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Reçu — 23 février 2026 De tout et de rien

Bridge returned error 0! (20507)

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Type: HttpException
Code: 0
Message: cURL error Operation timed out after 5002 milliseconds with 0 bytes received: 28 (https://curl.haxx.se/libcurl/c/libcurl-errors.html) for https://public.api.bsky.app/xrpc/app.bsky.feed.getAuthorFeed?actor=did%3Aplc%3Atoudj53egawswz2ypw3zyn2u&filter=posts_and_author_threads&limit=30
File: lib/http.php
Line: 185

Trace

#0 index.php(73): RssBridge->main()
#1 lib/RssBridge.php(39): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#2 lib/RssBridge.php(37): BasicAuthMiddleware->__invoke()
#3 middlewares/BasicAuthMiddleware.php(13): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#4 lib/RssBridge.php(37): CacheMiddleware->__invoke()
#5 middlewares/CacheMiddleware.php(44): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#6 lib/RssBridge.php(37): ExceptionMiddleware->__invoke()
#7 middlewares/ExceptionMiddleware.php(17): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#8 lib/RssBridge.php(37): SecurityMiddleware->__invoke()
#9 middlewares/SecurityMiddleware.php(19): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#10 lib/RssBridge.php(37): MaintenanceMiddleware->__invoke()
#11 middlewares/MaintenanceMiddleware.php(10): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#12 lib/RssBridge.php(37): TokenAuthenticationMiddleware->__invoke()
#13 middlewares/TokenAuthenticationMiddleware.php(10): RssBridge->{closure:RssBridge::main():33}()
#14 lib/RssBridge.php(34): DisplayAction->__invoke()
#15 actions/DisplayAction.php(54): DisplayAction->createResponse()
#16 actions/DisplayAction.php(89): BlueskyBridge->collectData()
#17 bridges/BlueskyBridge.php(164): BlueskyBridge->getAuthorFeed()
#18 bridges/BlueskyBridge.php(633): getContents()
#19 lib/contents.php(104): CurlHttpClient->request()
#20 lib/http.php(185)

Context

Query: action=display&bridge=BlueskyBridge&data_source=getAuthorFeed&user_id=tristankamin.bsky.social&feed_filter=posts_and_author_threads&include_reposts=on&format=Atom
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OS: Linux
PHP: 8.4.16

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Trop d’eau en hiver, stockage nécessaire ?

23 février 2026 à 20:09

Une pluviométrie record, des inondations généralisées… Et le débat sur les mégabassines est relancé. Prélever un peu d’eau quand elle semble surabondante paraît évident. Mais, derrière cette apparente simplicité, se cachent des questions légitimes.

Trente-sept jours de pluie consécutifs. En ce début d’année, la France connaît la plus longue séquence pluvieuse enregistrée depuis le début des relevés, en 1959. Et pourtant, malgré les inondations, météorologues comme agriculteurs en sont convaincus : cet épisode n’hypothèque en rien le risque de sécheresse estivale.

D’où cette petite musique qui tourne en boucle ces derniers jours, mi-ironique, mi-provocatrice : « Toute cette eau… On ne pourrait pas la stocker quelque part pour l’été ? Dans de grands bacs, des baignoires géantes ? Quelque chose comme ça ? » Une allusion à peine déguisée aux mégabassines, dont la controverse agite le débat public depuis des années.

Une ironie qui fait écho au catastrophisme de 2022 : après une sécheresse record, certains annonçaient une succession inéluctable d’épisodes pluriannuels, supposément incompatibles avec toute idée de stockage.

Mais peut-on sérieusement fonder une position de long terme sur un hiver exceptionnel — qu’il soit dramatiquement sec ou spectaculairement pluvieux ? La question mérite mieux qu’un effet de manche.

Où et comment prélever l’eau ?

Depuis début janvier, il est tombé dans la zone concernée par les retenues de Sainte-Soline l’équivalent de 100 fois le volume nécessaire pour remplir l’ensemble des bassines du projet. À ce stade, difficile d’imaginer que l’eau puisse manquer à qui que ce soit.

Mais cette eau qui ruisselle, déborde et inonde, comment la capter concrètement ? La question est moins simple qu’il n’y paraît.

Dans les régions de relief, les retenues collinaires remplissent précisément ce rôle : elles interceptent les eaux de ruissellement. Mais encore faut-il avoir des collines. En plaine, comme en Vendée ou dans les Deux-Sèvres, cette option n’existe pas. Il faut donc pomper.

Pomper l’eau de surface ? Sur le papier, l’idée est séduisante. En pratique, elle se heurte à plusieurs limites. D’abord, les capacités de pompage étant limitées, on ne peut pas se contenter d’aspirer l’eau uniquement lorsqu’elle déborde, car les périodes d’inondation ne suffiraient pas à remplir les ouvrages. Ensuite, l’eau de crue est chargée en sédiments et en débris, susceptibles de poser des problèmes au matériel de pompage. Et enfin, les volumes en jeu considérables rendent difficile tout transport : capter l’eau dans un cours d’eau supposerait que les réserves — et donc les terres agricoles à irriguer — se trouvent à proximité immédiate, ce qui est rarement le cas.

C’est pourquoi les prélèvements se font le plus souvent dans les nappes phréatiques. Présentes sous nos pieds presque partout, elles permettent de pomper là où le besoin existe. Et l’eau, filtrée naturellement par les sols, est directement utilisable sans traitement lourd.

Mais l’abondance en surface ne garantit en rien l’abondance en profondeur. Une grande partie de l’eau peut ruisseler vers les rivières puis la mer sans jamais recharger la nappe. Et même lorsqu’elle s’infiltre, le délai avant qu’elle n’atteigne les aquifères peut être long : jusqu’à plusieurs milliers d’années pour les nappes les plus profondes.

Dans ce contexte, une interrogation centrale subsiste : prélever dans la nappe en hiver, même en période d’abondance, peut-il compromettre les réserves disponibles pour l’été suivant ? Voilà le vrai nœud du débat.

Les nappes phréatiques, des réserves naturelles fiables ?

Un grand lac souterrain, immobile, comme une citerne géante sous nos pieds : voilà l’image que beaucoup associent à la « nappe phréatique ». Elle est, dans la majorité des cas, largement fausse.

D’abord parce que l’eau n’est presque jamais libre dans une cavité. Elle est stockée dans les pores et fissures de la roche : l’aquifère. Ensuite, et surtout, parce qu’elle n’est pas immobile. Comme un fleuve invisible, elle s’écoule vers l’aval, à des vitesses très variables selon le contexte.

Une nappe n’est donc pas automatiquement une réserve capable de stocker l’eau d’une saison à l’autre. Tout dépend de la géologie.

On distingue généralement deux grands types de nappes : les nappes inertielles, vastes réservoirs où l’eau circule lentement et peut se stocker durablement, et les nappes réactives, beaucoup moins capacitives, où l’eau transite rapidement sans véritable stockage d’une saison à l’autre.

Pomper dans une nappe inertielle pour remplir une bassine serait effectivement absurde. Pourquoi déplacer en surface une eau que le sous-sol conserve déjà efficacement ? C’est par exemple le cas en Picardie, où l’aquifère crayeux, immense, joue naturellement le rôle de réservoir. Il déborde rarement et les écoulements y sont lents.

Mais les projets de mégabassines ne concernent pas ces contextes-là. Ils se situent précisément dans des zones où les nappes sont limitées en volume et très réactives. Dans les Deux-Sèvres ou en Vendée, par exemple, elles débordent presque chaque hiver, et l’eau qui s’y trouve n’y reste, en moyenne, qu’un mois.

Dans un tel cadre géologique, prélever en hiver ne pénalise donc pas le niveau estival : l’eau captée aurait, de toute façon, déjà quitté la nappe depuis bien longtemps lorsque l’été arrive.

Reste toutefois une prudence essentielle : encore faut-il que l’eau soit effectivement abondante en hiver. Et dans un contexte de réchauffement climatique, peut-on raisonnablement extrapoler à partir d’un hiver exceptionnellement pluvieux ?

Hiver pluvieux, une exception ?

Prélever en hiver pour ne plus avoir à prélever en été. Tel est le principe des retenues de substitution. On décale la pression sur la ressource vers la saison où l’eau est censée être abondante.

Mais encore faut-il qu’elle le soit, car l’hiver aussi peut être sec. C’est précisément pour cela que des seuils réglementaires encadrent les pompages : en dessous d’un certain niveau de nappe, tout prélèvement est suspendu. Reste une inquiétude : avec le réchauffement climatique, les fenêtres hivernales favorables vont-elles se réduire ?

L’argument avait fait mouche en 2022, au sortir d’un hiver anormalement sec. Lors d’une audition au Sénat, des représentants du BRGM évoquaient eux-mêmes cette possibilité. Trois hivers très pluvieux plus tard, l’objection s’est faite plus discrète. Mais trois années ne font pas une tendance : face au climat, seule l’échelle longue compte.

Il faut donc se tourner vers les projections climatiques. Et lorsqu’on prend le temps de les examiner, elles bousculent une idée reçue tenace : le réchauffement du climat n’implique pas automatiquement moins de pluie. Tout dépend des régions… et des saisons.

Et si en France les modèles convergent clairement vers des étés plus chauds et plus secs, pour l’hiver le tableau est bien différent. Les simulations régionales issues des travaux du GIEC suggèrent plutôt une légère augmentation des précipitations — une tendance que les auteurs jugent toutefois statistiquement non significative.

La TRACC (Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique), feuille de route publiée par l’État en 2023 pour guider l’adaptation française, va encore plus loin : elle envisage, à l’horizon 2050, une augmentation de 20 % des précipitations hivernales.

Un scénario cohérent avec les observations récentes et qui, s’il se confirme, contribue à légitimer la stratégie du stockage hivernal. Car dans ces conditions, le véritable enjeu ne serait pas tant de savoir s’il y aura de l’eau en hiver… que de décider quoi en faire.

Un château d’eau en Espagne

En matière de stockage de l’eau, certains pays hésitent moins. L’Espagne, à cet égard, offre un cas d’école. Avec 3 à 4 °C de plus en moyenne que la France, environ 15 % de précipitations en moins, des zones semi-désertiques et des étés torrides, elle ressemble déjà à ce que pourrait devenir une partie de notre territoire à l’horizon 2100.

Et pourtant, son agriculture ne s’est pas effondrée. Elle pèse près de 2,7 % du PIB — contre 1,6 % en France — et affiche une balance commerciale largement excédentaire. Le secret ? Entre autres, une politique d’irrigation assumée. L’Espagne irrigue environ six fois plus de surfaces que la France et dispose de capacités de stockage sans commune mesure, près de cinq fois supérieures. Ironique, dès lors, de voir cet exemple souvent brandi pour dénoncer l’« insoutenabilité » des retenues françaises.

Certes, le modèle espagnol atteint aujourd’hui certaines limites. Le réchauffement accentue les tensions hydriques et oblige à des arbitrages de plus en plus fins. Mais cela suggère aussi qu’en France, où la pression climatique reste moindre, la marge d’adaptation est sans doute encore large.

Une solution d’adaptation… parmi d’autres

« Maladaptation ». Le mot revient en boucle pour qualifier tout projet de stockage. Pourtant, lorsque les retenues sont implantées dans des contextes géologiques adaptés — ce qui est précisément un des critères de leur autorisation — elles ne menacent pas la ressource. Au contraire, elles déplacent les prélèvements vers la saison où l’eau est disponible et soulagent les nappes au moment où elles sont le plus vulnérables : pendant l’été.

Cela ne signifie pas que le stockage soit pertinent partout, inondations ou pas, ni qu’il constitue une réponse unique. L’adaptation passera aussi par des leviers agronomiques, variétaux, techniques. Mais écarter d’emblée ces infrastructures au nom d’un principe idéologique flou reviendrait à se priver d’un outil — imparfait, certes — mais potentiellement décisif dans la boîte à outils climatique.

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A Candle-Powered Light | Hackaday

23 février 2026 à 09:21
Amusant. Une bougie produit de la lumière et de la chaleur.
Là un hacker a utilisé en plus la chaleur de la bougie pour produire de l'électricité... afin d'alimenter des LEDs. (oui c'est l'effet Peltier, mais je trouve amusant d'utiliser la chaleur de la bougie pour produire de la lumière. Chaleur qui ne sert généralement à rien.)
(Permalink)

Électroscope #15 : Drones cowboys, avions omnidirectionnels et miracle médical

23 février 2026 à 05:55

Guider le bétail grâce à une IA, faire voler un avion omnidirectionnel, réparer la moelle épinière des tétraplégiques, vacciner avec un spray universel et refroidir sans gaz réfrigérants… C’est parti pour Électroscope 15.

Un cow-boy artificiel ?

Focus sur une sacrée innovation qui peut changer la donne en matière de conduite des troupeaux.

Dans les immenses exploitations agricoles d’Australie ou des Amériques, la gestion du bétail a toujours été une entreprise coûteuse, chronophage et dangereuse. Pour déplacer des milliers de têtes de bétail sur des territoires gigantesques, les éleveurs (les ranchers) dépendent d’une logistique lourde impliquant, outre les chevaux, des motos tout-terrain et des hélicoptères. Or, le bilan carbone de cette méthode est colossal et source d’intenses critiques. D’où l’ambition de la startup GrazeMate de bouleverser cet écosystème.

Fondée par Sam Rogers, un jeune ingénieur en robotique de 19 ans ayant grandi dans une ferme bovine australienne, elle propose une flotte de drones autonomes pilotés par une intelligence artificielle de pointe. Soutenue à hauteur de 1,2 million de dollars par le prestigieux incubateur californien Y Combinator, l’entreprise remplace ainsi le vacarme stressant des hélicoptères par une « chorégraphie aérienne » discrète et élégante.

Ce qui distingue GrazeMate d’un simple drone télécommandé, c’est son apprentissage par renforcement. L’IA embarquée comprend et anticipe le comportement des vaches. Le drone sait exactement à quelle distance et sous quel angle s’approcher pour appliquer la « pression psychologique » nécessaire afin de guider calmement le troupeau vers un nouveau pâturage, imitant à la perfection l’expertise d’un bouvier expérimenté. Si une vache s’affole, le drone recule instantanément pour réduire le stress de l’animal.

Depuis leur smartphone, les éleveurs déclenchent le déplacement en un clic. Pendant que l’essaim autonome effectue le travail de rabattage, ses capteurs en profitent pour réaliser des analyses vitales pour l’exploitation : estimation du poids des bêtes, détection des animaux malades, mesure de l’herbe disponible et inspection des points d’eau et des clôtures, etc.

L’aviation réinventée ?

Un avion omnidirectionnel ? Dans le domaine de la mobilité aérienne, la start-up autrichienne CycloTech entend bousculer un siècle de certitudes aéronautiques. Oubliez les hélices et les rotors d’hélicoptères classiques : l’entreprise a célébré l’an passé le vol inaugural réussi de son démonstrateur technologique BlackBird, propulsé par une innovation de rupture, baptisée « CycloRotor ».

Le principe repose sur une technologie de propulsion « omnidirectionnelle » dérivée des propulseurs Voith-Schneider, historiquement utilisés dans le domaine maritime. Concrètement, le CycloRotor se présente sous la forme d’un cylindre rotatif composé de pales profilées dont l’angle d’attaque peut être modifié individuellement et en temps réel, tout en ayant une vitesse de rotation constante. C’est uniquement la variation de l’angle des pales qui permet de modifier instantanément la direction et la puissance de la poussée sur 360 degrés.

Pour l’aviation, et plus particulièrement pour le secteur naissant des eVTOL (les aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux), les implications sont très intéressantes. Jusqu’à présent, un appareil devait s’incliner – parfois de manière inconfortable pour les passagers – pour avancer, reculer ou contrer des bourrasques de vent.

Avec ses six CycloRotors, le BlackBird s’affranchit de cette contrainte : il peut freiner en plein vol, se déplacer latéralement ou reculer tout en maintenant son fuselage de façon parfaitement horizontale. Cette maniabilité inédite offre non seulement un bien meilleur confort, mais permet surtout des opérations d’une précision chirurgicale dans des environnements urbains denses et confinés, ouvrant grand la porte à l’ère des taxis volants compacts et sécurisés.

Un espoir pour les tétraplégiques ?

Cette vidéo a fait le tour du monde. Bruno Drummond, l’homme qui pousse le fauteuil roulant, est devenu tétraplégique suite à un grave accident de voiture en 2018. Aujourd’hui, il marche à nouveau grâce à la réussite spectaculaire d’un traitement expérimental.

Ce qui ressemble à un miracle médical est en réalité le fruit de plus de vingt ans d’acharnement scientifique au sein de l’Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ). À la tête de cette recherche figure la biologiste Tatiana Sampaio, qui a consacré sa carrière à comprendre comment réparer les lésions de la moelle épinière, un domaine où la médecine avoue encore son impuissance. Et pour cause : la moelle lésée forme une cicatrice tissulaire, une barrière qui empêche les neurones de repousser et de se reconnecter.

La clé de sa découverte réside dans une molécule artificielle inspirée d’une protéine présente dans le placenta humain : la polilaminine. Synthétisée en laboratoire et injectée dans la zone de la lésion, elle agit comme un véritable « tuteur biologique » qui oriente les neurones, stimule leur croissance et permet de rétablir la communication entre les cellules nerveuses.

Les résultats sur Bruno Drummond, le patient « numéro 1 » du protocole, dépassent toutes les espérances. Les premiers signes de récupération sont apparus de manière fulgurante : à peine quelques semaines après l’injection, intervenue peu de temps après son accident, il parvenait à bouger un orteil, signe que le signal électrique traversait de nouveau son corps, avant de pouvoir carrément… remarcher. Cette victoire de la science brésilienne pourrait redonner un espoir concret à des millions de personnes.

Cependant, la communauté scientifique appelle encore à la prudence. Malgré un engouement médiatique sans précédent, les sociétés savantes rappellent que ces résultats préliminaires spectaculaires n’ont pas encore fait l’objet de publications relues par des pairs (peer review). Le traitement doit maintenant franchir le long et rigoureux parcours de la validation clinique indépendante avant de pouvoir être considéré comme un protocole médical standardisé. Et l’essai clinique officiel de phase 1 vient tout juste d’être autorisé en janvier 2026…

Un vaccin universel contre les virus respiratoires

Reléguer les épidémies hivernales au rayon des souvenirs ? C’est désormais possible. Des chercheurs affiliés à l’Université de Stanford ont mis au point un spray nasal capable (sur les animaux testés) de protéger contre l’ensemble des rhumes, des toux infectieuses et des différentes souches de la grippe.

La véritable révolution scientifique ne s’appuie pas sur l’approche classique du ciblage des antigènes, mais sur la stimulation directe, locale et indifférenciée de notre système immunitaire. En pratique, le produit se distingue par sa facilité d’utilisation. Une fois pulvérisée, la solution agit en imitant les signaux chimiques naturels de communication cellulaire de notre organisme.

Cette subtile ruse biologique permet d’attirer et de déployer massivement une redoutable armée de globules blancs spécialisés directement au cœur des muqueuses respiratoires. Ces sentinelles implacables de notre corps sont alors placées dans un état d’alerte maximale. Ainsi mobilisée de manière préventive, cette ligne de défense immunitaire repousse tous les agresseurs tentant de franchir nos voies aériennes. L’efficacité mesurée est impressionnante, parvenant à réduire drastiquement la charge virale dans les poumons d’un facteur pouvant atteindre 700. De surcroît, ce bouclier protecteur offre une couverture prolongée, son effet se maintenant durant une période d’au moins trois mois.

Le fait le plus remarquable réside dans l’étendue de son spectre d’action. En effet, cette barrière biologique s’étend bien au-delà de la seule neutralisation des virus pour s’attaquer aussi à de redoutables bactéries, telles que Staphylococcus aureus ou encore Acinetobacter baumannii. Le vaccin s’est même avéré efficace contre les réponses allergiques sévères. Les chercheurs planifient maintenant les premiers essais cliniques !

Un congélateur sans gaz réfrigérants ?

L’industrie de la réfrigération, responsable d’une part non négligeable de la consommation électrique mondiale et des émissions de gaz à effet de serre (en raison des fluides frigorigènes fluorés), est peut-être à l’aube d’une révolution écologique.

Ces gaz contribuent fortement au réchauffement climatique en cas de fuite et participent à la destruction de la couche d’ozone (surtout les plus anciens). Pour la santé et la sécurité, ils présentent des risques d’asphyxie (en cas de fuite massive en espace confiné), d’intoxication (étourdissements, nausées, œdème pulmonaire), et certains sont inflammables, voire explosifs. Or, des chercheurs de l’Université des sciences et technologies de Hong Kong (HKUST) ont développé le premier congélateur au monde utilisant la technologie de « refroidissement élastocalorique », capable d’atteindre la température sous zéro de −12 °C, sans la moindre émission.

De quoi parle-t-on ? Le refroidissement élastocalorique s’appuie sur une propriété physique fascinante propre aux alliages à mémoire de forme, en l’occurrence des tubes en nickel-titane. Lorsqu’un stress mécanique intense est appliqué à ce métal, sa structure cristalline interne se modifie de manière réversible, ce qui libère de la chaleur dans l’environnement. À l’inverse, lorsque la contrainte est relâchée, le matériau absorbe goulûment la chaleur pour reprendre sa forme initiale, générant ainsi un puissant effet de refroidissement.

Si le principe était déjà connu pour fonctionner à température ambiante, franchir la barre de la congélation relevait encore du défi technique. L’équipe universitaire y est parvenue en soumettant ses tubes métalliques à des pressions colossales allant jusqu’à 900 mégapascals (l’équivalent de 4 000 fois la pression d’un pneu de voiture). Un liquide en circulation capte le froid généré lors du relâchement pour refroidir le dispositif, sans la moindre goutte de gaz polluant. Outre son bilan carbone quasi nul, cette solution offre une efficacité énergétique qui pourrait, à terme, remplacer les anciens systèmes à compression de vapeur.

Toutefois, le chemin vers une commercialisation à grande échelle reste semé d’embûches. Le fait de devoir générer de telles pressions nécessite des actionneurs mécaniques robustes, qui sont à ce jour trop coûteux ou volumineux pour être intégrés dans l’électroménager grand public. Bref, si la prouesse réalisée en labo est indiscutable, le passage au réfrigérateur domestique exigera plusieurs années d’optimisation en ingénierie des matériaux. À suivre…

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Reçu — 22 février 2026 De tout et de rien

Tunic, Night in the Woods Publisher Says TikTok Is Creating and Running Racist GenAI Ads for Its Games Without Permission - IGN

22 février 2026 à 08:52
Où on apprend que TikTok possède une option, pour les diffuseurs de publicité, pour automatiquement "remixer" ta publicité avec l'IA, et garder automatiquement celles qui "accrochent" le mieux le public. C'est une certaine vision de l'enfer : La conception de publicités par IA, conçues pour maximiser l'attention. Bientôt sur les chaînes de télé ? Quelle horreur !
(Permalink)

« Une stratégie délibérée visant à les réduire au silence » : des dizaines de témoignages de journalistes palestiniens victimes de torture dans les prisons israéliennes dévoilés par une ONG - L'Humanité

22 février 2026 à 08:36
Ok donc non seulement le gouvernement Israélien emprisonne des journalistes, mais en plus il les torture.
On pourrait croire qu'avoir subit l'un des génocides les plus horribles de l'histoire aurait marqué les esprits, mais non : Ce gouvernement reproduit ce qu'a subit son propre peuple. C'est vraiment une manière de cracher à la gueule de l'Histoire, et de cracher à la gueule des souffrances du peuple Juif.

EDIT: Complément : "En 2025, 129 journalistes ont été tués, les deux tiers par Israël"
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/25/en-2025-129-journalistes-ont-ete-tues-les-deux-tiers-par-israel_6668203_3210.html
(Permalink)

A Botnet Accidentally Destroyed I2P (The Full Story)

22 février 2026 à 07:59
Woao... alors j'ignorais ça.
Le réseau I2P est en quelques sorte le cousin du réseau TOR : un réseau en onion-routing pour contourner la censure. Il comporte habituellement environ 20 000 nœuds.
Le 3 février, 700 000 nouveaux nœuds sont apparus et ont inondé le réseau de données.
Une attaque ?  Non. En fait un logiciel malveillant Kitbot avait, dans son code, l'instruction d'utiliser I2P comme réseau de secours au cas où ses serveurs principaux seraient coupés.
Or les spécialistes en cybersécurité on réussit à couper 550 de ces serveurs principaux, poussant le botnet vers I2P.
(Permalink)

Le bilan gris des verts à Strasbourg

22 février 2026 à 07:00

En 2020, la nouvelle maire écologiste de Strasbourg héritait d’une des villes les plus vertes de France. Immédiatement, elle décrétait « l’état d’urgence climatique ». Six ans plus tard, quel est son bilan ?

L’accession de Jeanne Barseghian à la mairie de Strasbourg, première écologiste à occuper cette fonction, a créé la surprise générale. Issue de la vague verte ayant déferlé sur le pays au sortir du premier confinement, elle avait profité, à l’instar de ses coreligionnaires, d’une faible participation électorale à une époque rythmée par le port du masque et le remplissage d’auto-attestations. Elle n’avait eu besoin d’engranger que 21 592 voix sur les 143 638 inscrits (soit 15 % des suffrages totaux) pour se faire élire avec 41 %. Fort heureusement, l’élection de mars 2026 devrait (sauf très mauvaise surprise de dernière minute) se tenir dans des conditions normales. L’édile sortante ne pouvant plus compter sur l’effet de surprise ou les contraintes sanitaires pour espérer conserver son siège, elle devra utiliser son bilan pour persuader une majorité de Strasbourgeois. Et malheureusement pour elle, celui-ci est plus que contrasté.

Un héritage en or massif

Rappelons en premier lieu, à sa décharge, qu’elle fut élue dans une période complexe, réduisant les capacités budgétaires et s’inscrivant dans un environnement global plutôt morose.

Rappelons également qu’elle a hérité d’une ville très bien gérée et jouissant d’une forte attractivité, fruit de l’excellent travail des trois derniers maires. Elle bénéficiait donc, à l’inverse de certains de ses collègues, d’une situation budgétaire, écologique et sociale plus qu’enviable.

Il est également nécessaire de garder à l’esprit qu’un mandat s’inscrit dans une dynamique de long terme. Cela évite de s’attribuer les mérites d’autrui, comme Jeanne Barseghian avait pu le faire en affirmant avoir fait baisser la pollution de 40 % en 3 ans. Dommage qu’elle n’ait pas fait la promotion du moteur de cette réussite, à savoir un réseau de transports urbains dense, décarboné et basé sur l’intermodalité, dont le développement a commencé en 1998 sous le mandat de Catherine Trautmann (qui se représente elle aussi sous l’étiquette du Parti socialiste lors de ce scrutin) et qui a été prolongé par Fabienne Keller (Horizons) et Roland Ries (Parti socialiste). Les Strasbourgeois jouissent ainsi d’un réseau solide de tramways, composé de sept lignes reliant une centaine de stations, et venant de bénéficier, à la fin 2025, d’une extension vers l’ouest (notamment vers la magnifique commune d’Eckbolsheim), un projet prévu de longue date. Strasbourg avait ainsi réduit intelligemment la place de la voiture dans son centre, en construisant pendant vingt ans des parkings-relais entourant la ville, permettant de déposer son véhicule et de se déplacer de manière illimitée sur le réseau pour seulement 4,2 € par jour. La volonté affichée de la maire sortante de créer des ZFE au sein de la ville était donc vaine, tout ayant déjà été entrepris pendant deux décennies pour réduire au maximum ces émissions.

La ville était depuis longtemps tournée vers l’usage du vélo — au point d’être considérée comme la capitale française du deux-roues — grâce à une politique pragmatique menée dans la durée, sans dogmatisme, à la différence d’autres grandes villes. Elle bénéficiait aussi d’un réseau de chauffage urbain performant et peu carboné, développé par les équipes précédentes. Dans ce contexte, la proclamation de « l’état d’urgence climatique » lors de l’intronisation de Jeanne Barseghian apparaît en décalage, tant avec la situation existante qu’avec les résultats obtenus par la suite.

Car sur le plan écologique, le bilan de la majorité sortante ne repose principalement que sur trois actions : la création du Ring vélo autour de la Grande Île (lancé en 2022 et achevé en décembre 2025), la rénovation énergétique de bâtiments municipaux, et le Plan Canopée, qui a permis la plantation de plus de 5 500 arbres et la végétalisation de 100 000 m².

Les Verts ont mis les finances dans le rouge

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Reçu — 21 février 2026 De tout et de rien

Mais il n’y avait pas de risques excessifs de trouble à l’ordre public justifiant une interdiction n’est-ce pas ?

Cédric Mas @cedricmas.bsky.social posted:
Mais il n’y avait pas de risques excessifs de trouble à l’ordre public justifiant une interdiction n’est-ce pas ?

Quoted post from Berthe PhD Chorizot 🔮🌱 @berthechorizot.bsky.social:
Que sapelerio le fascisme.

Lieux fermés et événements annulés dans le centre de Lyon La Maison de l’Ecologie, l’ENS, des bibliothèques, des librairies ou encore des bars doivent garder portes closes ce samedi à Lyon, en raison de la marche de l’extrême droite prévue dans l’après-midi, selon une liste consultée par Libération. Divers événements, comme des soirées en soutien aux migrants ou aux personnes LGBT +, sont également annulés.

Les pays qui font n'importe quoi avec leur électricité très carbonée sont l'Allemagne, la Belgique et l'Italie. Surprenant ?

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Les pays qui font n'importe quoi avec leur électricité très carbonée sont l'Allemagne, la Belgique et l'Italie. Surprenant 😏

Quoted post from Thomas @thomasthefrench.bsky.social:
Since we have 10 years of data now, it is possible to see the evolution of the decarbonation of the european grid. I made this three graphs for this.

You can find the plots here:
thomasprojects.net/botelectrici...

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Description of the plots in the thread
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Reçu — 20 février 2026 De tout et de rien
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