Le Conseil d'Etat valide l'hébergement par Microsoft des données de santé de 10 millions de Français
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social posted:
Reportage (radio) à l'instant sur la mode (nostalgique) des « Ipod Touch » chez les jeunes adultes.
Avec le témoignage d'une jeune femme de 19 ans qui s'extasie :
« Wow ! Ecouter une chanson sur l'Ipod Touch, c'est comme écouter un vinyle » 🫠
En 5 secondes, mon âge ressenti s'est élevé à 112 ans.
Un robot qui observe une scène, comprend ce qui s'y passe et anticipe les conséquences de ses actes avant même de bouger le petit doigt. Ce n'est plus de la science-fiction. C'est la promesse d'une technologie hybride vertigineuse : les VLA (des modèles qui fusionnent vision, langage et action) couplés aux World Models (des systèmes permettant aux machines d'imaginer l'avenir).
Cette avancée silencieuse est sur le point de redéfinir notre monde physique. Elle pourrait créer des millions d'emplois... ou en détruire autant. Surtout, elle est le théâtre d'une guerre idéologique entre les chercheurs stars de l'IA et d'une course géopolitique féroce où la Chine, les États-Unis et la France jouent leur souveraineté technologique. Pourquoi cette bataille nous concerne-t-elle tous ? Plongée dans les rouages de l'IA qui s'incarne.
Fermez les yeux et imaginez une scène banale : vous êtes dans une cuisine inconnue, vous ouvrez un placard, saisissez une tasse transparente à la forme atypique et vous vous servez un café. Pour vous, c'est l'affaire de quelques secondes. Pour un robot coûtant plusieurs dizaines de milliers d'euros, c'est aujourd’hui un cauchemar absolu.
C'est ce qu'on appelle le paradoxe de Moravec : les machines excellent à exercer des tâches qui exigent des calculs complexes (analyser des milliards de données, battre des champions d'échecs), mais, dans un environnement ouvert, elles trébuchent face aux gestes sensorimoteurs de base qu'un enfant de trois ans maîtrise intuitivement. Pourquoi ?
Le cœur du problème réside dans le fossé entre la perception (voir) et l'action (bouger). Jusqu'à récemment, l'approche classique consistait soit à coder explicitement chaque mouvement dans des environnements ultra-contrôlés (la « robotique de cage » de nos usines automobiles), soit à utiliser « l'apprentissage par renforcement ». Cette dernière méthode force le robot à échouer des millions de fois en simulation avant de réussir. Mais le monde réel n'est pas une simulation stérile : il est chaotique, imprévisible. Face à la nouveauté, les robots classiques s'effondrent. Il leur manquait encore la clé de voûte de l'intelligence biologique : la capacité de généraliser.
La première moitié de la solution s'appelle le VLA (Vision-Language-Action model). Après les LLM comme ChatGPT (qui prédisent du texte) et les VLM (qui comprennent des images), les VLA sont l'aboutissement « incarné » de l'IA.
Donnez à un VLA l'image d'une table en désordre et l'instruction textuelle : « Range la pomme dans le bol ». Le modèle ne génère pas une phrase de réponse : il recrache directement des « tokens d'action ». Concrètement, il calcule l'angle exact du bras robotique et la force de préhension des doigts. Née avec le modèle RT-2 de Google, cette technologie a explosé avec des architectures comme OpenVLA et π0 (Physical Intelligence). Entraînés sur le « bon sens » d'Internet et des milliers d'heures de vidéos, ils permettent aux robots d'exécuter des instructions inédites.
L'enjeu géopolitique : si l'Occident en a posé les bases théoriques, la Chine est le leader incontesté du déploiement physique de ces cerveaux. Elle concentre aujourd'hui plus de 80 % des installations de robots humanoïdes. Xiaomi a, par exemple, intégré son modèle Xiaomi-Robotics-0 directement sur les chaînes de montage de ses voitures SU7. De son côté, XPENG déploie son architecture VLA 2.0 simultanément sur ses robotaxis, ses humanoïdes et ses voitures volantes. La Chine n'installe pas juste des robots ; elle bâtit une économie robotisée qui menace de laisser l'Europe à la traîne.

Si le VLA joue le rôle du système nerveux central, il lui manque une faculté essentielle pour ne pas faire de dégâts : l'imagination. C'est ici qu'entrent en scène les World Models (modèles du monde). C'est l'équivalent de notre cerveau qui « joue » des scénarios à l'avance : avant d'attraper un verre, vous savez que, si vous le bousculez, il va tomber et se briser.
Cependant, sous le terme « World Model » se cache une véritable guerre de paradigmes. Les chercheurs s'affrontent sur la meilleure façon d'enseigner la physique aux machines. Quatre grandes écoles se disputent la victoire :
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Le terme « neurodiversité » est popularisé à la fin des années 1990 par Judy Singer, sociologue australienne autiste, dans sa thèse fondatrice. Elle propose une analogie avec la biodiversité : tout comme la nature tolère une variété d’espèces, l’humanité devrait reconnaître une variété de cerveaux. Le journaliste Harvey Blume diffuse cette idée dans The Atlantic, en affirmant que la neurodiversité pourrait être aussi cruciale pour l’humanité que la biodiversité l’est pour la vie. L’idée fait rapidement son chemin dans les milieux associatifs et académiques, portée par des personnes autistes désireuses de sortir du prisme purement médical.
Le mouvement s’inscrit dans le modèle social du handicap, qui postule que ce n’est pas la personne qui est défectueuse, mais la société qui crée des obstacles. Il partage ses racines avec l’antipsychiatrie des années 1970, qui remettait en question le pouvoir médical, et le « Mad Pride », où des personnes vivant avec des troubles psychiatriques revendiquent leur dignité plutôt que de la dissimuler. Dans tous les cas, l’enjeu est le même : refuser la stigmatisation et réclamer des droits plutôt que de la pitié.
Puissant sur le plan symbolique, ce mouvement n’en reste pas moins traversé par des tensions profondes — y compris en son sein. On lui reproche de ne représenter que les profils les moins affectés — les autistes « légers » capables de s’exprimer —, au détriment des personnes lourdement en difficulté, dont les besoins risquent d’être minimisés dans le discours public. D’autres pointent l’absence de bases scientifiques solides : où s’arrête la différence, où commence le trouble ? Judy Singer elle-même précise qu’il s’agit d’un terme politique, pas scientifique. Les définitions sont en outre si larges qu’elles tendent à diluer le concept jusqu’à le vider de son sens. Révélateur : même dans les organisations déclarées inclusives, obtenir des aménagements concrets exige encore un diagnostic médical officiel.
On reste coincé dans le modèle que l’on prétend dépasser.
Depuis les années 1990, les neurosciences, la génétique et la psychiatrie évolutionnaire convergent vers une même conclusion : la diversité cérébrale n’est pas une anomalie, c’est une propriété fondamentale de notre espèce. La science ne valide pas le concept militant tel quel, mais elle confirme la réalité biologique qu’il cherche à désigner.
Ce que les chercheurs ont mis en évidence est troublant de simplicité : nos cerveaux varient, comme varient nos tailles ou nos systèmes immunitaires. Ces différences ne surgissent pas par accident. Elles émergent des mécanismes mêmes du développement neuronal. Certains profils cognitifs, aujourd’hui étiquetés comme des troubles, pourraient en réalité refléter des adaptations ancestrales : des façons de traiter le monde qui ont été utiles à d’autres moments, dans d’autres contextes. Ce qui s’avère être un déficit dans un environnement donné peut se muer en atout dans un autre. C’est ce que la psychiatrie évolutionnaire et la génétique comportementale défendent aujourd’hui de concert.
La génétique le confirme à sa manière. Deux êtres humains partagent 99,9 % de leur ADN. Et pourtant, cet écart suffit à façonner des cerveaux radicalement différents. Car cet ADN commun existe en de multiples variantes : certains gènes se déclinent en plusieurs versions, des portions entières du génome peuvent être dupliquées ou supprimées d’une personne à l’autre, et chaque naissance apporte environ une soixantaine de nouvelles mutations inédites, transmises majoritairement par le père. Sans oublier la recombinaison génétique, qui génère des milliers de milliards de combinaisons possibles à chaque conception. Autant dire que chaque cerveau est, littéralement, une première mondiale. Aujourd’hui, des études à grande échelle et des techniques d’analyse chromosomique permettent de cartographier cette diversité avec une précision inédite et montrent que la plupart des troubles psychiatriques et de nombreux troubles neurodéveloppementaux ne relèvent pas d’un gène unique, mais de l’effet cumulé de multiples variations génétiques, chacune n’exerçant qu’une contribution modeste. Et le plus fascinant vient peut-être de là : des séquences d’ADN restées figées pendant des millions d’années chez tous les autres mammifères ont soudainement évolué chez nos seuls ancêtres, comme si l’évolution avait appuyé sur l’accélérateur pour sculpter ce cerveau social et créatif qui nous définit. La neurodiversité n’est donc pas une anomalie : elle est inscrite dans notre génome depuis l’origine.
Cette logique dépasse largement notre espèce : le corbeau se sert d’outils et comprend le concept de zéro, la pieuvre distribue son intelligence dans ses tentacules, l’éléphant possède le cerveau le plus volumineux des animaux terrestres avec ses centaines de milliards de neurones, le dauphin réussit le test du miroir et l’abeille est capable d’apprentissages abstraits avec moins d’un million de neurones. In fine, l’évolution a inventé mille façons d’être intelligent.
Reconnaître la neurodiversité comme réalité biologique ne signifie pas ignorer la souffrance. De nombreuses personnes neurodivergentes ont besoin d’un accompagnement adapté — et les solutions existent, concrètes et validées. Les thérapies cognitivo-comportementales font aujourd’hui figure de référence pour une large gamme de troubles neurodéveloppementaux et psychiatriques, avec des résultats probants, mesurés et reproductibles. En complément, la psychoéducation — qui consiste à aider chacun à mieux comprendre son propre fonctionnement et ses difficultés — améliore l’adhérence aux soins et réduit les symptômes pour une très grande variété de troubles. Enfin, la pair-aidance — le fait d’être accompagné par quelqu’un qui a vécu la même expérience — montre des effets positifs constants sur la récupération et la réduction de l’anxiété, quel que soit le trouble concerné.
À l’école, des pédagogies repensées cherchent à rendre l’apprentissage accessible d’emblée à tous les profils, sans attendre qu’un enfant soit en difficulté pour s’adapter. Supports visuels, audio, modes d’expression variés : des outils simples qui, combinés à des technologies de communication augmentée, ont ouvert la parole à des enfants longtemps considérés comme inaccessibles.
Dans le monde du travail, les avancées sont réelles et encore timides. La grande majorité des personnes vivant avec des troubles sévères souhaite travailler, mais peu d’entre elles voient les portes de l’emploi s’ouvrir devant elles. Des modèles d’accompagnement fondés sur un soutien personnalisé plutôt que sur une mise à l’écart ont pourtant prouvé leur efficacité. Les profils neurodivergents y révèlent parfois des capacités remarquables, notamment dans des environnements technologiques : une ressource encore largement sous-exploitée. Pourtant, les offres d’emploi inclusives restent marginales. Preuve que cette inclusion n’en est encore qu’à ses débuts.
Sur le plan juridique, les lignes bougent. En France, la loi du 11 février 2005 a multiplié par quatre le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire, tandis que la déconjugalisation de l’AAH (fruit d’une longue et dure bataille) et l’extension de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux troubles neurodéveloppementaux renforcent l’autonomie des personnes concernées,
Conformément aux textes en vigueur depuis 2023. À l’échelle internationale, la Convention de l’ONU de 2006 pose un principe clair : l’objectif n’est pas de « réparer » les individus, mais de construire une société capable d’accueillir la diversité de ses membres — y compris les plus vulnérables. Une révolution silencieuse, mais profonde.
L’avenir se construit maintenant. En embrassant pleinement la neurodiversité, nous ne nous contentons pas d’aider une minorité : nous libérons un potentiel d’innovation immense, nous enrichissons notre culture et nous redéfinissons ce qu’être humain signifie. La vie a toujours prouvé qu’il existe mille façons d’être intelligent. Il est temps que notre société en fasse autant.
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Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
Les deux événements sont sur réservation !
Tristan K. @tristankamin.bsky.social replied:
Et le lundi qui suit aussi !
Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
S'il y a des nordcotentinois·e·s qui rôdent ici 👀
On a un truc pour vous, avec @terminusciences.bsky.social :