hahaha c'est énorme : NVidia entraîne ses propres modèles d'IA. Et comme les autres boîtes, elle s'est pris des procès pour violation de droit d'auteur.
Lors d'un de ces procès, on apprend que NVidia a contacté les responsables d'Anna's Archive pour avoir des accès haut débit à l'archive 500 Téra-octets de livres.
La première réponse d'Anna's Archive a été "Euh... vous êtes conscient que c'est illégal ? Vous voulez vraiment poursuivre ?".
La réponse de NVidia a été "oui". (Permalink)
Un simple câble USB ? Pas du tout. C'est une attaque de type HID: le câble USB, branché au PC, se comporte comme un clavier USB et pirate votre ordinateur.
Et cette version du câble est reliée au wifi d'un smartphone pour le contrôller à distance.
Donc n'empruntez pas des câbles USB : Ayez toujours les vôtres. (Permalink)
"La chute de la natalité affole les responsables politiques… Qui ne voient pas la fin du mythe imposant la maternité comme destin et bonheur unique des femmes. La propagation de la parole féministe, grâce à Internet, provoque une grève silencieuse des ventres." (Permalink)
Une police secrète, avec Palantir comme système de fichage pour les cibler. La Gestapo en aurait rêvé. Merci aussi aux GAFAMs et aux databrokers qui vendent toute vos informations au gouvernement afin de faciliter le travail de cette police. (Permalink)
Pas testé, mais je diffuse au cas où ça pourrait rendre service : des scripts pour nettoyer les navigateurs (Chrome, Firefox, Edge) de toutes les merdes de tracking, publicité et IA. (Permalink)
Réinventer l’autonomie avec des micro-batteries, améliorer ses réflexes de gamer, neutraliser un poison mortel, opérer un jumeau numérique du cœur humain, dessaler l’eau de mer en utilisant la pression des abysses… C’est parti pour Électroscope #10.
Iten et Lacroix : la micro-batterie solide qui réinvente l’autonomie
Dans l’univers de l’électronique, la loi de Moore a permis une miniaturisation considérable, laissant toutefois une technologie à la traîne : la batterie, qui n’a pas connu les mêmes gains de performance, car sa densité progresse de façon linéaire, et non exponentielle. C’était vrai, en tout cas, jusqu’à l’ascension d’Iten. Cette pépite française, installée à Dardilly, près de Lyon, a réussi là où les géants piétinent : créer des micro-batteries « tout-solide » aussi puissantes que sûres, sans cobalt et sans solvants lourds.
Oubliez les piles boutons encombrantes. Les batteries d’Iten sont des composants céramiques rechargeables (en moins de 10 minutes, selon l’entreprise), à peine plus gros qu’un grain de riz, mais capables de délivrer des puissances « cent fois supérieures » aux technologies lithium-ion classiques, tout en ayant des dimensions similaires. Cette incroyable densité de puissance va permettre notamment de lisser les pics de consommation des objets connectés et autres capteurs autonomes.
Mais une technologie de rupture ne vaut rien sans capacité de production massive. C’est là qu’intervient l’alliance stratégique nouée avec le groupe Lacroix, géant français méconnu de la sous-traitance électronique. Au cours des derniers mois, la faisabilité de l’intégration des solutions d’Iten directement sur des cartes électroniques a été testée, en conditions réelles, dans l’usine Symbiose de Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire). Les résultats ont été concluants, disent les deux partenaires : les micro-batteries sont bel et bien compatibles avec les lignes d’assemblage existantes, et donc industrialisables !
L’enjeu ? L’Internet des objets (IoT). Pour que nos montres, nos capteurs industriels ou nos implants médicaux deviennent réellement autonomes et miniatures, ils doivent s’affranchir des contraintes chimiques classiques. En industrialisant l’intégration de ces micro-batteries directement sur les cartes électroniques (comme n’importe quel composant standard), Iten, qui entend ouvrir sa propre usine en France en 2028, ne se contente pas de fabriquer une batterie : la jeune pousse nous débarrasse de l’un des derniers verrous matériels qui empêchent l’électronique de se fondre dans notre quotidien.
Neurable : quand votre casque gaming écoute votre cerveau
Quittons l’énergie pour plonger au cœur de notre cerveau. Avec la dernière prouesse de Neurable, entreprise américaine experte en neurotechnologie « non invasive », la frontière entre l’homme et la machine vient de s’estomper un peu plus, suite au lancement de son casque capable de lire les ondes cérébrales. Fruit d’une collaboration avec la marque de casques gaming HyperX, il vise à améliorer la « concentration des joueurs ».
Jusqu’à présent, l’interface cerveau-ordinateur (BCI) restait essentiellement cantonnée aux labos de recherche, nécessitant des bonnets bardés de fils et de gel conducteur, voire des implants cérébraux pour les dispositifs les plus complexes. Neurable a réussi l’impensable : miniaturiser des capteurs EEG (électroencéphalographie) au point de pouvoir les dissimuler dans les coussinets d’un casque grand public. Une fois en contact avec le contour de nos oreilles, ils captent les infimes variations électriques du cortex sans le moindre inconfort.
Loin de la science-fiction, le système agit comme une sorte de « traducteur instantané » : des algorithmes d’intelligence artificielle nettoient le signal brut pour convertir cette activité neuronale en métriques lisibles. Le résultat est troublant d’efficacité. Le casque « lit » notre niveau de concentration en temps réel et peut détecter les signes avant-coureurs de la fatigue cognitive avant même que nous n’en ayons conscience. L’idée est de s’en servir comme d’un outil d’entraînement mental pour améliorer les temps de réaction.
La démonstration de son efficacité a eu lieu lors du dernier salon CES 2026, à travers un test concret sur le jeu de tir d’entraînement Aimlabs. D’abord soumis à une épreuve de tir sans préparation préalable, un utilisateur a établi un premier score de 33 333 points, avec une latence de 478 millisecondes. C’est alors que l’interface de Neurable est entrée en scène : le testeur a effectué un autre exercice, cette fois « guidé » grâce à l’assistance de l’appareil. Le verdict fut sans appel : lors de la seconde tentative, le score a bondi à près de 40 000 points, accompagné d’une nette amélioration des réflexes !
Le Ricimed : un bouclier biologique « Made in France »
En ce début d’année 2026, d’autres innovations se déploient également sur le terrain de la sécurité nationale et de la protection contre le risque terroriste. En effet, la biotech française Fabentech a réalisé une première mondiale qui fera date dans l’histoire de la biodéfense : l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le Ricimed.
Le nom peut sembler anodin, mais la menace qu’il neutralise est terrifiante : la ricine. Cette toxine naturelle, issue de la graine de ricin, une plante facile à produire, est 6 000 fois plus toxique que le cyanure et mortelle, y compris à d’infimes doses. Impossible à détecter immédiatement, elle est considérée comme l’arme de bioterrorisme par excellence, redoutée par tous les services de renseignement occidentaux. Elle a notamment été utilisée lors des fameux meurtres perpétrés par les espions de l’Est grâce au « parapluie bulgare », comme dans celui qui a coûté la vie au dissident bulgare Georgi Markov, en 1978.
Jusqu’ici, il n’existait aucun antidote. En cas d’exposition, la médecine était impuissante.
Fabentech change la donne grâce à sa technologie d’immunothérapie polyclonale, qui a déjà produit des traitements contre Ebola et la grippe H5N1. En termes simples, ses équipes produisent des anticorps ultra-spécifiques capables de neutraliser la toxine dans l’organisme avant que la ricine ne provoque des dégâts irréversibles. Plus précisément, le Ricimed est un médicament qui se fixe sur le poison pour l’empêcher de s’accrocher à nos cellules. Bloqué à l’extérieur, il devient inoffensif. Par ailleurs, cette technologie à large spectre peut neutraliser des attaques « quelle que soit la provenance » de la ricine, dit l’entreprise.
Cette autorisation n’est pas qu’une percée médicale : c’est aussi une victoire géopolitique. Elle permet à la France et à l’Europe de se constituer des stocks stratégiques souverains. Dans un monde où la menace asymétrique grandit, Fabentech, soutenue par la Direction générale de l’armement (DGA), nous dote d’une assurance-vie collective et conforte la France dans son rôle de leader européen de la gestion des risques NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).
Le français inHEART produit des jumeaux numériques du cœur humain
Imaginez un outil offrant aux cardiologues la possibilité de naviguer en temps réel dans une représentation fidèle du cœur d’un patient. Une sorte de « Google Maps de l’organe ». Entre ce rêve et la réalité, il n’y a qu’un pas qu’inHEART est en train de franchir. Cette startup française, issue de l’IHU Liryc et de l’Inria à Bordeaux, incarne l’avènement de la médecine personnalisée au travers de « jumeaux numériques ».
Sa technologie répond à un problème complexe : chaque cœur est unique, mais les outils d’imagerie classiques (scanners, IRM) ne donnent souvent qu’une vision imparfaite, en 2D ou en fausse 3D, des tissus. Pour un cardiologue s’apprêtant à pratiquer une intervention complexe sur le cœur (tachycardies ventriculaires, cardio-neuro-ablations, radio-ablations), c’est un peu comme devoir désamorcer une bombe avec un plan flou.
La biotech inHEART utilise l’intelligence artificielle pour transformer ces images médicales brutes en un modèle 3D interactif et ultra-précis du cœur du patient. Ce double numérique offre une vision instantanée et précise de l’anatomie et permet de visualiser les cicatrices électriques invisibles à l’œil nu, responsables des courts-circuits cardiaques. Cerise sur le gâteau : ce modèle est directement exploitable par les cardiologues, car intégrable aux systèmes de cartographie électro-anatomique utilisés à l’hôpital.
Les résultats récents sont spectaculaires : les interventions préparées avec inHEART sont plus rapides, plus sûres et réduisent drastiquement les complications. Selon le CHU de Toulouse, premier hôpital en France à déployer cette technologie, celle-ci permet de réduire la durée moyenne de ce type de procédure de 5 à 2 heures, et le taux de réussite grimpe de 60 à 75 %. Car, avec la solution d’inHEART, le chirurgien n’opère plus « à vue », mais navigue dans un territoire qu’il a déjà exploré virtuellement…
Flocean : l’usine de dessalement qui utilise la force des abysses
Nous terminons ce tour d’horizon par ce qui est sans doute l’enjeu le plus vital du siècle : l’accès à l’eau douce. Alors que les méthodes de dessalement traditionnelles sont pointées du doigt pour leur voracité énergétique (bien qu’en nette baisse) et leurs rejets de saumure côtiers, la startup norvégienne Flocean opère, en 2026, une rupture radicale : exploiter la pression naturelle de l’océan. Bref, elle amène l’usine à l’eau, et non l’inverse.
Reconnue comme l’une des meilleures inventions par le TIME fin 2025, la technologie de Flocean repose sur un principe physique simple mais inexploité : la pression hydrostatique. Au lieu de construire de gigantesques usines sur les côtes, Flocean a pour ambition d’installer des modules de dessalement autonomes directement au fond de l’océan, à environ 400 à 600 mètres de profondeur. La pression naturelle de l’eau (d’environ 50 bars) est suffisante pour actionner le processus d’osmose inverse sans recourir aux pompes haute pression énergivores utilisées sur terre. Résultat ? Une consommation énergétique qui serait « réduite de 30 à 50 % » par rapport aux standards actuels, selon l’entreprise.
Cette innovation se veut aussi écologique. En puisant l’eau dans les abysses, là où la lumière ne pénètre pas, Flocean capte une eau pure, exempte d’algues et de pollution de surface, réduisant drastiquement le besoin de prétraitement chimique. Flocean annonce jusqu’à « 60 % d’infrastructures en moins » pour le prétraitement. Soit une autre source d’économies ! De plus, la saumure rejetée à cette profondeur se disperserait bien mieux dans les courants profonds qu’en zone côtière fragile, sans avoir besoin d’additifs…
Avec le lancement commercial de ses unités « Flocean One », dont le premier module doit être déployé à Mongstad en 2026 avec une capacité annoncée de 1 000 m³ d’eau douce par jour, la Norvège apporte ainsi une solution clé en main pour les régions arides et assoiffées. À terme, chaque module devra produire 5 000 m³ d’eau douce par jour, et leur conception permettra d’atteindre 50 000 m³ d’eau douce par jour, par site d’exploitation.
Chaque lundi, Les électrons libres vous propose un tour d’horizon des nouvelles électrisantes qui secouent le monde de la tech et œuvrent en faveur d’un progrès à même de changer votre quotidien.
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haha c'est vrai : à toutes les époques "on" a essayé de supprimer les développeurs. Avec un échec retentissant. Pas que ces technos aient disparues, mais elles n'ont jamais supprimé les développeurs.
Curieux de voir ce que ça va donner avec l'IA. (Permalink)
Jeunes parents, vous n’avez pas pu y échapper. Il y a une quinzaine d’années, l’éducation positive a déferlé sur la France, portée par un cocktail de grands principes, de références aux neurosciences… et d’injonctions parfois culpabilisantes. Mais ce modèle éducatif tient-il réellement ses promesses ? Et au fond, est-il vraiment si « positif » ?
Lorsque Isabelle Filliozat publie J’ai tout essayé en 2011, rien ne laissait présager un tel raz-de-marée éditorial. Jusqu’alors, l’auteure prêchait plutôt dans le désert. Son précédent ouvrage consacré à l’éducation, Au cœur des émotions de l’enfant, paru en 1999, n’avait rencontré qu’un écho modeste. Mais cette fois, le succès est immédiat et massif, et sera le point de départ d’un véritable phénomène de société : En quelques années à peine, l’éducation « positive » qu’elle promeut s’impose progressivement comme une évidence, presque comme une nouvelle norme. Et son premier livre, rétrospectivement, est élevé au rang de texte fondateur du mouvement.
Dans la foulée, en 2014, la pédiatre Catherine Gueguen publie Pour une enfance heureuse. Là encore, le succès est spectaculaire. Forte de sa formation médicale, elle vient appuyer les intuitions de Filliozat (psychologue de formation) par des arguments issus des neurosciences. Les principes de l’éducation bienveillante gagnent alors un vernis scientifique qui achève de la légitimer aux yeux du grand public.
Mais de quelles thèses parle-t-on exactement ?
Les axiomes de l’éducation bienveillante
Tous les parents le savent : la parentalité ressemble souvent à un parcours du combattant. Dans ce contexte, la soif de réponses est immense, et c’est précisément là que ces ouvrages rencontrent leur public. Ils promettent des clés simples, directement applicables, presque des modes d’emploi pour parents démunis. Le tout enveloppé de valeurs auxquelles personne ne peut décemment s’opposer : le bien-être de l’enfant, la sérénité familiale, l’amour, l’épanouissement. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que ces livres deviennent des best-sellers.
D’autant que le message est clair : tout se joue pendant l’enfance. Faites les mauvais choix, commettez des erreurs éducatives (sous-entendu : ne respectez pas nos conseils), et vos enfants en paieront le prix toute leur vie.
Et parmi ces erreurs, la plus grave serait de stresser l’enfant. Catherine Gueguen alerte ainsi sur les effets délétères du cortisol, l’hormone du stress, qui provoquerait des dégâts irréversibles sur le cerveau en développement. À l’inverse, l’ocytocine — hormone de l’attachement et du bien-être — favoriserait un développement cérébral optimal. Conclusion : éviter à tout prix colères, frustrations et sanctions, au profit des câlins, et autres témoignages d’affection. Sous peine, là encore, de conséquences durables.
Dans cette logique, toute « violence éducative ordinaire » est proscrite. Bien sûr, les violences physiques sont bannies. Mais la notion s’étend bien au-delà : crier, punir, contraindre un enfant à faire quelque chose qu’il ne souhaite pas deviennent, eux aussi, des formes de violence psychologique.
Et si, malgré toute cette vigilance, une colère incontrôlée survient, il ne s’agit surtout pas d’un caprice. Les caprices, nous dit-on, n’existent pas. Ces débordements seraient des appels à l’aide, auxquels il faudrait répondre par de l’affection, de l’écoute, du réconfort, et surtout du dialogue. D’autant que, chez le jeune enfant, le cortex préfrontal, siège du raisonnement et du contrôle de soi, est immature. L’enfant serait donc gouverné par ses pulsions, incapable de planifier ou de se réguler. Dans ces conditions, toute sanction serait non seulement injuste, mais contre-productive. Alors qu’un sain dialogue permettrait de « reconnecter » le néocortex, qui reprendrait le dessus sur le cerveau limbique et le fameux « cerveau reptilien », responsables des émotions et des réactions instinctives.
Isabelle Filliozat pousse le raisonnement encore plus loin. Un enfant agité, qui court, grimpe, déborde d’énergie ? C’est parfaitement normal. « La vie, c’est le mouvement », affirme-t-elle. Chercher à canaliser ces comportements reviendrait à aller contre sa nature biologique. À l’inverse, un enfant trop obéissant devient suspect : il serait en réalité en état de stress ou de sidération. Face à un parent autoritaire, son cerveau reptilien déclencherait une réponse de paralysie.
Et chez l’adolescent ? La crise est présentée comme inévitable. Le cortex préfrontal, encore immature, empêche toute autorégulation efficace, tandis que le cerveau est inondé de dopamine, rendant le circuit de la récompense hyperactif. Punir un ado pour ses excès serait donc profondément injuste. Cela reviendrait à reprocher à un tout-petit de ne pas savoir marcher.
Pire encore, le cerveau adolescent étant en pleine reconfiguration, il doit expérimenter pour développer ses propres facultés. Si le parent décide à sa place, contrôle trop, cadre trop, le cerveau de l’adolescent ne « câble » pas l’autonomie attendue.
La conclusion logique est que, pour être juste et bienveillant, il faudrait laisser faire. Prendre du recul. Accepter les débordements comme des passages nécessaires. Insultes, violences, conduites à risque, consommation de substances ? Rien d’anormal : ce serait, là encore, la simple expression de sa nature.
Sous le vernis de la science
Pris isolément, ces axiomes peuvent sembler relever du bon sens. Mieux encore, ils paraissent solidement adossés à des résultats scientifiques. Mais dès que l’on gratte un peu le vernis, la fragilité de l’argumentation apparaît rapidement.
L'abonnement à ChatGPT à 8$ vous affichera quand même de la publicité.
Je vous l'avais dit : ça ne pourra pas rester gratuit, il va bien falloir qu'ils essaient de gagner de l'argent. Donc merdification.
Note: Les LLM coûtent tellement cher qu'ils perdent même de l'argent sur les abonnements à 200$ par moi (!). (Permalink)
Daisy Déecools@daisyletourneur.bsky.socialposted: Partagé avec alt text parceque Télérama ne veut pas faire un tour petit effort pour l'accessibilité. J'espère que ça va leur foutre un peu la honte.Dessin à l'aquarelle de la chaîne cnews, Pascal praud est en studio et parle en duplex avec Morandini qui se tient dans la rue. Praud dit "on apprend à l'instant la condamnation d'un delinquant sexuel. Jean-Marc vous êtes déjà sur place..."
Quoted post from Télérama@telerama.bsky.social: Le dessin du jour, par Julien Couty
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Je ne vous cache donc pas que je suis extrêmement amer quand je vois des journalistes experts raconter n'importe quoi, à fortiori sur le service public.
Moi j'ai renoncé à lutter contre la désinformation. Mais cette profession, elle, n'a en rien changé. Cette élite est au-dessus de tout ça.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialposted: Je fus qualifié de harceleur, de menace pour la liberté d'expression, parce que je répétais que des journalistes disaient n'importe quoi à répétition ou mentaient sur mon sujet d'expertise, et les affichais.
10 milliards de dollar. C'est un autre contrat que Palantir vient d'obtenir. Et pas un petit : C'est Palantir, une société privée, qui a désormais un accès profond aux données de la machine de guerre américaine. Et qui prendra les décisions.
Les sociétés technologiques prennent de plus en plus main sur toutes les organisations qui gèrent nos sociétés. Ce n'est pas anodin : Ce ne sont pas des services publics, elles sont là pour gagner de l'argent.
Et on est en train d'acheter du Palantir en Europe et en France aussi... (https://sebsauvage.net/links/?QuYhIA)
Palantir aide la police ICE à cibler les personnes à kidnapper. Comme dit Morgan : "Un outil de profilage racial industrialisé, vendu comme une carte Google mais conçu pour faciliter les déportations arbitraires. Les nazis auraient adoré ça 😬" (https://shaarli.zoemp.be/shaare/1eo1iA) (Permalink)
Pour la 1ère fois depuis 1944, les décès surpassent les naissances en France. En cause ? Un marché immobilier devenu le « premier contraceptif de la nation ».
L’année 2025 restera dans les annales comme celle d’une rupture historique. Pour la première fois depuis 1944, la population française a vu son solde naturel basculer dans le rouge : les décès surpassent désormais les naissances. Avec un taux de fécondité tombé à 1,56 enfant par femme — son niveau le plus bas depuis 1918 — le pays semble rejouer le scénario dénataliste des années 1930. Si les causes de cet hiver démographique sont multiples, un rapport récent de l’expert Bertrand Moine, Étude logement & natalité, identifie un coupable majeur : un marché immobilier exsangue, devenu le plus puissant contraceptif de la nation.
Une pénurie de logements sans précédent s’est abattue sur la France, provoquant une explosion des prix qui asphyxie les ménages. L’indicateur de pouvoir d’achat immobilier des primo-accédants vient sceller ce diagnostic : en 2025, un jeune couple a perdu 25 % de sa capacité d’acquisition par rapport à l’an 2000, et près de la moitié par rapport aux années 1970. Ce graphique illustre l’effondrement brutal d’une promesse générationnelle, transformant l’accès à la pierre en un parcours du combattant où le travail ne suffit plus à compenser l’envolée des prix.
Comme le souligne Bertrand Moine, cette crise agit comme une « bombe sociale à mèche lente » qui entrave la possibilité même de débuter sa vie adulte sous son propre toit.
Le « Giving Up » : quand l’avenir se dérobe
Dans son analyse, Bertrand Moine met en lumière un basculement psychologique profond qu’il nomme le « Giving Up » (le renoncement). Face à un immobilier devenu structurellement inabordable, une part croissante de la jeunesse ne se contente plus de différer son projet d’achat : elle l’abandonne purement et simplement. Ce renoncement marque une rupture avec les aspirations des générations précédentes. La propriété étant le socle de la projection dans le temps long, son abandon entraîne dans sa chute le projet familial. On ne bâtit pas une famille sur un sol meuble et incertain !
Pour établir ce constat, l’expert s’appuie sur une approche empirique croisant les données de l’INSEE avec les recherches économiques mondiales les plus récentes. Sa méthodologie révèle une distorsion majeure entre l’offre existante et les besoins des familles. La crise est structurelle. Le parc immobilier français est en situation de grave pénurie, tandis que les zones d’emploi ne produisent que de petites surfaces, studios ou deux-pièces, totalement inadaptées à l’accueil d’un enfant.
Crise du logement : la grue doit survivre à la cigogne
Le résultat de cette analyse est sans appel. Le blocage du marché immobilier et la contrainte d’espace expliquent, à eux seuls, jusqu’à 51 % du déclin de la fécondité observé ces dernières années.
Ce chiffre met en lumière un gouffre terrible entre les aspirations des citoyens et leur réalité quotidienne : alors que les Français souhaitent avoir 2,3 enfants en moyenne (source : étude INED 2024), ils se heurtent à un plafond de verre matériel qui fait s’effondrer la natalité réelle à seulement 1,56 enfant par femme en 2025. Ce fossé béant démontre que l’hiver démographique n’est pas le fruit d’un choix culturel ou d’un désintérêt pour la famille, mais bien la conséquence directe d’une asphyxie matérielle organisée.
La biologie du mètre carré
Plusieurs travaux de recherche confirment aujourd’hui ce lien direct entre béton et berceaux. Ils démontrent d’abord que le coût du logement agit comme une barrière infranchissable : parce qu’un enfant est, par définition, un « bien intensif en espace », l’envolée des prix du mètre carré a rendu le projet de naissance physiquement irréalisable pour une large part de la population.
Cet obstacle est particulièrement critique pour les jeunes adultes. L’accès précoce à la propriété entre 20 et 25 ans augmente la probabilité de fonder une famille de 32 %, alors qu’à l’inverse, l’étroitesse des logements actuels contraint 39 % des moins de 30 ans à reporter leur projet familial. Mais, au-delà de la surface brute, c’est la configuration même de l’habitat qui pèse sur la démographie. Le nombre de chambres s’avère en effet bien plus déterminant que le métrage total : le taux de fécondité bondit de façon spectaculaire dès lors qu’un foyer dispose de trois chambres plutôt que deux.
Le paradoxe français est ici frappant : tandis que les jeunes couples s’entassent dans des métropoles saturées de studios, 7,6 millions de résidences familiales sont aujourd’hui sous-occupées par des seniors qui n’ont aucune incitation économique à les libérer. L’enquête montre que, pour la moitié des ménages, la présence d’une chambre supplémentaire (la « nursery ») est le déclencheur psychologique essentiel pour passer du désir à la réalité.
Un choc d’offre de logements au service de la vie
Face à ce terrible péril démographique, le rapport de Bertrand Moine appelle à une rupture de paradigme. La solution ne viendra pas de simples primes à la naissance, mais d’une libération massive de l’espace par un traitement de choc réglementaire et fiscal.
Il faut construire massivement, non seulement en volume, mais en structure. Produire de grands logements familiaux là où se trouvent les emplois est 2,3 fois plus efficace pour la natalité que de multiplier les petites surfaces.
Afin d’obtenir ces nouveaux grands logements familiaux, supprimons les obligations de parking calculées par chambre, qui poussent les promoteurs à sacrifier les chambres familiales pour la rentabilité. En construisant grand en zone urbaine, on évite le renoncement lié aux temps de transport épuisants, autre frein majeur à la natalité.
La reconquête des berceaux passera également par l’abolition des « frictions fiscales », c’est-à-dire les droits de mutation. Aujourd’hui, racheter un logement plus petit est taxé à 8 %, forçant les seniors à brûler leur capital pour simplement réduire leur surface. En supprimant cette punition fiscale, nous permettrions aux aînés de libérer sereinement un stock immédiat de maisons et de grands appartements pour les jeunes couples.
Bertrand Moine rappelle en outre que l’empilement législatif actuel contribue à la pénurie structurelle. Il appelle à abolir l’encadrement des loyers, sujet que nous avons déjà abordé. Ce dispositif a en effet provoqué un effondrement de l’offre locative là où il a été appliqué (jusqu’à -57,5 % à Paris). En maintenant artificiellement les prix, on réduit la rentabilité et on pousse les bailleurs à retirer leurs biens du marché, au moment où les jeunes couples en ont le plus besoin.
L’auteur de l’étude suggère également de lever les interdictions liées au DPE. L’interdiction de louer les passoires thermiques (classe G puis F) menace de retirer pas moins de 1,1 million de logements du marché locatif privé. Bertrand Moine plaide pour des incitations à la rénovation plutôt qu’une politique d’exclusion, qui réduit drastiquement l’offre disponible en centre-ville.
L’hiver démographique n’est pas une fatalité, mais le fruit de nos choix politiques et culturels. Si les causes sont multiples, le logement représente un obstacle majeur. Pour que la France retrouve le chemin des berceaux, elle doit redonner à la jeunesse les moyens physiques de son ambition. Cela exigera une révolution de l’offre : retrouver le chemin des grues pour bâtir des logements adaptés, libérer la mobilité pour fluidifier le stock, et restaurer une liberté contractuelle garantissant la pérennité du marché locatif. Relancer la natalité, c’est d’abord déverrouiller les toits de la nation.
Google a inventé le "Fast Pair" qui permet d'appairer très facilement des écouteurs Bluetooth à Android (ou ChromeOS). Ce protocole est en fait bugué, et permet à un attaquant d'écouter le flux audio (écoute et micro).