Une Emira de 503 ch limitée à 15 exemplaires et réservée à l’Australie
La Lotus Emira Bathurst Edition devient la version la plus puissante jamais produite du modèle. Avec 503 ch et une production limitée à 15 unités, cette déclinaison ne sera commercialisée qu’en Australie. Une exclusivité qui laisse les conducteurs français à distance.
Surtout, c’est encore une « vraie » Lotus, avec un moteur thermique, même si elle accuse 1,5 tonne sur la balance.
Une série spéciale dédiée au circuit de Bathurst
Cette version baptisée Bathurst Edition rend hommage au circuit de Mount Panorama. Elle a été développée par l’importateur officiel australien Simply Sports Cars.
La production est strictement limitée à 15 exemplaires numérotés, tous en conduite à droite évidemment. Le tarif est fixé à 249 900 dollars australiens, soit environ 150 000 € au cours actuel. Le premier modèle a déjà été vendu. A ce prix, on est loin du prix délirant de la Lotus Evija 100 % électrique et ses 2000 chevaux.
L’achat inclut une invitation à une journée piste réservée aux Lotus sur le circuit de Bathurst en 2027.
503 ch : l’Emira thermique la plus puissante
Sous le capot, cette Emira reprend le quatre-cylindres 2,0 litres turbo Mercedes-AMG M139 déjà utilisé sur la version Turbo. Le moteur a été retravaillé pour atteindre 503 ch et environ 600 Nm de couple.
À titre de comparaison, l’Emira Turbo SE commercialisée en Europe affiche 400 ch et 480 Nm. Les versions V6 routières se situent également autour de 400 ch.
La Bathurst Edition devient ainsi l’Emira la plus puissante de la gamme et la Lotus thermique de (mini) série la plus performante.
Un châssis orienté piste
Pour encaisser le gain de puissance, la voiture reçoit des amortisseurs réglables sur trois voies, une géométrie spécifique et une caisse abaissée. Simply Sports Cars a été créée par des ingénieurs course qui savent de quoi ils parlent. On peut leur faire confiance.
Le freinage repose sur des étriers AP Racing à quatre pistons avec disques ventilés en deux parties. Les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 sont montés de série, avec des Yokohama A052 disponibles en option.
L’aérodynamique évolue aussi avec un splitter avant en carbone et un aileron arrière de type GT4. Chaque exemplaire dispose d’une livrée spécifique en lien avec Bathurst.
Pourrait-elle venir en France ?
Cette édition spéciale est réservée au marché australien. Les 15 voitures seront produites uniquement en conduite à droite comme on l’a déjà dit. Bon, cela n’est pas rédhibitoire pour rouler en France.
Néanmoins, il reste l’homologation. En France, seule l’Emira Turbo SE de 400 ch est officiellement proposée. Importer la Bathurst Edition supposerait des démarches d’homologation complexes et une réception à titre isolée. En revanche, au Royaume-Uni, cela serait sans doute plus simple.
En Australie, Lotus propose déjà l’Emira Clark Edition. Elle reprend la livrée verte et jaune des monoplaces Lotus de l’époque. Néanmoins, elle reste mécaniquement une Emira V6 de 406 chevaux.
Dans l’univers ultra-exclusif de Bugatti, certaines créations transcendent même les standards de la marque française. C’est exactement le cas de cette W16 Mistral baptisée « La Perle Rare », une pièce unique sortie des ateliers de la division Sur Mesure qui repousse les limites de l’artisanat automobile. Avec sa livrée or et blanc époustouflante et ses 1 579 chevaux, ce roadster hypercar représente l’aboutissement de l’art français appliqué à l’automobile de prestige.
Une commande d’exception née à Pebble Beach
L’histoire de « La Perle Rare » débute en août 2023 lors du prestigieux Concours d’Élégance de Pebble Beach, temple mondial de l’automobile de collection. C’est là qu’un client « exigeant » selon les termes de Bugatti a rencontré Jascha Straub, responsable de la division Sur Mesure et Individualisation de la marque alsacienne. L’objectif du propriétaire était ambitieux : enrichir le caractère déjà exceptionnel du roadster « avec une esthétique sculpturale et fluide » grâce à une fusion raffinée de lignes et de couleurs.
Le développement de cette pièce unique a nécessité plus de 18 mois de travail minutieux. Les premières esquisses envisageaient initialement une finition argentée, avant d’évoluer vers différentes nuances de blanc pour finalement aboutir à la livrée finale baptisée « Vagues de Lumière ». Cette appellation poétique fait directement référence à une finition similaire appliquée sur une Chiron unique, démontrant la continuité artistique de la marque française.
Contrairement aux modèles de série déjà ultra-exclusifs de Bugatti, « La Perle Rare » bénéficie d’une garantie d’unicité absolue. Bugatti s’engage formellement à ne jamais reproduire cette livrée, faisant de ce roadster un objet d’art automobile véritablement irremplaçable. Cette promesse d’exclusivité totale distingue cette création des programmes Solitaire qui font actuellement les gros titres avec les exemplaires uniques Brouillard et Veyron FKP Hommage.
Une peinture d’exception nécessitant des centaines d’heures
La réalisation de la livrée « Vagues de Lumière » constitue un véritable tour de force technique et artistique. Deux teintes nacrées entièrement nouvelles ont été spécialement développées pour cette Mistral : une couleur infusée d’or aux reflets chauds pour la partie supérieure de la carrosserie, et un blanc chaleureux raffiné pour la section inférieure. Cette composition bicolore crée visuellement une séparation entre les parties haute et basse du véhicule, évoquant l’interaction poétique entre le sol et le ciel.
L’application de cette peinture exceptionnelle a représenté un défi considérable pour les artisans de Molsheim. Les lignes de démarcation ont été appliquées entièrement à la main à l’aide de techniques de masquage et de ruban adhésif d’une précision chirurgicale. Le processus complet a nécessité plusieurs centaines d’heures de travail, chaque couche devant être parfaitement alignée pour créer l’effet visuel souhaité.
Cette attention maniaque au détail s’étend également aux jantes en alliage taillées au diamant, qui reprennent la même combinaison or et blanc que la carrosserie. Même les éléments les plus discrets portent la signature de cette création unique, comme l’inscription blanche « La Perle Rare » peinte à la main sur la face inférieure de l’aileron arrière rétractable.
Les références à l’héritage Bugatti sont omniprésentes sur cette création. La célèbre sculpture de l’Éléphant Dansant de Rembrandt Bugatti orne les panneaux de carrosserie derrière les roues avant, les appuis-tête et le sélecteur de vitesses. Ces détails rappellent l’importance de l’art dans l’ADN de la marque, Rembrandt Bugatti étant le frère du fondateur Ettore Bugatti et un sculpteur renommé de son époque.
Un habitacle bijou aux finitions d’exception
L’intérieur de « La Perle Rare » prolonge magistralement le thème extérieur avec un habitacle comparable à un écrin de joaillerie. La sellerie blanche contraste harmonieusement avec les inserts or chaud, créant une atmosphère à la fois luxueuse et raffinée. Les éléments de finition en aluminium usiné et poli apportent une touche de modernité industrielle qui équilibre parfaitement l’ensemble.
L’éclairage ambiant joue un rôle crucial dans cette mise en scène intérieure. La lumière chaude illumine subtilement les panneaux, renforçant le thème inspiré des perles qui donne son nom à cette création. Les panneaux de portes présentent des dessins alternant le blanc et l’or chaud qui soulignent leurs surfaces sculptées concaves, créant un jeu d’ombres et de lumières particulièrement sophistiqué.
Le détail le plus personnel de cet habitacle reste l’inscription « La Perle Rare » brodée le long du tunnel central, réalisée selon l’écriture manuscrite de Jascha Straub lui-même. Cette signature personnelle du responsable du projet transforme l’habitacle en véritable œuvre d’art signée, ajoutant une dimension émotionnelle unique à cette création technique.
Comme le souligne Jascha Straub : « C’est à la fois un honneur et un privilège d’apporter ma propre signature de design à une création qui célèbre le style inimitable de Bugatti et son riche patrimoine, tout en incarnant l’individualité qui rend cette commande Sur Mesure si spéciale. »
La puissance légendaire du W16 dans sa forme ultime
Sous cette carrosserie d’exception se cache le légendaire moteur W16 8.0 litres quadri-turbo qui fait la réputation de Bugatti depuis deux décennies. Dans cette configuration, le bloc développe 1 579 chevaux (1 177 kW / 1 600 PS) et 1 600 Nm de couple, le tout sans aucune assistance électrique. Cette mécanique représente l’aboutissement de l’ingénierie thermique moderne et constitue probablement le chant du cygne de ce type de motorisation dans l’industrie automobile.
La W16 Mistral détient officiellement le titre de voiture découvrable la plus rapide au monde. En 2024, l’édition World Record Car à 14 millions d’euros a établi un record impressionnant de 453,91 km/h (282 mph) sur la piste de Papenburg en Allemagne. Cette performance exceptionnelle démontre que même sans toit rigide, l’aérodynamisme de la Mistral permet d’atteindre des vitesses stratosphériques.
La transmission à double embrayage DSG 7 rapports transmet la puissance aux quatre roues, permettant à ce roadster de 1,9 tonne d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 2,4 secondes. Ces performances placent « La Perle Rare » au sommet de la hiérarchie des hypercars découvrables, même si l’on imagine difficilement son propriétaire exploiter pleinement ce potentiel compte tenu de la préciosité de la peinture.
Ironiquement, cette Mistral unique représente le dernier modèle routier de Bugatti équipé du W16. La marque française s’oriente désormais vers l’hybridation avec des modèles comme la Chiron Tourbillon, faisant de « La Perle Rare » un témoignage historique de l’ère du tout-thermique chez Bugatti.
Bien que Bugatti n’ait pas communiqué le prix de cette commande unique, il est certain qu’elle a représenté une prime substantielle par rapport aux 5 millions d’euros (6 millions de dollars) du tarif de base de la Mistral. Avec seulement 99 exemplaires produits au total, chaque Mistral est déjà exceptionnelle, mais « La Perle Rare » transcende cette exclusivité pour atteindre le statut d’œuvre d’art automobile unique au monde.
La saison 2026 du championnat international d’endurance (WEC) va bientôt s’ouvrir : nous étions hier au reveal de la nouvelle livrée de la 9X8, le prototype d’endurance de Peugeot, à Paris. Le Lion voit rouge !
Peugeot 9X8 2026, Paris
La 9X8 naissait avec la 508 PSE, avant qu’une nouvelle aventure ne s’ouvre
Le lien entre la grande série et la compétition : une évidence pour Peugeot et son département compétition Peugeot Sport ! Le sport automobile comme laboratoire technologique et catalyseur de l’image de marque, une évidence. La marque au Lion a pu laisser de beaux souvenirs en sport auto, de Pikes Peak au Dakar, en rallye, et au Mans bien sûr avec ses 905 puis 908. L’endurance comme le Dakar étaient alors remis en pause, notamment face aux réalités économiques. Les années 2020 préparaient alors le retour de l’endurance pour le Lion. La performance de série prenait alors une tournure électrifiée, Peugeot Sport Engineered et la 508 PSE !
L’heure était aux complexes compromis et plus aux années folles du côté des déclinaisons sportives de série. Peugeot n’est pas passé loin de commercialiser le défi qu’était la 308 R-Hybrid et ses 500 ch momentanés, mais la plus grande folie autorisée par les hautes instances s’est finalement transformée en une compétente mais mesurée 508 PSE. Son hybridation rechargeable contenait alors au maximum le CO2. Une manœuvre globalement avant-gardiste, qui aura inspiré l’actuelle Mercedes-AMG C63, avec le même genre de déception. Les passionnés continuent de considérer les belles mécaniques multicylindres (le constructeur germanique revoit actuellement sa copie avec un retour en grâce des 6 et 8 cylindres..) !
Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)
Une berline hybride rechargeable, avec trop de compromis ?
La berline performante a été constamment associée au retour en endurance du Lion, de sa propre sortie en 2020, jusqu’aux premiers tours de roues de la 9X8 à Monza, en 2022. Le coup de projecteur était parfait pour le grand public, surfant sur la popularité de l’endurance et du Mans ; mais les spécialistes ne s’y sont hélas pas trompés. Lors des premiers essais presse de la « PSE » sur une partie du circuit des 24 heures (soit, le Bugatti), l’auto montrait un goût de trop peu, de certaines qualités dynamiques mais des performances trop inconstantes, et une certaine masse.
De l’avis de votre humble serviteur, la mécanique de 360 ch cumulés décevait finalement moins au volant de sa cousine DS 9, dont on n’attendait moins de sportivité et de caractère moteur. Il n’en reste que la série PSE n’aura duré qu’un seul épisode avec cette 508. La construction du groupe Stellantis, naissant, a fort potentiellement gelé les éventuelles déclinaisons PSE des 308 et 3008, des bruits de couloirs que nous pouvions avoir. Priorité au pragmatisme et au développement de variantes 100% électriques de la majorité des autos de la gamme : adieu 308 PSE, bonjour E-308, reprenant les composants de sa petite sœur E-208.
La page PSE est tournée, Peugeot Sport remet « GTI » sur le devant de la scène
Justement, parlons de la 208 ! Sans trop rentrer dans les détails, la 208 a toujours eu la volonté de remettre le dynamisme au centre des débats, avec comme grande inspiratrice la fameuse 205, le sacré numéro ! Aux quelques détails stylistiques de son ainée, la 208 inaugurait le fameux petit volant i-Cockpit, avant de relancer la griffe GTI, si iconique pour le Lion. Considérée au départ comme trop GT (l’histoire s’est donc plus tard répétée), les sorciers de Peugeot Sport résidents de Versailles-Satory ont stupéfait tout le monde avec la première « GTi by Peugeot Sport » : voici qui signait l’une des toutes meilleures petites GTi modernes.
2019, seconde génération de 208. Il eut été tentant de rapidement dériver la 208 en GTi. Des prototypes ont bien tourné avec le 1.6 Puretech 225 EAT8 de la 508 … mais le pragmatisme « CO2 » a vite calmé le développement. De 100% thermique, l’auto a basculé au 100% électrique … tout d’abord comme donneuse à la Lancia Ypsilon HF ! Le temps a alors passé, la fin de carrière de la deuxième génération approche sérieusement, et voici enfin cette fameuse E-208 GTi de 280 ch de série, que l’on n’attendait plus. Aujourd’hui, on ressort donc de nouveau les glorieux souvenirs de la 205 avec le retour du badge GTi, dont on garde tous d’excellents souvenirs sur les 208 et 308 thermiques.
Peugeot E-208 GTi, Paris
On ne re-citera pas les déboires tant associés à la marque au Lion depuis quelques temps mais il est clair que Peugeot a besoin de voir son image redorée : ce sera grâce à GTi ! Voici alors pourquoi la nouvelle livrée de la 9X8 d’endurance est à ses couleurs.
Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi
La Peugeot 9X8 « Grand Tourisme Injection » !
On évoquait le lien 508 PSE / 9X8, Peugeot a bien remis le couvert l’an dernier aux 24h du Mans pour les premières festivités autour de sa nouvelle bombinette électrique. Pour accueillir la GTi, la marque avait même signé une livrée spécifique et unique dans la « fanzone » Peugeot. Elle arborait les couleurs blanc rouge et noir …
Peugeot 9X8 prototype « GTI », 24h du Mans 2025 ; image Peugeot
Le public aime que l’on joue sur la corde nostalgique, le concurrent Renault l’aurait notamment bien compris ! Aussi, la livrée a remporté un grand succès. Pour 2026, on reprend les trois couleurs historiques « GTI », dont le fameux Blanc Okenite, récemment devenu la couleur de lancement de l’E-208 GTi. La nouveauté, c’est ce qui se voit le plus : ce motif zébré !
Peugeot 9X8 2026, Paris
« Hypergraphes » voici la désignation officielle de ces motifs sur toute la carrosserie. Ils reprennent alors le motif des trois griffes dans une version dynamique, suggérant le mouvement, la vitesse. Peugeot nous expliquait également l’associer aux flux de données, de « datas », dont l’analyse est plus que jamais essentielle. La victoire se joue parfois à quelques dixièmes.
Les deux exemplaires de 9X8, n°93 et 94, prendront la piste lors de l’ouverture de la saison 2026 pour les 1812 km du Qatar, le 28 mars.
Le Team Peugeot TotalEnergies, en 2026
On rappelle que le Team voit arriver cette année un nouveau « Team Principal » avec Emmanuel Esnault, connu chez McLaren en F1, et Lamborghini en endurance. Voici les pilotes 2026 : Nick Cassidy, Paul Di Resta, Stoffel Vandoorne, Loïc Duval, Malthe Jakobsen, Théo Pourchaire. Jean-Eric Vergne et Alex Quinn forment les pilotes d’essai.
De gauche à droite, Emmanuel Esnault, Matthias Hossann directeur du style Peugeot, les pilotes du Team 2026, Alain Favey, Directeur Général Peugeot.
Vivement le démarrage de la saison, pour admirer une fois de plus le design flatteur de la 9X8. On espère les meilleures performances de l’auto pour prendre la lumière ! La 9X8 aux couleurs GTi marquera en tout cas le centenaire de la première participation de Peugeot aux 24h du Mans.
Images A.Lescure pour Le Blog Auto ; Peugeot ; 24h du Mans – Facebook
Friedrich Merz en Chine avec Volkswagen, BMW et Mercedes : commerce, véhicules électriques et tensions industrielles.
Le chancelier allemand Friedrich Merz se rend cette semaine en Chine pour une visite stratégique à fort enjeu économique. Dans un contexte de rivalités accrues entre grandes puissances, le dirigeant allemand cherche à réinitialiser les relations avec Pékin, alors que l’alliance transatlantique montre des signes d’effritement et que les chaînes d’approvisionnement mondiales révèlent leurs vulnérabilités.
Pour cette première visite officielle en tant que chancelier, Friedrich Merz est accompagné d’une délégation composée de dirigeants de premier plan, notamment les patrons des constructeurs automobiles Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz. Un signal clair : l’industrie automobile, pilier de la puissance industrielle allemande, se trouve en première ligne des tensions commerciales et technologiques.
L’automobile allemande sous pression
Les groupes automobiles allemands, à l’instar de leurs homologues européens, subissent un double choc. D’une part, la montée en puissance des fabricants chinois de véhicules électriques bouleverse l’équilibre du marché mondial. D’autre part, les tarifs douaniers américains ont alourdi les coûts de plusieurs milliards d’euros, pesant sur la compétitivité des exportations.
Le secteur automobile, déjà engagé dans une transition massive vers l’électrification, doit composer avec une concurrence intense sur les segments stratégiques : batteries, logiciels embarqués, chaînes de traction électriques et plateformes dédiées aux véhicules zéro émission. La pression sur les prix s’accentue, tandis que de nouveaux entrants bousculent les constructeurs historiques sur presque tous les segments du marché.
Oliver Thoene, responsable de Mercedes-Benz en Chine, a récemment évoqué une transformation profonde de la structure du marché, marquée par une intensification de la concurrence et une pression accrue sur les marges. Dans ce contexte, la Chine représente à la fois un défi industriel et un débouché incontournable pour les constructeurs européens.
Un modèle commercial profondément bouleversé
La Chine était encore l’an dernier le premier partenaire commercial de l’Allemagne. Les industriels allemands sont intégrés dans l’économie chinoise depuis des décennies, notamment dans l’automobile, la mécanique et les équipements industriels. Toutefois, le modèle commercial s’est profondément transformé au cours des cinq dernières années.
Les exportations chinoises, soutenues selon des responsables allemands par un yuan sous-évalué, ont inversé la tendance des excédents commerciaux allemands. En 2025, l’Allemagne affiche un déficit commercial proche de 90 milliards d’euros avec la Chine. Un déséquilibre jugé « alarmant » par Mikko Huotari, directeur exécutif du think tank Merics à Berlin.
Pour de nombreuses entreprises allemandes implantées en Chine, les perspectives économiques se sont dégradées. La principale association industrielle allemande appelle ainsi le gouvernement à aborder frontalement les questions de surcapacité, de distorsion de concurrence et de contrôles à l’exportation sur les marchandises stratégiques.
La question des matières premières critiques est particulièrement sensible pour l’industrie automobile. La Chine produit plus de 90 % des terres rares et des aimants en terres rares traités dans le monde, composants essentiels pour les moteurs électriques et certaines technologies embarquées. Le renforcement des contrôles à l’exportation l’an dernier a provoqué des inquiétudes majeures parmi les fabricants occidentaux, déjà confrontés aux tensions sur les chaînes logistiques.
Entre coopération industrielle et tensions commerciales
Durant son déplacement, Friedrich Merz doit rencontrer le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Qiang. Plusieurs accords économiques devraient être signés. Le programme comprend notamment une visite dans une usine de véhicules électriques Mercedes-Benz ainsi que dans une installation de Siemens Energy.
Pékin cherche à se positionner comme un partenaire fiable dans un environnement géopolitique instable, marqué par les fluctuations de la politique américaine sous la présidence de Donald Trump. Son vaste marché de consommation et la sophistication technique de son industrie manufacturière en font un partenaire clé pour les entreprises occidentales, en particulier dans l’automobile et les technologies avancées.
Mais les relations restent tendues. L’Union européenne a relevé les tarifs douaniers sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et exportés vers l’Europe, afin de protéger son marché face à des importations jugées sous-évaluées. Parallèlement, Bruxelles renforce les mesures de défense commerciale dans la sidérurgie, réduisant les quotas d’importation et augmentant certains droits de douane après des années de lobbying du secteur.
La visite de Friedrich Merz en Chine s’inscrit donc dans une séquence diplomatique plus large, qui inclura un déplacement à Washington la semaine suivante. Entre transition énergétique, guerre commerciale et sécurisation des chaînes d’approvisionnement, l’industrie automobile allemande se retrouve au cœur d’un nouvel équilibre mondial où technologie, matières premières et production manufacturière deviennent des instruments de puissance.
Notre avis, par leblogauto.com
La visite de Friedrich Merz confirme que l’automobile reste un levier stratégique majeur dans la relation sino-allemande. La présence des dirigeants de Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz souligne l’importance des enjeux liés aux véhicules électriques et aux chaînes d’approvisionnement. Entre déficit commercial croissant et tensions tarifaires, l’équation industrielle s’annonce complexe. Dans ce contexte, la capacité des constructeurs allemands à préserver leur compétitivité sur le marché chinois sera déterminante.
ZF profite du ralentissement des véhicules électriques pour réduire sa dette et renforcer son bilan grâce aux hybrides et boîtes de vitesses.
Le fournisseur automobile allemand ZF Friedrichshafen AG amorce un repositionnement stratégique dans un contexte de transition énergétique plus lente que prévu. Confronté à un endettement massif et à la hausse des taux d’intérêt, l’équipementier profite du ralentissement du marché des véhicules électriques pour rééquilibrer son portefeuille de produits et améliorer progressivement sa situation financière. Cette inflexion stratégique soutient notamment la demande en composants mécaniques traditionnels, tels que les boîtes de vitesses et les groupes motopropulseurs hybrides.
Troisième plus grand fabricant mondial de composants automobiles, ZF fournit plusieurs grands constructeurs comme Ford Motor Co., Volkswagen AG et BMW AG. L’entreprise allemande adapte désormais son approche industrielle, en élargissant son offre aux véhicules électriques, hybrides et à moteur thermique, plutôt que de concentrer exclusivement ses investissements sur la mobilité 100 % électrique.
Une transition électrique plus lente que prévu
La transition vers les véhicules électriques à batterie s’est révélée plus laborieuse qu’anticipé pour une grande partie de l’industrie automobile. Ce contexte a surpris de nombreux acteurs, provoquant des ajustements stratégiques majeurs. Récemment, Stellantis NV, rejoignant Ford Motor Co. et General Motors Co., a annoncé 22,2 milliards d’euros de provisions et de charges, principalement liées à une révision de sa feuille de route sur les modèles électriques, incluant le report de plusieurs lancements.
Dans ce contexte, la demande pour les motorisations hybrides s’est renforcée. Selon ZF, le marché européen des hybrides rechargeables a progressé d’environ un tiers l’an dernier. Cette dynamique bénéficie directement aux ventes de groupes motopropulseurs du fournisseur allemand. Les transmissions, les systèmes de propulsion combinant moteur thermique et électrification, ainsi que les composants associés retrouvent ainsi un rôle stratégique dans la chaîne de valeur automobile.
Pour ZF, ce ralentissement de l’électrification massive agit comme un amortisseur conjoncturel. Le directeur financier Michael Frick souligne que la hausse des taux d’intérêt et l’élargissement des spreads observés ces dernières années constituent, selon lui, une situation temporaire. L’entreprise bénéficie déjà de conditions de refinancement plus favorables, ce qui contribue à stabiliser son bilan.
Une dette sous pression et des ajustements structurels
ZF a été fortement exposé à la remontée des taux d’intérêt, avec des obligations de refinancement dépassant 13 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie. Cette pression financière s’est accompagnée d’une dégradation des marges opérationnelles, poussant l’équipementier à envisager environ 14 000 suppressions de postes, y compris dans sa division dédiée aux véhicules électriques.
Les difficultés trouvent en partie leur origine dans deux acquisitions majeures totalisant environ 20 milliards de dollars, destinées à renforcer l’offre en produits liés aux véhicules électriques et aux technologies définies par logiciel. Ces investissements ont accru le levier financier du groupe, entraînant une dégradation de sa notation de crédit en dessous de la catégorie investissement.
Des signaux d’amélioration apparaissent néanmoins. En février, le taux d’intérêt appliqué à la plus récente émission obligataire en euros s’est établi à 5,5 %, contre 7 % lors d’une émission réalisée en avril 2025. Par ailleurs, ZF a réduit ses emprunts de plusieurs centaines de millions d’euros au cours de l’année écoulée et vise un retour à une notation investment grade.
L’entreprise prévoit d’utiliser une partie de ses 6 milliards d’euros de liquidités pour racheter une part significative des obligations arrivant à échéance en 2027. Les autres maturités devraient être couvertes par les flux de trésorerie d’exploitation et les produits issus des transactions en cours.
Cessions d’actifs et diversification sectorielle
Dans le cadre de son désendettement, ZF a multiplié les opérations stratégiques. En décembre, le groupe a cédé son activité d’assistance à la conduite à Harman International, filiale de Samsung Electronics Co., pour un montant de 1,5 milliard d’euros. L’équipementier examine également différentes options pour d’autres divisions, allant de la vente de son activité Lifetec à la recherche de partenaires pour certaines composantes de son unité groupes motopropulseurs, ou encore à l’ouverture de capital de sa division éolienne.
En parallèle, ZF explore de nouveaux relais de croissance, notamment dans le secteur de la défense. L’objectif est de doubler son exposition dans ce domaine, qui devrait représenter 1 % du chiffre d’affaires d’ici 2028. Bien que marginale à ce stade, cette diversification illustre la volonté du groupe de sécuriser ses revenus dans un environnement automobile en pleine mutation.
Ainsi, la transition énergétique plus graduelle que prévu redonne temporairement de la visibilité aux activités traditionnelles du fournisseur allemand. Les transmissions, motorisations hybrides et composants thermiques restent des piliers industriels dans un marché où l’électrification progresse à un rythme moins soutenu qu’anticipé.
Notre avis, par leblogauto.com
Le repositionnement stratégique de ZF apparaît comme une réponse pragmatique à la conjoncture du marché automobile. Le recentrage sur les hybrides et les groupes motopropulseurs diversifiés permet de soutenir les volumes et d’améliorer la structure financière. La réduction progressive de la dette et l’optimisation du refinancement constituent des signaux encourageants. Reste à confirmer que cette stratégie équilibrée permettra au groupe de retrouver durablement une notation d’investissement dans un secteur toujours en transformation.
Un juge fédéral confirme un verdict de 243 millions de dollars contre Tesla après un crash mortel impliquant l’Autopilot en Floride.
Un juge fédéral à Miami a rejeté la tentative de Tesla d’annuler un verdict de jury de 243 millions de dollars dans une affaire liée à un accident mortel impliquant son système Autopilot. Cette décision judiciaire confirme la condamnation du constructeur automobile à indemniser la famille d’une victime décédée ainsi qu’un survivant grièvement blessé lors d’une collision survenue en 2019 en Floride.
L’affaire porte sur un crash intervenu à Key Largo, impliquant une berline électrique Model S équipée de l’Autopilot Amélioré, un dispositif de conduite partiellement automatisée. Le conducteur, George McGee, utilisait ce système d’assistance à la conduite au moment des faits. L’accident a coûté la vie à Naibel Benavides, 22 ans, et a gravement blessé son compagnon, Dillon Angulo.
Un crash mortel sous Autopilot en 2019
Selon les éléments présentés lors du procès, George McGee conduisait sa Tesla Model S avec l’Autopilot activé lorsqu’il a laissé tomber son téléphone portable. En tentant de le récupérer, il aurait estimé que le système de pilotage automatique freinerait automatiquement en cas d’obstacle sur la chaussée.
La berline électrique a pourtant accéléré à travers une intersection à un peu plus de 60 miles par heure. Le véhicule a percuté une voiture garée inoccupée avant de heurter Angulo et Benavides, qui se trouvaient de l’autre côté de leur propre voiture. La violence de l’impact a entraîné le décès de la jeune femme et des blessures graves pour son compagnon.
Au terme du procès, un jury a estimé que Tesla devait être tenu partiellement responsable de l’accident mortel. Cette décision a débouché sur un verdict de 243 millions de dollars en dommages et intérêts, comprenant des compensations financières substantielles.
La justice confirme le verdict de 243 millions
Dans son ordonnance publiée vendredi, la juge Beth Bloom du tribunal de district des États-Unis à Miami a rejeté la demande de Tesla visant à annuler le verdict ou à obtenir un nouveau procès. Elle a estimé que « les preuves admises au procès soutiennent plus que le verdict du jury » et qu’aucune erreur ni argument supplémentaire ne justifiait une révision de la décision.
Les avocats du constructeur avaient déposé une requête d’appel afin de faire annuler le jugement ou, à défaut, de réduire significativement les montants accordés. Le cabinet représentant Tesla avait notamment soutenu que les dommages-intérêts compensatoires devaient être abaissés de 129 millions de dollars à un maximum de 69 millions, ce qui aurait réduit l’indemnité à environ 23 millions de dollars à la charge du constructeur. Il plaidait également pour la suppression ou la réduction des dommages-intérêts punitifs, invoquant un plafond statutaire applicable en Floride.
La juge a néanmoins confirmé l’intégralité du verdict, estimant que les éléments examinés lors du procès justifiaient la décision du jury. Brett Schreiber, avocat principal des plaignants, a déclaré que cette confirmation n’était « ni une surprise ni une satisfaction inattendue », affirmant que le jury avait retenu la responsabilité de Tesla concernant le rôle joué par l’Autopilot et les déclarations de la société sur ses capacités.
Les représentants légaux de Tesla n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaire après la publication de la décision.
Un revers stratégique pour Tesla
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte stratégique délicat pour le constructeur dirigé par Elon Musk. L’entreprise cherche à accélérer son développement dans le domaine de la conduite autonome et des services de robotaxis.
Sur le marché américain, Tesla est en retard par rapport à Waymo, filiale d’Alphabet, qui propose déjà des services commerciaux de transport à la demande. En Chine, Apollo Go, opéré par Baidu, offre également des solutions de mobilité autonome à grande échelle.
Le mois dernier, Elon Musk a affirmé que Tesla disposerait d’un réseau « étendu » de robotaxis sans conducteur aux États-Unis d’ici fin 2026. À ce stade, le constructeur n’exploite qu’une poignée de robotaxis à Austin, au Texas, et ne propose pas encore de service de covoiturage autonome généralisé.
Dans ce contexte, la confirmation du verdict de 243 millions de dollars représente un revers juridique et financier pour la marque. L’affaire met en lumière les enjeux liés aux systèmes avancés d’assistance à la conduite, à la responsabilité constructeur et à la communication sur les capacités réelles des technologies embarquées.
Notre avis, par leblogauto.com
La décision du tribunal fédéral confirme la responsabilité partielle de Tesla dans un accident impliquant l’Autopilot. Les juges ont estimé que les preuves présentées justifiaient pleinement le verdict du jury. Ce dossier illustre les risques juridiques associés aux systèmes de conduite semi-autonome. Il intervient alors que le constructeur ambitionne de déployer un réseau élargi de robotaxis aux États-Unis d’ici 2026.
Seat et Cupra lanceront en 2026 la Cupra Raval, premier modèle 100 % électrique produit à Martorell.
L’année 2026 s’annonce stratégique pour Seat et Cupra. Le constructeur espagnol s’apprête à franchir une étape majeure avec le lancement de la Cupra Raval, premier véhicule 100 % électrique produit dans son usine de Martorell. Cette citadine électrique marquera l’aboutissement d’une transformation industrielle engagée depuis plusieurs années et symbolisera le début d’une nouvelle ère pour la marque.
L’objectif affiché est clair : positionner l’Espagne comme un pilier de l’électromobilité européenne et faire de Martorell l’épicentre de la mobilité du futur. En toile de fond, un vaste projet industriel piloté dans le cadre du Brand Group Core du Volkswagen Group, qui regroupe plusieurs marques et coordonne le développement d’une nouvelle génération de voitures électriques urbaines.
Martorell entre dans l’ère 100 % électrique
L’usine de Martorell s’est profondément transformée pour accueillir la production en série de véhicules électriques. Près de 160 000 m² ont été adaptés afin d’intégrer les spécificités techniques liées à l’assemblage d’une voiture électrique, notamment en matière de batteries, de carrosserie et de chaîne de montage.
La ligne de production 1 a été rénovée, avec l’intégration de 1 000 nouveaux robots dans la phase de carrosserie. L’outil industriel comprend également 60 matrices de découpe de composants, dont la nouvelle presse PXL. Quatre nouvelles teintes de carrosserie ont été développées pour cette famille de modèles électriques, soulignant l’importance accordée au design et à la personnalisation dans le segment urbain.
La transformation industrielle comprend aussi l’installation d’un pont automatisé de 600 mètres reliant l’usine d’assemblage des systèmes de batteries à la ligne de production. Situé à cinq mètres de hauteur, ce dispositif logistique assure un flux continu et optimisé des batteries vers la chaîne d’assemblage, élément central dans la fabrication d’un véhicule zéro émission.
Avant le démarrage de la production en série, le site est entré dans la phase dite de « série 0 ». Cette étape permet aux équipes de production de valider les processus industriels, de contrôler les standards de qualité et d’ajuster les paramètres techniques. Il s’agit d’une phase cruciale pour garantir la fiabilité du futur modèle électrique avant sa commercialisation.
Un projet industriel d’envergure nationale
La Cupra Raval ne constitue pas un projet isolé. Elle est le premier modèle d’une famille de voitures électriques urbaines développée pour le Brand Group Core du Volkswagen Group. Quatre modèles de trois marques différentes seront produits en Espagne : la Raval et la Volkswagen ID. Polo à Martorell, ainsi que la Skoda Epiq et la Volkswagen ID. Cross dans les installations de Volkswagen Navarra.
Ce programme industriel repose sur une collaboration étroite entre les équipes de Martorell et celles de Volkswagen Navarra. Plus de 560 000 heures de formation ont déjà été réalisées afin d’accompagner la montée en compétences vers l’électrification, couvrant les métiers liés à l’assemblage, à la gestion des batteries haute tension et aux nouveaux standards de production.
L’écosystème industriel espagnol joue un rôle central dans ce déploiement. Plus de 90 fournisseurs et 110 usines de production sont impliqués dans le projet. Ensemble, ils représentent 70 % du coût des matériaux attribués à cette nouvelle famille de véhicules électriques urbains. Ce maillage industriel consolide la position de l’Espagne comme acteur clé de la chaîne de valeur automobile européenne.
Une nouvelle ère pour la mobilité urbaine
Avec la Raval, Seat & Cupra entend prendre la tête de la mobilité électrique urbaine. Ce modèle sera le premier à prendre la route dans cette nouvelle génération de citadines zéro émission. Son lancement en 2026 symbolisera l’aboutissement d’une transformation stratégique, industrielle et technologique.
L’ambition affichée est de promouvoir l’électromobilité en Europe depuis la péninsule ibérique, en s’appuyant sur un site flexible capable de produire des véhicules 100 % électriques, mais aussi hybrides et à combustion efficiente pour différentes marques du groupe. Martorell se positionne ainsi comme une plateforme multi-énergies, prête à répondre aux évolutions du marché automobile et aux exigences réglementaires en matière d’émissions.
Au-delà de la simple mise sur le marché d’un nouveau modèle, la Raval incarne la naissance d’un segment appelé à redéfinir les standards de l’électrification urbaine. L’investissement industriel, la modernisation des infrastructures et la mobilisation de l’ensemble de la filière témoignent d’un changement structurel pour le constructeur espagnol et pour l’industrie automobile nationale.
2026 marquera donc un tournant pour la marque, avec l’entrée en production en série d’un véhicule électrique stratégique. À travers ce projet, Seat & Cupra affirme sa volonté de rapprocher la mobilité durable des conducteurs européens et de s’inscrire durablement dans la transition énergétique du secteur automobile.
Notre avis, par leblogauto.com
Le lancement de la Cupra Raval en 2026 représente l’aboutissement d’une transformation industrielle d’ampleur pour Martorell. Les investissements réalisés et la phase de série 0 montrent une préparation méthodique avant la production en série. L’implication d’un large réseau de fournisseurs espagnols souligne l’importance stratégique du projet pour l’écosystème automobile national. Reste désormais à observer l’accueil commercial de ce premier modèle électrique urbain issu de cette nouvelle génération.
Dans un monde où les emplois du temps s’intensifient et les envies de voyage se multiplient, la location de voiture reste une solution particulièrement adaptée et polyvalente.
Le marché des restomods de prestige s’enrichit d’une nouvelle pépite qui fait déjà sensation. Après des mois de développement et de tests intensifs, Evoluto Automobili vient d’annoncer l’entrée en production de sa 355 by Evoluto, une Ferrari F355 entièrement repensée qui repousse les limites de l’ingénierie automobile. Cette création britannique promet de redéfinir ce qu’on attend d’un restomod haut de gamme, avec des performances qui dépassent largement celles de la voiture originale de Maranello.
La nouvelle a été officialisée par un communiqué de presse d’Evoluto, confirmant que le prototype final de production a reçu l’approbation technique définitive après avoir complété avec succès tous les tests de validation. Cette étape cruciale marque l’aboutissement d’un processus de développement rigoureux qui place la 355 by Evoluto parmi les restomods les plus aboutis du marché actuel.
Un moteur V8 qui repousse les limites du possible
Au cœur de cette machine d’exception bat un V8 3,5 litres atmosphérique entièrement remanié qui développe 414 chevaux et 370 Nm de couple, avec une zone rouge fixée à 8500 tr/min. Ces chiffres impressionnants représentent une augmentation substantielle par rapport aux 375 chevaux d’origine de la F355 de 1994. Mais Evoluto ne s’arrête pas là et propose également une version encore plus radicale.
Pour les puristes en quête d’sensations ultimes, la firme britannique offre une variante 3,7 litres qui pousse la puissance à 474 chevaux et le couple à 400 Nm, avec une zone rouge vertigineuse de 9000 tr/min. Cette version débridée intègre des arbres à cames à levée extrême, des composants internes renforcés et un système d’alimentation optimisé pour supporter un fonctionnement prolongé à haute vitesse.
Les ingénieurs d’Evoluto ont repensé chaque composant du moteur : nouveaux pistons et bielles pour réduire l’inertie, culasses retravaillées pour améliorer la respiration, et un système d’échappement en acier inoxydable sur mesure qui amplifie la théâtralité sonore. Le résultat est un moteur qui conserve l’âme mécanique des années 90 tout en offrant des performances dignes des supercars modernes.
Un châssis et une suspension entièrement repensés
La transformation ne se limite pas au groupe motopropulseur. Evoluto a procédé à une refonte complète du châssis et des suspensions, élargissant les voies de 77 mm à l’avant et de 66 mm à l’arrière. Cette modification substantielle a nécessité la conception de nouveaux bras de suspension supérieurs et inférieurs, de nouvelles fusées, de nouveaux roulements de roue et de nouvelles biellettes de barre anti-roulis.
Les points d’ancrage critiques ont été repensés pour optimiser la géométrie en fonction des pneumatiques modernes, améliorant ainsi le rayon de frottement et la précision de direction. Cette approche méthodique permet à la 355 by Evoluto de se montrer « significativement plus stable et composée, particulièrement lors des transitions à haute vitesse et dans les virages serrés », selon les termes d’Evoluto.
Le système de freinage a également fait l’objet d’une attention particulière, avec l’installation de disques et étriers Brembo massifs : étriers six pistons à l’avant et quatre pistons à l’arrière. Ces composants de course garantissent une puissance de freinage exceptionnelle, adaptée aux performances accrues du véhicule.
Evoluto s’est associé à R53 Suspension pour développer des amortisseurs sur mesure à réglage triple, permettant un ajustement précis selon les conditions d’utilisation. La direction hydraulique a été conservée mais accélérée, passant de 3,25 tours butée à butée à seulement 2 tours, pour une réactivité accrue sans perdre le feeling mécanique authentique.
Une approche puriste dans un monde numérique
Dans une époque où les écrans envahissent les habitacles, Evoluto fait le choix radical de la purité analogique. L’intérieur de la 355 by Evoluto ne comporte aucun écran numérique, privilégiant les cadrans physiques et les commandes rotatives traditionnelles. Cette philosophie s’inscrit dans une démarche de préservation de l’expérience de conduite authentique des années 90.
Le poste de pilotage fait largement appel à la fibre de carbone et aux éléments métalliques usinés, créant un environnement à la fois moderne et respectueux de l’héritage Ferrari. Le système de climatisation a été modernisé pour offrir un confort contemporain, tandis que près de 90% du câblage électrique a été refait pour améliorer la fiabilité – un point faible notoire des Ferrari de cette époque.
Cette attention aux détails se reflète également dans la réduction de poids considérable : la 355 by Evoluto affiche un poids à sec de 1250 kg, soit environ 100 kg de moins qu’une F355 d’époque. Cette cure d’amaigrissement a été obtenue grâce à l’utilisation extensive de matériaux composites, de roulements de roue plus légers et de transmissions retravaillées.
Le design extérieur, développé en collaboration avec Callum Designs, applique des modifications subtiles mais impactantes à la silhouette déjà magnifique de la F355. Le résultat est une esthétique modernisée qui respecte les proportions originales tout en apportant une dimension contemporaine à cette icône des années 90.
Avant de lancer la production, Evoluto a mené un programme de validation exhaustif. Le prototype final a accumulé plus de 8000 km de tests sur circuit et 16000 km d’essais moteur. Un ultime test d’endurance de 32000 km est programmé pour avril, avant le démarrage de la production en mars 2025. Les premières livraisons clients sont attendues pour le quatrième trimestre de cette année.
Cette Ferrari F355 revisitée s’annonce comme l’un des restomods les plus aboutis du marché, avec seulement 55 exemplaires prévus au tarif de 800000 dollars, hors coût de la voiture donneuse. Un investissement conséquent pour une expérience de conduite unique qui marie le meilleur des années 90 aux technologies modernes, tout en préservant l’âme mécanique qui fait le charme des Ferrari de cette époque légendaire.
Après une année 2025 marquée par une perte nette historique, Stellantis annonce un “reset” stratégique. Le nouveau directeur général, Antonio Filosa, évoque le coût d’une surestimation du rythme de la transition énergétique. Le groupe veut désormais élargir son offre entre électrique, hybride et thermique.
Des résultats 2025 lourdement affectés
En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis s’établit à 153,5 milliards d’euros, en recul de 2 % par rapport à 2024. Le groupe explique cette baisse par une évolution défavorable des taux de change et par une diminution des prix nets au premier semestre.
La perte nette atteint 22,3 milliards d’euros. Elle résulte principalement de 25,4 milliards d’euros de charges exceptionnelles enregistrées sur l’année. Ces éléments sont liés à un changement stratégique présenté comme un recentrage sur les attentes des clients.
La perte opérationnelle courante s’élève à 842 millions d’euros, avec une marge opérationnelle ajustée négative de 0,5 %. Le free cash-flow industriel est lui aussi dans le rouge, à -4,5 milliards d’euros.
Un second semestre en amélioration
Le deuxième semestre 2025, premier entièrement piloté par la nouvelle équipe de direction, montre une évolution différente selon le communiqué.
Le chiffre d’affaires progresse de 10 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le free cash-flow industriel reste négatif à -1,5 milliard d’euros, mais il s’améliore d’environ 50 % par rapport au premier semestre 2025 et de 73 % par rapport au second semestre 2024.
Stellantis indique disposer de 46 milliards d’euros de liquidités industrielles à la fin de 2025. Pour préserver la solidité du bilan, le conseil d’administration a autorisé la suspension du dividende 2026 et la possibilité d’émettre jusqu’à 5 milliards d’euros d’obligations hybrides.
Un “reset” stratégique assumé
Antonio Filosa, directeur général, estime que les résultats 2025 traduisent le coût d’une surestimation du rythme de la transition énergétique. En gros, il « charge la barque » de son prédécesseur Carlos Tavares pourtant très prudent sur le véhicule électrique.
Le groupe annonce un repositionnement visant à replacer la liberté de choix des clients au centre de son offre, avec une gamme couvrant véhicules électriques, hybrides et thermiques. En clair, comme d’autres constructeurs ayant cru finalement aux sirènes européennes et californienne du VE, Stellantis va de nouveau faire du thermique.
Stellantis met également en avant une nouvelle vague de lancements produits et l’introduction de nouvelles options de groupes motopropulseurs. L’objectif est d’élargir la couverture du marché dans plusieurs régions : Amérique du Nord, Europe élargie, Amérique du Sud, Moyen-Orient et Afrique.
Malgré une perte historique en 2025, cap maintenu sur 2026
Malgré les pertes enregistrées en 2025, Stellantis confirme ses perspectives financières pour 2026.
Le groupe prévoit une amélioration progressive du chiffre d’affaires net, de la marge opérationnelle ajustée et du free cash-flow industriel. Il anticipe également une progression entre le premier et le second semestre 2026.
La priorité affichée pour l’année à venir est l’exécution opérationnelle.
Notre avis, par leblogauto.com
C’est une opération somme toute classique que de charger son prédécesseur de tous les maux. En passant une grosse charge exceptionnelle, on met le groupe sous alerte. On peut ainsi plus facilement présenter un bilan mirifique l’année suivante.
Dans ces annonces, on a tout de même une bonne nouvelle, on devrait retrouver des groupes motopropulseurs modernisés, et même du diesel. Enfin.
Pour ceux qui regardent le cours de bourse, l’action STLA est passé de près de 27 € en mars 2024 à 6,50 € aujourd’hui deux ans plus tard. C’est peut-être le bon moment pour se positionner sur l’action. Si 2026 voit les comptes se redresser comme prévu, l’action pourrait bien retrouver de bons niveaux.
Glossaire technique
Free cash-flow industriel (IFCF) Flux de trésorerie généré par l’activité industrielle du groupe. Il mesure la capacité de l’entreprise à financer ses investissements et son activité avec ses propres ressources.
Perte opérationnelle courante (AOI) Résultat opérationnel ajusté. Il reflète la performance de l’activité avant éléments exceptionnels ou non récurrents.
Charges exceptionnelles Dépenses ou dépréciations ponctuelles, liées à des décisions stratégiques ou à des événements spécifiques, qui ne relèvent pas de l’activité normale.
Obligations hybrides Titres financiers à mi-chemin entre dette et capitaux propres. Ils permettent de lever des fonds tout en renforçant la structure financière.
Comme à son habitude depuis sa renaissance en 2001, Mini mise sur l’héritage sportif de la Mini classique. Voici donc une sorte d’hommage à la victoire au rallye-de Monte Carlo en 1965.
Nous sommes en 2026, et Mini évoque la victoire de Timo Mäkinen au rallye Monte Carlo… en 1965. Cette édition limitée a donc un an de retard. Deux ? Oui, peut-être deux car la première victoire de Mini dans l’un des plus célèbres rallyes automobiles remonte à 1964.
Ce qui est présent
Inévitablement, on retrouve la livrée rouge avec toit blanc (indisponible dans la configuration de base). Elle est enrichie d’une bande blanche sur le capot et le hayon. Un symbole qui semble aujourd’hui devenu la signature nécessaire de toute sportive qui se respecte, mais qui était absente sur la Mini Cooper S des années 60. Divers marquages évoquant soit le numéro « 52 » de la Mini victorieuse, soit l’année 1965, sont présents à l’intérieur comme à l’extérieur. Un simple petit autocollant sur la porte évoque le pilote Timo Mäkinen et son copilote Paul Easter, ainsi que l’immatriculation AJB44B de leur bolide.
Cette édition spéciale Mini 1965 Victory Edition sera déclinée sur les deux motorisations essence les plus performantes : Cooper S (150 kW / 204 ch) et Cooper S JCW (170 kW / 231 ch). Mais aussi en électrique sur la seule Cooper S JCW (190 kW / 258 ch). De manière étonnante, Mini cherche-t-il à limiter la diffusion de la version électrique ?
Et ce qui est absent
Avouons que pour célébrer un événement aussi fondateur que les victoires en rallye, en particulier au Monte Carlo, de la marque britannique, on reste sur sa faim. Aucune évolution mécanique ou châssis ne figure au programme. Et les évolutions stylistiques se contentent en réalité de variations de couleurs et matières et de quelques badges. Même les jantes sont des modèles standards. On aurait peut-être à minima apprécié un dessin de jante évoquant les Minilite, ou même un nouveau bouclier rappelant les projecteurs additionnels des versions de rallye…
Tesla teste en Europe son FSD Supervised capable de reconnaître les gestes humains et d’interpréter les signaux routiers complexes.
Tesla poursuit le développement de son système de conduite assistée avec des essais européens de son FSD Supervised. Le constructeur américain a diffusé une vidéo montrant son dispositif d’assistance à la conduite en situation réelle sur le réseau routier européen. Ces tests mettent en avant une avancée notable : la capacité du système à reconnaître et interpréter les gestes humains, comme le ferait un conducteur expérimenté.
Le FSD (Full Self-Driving) Supervised s’inscrit dans la stratégie de Tesla visant à perfectionner ses technologies de pilotage automatique. Dans les séquences publiées, le véhicule électrique équipé du logiciel réagit à des situations de circulation complexes en tenant compte des signaux manuels émis par des agents ou d’autres usagers de la route. L’objectif est clair : améliorer l’interaction entre l’intelligence artificielle embarquée, l’environnement routier et les conducteurs humains.
Des essais routiers en conditions réelles
Lors de ces essais réalisés en Europe, le système d’aide à la conduite a démontré sa capacité à reconnaître les gestes d’un contrôleur de la circulation. Selon Elon Musk, le pilote automatique est désormais capable d’interpréter correctement les signaux manuels d’un agent dirigeant le trafic.
Un exemple précis illustre cette évolution : lors d’un test, la voiture a franchi un feu rouge sous la direction d’un policier, sans intervention du conducteur. Dans un contexte traditionnel, ce type de situation nécessite une lecture fine de l’environnement, intégrant la signalisation lumineuse, les règles du code de la route et les instructions ponctuelles données par un humain. Le système FSD Supervised semble avoir intégré cette complexité grâce à l’amélioration de son architecture logicielle.
D’autres scénarios ont également été mis en avant. Le véhicule autonome s’est arrêté complètement à un panneau STOP avant de repartir uniquement après avoir interprété un geste de « continuer ». Dans un carrefour, il a su comprendre le signal d’un autre automobiliste lui permettant d’effectuer une manœuvre. Ces exemples montrent une prise en compte élargie du contexte de circulation, incluant non seulement les infrastructures routières, mais aussi les interactions sociales entre conducteurs.
Une évolution technique du réseau neuronal
Ces progrès sont attribués à la mise à jour FSD v14.2. Les ingénieurs ont optimisé l’encodeur visuel du réseau neuronal, améliorant le niveau de détail du traitement d’image. Cette évolution logicielle renforce la capacité du système à analyser l’environnement grâce aux caméras embarquées, élément central du dispositif de conduite assistée.
Concrètement, l’amélioration du traitement visuel permet une meilleure reconnaissance des véhicules d’urgence, des obstacles présents sur la chaussée et des gestes humains. L’algorithme de perception bénéficie ainsi d’une lecture plus fine des scènes de circulation. Cette précision accrue contribue à fluidifier le comportement du véhicule électrique : les essais évoquent une conduite sans freinages brusques ni retards, signe d’une gestion plus naturelle des événements routiers.
Dans l’univers des technologies automobiles, l’optimisation du réseau neuronal constitue un enjeu clé. La qualité de l’analyse des données issues des capteurs conditionne la fiabilité du pilotage semi-autonome. En améliorant l’encodeur visuel, Tesla renforce la performance de son système d’assistance avancée à la conduite (ADAS), un segment stratégique dans l’industrie automobile mondiale.
Certification et cadre réglementaire en question
Le développement de telles fonctionnalités place Tesla dans une position renforcée sur le marché des véhicules dotés d’assistants de conduite avancés. La reconnaissance des signaux humains représente une étape significative vers une interaction plus naturelle entre les systèmes autonomes et l’environnement réel. Cette capacité à comprendre des gestes, au-delà de la simple signalisation verticale ou horizontale, constitue un jalon important dans l’évolution de la voiture autonome.
Toutefois, la question de la certification et du statut juridique demeure centrale. Si la technologie se montre fiable dans des scénarios complexes, son déploiement à grande échelle dépendra des cadres réglementaires propres à chaque pays. Les autorités devront évaluer la conformité du système aux normes de sécurité routière, ainsi que les responsabilités en cas d’incident impliquant un véhicule équipé du FSD Supervised.
Dans un contexte européen marqué par une réglementation stricte en matière d’homologation automobile, ces essais routiers constituent une phase déterminante. La validation officielle de systèmes de conduite semi-autonome nécessite des tests approfondis et une reconnaissance légale précise de leur niveau d’autonomie.
En attendant, les démonstrations publiées illustrent les ambitions de Tesla dans le domaine du véhicule autonome. L’intégration d’une reconnaissance avancée des gestes humains marque une nouvelle étape dans la convergence entre intelligence artificielle, mobilité électrique et innovation automobile.
Notre avis, par leblogauto.com
Les éléments présentés montrent une évolution technique centrée sur l’amélioration du traitement visuel et de la reconnaissance contextuelle. La capacité à interpréter les gestes humains constitue un progrès fonctionnel dans des situations de circulation complexes. Toutefois, le texte souligne lui-même que la question réglementaire reste ouverte. La validation juridique et la certification seront déterminantes pour l’exploitation effective de ces avancées sur le marché européen.
Ferrari repart pour une 4ème saison consécutive en WEC, en ayant désormais à défendre les titres mondiaux Constructeurs et Pilotes acquis lors d’une saison 2025 historique. En effet, Maranello a renoué l’an passé avec le titre des constructeurs, ce qui n’était plus arrivé depuis 1972. Triple vainqueur en date du Mans en 2023, 2024 et 2025 (avec la voiture AF Corse jaune), Ferrari a présenté la livrée revisitée de la 499P engagée par l’équipe officielle Ferrari – AF Corse lors d’un événement organisé au Musée Enzo Ferrari de Modène.
Lauriers et flèches
Les lauriers du Championnat du Monde ornent la livrée et sont mis en évidence sous l’écusson au cheval cabré, au niveau de l’aile avant des deux prototypes. La livrée de la 499P évolue tout en restant fidèle à son héritage, continuant de rendre hommage à la 312 P qui a dominé les courses d’endurance jusqu’en 1973, la dernière année où Ferrari a concouru pour les honneurs généraux avant son retour historique en 2023.
Le Rosso Scuderia est cependant appliqué dans une version brillante plutôt que mate. La couleur et la finition sont identiques à celles de la monoplace de Formule 1 SF-26, et les tifosis espèrent un succès égal dans les deux disciplines. Le rouge emblématique est à nouveau associé au Giallo Modena, la teinte qui définit les lignes de la carrosserie et qui, pour 2026, met particulièrement l’accent sur les volumes du cockpit.
Par rapport aux versions précédentes, la 499P de spécification 2026 se distingue par l’orientation des lignes diagonales jaunes formant une flèche, mais désormais inversée : sa pointe est dirigée vers l’aileron arrière et non vers le sens de la marche. Un choix du Centro Stile Ferrari qui souligne davantage le rôle central du cockpit : à la fois comme élément structurel au cœur de la voiture et comme élément hautement symbolique du design.
Continuité
On ne change pas une équipe qui gagne : les équipages de 2025 sont reconduits à l’identique, avec la voiture numéro 50confiée au trio Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen, tandis que la numéro 51 sera pilotée par Alessandro Pier Guidi, James Calado et Antonio Giovinazzi. Forts de leur titre de champions du monde des pilotes 2025, les pilotes de la n°51 arboreront les lauriers FIA décernés aux pilotes, affichés sur les ailerons latéraux.
La 499P est équipée d’un groupe motopropulseur hybride associant un moteur thermique V6 biturbo en position centrale arrière à un système de récupération d’énergie (ERS) monté sur l’essieu avant. Bien que présentant des caractéristiques spécifiques, le moteur thermique est dérivé de la famille des six cylindres Maranello utilisée dans les voitures de route, illustrant ainsi le transfert de technologie entre les modèles de compétition et de série.
Ajustements règlementaires
La voiture de 2026 n’introduit aucun changement technique majeur, mais Maranello a travaillé pour progresser sur les configurations où ils ont connu des difficultés en 2025, surtout en seconde partie de saison. N’oublions pas cependant que la Bop (balance de performance) influe sur le niveau de performances et qu’elle est régulièrement réajustée par les instances sportives.
Toutefois, quelques modifications ont dû être effectuées en lien avec le changement du lieu de l’homologation des LMH, qui est désormais effectuée – selon l’accord entre la FIA, l’ACO et l’IMSA – dans la seule soufflerie ultra moderne de Windshear à Concord, aux États-Unis, cela dans le but de parvenir à une meilleure Balance de Performance (BoP).
« Les courses où nous avons rencontré des difficultés en 2025 sont celles qui nous ont donné les indications les plus claires pour progresser. À cela s’ajoute le fait que nous avons dû réhomologuer la voiture et que nous utiliserons de nouveaux pneus », a ainsi expliqué Ferdinando Cannizzo, responsable des véhicules d’endurance de Ferrari.
« La fédération a décidé de réévaluer toutes les voitures dans une nouvelle soufflerie aux États-Unis. Cela a conduit à un repositionnement de la 499P dans la fenêtre de performance, qui doit désormais être pleinement comprise et traitée par des ajustements des réglages. »
Nouveaux pneus
Le package aero a ainsi été revu sur des zones spécifiques de la 499P, principalement le soubassement, afin d’atteindre les objectifs de traînée et d’appui aérodynamique définis par le règlement. La référence aux nouveaux pneus introduits par Michelin est liée à l’arrivée d’une nouvelle version des Pilot Sport pour les prototypes, avec trois types de gommes différents, qui représenteront une autre inconnue pour les écuries.
Ferdinando Cannizzo, responsable des voitures d’endurance : Concernant les nouveaux pneus Michelin, il nous faut non seulement rétablir la corrélation entre les données de soufflerie et les performances en piste, mais aussi trouver une nouvelle adéquation entre les réglages de la voiture et les pneus. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu l’occasion d’explorer pleinement toutes les gommes, ayant principalement testé la gomme medium. Si la montée en température des pneus s’est améliorée, nous devons encore appréhender pleinement son impact sur l’équilibre général de la voiture. Nous finaliserons ce travail d’ici le début du championnat .
Des objectifs évidents
Si Porsche n’est plus là, on doit s’attendre à une rivalité accrue avec Toyota, qui a fait le choix du changement en introduisant une toute nouvelle machine, la TR010.
Antonello Coletta, responsable mondial de l’endurance et des clients Corse : « L’objectif pour 2026 est de défendre le leadership que nous avons acquis en 2025. Ce ne sera pas simple, car nos rivaux sont de plus en plus compétitifs et beaucoup d’entre eux alignent des voitures mises à jour, tandis que nous avons adopté une approche différente, convaincus que la 499P reste suffisamment compétitive pour lutter au plus haut niveau.
Nous aborderons la saison course après course, avec pour objectif d’obtenir le meilleur résultat possible. Notre philosophie est de toujours regarder vers l’avenir, sans nous attarder sur les succès passés, même après une saison inoubliable comme celle de 2025, où nous avons vécu l’expérience unique de ramener un titre mondial en catégorie reine de l’endurance à Maranello après plus de 50 ans.
En 2026, nous aborderons ce défi avec une concentration maximale, sans nous laisser perturber si les choses ne se déroulent pas toujours parfaitement. Nos pilotes possèdent une riche expérience, et je suis donc convaincu qu’aucun d’entre eux ne ressentira la pression de débuter la saison en tant que champions du monde en titre .
Nissan brevète un pack de batteries mobile pour véhicules électriques afin d’améliorer stabilité, tenue de route et dynamique.
Le constructeur japonais Nissan explore une voie technologique inédite dans l’univers des véhicules électriques (VE). Alors que la majorité des modèles électriques actuels intègrent un pack de batteries fixe, généralement logé dans le plancher pour abaisser le centre de gravité, la marque propose une architecture radicalement différente : une batterie capable de se déplacer à l’intérieur même de la carrosserie durant la conduite. Cette innovation, encore au stade de brevet, pourrait redéfinir l’approche de la dynamique automobile appliquée aux voitures électriques.
Une batterie mobile intégrée à la carrosserie
Selon la demande de brevet déposée par le constructeur, le pack de batteries n’est plus rigidement fixé au châssis. Il est installé dans un cadre spécifique qui lui permet de coulisser le long de l’axe longitudinal ou transversal du véhicule. Le mouvement est assuré par des actionneurs électriques, pilotés en temps réel.
Ce dispositif repose sur une suite complète de capteurs embarqués : accéléromètres, gyroscopes, caméras et capteurs de répartition de masse analysent en permanence le comportement routier. En fonction des données collectées — accélération, freinage, prise de virage ou stabilité à haute vitesse — le système ajuste la position de la batterie afin d’optimiser l’équilibre global du véhicule.
Dans l’industrie automobile, la batterie constitue l’élément le plus lourd d’un véhicule électrique. Elle est traditionnellement intégrée de manière fixe afin de garantir rigidité structurelle et sécurité. L’approche de Nissan remet en question cette architecture classique en introduisant un élément mobile au cœur même du châssis, transformant un composant passif en organe dynamique.
Transformer la masse en atout dynamique
L’idée développée par Nissan est à la fois simple et ambitieuse : utiliser le poids conséquent de la batterie comme un outil actif au service de la tenue de route. Plutôt que de subir la masse importante inhérente aux VE, le constructeur entend exploiter cette caractéristique pour améliorer les performances dynamiques.
En déplaçant le centre de gravité, il devient possible de limiter le roulis de la carrosserie, d’améliorer l’équilibre en courbe et de renforcer la stabilité directionnelle à haute vitesse. Une telle technologie pourrait optimiser l’adhérence, affiner la précision de la direction et offrir un comportement plus incisif, notamment dans des conditions de conduite exigeantes.
Le système fonctionnerait selon différents modes de conduite, à l’image d’un mode sport. Dans cette configuration, la répartition de la masse serait adaptée aux sollicitations dynamiques, potentiellement pour réduire les temps au tour sur circuit et maximiser la performance en virage. À l’inverse, d’autres réglages pourraient privilégier confort et stabilité en usage quotidien.
Ce concept s’inscrit dans une réflexion plus large sur la dynamique des véhicules électriques. Si ces derniers excellent souvent en accélération linéaire grâce au couple instantané du moteur électrique, ils doivent composer avec un poids élevé. En rendant la batterie mobile, Nissan cherche à compenser cet inconvénient structurel.
Un brevet prometteur mais encore théorique
Pour l’heure, cette technologie demeure au stade de brevet. Aucune information ne confirme une application prochaine sur un modèle de série. Le passage d’un concept breveté à une production industrielle suppose de nombreuses validations techniques, notamment en matière de sécurité, de fiabilité mécanique et d’intégration au châssis.
Néanmoins, cette initiative illustre la volonté de Nissan de poursuivre l’innovation dans le domaine des véhicules électriques. Plutôt que de se limiter à l’optimisation de l’autonomie ou des performances en ligne droite, le constructeur s’intéresse à la dimension émotionnelle et dynamique de la conduite.
En explorant des solutions non conventionnelles, Nissan ambitionne de proposer des voitures électriques capables d’offrir un agrément de conduite comparable, voire supérieur, à celui des véhicules thermiques traditionnels. La recherche d’un meilleur équilibre, d’une stabilité accrue et d’une direction plus précise témoigne d’une approche globale de l’ingénierie automobile.
Si le brevet aboutissait à une application concrète, il pourrait marquer une évolution notable dans la conception des plateformes électriques. En attendant, cette technologie de pack de batteries mobiles reste une piste d’innovation qui souligne l’importance croissante de la dynamique et de la répartition des masses dans le développement des futurs véhicules électriques.
Notre avis, par leblogauto.com
Le brevet déposé par Nissan met en avant une approche technique originale visant à optimiser la dynamique des véhicules électriques. L’idée d’utiliser la masse du pack de batteries comme élément actif de répartition du poids s’inscrit dans une logique d’amélioration de la tenue de route et de la stabilité. À ce stade, aucune application concrète n’est annoncée, et le concept reste théorique. Il témoigne néanmoins d’une réflexion approfondie sur l’architecture et le comportement routier des futurs VE.
La victoire retentissante de Dacia au rallye Dakar 2026 ne pouvait pas passer inaperçue. Le constructeur roumain vient de dévoiler sa réponse automobile à cet exploit : le Duster Spirit of Sand, une édition limitée qui transpose l’ADN du désert sur les routes européennes. Avec seulement 500 exemplaires produits exclusivement pour le marché roumain, cette version ultra-exclusive du SUV emblématique promet de faire sensation parmi les collectionneurs et passionnés d’automobiles.
Cette édition spéciale marque un tournant dans la stratégie de Dacia, qui ose enfin jouer la carte de l’exclusivité après des années de positionnement sur le rapport qualité-prix. Le Spirit of Sand incarne parfaitement l’esprit de conquête qui a propulsé la marque vers les sommets du plus difficile des rallyes-raids mondiaux.
Un design inspiré des dunes et du rallye-raid
Le Dacia Duster Spirit of Sand ne se contente pas d’arborer un badge spécial. Cette édition limitée développe une identité visuelle unique qui puise directement dans l’univers du Dakar. La carrosserie adopte une teinte Sandstone exclusive, évoquant les sables du désert que les pilotes Dacia ont domptés lors de leur victoire historique.
Les détails esthétiques témoignent d’un soin particulier : les rétroviseurs se parent d’une finition Copper Brown qui contraste élégamment avec la carrosserie, tandis que les jantes alliage 17 pouces noires confèrent au véhicule une prestance indéniable. Des décalcomanies spécifiques ornent les parties basses de la carrosserie, rappelant subtilement l’héritage rallye de cette version d’exception.
Cette approche esthétique s’inspire directement du concept Soul of Dakar présenté en décembre 2024, mais dans une version plus civilisée adaptée à un usage quotidien. Le résultat frappe par son équilibre entre sophistication et robustesse, caractéristique qui définit parfaitement l’ADN Dacia nouvelle génération.
Pour les propriétaires souhaitant pousser plus loin la personnalisation, Dacia propose une gamme d’accessoires optionnels exclusifs sur le marché roumain. Cette liste comprend notamment un porte-bagages de toit, des éclairages LED additionnels, des pneumatiques BFGoodrich tout-terrain et même un kit de surélévation de 30 millimètres pour les plus aventureux.
Une mécanique hybride bi-carburant révolutionnaire
Le cœur battant du Duster Spirit of Sand réside dans son groupe motopropulseur Hybrid-G 150 4×4 dernière génération. Cette technologie de pointe combine l’électrification moderne avec la praticité du bi-carburant, une solution particulièrement innovante dans le segment des SUV compacts.
Le système s’articule autour d’un moteur turbo 1.2 litre mild-hybrid développant 138 chevaux et 230 Nm de couple, épaulé par un moteur électrique de 30 chevaux monté sur l’essieu arrière. Cette configuration permet d’atteindre une puissance combinée de 152 chevaux, faisant de cette version la plus puissante jamais commercialisée dans la gamme Duster.
La transmission automatique double embrayage à six rapports assure des passages de vitesses fluides et optimise l’efficacité énergétique du système hybride. La batterie 48V alimente le moteur électrique arrière, créant une transmission intégrale intelligente qui s’adapte automatiquement aux conditions de roulage.
L’aspect le plus remarquable de cette motorisation réside dans sa capacité bi-carburant. Grâce aux deux réservoirs de 50 litres chacun (essence et GPL), le véhicule peut parcourir jusqu’à 1 500 kilomètres entre deux pleins. Cette autonomie exceptionnelle répond parfaitement aux besoins des grands voyageurs et des amateurs d’aventures au long cours.
Cette prouesse technique illustre parfaitement la philosophie Dacia : proposer des solutions pratiques et économiques sans sacrifier les performances. Le système hybride bi-carburant représente une alternative crédible aux motorisations diesel traditionnelles, tout en conservant l’avantage économique du GPL.
Un équipement haut de gamme et des protections renforcées
Contrairement aux éditions limitées qui se contentent souvent d’ajouts cosmétiques, le Spirit of Sand intègre l’ensemble des équipements disponibles dans la gamme Duster. Cette approche généreuse justifie son positionnement tarifaire et confirme sa vocation d’étendard technologique de la marque.
L’habitacle bénéficie d’un système multimédia 10,1 pouces dernière génération, d’une climatisation automatique et de sièges avant chauffants avec réglages multiples pour le conducteur. Le volant chauffant, les capteurs de stationnement et la caméra Multiview complètent cet arsenal technologique digne des segments supérieurs.
Plus surprenant encore, cette édition intègre des systèmes d’aide à la conduite avancés comme le régulateur de vitesse adaptatif et la détection d’angle mort. Ces équipements marquent une évolution notable dans la stratégie Dacia, traditionnellement réticente à multiplier les assistances électroniques.
L’élément le plus significatif reste la protection renforcée du châssis, directement inspirée de l’expérience Dakar. Le bouclier de protection moteur et boîte de vitesses, fabriqué en duralumin de 6 millimètres d’épaisseur, constitue un équipement de série sur cette version. Cet alliage d’aluminium ultra-résistant, proposé en option sur les autres versions Extreme, témoigne de l’engagement de Dacia envers la robustesse.
Cette protection permet aux propriétaires de s’aventurer sur des terrains difficiles sans crainte d’endommager les organes vitaux du véhicule. Une caractéristique essentielle pour un SUV qui revendique ses capacités tout-terrain, particulièrement appréciable pour les amateurs de randonnées et d’escapades hors des sentiers battus.
Une exclusivité roumaine à 28 990 euros
Le Dacia Duster Spirit of Sand adopte une stratégie commerciale aussi exclusive que sa mécanique. Avec seulement 500 exemplaires produits, cette série limitée s’adresse exclusivement au marché roumain, terre natale de la marque. Cette décision marketing intelligente crée un effet de rareté tout en honorant les racines de Dacia.
Le tarif de 28 990 euros positionne cette version au sommet de la gamme Duster, mais reste cohérent compte tenu de l’équipement pléthorique et de l’exclusivité du modèle. Ce prix reflète également la valeur ajoutée des protections renforcées et du système hybride bi-carburant, technologies coûteuses à développer et produire.
Les commandes s’effectuent exclusivement en ligne, modernisant l’expérience d’achat pour cette clientèle ciblée. Les premières livraisons débuteront en avril 2026, laissant aux futurs propriétaires le temps d’anticiper la réception de leur véhicule d’exception.
Cette stratégie de distribution limitée géographiquement pourrait créer un marché secondaire dynamique dans les autres pays européens, où les collectionneurs n’hésiteront probablement pas à payer une prime pour acquérir l’un de ces 500 exemplaires.
Ce Dacia Duster représente bien plus qu’une simple édition limitée. Cette version incarne la nouvelle ambition de Dacia, capable de conjuguer accessibilité, innovation technique et exclusivité. En célébrant sa victoire au Dakar par cette réalisation automobile, la marque roumaine démontre qu’elle peut désormais rivaliser avec les constructeurs premium sur le terrain de l’émotion, tout en conservant son ADN pratique et accessible. Cette stratégie pourrait bien inspirer d’autres éditions limitées à l’avenir, marquant un tournant dans l’histoire de Dacia.
Le président américain Donald Trump effectuera une visite officielle en Chine du 31 mars au 2 avril pour une rencontre très attendue avec son homologue chinois Xi Jinping. Ce déplacement intervient dans un contexte diplomatique et économique particulièrement sensible, marqué par l’annulation par la Cour suprême des États-Unis d’une partie des tarifs douaniers globaux imposés par l’administration Trump.
Un responsable de la Maison Blanche a confirmé le voyage, annoncé peu après que la plus haute juridiction américaine a invalidé plusieurs mesures tarifaires utilisées dans le cadre de la guerre commerciale mondiale, notamment certaines visant les exportations chinoises. Cette décision judiciaire rebat les cartes des relations commerciales entre les deux premières économies mondiales, déjà fragilisées par des années de tensions.
Une décision judiciaire qui rebat les cartes
La Cour suprême a jugé que certains droits de douane de 20 % appliqués aux exportations chinoises vers les États-Unis, instaurés au titre de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale (IEEPA), excédaient l’autorité présidentielle. Ces tarifs avaient été justifiés par des urgences nationales liées à la distribution de fentanyl et aux déséquilibres commerciaux.
En revanche, d’autres droits de douane, notamment ceux imposés en vertu des sections 301 et 232 des autorités commerciales législatives, restent en vigueur. L’ampleur exacte des mesures que Donald Trump pourrait rétablir demeure incertaine. Lors d’une conférence de presse, il a toutefois évoqué l’instauration d’un nouveau tarif mondial de 10 % pour une durée de 150 jours.
L’administration Trump a défendu les tarifs mondiaux comme une réponse nécessaire à des déséquilibres commerciaux jugés préjudiciables à l’industrie manufacturière américaine. Le président considère en effet le déficit commercial comme une urgence nationale affectant la compétitivité industrielle des États-Unis.
Une trêve commerciale fragile
Les discussions prévues à Pékin devraient principalement porter sur l’extension de la trêve commerciale conclue lors d’une précédente rencontre en octobre en Corée du Sud. Cette trêve avait empêché une nouvelle escalade tarifaire entre Washington et Pékin.
Depuis, les relations bilatérales s’étaient quelque peu stabilisées, après que Donald Trump a réduit certains droits de douane sur les biens chinois, en échange de mesures prises par Pékin, notamment contre le commerce illicite de fentanyl et sur les restrictions à l’exportation de minéraux critiques.
La décision de la Cour suprême introduit toutefois une nouvelle incertitude. Selon Scott Kennedy, expert en économie chinoise au Centre d’études stratégiques et internationales à Washington, cette défaite judiciaire pourrait être perçue à Pékin comme un affaiblissement de la position américaine. Il estime que les responsables chinois souhaitent éviter une nouvelle escalade tout en consolidant une relation bilatérale dans laquelle les États-Unis apparaissent moins dominants.
Taïwan, soja et industrie stratégique
Au-delà des tarifs douaniers et des flux commerciaux, d’autres dossiers sensibles figurent à l’agenda. Bien que la question de Taïwan ait été largement évitée lors de la réunion d’octobre, Xi Jinping a récemment évoqué les ventes d’armes américaines à l’île lors d’un échange téléphonique.
La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire, une position rejetée par Taipei. Les États-Unis maintiennent des liens diplomatiques formels avec Pékin mais sont légalement tenus de fournir à Taïwan les moyens de se défendre. En décembre, Washington a approuvé une vente d’armes d’une valeur de 11,1 milliards de dollars à l’île.
Le commerce agricole constitue également un levier important. Xi Jinping aurait indiqué qu’il envisagerait d’augmenter les achats de soja américain. La Chine est le principal consommateur mondial de soja, et les agriculteurs américains représentent une base politique clé pour Donald Trump. Toutefois, des analystes estiment que la décision de la Cour suprême pourrait réduire la probabilité d’un nouvel achat massif.
Plus largement, la guerre commerciale lancée après le début du second mandat de Trump en janvier 2025 a affecté d’autres partenaires commerciaux, y compris des alliés traditionnels des États-Unis. Les critiques soutiennent que l’imposition de tarifs élevés à l’ensemble des pays a paradoxalement réduit les incitations à relocaliser les chaînes d’approvisionnement hors de Chine.
Le dernier voyage d’un président américain en Chine remonte à 2017, déjà sous la présidence Trump. Le chef de l’État a qualifié la visite à venir de « quelque chose de fou », promettant une démonstration sans précédent.
Dans ce contexte complexe, mêlant politique commerciale, industrie stratégique, agriculture et enjeux géopolitiques, la rencontre de Pékin s’annonce comme un moment clé pour l’équilibre des relations sino-américaines.
Notre avis, par leblogauto.com
Bien que centré sur la politique commerciale, ce déplacement aura des répercussions indirectes sur l’industrie automobile mondiale, sensible aux droits de douane et aux chaînes d’approvisionnement. La décision de la Cour suprême affaiblit temporairement la stratégie tarifaire de l’administration Trump. L’évolution des relations sino-américaines influencera les flux industriels, y compris dans le secteur des véhicules électriques et des composants stratégiques. Cette visite pourrait donc avoir des effets structurants au-delà du seul commerce bilatéral.
Rivian arrive en tête de la satisfaction des propriétaires selon Consumer Reports, malgré une fiabilité jugée parmi les plus faibles.
La marque américaine Rivian conserve la première place du classement de satisfaction des propriétaires publié par Consumer Reports. Pour la troisième année consécutive, le constructeur de véhicules électriques s’impose dans cette enquête de référence du marché automobile américain. Le classement repose sur une question simple posée aux automobilistes : rachèteraient-ils le même véhicule ? Les réponses prennent en compte des critères clés tels que le prix d’achat, le confort, la fiabilité, les performances, la maniabilité et les coûts totaux de possession.
Ce résultat confirme la solidité de l’image de Rivian auprès de ses clients, dans un contexte où la concurrence sur le segment des SUV électriques et des pickups zéro émission s’intensifie. Malgré certaines faiblesses relevées dans d’autres études, la satisfaction globale des propriétaires reste le principal moteur de la performance de la marque.
Une satisfaction record malgré une fiabilité critiquée
Fait notable : Rivian figure toujours parmi les marques les moins bien classées en matière de fiabilité sur 26 constructeurs évalués. Ce paradoxe souligne un phénomène intéressant sur le marché des véhicules électriques : l’expérience utilisateur, le design et les performances peuvent compenser des réserves sur la robustesse mécanique ou électronique.
Dans cette édition, BMW décroche la deuxième place du classement général. Le top dix comprend également Subaru, Tesla, Ford, Genesis, Lexus, Toyota, Honda et Chevrolet. Cette diversité illustre l’équilibre entre marques premium, généralistes et spécialistes de l’électrique dans les préférences des consommateurs.
Le classement met en lumière une évolution des attentes : au-delà de la simple fiabilité, les automobilistes accordent une importance croissante au confort de conduite, à l’ergonomie, à la technologie embarquée et aux coûts d’usage, notamment pour les modèles électriques.
Les R1S et R1T salués pour leur conception
Dans le détail, Rivian domine les catégories du confort et de l’utilisabilité. Consumer Reports souligne la finition de haute qualité et le design intérieur soigné des modèles 2026 Rivian R1S et Rivian R1T. Ces deux véhicules électriques, positionnés respectivement comme SUV à trois rangées et pickup zéro émission, incarnent l’ADN technologique et premium de la marque.
En matière de maniabilité, Rivian se classe deuxième, juste derrière Tesla. Ce critère inclut la précision de la direction, la stabilité du châssis et le comportement routier, des éléments déterminants pour des véhicules de grand gabarit et à forte puissance électrique.
Concernant les coûts totaux de possession, Tesla et Rivian occupent les deux premières positions. Cela comprend les dépenses liées à l’énergie, à l’entretien et à l’usage quotidien. Pour des modèles électriques haut de gamme, cet indicateur est stratégique dans la décision d’achat.
Des résultats plus nuancés sur la valeur
Malgré ces points forts, l’évaluation interne de Consumer Reports nuance le tableau. La valeur attendue des R1S et R1T est jugée moyenne. Autrement dit, le rapport entre le prix, les prestations et la concurrence ne place pas systématiquement les modèles Rivian en tête.
Parmi les SUV électriques à trois rangées testés, le R1S se classe sixième sur huit. De son côté, le R1T occupe la quatrième place sur quatre dans la catégorie des pickups électriques évalués. Ces résultats montrent que, si la satisfaction des propriétaires est élevée, la comparaison objective avec d’autres modèles du marché peut être moins favorable.
Ce contraste illustre la complexité du marché automobile électrique actuel : un véhicule peut générer un fort attachement et un haut niveau de recommandation tout en présentant des performances moyennes dans certains classements comparatifs.
Pour Rivian, cette troisième victoire consécutive en satisfaction client reste néanmoins un atout stratégique. Dans un environnement concurrentiel dominé par l’innovation, l’autonomie, la connectivité et l’expérience utilisateur, la fidélité des propriétaires constitue un indicateur clé de pérennité.
Notre avis, par leblogauto.com
Rivian confirme sa capacité à séduire ses clients, malgré une fiabilité classée parmi les plus faibles selon Consumer Reports. Les R1S et R1T se distinguent par leur confort, leur finition et leur agrément de conduite. En revanche, leur positionnement en termes de valeur reste plus mesuré face à la concurrence. Cette dichotomie entre satisfaction et fiabilité constitue l’un des enjeux majeurs pour la marque dans les années à venir.
En 2025, les garagistes ont enregistré moins de réparations, mais à des tarifs plus élevés. Résultat : un chiffre d’affaires en légère hausse pour la profession. Le panier moyen atteint 403 euros en mécanique et il y a des raisons à cela.
Une activité en léger recul, un chiffre d’affaires en hausse
Les entreprises de mécanique et de carrosserie ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 0,8 % en 2025.
Selon le baromètre publié par Mobilians et Solware, réalisé auprès de 1 164 ateliers, cette hausse s’explique par l’augmentation du montant moyen des réparations, malgré une baisse du nombre d’entrées en atelier.
403 euros en moyenne en mécanique
Dans les 796 ateliers de mécanique étudiés, le panier moyen atteint 403 euros en 2025, contre 392 euros en 2024, soit une hausse de 2,7 %.
Dans le même temps, le nombre d’entrées en atelier recule de 2,2 %, à 41 entrées en moyenne.
Les recettes issues de la vente de pièces diminuent légèrement (-0,5 %), tandis que le prix de la main-d’œuvre augmente de 2,6 %.
La carrosserie suit la même tendance
Les ateliers de carrosserie enregistrent également moins d’entrées (-1,8 %), mais un panier moyen en hausse de 4,3 %.
Il atteint 1 705 euros en 2025, contre 1 634 euros un an plus tôt.
Un parc automobile plus âgé et plus technologique
Mais, la hausse du coût de la main d’oeuvre ainsi que des pièces détachées n’est pas la seule raison de la hausse du prix moyen des interventions en atelier.
Selon AAA Data, 42,5 millions de voitures circulaient fin décembre 2025. Leur âge moyen atteint 12,3 ans, contre 11,9 ans fin 2024. Dans les départements ruraux, il monte à 14 ans.
Si la hausse des factures moyennes s’explique aussi par des interventions plus techniques et par l’évolution des besoins de réparation, l’âge du parc n’aide pas.
Ainsi, le vieillissement du parc auto entraîne davantage d’opérations d’entretien et de remise en état. Par ailleurs, le développement des voitures électriques conduit à des réparations davantage orientées vers l’électronique, nécessitant des équipements de diagnostic spécifiques.
Quelles solutions pour diminuer la facture ?
Evidemment, la première solution reste de faire jouer la concurrence. Demandez plusieurs devis pour trouver le meilleur rapport prix / prestations. Mais, c’est à condition d’avoir plusieurs garages à proximité.
Une autre solution est de réaliser soi-même l’entretien de son véhicule en commandant les pièces sur Internet. C’est tout à fait possible pour beaucoup de petits travaux. Et si vous n’êtes pas équipé, il y a de plus en plus de garages en « libre-service » (faîtes-le vous-même).
Si vous n’êtes pas à l’aise avec cela, vous pouvez également partir à la recherche d’un garage solidaire qui pratique des tarifs serrés. Enfin, rappelez-vous qu’un garagiste doit vous proposer un devis avec des pièces neuves, mais également un devis avec des pièces d’occasion pour certains éléments.
Cupra prévoit de produire la prochaine génération du Tavascan en Europe pour renforcer sa stratégie et sécuriser son SUV électrique.
Le constructeur espagnol Cupra, en coordination avec Seat, ajuste sa stratégie industrielle concernant son SUV électrique Tavascan. Selon le média allemand Handelsblatt, la prochaine génération du Cupra Tavascan sera produite en Europe, tandis que l’actuel modèle continuera d’être assemblé à Anhui, en Chine, jusqu’à la fin de son cycle de vie. Ce repositionnement industriel intervient dans un contexte de performances commerciales en deçà des attentes.
En 2025, environ 36 000 unités du Tavascan ont été écoulées, soit un peu plus de la moitié de l’objectif annuel fixé à 70 000 exemplaires. Pour un SUV électrique positionné comme modèle stratégique au sein du groupe, ce niveau de ventes souligne la nécessité d’un ajustement, tant sur le plan industriel que commercial.
Un changement industriel dicté par le marché
Le déplacement de la production vers l’Europe répond à plusieurs impératifs. Jusqu’à récemment, le Tavascan était soumis à une surtaxe antidumping européenne de 20,7 %, en plus du tarif douanier standard de 10 % appliqué aux véhicules importés de Chine. Bien que Cupra ait pu contourner ces droits supplémentaires grâce à un accord de prix minimum, cette solution n’a pas suffi à modifier les perspectives stratégiques à long terme.
Produire le SUV électrique plus près du marché européen permettrait de réduire les risques liés aux barrières commerciales, de simplifier la logistique et d’améliorer la compétitivité. Dans un environnement automobile marqué par des tensions géopolitiques, des évolutions réglementaires rapides et une pression accrue sur les coûts de production, la relocalisation apparaît comme une mesure prudente.
À court terme, la marque indique que les prix de détail ne changeront pas dans les mois à venir. La politique de Cupra consiste à ne pas répercuter directement les droits de douane ou les variations tarifaires sur les clients, afin de préserver l’attractivité commerciale du modèle.
Vers une nouvelle génération plus technologique
Des rumeurs évoquent déjà l’arrivée d’un successeur potentiel baptisé Tindaya. Ce futur SUV de taille moyenne mesurerait 4,72 mètres de long, soit seulement 8 centimètres de plus que le Tavascan actuel. Il reposerait sur la plateforme SSP, promettant un niveau supérieur de sophistication technologique et une architecture plus avancée.
D’ici au début de la prochaine décennie, le Tavascan restera toutefois le vaisseau amiral électrique de Cupra. Le modèle pourrait bénéficier d’évolutions techniques, notamment l’intégration de la nouvelle architecture électronique CEA développée en partenariat avec XPeng. Cette mise à niveau viserait à renforcer les systèmes embarqués, la connectivité et les fonctionnalités numériques, éléments devenus déterminants dans le segment des SUV électriques.
Le contexte concurrentiel au sein du groupe Volkswagen pourrait également jouer en faveur du Tavascan. Le retrait de l’ID.5 libérerait un espace stratégique, permettant au SUV Cupra de s’affirmer comme une alternative plus émotionnelle face à des modèles techniquement proches tels que le Skoda Enyaq Coupé ou l’Audi Q4 Sportback e-tron.
Consolider la position en Europe
La décision de relocaliser la production en Europe s’inscrit dans une volonté plus large de sécuriser une trajectoire durable pour le Tavascan. En rapprochant la fabrication du marché cible, Cupra cherche à mieux maîtriser sa chaîne d’approvisionnement, à réduire l’exposition aux surtaxes et à renforcer sa réactivité face à la demande.
Dans un marché européen des véhicules électriques en pleine transformation, marqué par une concurrence accrue et des exigences réglementaires strictes, la solidité industrielle devient un levier clé. La performance commerciale du Tavascan en 2025 montre que le positionnement produit doit être consolidé pour atteindre les volumes visés.
Cette évolution stratégique traduit la volonté de Cupra de renforcer son ancrage européen et d’assurer une présence plus cohérente sur le segment des SUV électriques. La prochaine génération, produite localement, devra confirmer cette ambition et améliorer la trajectoire commerciale du modèle.
Notre avis, par leblogauto.com
Le transfert de production du Tavascan vers l’Europe répond à une logique industrielle et stratégique face aux surtaxes et à des ventes inférieures aux objectifs. Avec 36 000 unités écoulées en 2025, le modèle n’a pas atteint les volumes attendus. La future génération, potentiellement basée sur la plateforme SSP, pourrait renforcer l’attractivité technologique du SUV. Cette relocalisation apparaît comme une étape structurante pour consolider la position de Cupra sur le marché européen des véhicules électriques.
Le SUV électrique de Volvo fait l’objet d’un rappel mondial. 40 323 exemplaires du Volvo EX30 sont concernés. En cause : un problème impliquant le pack batterie haute tension.
Une consigne immédiate pour les propriétaires
Les propriétaires ont été informés qu’il fallait éviter de charger la batterie au-delà de 70 % de sa capacité. Il est également recommandé de stationner le véhicule à l’extérieur, à distance de bâtiments ou d’autres voitures. Visiblement, la crainte d’un incendie semble forte.
Le rappel concerne principalement les versions Single Motor Extended Range et Twin Motor Performance. A noter qu’aucun véhicule vendu en France n’est concerné par ce rappel.
Remplacement de modules dans la batterie
Selon les premières informations relayées par Reuters, l’intervention nécessitera le remplacement de modules au sein des packs batteries haute tension.
Les cellules concernées proviendraient de la coentreprise Shandong Geely Sunwoda Power Battery, liée au groupe Geely, maison mère de Volvo.
À ce stade, le constructeur ne détaille pas l’origine exacte du défaut. Le problème semblerait associé à un niveau de charge élevé, ce qui explique la limitation temporaire fixée à 70 %. On peut spéculer sur des modules défectueux qui passeraient en surcharge en approchant les plus de 80 %.
Une opération technique lourde
Contrairement à de nombreux rappels sur véhicules électriques, souvent limités à des mises à jour logicielles à distance ou au remplacement de câblages haute tension, l’intervention porte ici directement sur le cœur de la batterie.
Ce type d’opération est plus complexe. Selon Reuters, la campagne mondiale pourrait représenter un coût d’environ 195 millions de dollars, soit près de 200 millions d’euros.
Le montant correspond à environ 5 000 euros par véhicule concerné. Mais, cela pourrait bien être plus au final, en fonction de la complexité de l’opération.
Un modèle stratégique touché
Le Volvo EX30 est un modèle récent – et important – dans la gamme électrique du constructeur. Cette campagne de rappel intervient alors que la transition vers l’électrique constitue un axe central de sa stratégie industrielle.
Si les campagnes de rappel restent courantes dans l’industrie automobile — y compris sur des composants majeurs comme les airbags, cf. Takata — une intervention directe sur le pack batterie haute tension demeure plus rare.
Notre avis, par leblogauto.com
D’autres véhicules sont concernés par des rappels sur les batteries, que ce soit des batteries de traction comme ici, ou des batterie d’hybride rechargeable.
Au moins cette fois, il ne s’agit pas d’un rappel « stop drive » qui impose de ne plus utiliser son véhicule. Cependant, cela fait toujours tâche un tel rappel, surtout sur un élément aussi important.