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Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone

3 mars 2026 à 19:30

Abxylute M4

Mise à jour : la manette est désormais en vente pour 42.95€ sur le site du fabricant dans différents coloris. Je n’ai pas de code promo mais les frais de port sont gratuits pour la France.

Billet d’origine du 15/11/2025 : Le Abxylute M4 se positionne à l’arrière d’un smartphone placé en mode horizontal. Il déploie en dessous de la diagonale de son écran les éléments classiques d’une console de jeu mobile.

Abxylute M4

Avec le Abxylute M4, on retrouve en quelques secondes deux mini joysticks analogiques, une croix directionnelle et des boutons ABXY. Sous chaque index, deux paires de gâchettes sont idéalement positionnées. Le dispositif va permettre de jouer confortablement en évitant de manipuler l’écran et donc de cacher ce qu’il s’y passe.

Une fois la partie terminée, il suffira de détacher l’accessoire qui se fixe magnétiquement à tout smartphone proposant une charge magnétique. Le dispositif propose en effet un anneau qui va se connecter à ce dispositif pour se fixer à l’appareil. Un usage simple, direct et sans fil puisque la petite manette embarque simplement un module de dialogue en Bluetooth 5.3. Autoalimenté par une batterie 300 mAh qui lui offrira 12 heures d’autonomie en jeu après chaque recharge. Cela veut dire que la manette pourra, par ailleurs, être employée avec d’autres appareils en la gardant en main : tablette posée sur une table, mais aussi PC portable par exemple. La liaison Bluetooth assurant désormais une connexion quasi universelle.

La manette Abxylute M4 mesure 7.5 cm de haut pour 7 cm de large et 1.5 cm d’épaisseur, elle pèse juste 56 g et se rechargera en USB Type-C, bien entendu. Elle est proposée en plusieurs coloris : blanc, noir, orange et dans une livrée très Nintendo GameCube.

La marque Abxylute ne nous est pas étrangère et le produit proposé sur Kickstarter me laisse froid. L’idée est suffisamment simple et bonne pour que l’on voie des clones apparaitre en boutique un jour ou l’autre. La marque n’est d’ailleurs pas spécialement connue pour être une grande innovatrice. Il est possible que cet objet soit en réalité un produit commercial rebadgé pour l’occasion. S’il est proposé à un prix abordable en financement participatif (34€ HT), je préfère passer mon tour pour le moment.

Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC

3 mars 2026 à 17:08

Point clé de la Lenovo Legion Go Fold, un écran pliable POLED de 11.6 pouces qui affiche en 2435 x 1712 pixels. Un écran énorme pour une console de jeu mais qui sera parfait pour un usage de canapé.

En déplacement, la Lenovo Legion Go Fold pourrait compter sur la possibilité de plier l’affichage en deux pour retrouver une solution plus mobile en 7.2 pouces de diagonale. La dalle qui affichera une luminosité de 500 nits et un rafraichissement de 165 Hz. Cet affichage posé sur un système de manettes permettra de jouer de manière optimisée.

L’écran pourra également se détacher totalement des périphériques de jeu pour un usage en mode purement tablette dans les deux diagonales. Ou devenir, avec un clavier détachable, un pseudo portable ultramobile.

Lenovo Legion Go Fold

A l’intérieur de cette Lenovo Legion Go Fold, on retrouvera un processeur Core Ultra 7 256V de la galaxie Lunar Lake d’Intel accompagné par ses 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 intégrés à un processeur qui restera sagement dans un TDP situé entre 17 et 37 watts. Son circuit graphique Arc 140V devrait lui permettre de piloter cette dalle particulière de manière convaincante. Pas d’infos quant aux spécifications du stockage, on sait qu’il s’agira d’une solution de 1 To au maximum mais sans détails sur ses caractéristiques. 

Lenovo Legion Go Fold

La partie écran/tablette est annoncée comme pesant 638 grammes et le double contrôleur 230 grammes. Le tout atteindra donc 868 grammes au total, ce qui est plutôt correct.

Le Lenovo Legion Go Fold est un concept difficile à commercialiser.

Il s’agit ici d’un pur concept de la part de Lenovo. Les processeurs Intel Lunar Lake ne sont plus vraiment d’actualité, Panther Lake a pris le relais. Et Intel a annoncé qu’il ne souhaitait plus réellement les proposer. C’est surtout le concept même de ce projet qui semble assez éparpillé. Le prix d’un tel objet devrait être fort élevé. L’équipement interne, la dalle pliante et l’accessoire de jeu, le tout combiné, on imagine un tarif fort important pour l’ensemble. Est-ce qu’un tel objet trouverait concrètement son public ? Je n’en suis pas certain. Le budget serait sûrement difficile à accepter et la proposition resterait en dessous des attentes d’un joueur PC pour ce type d’investissement.

Difficile de savoir si cette Lenovo Legion Go Fold trouvera un jour les rayons, mais si c’est le cas, ce sera vraiment plus un produit de parade qu’un best-seller.

source : Lenovo

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC © MiniMachines.net. 2026

TCL présente les écrans NXTPAPER AMOLED au MWC 2026

3 mars 2026 à 14:53

La technologie NXTPAPER AMOLED promet une finition différente aux dalles à cristaux liquides classiques. Loin des vrais écrans à encre numérique, elle propose une approche plus douce et moins sujette aux réflexions que les dalles en verre. TCL compte faire évoluer sa technologie vers de nouveaux écrans pour plus de vivacité et de luminosité.

NXTPAPER AMOLED

Les dalles NXTPAPER actuelles sont sous écrans IPS. Elles proposent surtout deux choses importantes qui les rendent plus proches du papier que les autres écrans. Des reflets beaucoup moins importants et plus proches d’un papier glacé que d’une vitre. Mais également une gestion de la lumière étrangement « plate ». Il est difficile de décrire un écran NXTPAPER AMOLED mais ils donnent l’impression que sa lumière s’arrête à la surface de leur dalle. L’image ainsi présentée semble ne pas briller et se comporte un peu comme si c’était la lumière extérieure qui venait se refléter sur du papier.

Cela ressemble un peu à ce que propose l’ulexite, une pierre qui dirige la lumière de manière étonnante, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. La qualité n’est pas très bonne mais elle montre bien l’effet optique de ce minéral particulier.

Evidemment sur l’écran de TCL, ce n’est pas vraiment la même chose, mais en l’absence de tout effet de lueur et de brillance au delà de la surface en verre employée par TCL, l’impression est assez similaire. Comme le rendu global est très dépendant de la technologie d’affichage en dessous, le changement de technologie a du sens. Avec un écran NXTPAPER AMOLED, TCL va bénéficier de noirs très sombre et de forts contrastes de coloris, ce qui aura un effet encore plus saisissant sur l’image. En basculant en niveaux de gris l’affichage, l’effet est encore plus saisissant.

La dalle proposera une luminosité minimale de 1 nit pour les zones les plus sombres et pourra grimper à 3200 nits pour les points très lumineux. Le rafraichissement grimpera à 120 Hz et TCL promet une dalle respectant à 100% la norme DCI-P3. Ces écrans NXTPAPER AMOLED devraient trouver leur chemin vers le grand public d’ici la fin de l’année 2026.

À noter que jusqu’ici, il semble que personne ne se passionne pour la technologie de TCL. Seule la marque propose ses tablettes et smartphones équipés de ces dalles spécifiques.

TCL présente les écrans NXTPAPER AMOLED au MWC 2026 © MiniMachines.net. 2026

Filament et résine, Anycubic propose de faire le plein pour 2026 ?

3 mars 2026 à 13:48

C’est la fête des consommables chez Anycubic. La marque d’imprimantes 3D propose des packs de 20 kilos de matériaux. PLA, PLA+, PLA spéciaux mais aussi ABS, PETG pour les filaments. Résines standard, résine lavable à l’eau, résine « ABS » ou texturée, énormément de choix à partir de 7€ le kilo.

Résine Anycubic standard

Résine Anycubic standard

Le prix au kilo pour ces offre est très intéressant, évidemment, au-delà du coût à l’achat il y a un second élément à prendre en compte. Celui de l’encombrement. Voir 20 bidons de résine ou 20 bobines de filament débarquer n’est pas anodin. Mais si vous avez la place, c’est un investissement qui a beaucoup de sens. La bobine de 1 kilo de filament PLA+ qui va convenir à une impression rapide classique se négocie en général entre 18 et 22€ le kilo suivant les fournisseurs. 

Filaments 20 KG Résines 20 KG
PETG 139€ Résine Standard 165€
PLA Basique 145€ Résine Lavable à l’Eau 2.0 185€
PLA Basic Refill 141€ Résine ABS-Like 2.0 159€
PETG Refill 135€ Résine UV à Base de Plantes 2.0 179€
PLA Haute Vitesse 175€ Résine ABS-Like 3.0 185€
PLA Spécial 145€ Résine Standard V2 189€
PLA+ 165€ Résine ABS-Like Pro 2 209€
PLA Mat 192€ Résine Haute Vitesse 2.0 229€
PLA en Soie 192€ Résine ABS-Like Lavable à l’Eau 3.0 209€
ASA 229€ Résine Texturée 14K 229€
ABS 249€ Résine Artisanale DLP 249€
    Résine Résistante 2.0 259€
Les prix de l’offre Anycubic varient suivant les matériaux mais débutent en dessous des 7€ pour le filament et des 8€ pour la résine !
 
Voiture RC réalisée en PETG Anycubic

Voiture RC réalisée en PETG Anycubic

Pour son offre, Anycubic propose par exemple les 20 kilos de PLA à 165€, soit 8.25€ le kilo. Les 20 kilos de PETG sont à 135€ soit 6.75€ le kilo… Même chose pour la résine. 20 kilos de résine standard est également à 8.25€ le kilo. La résine lavable à l’eau est à 9.25€ le kilo. Idem pour les résines de type ABS.

145€ les 20 Kilos de PLA Basique

145€ les 20 Kilos de PLA Basique

Tout cela avec évidemment du choix dans de multiples coloris à votre gré. Que vous ayez récemment investi dans une nouvelle imprimante 3D ou que vous souhaitiez recharger les stocks d’une solution déjà en place, les filaments et résines Anycubic sont très efficaces et tiennent très bien dans le temps.

Dans cet exemple, j’ai mixé plusieurs couleurs de PLA Basic et avec la livraison gratuite, les 20 kilos tombent automatiquement à 145€ TTC. Les stocks proviennent d’Europe et le délai de livraison est détaillé suivant les références et les coloris.

Voir l’offre sur Anycubic

La conservation des filaments d’impression 3D

Il faudra bien penser à bien protéger les filaments ouverts pour qu’ils ne prennent pas l’humidité. Soit en les protégeant efficacement après ouverture avec un sac dédié de mise sous vide et des sachets de silicate. Soit avec des boîtes de rangement pour les filaments ouverts. Vous pouvez également trouver des boîtes hermétiques de grand format dans des magasins de discount et déposer du gel silicate dans un bocal au fond, cela fonctionne très bien.

La solution la plus efficace reste sans conteste le « séchoir à filament » comme ce Creality SpacePi X4L ( en promo à 109.99€ avec le code NNNFRSPX4L chez Geekbuying ) qui permet de sécher deux compartiments séparés jusqu’à 75°C en le programmant. Ce qui peut être utile si vous avez du filament qui a vraiment pris l’humidité ou en amont de l’impression de certains matériaux spécifiques complexes comme les filaments enrichis de fibres de carbone. A noter que si votre imprimante 3D est en caisson comme les Centauri Carbon et Centauri Carbon 2, vous pouvez rattraper une bobine qui s’est humidifiée en la laissant simplement posée quelques heures sur le plateau chauffé à 60°C porte fermée.

Pour les résines Anycubic et les autres

Les résines sont livrées en bouteilles hermétiques et ont toutes une date de péremption. Celle-ci est indicative et, d’expérience, certaines résines ayant largement passé la date de péremption sont toujours parfaitement exploitables. Il faut juste veiller sur trois éléments.

L’humidité est également un ennemi, les bouteilles doivent être fermées consciencieusement. Si vous fermez correctement une bouteille, alors la résine sera protégée et pourra rester à l’abri.

La lumière, évidemment, les résines réagissent aux UV, c’est leur principe de fonctionnement. Il ne faut pas les stocker ailleurs que dans les bouteilles d’origine. Stocker une résine dans une bouteille en verre transparent peut être tentant mais ce n’est vraiment pas une bonne idée. Pour remettre la résine dans leur bouteille, utilisez un entonnoir dédié1 et des filtres fins pour éviter que des poussières et des débris ne fassent le voyage. Des kits existent avec entonnoir, filtres et spatules

La température. Les résines ne sont pas censées réagir à la chaleur mais cela augmente leur faculté de polymérisation. Il est conseillé de les stocker dans un endroit frais entre 10 et 15°C. Toujours dans des températures sous les 20°C. Les entreposer sous un toit qui va accumuler de la chaleur en été n’est par exemple pas une bonne idée. Un grand bac hermétique dans un cellier, un sous-sol ou un garage isolé, ce sera parfait.

Filament et résine, Anycubic propose de faire le plein pour 2026 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus

3 mars 2026 à 11:48

Microslop est une construction comme savent inventer les internautes en un éclair de génie. Une construction que Microsoft ne supporte pas. L’assemblage de Microsoft et de Slop qui désigne les productions imbéciles des générateurs IA, elle colle déjà à la peau de l’entreprise.

La naissance du mot Microslop date seulement de janvier, comme tous les termes qui font mouche, il est massivement repris par la toile. Sous forme de hashtag, en commentaire et autres blagues au détour d’un message publié ça ou là. Ce n’est pas la première fois que le papa de Windows hérite d’un sobriquet peu flatteur. On connaît bien les termes Micro$oft et autre Microflop qui parsèment le web depuis de nombreuses années. Le problème, c’est que le mot Slop est devenu une star en 2025. Il réussit, en quatre lettres, à décrire toute l’aigreur d’un public affolé par le pourrissement rapide du web. Pourriture liée aux générateurs de textes, de vidéos et d’images qui font que désormais on doute de tous et de tout. Le web aura connu un avant et un après le Slop.

Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest

Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest

Microslop contre Goliath

Le truc avec Microslop, c’est que ce simple mot mène une bataille idéologique à lui tout seul. Le mot englobe toute la dérive des investissements colossaux dans l’IA de Microsoft. Avec Copilot+, avec les tentatives de faire avaler de l’IA dans son système d’exploitation, avec le passage de Windows 11 au forceps et ses comportements erratiques, la proposition bien flippante de Recall, la baisse constante de qualité du système et la mise en avant des possibilités très théoriques des NPU sous Windows. Avec le changement physique des claviers de certaines machines. Microsoft s’est fait une jolie réputation de forceur. Ces courtisans qui ont le compliment un peu trop facile et les intentions trop claires pour qu’on leur fasse confiance.

Sur l’IA, Microsoft est passé de système d’exploitation à acteur et semble ne pas comprendre pourquoi le grand public le boude. Le principe d’un système d’exploitation est de proposer une formule de fonctionnement. Un endroit où installer les programmes de son choix et les piloter tranquillement. Depuis longtemps chez Microsoft cette politique n’est plus assez rentable, alors depuis des années la firme déploie différentes stratégies pour aller plus loin.

Cela a commencé avec Microsoft Office qui a été une réussite autant technique que marketing. Presque tout le monde dit Word pour traitement de texte, PowerPoint à la place de présentation ou Excel au lieu de tableur. Cela a donné envie à l’éditeur de proposer d’autres services. Avec Edge par exemple, pour tenter d’en faire le navigateur web par excellence. Cela n’a pas trop bien marché. Edge a été une bataille coûteuse, très coûteuse. Perdue face à Google Chrome. Depuis, d’autres tentatives de devenir leader sur un secteur en dehors du marché du système d’exploitation sont apparues et la plus importante en date est celle de l’IA. 

L’IA parce qu’un de ses principaux enjeux est de rebattre les cartes actuelles de la recherche en ligne. L’objectif pour les géants mondiaux de l’IA comme OpenAI, Anthropic, Google ou Microsoft, c’est de fournir un service en amont. De garder les utilisateurs sur ses pages au lieu de le voir partir ailleurs. Vous l’avez sûrement vu, désormais les moteurs de recherche et les navigateurs proposent des fonctions IA dont le but est de répondre à vos questions avant de proposer des résultats de recherche. L’objectif de Microsoft est de faire cela au sein même de Windows. Que chaque question ne sorte pas du système mais reste bien enfermée à l’intérieur. L’idéal serait que cela devienne un réflexe utilisateur. De la même manière qu’on appuie sur la touche Windows et qu’on commence à pianoter le début d’un programme à lancer, on appuierait sur la touche Copilot pour interroger l’IA maison.

On comprend mieux pourquoi Microsoft n’aime pas Microslop. Si le grand public venait à déconsidérer les recherches sous Windows et Copilot en général, cela serait catastrophique pour la marque. C’est un peu le risque pourtant quand on cherche à faire rentrer au chausse-pied l’usage de l’IA partout et pour n’importe quoi.

Microslop bannit des serveurs Discord de Copilot.

Il y a peu, des internautes se sont rendus compte que le mot « Microslop » était banni de certains serveurs Discord. La technique est simple, les modérateurs ont des listes de mots qu’ils ne veulent pas voir. En général des insultes, des termes spécifiques qui n’ont pas lieu d’être sur un site public. Une « liste noire » de mots est ainsi tenue par la modération et tout message qui en utiliserait un empêcherait sa publication. L’utilisateur qui emploie le mot recevant un message qui indique qu’il a enfreint les règles du canal comprend donc assez vite où est l’interdit.

Évidemment, comme l’internaute moyen adore tout ce qui est interdit et qu’il suffit de changer une lettre pour que le mot survive à cette modération. La contrainte se transforme rapidement en jeu. Ainsi Microslop se transforme en Microsl0p ou Micro$lop qui, eux, fonctionnent. Devant le nombre de possibilités et l’inventivité des utilisateurs, les modérateurs finissent par limiter l’accès à certains serveurs. Ce qui met précisément le feu aux poudres et renforce l’image sulfureuse du terme et de Copilot. 

Ce que Microslop nous apprend

La stratégie choisie par Microsoft est la pire possible. Elle montre plusieurs choses dans un condensé qui illustre parfaitement le problème lié aux LLM et autres IA génératives.

D’abord, la stratégie consistant à faire disparaitre quelque chose et qui a l’effet absolument inverse est documentée depuis longtemps en ligne sous le nom d’Effet Streisand. Si les équipes de modération avaient laissé couler, le terme aurait sans doute constitué un bruit de fond constant mais n’aurait jamais fait l’actualité. L’irritabilité connue de Satya Nadella quant à ce mot Microslop a certainement poussé certains a faire du zèle et interdire un mot qui aurait dû rester libre d’emploi. La censure joue ici son rôle de combustible.

Ensuite, que Copilot n’aurait jamais pu inventer le terme MicroSlop. Ce qui apparait pourtant comme une évidence dès la première lecture dans son contexte à toute personne connaissant le mot Slop. Il fallait un terme pour ces images générées par une IA qui ne saisit pas ce qu’elle affiche. Les humains avec trois bras, les chiens avec une tête de chaque côté du corps, ces scènes « historiques » où un roi franc est habillé comme Louis XIV ou ces villes romaines où l’on distingue des palettes et des caddies… La contraction Microslop est une invention humaine parce qu’un LLM n’est qu’un faiseur de puzzle qui reprend les mots des autres. Rien de plus. Les IA sont incapables d’inventer des choses poétiques ou des slogans ayant un fort impact. Elles seront aussi bien perdues devant la description du monde par les yeux d’un nouveau courant de peinture que par l’efficacité d’une comptine d’enfant.

Enfin et surtout, en jouant sur la censure du mot, Microsoft nous montre le danger de ces IA. Faire une recherche au travers de Copilot, c’est faire une recherche au travers de la vision du monde de Microsoft. Et, si ce regard sur le monde a pour but de faire disparaitre un mot du paysage, quels autres termes, quels autres angles, quels autres produits sont ou seront également amenés à disparaitre ? Microsoft illustre ici en un seul choix tout le problème de laisser son univers se réduire à la volonté d’un censeur.

Vous avez déjà tenté de faire une recherche sur des logiciels alternatifs à celui que vous utilisez au quotidien ? Une mise à jour a rendu votre logiciel préféré de gestion d’images inexploitable ou moins pratique, et vous entrez dans un moteur de recherche quelque chose comme le nom du logiciel et le mot-clé « alternatives ». Le moteur de recherche propose alors une liste de liens vers des solutions. En général, les premiers résultats sont des listes établies par des logiciels concurrents qui vont mettre en avant leur solution tout en présentant les autres de manière moins flatteuse. Que se passera-t-il si vous faites une recherche d’une alternative aux outils bureautique de Microsoft au travers de Copilot ? Est-ce que celui-ci vous présentera Libre Office ? Vous dira-t-il qu’il est gratuit et suffisant pour la très grande majorité des usages ? 

En censurant Microslop, même sur un service comme Discord, Microsoft nous rappelle qu’une entreprise de ce type est toujours sur la corde raide entre la protection de ses intérêts et l’information libre et non faussée. Cette IA Copilot qui est intégrée au chausse-pied dans Windows reste une boite noire sur laquelle nous n’avons aucun contrôle ni aucune information de fonctionnement. Si demain Microsoft voulait que certaines informations d’actualité ne remontent plus de ses calculs, cela serait tout à fait possible. 

Au-delà du Slop et de ce qu’il a déjà fait au web à cause des géants de l’IA et des outils mis à la disposition du public, l’enjeu de la censure possiblement exercée par un géant de la tech comme Microsoft est un enjeu beaucoup plus vaste et inquiétant.

Microsoft recule

L’éditeur a depuis fait savoir que la censure du mot Microslop était temporaire et que le serveur Discord Copilot a été fermé pour lutter contre les spams. On ne saura jamais si c’est vrai ou si la réalité d’un effet Streisand est irrévocablement destinée à être rappelée après toute tentative de censure. Toujours est-il que la modération promet une réouverture du canal de discussion et de l’emploi du mot préalablement banni. Je n’épiloguerai pas sur les raisons réelles ou supposées de ce retour à la normale. Le fait que Microsoft, comme toutes les autres IA, puisse remodeler le monde au travers du regard qui leur convient le mieux est évident. C’est notamment pour cela que vous devez pousser vos recherches en ligne au-delà de ce que vous propose une IA par défaut. Qu’un petit tour sur une encyclopédie vous sera toujours plus utile qu’un résumé piloté par un LLM. 

Au moins, vous serez certain d’une certaine complexité de l’analyse, de lire des avis pouvant être contradictoires et en mesure de voir des images fiables. Vous aurez même parfois des explications qui iront contre vos convictions. Choses qu’ont bien du mal à faire les IA aujourd’hui.

Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot

Source : Windows Latest

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Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu

3 mars 2026 à 07:07

La Lenovo Legion Tab est une très belle tablette de 8.8″ de diagonale qui affiche en 3040 x 1904 pixels grâce à une dalle IPS. Elle proposera un rafraîchissement de 165 Hz atteignant 600 nits de luminosité. Elle sera propulsée par une puce Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5 refroidie par un système de Vapor Chamber. De quoi faire tourner beaucoup de choses dans un format assez sympathique sous son Android 16..

Legion Tab

L’écran juste sous les 9 pouces ne donne pas encore ses dimensions mais ne pèsera que 360 grammes. Elle embarquera jusqu’à 16 Go de mémoire vive LPDDR5x-10667 et 512 Go de stockage en UFS 4.1. Avec cet équipement, la Legion Tab proposera une batterie de 9000 mAh et deux ports USB Type-C, un de chaque côté. Un détail à applaudir puisque cela évite la traditionnelle séance de retournement de tablette pour la recharger « du bon côté ». C’est une évolution d’un concept de tablette 8″ que le constructeur déploie depuis 2021.

Aucune mention d’un lecteur de cartes MicroSDXC ni de module 5G à bord pour le moment. On retrouvera une caméra de 50 Mégapixels au dos, accompagnée par un petit logo « LEGION » illuminé de LEDs RGB.

La Lenovo Legion Tab, une tablette Android au prix fort

Ticket d’entrée de ce joujou sous Android ? 799€. Pour ce tarif, ce ne sera pas la version 16/512 Go mais un modèle un peu moins bien équipé avec 12 Go de mémoire et 256 Go de stockage. Sans aucune option OLED ou AMOLED. Pas de clavier ni de stylet non plus. Pas de mention de 5G. Pas de traces d’une extension possible du stockage via une carte mémoire. Non, un modèle certes puissant mais probablement pas plus que les concurrentes du marché. Cela va être délicat pour ce modèle, même si tout le monde sent bien la montée des prix de la mémoire et du stockage, il sera difficile de faire passer la pilule d’un pareil investissement. 

Cette Legion Tab 5e Gen est déjà présente sur le site de Lenovo France : A 799€ en version 12/256Go. Sa disponibilité est attendue entre le 7 et le 9 avril.

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu © MiniMachines.net. 2026

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