ne mesure pas ses performances en FLOPS (Floating-point Operations Per Second) : il ne manipule aucune virgule flottante (ni même de calculs en nombres réels).
    Blague d'informaticien mise à part, le 365 a certes ouvert la voie à une longue lignée de composants, qui domine aujourd'hui l'actualité de la tech, mais il n'a pas eu le succès commercial de ses descendants, et l'expérience de la rue d'Ulm a tourné court.

    En France et à l'époque, il était difficile de faire dialoguer recherche, industrie et financement public.

    …Mais nous n’avions pas compris les particularités de ce secteur. D’une part, les usines qui fabriquent des circuits intégrés coûtent extrêmement cher. D’autre part ce secteur était appelé à un développement exponentiel, non anticipé : la plupart des hauts responsables de l’époque pensaient que les ordinateurs seraient achetés par 100 entreprises, voire 1000, mais ne concerneraient pas le grand public. Ensuite, le coût des développements logiciels devenait lui aussi très élevé. À l’époque les plus gros logiciels n’étaient pas très complexes. Et on n’avait pas compris la relation étroite entre les logiciels et les architectures matérielles. On n’avait pas compris non plus que de prendre un monopole sur un OS était un enjeu stratégique.

    Toutes ces contraintes (et d’autres que j’oublie), que nous n’avions pas comprises, faisaient que nous pensions naïvement que nous pouvions faire un développement dans notre coin, sans nous occuper du marché, mais uniquement de la performance technique, et le publier, puis dans un second temps le proposer à un industriel qui aurait les moyens de le commercialiser. L’idée sous-jacente étant que si le design était performant alors il y aurait forcément un industriel pour le vendre. C’était une grande ignorance des contraintes industrielles et des questions de marketing.

    Le cœur du problème ne résidait pas dans un manque de compétences (le génie des étudiants de l'ENS en est la preuve) mais dans l'incapacité des grands capitaines d'industrie français (notamment chez Thomson) à anticiper la révolution de l'ordinateur personnel et du logiciel. Confortés dans leur monopole, ils ont ignoré le virage que les États-Unis et le Japon prenaient à pleine vitesse :

    Je pense maintenant que dans le contexte des années 1970-80 en France, il n’y avait pas vraiment de possibilité pour aller plus loin. Les deux milieux, universitaires et industriels, ne se parlaient vraiment pas. Personne en France, ni chez les gouvernants, ni chez les universitaires, ni chez les industriels, ne voyaient ce qui se préparait. Nous, à 20-25 ans, nous comprenions le retard technologique de la France, ne serait-ce qu'en lisant les docs des puces que nous achetions, mais il était nié par les plus hauts responsables. Les dirigeants de Thomson disaient : "Quand il y aura vraiment un marché pour ça, nous serons en mesure de produire".

    En 1984, lors d'un voyage aux États-Unis et d'une visite au mythique Xerox PARC, le chercheur français découvre un autre monde. Un monde où l'innovation de rupture n'est pas confinée aux laboratoires, mais propulsée par le capital-risque, les pépinières d'entreprises et une compréhension systémique du couple matériel/logiciel :

    À un moment, au début des années 80, nous parlions avec Gastinel de monter notre boîte. Mais nous étions incompétents pour ça, nous n’avions aucune conscience des difficultés, il n’y avait pas du tout l’esprit "start-up", le capital-risque n’existait pas, les pépinières d’entreprises n’existaient pas, nous n’avions aucune connaissance de la façon dont les boîtes pouvaient se créer et croître aux USAs, nous n’avons appris ce contexte que beaucoup plus tard.

    Je suis allé aux USAs en 1984 pour la conférence Siggraph (à Minneapolis) et à cette occasion après je suis passé à Xerox-Parc où j’avais un ami français (Louis Monier, plus tard créateur de Altavista chez DEC). J’y ai découvert un monde insoupçonné chez nous, avec toutes leurs innovations depuis 20 ans, et j’ai rapporté leurs publications. Pourtant cela était connu (mais pas par nous), c’était à la base du Lisa et du Macintosh de Apple, sorti cette année-là. À Parc, j’y ai rencontré Franck Crow, un anglais, un grand nom du graphique (connu en particulier pour l’anti-aliasing) qui m’a félicité pour le 365, je n’en revenais pas. J’ai compris après qu’il avait été un reviewer pour mon article de 1978, avec un avis très favorable. En 1984, il avait connaissance du minitel, sorti peu avant, et m’a dit : "Nous aux USAs, nous n’avons pas été capables de faire ça". Il faut dire que c’était avant qu’Internet se répande, avec des possibilités infiniment supérieures. Internet existait depuis plusieurs années chez Xerox, mais ne pouvait pas se répandre dans le grand public avant l’existence des ordinateurs individuels.

    Les pouvoirs publics français se sont parfois immiscés dans ces choix industriels : citons la nationalisation de Thomson-CSF en 1982 et le plan "Informatique pour tous" en 1985 (un investissement énorme, estimé à 1,8 milliard de francs, soit 600 millions d'euros rapportés à aujourd'hui). Pourtant, la théorie du ruissellement n'a pas très bien fonctionné alors avec les labos de recherche ou les pépites industrielles en devenir : en témoignent le départ d'une grande partie de la bande de copains vers les US ou l'échec du Squale, dont la production s'est limitée à quelques centaines d'unités.
    La capitalisation boursière de STMicroelectronics (ex-SGS-Thomson) est, en 2026, 70 fois inférieure à celle de nVidia.

    En fait je crois que en France, à cette époque, les choses ne pouvaient venir que d’en haut : le nucléaire, le concorde, le minitel. Le minitel a été réalisé par des gens du corps des mines et du corps des télécom (comme son nom l’indique). les choses ne pouvaient venir que des grands corps de l’état.
    Notre activité, initiée par Jean Gastinel, était plutôt folle par sa liberté, et transgessive. Le climat à l’ENS, peu après 1968 où cette école avait été au cœur des événements, était très libre, nous avions vraiment la possibilité de faire n’importe quoi, sans contrôle. Jean avait entendu parler par son père de ce qui se passait aux USAs. Et ce qui se passait en Silicon-valley aussi était fait dans un cadre très libre lié à la contre-culture des hippies (mais ça, nous ne le savions pas).

    Une anecdote : au début des années 80, nous avons développé un réseau local Ethernet (alors sur câble co-axial de gros diamètre), pour relier nos Thémis réalisées en 10 exemplaires. Et nous avons eu besoin de passer sous la rue d’Ulm pour connecter le laboratoire de biologie. C’était interdit par le monopole des télécoms. En outre, le protocole de transfert par paquets était refusé car concurrent du protocole des P&T. Il nous a fallu enfreindre la loi pour passer un câble en douce.
    Tout ça a basculé peu de temps après, après l’explosion de l’usage des ordinateurs individuels et de leurs applications.

    Pour être tout-à-fait honnête, et rendre à César…, je dois mentionner que notre équipe a été reconnue par le CNRS en 1982, où nous avons obtenu des postes et des crédits pour continuer. Il y a eu une croissance jusqu'à 10 personnes en 1985, mais la plupart des membres de l'équipe sont partis chez Xerox en 1986.

    Avec le recul je dirais : on peut faire de grandes choses quand on est très peu nombreux, ça devient plus difficile lorsqu'il faut gérer la croissance…

    Le hasard du calendrier a voulu que la publication de cette dépêche coïncide avec un anniversaire : il y a 50 ans débutait l'étude du 365, avec le DEA de P. Matherat :)
    Pour celles et ceux qui s’intéresseraient à ses publications ou à la suite de ses travaux, c'est consultable ici.

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    AMD Advancing AI 2026 : CDNA 5 défie Rubin

    Sauf à vivre dans une grotte, il ne vous aura pas échappé que l'Intelligence Artificielle prend une part de plus en plus importante dans nos vies. Nous n'entrerons pas ici dans les débats philosophiques sur son intérêt potentiel pour nos sociétés (concernant les prix de la RAM, pour sûr c'est une tr...

    Radinus : tenir sa comptabilité personnelle sous Linux

    15 août 2026 à 07:13

    Radinus écran principal

    Il existe deux façons de savoir combien il reste sur son compte : ouvrir vingt-six onglets de son tableur préféré, ou confier ses relevés à une application qui les enverra gentiment sur un serveur inconnu en échange d'un abonnement mensuel. Radinus propose une troisième voie, nettement moins tendance : un logiciel qui tourne sur votre machine, garde vos données sur votre disque, ne parle à personne, et ne vous demande rien. Libre sous GPL v3, écrit en Rust avec Tauri, disponible pour Linux, et gratuit — les deux à la fois, ce qui mérite qu'on s'y arrête.

    NdM: il s'agit d'une réécriture d'une précédente version 1.9.3 en WinDev sous MIT. Le README dit « le dépôt est actuellement privé et sous la seule direction de son auteur » : on supposera qu'il ne s'agit pas d'accès privé ici sinon on ne verrait pas le code, mais juste du fait que l'auteur souhaite être en charge de tous les commits. Par contre la partie « sole direction of its (sic) author_ », tout en ayant une traduction en 18 langues, des commits non informatifs du type « maj1 » à « maj9 », etc. il est clair qu'il y a écriture ou assistance par une IA. Ainsi que pour le site du projet. Le projet initial date de juillet 2024 d'après le premier commit, et comme la date d'un commit n'est pas fiable, on peut vérifier le site du projet à la même époque via Archive.org (et l'absence du dépôt auparavant). Vous pourriez aussi trouver intéressantes les dépêches Logiciels libres pour la comptabilité d'entreprise (2025) et Logiciels libres de finances personnelles (2023).

    Ce qu'il fait

    Plusieurs comptes bancaires, la saisie des opérations, le pointage et le rapprochement de vos relevés, l'importation des fichiers que votre banque met à disposition (OFX, CSV, tableurs), les chèques, les opérations périodiques, un budget annuel et son contrôle, six statistiques croisées, un tableau de bord et la courbe de vos soldes.

    De la comptabilité domestique, faite sérieusement. Son nom vient de « radin » et sa mascotte est un écureuil en costume : le positionnement est assumé.

    Libre et totalement, absolument gratuit !

    Deux mots distincts, et ici les deux sont vrais.

    Libre : GPL v3 ou ultérieure, sources publiques. La licence a été choisie pour que personne, pas même l'auteur, ne puisse refermer la porte plus tard.

    Gratuit : pas de version amputée, pas de fonction réservée aux donateurs, pas d'abonnement, pas de compte, pas de courriel à laisser.

    Et la liste de ce qu'il ne fait pas, qui vaut bien la première : aucune connexion à votre banque, aucune télémétrie, aucune publicité, aucune synchronisation. Le réseau ne sert qu'à une chose, ouvrir le site si vous cliquez dessus. Vos opérations vivent dans un fichier SQLite sur votre disque.

    Sous le capot

    Cœur métier et contrôleur en Rust, interface en HTML/CSS/TypeScript servie par Tauri v2. Tauri s'appuie sur WebKitGTK, le moteur déjà présent sur votre système, au lieu d'embarquer un navigateur complet : un binaire natif, pas de runtime à déployer, pas de Chromium par application.

    Stockage SQLite en fichier unique, que vous pouvez copier et lire avec vos propres outils. Sauvegarde en zip avec un JSON par table. Chiffrement de la base par mot de passe si vous le souhaitez.

    Pour Linux

    Ubuntu 22.04, Debian 12, Fedora 36 ou plus récent.
    Disponible en 18 langues (français, anglais, italien, espagnol, allemand…).

    Bonne comptabilité personnelle , et pensez à pointer vos relevés.

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    Podcast Projets Libres épisode 72 : State of the Map 2026 : les contributeurs OpenStreetMap à Paris !

    Projets Libres x State of the Map 2026

    Découvrez la grande conférence annuelle des contributeurs du projet collaboratif de cartographie OpenStreetMap : State of the Map !
    L'édition 2026 se déroulera pour la première fois en région parisienne, du 28 au 30 août à Champs-sur-Marne.

    On vous explique tout avec Benoît Peyon, administrateur de l'association OSM France et membre du comité d'organisation.

    Cet épisode est le premier d'un nouveau format (10 minutes), dédié à la présentation des conférences de l'univers du libre.

    Bonne écoute !

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    Lettre d'information XMPP de juin 2026

    N. D. T. — Ceci est une traduction de la lettre d’information publiée régulièrement par l’équipe de communication de la XSF, essayant de conserver les tournures de phrase et l’esprit de l’original. Elle est réalisée et publiée conjointement sur les sites XMPP.org et LinuxFr.org selon une procédure définie.

    Bannière de la lettre d'information XMPP

    Bienvenue dans la lettre d'information XMPP, ravi de vous retrouver ! Ce numéro couvre le mois de juin 2026.

    La lettre d'information XMPP vous est proposée par l'Équipe de communication de la XSF.

    Comme tout autre projet accompli par la XSF, la lettre d'information est le résultat du travail volontaire de ses membres et des personnes y contribuant. Si vous êtes satisfait des services et logiciels que vous utilisez peut-être, n'hésitez pas à dire merci ou aider ces projets.

    Vous souhaitez contribuer à l'équipe de communication de la XSF ? Lisez en bas de page.

      Sommaire

      Annonces de la XSF

      XMPP Summit 29

      La XMPP Standards Foundation (XSF) a le plaisir d'annoncer le 29e Sommet XMPP, le premier à se dérouler entièrement en ligne ! Ce Sommet XMPP se tiendra du vendredi 4 septembre au samedi 5 septembre 2026, de 13 h à 16 h UTC ces deux jours. La XSF invite toutes les personnes intéressées par le développement des technologies XMPP à y participer à distance et discuter de tout ce qui concerne XMPP !

      Adhésions à la XSF

      Être membre élu de la XMPP Standards Foundation témoigne d’un engagement en faveur des normes ouvertes et d’une implication professionnelle au sein de ou avec la communauté XMPP. Votre adhésion contribue à faire de la XSF une organisation solide, ce qui est en soi précieux. Elle vous confère également un droit de vote sur les questions techniques et administratives au sein de la XSF. La procédure de candidature est simple et gratuite, et votre adhésion vous permettra également de vous impliquer plus facilement. Si vous souhaitez rejoindre la XMPP Standards Foundation en tant que membre, veuillez postuler à notre 3e appel trimestriel à candidatures avant le 16 août 2026 à 00h00 UTC.

      Évènements XMPP

      Articles XMPP

      Nouvelles des logiciels XMPP

      Clients et Applications XMPP

      • aTalk a publié les versions 6.1.0, 6.2.0 et 6.3.0 de sa messagerie sécurisée pour Android avec appels vidéo et fonctionnalités GPS. Ces versions introduisent la rétraction de message, retirent la fusion des messages multiples dans la fenêtre de chat, étendent la fonctionnalité de correction du dernier message à tous les messages envoyés et pas seulement au dernier message envoyé, supportent les traductions des messages envoyés/reçus dans les chats/salons avec l'option de traduction qui peut être activée par contact ou par salon, et apporte également des améliorations, quelques corrections mineures et beaucoup de modifications 'sous le capot'. Voir les notes de publication pour tous les détails.

      • Conversations a publié sa version 2.20.1 pour Android. Cette publication ajoute les Note à moi-même comme suggestion de recherche et des corrections de bugs mineurs. Assurez-vous de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

      • Converse.js a publié sa version 14.0.0 de son client web XMPP open-source. Cette publication ajoute le support pour le chiffrement OMEMO:2 ! Elle apporte également des nouvelles méthodes pour l'API pubsub pour créér, s'abonner et se désabonner, support de la version logiciel et affichage des versions logiciels du serveur dans le profil, support d'OMEMO 2 (urn:xmpp:omemo:2) en utilisant la stanza content encryption, détecte les contacts supportant uniquement omemo:2 comme étant capable d'OMEMO, avec de nombreuses autres corrections et d'autres travaux sous le capot ! Tout ceci génère certaines incompatibilités rétroactives, donc merci de consulter directement le journal des modifications pour tous les détails !

      • Fluux Messenger, a publié ses versions 0.16.0, 0.16.1 et 0.16.2 , de son client moderne XMPP multi-plateforme, pour les communautés et organisations. Ces versions ajoutent le chiffrement de bout-en-bout OpenPGPle chiffrement des messages 1:1 avec un stockage de clé protégé par mot de passe et la sauvegarde/restauration de clé secrète, le support de OpenPGP e2ee dans la version web, la gestion des Multi-TSK (Transferable Secret Key) dans le flux de restauration des sauvegardes des comptes possédant plusieurs clés, marqueur de message non-lus sur l'avatar, rédiger des messages hors-ligne et les envoyer à la reconnexion, support des messages directs dans les salons ("chuchoter"), et bien d'autres modifications et corrections. Merci de consulter le journal des modifications intégral pour tous les détails !

      Fluux Messenger: messages directs dans les salons

      • Gajim a publié sa version 2.4.7 de son application de chat XMPP gratuite et bourrée de fonctionnalités. Cette publication supporte le chiffrement OpenPGP moderne, les messages brouillons sont désormais persistants, ce qui signifie qu'après avoir redémarré Gajim, vous pouvez poursuivre là où vous vous êtes arrêté, les salons de discussion sont désormais nommés selon leurs participants si pas d'autre nom n'est donné, désactiver un compte lors de la connexion est désormais corrigé, et elle vient également avec de nombreuses petites améliorations et corrections de bugs. Merci pour toutes vos contributions !

      Gajim: Un message vous mentionnant

      • Movim a publié ses versions 0.34, nom de code "Meier", et 0.34.1! Ces nouveaux jalons Movim stabilisent le travail important réalisé dans les précédentes publications tout en introduisant une nouvelle expérience redesignée pour les appels de groupe (conférences). Dans cette version vous pouvez ajouter des salons dédiés à des appels de groupe dans vos Espaces ("Spaces") et explorer la nouvelle interface d'appel vidéo. Les appels en conférence, reconstruit depuis zéro, la renégotiation média, nouvel agencement et interface redesignée, nouveaux sons de notification, gestion de session, d'autres corrections et plus encore !

      Movim : Conférence dans les Espaces ("Spaces")

      • Profanity a publié la version 0.18.2 de son client XMPP console. Cette publication apporte des corrections de bugs pour conserver l'écriture dans le terminal lors du passage en veille, éviter l'échange des OTR de révéler votre présence à des inconnus, et rendre muet l'erreur 'no key' pour les messages de transport de clé. Merci de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

      Serveurs XMPP

      La communauté Ignite Realtime est heureuse d'annoncer la sortie d'Openfire 5.1.0. Quelques points forts de cette version : l'établissement de connexion via SASL (avec un généreux soutien de la Fondation NLnet), une série de durcissements concernant le chiffrement, la correction d'un bug de complexité O(n²) qui provoquait des démarrages de 2 heures sur de gros déploiements (seulement quelques secondes maintenant), Java 25, le nouveau support officiel de MariaDB, Firebird et CockroachDB. Vous pouvez lire le journal des changements complet pour avoir tous les détails !

      Bibliothèques et outils XMPP

      Extensions et spécifications

      La XMPP Standards Foundation développe des extensions à XMPP dans sa série de XEP en plus des RFC XMPP. Des développeuses, développeurs et autres personnes expertes en normes du monde entier collaborent à ces extensions, élaborant de nouvelles spécifications pour les pratiques émergentes et affinant les méthodes existantes. Proposées par n'importe qui, celles qui remportent le plus de succès finissent par être classées comme finales ou actives, selon leur type, tandis que les autres sont soigneusement archivées comme différées. Ce cycle de vie est décrit dans la XEP-0001, qui contient les définitions formelles et canoniques des types, des états et des processus. Vous pouvez en savoir plus sur le processus de normalisation ici. La communication autour des normes et des extensions se fait via la liste de diffusion des normes (archives en ligne).

      Extensions proposées

      Le processus de développement d'une XEP commence par la rédaction d'une idée et sa soumission à l'éditeur XMPP. Dans un délai de deux semaines, le Conseil décide d'accepter ou non cette proposition en tant que XEP expérimentale.

      • Jingle User Location
        • Cette spécification définit une extension de l'application Jingle pour échanger et mettre à jour la position de l'utilisateur dans une session Jingle active en utilisant la XEP-0080 User Location payload.
      • XMPP Decentralized ID (XID)
        • L'ID XMPP décentralisé (XID) est un identifiant d'entité XPMM indépendant de DNS. Cette spécification décrit comment générer, utiliser et gérer celui-ci.
      • Jingle Synchronized Real-Time Text
        • Cette spécification définit l'extension d'une application Jingle pour la négociation temps réel du texte à l'intérieur de la même session de conversation que l'audio et la vidéo.

      Nouvelles extensions

      • Version 0.1.0 de XEP-0514 (Balisage d'Emojis)
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil le 12 mai 2026 (XEP Editor(dg))
      • Version 0.1.0 de XEP-0515 (Protection contre la Dégradation de Connexion TLS)
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
      • Version 0.1.0 de XEP-0516 (Identifiant XMPP Décentralisé (XID))
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
      • Version 0.1.0 de XEP-0517 (Texte Synchronisé en Temps-Réel dans Jingle)
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))

      Extensions déférées

      Si une XEP expérimentale n’est pas mise à jour pendant plus de douze mois, elle sera retirée de la catégorie Expérimentale pour être classée comme Déférée. Si une mise à jour intervient, la XEP sera replacée dans la catégorie Expérimentale.

      • Pas de XEP déférée ce mois-ci.

      Extensions mises à jour

      • Version 1.35.5 de XEP-0045 (Discussions multi-utilisateurs)

        • Correction de l'attribut from dans les examples où le salon lui-même envoie un message
        • Corrige le champ du nom du noeud pubsub associé dans l'exemple d'information de découverte
      • Version 0.5.0 de XEP-0420 (Stanza Content Encryption)

        • L'affixe de temps utilise le profile DateTime de XEP-0082
        • Les rpads longs NE DOIVENT PAS être rejetés
        • Ajout d'une taille cible minimum pour le complèment aléatoire pour renforcer la résistance face à des attaques par corrélation dans le cas de contenus courts et un rpad de longueur nulle.
        • Retrait de Implementation inutile
        • Avertissement concernant l'injection de stanzas déchiffrés
        • Clarifie la solution de repli pour le body
        • Corrige les descriptions pour s'appliquer à toutes les stanzas au lieu de seulement les messages
        • Retire le DOIT ambigu dans l'affixe de temps et clarifie la vérification des affixes
        • Exige du registrar de fournir une liste d'éléments exclusivement processé coté serveur
        • Liste les XEP dépendantes
        • Ajoute le schéma XML (syndace)
      • Version 0.1.1 de XEP-0514 (Emoji Markup)

        • Retrait des références obsolètes à BoB (techmetx11)

      Dernier appel

      Les derniers appels sont lancés une fois que tout le monde semble satisfait de l'état actuel d'une XEP. Une fois que le Conseil a décidé que la XEP semble prête, l'Éditeur XMPP émet un dernier appel pour recueillir des commentaires. Les commentaires recueillis lors du dernier appel peuvent aider à améliorer la XEP avant de le renvoyer au Conseil pour qu'il passe à l'état Stable.

      • Pas de dernier appel de XEP ce mois-ci.

      Extensions stables

      • Pas de XEP passant à stable ce mois.

      Extensions dépréciées

      • Pas de XEP dépréciée ce mois.

      Extensions rejetées

      • Pas de XEP rejetée ce mois.

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      Contributions et traductions de la lettre d'information

      Il s'agit d'un effort communautaire, et nous tenons à remercier les traductrices et traducteurs pour leur contribution.
      Les bénévoles et les nouvelles langues sont les bienvenues !
      Les traductions de la lettre d'information XMPP seront publiées ici (avec un certain retard) :

      Contributions à la lettre d'information de ce mois-ci : emus, cal0pteryx, Gonzalo Raúl Nemmi, Ludovic Bocquet, anubis, Badri (badrihippo), XSF iTeam

      Contributions à la traduction :

      • Français : Adrien Bourmault (neox), anubis, seveso, impromptux, Blacknight
      • Italien : Mario Sabatino, Roberto Resoli
      • Portugais : Paulo

      Aidez-nous à créer la lettre d'information

      Cette lettre d'information XMPP est produite en collaboration avec la communauté XMPP. Chaque numéro mensuel est rédigé dans ce simple pad. À la fin de chaque mois, le contenu du pad est fusionné dans le dépôt GitHub de la XSF. Nous sommes toujours ravis d'accueillir de nouvelles personnes contributrices. N'hésitez pas à rejoindre la discussion dans notre groupe de discussion Comm-Team (MUC) et à nous aider ainsi à poursuivre cet effort communautaire. Vous avez un projet et souhaitez le faire connaître ? N'hésitez pas à partager vos actualités ou événements ici, et à les promouvoir auprès d'un large public.

      Tâches que nous effectuons régulièrement :

      • collecte d'actualités dans l'univers XMPP
      • résumés courts d'actualités et d'événements
      • résumé de la communication mensuelle sur les extensions (XEP)
      • révision du projet de lettre d'information
      • préparation d'images pour les médias
      • traductions
      • communication via les comptes des médias

      Licence

      Cette lettre d'information est publiée sous licence CC BY-SA.

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      Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

      10 août 2026 à 07:26

      Bonsoir à toutes et à tous !

      Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert 😂), nous avons revu drastiquement notre « copie » et nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et ses nouvelles ressources.

      Notre objectif reste le même : multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

      Le Libre, on en parle beaucoup tout comme la souveraineté numérique mais concrètement la route est longue, trop longue et parfois inaccessible pour des populations loin des grandes métropoles où l’on trouve désormais de nombreuses associations et collectivités qui promeuvent et qui portent assistance à la population pour faire revire leur PC et entrer dans un monde numérique plus « juste » et plus respectueux de notre vie privée et de notre planète.

      Certains disent que le PC est mort, mais nous, nous le pensons pas ! Cette machine à écrire des temps modernes a du sens : le partage des savoirs et des savoir-faire, la création. De part leur essence, la plupart des distributions GNU/Linux respectent l’utilisateur, ne sont pas intrusives et permettent d’utiliser des machines devenues obsolètes aux yeux des GAFAM. D’après HOP, 55 % des PC sous Windows 10 sont directement concernés par l’incompatibilité quant à l’utilisation de Windows 11. Nous souhaitons prouver qu’une alternative existe et qu’elle n’a rien à envier aux GAFAM !

      Notre modèle est basé sur une association et, OUI on parle « argent » dès la page d’accueil du site, car nous rémunérons nos linuxAngels pour leur travail qui consiste à aller chez le particulier et à effectuer une migration de Microsoft Windows vers Linux Mint qui est la distribution que nous avons choisie avec son environnement Cinnamon.

      Bien évidement, nous recherchons des linuxAngels, des ami·e·s (assos, gulls, collectifs…) qui parlent de nous et qui nous aideraient à relever ce défi mais aussi des collectivités pour réaliser des projets à grande échelle, etc.

      Voilà !

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      Agenda du Libre pour la semaine 33 de l’année 2026

      Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 12 événements (France: 8, Belgique: 1, Québec: 1, Internet: 2) est en seconde partie de dépêche.

      Sommaire

      [FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 10 août 2026 de 19h00 à 22h00.

      Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

      Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

      Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

      [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 10 août 2026 de 19h30 à 21h30.

      Saluton,

      Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
      Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
      Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

      Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
      Début: lundi  8 juin 2026.
      Les cours sont GRATUITS pour tous.

      Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
      Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

      Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

      N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

      Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

      [FR Chaumont] Permanence Informatique - Le mardi 11 août 2026 de 09h00 à 16h30.

      REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

      => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
      => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
      => Vous gérez une association avec Paheko ?
      => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
      On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

      Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

      Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
      Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

      Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

      Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

      Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

      REVOL est là pour y contribuer !

      [FR Dijon] Atelier du mardi - Le mardi 11 août 2026 de 15h00 à 19h00.

      Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

      Assistance technique.

      De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso

      [FR Le Mans] Permanence du mercredi - Le mercredi 12 août 2026 de 12h30 à 17h30.

      Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

      Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

      Planning des réservations consultable ici.

      [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi - Le mercredi 12 août 2026 de 14h00 à 18h00.

      Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

      Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

      Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

      Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
      l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

      Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

      [FR Bordeaux] Cours gratuits d'Espéranto - Le mercredi 12 août 2026 de 20h00 à 22h00.

      Saluton,

      Nous proposons une nouvelle session de cours d'Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

      Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
      Vous trouverez également plus d'informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l'abonnement à la lettre d'informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

      Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l'application Duolingo.
      Début: mercredi 3 juin 2026.

      Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
      Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

      N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
      Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

      Ĝis la revido.

      [BE Huy] Réunion mensuelle LiHuy - Le jeudi 13 août 2026 de 19h30 à 22h30.

      L’occasion idéale pour se retrouver, échanger autour du logiciel libre, vous accompagner dans le remplacement de Windows par Linux sur vos machines (sans dual-boot), ou encore découvrir ensemble de nouvelles distributions et applications.

      [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) - Le vendredi 14 août 2026 de 08h00 à 09h00.

      Description

      Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

      [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire - Le vendredi 14 août 2026 de 11h45 à 13h00.

      Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

      Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.

      C'est quand ?

      Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

      Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

      Au programme

      • Discussion libre: Pas d'ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
      • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
      • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
      • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l'expert.

      Comment participer ?

      • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
      • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

      Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

      La participation est gratuite, ouvert à tous!

      Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !

      Nous avons hâte de vous y accueillir.

      Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [CA-QC] Rencontres Linux au Québec - Le samedi 15 août 2026 de 11h00 à 14h30.

      En présentiel: Pacini Vaudreuil-Dorion

      Virtuel sur BigBlueButton: Rencontres Linux Québec: Virtuel

      Avis à tous les passionnés de Linux de la région de Vaudreuil-Dorion !

      Vous souhaitez rencontrer d'autres utilisateurs et experts des systèmes Linux et des logiciels libres ? Martial organise une rencontre conviviale autour d'un bon repas pour lier l'utile à l'agréable (de 11:00 à 14:30).

       

      Nous nous retrouverons dans un restaurant avec une ambiance propice à l'échange. Nous aurons accès à une salle privée avec un projecteur pour faciliter le partage de trucs et astuces et maximiser la discussion entre participants.

      Cet événement est l'occasion parfaite pour:

      • Réseauter et échanger avec la communauté locale de passionné(e)s.
      • Partager vos meilleures astuces, vos découvertes et vos projets sous Linux.
      • Apprendre des autres, peu importe votre niveau d'expertise.

      Il y aura quelques capsules éducatives  Linux et on aura un échange de trucs et astuces sur Linux en groupe !

      Ouvert à tous, du débutant à l'expert

      Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      La participation est gratuite et un prix de présence seront offerts par tirage au sort à la fin de la rencontre !

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens ! Nous avons hâte de vous y accueillir.

      Martial Bigras

      Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

       

      [FR Bressuire] Le libre par le jeu - Le dimanche 16 août 2026 de 16h00 à 20h00.

      Bookynette reprend son Tour des GULL et se rend cette fois-ci à Bressuire..

      Venez partager un bon moment autour de jeux de société et rencontrer le GULL GEBULL -> Gatine Et Bocage Utilisateurs de Logiciels Libres.

      Ce sera l’occasion de découvrir de façon ludique l’univers du libre, de discuter et de profiter de l’ouverture du bar asso de la Gob. (Le gobelet)

      RDV le 16/08 à partir de 16h, au 3 rue de la Chaize à Bressuire (79300).

      Une adhésion à l’association la Gob est demandée pour l’évènement. (prix libre)

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      Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial

      J’aime le logiciel libre. J’aime la littérature. Alors, un jour, je me suis demandé s’il était possible d’éditer de la littérature libre.
      Les premiers essais ont eu lieu au début de l’été 2020, le covid laissait le temps libre à des expérimentations.

      Six ans plus tard, les Éditions du Renard Spatial existent, éditent des littératures de l’imaginaire libres, et viennent de publier « Ça ne peut pas être pire qu’ici » par Lisa Refur (une amie), un roman court de fantasy/apprentissage, au format papier.
      C’est l’aboutissement d’une aventure que je vais vous raconter ici.

      Couverture du livre « Ça ne peut pas être pire qu’ici », de Lisa Refur, aux Éditions du Renard Spatial

      Sommaire

      L’art libre, une discipline très différente du logiciel libre

      On parle assez peu d’art libre, que ce soit sur LinuxFR.org ou ailleurs (il n’y a même pas de catégorie dédiée !) ; on peut même considérer que le sujet est ignoré, y compris des personnes qui baignent dans le logiciel libre depuis des décennies. C’est que l’art libre et le logiciel libre sont différents sur beaucoup d’aspects, y compris des points fondamentaux. On pourrait disserter longtemps sur ce point, mais ça n’est pas le sujet ; je vais plutôt me concentrer sur quatre points qui sont utiles à comprendre pour la suite.

      Le premier, c’est que la personne qui développe un logiciel développe d’abord un outil.
      D’accord, elle peut y tenir énormément, avoir une vision forte ; mais l’implication personnelle reste beaucoup moins forte que celle d’un·e auteur·ice dans son œuvre artistique. Les créateur·ices de logiciels libres acceptent donc beaucoup plus facilement la réappropriation et la modification de leur production ; au contraire des artistes qui ont tendance à vouloir conserver le contrôle sur des œuvres qui peuvent être très personnelles.

      Le second, c’est que mis à part quelques exceptions comme le cinéma, beaucoup d’arts sont profondément solitaires ou se pratiquent en tout petit comité, là où le développement logiciel est généralement un travail d’équipe. Les notions de partage, d’amélioration mutuelle sont beaucoup plus fréquents dans le développement logiciel que dans l’art.

      Le troisième, c’est que la réutilisation d’éléments – la réutilisation directe, au contraire de l’inspiration – est infiniment plus fréquente dans le développement logiciel que dans l’art.
      Tous les logiciels ou presque réutilisent du code, via des bibliothèques, des API, des ABI, ou directement. Au contraire, la réutilisation directe en art est rare, hors quelques cas précis, et souvent mal vue.

      Le quatrième et le plus important, c’est l’argent, la thune, le fric, la moula.
      Les développeurs informatiques sont généralement bien, voire très bien payés, même avec les changements introduits par les IAs génératives. Au contraire, rares sont les artistes qui peuvent vivre de leur art ; celles et ceux qui peuvent en vivre décemment sont encore plus rares.

      Les trois premiers points expliquent pourquoi la notion de « Liberté » (dans le sens de l’expression « art libre ») est moins importante pour les artistes que pour les développeurs et développeuses de logiciels. Le dernier explique pourquoi les artistes ont une énorme difficulté matérielle à contribuer à de l’art libre, quand bien même ils et elles en auraient envie ; parce que pour offrir de son temps, ou trouver un modèle de financement compatible avec l’art libre, il faut d’abord pouvoir manger à sa faim.

      Mais cette longue digression introductive ne nous apprend toujours rien sur le sujet d’origine !

      Le projet des Éditions du Renard Spatial

      Dès le début, mon projet était clair : je voulais éditer de la littérature libre, et pas n’importe comment.

      La direction éditoriale

      Tout éditeur a besoin d’une direction éditoriale, pour que les client·es ne soient pas perdu·es. Quel sens ça aurait d’éditer en vrac des livres de cuisine, des polars, des livres sur l’informatique et des albums photo ?

      Je lis principalement des littératures de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, fantastique, le tout pris au sens large. C’est pour cela que les Éditions du Renard Spatial éditent des littératures de l’imaginaire. J’ai aussi décidé de partir sur des formats courts : on trouve beaucoup de sagas et œuvres à rallonge dans ces univers ; mais j’aime bien lire des histoires percutantes et efficaces. En prime, c’est plus rapide à éditer (je n’ai pas écrit « plus facile »).

      De la littérature libre

      Je veux dire : vraiment libre ; donc sous des licences qui respectent les quatre libertés habituelles (même si on peut se poser la question de savoir ce qu’est le « code source » d’un texte si ce n’est le texte lui-même). J’ai donc choisi de partir, par défaut, sur les licences Creative Commons, qui ont le bon gout d’être adaptées à ce genre de projet et connues. Je me limite aux licences libres, ce qui exclut les clauses -NC et -ND, qui en font des licences « de libre diffusion ».

      Ça a été l’occasion de se poser sérieusement la question de l’intérêt de licences libres appliquées à la littérature. J’en vois deux assez immédiats.

      Le premier, c’est la diffusion de l’œuvre.
      Une œuvre, une fois publiée, va circuler, qu’on le veuille ou non. Elle sera « piratée », que l’éditeur ait protégé son œuvre ou non ; d’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de fuites de livres sur les sites de partage illégaux proviennent de sources internes à la chaine du livre ? C’est un point d’autant plus important pour moi que je veux que les textes que je publie, vivent, même si ma maison d’édition doit disparaitre.

      Le second, c’est le fandom de l’œuvre.
      Si une œuvre plait, alors il va se créer tout un tas d’œuvre dérivées – que l’auteur·ice et l’éditeur·ice le veuillent ou non – à base de fanfictions, de dessins, et j’en passe. Aujourd’hui tout ça existe sans aucun cadre légal, et les licences libres permettent de créer ce cadre.

      De la littérature pour tout le monde

      La culture, c’est vite cher, et je refuse la position d’une culture réservée à une élite.

      Les livres que j’édite sont donc les moins chers possibles, dans la limite du raisonnable. Ça implique que les livres papier sont d’office des formats « poche » – 11 x 18 cm – et que les livres électroniques sont sensiblement moins chers que les versions imprimées.

      En bonus, ça m’arrange parce que je n’ai jamais aimé les grands formats. Alors, c’est joli dans une bibliothèque et ça fait un bel objet à offrir – et, soyons honnêtes, à revendre – mais en ce qui concerne la fonction livre, je trouve ça nul, parce qu’un grand format, c’est encombrant, c’est lourd, c’est pénible à transporter (et je lis souvent dans les transports) ou même à tenir quand on est vautré dans un canapé.

      Un vrai éditeur, pas un éditeur-Amazon

      Je voulais que les livres des Éditions du Renard Spatial soient de « vrais » livres, que l’on peut acheter dans n’importe quelle librairie, avec un ISBN, un référencement qui va bien, et tout. L’idée du livre qui existe, mais qui ne peut être acheté que sur le site du vendeur, ou en ligne chez un seul libraire – en général Amazon – me gonfle.

      C’est sans doute parce que j’aime beaucoup mes libraires (qui sont d’excellent conseil). En prime, ça m’évite d’avoir à gérer toute la logistique, le stockage, les factures individuelles, l’envoi de commandes… tout ce que je déteste.

      De tous mes choix, c’est – de loin – celui qui m’a le plus cassé les pieds.

      Production locale et raisonnée

      Faire imprimer des livres en Chine pour les vendre principalement en France me semble absurde ; donc l’idée de base était de trouver un imprimeur en France, ou à défaut quelque part dans l’UE.

      D’autre part, la chaine du livre repose beaucoup sur une notion de stock qui voyage. En très résumé, l’imprimeur imprime un tas de livre, qui est en partie stocké, en partie envoyé aux libraires, qui vendent ce qu’ils peuvent et qui – chose exceptionnelle dans le monde de la vente – renvoient les exemplaires invendus… qui finissent au pilon s’ils ne se vendent pas pendant un peu trop longtemps (ou sont trop abimés à cause des voyages), parce que le stockage, ça coute cher. Donc, si je peux éviter de faire imprimer des livres pour les stocker et finir par les détruire, ça m’arrange, parce que tout ça c’est une perte sèche.

      Le difficile problème des couvertures

      Pour commencer, une illustration de couverture, c’est un budget important pour une petite structure, surtout en refusant l’usage d’IA générative (ah oui, il y a la question de l’IA générative qui est venue s’inviter au milieu du projet).

      Alors, j’ai réfléchi. Le premier intérêt d’une couverture, c’est d’attirer l’œil, d’être facile à repérer dans un magasin ou sur un site, au milieu de beaucoup d’autres.
      Autre chose : les livres que j’ai achetés à leur couverture se comptent sur un doigt d’une main ; quant aux couvertures que je suis capables de décrire sans aller les vérifier, il y en a très peu, la plupart d’entre elles sont sobres – et à l’exception de celle déjà nommée, aucune d’elle n’a été un critère d’achat. Inversement, beaucoup de littératures de l’imaginaire ont des couvertures illustrées, avec une typographie soignée, mais à cause des effets de mode, elles ont tendance à toutes se ressembler, ce qui fait qu’aucune ne se repère facilement dans la masse.

      La solution s’est imposée d’elle-même : je peux me contenter de couvertures sobres, très lisibles, très faciles à reconnaitres, avec une harmonie dans la collection.

      Le temps et l’énergie que je peux y consacrer

      Ce projet n’est pas mon activité principale, et je n’ai pas pour projet d’en vivre.

      L’avantage, c’est que ça me libère d’une contrainte financière extrêmement forte – rares sont les petites maisons d’édition rentables.

      L’inconvénient, c’est que ça m’empêche de faire du volume, ce qui n’aide ni pour la reconnaissance, ni pour la publicité, ni pour les revenus.

      Profils d’auteur·ices cible

      Un tout petit éditeur, avec des conditions d’édition étranges (de l’art libre, des formats qui rapportent moins à l’unité), qui est-ce que ça va intéresser ?
      C’est une vraie question.

      Ma réponse, c’est : le même genre de profil que celui intéressé par le logiciel libre, mais dans le monde de la littérature.

      Concrètement, c’est un·e auteur·ice qui écrit pour le plaisir, en loisir, et donc n’a pas besoin de ce revenu pour vivre.

      Je vais être très clair sur un point : je paie mes auteur·ices, et il n’a jamais été question de ne pas le faire. Simplement, je ne peux pas me permettre d’avance sur droits ni promettre des ventes faramineuses, cf. le point précédent.

      Ainsi donc, après une première publication-test sur l’un de mes textes, j’ai convaincu une amie, Lisa, de se lancer dans l’aventure avec moi…

      Créer les Éditions du Renard Spatial, de façon légale et complète

      À ce stade – en réalité, avant la dernière ligne du paragraphe précédent, j’ai toute la vision cible, il n'y a plus qu’à passer à la réalisaton !

      D’abord, une entreprise

      La France propose le système de « microentreprises » ou « autoentrepreneurs », un système légal qui est censé permettre à tout le monde de se créer facilement une entreprise pour se créer un complément de revenu, et qui correspond bien à mon projet.

      Le mot-clé est « facilement ». Eh ben, si ça, c'est facile, je veux même pas imaginer la prise de tête que ça doit être de créer une entreprise « normale », même unipersonnelle. Je passe les détails – déjà parce que ça fait six ans donc ça a pu changer –, mais au cas où, sachez tout de même que :

      1. Une autoentreprise peut avoir un nom commercial, mais le nom réel, celui enregistré au SIREN, est impérativement votre identité réelle. Il y a bien une option qui permet de masquer ces informations personnelles – la base SIREN étant publique –, mais tous les systèmes d’interconnexion informatique dont vous allez avoir besoin partent du principe que cette information est disponible dans les données publiques. Donc, impossible d’activer la confidentialité tant que toute la paperasserie n’est pas terminée.
      2. En théorie, un compte bancaire séparé suffit, pas besoin d’avoir un compte bancaire professionnel ; donc on peut utiliser un compte personnel gratuit. En pratique, le site des impôts impose un IBAN professionnel… et toutes les banques ont bidouillé leurs règles commerciales pour limiter l’émission d’IBAN professionnels aux seuls comptes professionnels payants.
      3. Et, à partir de septembre 2026, il faut aussi un système de facture électronique.

      OK, l’entreprise et ses dépendants (la banque, l’inscription au RCS via le Tribunal de Commerce, les impôts, l’URSSAF…), c’est fait.
      Et ensuite ?

      Éditer c’est vendre, et vendre c’est communiquer

      Avant toute chose : déposer sa marque à l’INPI. C’est pas gratuit, mais ça évite les abus un peu trop faciles.

      Il me faut donc des outils de communication. Ça passe par divers comptes sur les réseaux, pour communiquer avec les gens là où ils sont, même si ça ne m’enchante pas. Je décide de ratisser large : BlueSky, Instagram, Discord, LinkedIn, Facebook, et même à l’époque un compte Twitter qui a été abandonné. Je n’ai pas de compte Mastodon parce qu’il faut d’abord que je trouve une instance adaptée à ce genre de projet ; je prends les conseils.

      Puis, un site web ; et là, j’ai un gros avantage : je peux le créer et l’héberger moi-même.
      C’est un site 100 % statique créé avec Hugo, sobre (sans JS ni framework CSS) et disponible ici : https://renardspatial.com/. J’y ai tenté des trucs d’un point de vue design – et je ne suis pas du tout designer. Mais je cherchais quelque chose d’un peu original, qu’on a pas l’impression d’avoir déjà vu partout, et qui soit utilisable sur mobile (ça reste la majorité des utilisateurs). Là aussi, je prends les retours (seulement les constructifs). Les polices d’écriture sont celles utilisées pour les livres et, bien évidemment, sont libres.

      Un livre doit avoir un ISBN

      L’ISBN (pour « International Standard Book Number ») c’est un numéro d’identification unique pour chaque livre dans le monde depuis les années 1980.

      C’est la partie facile : pour une modique somme, l’AFNIL en fournit très largement assez pour des années, il suffit juste d’un peu de patience. Les numéros sont fournis sous la forme d’une liste, à l’éditeur de les attribuer à chaque ouvrage ; la version numérique et la version papier ne comptant que pour un que s’ils sont strictement identiques.

      Ouf ! J’ai enfin toute la structure et tout le nécessaire pour que l’entreprise fonctionne ; maintenant, je peux enfin commencer à éditer !

      Créer de la littérature libre… avec des logiciels libres ?

      Éditer le texte lui-même

      Pour l’instant, c’est la partie facile : mon amie Lisa – seule autrice tierce pour l’instant – et moi utilisons LibreOffice, dont le système de commentaires fait l’affaire. D’autre part, on se voit souvent en vrai, ce qui simplifie beaucoup le travail.

      L’outil de PAO

      La PAO, c’est la Pagination Assistée par Ordinateur, ce qui permet à l’ouvrage – livre, magasine, etc. – d’avoir une mise en page correcte.

      Un fait peu connu du grand public : un logiciel de traitement de texte est incapable de faire une mise en page correcte, et j’entends par là d’avoir une qualité professionnelle, notamment en ce qui concerne la typographie. Un LibreOffice Writer – ou même un Microsoft Word – ne gèrent pas les alignements sur grilles, ont des options de césure, de lignes veuves et orphelines très réduites, ne gèrent pas les ligatures de manière fine, n’ont pas d’option pour activer (et encore moins paramétrer) l’alignement visuel, et j’en passe. Or, j’ai envie d’avoir une mise en page correcte, même si certains gros éditeurs, eux, ont décidé de s’en passer.

      Le logiciel libre le plus connu pour ce faire, c’est LaTeX. Il est excellent sur la typographie, et… atroce sur le reste. Pour moi ça n’est pas un choix acceptable, il ne correspond tout simplement pas à ma façon de travailler (et, si vous êtes aficionados de LaTeX, pas la peine de venir le défendre en commentaires, je le connais depuis plus de 20 ans).

      Le choix suivant, c’est Scribus. Donc je l’installe, l’essaie, l’essaie encore, l’essaie toujours ; et après beaucoup trop longtemps, je n’arrive toujours pas à faire le quart de ce que je veux avec. (Il semblerait que le logiciel se soit beaucoup amélioré depuis, il faudra que je réessaie).

      La solution que je trouve n’est hélas pas libre et à l’époque elle n’était même pas gratuite, bien qu’infiniment moins chère que les mastodontes du genre. C’est Affinity Publisher ; et en une après-midi, j’ai une maquette qui est à 90 % ce que je veux, couverture comprise, donc je décide d’être pragmatique et de partir sur ce logiciel.

      Créer les fichiers pour l’impression

      C’est facile : tous les imprimeurs prennent des fichiers PDF (et indiquent la version exacte qu’ils attendent), donc en suivant les instructions, il ne devrait pas y avoir de surprise. Et de fait, j’en ai pas eu.

      Créer les livres électroniques

      Mon diffuseur (je reviendrai sur son rôle dans la section suivante) me dit que je peux me contenter de fournir un EPUB et un PDF, et qu’il transforme lui-même le livre aux éventuels autres formats, dont l’infâme Kindle.

      Le PDF, c’est facile, j’ai déjà. Mais l’EPUB ? Je découvre trois choses :

      1. Un livre électronique au format EPUB, c’est juste un fichier ZIP renommé avec le texte au format XHTML (oui !), un fichier de styles CSS (qui sera largement ignoré par le logiciel de lecture…) et une poignée de métadonnées, en général du XML (parfois renommé).
      2. Malgré ça, personne ne semble savoir générer un EPUB correct. La plupart des logiciels et convertisseurs que j’essaie me génèrent une soupe de balises sans aucun sens ; d’ailleurs la plupart de ceux que j’ai sur ma liseuse ont des problèmes plus ou moins graves à l’usage.
      3. Le format EPUB semble être plus une vague indication qu’une norme, et les différentes liseuses et logiciels de lecture ont tous des interprétations, disons créatives de comment ce format doit être rendu.

      Donc, je finis par décider de le générer à la main ; et en fait, c’est facile : en une journée, j’ai un fichier tout à fait valide qui passe bien sur ma liseuse physique, et sur diverses liseuses logicielles sur PC et smartphone. Mon seul échec, c’est la page de faux-titre qui n’est pas stylisée correctement. Il y avait un seul piège : les fichiers ZIP définissent l’ordre dans lequel sont stockés les fichiers, et le format EPUB attend un ordre précis qui doit être respecté (mimetype, puis META-INF/*, puis OEBPS/*). Il semblerait que les versions récentes de LibreOffice produisent un résultat correct, il faut que je réessaie.

      Et donc maintenant, j’ai des livres qui contiennent de la littérature libre, qu’il me faut vendre.

      Vendre de la littérature libre

      Parce que si je parle de littérature libre depuis le début, je n’ai jamais parlé de littérature gratuite, et pour cause : mon but est bien de vendre cette littérature, même libre, ne serait-ce que parce qu’il faut bien que je paie les intermédiaires. Justement, parlons-en.

      La chaine du livre

      Le processus de création d’un livre implique tout ce petit monde :

      1. L’auteur·ice, qui écrit le livre.
      2. L’éditeur – ici moi-même, au nom des Éditions du Renard Spatial – qui édite le livre, et qui peut faire appel à :
        1. Une correctrice, qui s’assure qu’il ne reste pas de fautes d’orthographe et de grammaire ; et croyez-moi la langue française aurait bien besoin d’une simplification. Une grosse.
        2. Une graphiste, pour la couverture, les éléments de communication, etc.
        3. Un maquettiste, pour la mise en page.
        4. … et j’en passe, surtout dans les grands groupes (notamment le directeur de collection).
      3. L’imprimeur, qui, ben, imprime le livre.
      4. Le distributeur, qui assure la logistique, c’est-à-dire de stocker les livres imprimés et les envoyer aux libraires.
      5. Le diffuseur, qui va assurer la promotion des livres auprès des libraires et s’assurer de leur présence.
      6. La libraire, qui va vendre le livre.

      Sachant que dans la liste principale, seul l’imprimeur travaille à tarif fixe ; tous les autres se rémunèrent au pourcentage du prix de vente final… et donc vont sans doute refuser les partenariats vus comme non rentables. Comme, par exemple, travailler avec un petit éditeur qui vend des livres pas chers, libres, et qui ne fait même pas ça à plein temps.

      Pour l’instant, coté édition, je fais tout moi-même. Si jamais un jour, j'ai les moyens (je compte sur vous !), j’investirai d’abord dans une correction professionnelle.

      Vendre des livres électroniques

      Trouver un distributeur de livres électroniques, c’était facile ; et très vite, j’ai eu une nouvelle à mon pseudo disponible sur à peu près toutes les plateformes.
      On a donc travaillé un premier livre avec mon amie Lisa, on l’a réalisé, vendu partout où on peut acheter un livre électronique, et on a découvert la triste vérité :

      Les livres électroniques, ça n’intéresse personne.

      C’était le plus beau « Vu et s’en tape » de toute notre vie. En fait, sans version papier, c’est comme si le livre n’existait même pas.

      Mais il y a un problème…

      Vendre des livres papier

      Vous vous rappelez quand, plus haut, j’écrivais que j’avais créé l’entreprise en 2020 ? Eh bien, le covid avait mis un grand bazar dans le monde de l’impression, et les prix du papier s’étaient envolés.

      Ça s’est ensuite calmé. Quelques semaines. Après quoi, la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine, grande fournisseuse européenne de bois et de papier, donc re-crise, retour des prix absurdes, priorité absolue aux clients de longue date, etc. (j’ai même quelques mangas de cette époque qui sont visiblement imprimés sur du papier machine, le même qu’on utilise dans nos imprimantes !)

      Quand c’est de nouveau revenu à une certaine normale, j’ai cherché imprimeurs, distributeurs et diffuseurs. L’imprimeur, c’est facile, tous les imprimeurs de France et de Navarre veulent bien faire des livres de poche. Facile, pour eux, on paie un tarif fixe par livre et ça leur va bien. Le distributeur et le diffuseur, c’est beaucoup plus compliqué. Ce que je veux faire, c’est pas assez cher, y’a pas assez de volume, j’ai pas assez de poids dans un marché déjà saturé.

      Alors, je me suis dirigé vers l’impression à la demande, qui finalement a beaucoup d’avantages pour une structure comme la mienne ; et on en trouve qui cumulent prix correct, bonne réputation, et qui impriment dans l’Union Européenne. En particulier, on peut avoir de l’impression à la demande qui est référencée sur Dilicom et Electre, donc commendable en libraire, ce dont je n’étais pas sûr à l’origine.

      Encore un peu de paperasse, puis davantage de paperasse (notamment pour faire corriger une erreur d’attribution d’éditeur), et un envoi au dépôt légal, et enfin – enfin ! – on est en juillet 2026 on a une version papier de notre premier livre !

      « Ça ne peut pas être pire qu’ici »

      Couverture du livre

      « Ça ne peut pas être pire qu’ici » est une novella (à mi-chemin entre une nouvelle et un roman) de fantasy et d’apprentissage de Lisa Refur, publié sous licence CC-BY 4.0 dont voici la quatrième de couverture :

      Cette ligne de chemin de fer apparue par magie agit comme un déclencheur dans l’esprit des adolescents désœuvrés. Et s’il existait un monde au-delà de cette ville de banlieue décrépite ? Qu’est-ce qui interdit aux quatre amis de quitter Villeneuve ? Rien, en fait. C’est le début de l’aventure pour Ajax, Dro, Biénale et Zef ; l’abandon d’une cité cité sans avenir, la quête d’une vie meilleure. Mais pour aller où ? Suivre la ligne ? D’où vient-elle, et où va-t-elle ? Est-ce mieux ailleurs ?

      La seule solution qu’ont les jeunes gens pour le découvrir : prendre la route, se confronter à ses difficultés, ses joies et ses peines, dans l’espoir que la destination soit bonne.

      Il est disponible pour 6,99 € au format papier (11 x 18 cm, 84 pages, demandez l’ISBN 9782492575037 à votre libraire préféré) ; et pour 2,99 € au format électronique, sans DRM quand la librairie le permet, cherchez l’ISBN 9782492575013.

      Éditer de la littérature libre : premier point d’étape

      Le premier enseignement que j’en tire, c’est celui-ci : tout le monde s’en cogne.

      Le sujet n’intéresse personne, en bien comme en mal : je n’ai eu aucune remarque sur le sujet. Les textes, le site, les couvertures ont généré beaucoup plus de commentaires. D’un côté, c’est un peu triste ; d’un autre ça n’a pas déclenché de rejet, et c’était le point que je craignais le plus dans cette expérience. Je croise les doigts.

      La conclusion que j’en tire pour l’instant, c’est la suivante : pour l’instant, publier de la littérature sous licence libre ne m’a rien apporté directement, et c’était attendu : l’intérêt du libre, c’est d’abord pour les personnes qui utilisent plus que pour celles qui produisent, surtout dans un domaine où la création collaborative est minoritaire.

      Mais surtout, publier de la littérature libre ne m’a pas handicapé, donc je n’ai aucune raison d’arrêter de le faire, et par conséquent, je vais continuer !

      Et maintenant ?

      Les Éditions du Renard Spatial vont continuer à publier des littératures de l’imaginaire libres.

      Le prochain livre ne devrait pas attendre trois ans de plus, puisqu’on a un projet de recueil de nouvelles en cours avec Lisa. Si tout va bien, il devrait sortir quelque part entre cet automne et cet hiver – j’ai arrêté de croire à une date précise tant que tout n’est pas terminé.

      Mais surtout, les soumissions sont maintenant ouvertes ! Si vous êtes intéressé·es, pouvez vous proposer votre projet en suivant la procédure détaillée ici. Attention ! Il ne s’agit pas d’envoyer un texte complet avec à peine un bonjour (j’en ai déjà eu !).

      J’avais imaginé terminer par une sorte de FAQ, mais cette dépêche est déjà extrêmemement longue, donc je vous propose de lire celle du site, et de me poser toute question restante en commentaires.

      Merci de m’avoir lu !

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      Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème

      Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

      Illustration de Nextcloud Calendar

      Sommaire

      Qu’est-ce que Nextcloud ?

      Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

      Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

      Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

      Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

      Pourquoi une application de calendrier ?

      Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

      Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

      Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

      Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

      Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

      Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

      La création d’une première version en quelques semaines

      Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

      La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

      Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

      Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

      Un succès inattendu

      L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

      Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

      Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

      L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

      Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

      • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
      • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
      • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
      • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)

      Et maintenant ?

      Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

      • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
      • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
      • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
      • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
      • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
      • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

      Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

      Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

      En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

      Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
      https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

      N. D. M. : GPLv3

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      Agenda du Libre pour la semaine 32 de l'année 2026

      2 août 2026 à 17:26

      Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (France: 11, Québec: 3, Internet: 2, Belgique: 1) est en seconde partie de dépêche.

      Sommaire

      [FR Chaumont] Permanence autour du numérique libre – Le lundi 3 août 2026 de 09h00 à 21h30.

      REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l’outil numérique.

      => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
      => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
      => Vous gérez une association avec Paheko ?
      => Curieuse·x de la modélisation ou de l’impression 3D ?
      On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

      Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d’ordinateurs sont proposées lors d’install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

      Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
      Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

      Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

      Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

      1. Adresse Open Street Map du local de REVOL:
      2. https://osm.org/go/0BqcekeTO?m=&relation=904595

      Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

      REVOL est là pour y contribuer !

      [FR Saint-Étienne] Permanence de l’association Alolise – Le lundi 3 août 2026 de 19h00 à 22h00.

      Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

      Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l’informatique, les logiciels, l’hébergement, passer de Windows à Linux.

      Pour passer votre ordinateur sous Linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

      [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d’Espéranto + Visio – Le lundi 3 août 2026 de 19h30 à 21h30.

      Saluton,

      Je vous propose des cours d’espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
      Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d’ailleurs.

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
      Vous trouverez plus d’informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l’Europe"

      Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d’application telle que Duolingo.
      Début: lundi  8 juin 2026.
      Les cours sont GRATUITS pour tous.

      Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l’association l’Écurieux, ainsi qu’en distanciel / visioconférence.
      Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

      Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays basque… afin de pratiquer en situation réelle.

      N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d’informations ou pour vous inscrire.

      Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

      [FR Dijon] Atelier du mardi – Le mardi 4 août 2026 de 15h00 à 19h00.

      Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

      Assistance technique.

      De préférence sur RDV directement sur le site de l’asso

      [CA-QC Montréal] Rencontres Linux au Québec – Le mardi 4 août 2026 de 17h00 à 21h30.

      Local de la rencontre: École de Technologie Supérieure [A|B]-????
      Rencontre virtuelle: https://bbb3.services-conseils-linux.org/Linux-Meetup

      17:00 à 19:00 – 5 à 7 virtuel et en présentiel

      Rejoignez-nous pour un moment de détente et de convivialité lors de notre 5 à 7. Que vous préfériez nous retrouver au Resto-Pub 100 Génies de l’ÉTS ou en ligne sur BigBlueButton (BBB), l’essentiel est de partager un moment agréable. Si vous avez l’intention de venir en personne, veuillez nous en informer afin de pouvoir réserver suffisamment de place pour vous.

      18:30 à 19:00 – Installation et tests de l’environnement hybride (tests de son et vidéo)

      19:00 à 21:30 – Programmation de la rencontre

      1. Accueil et mot de bienvenue [Martial Bigras]
      2. Capsule éducative sur Linux [Martial Bigras]
        • Gestion des tâches en Linux
      3. Présentation de trucs et astuces sous Linux  [un volontaire]
      4. Présentation de [Prénom Nom]
      5. Une période d’échange de trucs et astuces sous Linux, où chacun est encouragé à partager ses connaissances.

      Extras

      Que vous soyez débutant ou expert, étudiant ou professionnel, cette réunion est ouverte à tous. Elle réunit une diversité de personnes, allant des gestionnaires aux programmeurs, des professeurs aux retraités, unissant ainsi des esprits passionnés par les logiciels libres, quel que soit votre domaine d’expertise.

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens avec d’autres passionnés. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      La participation est gratuite, et nous avons hâte de vous rencontrer, que ce soit en personne ou en ligne. Inscrivez-vous dès maintenant pour recevoir le lien de la réunion virtuelle, et pensez à nous informer si vous prévoyez de vous joindre à nous au Resto-Pub 100 Génies de l’ÉTS.

      Au plaisir de partager cette soirée exceptionnelle avec vous!

      Cordialement,

      Martial

      P.S.: Pour le transport en commun : Station de métro Bonaventure

      [FR Le Mans] Permanence du mercredi – Le mercredi 5 août 2026 de 12h30 à 17h30.

      Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

      Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

      Planning des réservations consultable ici.

      [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi – Le mercredi 5 août 2026 de 14h00 à 18h00.

      Nous sommes convaincus depuis le début qu’un ordinateur n’est pas un consommable jetable et qu’on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C’est de là qu’est née l’asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l’on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l’esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

      Le cœur historique, c’est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop – un PC qu’on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

      Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

      Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines – impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
      l’électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider – l’idée n’est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

      Entrée libre, esprit d’entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

      [FR Bordeaux] Cours gratuits d’Espéranto – Le mercredi 5 août 2026 de 20h00 à 22h00.

      Saluton,

      Nous proposons une nouvelle session de cours d’Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

      Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
      Vous trouverez également plus d’informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l’abonnement à la lettre d’informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

      Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l’application Duolingo.
      Début: mercredi 3 juin 2026.

      Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
      Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

      N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
      Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

      Ĝis la revido.

      [CA-QC Montréal] Mesh night – Le mercredi 5 août 2026 de 19h00 à 22h00.

      Les soirées “mesh” sont un évenement récurrent se produisant tous les premiers Mercredi du mois. Nous parlerons et expérimenterons avec les technologies maillées telles que Meshtastic, Meshcore et Reticulum.

      Les néophytes sont bienvenu·e·s, nous serons heureux de répondre à vos questions et vous présenter les différents routeurs et relais.


      Mesh Nights are a recurring monthly event, hosted on the first Wednesday of each month. We will be talking about and experimenting with mesh networking technologies such as Meshtastic, MeshCore, and Reticulum.

      Beginners are welcome to drop by, we are happy to answer your questions and demo our devices for you.

      [BE Lessines] Permanence Les Co-Libristes – Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 21h30.

      Atelier sur les logiciels libres.

      Installation et configuration.

      Hygiène numérique.

      [FR Angers] Rencontre mensuelle OpenStreetMap – Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 19h00.

      Déjà fan d’OpenStreetMap ou envie de découvrir cette cartographie libre, de contribuer à l’enrichissement de la cartographie locale angevine, de mettre à jour des données qui vous tiennent à cœur (pistes cyclables, environnement, facilitation des parcours PMR, bâti, etc.) ?

      Les cartographes bénévoles angevins se rencontrent les premiers jeudis de chaque mois pour échanger des astuces, faire découvrir les outils disponibles (sur ordiphone ou PC) et organiser des actions collectives.

      Vous n’y connaissez rien ? Pas grave, on vous apprendra autour d’une pression, d’un thé ou d’un jus de fruit !

      [FR Montrouge] Rencontre contributeurs OpenStreetMap Sud de Paris – Le jeudi 6 août 2026 de 19h00 à 22h00.

      La rencontre mensuelle des contributeurs habitants Montrouge et alentours aura lieu le jeudi 06 août 2026 au  Schmilblick à partir de 19h.

      Ce bar solidaire est situé au 94 avenue Henri Ginoux (station Vélib juste en face, bus 68 et 128, métro 4 station « Mairie de Montrouge »).

      Cette rencontre mensuelle nous permettra de discuter de nos projets de cartographie dans OpenStreetMap à Montrouge, au Sud de Paris et au-delà. Comme d’habitude, nous prenons un pot et dînons sur place pour ceux qui le souhaitent.

      Comme toujours, les débutants et simples curieux sont les bienvenus.

      Si vous avez des sujets à proposer, animer, ou que vous aimeriez approfondir, dites-le dans le sujet du forum https://forum.openstreetmap.fr/c/regions/ile-de-france/32

      [CA-QC Montréal] Decoupled Days 2026 – Du jeudi 6 août 2026 à 08h00 au vendredi 7 août 2026 à 17h00.

      Decoupled Days 2026 est une conférence de deux jours consacrée au développement Web moderne, aux technologies libres et ouvertes, aux architectures découplées et composables, à la gestion de contenu, au commerce électronique, à JavaScript et aux technologies émergentes.

      La conférence rassemble des développeurs, architectes, professionnels du numérique, agences, entreprises et membres de communautés du logiciel libre afin de partager leurs connaissances et d’explorer la manière dont les technologies modernes transforment le Web.

      La programmation comprend des présentations sur l’intelligence artificielle, les agents IA, le développement assisté par l’IA, la recherche propulsée par l’IA, l’accessibilité, l’Internet des objets (IoT), les architectures composables, les CMS headless, Drupal, Drupal Canvas, JavaScript, React, la modélisation de contenu, la gouvernance des entreprises, l’assurance qualité, ainsi que l’avenir des équipes et des communautés numériques.

      La conférence aura lieu à Montréal les 6 et 7 août 2026. L’accueil et les inscriptions débuteront à 8 h le premier jour, et les conférences se dérouleront durant les deux journées.

      Une fête officielle de Decoupled Days est également prévue le 6 août, dans un lieu qui sera annoncé ultérieurement.

      Programme détaillé:

      [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) – Le vendredi 7 août 2026 de 08h00 à 08h00.

      Description

      Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m’indiquer votre nom d’usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

      [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire – Le vendredi 7 août 2026 de 11h45 à 13h00.

      Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

      Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C’est le moment idéal pour briser l’isolement, partager vos découvertes et rencontrer d’autres passionnés de l’écosystème Linux au Québec.

      C’est quand ?

      Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

      Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

      Au programme

      • Discussion libre: Pas d’ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
      • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
      • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
      • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l’expert.

      Comment participer ?

      • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
      • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

      Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

      La participation est gratuite, ouvert à tous!

      Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens !

      Nous avons hâte de vous y accueillir.

      Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Amancy] Rencontre « Logiciels Libres » – Le samedi 8 août 2026 de 09h00 à 12h00.

      PAUSE EN AOUT, DÉSOLÉ: RENDEZ-VOUS À PARTIR DE SEPTEMBRE,TOUJOURS LE DEUXIÈME SAMEDI DU MOIS !

      Rencontre mensuelle autour des logiciels libres, en toute simplicité.

      Ces matinées seront ce que nous en ferons ensemble, selon vos attentes:

      • Découverte des logiciels libres dont Linux et de leur intérêt. Utilisation sur place.
      • Installations, sur votre machine (pensez à sauvegarder vos données avant de venir avec) ou sur des PC fournis pour apprendre ensemble sans risque. Parfois, on vous propose un ordinateur auquel Linux a redonné une seconde vie, avec lequel vous pouvez repartir…
      • Prêt ou acquisition de PC sous Linux pour expérimenter tranquillement chez vous.
      • Préparation d’une clé USB pour tester Linux, l’installer ou alors pour utiliser des logiciels libres sans installation sous Windows.
      • Entraide, suivi de votre expérience avec les logiciels libres.
      • Nous pourrons aussi nous intéresser aux outils en ligne, aux smartphones, ou nous amuser à redonner vie à de vieux PC un peu obsolètes, à reconditionner des ordinateurs pour des associations ou personnes avec peu de ressources, etc.

      Pour tout projet qui risque de prendre un peu de temps, il est préférable de nous contacter avant.

      Les débutant·e·s sont les bienvenu·e·s! Les autres aussi, bien évidemment !

      [FR Vandœuvre-lès-Nancy] Tester des systèmes Linux pour jeux vidéo sur PC – Le samedi 8 août 2026 de 10h00 à 12h00.

      Une série de trois ateliers pratiques pour tester un ou plusieurs systèmes d’exploitations Linux spécialisés pour les jeux vidéo.

      Ce sera l’occasion de choisir et se familiariser avec celui qui sera proposé lors de l’événement Installons Linux ! spécial jeux vidéo qui aura lieu début septembre à Vandœuvre.

      Accès

      Le bâtiment de la médiathèque est fermé au public, pour accéder à cet atelier rendez-vous derrière le bâtiment et appelez le 03 83 51 80 53.

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      L'art non contextuel

      Traduit de l’allemand ; publié à l’origine sur gnulinux.ch.

      Cet article présente le logiciel Context Free art, qui permet de « programmer » des images à l’aide de quelques commandes simples.

      Le contenu du site Context Free Art est sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 et le logiciel sous GPLv2.

      Image d’une fractale dessinée avec Context Free art

      Sommaire

      Installation et utilisation

      Sous Ubuntu/Debian, on installe le programme avec sudo apt-get install contextfree. Pour les autres distributions, une notice d’installation est disponible sur le site du projet. On peut aussi utiliser Distrobox pour faire tourner Debian/Ubuntu dans un conteneur sous une autre distribution Linux.

      Sous Windows, il existe une interface graphique. Sous Linux, en revanche, on exécute le programme dans le terminal avec cfdg fichier_entree.txt fichier_sortie.png.

      Ma configuration sous Kubuntu ressemble à ceci :

      • En haut à gauche, un terminal dans lequel j’exécute cfdg fichier_entree.txt fichier_sortie.png pour générer l’image.
      • En bas à gauche, un éditeur avec le fichier texte à partir duquel l’image est générée.
      • À droite, j’ouvre l’image produite. J’utilise Okular pour cela, car il recharge automatiquement une image mise à jour.

      Capture d’écran d’un bureau. En haut à gauche un terminal, en bas à gauche un éditeur de texte avec un fichier source Context Free ouvert, et à droite l’image de sortie correspondante : un cercle gris à droite d’un cercle noir

      Avec un peu de « magie Linux », on peut sûrement faire en sorte que cfdg soit relancé automatiquement à chaque enregistrement du fichier, et ainsi se passer du terminal. Cela dit, la génération d’une image à partir du code peut être relativement longue ; il est donc parfois préférable de pouvoir initier et arrêter la génération manuellement.

      Syntaxe

      Une documentation détaillée du langage se trouve dans le wiki du projet. Nous avons déjà rencontré quelques éléments de syntaxe dans l’image ci-dessus :

      startshape FORME // commence par la forme nommée « FORME »
      
      shape FORME { // Quand tu dessines la forme FORME
      CIRCLE []  // alors dessine un cercle
      CIRCLE [x 1 brightness 0.5] // Dessine un cercle décalé horizontalement
                                  // de 1 et de luminosité 0.5
      }
      
      

      Structure d’un fichier Context Free

      • Le fichier devrait toujours commencer par le choix d’une forme de départ : startshape NOM_FORME_DEPART. Cette forme doit ensuite être décrite.
      • La description d’une forme utilise la syntaxe shape NOM { … }, où les accolades contiennent une consigne de dessin.
      • Une consigne de dessin est une suite de formes (dans l’exemple ci-dessus, deux cercles CIRCLE), modifiées par les instructions placées entre crochets […].
      • Une modification se compose typiquement d’une commande (x ou brightness) suivie d’une ou de plusieurs valeurs numériques.

      Formes de base et modifications

      Les formes de base disponibles sont CIRCLE, SQUARE et TRIANGLE. Dans cet article, nous utiliserons quelques-unes des modifications suivantes (les points d’interrogation représentent des nombres à insérer) :

      • x ? pour un décalage horizontal vers la droite de ?. Une valeur négative décale vers la gauche. De façon analogue, y ? pour les décalages verticaux.
      • size ? pour mettre à l’échelle d’un facteur ?. Par exemple size 0.5 pour réduire de moitié la taille d’une forme.
      • rotate ? pour tourner une forme de ? degrés.
      • Pour les couleurs, le programme utilise l'espace colorimétrique TSV (teinte, saturation, valeur), aussi appelé HSB ou HSV en anglais. On contrôle ainsi la couleur avec hue ? (rotation à travers les couleurs du cercle chromatique), sat ? (saturation de la couleur) et brightness ? (luminosité).

      Récursion

      L’un des grands atouts de Context Free est qu’une forme peut dessiner une copie (éventuellement modifiée) d’elle-même. En informatique, ce procédé s’appelle la récursion. Voici un petit exemple :

      startshape MAFORME
      
      shape MAFORME {
      SQUARE [brightness 1 sat 1] // Dessine un carré (pleinement saturé et lumineux)
      MAFORME [x 1.1 rotate 20 size 0.99 hue 10] // Dessine une copie de toi-même (décalée,
                                                  // tournée, réduite et de teinte modifiée)
      }
      

      Une spirale colorée composée de carrés de plus en plus petits

      Lorsqu’on utilise la récursion, il faut faire un peu attention : en principe, le programme pourrait tourner indéfiniment et dessiner toujours plus de copies de la forme. Pour éviter cela, nous avons intégré ci-dessus une réduction de taille : lorsque les formes deviennent trop petites, Context Free interrompt le travail et cesse de les dessiner.

      Hasard

      Un autre atout de Context Free est qu’il permet d’effectuer des variations aléatoires sur les figures générées. Dans l’exemple suivant, le hasard est introduit de deux manières :

      startshape FORET
      
      shape FORET {
      ARBRE []
      ARBRE [x 50]
      ARBRE [x 100]
      }
      
      shape ARBRE // À chaque dessin d’ARBRE, l’une des deux
                  // règles (« rules ») est choisie au hasard (de façon pondérée).
      rule 0.97 {
      CIRCLE []
      ARBRE [y 0.5 size 0.99 rotate (rand(-4,4))]
      // Ici ARBRE est tourné d’une valeur aléatoire comprise entre -4 et 4
      }
      
      rule 0.03 {
      ARBRE [rotate 20]
      ARBRE [rotate -20]
      }
      
      

      Les nombres après rule sont des poids : dans 97 % des cas, l’arbre continue de pousser tout droit (première règle), et dans 3 % des cas seulement, il se divise en deux branches (seconde règle).

      Trois silhouettes d’arbres différentes côte à côte

      Et bien plus encore

      Context Free possède de nombreuses autres fonctionnalités. Outre la documentation dans le wiki du projet, il existe aussi une galerie contenant de nombreuses images à la fois esthétiques et intrigantes.

      Aspects mathématiques

      Grammaires non contextuelles

      Le programme s’appelle Context Free (« sans contexte ») parce que la syntaxe avec laquelle les images sont créées est une grammaire non contextuelle au sens des langages formels. Intuitivement, cela signifie que les consignes de dessin figurant dans le programme ne dépendent jamais de ce qui a déjà été dessiné autour. Par exemple, il n’y a aucun moyen de formuler quelque chose comme : « dessine un cercle s’il n’y a pas de cercle à proximité ».

      Fractales

      Grâce à la possibilité de faire de la récursion, Context Free est un excellent outil pour dessiner des fractales. Une fractale est une image dont les fragments ressemblent approximativement à l’image entière. En gros, si l’on n’observe qu’un petit morceau des arbres ci-dessus, il est difficile de savoir avec certitude si l’on se trouve sur le tronc de l’arbre, sur une branche ou sur une ramification. Dans la vie quotidienne, nous rencontrons régulièrement des fractales, par exemple au marché au rayon des légumes avec le chou romanesco. La galerie de Context Free contient de nombreuses fractales ; celle-ci m’a particulièrement plu (et elle a été créée avec le même code que la première image de cet article).

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      ENIAC, le premier FPGA ?

      30 juillet 2026 à 16:51

      Les employés de chez Xilinx aiment à raconter qu'ils sont les inventeurs du FPGA. Avec leurs glorieux XC2064 ils auraient été les inventeurs du concept et les premiers à en commercialiser.

      Blueprint du XC2064
      Deux ingénieurs de xilinx en plein placement-routage du XC2064 ?

      En est-on si sûr ?

        Tout d’abord revenons à la définition d’un FPGA :

        Field Programmable Gate Array

        Littéralement: Grille de portes programmable sur le champ.

        Les FPGA sont des composants munis d’éléments logiques plus ou moins complexes dont les connexions ne sont pas figées. Les connexions peuvent être re-programmées pour modifier l’architecture électronique du système en fonction du besoin sans avoir à démonter l’appareil à chaque fois.

        L’aspect programmable ne doit pas être vu dans le sens d’un programme que l’on télécharge dans une mémoire pour qu’il soit exécuté par un processeur. Non, le bon mot serait plutôt configurable ou re-câblable (quel beau mot) au besoin.

        Dans un FPGA moderne, les blocs que l’on peut connecter sont des éléments logiques (LUT), des multiplexeurs, des multiplieurs, des additionneurs, les sérialiseurs/dé-sérialiseur (serdes) sans oublier les blocs de mémoires ram (BRAM). Des PLL viennent en renfort pour générer des horloges pour cadencer tout ce bazar.

        Mapping du Gatemate A1
        Plan du Gatemate A1 de Colognechip, les entrées sorties sont à la périphérie et les blocs logique au centre

        Le « re-câblage » (on parle plutôt de configuration) est effectué en téléchargeant un fichier appelé bitstream dans la mémoire RAM ou flash du FPGA.

        Mais alors revenons à l'ENIAC. Cette machine est considérée comme le premier ordinateur électronique. Quand on pense ordinateur vient tout de suite l’idée d’un processeur qui exécute des instructions enregistrées dans une mémoire.

        Ça n’est pourtant pas le cas des débuts de l’ENIAC qui est conçu pour faire des calculs très rapidement, notamment pour calculer des tables de tir de missiles (pour tuer des gens). Et à chaque nouveau calcul il faut le re-câbler.

        Les blocs que l’on peut connecter sont des multiplieurs, des additionneurs, des tables de fonctions (à roulettes) ainsi que des imprimantes et des lecteurs de cartes perforées pour les entrées/sorties.

        Plan «mapping» de l’ENIAC
        Plan de l’ENIAC, il y quelques similitudes avec un FPGA. Cependant les blocs sont à l’extérieur et le multiplexage et les entrées sorties se font au centre. (sources https://historyofinformation.com)

        Pour re-câbler l’ENIAC point de bitstream mais des équipes de câbleuses qui reconfigurent la machine pour lancer un nouveau calcul histoire de faire péter une bombe plus fort (nucléaire) ou de bien atteindre la cible avec un canon.

        Câbleuse en action
        Câbleuses en pleine action, maintenant on télécharge un bitstream (source sigarch)

        Mais, attendez, cette description ressemble furieusement à la description d’un FPGA non ?

        Et oui, Xilinx n’a qu’à bien se tenir, le premier ordinateur électronique était également le premier FPGA de l’histoire. D’autres ont fait le lien également.

        Peut-être pourrait-on l’inclure dans les outils de synthèse libre comme Yosys ?

        Pas sûr.

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        G’MIC 4.0 : La quadrature du pixel, plus facile que jamais !

        Dix-huit ans après ses débuts, G’MIC, cadriciel libre pour le traitement des images numériques, franchit une étape importante avec la sortie d'une nouvelle version majeure, numérotée 4.0, la version de la maturité !

        L'occasion, comme chaque année, de faire le point sur les évolutions récentes de ce projet, depuis notre dernière dépêche publiée en août 2025.

        G´MIC 4.0 Teaser

        N. D. A. : Cliquez sur les images pour en obtenir une version en pleine résolution, ou une vidéo correspondante lorsque les images contiennent l’icône Icône 'Play Video'

        Sommaire

        1. G’MIC : Un cadriciel libre pour l'image numérique

        Le projet G'MIC (GREYC's Magic for Image Computing) est né en juillet 2008, et a grandi au sein de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (Unité Mixte de Recherche placée sous la triple tutelle du CNRS, de l'ENSICAEN et de l'Université de Caen).

        Sa vocation : offrir un cadriciel libre, ouvert et extensible pour la manipulation, le traitement et la création d'images numériques. Pour ce faire, il s'appuie sur les fonctionnalités de la bibliothèque libre C++ de traitement d'images CImg, développée depuis 1999 d'abord au sein de l'INRIA, puis de l'équipe IMAGE du GREYC (également par votre serviteur).

        Au cœur du projet se trouve un interpréteur de langage de script dédié, le « langage G'MIC », spécialement conçu pour prototyper rapidement de nouveaux algorithmes de traitement d'images, et les enchaîner au sein de pipelines (ou filtres) personnalisés. Autour de ce noyau viennent se greffer plusieurs interfaces, donnant à l'utilisateur accès à des centaines d'opérateurs de traitement d'images prédéfinis, comme par exemple l'outil en ligne de commande gmic ; le service Web G'MIC Online ; et le greffon G'MIC-Qt, qu'il est possible d'intégrer dans plusieurs logiciels de création et d'édition d'images, tels que GIMP, Krita, digiKam, Paint.net, Adobe Photoshop ou Affinity Photo. C'est aujourd'hui ce greffon qui est l'interface du projet la plus utilisée, avec plus de 1200 téléchargements quotidiens, en progression depuis un an. Il propose plus de 640 filtres variés pour triturer vos images et enrichir les possibilités des logiciels de retouche, et semble particulièrement apprécié des artistes numériques.

        Cette version majeure 4.0 marque un tournant dans la vie du projet : la syntaxe du langage G'MIC, le code de l'interpréteur et des algorithmes de traitement d'images associés sont maintenant éprouvés. Nous souhaitons donc ralentir un peu le rythme des nouvelles releases et de l'ajout de nouvelles fonctionnalités, pour nous concentrer sur la stabilité, la robustesse, et les performances du cadriciel.

        Aperçu du greffon G'MIC-Qt Fig. 1.1. Aperçu de quelques-unes des interfaces proposées par le projet G'MIC : Greffon G'MIC-Qt pour GIMP (en haut à gauche), Outil CLI gmic (en haut à droite), Service web G'MIC Online (en bas).

        2. Nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt

        Côté greffon G'MIC-Qt, l'essentiel des nouveautés se concentre sur l'apparition de nouveaux filtres de traitement d'images. La version 4.0 porte leur nombre à 644, tous accessibles directement depuis l'interface graphique. Je liste ci-dessous les derniers filtres ajoutés.

        2.1. Filtre « Rendering / Pixel Stretch »

        Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » permet de sélectionner une « bande de pixels », et la duplique dans l'image en lui faisant suivre une trajectoire personnalisable, définie par deux courbes splines (une pour chaque bord de la bande).

        Filtre 'Rendering/Pixel Stretch' (G'MIC-Qt) Fig. 2.1.1. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt.

        Filtre 'Rendering/Pixel Stretch' (rendu 1) Fig. 2.1.2. Exemple de rendu du filtre « Rendering / Pixel Stretch », ici avec deux traînées de pixels ajoutées par le filtre.

        Cet effet donne l'impression que l'image a été étirée localement, un peu comme une pâte élastique. Il peut servir à suggèrer ou styliser un mouvement dans une image, comme sur l'exemple ci-dessous (extrait de la vidéo tutorielle que Miguel Pineau a spécialement dédiée à ce filtre).
        On peut également imaginer son utilisation pour du Glitch art ou de la création de textures abstraites.

        Filtre 'Rendering/Pixel Stretch' (rendu 2) Fig. 2.1.3. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » appliqué pour styliser le mouvement d'une danseuse (Crédits : Miguel Pineau).

        2.2. Filtre « Rendering / Gradients [Poles] »

        Toujours dans cette section « Rendering », notons l'arrivée de « Rendering / Gradients [Poles] », un filtre générant des dégradés de couleurs en interpolant spatialement des points-clés colorés, dont les positions et les couleurs sont laissées au choix de l'utilisateur. Ici, l'interpolation fait usage des fonctions de base radiale qui produisent des dégradés de couleurs lisses et harmonieux. L'utilisateur a également le choix de l'espace de couleurs dans lequel l'interpolation s'effectue. L'animation ci-dessous illustre le fonctionnement de ce filtre au sein du greffon.

        Filtre 'Rendering/Gradient (Poles)' (G'MIC-Qt) Fig. 2.2.1. Le filtre « Rendering / Gradient [Poles] » crée des gradients spatiaux de couleurs possiblement complexes, à partir de quelques points de contrôle.

        2.3. Filtre « Artistic / Marker Drawing »

        Passons maintenant au filtre « Artistic / Marker Drawing », qui comme son nom l'indique, essaye de redessiner une image d'entrée sous la forme de traits de stylos feutres colorés. L'algorithme sous-jacent trace effectivement des splines colorées aléatoires sur une feuille blanche, le long des contours des structures géométriques présentes dans l'image à reproduire.

        Filtre 'Artistic/Marker Drawing' (G'MIC-Qt) Fig. 2.3.1. Le filtre « Artistic / Marker Drawing » redessine une image en simulant l'utilisation de stylos feutres colorés.

        Les nombreux paramètres réglables de ce filtre permettent d'obtenir des rendus potentiellement variés, plus ou moins abstraits, comme l'illustre la figure comparative suivante :

        Filtre 'Artistic/Marker Drawing' (rendus) Fig. 2.3.2. Trois types de rendus du filtre « Artistic / Marker Drawing », utilisant trois jeux de paramètres différents.

        2.4. Filtre « Deformations / Heightfield Warp »

        Changeons maintenant de thématique avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp » qui crée un effet 3D, en déformant une image d'entrée comme si elle était plaquée sur une carte d'élévation (définie de manière paramétrique). Un effet d'éclairage additionnel, de type ombrage de Phong, peut être activé pour accentuer davantage l'effet de volume 3D produit par ce filtre.

        Filtre 'Deformations/Heightfield Warp (G'MIC-Qt) Fig. 2.4.1. Le filtre « Deformations / Heightfield Warp », tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt, ici avec une élévation correspondant à une demi-sphère bombée vers la caméra.

        Ce filtre est particulièrement flexible : il laisse la possibilité à l'utilisateur de définir explicitement des formules mathématiques personnalisées pour les cartes d'élévations. Les mathématiciens en herbe peuvent ainsi laisser libre cours à leur imagination pour déformer leurs images !

        Filtre 'Deformations/Heightfield Warp (rendus) Fig. 2.4.2. Application de trois formules personnalisés de cartes d'élévations 3D, avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp ».

        2.5. Filtre « Degradations / Offset Stripes »

        Les amateurs de Glitch art pourront être séduits par le nouveau filtre « Degradations / Offset Stripes », qui crée un effet de décalage de bandes d'images, horizontales et/ou verticales, avec des amplitudes de décalage aléatoires.

        Filtre 'Degradations/Offset Stripes (G'MIC-Qt) Fig. 2.5.1. Le filtre « Degradations / Offset Stripes » applique des décalages aléatoires sur des bandes d'images horizontales et/ou verticales.

        Ce principe de base est tout simple, mais là encore, les nombreux paramètres du filtre donnent accès à des décalages décorrélés sur chaque canal, pour des espaces couleurs variés, en pouvant itérer ces décalages aléatoires, et autorisent ainsi une grande variété de dégradations d'images de type « Glitch », comme illustré sur la figure ci-dessous.

        Filtre 'Degradations/Offset Stripes (rendus) Fig. 2.5.2. Résultats de différents jeux de paramètres du filtre « Degradations / Offset Stripes », appliqués sur une même image de portrait.

        2.6. Filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] »

        Et pour terminer ce résumé des nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt, j'ai gardé le plus intéressant pour la fin : le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » est un nouveau filtre de transfert de couleurs entre deux images.

        Le transfert de couleur consiste à appliquer une transformation couleur à une image « Source », en prenant comme référence une deuxième image (image dite de « Style ») dont on veut reproduire le style ou l'ambiance colorimétrique, et ceci bien sûr en préservant autant que possible les structures importantes (contours, objets, contenu sémantique) présentes dans l'image « Source » d'origine.

        Principe du transfert couleur entre images Fig. 2.6.1. Principe du transfert de couleur entre images: une image « _Source » (à gauche) est modifiée (à droite) de telle façon qu'elle « emprunte » les couleurs d'une image de « Style » (au centre)._

        D'un point de vue algorithmique, il y a de nombreuses façons d'aborder ce type de transfert. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] », comme son nom le suggère, implémente trois méthodes différentes pour ce faire : une méthode ACP ; une méthode de transfert d'histogrammes ; et enfin une méthode variationnelle. Pour utiliser ce filtre dans le greffon G'MIC-Qt, il suffit de l'appeler sur une image contenant deux calques superposés : un calque contenant l'image « Source » à modifier, et un calque avec l'image « Style » contenant les couleurs de référence à transférer.

        Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) Fig. 2.6.2. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » tel qu'il se présente dans le greffon G'MIC-Qt.

        L'algorithme variationnel de transfert de couleur implémenté dans ce filtre est une production totalement originale : il est le fruit d'une collaboration de recherche entre deux membres de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (D. Tschumperlé et J. Rabin), et d'une professeure du laboratoire de mathématiques LMI de l'INSA de Rouen (C. Le Guyader).

        Bref, un algorithme 100 % normand, qui fonctionne forcément « vachement 🐄 bien » 😉, et que vous ne trouverez nulle part ailleurs !
        On remercie chaleureusement la Fédération Normande de Recherche en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (NormaSTIC) pour son aide financière qui a accéléré la mise en contact et le démarrage de cette collaboration fructueuse !

        Notre méthode a plusieurs caractéristiques propres permettant de calculer des transferts de couleurs souvent pertinents, et de bonne qualité comparativement à ses concurrentes, et ce, de manière rapide et complètement automatique. La figure ci-dessous illustre des exemples de transferts de couleurs qu'il est possible d'obtenir pour une même image « Source », en choisissant des images de « Style » différentes (et en laissant les paramètres par défaut du filtre).

        Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) (rendus) Fig. 2.6.3. Exemples de transferts de couleurs réalisés par le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » sur une même image « Source », avec plusieurs images « Style » différentes.

        La technique que nous proposons autorise également un mode « semi-supervisé » qui permet à l'utilisateur de forcer certaines correspondances de couleurs, et donc de « guider » l'algorithme pour calculer une solution de transfert plus contrainte et personnalisée.
        Les deux exemples ci-dessous illustrent ce mode de contrôle de manière assez parlante :

        Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) (rendu guidé 1) Fig. 2.6.4. Guidage de l'algorithme de transfert de couleurs par mise en correspondance forcée de couleurs (Perruche → Mésange).

        Ici, les plumes vertes du corps de la perruche (a) sont perceptuellement plus proches de la couleur jaune du corps de la mésange (b), et c'est donc cette mise en correspondance qui est réalisée par défaut par l'algorithme de transfert (résultat (c)). En explicitant des correspondances de couleurs souhaitées (liens symbolisés entre les images (a) et (b)), on peut modifier ce comportement et contraindre le transfert à assigner la couleur bleue de la mésange aux plumes de la perruche (résultat (d)).

        Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) (rendu guidé 2) Fig. 2.6.5. Guidage de l'algorithme de transfert de couleurs par mise en correspondance forcée de couleurs (Coccinelle → Formule 1).

        Dans ce deuxième exemple, on note que la couleur rouge de la Coccinelle (a) se retrouve ailleurs dans l'image « Style » de la Formule 1 (b) : au bord de la route, sur les coquelicots… L'algorithme décide donc naturellement de conserver cette couleur quasiment telle quelle lors du transfert automatique (résultat (c)). Forcer des correspondances de couleurs explicites permet de guider l'algorithme pour lui faire changer la couleur de la Coccinelle en vert (résultat (d)).

        Vous l'aurez compris, ce filtre représente l'aboutissement d'un travail de recherche de longue haleine en algorithmique du traitement d'images. Pour des chercheurs comme nous, il est réjouissant d'être arrivé au bout du processus complet : élaborer un nouvel algorithme complexe sur un bout de papier, le développer, l'implémenter, le peaufiner, en obtenir des résultats encourageants, le peaufiner encore et encore, en écrire une description détaillée dans un article scientifique (en cours de finalisation), l'intégrer proprement et le rendre utilisable par tout un chacun dans un logiciel libre, en sachant qu'il pourra être testé et utilisé potentiellement des milliers de fois !

        Notons que ce n'est pas la première fois qu'une méthode de traitement d'images développée au sein de notre laboratoire de recherche se retrouve valorisée dans G'MIC. Cette page recense plusieurs publications scientifiques décrivant des algorithmes élaborés au sein de l'équipe IMAGE du GREYC, et qui sont accessibles comme filtres du greffon G'MIC-Qt.

        3. Nouveautés et améliorations du cœur du logiciel et de sa bibliothèque standard

        Comme évoqué précédemment, le terme G'MIC peut faire référence au langage de script du même nom. Ce langage est doté de son propre interpréteur et de sa bibliothèque standard de fonctions. Il est utilisé pour implémenter tous les filtres et opérateurs de traitement d'images mis à disposition des utilisateurs des différentes interfaces du projet.

        Durant l'année écoulée, un grand nombre de petites améliorations ont été implémentées conjointement sur ce langage et sa bibliothèque standard.
        En réalité, l'ensemble de ces contributions représente même la majorité du travail de développement réalisé, et en même temps ce sont des choses qu'il est difficile de valoriser dans une dépêche grand public : elles concernent principalement des points très précis et techniques du projet, comme par exemple des optimisations du parsing ou des algorithmes, du nettoyage de code, de nouvelles fonctions ou options pour l'évaluateur d'expressions mathématiques, etc.
        Ce sont bien sûr des ajouts utiles pour les développeurs de nouveaux filtres dans ce langage, mais il est difficile de les mettre en valeur de manière réellement plaisante.

        J'ai donc pris le parti de lister ci-dessous uniquement les quelques nouveautés facilement « illustrables » :

        • La nouvelle commande random_patches réalise un rendu procédural d'images carrées contenant des formes géométriques et des textures synthétiques aléatoires. À quoi cela peut-il bien servir, me direz-vous ? Eh bien par exemple, à générer des ensembles d'images pour l'entrainement de réseaux de neurones convolutionnels, pour des tâches de débruitage et de super-résolution (ces réseaux sont ceux utilisés par les commandes denoise_cnn et scale2x_cnn).

        Commande 'random_patches' (rendus) Fig. 3.1. La commande random_patches synthétise des images carrées contenant des formes géométriques et des textures aléatoires.

        Ces images sont en réalité suffisamment complexes pour qu'un réseau de neurones puisse apprendre des filtres convolutionnels pertinents pour l'analyse semi-locale de la géométrie des structures présentes dans des images plus naturelles. Ces filtres appris peuvent ensuite être utilisés dans des tâches de débruitage ou de super-résolution, qui sont des problèmes très géométriques et qui ne nécessitent pas vraiment une analyse sémantique du contenu des images. Utiliser ces données synthétiques pour entrainer des réseaux simples est donc largement suffisant pour ce type d'applications. D'une part, cela évite de stocker de grandes bases d'images volumineuses lors de l'entrainement (les images synthétiques étant générées à la volée). Et d'autre part, on évite automatiquement d'enfreindre le copyright éventuel des images présentes dans les ensembles d'apprentissage prédéfinis (dont la provenance n'est pas toujours clairement citée, avouons-le).

        Commande 'shape_hilbert (rendus) Fig. 3.2. La commande shape_hilbert trace une courbe de Hilbert dans une image, commande illustrée ici avec des niveaux croissants de récursions.

        • La nouvelle commande pca calcule une analyse en composantes principales (ACP) d'un ensemble de vecteurs. Ce type d'analyse permet à la fois de déterminer la dimensionnalité représentative de données vectorielles, ainsi que leurs orientations principales dans l'espace. L'ACP a de nombreuses applications en traitement d'images et plus généralement en analyse de données : débruitage, compression, reconnaissance de visages, analyse de textures, recalage géométrique, etc. L'exemple ci-dessous illustre son utilisation pour déterminer l'orientation des axes principaux (dessinés en pointillés) d'une silhouette de libellule.

        Commande 'pca') Fig. 3.3. La commande pca est utilisée ici pour calculer les orientations des axes principaux d'une silhouette binaire 2D.

        • Les nouvelles commandes depthmap3d et normalmap3d viennent enrichir les possibilités de rendus d'objets 3D maillés de G'MIC, en synthésisant des rendus d'un objet respectivement sous la forme de cartes de profondeurs et de normales 3D.

        Commandes 'depthmap3d' et 'normalmap3d') Fig. 3.4. Les commandes depthmap3d et normalmap3d appliquées sur un modèle 3D en rotation.

        • Mentionnons enfin le travail d'amélioration général ciblé sur les algorithmes d'opérations matricielles présents dans G'MIC : arrivée de la décomposition QR (avec pivot), amélioration de la précision de calcul pour l'inversion de matrices et la résolution de systèmes linéaires… Et même s'il est difficile de rendre ça visuel, je vous propose cette petite ligne de commande qui crée une matrice carrée 40×40 aléatoire, qui l'inverse et qui calcule le produit des deux pour vérifier que l'on retrouve bien la matrice identité.
        $ gmic 40,40 rand -1,1 +invert +mmul name A,invA,'A*invA'

        Commande 'invert') Fig. 3.5. Exemple de l'utilisation de gmic en ligne de commande pour l'inversion d'une matrice aléatoire.

        Tout ceci n'est bien sûr qu'un aperçu succinct de ce qui a été réalisé sur le cœur de G'MIC cette année. Pour plus de détails techniques, la consultation des Changelog est recommandée.

        4. Nouveau dépôt de codes sources: gmic-interactive-demos

        En tant que membre d'un laboratoire public de recherche, j'ai l'occasion de participer ponctuellement à des évènements de vulgarisation scientifique (tels que la Fête de la science, le FÉNO, etc.), où l'on présente certaines de nos activités de recherche au grand public (en algorithmique du traitement d'images en ce qui me concerne). Pour rendre ces présentations plus attractives et ludiques, j'ai élaboré au fil des ans, différents programmes et bornes de démonstration interactifs, en me reposant sur les possibilités offertes par le langage G'MIC.

        Ces applications libres (sous licence CeCILL) sont maintenant accessibles sur ce dépôt logiciel : github.com/GreycLab/gmic-interactive-demos

        Elles pourront intéresser des enseignants et/ou chercheurs souhaitant illustrer différents concepts du traitement d'images à des publics de néophytes. Ces codes illustrent aussi les capacités du langage G'MIC pour la création de programmes interactifs, et ceci indépendamment du greffon G'MIC-Qt.

        Pour le moment, trois démonstrateurs sont présents dans ce dépôt logiciel. Ils sont détaillés ci-dessous.

        4.1. The SteamFace Machine

        « The SteamFace Machine » est le démonstrateur le plus récent. Il montre le fonctionnement des réseaux de neurones convolutionnels pour la détection d'un visage dans une image, et l'analyse de caractéristiques propres à ce visage, le tout enrobé dans un style SteamPunk du plus bel effet !

        The SteamFace Machine (intro) Fig. 4.1.1. Écran de lancement du démonstrateur « The SteamFace Machine ».

        Le flux vidéo capturé par la webcam s'affiche à l'écran, et lorsqu'un visage est placé au centre de l'image, la jauge de détection faciale s'active. En bas à droite, on peut apercevoir la sortie de différentes couches intermédiaires du réseau de neurones réalisant la détection (classifieur binaire avec une architecture de type LeNet-5).

        The SteamFace Machine (main) Fig. 4.1.2. Détection du visage par un réseau de neurones convolutionnel dans le démonstrateur « _The SteamFace Machine »._

        Une fois la détection opérée, un deuxième réseau est inféré pour en extraire différentes caractéristiques faciales : genre, âge, type de cheveux, port de lunettes ou de chapeau, taille du nez…

        The SteamFace Machine (caractéristiques) Fig. 4.1.3. Analyse de quelques caractéristiques liées au visage détecté.

        C'est une manière visuellement amusante de présenter le fonctionnement de classifieurs neuronaux au grand public, leurs capacités mais aussi leurs limites et les biais inhérents aux bases d'apprentissage utilisées pour les entrainer (dans le cas de ce démonstrateur, la base CelebA, qui contient des images assez éloignées de celles que l'on acquiert via la webcam dans un environnement non-contrôlé tel qu'un parc des expositions).

        Mentionnons également la belle contribution de notre cher collègue Philippe Bernard, du service Administration système et réseaux du GREYC, qui a réalisé une borne physique de démonstration intégrant « The SteamFace Machine », facilement transportable à des évènements de médiation scientifique !

        The SteamFace Machine (borne) Fig. 4.1.4. Vidéo de démonstration de la borne « The SteamFace Machine » quand elle était en cours d'élaboration.

        4.2. Virtual Artist

        « Virtual Artist » est un deuxième démonstrateur interactif, qui cherche à illustrer le principe du « transfert de style » entre deux images.
        Nous avons précédemment évoqué le transfert de couleurs (en section 2.6). Le transfert de style en est une extension naturelle : au lieu de transférer uniquement les couleurs, on cherche à transférer tout le style graphique d'une image « Style » vers l'image « Source ».
        C'est bien sûr un problème autrement plus complexe, et les méthodes les plus performantes du domaine utilisent généralement de gros réseaux de neurones.

        « Virtual Artist » n'a pas la prétention d'être à la pointe de l'état de l'art : c'est avant tout un démonstrateur pédagogique pour expliquer le principe général du transfert de style en traitement d'images. L'utilisateur peut jouer avec différentes images de « Source » et de « Style » prédéfinies. La figure ci-dessous illustre quelques-uns des écrans principaux de l'application.

        Virtual Artist Fig. 4.2.1. L'application « Virtual Artist » illustre le principe du transfert de style entre deux images.

        Ce démonstrateur a été utilisé de nombreuses fois sur une grande table tactile, dans des évènements grand public, et fait toujours son petit effet !

        Virtual Artist (FÉNO) Fig. 4.2.2. L'application « Virtual Artist » utilisée comme démonstrateur, ici au Festival de l'Excellence Normande (FÉNO) en 2021.

        4.3. GREYC Warp

        « GREYC Warp », le dernier démonstrateur de ce nouveau dépôt logiciel, implémente un miroir déformant interactif. L'utilisateur voit en direct le flux de la webcam et peut créer, déplacer ou supprimer des points clés qui définissent une déformation appliquée en temps réel. Une dizaine de transformations pré-définies sont également proposées.

        GREYC Warp Fig. 4.3.1. L'application « GREYC Warp » vous laisse déformer le flux vidéo de votre webcam, de manière interactive, et non sans humour !

        Pour avoir testé ce démonstrateur en situation réelle lors d'expositions, ça fait beaucoup rire les enfants (mais pas les plus jeunes qui pensent que ça reflète vraiment l'apparence de leur tête et qui peuvent se mettre à pleurer). Une application toute simple mais néanmoins amusante !

        5 G'MIC et le code créatif

        Ces quelques démonstrateurs esquissent déjà l'image d'un langage G'MIC adapté au code créatif, qui consiste, selon Wikipedia, à « utiliser la programmation informatique comme un moyen d'expression artistique (visuel, musical, littéraire, interactif, performatif…) à part entière ».

        5.1. Codes créatifs courts

        En tant qu'ancien demomaker, le code créatif est forcément un domaine qui me tient à cœur, et j'écris et partage régulièrement des scripts courts sur le forum de G'MIC pour expérimenter de nouvelles idées d'effets graphiques, ou en reproduire certains sur lesquels je suis tombé et que je trouve captivants.
        Quelques-uns de ces effets récents sont décrits ci-dessous, avec à chaque fois, un accès vers le code source correspondant (script .gmic).

        • Agrégation limitée par diffusion tournoyante : Cet effet est une variante de l'agrégation limitée par diffusion, implémentant un système de particules en mouvement qui sont stoppées dès lors qu'elles rencontrent une masse d'éléments plus anciens, déjà immobiles. On ajoute à tout ça une rotation, un zoom inverse, une palette de couleurs, et le tour est joué ! Le code source de cet effet atteint difficilement les 36 lignes, commentaires inclus !

        Diffusion-Limited-Aggregation (animation) Fig. 5.1.1. L'effet animé « Agrégation limitée par diffusion tournoyante », rendu par G'MIC.

        • Courbe de Hilbert néon : Cette animation stylise le dessin d'une courbe de Hilbert par un tracé incrémental faisant songer à un néon. Ici, le code source est beaucoup plus conséquent (52 lignes 😉).

        Hilbert-Curve (animation) Fig. 5.1.2. L'effet animé « Courbe de Hilbert néon », rendu par G'MIC.

        • Morphing de formes : Ici, deux silhouettes se transforment l'une vers l'autre via un morphing continu. On utilise des edgels pour l'extraction et la paramétrisation du contour des deux silhouettes à transformer. Le code source de cet effet revient à un nombre de lignes de code quand même plus raisonnable que précédemment (36 lignes).

        Morph Shape (animation) Fig. 5.1.3. L'effet animé « Morphing de formes », rendu par G'MIC.

        • Tunnel 3D : Celui-ci est l'un de mes préférés. C'est certes un effet ultra-classique dans le monde de la scène démo, mais le rendu est sympa. Et avec ses 68 lignes, le code source pour générer cette animation de 256 frames (qui cyclent parfaitement) reste dans les limites du raisonnable !

        Tunnel 3D (animation) Fig. 5.1.4. L'effet animé « Tunnel 3D », rendu par G'MIC.

        • One-liner géométrique : Le langage G'MIC, grâce à sa syntaxe délibérément concise, est un candidat idéal pour la création de one-liners. Une section entière de la documentation de référence est d'ailleurs dédiée à quelques one-liners amusants. Étant tombé par hasard sur cette belle image créée avec GeoGebra par Georg Wengler, j'ai souhaité la retranscrire en langage G'MIC sous la forme d'une unique ligne de commande affichant une animation, et voici le résultat (et heureusement qu'une ligne de code ne se limite pas à 80 caractères !)
        $ gmic 12,12,256,2,"a = 1 + x; b = 1 + y; t = lerp(0,2*pi*b,z/d); cos(a/b*t)*cexp([0,t])" 12,12,1,2,"S = crop(#-1,x,y,0,c,1,1,d#0,1); S = round(45*(S - avg(S)) + 50); draw(#-1,S,x,y,0,c,1,1,d#0,1)" rm. 1200,1200,1,3,255 repeat 256 { 12,12,1,1,"repeat (16,l, X = 100*[x,y] + round(I(#0,x,y,$> + l/16,2,2)); ellipse(#-1,X,1,1,0,1,0))" rm. +rs. 600 w. rm. wait 20 } rm

        cos(ab) (animation) Fig. 5.1.5. L'effet animé « cos(ab) », rendu par G'MIC.

        L'ensemble de ces nouvelles animations se retrouve dans la section Gallery du site web de G'MIC.

        5.2. Continuation de la série « G'MIC Adventures »

        De temps en temps, j'essaie aussi de partager l'ensemble du processus permettant d'arriver (en partant de zéro) à un résultat de code créatif.
        Et cela, rédigé sous la forme d'un petit article partagé sur le forum de G'MIC. Cette série d'articles est nommée « G'MIC Adventures ». Je l'avais évoquée dans notre dernière dépêche. Deux nouveaux épisodes de cette série sont parus depuis :

        • Apprentissage d'un perceptron multi-couches pour la reproduction d'une image couleur (G'MIC Adventure #5) :

        Dans ce cinquième épisode, on cherche à entrainer un réseau de neurones simple (un perceptron multi-couches) capable d'apprendre une fonction image entière (x,y)\to(R,G,B), c'est-à-dire un réseau capable de prédire une couleur (R,G,B) correcte à partir d'un vecteur de coordonnées (x,y) donné en entrée. Il est particulièrement intéressant de visualiser l'image couleur que le réseau est capable de reproduire à chaque itération de son apprentissage (figure ci-dessous), et ce, jusqu'à convergence.

        MLP (animation) Fig. 5.2.1. Reconstruction itérative d'une image couleur obtenue par l'apprentissage d'un perceptron multi-couches.

        Dans ce sixième épisode, on s'intéresse à l'implémentation en G'MIC de l'équation d'ondes et ses possibilités pour appliquer des effets de déformations amusants sur des images, comme l'illustre la figure suivante qui correspond au résultat obtenu à la toute fin de l'article.

        Wave equation (animation) Fig. 5.2.2. Application d'une équation d'ondes anisotrope pour la déformation d'une image le long de ses contours.

        Les exemples présentés dans cette section montrent que G'MIC a du potentiel pour le code créatif, notamment pour l'expérimentation rapide de codes d'effets graphiques. Le fait qu'il soit utilisable en ligne de commande (via la commande gmic) en fait un allié précieux pour générer des animations ou pour modifier des lots d'images de manière automatisée.

        6. Autres nouvelles liées au projet

        Pour finir cette longue dépêche, voici en vrac quelques autres nouvelles notables liées au projet :

        • Diffusion de G'MIC : Avec le temps, la diffusion de G'MIC s'accélère et son installation se simplifie. Notons tout d'abord que G'MIC-Qt a été parmi les premiers greffons disponibles lors de la sortie de la version majeure 3.2 de GIMP. L'installation de ce greffon est maintenant aussi largement simplifiée pour les utilisateurs de macOS, grâce au travail remarquable des empaqueteurs de MacPorts, qui en proposent une version toujours très à jour.

        Nous avons également appris que G'MIC suscite l'intérêt des projets suivants :

        1. Le projet G'MIC-GEGL a pour objectif d'exposer les différents filtres du greffon G'MIC-Qt directement sous forme de nœuds GEGL, qui est la bibliothèque de traitement utilisée en interne dans GIMP. Cela voudrait dire que les effets de G'MIC-Qt pourraient à terme être utilisés dans des calques d'effets non-destructifs de GIMP.
        2. Le projet PhotoFlare est un nouvel éditeur d'images numériques multi-plateformes, et son développeur a annoncé y avoir intégré le greffon G'MIC-Qt afin de profiter de ses centaines de filtres proposés.
        3. Le projet gmic-affinity se propose de développer un greffon en Rust pour Affinity Photo, pour exposer le greffon G'MIC-Qt aux utilisateurs. Ce dernier est normalement déjà fonctionnel pour ce logiciel, via l'API 8bf (comme le montre cette vidéo), mais malheureusement pas encore pour les utilisateurs de macOS.
        4. Enfin, notons l'arrivée de G'MIC-Qt sur le Snap Store, proposant ainsi une façon alternative d'installer notre greffon pour GIMP.
        • Exposé : Début mai 2026, j'ai eu l'occasion de faire un bref passage au laboratoire LRDE de l'EPITA, sympathiquement invité par Marc Espie (enseignant et l'un des développeurs du projet OpenBSD), où j'ai donné une présentation intitulée « 25 ans de développement libre pour le traitement des images numériques ». Une vidéo de cette présentation a été captée et mise sur YouTube.

        7. Conclusion

        Cette version 4.0 marque un jalon important pour G'MIC : dix-huit ans après la première ligne de code, le projet a montré qu'un logiciel open-source né au sein d'un laboratoire de recherche public, et aux ressources modestes, peut s'installer durablement dans le paysage du graphisme numérique libre, et continuer à innover grâce à son écosystème ouvert et extensible.

        Cette dépêche a cherché a montrer la maturité et la polyvalence de G'MIC. C'est un cadriciel multi-usages dont les interfaces variées peuvent toucher des publics différents, de l'artiste numérique au bidouilleur de la ligne de commande, en passant par le chercheur en traitement d'images, à partir du moment où une image numérique entre en jeu !

        C'est aussi l'occasion de rappeler que rien de tout cela n'aurait été possible sans l'écosystème bienveillant qui gravite autour du projet. Nous tenons à remercier chaleureusement nos partenaires académiques (le CNRS, l'ENSICAEN, l'Université de Caen, la direction du GREYC), ainsi que l'ensemble de la communauté (testeurs, empaqueteurs, vidéastes et utilisateurs du quotidien). Votre soutien est très apprécié.

        Les idées fourmillent, l'envie de triturer des pixels est toujours aussi présente, et on espère donc pouvoir continuer à développer et valoriser ce cadriciel libre comme il se doit dans le futur.

        Y aura-t-il une nouvelle dépêche l'année prochaine ? L'avenir nous le dira !

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        Podcast Projets Libres épisode 71 : LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM

        LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM
        Découvrez la coopérative LaSuite.coop, qui s'est donné pour objectif de bâtir un commun numérique autour de LaSuite, de la DINUM (Direction interministérielle du numérique de l'état français).

        Avec Bertille Mazari, cofondatrice et directrice générale de lasuite.coop, et Timothée Gosselin, cofondateur et président du CA de Lasuite.coop, nous faisons un panorama de ce projet citoyen :

        • comment LaSuite.coop est-elle née ?
        • quels liens entretient l'équipe de LaSuite.coop avec la DINUM ?
        • comment fédérerent-ils les acteurs de la vie civile pour en faire un projet de société ?
        • comment l'équipe est-elle accompagnée dans ce projet ?

        Vous pouvez écouter l'épisode en audio ou lire sa transcription en texte (une traduction automatique en anglais est aussi disponible).

        Pour améliorer la qualité de notre production, nous sommes preneurs de vos retours dans les commentaires :

        • qu'est-ce que vous avez aimé dans cet épisode ?
        • qu'est-ce que vous amélioreriez ?

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        OpenAI attaque Hugging Face "sans faire exprès"

        26 juillet 2026 à 13:33

        C'est OpenAI lui-même qui, par inadvertance (*), a mené une attaque par IA. Elle s'est ainsi introduite au cœur de l'infrastructure de production de Hugging Face.

        NdM: (*) La responsabilité première ne revient donc pas à un modèle qui aurait « échappé au contrôle » au sens propre, mais à un dispositif expérimental dont le cloisonnement n’était pas à la hauteur des capacités évaluées. (article Usine digitale). Rappelons que la responsabilité est portée par l'humain et qu'altérer un système de traitement automatisé de données relèverait du pénal en France.

        C'était supposé être juste une évaluation interne pour mesurer les capacités cybernétiques de GPT‑5.6 Sol et d'un nouveau modèle encore plus avancé. D'ailleurs, ces deux modèles étaient bien placés dans un environnement isolé. Le seul accès réseau était strictement limité à un proxy interne de cache pour l'installation de paquets. Mais…

        Au lieu de résoudre directement les problèmes du benchmark ExploitGym, les modèles ont brûlé leurs tokens à trouver une faille de sécurité pour s'évader de leur environnement confiné. Ils ont identifié et exploité une vulnérabilité zero-day dans le proxy de cache du registre de paquets. À partir de là, ils ont procédé à une élévation de privilèges et à un mouvement latéral au sein de l'environnement de recherche d'OpenAI jusqu'à atteindre un nœud disposant d'un accès Internet ouvert.

        Une fois connectés à Internet, les modèles ont déduit que Hugging Face hébergeait des modèles, des jeux de données et potentiellement les solutions d'ExploitGym. Ils ont alors recherché activement des moyens d'accéder à des informations secrètes pour tricher à l'évaluation. Pour ce faire, ils ont chaîné plusieurs vecteurs d'attaque, trouvé des identifiants (volés) et exploité d'autres vulnérabilités, afin d'obtenir une voie d'exécution de code à distance sur les serveurs de production de Hugging Face. Leur objectif final était d'extraire directement les solutions du test depuis la base de données de production de Hugging Face.

        Ce scénario évoque d'ailleurs celui de Skynet ; le site skynetcountdown.com estime actuellement son avènement à 2035.

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        Agenda du Libre pour la semaine 31 de l'année 2026

        26 juillet 2026 à 11:16

        Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 19 événements (France: 17, Québec: 2) est en seconde partie de dépêche.

        Sommaire

        [FR Chaumont] Permanence autour du numérique libre - Le lundi 27 juillet 2026 de 09h00 à 21h30.

        REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

        => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
        => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
        => Vous gérez une association avec Paheko ?
        => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
        On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

        Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

        Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
        Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

        Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

        Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

        1. Adresse Open Street Map du local de REVOL:
        2. https://osm.org/go/0BqcekeTO?m=&relation=904595

        Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

        REVOL est là pour y contribuer !

        [FR Saint Clar] Tous les Lundis, médiatheque de Saint Clar - Le lundi 27 juillet 2026 de 10h00 à 17h00.

        Tous les lundis de 10h à 17h sans interruption, l'association Prends toi en main / atelier abcpc, propose install party, suivi, dépannage, formation et revalorisation à petit prix sous Linux exclusivement.

        L'atelier abcpc existe depuis plus de 10 ans et milite exclusivement pour les logiciels libres.

        [FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 27 juillet 2026 de 19h00 à 22h00.

        Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

        Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

        Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

        [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 27 juillet 2026 de 19h30 à 21h30.

        Saluton,

        Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
        Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

        L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
        Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

        Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
        Début: lundi  8 juin 2026.
        Les cours sont GRATUITS pour tous.

        Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
        Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

        Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

        N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

        Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

        [FR Dijon] Atelier du mardi - Le mardi 28 juillet 2026 de 15h00 à 19h00.

        Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

        Assistance technique.

        De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso

        [FR Le Mans] Permanence du mercredi - Le mercredi 29 juillet 2026 de 12h30 à 17h30.

        Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

        Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

        Planning des réservations consultable ici.

        [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi - Le mercredi 29 juillet 2026 de 14h00 à 18h00.

        Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

        Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

        Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

        Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
        l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

        Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

        [FR Argelès-Gazost] Repair Café - Le mercredi 29 juillet 2026 de 18h00 à 21h00.

        Venez apprendre à les réparer vos objets cassés et/ou en panne !

        Les bénévoles des trois associations co-organisatrices (le Collectif Éco-citoyen, l'Outil en Main et les Libristes Bigourdans) seront là pour donner un coup de main et aiguiller sur le diagnostic et les réparations. Venez réclamer votre droit à la réparation !

        Cette démarche s'inscrit dans la culture libre en promouvant le partage et la transmission de connaissances et en luttant contre l'obsolescence programmée imposée par les constructeurs. S'informer sur ces enjeux pourra vous aider à mieux comprendre les enjeux qui se jouent lors de l'achat d'un appareil électronique et vous aider à identifier les moyens qui existent pour s'en prémunir au mieux.

        En bonus, vous pourrez rencontrer d'autres personnes intéressées par ces enjeux autour d'une boisson ☕

        [FR Bordeaux] Cours gratuits d'Espéranto - Le mercredi 29 juillet 2026 de 20h00 à 22h00.

        Saluton,

        Nous proposons une nouvelle session de cours d'Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

        L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

        Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
        Vous trouverez également plus d'informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l'abonnement à la lettre d'informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

        Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l'application Duolingo.
        Début: mercredi 3 juin 2026.

        Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
        Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

        N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
        Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

        Ĝis la revido.

        [FR Saint-Girons] Install Party - Le jeudi 30 juillet 2026 de 09h30 à 12h00.

        Que ce soit pour se renseigner, tester des logiciels libres, installer Linux (Il faudra copier ses données avant) ou se sécuriser en dehors du monde privateur de l’extractivisme des données.

        Une équipe est disponible pour vous aider et répondre à toutes vos questions autour du logiciel libre.

        Pour tous niveaux, en autogestion, gratuit ou à prix libre pour le lieu.

        [FR Lyon] C’est l’été ! - Le jeudi 30 juillet 2026 de 18h00 à 21h00.

        L’été, pas de présentation !

        C’est le moment de se retrouver autour d’un verre pour papoter Python ou autre et toujours dans le respect de la charte de l’AFPy !

        [Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) - Le vendredi 31 juillet 2026 de 08h00 à 08h00.

        Description

        Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

        [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire - Le vendredi 31 juillet 2026 de 11h45 à 13h00.

        Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

        Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.

        C'est quand ?

        Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

        Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

        Au programme

        • Discussion libre: Pas d'ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
        • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
        • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
        • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l'expert.

        Comment participer ?

        • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
        • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

        Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

        La participation est gratuite, ouvert à tous!

        Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

        Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !

        Nous avons hâte de vous y accueillir.

        Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

        [FR Chaumont] Permanence Informatique - Le samedi 1 août 2026 de 09h00 à 12h00.

        REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

        => Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
        => Une question sur un logiciel libre ?
        => Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?

        On prend le temps avec vous, simplement.

        Nous pouvons vous accompagner sur:

        • le passage vers des systèmes libres (Linux Mint, MX Linux…)
        • l’installation et la prise en main de logiciels libres
        • la remise en état et la mise à jour de votre ordinateur (quand c’est possible)
        • des conseils pour mieux utiliser, sécuriser et prolonger la vie de votre matériel

        Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
        Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

        Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

        Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

        Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

        REVOL est là pour y contribuer !

        [FR Vandœuvre-lès-Nancy] Tester des systèmes Linux pour jeux vidéo sur PC - Le samedi 1 août 2026 de 10h00 à 12h00.

        Une série de trois ateliers pratiques pour tester un ou plusieurs systèmes d'exploitations Linux spécialisés pour les jeux vidéo.

        Ce sera l'occasion de choisir et se familiariser avec celui qui sera proposé lors de l'événement Installons Linux ! spécial jeux vidéo qui aura lieu début septembre à Vandœuvre.

        Accès

        Le bâtiment de la médiathèque est fermé au public, pour accéder à cet atelier rendez-vous derrière le bâtiment et appelez le 03 83 51 80 53.

        [FR Paris] Premier Samedi du Libre - Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 18h00.

        Lieu: La Générale - 39 rue Gassendi, 75014 Paris

        Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux ou Android avec des volontaires qui utilisent Debian, Fedora, Guix, Mageia, Trisquel, Ubuntu, etc pour GNU/Linux ; et /e/, F-Droid, LineageOS, etc pour Android, sur netbook, portable, tour, PC/Mac, ou smartphone, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, un logiciel libre, ou avec des logiciels libres sous Android.

        Ce sera aussi l'occasion de présenter et/ou de découvrir le mouvement du logiciel libre (qui touche pas mal de domaines comme les encyclopédies, les livres, la musique, etc.).

        Il y aura comme à chaque PSL un atelier auto-hébergement/Brique Internet avec Franciliens.net et un stand de présentation de FDN et des fournisseurs d'accès à Internet associatifs de la FFDN où l'on pourra également parler déMAILnagement et hébergeurs éthiques.

        • Déjeuner pour celles et ceux qui en ont envie à partir de 12h30 au Café Cocotte (165 Avenue du Maine 75014 Paris, juste en face de la Générale).
        • 14h-18h: install party, discussions informelles pour présenter les logiciels libres, stands et ateliers.
        • After-apéro dans un lieu à déterminer le moment venu !

        Avec un gros merci à La Générale pour l'accueil \o/

        [FR Le Mans] Permanence mensuelle du samedi - Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 18h00.

        Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

        Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

        Planning des réservations consultable ici.

        [FR Paris] Atelier de sensibilisation et essais téléphones à OS libéré - Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 17h00.

        Votre téléphone rame, est encombré ou certaines applis ne fonctionnent plus?

        Venez nous retrouver à la Générale où nous animons un petit atelier sur le sujet et vous ferons tester de vieux (mais pas que;)…) téléphones qui refonctionnent très bien après leur passage à un OS ‘libéré’. L'atelier est désormais organisé en 2 volets avec une partie Opérateurs, après la partie OS alternatifs.

        L’association Electrocycle https://electrocycle.co œuvre sur la réutilisation de vieux (plus de 4 ans) matériels électroniques: ainsi, de même qu’en passant son PC sous Linux on réutilise très bien parfois de très anciens PC, en passant son smartphone sous OS libre on peut prolonger de façon très importante sa durée de vie.

        Nous vous attendons nombreux:)!

        [FR Gaillac] Repair café - Le dimanche 2 août 2026 de 10h00 à 14h00.

        Repair-café, atelier informatique, etc.

        • Ouvert à toutes et tous
        • Petit déjeuner partagé.
        • Lieu où l'on répare ensemble:
          • vêtements
          • appareils électriques et électroniques
          • vélos
          • jouets
          • etc.
        • Lieu ou l'on découvre et pratique l'informatique:
          • les logiciels libres
          • la protection numérique
          • l'imprimante 3D
          • et bien d'autres choses…

        Tous les premiers dimanches du mois de 10h à 14h (ou plus)

        Au centre social "Mosaïque" (à proximité de la gare routière)

        Une équipe de bénévoles vous accueillera et tentera, avec vous, de diagnostiquer la panne et de réparer vos objets.
        Dans une démarche économique, écologique et sociale.

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        15 ans de projets libres : bilan

        25 juillet 2026 à 06:00

        Il y a 15 ans j’écrivais un article faisant le résumé de ma première année d’activité en tant que développeur de logiciel libre. J’ai ensuite fait des bilans réguliers durant les 9 ans qui ont suivi où j’y ai discuté de sujets divers et variés tels que les premiers pas, la contribution, les échecs, etc.

        Je pensais avoir conclu ce cycle mais plus tard, après avoir vécu de nouvelles aventures comme voir le projet Kitsu prendre son essor, collaborer avec le projet Blender, ou devenir parent, je me suis dit que je pouvais encore partager des choses. Voici donc mon retour d’expérience de ces cinq dernières années à temps plein sur Kitsu !

        Sommaire

        Contributions sur 15 ans

        Il y a 15 ans j’écrivais un article faisant le résumé de ma première année d’activité en tant que développeur de logiciel libre. J’ai ensuite fait des bilans réguliers durant les 9 ans qui ont suivi. J’ai discuté de sujets divers et variés tels que les premiers pas, la contribution, les échecs, etc. Enfin, j’avais conclu ces 10 années sur la satisfaction que j’avais tirée de toutes ces réalisations. Je pensais avoir fait le tour mais après 5 nouvelles années, j’ai eu le sentiment d’avoir encore des choses à partager.

        Durant cette période, ma contribution a été faite exclusivement sur mon projet Kitsu (licence AGPL) porté par mon entreprise CGWire. Kitsu est un logiciel de gestion de projets pour les studios d’animation et de VFX basé sur Javascript (Vue.js), Python (Flask) et Postgres. C’est une brique importante de leur système d’information. Autour de ce logiciel, nous fournissons des services d’hébergement et de support. Ce qui me permet d’en vivre à temps plein depuis maintenant bientôt 10 ans.

        Pour ce bilan, après un récapitulatif sur l’état d’avancement de Kitsu, je vais aborder différents thèmes : la collaboration avec un projet à très grand succès, être parent et développeur, l’organisation de notre premier événement dédié à notre solution, trouver un modèle d’affaires viable, faire du logiciel libre à l’heure de l’IA générative, et enfin je sortirai du champ Kitsu avec des réflexions autour des données personnelles et des LLM.

        Bilans précédents : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9

        État du projet Kitsu

        Aujourd’hui, Kitsu est reconnu comme une solution solide par tout le secteur de l’animation. Nous équipons environ 500 studios de 1 à 1000 personnes (la majorité d’entre eux est composée de 20 à 50 personnes) dans plus de 30 pays dans le monde.

        Les films et séries utilisant Kitsu sont principalement des productions indépendantes. Nombre d’entre eux ont reçu des prix prestigieux avec notamment des succès récurrents au Festival d’Annecy (la référence en animation 2D) mais aussi à Cannes, aux Césars ou aux Oscars. Le film qui a reçu le plus de récompenses est Flow (pour le coup en 3D !).

        C’est un résultat assez réjouissant. Toutefois, nous ne sommes jamais sortis de cette sphère indé, les gros studios ont toujours boudé notre solution, préférant le standard américain géré par Autodesk. Nous sommes donc restés sur des performances financières très modestes comparées à celles des start-ups classiques (500 k€/an de CA). Ce résultat est toutefois à mitiger, car le secteur subit une forte crise depuis 2023, y survivre est déjà une performance en soi.

        Du point de vue de l’équipe, nous sommes 5 à travailler dessus à temps plein et bénéficions de contributions régulières de notre communauté (tickets, PR, plugins et récemment une application mobile). Il y a donc une activité soutenue autour du produit.

        Pour ce qui est de la licence, Kitsu est toujours sous AGPL. Son installation et son usage sont pleinement documentés, mais il dépend encore beaucoup de la structure commerciale derrière (CGWire). Son fonctionnement est bien compris par plusieurs membres de la communauté, mais pas assez pour qu’ils le maintiennent eux-mêmes.

        En somme, le projet avance lentement mais sûrement et se porte bien. L’outil remplit son rôle, la communauté est contente et se développe. Nous avons pu conserver la licence tout du long et l’adoption est grandissante.

        La rencontre avec Blender

        À travers mon projet précédent, feu Cozy Cloud, et plus récemment les événements OSS Founders, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer des fondateurs de projets libres populaires. Parmi eux, on compte les CEO de Matomo, Nextcloud ou Strapi. Ces échanges sont toujours grisants, intéressants et informatifs, mais ça n’est pas allé plus loin que quelques bonnes discussions et poignées de main.

        Avec Kitsu, pour la première fois, j’ai eu l’occasion de collaborer directement avec un projet libre à succès et pas des moindres : Blender (un outil de création 3D en plein boom). J’ai non seulement pu assister aux premières loges de leur ascension récente, mais j’y ai aussi un peu participé.

        En effet, la plupart des studios utilisant Blender se sont tournés naturellement vers notre solution pour gérer leurs projets. La fondation portait un outil similaire de gestion (Attract) mais son développeur principal n’était autre que Francesco Siddi (aujourd’hui CEO). Son implication grandissante dans tous les domaines de la fondation lui laissait peu de temps pour s’en occuper. Voyant les progrès de Kitsu, il s’est tout simplement dit qu’il était plus simple de nous soutenir que de continuer à maintenir son projet.

        Ainsi, Kitsu a été choisi pour suivre les projets vidéo du Blender Studio, mais a aussi été plébiscité par celui-ci. Nous avons donc gagné en notoriété et avons bénéficié d’une visibilité internationale. Le studio ne s’est pas arrêté là puisqu’il nous a également un peu soutenus financièrement en commandant quelques fonctionnalités dans le logiciel. En contrepartie, notre logiciel leur a bien été utile pour s’organiser et faciliter la création de leurs films. J’en profite tout de même pour les remercier une nouvelle fois pour leur aide !

        Un autre élément important, qui nous a beaucoup impactés, c’est la présentation que Ton Roosendal m’a faite du projet Blender lors de ma visite au studio (encore CEO à l’époque, mais il intervenait moins car il avait commencé les soins du cancer dont il sera guéri plus tard). Il a partagé avec moi les valeurs profondes de la fondation. Leur mission principale est de donner à n’importe quel artiste la liberté de créer en lui fournissant des outils de création numérique haut de gamme. Blender est en fait bien plus qu’un logiciel, c’est un vrai mouvement pour un monde plus ouvert.

        Ce qui m’a amené à pousser la mission de Kitsu dans ce sens : l’idée n’était plus seulement de permettre de collaborer sereinement au sein des équipes d’animation. Nous voulions aussi permettre à n’importe quel studio dans le monde d’avoir les outils d’organisation et la méthode pour mener un projet de long métrage ou de série au bout, malgré des budgets toujours plus serrés.

        En effet, les narratifs de film d’animation sont encore trop peu diversifiés et s’inspirent souvent de ceux de Disney. Chaque film indépendant qui émerge propose une autre vision du monde. Cette diversité nous libère des conceptions véhiculées par les films à grands budgets. Comme les maigres budgets des films indés ne suffisent pas toujours à finaliser le projet avec la qualité souhaitée, de bons outils d’organisation sont nécessaires pour optimiser les efforts. Ceux-ci étaient difficilement accessibles (chers et complexes à mettre en œuvre), Kitsu de par son aspect libre et sa simplicité, a rendu possible l’utilisation de ces outils.

        De cette manière, de nombreuses œuvres originales comme Flow, Jim Queen, In Waves, Linda veut du poulet, Allah n’est pas obligé ont pu aller au bout de leur vision artistique. Et dans le monde entier, le phénomène s’est répété, comme encore récemment avec des films comme Bravecat en Amérique latine ou Igi (en cours) en Géorgie. Ces nouveaux points comptent, car ils libèrent nos imaginaires en nous offrant un autre regard sur le monde.

        Vous l’avez compris : rencontrer et être accepté par l’équipe et la communauté de Blender a été transformateur pour notre projet. Nous avons, d’une part pu étendre notre visibilité, mais surtout viser une finalité encore plus porteuse.

        Diapositive de présentation du pipeline du Blender Studio
        Diapositive de présentation du pipeline du Blender Studio

        Logiciel libre et parentalité

        Dans un tout autre registre, il y a 3 ans environ je suis devenu père. Cet heureux événement a eu un impact significatif sur mes projets et mes contributions.

        Cela ne surprendra personne, mais ça prend beaucoup de temps et d’énergie d’être parent. D’autant plus que cela s’est passé sur fond de crise du secteur de l’animation, ce qui a fait que je n’ai pas pu vraiment lever le pied sur Kitsu.

        J’ai donc forcément dû sacrifier pas mal d’activités. À partir de ce moment-là, toute contribution était devenue trop difficile pour que je me motive. J’ai dû aussi arrêter l’organisation des meetups que j’ai mentionnés dans mon précédent post. Même suivre l’actualité des différentes associations du libre ne m’était pas toujours facile.

        Mon emploi du temps a été chamboulé et les soirées drainaient suffisamment mon énergie pour me démotiver à regarder d’autres dépôts de code ou à démarrer de nouveaux projets. J’ai donc pris conscience à quel point c’est difficile pour un parent de contribuer. Je suis d’autant plus admiratif quand je rencontre un développeur parent désormais.

        Pour tempérer, cela s’améliore avec le temps. Pour preuve, j’ai pu écrire cet article ! Et cette situation peut aussi être vue comme l’occasion de se donner des limites strictes et de se concentrer sur un problème donné plutôt que de papillonner sur plein de projets différents.

        La pression de l’offre gratuite

        Vouloir vendre un logiciel “gratuit” n’est pas chose aisée. En réalité, on vend de l’hébergement et du support autour de Kitsu. Alors, certes, l’accès gratuit facilite la dissémination, mais cela nous amène aussi à quelques écueils.

        Un premier souci est que les installations auto-hébergées sont rarement propres et que le logiciel n’est pas toujours utilisé de façon optimale. Cela nous arrive donc de croiser des utilisateurs mécontents sans comprendre l’origine du problème. Mais quand on creuse un peu, ils utilisent une version auto-hébergée et n’ont pas la dernière version ou ne sont simplement pas au courant de la disponibilité d’une fonctionnalité.

        Les studios pensent faire des économies en se passant de nous, mais se priver d’un éditeur pour un logiciel clé a aussi un coût (installation, maintenance, impact des incidents, sous-optimisation). Et cela nous impacte négativement aussi dans le sens où on peut générer de l’insatisfaction sans que nous y puissions faire quoi que ce soit.

        Ce problème est tout de même compensé par un autre phénomène : beaucoup de gens sont contents de pouvoir accéder à ce type d’outils alors que leur budget ne le permet pas. On ne compte plus les studios qui viennent nous remercier sur notre stand sans qu’on ait jamais entendu parler d’eux.

        Pour autant, cela crée une situation où notre plus gros concurrent devient nous-mêmes. Nous sommes contraints d’argumenter en notre faveur auprès d’un utilisateur déjà convaincu. Il nous est aussi arrivé d’avoir des clients utilisant notre cloud, qui, au renouvellement, nous annoncent le prix qu’ils souhaitent payer en nous menaçant de basculer en auto-hébergement si nous refusons.

        Et avec la crise du secteur, beaucoup de studios ont décidé de basculer sur la version auto-hébergée. Récemment, nous avons lancé une offre légère de support à petit prix. Le succès a été très timoré. Cela nous a mis dans la position inconfortable de devoir quémander des sous à des sociétés qui tirent un bénéfice conséquent de notre solution.

        Cela crée une situation difficile à gérer. Nous ne l’avions pas anticipé, nous pensions que les productions avec des budgets significatifs n’oseraient pas se priver de la garantie de fonctionnement proposée par le fournisseur.

        Ce manque à gagner freine clairement notre progression et surtout nous met toujours sur le fil. Quand les perspectives ne sont pas bonnes, cela nous met particulièrement sous pression. Malgré la dynamique vertueuse du logiciel libre, cela peut aussi engendrer des situations désagréables pour les mainteneurs. Pour pallier à ça, nous essayons aussi de mettre en place des fonctionnalités propriétaires externes au logiciel : système de synchronisation entre différents studios, serveur MCP, optimisations des traitements vidéo, configuration multi-régions, etc. Nous avons pas mal d’espoir que cela remotive les studios avec un budget à rebasculer sur une offre complète.

        Pour résumer, le fait que Kitsu soit libre stimule énormément l’écosystème de l’animation. Pour autant, cela génère une pression importante sur l’entreprise soutenant son développement. Maintenir le projet à flot tout en restant libre requiert beaucoup de travail.

        Standardisation

        Mais le fait que l’application se diffuse facilement fournit aussi un avantage non négligeable : petit à petit, l’outil devient le standard de l’industrie. D’autant plus que notre modèle de données et nos interfaces sont plutôt légers comparés aux offres concurrentes. Kitsu est donc l’outil facile à adopter, sur lequel on peut démarrer très vite en passant de studio en studio.

        Encore mieux, chaque studio peut scripter facilement des connexions avec ses propres outils et avec le Kitsu d’un autre studio. Comme il est courant de fonctionner en coproduction (plusieurs studios financent et fabriquent le projet), le côté standard de Kitsu facilite bien la collaboration.

        Côté école, Kitsu a la cote aussi. Pour les étudiants, la facilité de prise en main les aide à mettre en place leurs premiers projets. Cela leur fournit aussi un cadre de studio. Ainsi, ils seront ce qui est attendu d’eux en matière de reporting et de communication une fois qu’ils intégreront une équipe. Les futurs professionnels de l’image connaissent déjà Kitsu et seront motivés pour en parler.

        Étant donné que la difficulté du film réside dans la partie artistique, fournir une brique clé en main, facilement accessible, retire une bonne épine dans le pied à toutes les parties prenantes de l’industrie. Quand Kitsu devient le choix par défaut, le problème de l’outil d’organisation se règle. Les équipes de production peuvent se concentrer sur leurs métiers respectifs et, par conséquent, livrer de plus beaux films.

        Le premier Kitsu Summit

        Fort de ce succès, nous avons pu organiser le premier événement sur une journée entièrement dédiée à notre projet. 70 personnes ont été réunies autour de 12 conférences parlant de l’utilisation de Kitsu. Nous avons aussi accueilli quelques sponsors.

        Cela nous a permis de faire se rencontrer tout un tas d’acteurs de notre écosystème. La communauté a pu échanger dans la joie et la bonne humeur. Nous avons aussi discuté avec tout un tas de personnes que nous ne voyons jamais directement. Ce genre d’événements est évidemment très stimulant.

        Nous avons également pu récupérer beaucoup de captations vidéo. Ce qui nous a fourni un conséquent matériel vidéo à diffuser. Cela renforce notre crédibilité. Toutefois, organiser un tel événement a requis beaucoup d’énergie et a été assez coûteux (nous étions largement à perte). Nous ne sommes donc pas encore en capacité d’en faire un tous les ans, mais la motivation pour un autre est là !

        Keynote d’ouverture au Kitsu Summit 2026
        Keynote d’ouverture au Kitsu Summit 2026

        Le code à l’heure de l’IA générative

        Comme si la crise du secteur ne suffisait pas, notre métier de développeur a été révolutionné récemment. Les IA génératives génèrent du code correct rapidement. Quand j’enfile ma casquette de développeur, je passe donc plus de temps à discuter avec un agent qu’à intervenir sur le code directement.

        Bien qu’étant une petite équipe, ces nouvelles possibilités, nous ont pas mal occupés. Nous avons pu lancer des refactorings longtemps attendus, en planifier d’autres et lancer des audits à répétition sur notre existant (à chaque avancée des modèles). Nous avons pu aussi prendre beaucoup plus de tickets. En interne, nous avons également développé plein de petits utilitaires pour nous faciliter la vie, surtout au niveau de notre infrastructure d’hébergement.

        La partie assurance qualité du projet a été la plus boostée, mais nous avons aussi pu fournir de nombreuses fonctionnalités rapidement et trouver des solutions à des problèmes posés depuis longtemps (exemple : appliquer une gomme sur des dessins vectoriels).

        Les contributions ne sont pas en reste. Elles sont déjà plus nombreuses, plus conséquentes, et de meilleure qualité. Voici quelques exemples : support d’OpenID, serveur MCP, app mobile pour valider les vidéos stockées sur la plateforme, plugin applicatif, etc. Pour les encaisser, nous faisons appel aux modèles eux-mêmes afin de faciliter les relectures.

        Néanmoins, qui dit plus de code, dit plus de travail. Cela nous demande aussi de repenser notre organisation en vue de gérer cette nouvelle masse. Surtout si les contributions et tickets s’accélèrent, nous allons devoir revoir complètement notre infrastructure d’intégration continue (automatisation de l’analyse et traitement des tickets, des pull requests, des remontées Sentry, etc.).

        Nous avons aussi pu utiliser pour la première fois Kitsu pour gérer un projet de développement complet. En effet, lancer un agent sur un projet long n’offre pas de retours clairs sur l’avancement. Avec notre outil, nous avons pu suivre toute la progression, fournir des retouches via notre système de discussion et surtout nous avons pu tracker la consommation complète de tokens (ainsi que le temps total passé). C’est un usage détourné de Kitsu mais c’est intéressant qu’à l’heure de l’IA, les développements se suivent plus comme un projet industriel classique : de manière linéaire avec un suivi de consommation.

        Mais tout ceci vient avec de lourdes contreparties. La manière dont sont fabriqués et distribués les modèles est délétère : extraction massive de ressources, esclavagisme des travailleurs du clic, consommation excessive d’énergie, concentration du contrôle des modèles et communication menaçante des acteurs du secteur. Et pour revenir à un souci plus terre-à-terre, le prix du token n’est pas encore déterminé. Ce qui est possible aujourd’hui ne le sera pas forcément demain.

        Pour mitiger ces aspects, nous avons rédigé un manifeste pour placer quelques garde-fous : https://www.cg-wire.com/sustainable-ai-manifesto. Ces lignes nous permettent de garder un minimum de respect pour nos utilisateurs, mais elles ne résolvent pas tous les problèmes mentionnés.

        Dans les autres aspects négatifs, j’aimerais aussi souligner le fait que la perte de contrôle induite par l’utilisation d’un logiciel tiers, n’est pas négligeable. On passe d’un stade où on peut tout coder chez soi sans connexion internet et de manière privée à une situation où on envoie tout sur un cloud extérieur facturé à l’usage et analysant nos données (Andrew Kelley en parle mieux que moi).

        Les reviews aussi sont plus délicates. Avant, faire une review permettait de faire progresser le contributeur. Désormais, la review sert principalement à valider le code. L’impact d’une relecture est donc moindre. Il faut aussi revoir beaucoup plus de code généré avec une logique exhaustive. Certes, les modèles respectent les règles de l’art, mais pour autant la charge cognitive à la relecture est plus importante.

        Autre souci, les agents de code poussent à la consommation et proposent toujours d’aller plus loin. L’agent ne se fatiguant jamais, le fait de définir des limites devient difficile. Minimalisme et code agentique ne font pas bon ménage.

        Enfin, le plaisir de coder n’est plus le même. Passer une bonne journée à résoudre des problèmes, nettoyer son code, écrire la documentation associée est bien plus plaisant que de discuter des fonctionnalités, de l’architecture et des objectifs avec un LLM.

        Voilà pour un premier tour d’horizon. Le sujet de l’IA générative dans le code est très complexe. Je n’ai pas de recommandation à faire. L’idée ici est de partager un premier retour d’expérience. Ce changement est encore très récent et il est difficile d’avoir du recul dessus. Au passage, je recommande l’excellente publication Limites Numériques, qui pose pas mal de bonnes questions sur le sujet des LLM et IA génératives, notamment sur la partie expérience utilisateur.

        Développement d’un serveur MCP suivi avec Kitsu
        Développement d’un serveur MCP suivi avec Kitsu

        IA et données personnelles

        Cela me permet de faire la transition vers un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la question des données personnelles (cf. l’ère Cozy Cloud). En effet, à travers les interactions avec les LLM, nous produisons et fournissons des données personnelles plus que jamais. Le besoin de récupérer le contrôle dessus se fait donc encore plus ressentir.

        D’autant plus qu’un nouveau champ d’usage semble possible. Puisqu’avec plus de données de contexte, les réponses deviennent plus pertinentes et peuvent se baser sur des rapprochements intelligents. La mise à disposition d’un assistant virtuel paré à nous servir devient envisageable.

        Aujourd’hui, des outils libres comme Hermes ou OpenClaw permettent déjà de mettre en place un tel agent pour organiser nos besoins personnels. Mais pour en tirer pleinement parti, il faut un accès à un LLM local (très coûteux aujourd’hui) et à des données personnelles structurées et privées. On peut évidemment fonctionner avec des LLMs du marché et la suite Google mais cela revient à se livrer totalement à un acteur tiers. Et comme on l’avait constaté avec Cozy Cloud, les données sont trop fragmentées entre plateformes concurrentes. C’est donc plus difficile de faire ça aussi bien qu’avec des services maîtrisés et déployés sur son propre hardware.

        J’ai aussi pu observer que le principe d’autohébergement s’est popularisé : le Mac Studio est en rupture de stock, le Framework Desktop a un succès retentissant, Google propose des VM personnelles (Gemini Spark), NVidia propose sa box, etc. Toutefois, s’auto-héberger devient de plus en plus un sport de riches. Le prix du matériel explose et pour faire tourner un bon LLM, il faut compter plusieurs milliers d’euros.

        Tout ça pour dire que l’informatique personnelle va probablement prendre une nouvelle dimension, mais cela profitera probablement surtout aux classes très aisées. Je suivrai tout de même cela de près et encouragerai toute initiative libre et protectrice de la vie privée dans ce domaine.

        Conclusion

        Ces cinq dernières années ont été très riches en événements, apprentissages, rencontres et découvertes.

        Même si j’ai moins codé, j’ai beaucoup appris sur les dynamiques du logiciel libre et des modèles d’affaires liés tout en suivant les dernières évolutions technologiques. Mais surtout, j’ai pu voir mon projet se développer et rendre ses utilisateurs heureux. Enfin, j’ai pu travailler avec un des projets les plus excitants du monde libre.

        Mon constat est que réaliser un projet utile et libre a un impact positif net sur le secteur ciblé. Cela amène à faire des rencontres inespérées auparavant. Mais plus l’outil progresse, plus l’alimenter nécessite des moyens conséquents. Les trouver requiert beaucoup d’énergie et amène à des situations ingrates. C’est dans ces moments que la mission prend tout son sens. Il faut savoir pourquoi on se lève le matin pour garder la motivation et trouver l’énergie pour continuer.

        Kitsu a aussi permis à une brique libre de faire une percée dans un secteur où les solutions propriétaires étaient quasi omniprésentes (en dehors de l’adoption récente de Blender). C’est un pas de plus vers un monde numérique plus vertueux.

        Tout ceci n’a pas été de tout repos, mais je dois dire que c’est une sacrée aventure dont je ne me lasse pas. J’ai tout de même hâte d’arriver à une forme de stabilité. Les aléas du marché créent une incertitude qui n’est pas toujours confortable. J’espère pouvoir vous dire que j’y suis arrivé lors de mon prochain bilan en y ajoutant plein d’autres apprentissages et nouvelles !

        Session de validation de plans dans Kitsu (images : Wing it par le Blender Studio)
        Session de validation de plans dans Kitsu (images : Wing it par le Blender Studio)

        Questions-réponses tirées du journal

        Est ce que tu penses que les difficultés dont tu parles sont liées à votre licence ? (piratebab2)

        Avec la licence libre, on perd l’effet d’entraînement qui permet d’avoir plus de fuel pour continuer à faire grossir l’équipe et de rajouter des services. Et comme le marché est petit, d’une certaine manière ça diminue le nombre d’entreprises atteignables. Avec une approche propriétaire, il aurait été plus difficile de convaincre les premiers utilisateurs et le côté standard aurait été plus difficile à atteindre et la crise nous aurait aussi impactés. Ça n’aurait pas été simple non plus.

        Avez-vous pensé à faire de la formation pour mettre du beurre dans les épinards ? (piratebab2)

        Nous avions essayé sans succès, mais c’est peut-être une idée à relancer maintenant que la surface fonctionnelle du logiciel est plus importante. D’autant plus que les formations sont beaucoup subventionnées dans le secteur. Le coût pour un studio est faible.

        Vous pouvez fournir une assistance à la mise en place de l’auto-hébergement, puis un contrat de maintenance (piratebab2)

        Oui on a ajouté ça récemment avec notre programme Partners : https://www.cg-wire.com/partners/
        Ça prend un peu, on va essayer de pousser ça pour se créer un flux de revenu supplémentaire. Si ça prend vraiment ça peut nous booster significativement (100 studios qui s’inscrivent = 350k€ / an en plus).

        Pour pouvoir faire des formations professionnelles dont le paiement est pris en charge par les dispositifs en vigueur il faut avoir une certification Qaliopi ce qui entraîne des frais non négligeables parce que c’est payant. (Ysabeau 🧶)

        Merci pour les infos. Dans le secteur de l’animation c’est L’AFDAS qui gère tout ça (la plupart des gens sont intermittents du spectacle), et idéalement il faut passer par un organisme de formation agréé.

        Merci pour les suggestions !

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