“Tempête” sur l’agriculture portugaise, plombée par la concurrence espagnole et la crise des carburants

© PHOTO PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP

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Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.
En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.
Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.
Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.
On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…
La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.
Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.
Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.
Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.
Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.
En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.
Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.
Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.
On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…
La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.
Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.
Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.
Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

© Photo Tiksa Negeri/REUTERS

© Jean-Christophe MARMARA
Après bien des rebondissements, Paramount Skydance a officialisé l’acquisition à grands frais (110 milliards de dollars) de Warner Bros. Discovery. Le groupe de David Ellison, fils du mogul Larry (cofondateur d’Oracle), a mis beaucoup d’engagements sur la table pour remporter le morceau.
Le nouveau groupe, baptisé Skydance tout simplement, combine deux des grands studios hollywoodiens, Paramount et Warner (qui conserveront leurs noms), ainsi que les services de streaming Paramount+, HBO Max et Discovery+ qui vont officiellement fusionner. Skydance revendique plus de 200 millions d’abonnés.

La corbeille comprend également CNN, CBS, HBO, les studios DC, des licences de diffusion de compétitions sportives, un énorme catalogue de films, de séries télé et de documentaires, des franchises aussi connues que Harry Potter, Star Trek, Top Gun, Mission Impossible, Bob l’Éponge (ne l’oublions pas).
Larry Ellison a promis aux exploitants des salles de cinéma « au moins » 30 films par an avec une fenêtre de diffusion exclusive d’un minimum de 45 jours pour les salles obscures américaines. Sans oublier des studios de jeux vidéo (Rocksteady, WB Games…) dont l’avenir s’écrit en pointillés : il n’en a jamais été question durant les négociations de l’opération.
« Aujourd’hui est un jour historique, non seulement pour Skydance, mais pour l’ensemble de notre industrie », a déclaré Ellison. « Notre attention se tourne maintenant vers l’avenir : bâtir une entreprise qui donne les moyens d’agir aux créateurs, divertit les publics et récompense les actionnaires. Nous sommes plus impatients que jamais de nous mettre au travail. »
Du travail, il va y en avoir car le plus dur reste à faire : accomplir les promesses et satisfaire le locataire de la Maison-Blanche qui voit cette acquisition d’un très bon œil. Donald Trump a déjà dit sa volonté de mater CNN.
En décembre dernier, le président américain a déclaré qu’il était « impératif » que la chaîne tout-info soit vendue, l’accusant de diffuser du « poison » et des « mensonges ». Larry Ellison est un proche de Trump, ce qui a certainement facilité les négociations avec les régulateurs. Skydance va créer un « conseil indépendant éditorial » pour CNN et CBS News, dont les membres seront choisis par… Skydance.
Sur le plan des finances, Skydance affiche un chiffre d’affaires d’environ 70 milliards de dollars, et la direction entend réaliser 6 milliards de dollars de synergies (des économies) annuelles d’ici trois ans. Autre objectif : générer un flux de trésorerie de plus de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030.
Une trajectoire ambitieuse, soumise à la mise en œuvre d’une feuille de route qui l’est tout autant, entre intégration opérationnelle, discipline dans les dépenses de contenu, réalisation des synergies et réduction de l’endettement. Celui-ci est colossal : 80 milliards de dollars. Il faudra donc faire croître les revenus tirés du streaming et relancer les films en salles, tout en protégeant les revenus de chaînes câblées qui déclinent.
Après bien des rebondissements, Paramount Skydance a officialisé l’acquisition à grands frais (110 milliards de dollars) de Warner Bros. Discovery. Le groupe de David Ellison, fils du mogul Larry (cofondateur d’Oracle), a mis beaucoup d’engagements sur la table pour remporter le morceau.
Le nouveau groupe, baptisé Skydance tout simplement, combine deux des grands studios hollywoodiens, Paramount et Warner (qui conserveront leurs noms), ainsi que les services de streaming Paramount+, HBO Max et Discovery+ qui vont officiellement fusionner. Skydance revendique plus de 200 millions d’abonnés.

La corbeille comprend également CNN, CBS, HBO, les studios DC, des licences de diffusion de compétitions sportives, un énorme catalogue de films, de séries télé et de documentaires, des franchises aussi connues que Harry Potter, Star Trek, Top Gun, Mission Impossible, Bob l’Éponge (ne l’oublions pas).
Larry Ellison a promis aux exploitants des salles de cinéma « au moins » 30 films par an avec une fenêtre de diffusion exclusive d’un minimum de 45 jours pour les salles obscures américaines. Sans oublier des studios de jeux vidéo (Rocksteady, WB Games…) dont l’avenir s’écrit en pointillés : il n’en a jamais été question durant les négociations de l’opération.
« Aujourd’hui est un jour historique, non seulement pour Skydance, mais pour l’ensemble de notre industrie », a déclaré Ellison. « Notre attention se tourne maintenant vers l’avenir : bâtir une entreprise qui donne les moyens d’agir aux créateurs, divertit les publics et récompense les actionnaires. Nous sommes plus impatients que jamais de nous mettre au travail. »
Du travail, il va y en avoir car le plus dur reste à faire : accomplir les promesses et satisfaire le locataire de la Maison-Blanche qui voit cette acquisition d’un très bon œil. Donald Trump a déjà dit sa volonté de mater CNN.
En décembre dernier, le président américain a déclaré qu’il était « impératif » que la chaîne tout-info soit vendue, l’accusant de diffuser du « poison » et des « mensonges ». Larry Ellison est un proche de Trump, ce qui a certainement facilité les négociations avec les régulateurs. Skydance va créer un « conseil indépendant éditorial » pour CNN et CBS News, dont les membres seront choisis par… Skydance.
Sur le plan des finances, Skydance affiche un chiffre d’affaires d’environ 70 milliards de dollars, et la direction entend réaliser 6 milliards de dollars de synergies (des économies) annuelles d’ici trois ans. Autre objectif : générer un flux de trésorerie de plus de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030.
Une trajectoire ambitieuse, soumise à la mise en œuvre d’une feuille de route qui l’est tout autant, entre intégration opérationnelle, discipline dans les dépenses de contenu, réalisation des synergies et réduction de l’endettement. Celui-ci est colossal : 80 milliards de dollars. Il faudra donc faire croître les revenus tirés du streaming et relancer les films en salles, tout en protégeant les revenus de chaînes câblées qui déclinent.

Les « aperçus IA » qui s’affichent en tête des résultats d’une recherche Google sont générés à partir de contenus produits par des sites web. Après avoir capté une partie de leur trafic grâce à ces résumés, Google aurait commencé à rémunérer des éditeurs pour leurs contenus.
Avec les AI Overviews (Aperçus IA en France), Google prive les sites web d’une partie de leur trafic et donc, de leurs revenus publicitaires. Les internautes ne sont plus incités à se rendre sur ces sites, se contentant bien souvent des résumés générés par IA. C’est la double peine pour les éditeurs, qui se font voler à la fois leurs contenus et leurs lecteurs. Et cela explique aussi la méfiance de plus en plus grande de plusieurs d’entre eux, qui envisagent tout simplement de couper les ponts avec le moteur de recherche dominant.
Fin 2025, la Commission européenne ouvrait une enquête sur Google, accusé de fausser la concurrence en imposant des conditions abusives aux éditeurs et aux créateurs de contenu qui désavantagent les développeurs d’IA concurrents.
Poussé par les régulateurs, Google a dû mettre en place cet été un réglage permettant aux éditeurs d’interdire la collecte de leurs articles pour entraîner les modèles IA de l’entreprise. Tout en autorisant tout de même l’indexation de ces mêmes articles, pour les intégrer dans les résultats de recherche classiques.
Mais avant de générer des aperçus IA, faut-il encore avoir la matière première : les contenus. Et Google a toujours besoin des sites web. Le site The Information rapporte l’existence d’un programme pilote lancé il y a moins d’un an ; il rémunère une centaine d’éditeurs de sites web. Les sommes varient en fonction de la contribution de leurs contenus aux réponses générées par l’IA dans son moteur de recherche, ainsi que dans le mode IA et dans le chatbot Gemini.
Un éditeur anonyme aurait, depuis son inscription au programme, touché entre 50 000 et 60 000 dollars, ce qui ne représente qu’une petite partie de son activité. Un autre perçoit plus d’un million de dollars par an, ce qui est une part plus significative de son chiffre d’affaires. Les sommes peuvent sembler importantes, mais tout dépend de la taille des éditeurs et de leurs rédactions. Certains sites doivent se contenter de moins de 1 000 dollars sur plusieurs mois.
Pour les petits sites qui participent à ces tests, les sommes versées par Google pèseraient pour moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires, d’après les sources de The Information. La petitesse de ces enveloppes auraient même dissuadé des éditeurs plus importants de se lancer. Ce faisant, ils espèrent pousser Google à mieux valoriser les contenus utilisés pour l’entraînement des IA.
Plus pragmatiques, d’autres éditeurs espèrent comprendre le type de contenus favorisés par Google et son IA, afin d’optimiser leurs articles et profiter de la manne. Un dirigeant d’un éditeur indique que Google décide seule de la valeur des contenus afin de garder le mystère sur la boîte noire de son système de génération IA.
Des participants au programme n’auraient aucune idée de la manière dont Google calcule les rémunérations, ni ce que Google considère comme une contribution significative à un aperçu IA. Des contenus consacrés à des sujets niches (comme les anime ou les jeux vidéo) mais suscitant un fort intérêt de la part des internautes, semblent toutefois rapporter davantage.
Beaucoup des participants espèrent que ce programme fera figure de modèle à suivre pour les autres acteurs de l’IA qui ont tendance à jeter par dessus bord le copyright au nom d’un « usage légitime » qui a parfois bon dos. Il faudra au préalable que Google officialise l’initiative et que davantage d’éditeurs y participent.
Les « aperçus IA » qui s’affichent en tête des résultats d’une recherche Google sont générés à partir de contenus produits par des sites web. Après avoir capté une partie de leur trafic grâce à ces résumés, Google aurait commencé à rémunérer des éditeurs pour leurs contenus.
Avec les AI Overviews (Aperçus IA en France), Google prive les sites web d’une partie de leur trafic et donc, de leurs revenus publicitaires. Les internautes ne sont plus incités à se rendre sur ces sites, se contentant bien souvent des résumés générés par IA. C’est la double peine pour les éditeurs, qui se font voler à la fois leurs contenus et leurs lecteurs. Et cela explique aussi la méfiance de plus en plus grande de plusieurs d’entre eux, qui envisagent tout simplement de couper les ponts avec le moteur de recherche dominant.
Fin 2025, la Commission européenne ouvrait une enquête sur Google, accusé de fausser la concurrence en imposant des conditions abusives aux éditeurs et aux créateurs de contenu qui désavantagent les développeurs d’IA concurrents.
Poussé par les régulateurs, Google a dû mettre en place cet été un réglage permettant aux éditeurs d’interdire la collecte de leurs articles pour entraîner les modèles IA de l’entreprise. Tout en autorisant tout de même l’indexation de ces mêmes articles, pour les intégrer dans les résultats de recherche classiques.
Mais avant de générer des aperçus IA, faut-il encore avoir la matière première : les contenus. Et Google a toujours besoin des sites web. Le site The Information rapporte l’existence d’un programme pilote lancé il y a moins d’un an ; il rémunère une centaine d’éditeurs de sites web. Les sommes varient en fonction de la contribution de leurs contenus aux réponses générées par l’IA dans son moteur de recherche, ainsi que dans le mode IA et dans le chatbot Gemini.
Un éditeur anonyme aurait, depuis son inscription au programme, touché entre 50 000 et 60 000 dollars, ce qui ne représente qu’une petite partie de son activité. Un autre perçoit plus d’un million de dollars par an, ce qui est une part plus significative de son chiffre d’affaires. Les sommes peuvent sembler importantes, mais tout dépend de la taille des éditeurs et de leurs rédactions. Certains sites doivent se contenter de moins de 1 000 dollars sur plusieurs mois.
Pour les petits sites qui participent à ces tests, les sommes versées par Google pèseraient pour moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires, d’après les sources de The Information. La petitesse de ces enveloppes auraient même dissuadé des éditeurs plus importants de se lancer. Ce faisant, ils espèrent pousser Google à mieux valoriser les contenus utilisés pour l’entraînement des IA.
Plus pragmatiques, d’autres éditeurs espèrent comprendre le type de contenus favorisés par Google et son IA, afin d’optimiser leurs articles et profiter de la manne. Un dirigeant d’un éditeur indique que Google décide seule de la valeur des contenus afin de garder le mystère sur la boîte noire de son système de génération IA.
Des participants au programme n’auraient aucune idée de la manière dont Google calcule les rémunérations, ni ce que Google considère comme une contribution significative à un aperçu IA. Des contenus consacrés à des sujets niches (comme les anime ou les jeux vidéo) mais suscitant un fort intérêt de la part des internautes, semblent toutefois rapporter davantage.
Beaucoup des participants espèrent que ce programme fera figure de modèle à suivre pour les autres acteurs de l’IA qui ont tendance à jeter par dessus bord le copyright au nom d’un « usage légitime » qui a parfois bon dos. Il faudra au préalable que Google officialise l’initiative et que davantage d’éditeurs y participent.
Malgré les restrictions imposées par les États-Unis, les affaires continuent pour Huawei. Le géant chinois et Qualcomm ont annoncé un accord pluriannuel de licences de brevets sur des technologies comme la 5G, l’IA, les réseaux, l’informatique. Qualcomm va également acquérir « certains brevets américains » de Huawei (ils ne sont pas précisés) dans ces domaines.

« Cet accord reflète l’engagement commun des deux entreprises en faveur du respect des droits de propriété intellectuelle et de pratiques de licence conformes aux principes FRAND [conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires] », ajoute le communiqué de presse commun. L’accord reflète la « reconnaissance par Qualcomm » des technologies de Huawei et de sa propriété intellectuelle, poursuit John Han, directeur général de l’activité licences au sein de l’entreprise américaine.
Huawei est sur la liste noire du Département du Commerce depuis 2019, ce qui impose aux entreprises US d’obtenir une licence avant d’exporter, de réexporter ou de transférer au groupe chinois des produits et composants soumis aux règles américaines d’exportation. Les restrictions n’ont pas cessé de s’empiler depuis, les autorités craignant que la technologie américaine puisse être utilisée pour nuire à la sécurité nationale.
Huawei a donc dû fortement investir ces dernières années pour développer ses propres technologies, avec des résultats pour le moins intéressants qui entraînent dans leur sillage toute l’industrie chinoise. Ce qui participe à accélérer l’indépendance technologique du pays vis à vis des États-Unis.
Le 26 août dernier, Huawei avait par ailleurs annoncé un accord avec HP portant sur des licences croisées de brevets portant sur la technologie Wi-Fi. Curieusement, HP a pris ses distances avec Huawei, en parlant de « mauvaise interprétation » pour cet accord « faisant passer le règlement d’un litige juridique pour un partenariat plus large. » HP a martelé que Huawei n’était pas un de ses fournisseurs, pas plus que HP n’est un fournisseur de Huawei.
Cette fois, pas de dissension ou de mauvaise compréhension entre Huawei et Qualcomm. Néanmoins, leur accord est soumis à des autorisations réglementaires.
Malgré les restrictions imposées par les États-Unis, les affaires continuent pour Huawei. Le géant chinois et Qualcomm ont annoncé un accord pluriannuel de licences de brevets sur des technologies comme la 5G, l’IA, les réseaux, l’informatique. Qualcomm va également acquérir « certains brevets américains » de Huawei (ils ne sont pas précisés) dans ces domaines.

« Cet accord reflète l’engagement commun des deux entreprises en faveur du respect des droits de propriété intellectuelle et de pratiques de licence conformes aux principes FRAND [conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires] », ajoute le communiqué de presse commun. L’accord reflète la « reconnaissance par Qualcomm » des technologies de Huawei et de sa propriété intellectuelle, poursuit John Han, directeur général de l’activité licences au sein de l’entreprise américaine.
Huawei est sur la liste noire du Département du Commerce depuis 2019, ce qui impose aux entreprises US d’obtenir une licence avant d’exporter, de réexporter ou de transférer au groupe chinois des produits et composants soumis aux règles américaines d’exportation. Les restrictions n’ont pas cessé de s’empiler depuis, les autorités craignant que la technologie américaine puisse être utilisée pour nuire à la sécurité nationale.
Huawei a donc dû fortement investir ces dernières années pour développer ses propres technologies, avec des résultats pour le moins intéressants qui entraînent dans leur sillage toute l’industrie chinoise. Ce qui participe à accélérer l’indépendance technologique du pays vis à vis des États-Unis.
Le 26 août dernier, Huawei avait par ailleurs annoncé un accord avec HP portant sur des licences croisées de brevets portant sur la technologie Wi-Fi. Curieusement, HP a pris ses distances avec Huawei, en parlant de « mauvaise interprétation » pour cet accord « faisant passer le règlement d’un litige juridique pour un partenariat plus large. » HP a martelé que Huawei n’était pas un de ses fournisseurs, pas plus que HP n’est un fournisseur de Huawei.
Cette fois, pas de dissension ou de mauvaise compréhension entre Huawei et Qualcomm. Néanmoins, leur accord est soumis à des autorisations réglementaires.
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Invité ce lundi 5 octobre au micro de RTL, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a tiré à boulets rouges sur le projet de budget 2027 qui prévoit de doubler la TVA de la télévision payante. Selon lui, cela pourrait mettre en danger le cinéma français.

© Fabien Clairefond

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© Le Figaro