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Reçu — 20 mai 2026 De tout et de rien

Permaculture : miracle écologique ou utopie hors-sol ?

20 mai 2026 à 19:20

C’est une histoire qui a fait rêver toute une génération. Dans les années 2010, la petite ferme normande du Bec Hellouin, fondée sur la permaculture, devenait le Graal des sphères écologistes, promettant l’abondance sans tracteur, sans chimie et sur une surface minuscule.

Lorsque Charles et Perrine Hervé-Gruyer créent cette ferme, au milieu des années 2000, rien ne laisse encore présager l’engouement qui suivra. Sans formation agricole, mais animés par un idéal de reconnexion à la nature, ils s’installent sur des terres normandes peu fertiles. Les débuts sont difficiles, faits de tâtonnements et d’expérimentations. C’est en 2008 que leur trajectoire bascule avec la découverte d’un concept venu d’Australie : la permaculture. Contraction de « permanent agriculture », cette approche théorisée dans les années 1970 vise à concevoir des méthodes agricoles inspirées du fonctionnement des écosystèmes naturels. Diversité végétale, limitation du travail du sol, réduction des intrants et recherche d’autonomie… la permaculture promet à la fois résilience écologique et abondance alimentaire.

La dérive mystique de la permaculture

J’approfondis

Pour Charles et Perrine, c’est une révélation. Le couple fait alors un pari radical, celui d’abandonner la chimie et la mécanisation pour cultiver presque entièrement à la main, sur de très petites surfaces densifiées à l’extrême. Inspirée du micro-maraîchage bio-intensif, leur méthode multiplie les associations de plantes et les rotations rapides afin de maximiser les rendements au mètre carré. Autour des cultures, arbres, haies et étangs sont aménagés pour créer un microclimat protecteur. Et pour compenser la pauvreté des sols, d’importantes quantités de fumier sont utilisées afin de fabriquer des terres extrêmement riches en matière organique. Apparaissent alors les fameuses buttes de culture, mais aussi les « couches chaudes » : une technique consistant à cultiver sur une épaisse couche de fumier frais dont la décomposition produit de la chaleur, permettant de réchauffer le sol et d’avancer les récoltes en saison froide.

Permaculture : recyclage ou révolution ?

J’approfondis

Success-story

Et le pari est gagnant. Pionnière de la permaculture en France, la ferme du Bec Hellouin connaît un succès fulgurant. Succès agronomique d’abord, avec des récoltes affichant des rendements étonnamment élevés au regard des faibles moyens techniques mobilisés. Mais surtout, succès médiatique et culturel : le modèle fascine et séduit rapidement les milieux écologistes, qui y voient une alternative crédible à la très décriée « agro-industrie intensive ». Puis vient ce qui va véritablement transformer l’expérience en phénomène de société : la caution scientifique. En 2011, l’Inra — devenu depuis l’Inrae — lance une étude sur place sous la direction de l’agronome François Léger. Pendant quatre ans, les chercheurs observent, mesurent et chronomètrent le fonctionnement d’une parcelle-test de 1 000 m². Lorsque les résultats sont publiés, l’enthousiasme est immense dans les milieux militants. L’étude conclut qu’un revenu net mensuel de 898 à 1 571 euros peut être dégagé pour environ 43 heures de travail hebdomadaire. Pour beaucoup, la démonstration est faite : le modèle serait économiquement viable. La machine médiatique s’emballe aussitôt. Documentaires, conférences et articles se multiplient. Des milliers de néo-ruraux et de citadins s’inscrivent à des formations parfois très coûteuses pour apprendre à construire des buttes, associer les cultures ou tresser du saule. Le Bec Hellouin semble désormais adoubé par la science. Pour ses défenseurs, cette ferme prouverait qu’il est possible de tourner le dos à un siècle d’agronomie moderne et de nourrir le monde grâce à une agriculture réconciliée avec la nature.

Hélas, en y regardant de plus près, le miracle tenait davantage du mirage.

Un modèle économique fragile

La douche froide n’est d’ailleurs pas venue des défenseurs de l’agro-industrie, mais bien du camp écologiste lui-même. Dès 2015, l’association belge Barricade, un lieu d’émancipation pourtant farouchement engagé dans la promotion des alternatives environnementales et sociales, a publié une critique au vitriol de l’étude de l’Inra. Que des militants, a priori alliés naturels de ce genre d’initiative, pointent ainsi les failles du projet en dit long sur l’ampleur du trompe-l’œil. Le premier biais majeur soulevé par l’association concerne la surface. Les fameux 1 000 m² étudiés par les chercheurs correspondent au périmètre « strictement cultivé ». Les allées, les chemins de circulation, les zones de lavage ou les locaux de stockage en ont été exclus. Or, dans le monde réel, pour cultiver 1 000 m² de planches, un maraîcher a besoin d’au moins le double de terrain. Calculer la rentabilité sur ce seul mouchoir de poche gonfle artificiellement les rendements au mètre carré et interdit toute comparaison honnête avec d’autres exploitations. Plus problématique encore : la méthode de calcul des revenus. L’étude de l’Inra ne se base pas sur le chiffre d’affaires réel (l’argent effectivement encaissé), mais sur une « valeur récoltée ». En clair, les chercheurs ont multiplié l’ensemble de la production sortie de terre par un prix de vente estimé. Ce calcul intègre donc les légumes abîmés, invendus, donnés ou mis au compost. En économie, confondre ce que l’on produit et ce que l’on parvient à vendre est une erreur fondamentale qui fausse toute notion de rentabilité. Mais que cultive-t-on exactement au Bec Hellouin ? Pas de quoi remplir les assiettes du grand public. Pour qu’une si petite surface génère autant de valeur, la ferme a dû opérer des choix drastiques. Fini les légumes de garde essentiels pour se nourrir l’hiver (pommes de terre, carottes de conservation, oignons), trop gourmands en espace et trop peu rémunérateurs. La ferme s’est hyperspécialisée dans les cultures à cycle court et à très haute valeur ajoutée : jeunes pousses, « mini-légumes » et fleurs comestibles, vendus à prix d’or à une clientèle de niche, notamment composée de restaurants gastronomiques. Un modèle luxueux, parfaitement incapable de répondre aux enjeux de la sécurité alimentaire globale. Enfin, les critiques mettent le doigt sur le véritable moteur financier du Bec Hellouin. Loin du mythe du paysan vivant de ses seules récoltes, le modèle économique de la ferme s’appuie massivement sur une hybridation de ses activités. La rentabilité réelle du site est portée par le tourisme vert, les visites payantes, la vente de best-sellers et, surtout, l’école de permaculture. Des dizaines de stagiaires s’y pressent chaque année pour des formations courtes, non diplômantes, mais facturées au prix fort. L’écosystème du Bec Hellouin s’avère au final redoutablement lucratif, mais il vend davantage un concept, un idéal de vie, qu’un modèle agricole reproductible.

Dopage au crottin

Si le modèle économique pose question, le miracle agronomique cache lui aussi un angle mort particulièrement gênant. Pour comprendre comment 1 000 m² de terre peu fertile ont pu générer des récoltes aussi abondantes, particulièrement en hiver et au début du printemps, il faut regarder sous les légumes. Le secret de cette productivité hors norme tient à la technique des « couches chaudes ». Pour chauffer les serres et accélérer la pousse des légumes primeurs — les plus chers —, la ferme engloutit des quantités faramineuses de fumier de cheval, généreusement fourni par le centre équestre voisin. Un rapport interne au Bec Hellouin, publié en 2017 et consacré à l’étude des flux de matières organiques de la ferme, dévoile des chiffres qui donnent le vertige. On y apprend qu’en 2016, 780 kilos d’azote (contenus dans des dizaines de tonnes de fumier et de compost) ont été déversés sur les cultures. Or, la réglementation environnementale (la fameuse directive Nitrates) est stricte : pour éviter la pollution des nappes phréatiques, il est interdit de dépasser 170 kg d’azote par hectare et par an. Comment la ferme échappe-t-elle à l’illégalité ? Par un habile tour de passe-passe administratif. Le domaine du Bec Hellouin s’étend en réalité sur une vingtaine d’hectares. Pour son calcul réglementaire, la ferme a « lissé » l’apport de ces 780 kg d’azote sur près de 4,7 hectares de surface agricole, incluant des herbages et des prés-vergers qui n’ont pourtant pas reçu une once de ce fumier. Sur le papier, la moyenne tombe ainsi à 167 kg par hectare. Le bilan légal est sauvé de justesse. Mais dans les faits, l’immense majorité de ce fumier était concentrée sur les seuls jardins bio-intensifs. Sur la parcelle de 1 000 m² étudiée par l’Inra, entre 148 et 540 kg d’azote ont ainsi été épandus. C’est entre 9 et 30 fois le plafond légal autorisé. Un véritable dopage agronomique, loin de l’image d’une agriculture sobre et autonome, et qui fait peser un risque bien réel de lessivage des sols et de pollution des eaux.

Le retour du servage ?

Et les sols ne sont pas les seuls à fonctionner sous perfusion. Car derrière l’image d’une agriculture « sans intrants » se cache une autre ressource consommée en quantités colossales : le travail humain. L’étude de l’Inra chiffre entre 1 400 et 2 100 le nombre d’heures strictement nécessaires pour cultiver ces fameux 1 000 m², un total qui grimpe à 3 000 heures en incluant l’administratif et la vente. Ramené à l’hectare, cela représente un vertigineux total de 14 000 à 21 000 heures de labeur manuel. Il faudrait ainsi mobiliser sept à huit personnes à temps plein pour cultiver un seul hectare, là où le maraîchage biologique mécanisé n’en requiert qu’une. Poussons le raisonnement mathématique à l’échelle du pays. Si l’on voulait appliquer ce modèle aux 530 000 hectares dédiés aux fruits et légumes en France, il faudrait embaucher plus de 3,5 millions de travailleurs. C’est cinq fois plus que le nombre total d’agriculteurs en activité aujourd’hui, toutes filières confondues ! Surtout, cette armée utopique ne suffirait même pas à nous nourrir. Ce modèle ultra-densifié n’est rentable que sur des végétaux à haute valeur ajoutée (jeunes pousses, fleurs comestibles). Il est structurellement inadapté à la production des denrées caloriques de base (blé, maïs, pommes de terre), qui exigent de vastes surfaces et la force de la mécanisation. La permaculture vendue par le Bec Hellouin ne nourrit pas une nation. Elle approvisionne une niche.

La véritable leçon du Bec Hellouin n’est peut-être pas celle que l’on croit. Oui, cette ferme démontre qu’il est possible de produire beaucoup sur de petites surfaces, en recréant des écosystèmes riches. Mais elle montre surtout qu’aucune agriculture ne fonctionne sans intrants, sans énergie ou sans contraintes physiques. Derrière le rêve d’une production « naturelle » affranchie de la modernité, on retrouve simplement d’autres dépendances : du fumier importé, une main-d’œuvre massive, et une clientèle capable de payer très cher des produits de niche. La permaculture peut être une formidable source d’inspiration agronomique. Mais vouloir en faire le modèle destiné à nourrir 70 millions de Français relève moins de l’écologie… que du romantisme.

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CoMaps : Randonnez, pédalez, conduisez hors-connexion - Déplacez-vous en toute confidentialité | CoMaps

20 mai 2026 à 14:14
Bon je refais de la pub pour CoMaps, parce qu'ils le méritent.
- C'est une bonne application GPS utilisable à pied, en voiture, en vélo.
- contrairement à Google elle ne collecte pas vos données personnelles ni votre position.
- elle est légère et réactive, même sur les vieux téléphones.
- elle est facile à utiliser.
- les cartes peuvent être stockées à l'avance dans le téléphone, donc aucune consommation de données mobiles si vous le souhaitez.
- l'application peut donc même vous guider en mode avion ou dans les endroits d'où vous n'avez pas de réseau.
- cartes très complètes basées sur OpenStreetMap.
- possibilité de sauvegarde quotidienne automatique de vos favoris.
- possibilité d'exporter/importer vos favoris vers/depuis d'autres application (import/export kml, import gpx)
- possibilité d'enregistrer des traces, et d'exporter/importer (format gpx).
- possibilité d'utiliser la puce GPS *sans* les services Google (pour éviter de donner votre position à Google).
- vous pouvez même suggérer des corrections de la carte à OpenStreetMap directement depuis l'application, ou laisser une note aux contributeurs OpenStreetMap.
- Si vous avez un compte OpenStreetMap, vous pouvez même apporter des ajouts et corrections directement depuis l'application.

Alors bien sûr elle n'est pas parfaite ni aussi complète qu'OsmAnd, mais elle fait un *excellent* boulot.
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Adieu Visa et Mastercard : 130 millions d'Européens basculent vers un paiement 100 % souverain dès 2026 - Les Numériques

20 mai 2026 à 14:06
Ahum.
- du point de vue client, il faut obligatoirement un smartphone Apple ou Google, et non rooté. Donc américain.
- du point de vue serveur, ça tourne sur l'infra d'AWS (Amazon). Donc américain aussi.
Donc on est encore très loin d'une solution 100% souveraine.
Mais au moins l'initiative est là.
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Google Search as you know it is over | TechCrunch

20 mai 2026 à 09:40
Merdification de la recherche Google : Fini les listes de liens en résultats. Désormais Google va vous imposer un agent IA.

EDIT: Un autre article sur le sujet : https://tante.cc/2026/05/20/on-google-declaring-war-on-the-web/

EDIT: Et la manière dont Google va monétiser cette nouvelle interface est encore plus malaisante (encore plus opaque que les précédentes) : https://matthiasott.com/notes/ad-infinitum
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Linux se paie Windows : la latence des jeux chute grâce à l'open source

20 mai 2026 à 09:28
L'opensource brise le monopole des constructeurs : « low_latency_layer [...] permet d’activer les technologies de réduction de latence ultra-rapides Nvidia Reflex 2 et AMD Anti-Lag 2 sur n’importe quel GPU, faisant fi des barrières de marques imposées par les constructeurs. Que vous possédiez une carte AMD, Nvidia ou Intel, vous allez pouvoir activer l’option de réduction de latence de votre choix. »

Et le tout en explosant les perfs par rapport à Windows. 👌
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GitHub confirms breach of 3,800 repos via malicious VSCode extension

20 mai 2026 à 09:19
GitHub s'est fait pirater.
(Attendez je résume : GitHub (qui appartient à Microsoft) s'est fait pirater à cause d'un employé qui utilise VSCode (qui appartient à Microsoft) qui a installé un plugin vérolé hébergé sur le dépôt de plugins qui appartient à Microsoft. La boucle est bouclée.)
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Superbe image de la calotte permanente sud de Mars obtenue par la sonde Psyche lors de son survol le 15 mai dernier.

Thomas Appéré @thomasappere.bsky.social posted:
Superbe image de la calotte permanente sud de Mars obtenue par la sonde Psyche lors de son survol le 15 mai dernier.
Le givre saisonnier de glace carbonique couvre encore les hautes latitudes. La calotte résiduelle est très majoritairement constituée de glace d'eau.
🧪🔭 #Psyche

La surface ocre de Mars photographiée par la sonde Psyche le 15 mai. A gauche, la calotte permanente sud constituée de glace d'eau est recouverte d'un givre saisonnier de glace carbonique. © NAS/JPL-Caltech/ASU/Thomas Appéré

Reçu — 19 mai 2026 De tout et de rien

Cinéma : Bolloré réalise une purge - POLITIS

19 mai 2026 à 18:37
La cancel culture, la vraie.

EDIT: Rappel : L'extrême-droite détester les intellectuels, les artistes et la culture.
« Les représailles enclenchées par le milliardaire contre la mobilisation des auteurs et autrices, récemment rejoints par les professionnels du cinéma, rappelle la haine de l’extrême droite envers les artistes et les intellectuels. »
https://web.archive.org/web/20260523061132/https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/fronde-de-la-culture-avec-ses-methodes-brutales-vincent-bollore-tombe-le-masque-par-vanessa-springora-20260522_OCJBNK5FSFGSPM5Z7JSZZO6GSY/
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L’université française, une noyade volontaire

19 mai 2026 à 18:00

83 % des universités françaises sont en déficit. Chaque année, celui-ci se creuse inexorablement, porté par l’explosion des cotisations retraites. Et chaque année, leurs dirigeants militent pour le maintien du système qui les asservit.

Voici une histoire absurde. Des Conseils d’Administration universitaires votent chaque année des motions contre la réforme des retraites. Et chaque année, ils regardent, impuissants, leurs budgets de recherche et d’enseignement se faire dévorer un peu plus. Personne ne fait le lien. Personne n’en parle.

Ce paradoxe est le symptôme d’un système qui a réussi quelque chose de rare : se donner les apparences de l’autonomie tout en conservant toutes les structures de l’irresponsabilité.

Le piège invisible : le CAS Pensions

Quand une université emploie un fonctionnaire, elle paye non seulement son salaire, mais verse aussi à l’État une contribution pour sa future retraite. C’est le Compte d’Affectation Spéciale Pensions, dit CAS Pensions. Jusque-là, rien d’anormal. Le problème vient du taux de cotisation employeur appliqué. Dans le secteur privé, il tourne autour de 16 %. Mais à l’université, il atteint des niveaux démentiels, étant passé de 74,28 % en 2020-2024, à 78,28 % en 2025, puis 82,6 % en 2026, augmentant de 4 points à chaque fois. Pire, avec la loi LRU de 2007 (Libertés et Responsabilités des Universités), l’État a transféré la gestion de la masse salariale aux établissements. Un acte de responsabilisation apparent, mais rendu inefficient, puisque Paris a gardé la main sur ce taux de cotisation (appelé aussi surcotisations) qu’il ajuste chaque année pour équilibrer le régime national des retraites.

Le résultat est mécanique : les charges d’une université augmentent de plusieurs millions d’euros par an, sans qu’elle ait recruté une seule personne supplémentaire, alors que la dotation de l’État stagne. Résultat : trop d’universités françaises terminent régulièrement leur exercice en déficit, malgré des dotations d’État historiquement élevées (plus de 15 milliards d’euros au total). Les chiffres donnent même le vertige. En 2022, sur 70 établissements, 21 perdaient de l’argent. L’année suivante, ils étaient près d’une trentaine dans ce cas. Avant la grande bascule de 2024, en ayant vu 58, soit 83 % d’entre eux, connaître le déficit.

Pourtant, le CAS Pensions n’explique pas à lui seul la situation, car c’est l’ensemble de la loi LRU qui peut être incriminée. Mais il représente l’éléphant dans la pièce que personne ne veut voir.

L’autonomie sans la responsabilité

La loi LRU voulait créer des établissements agiles, capables de gérer leur budget, de recruter les meilleurs profils et de nouer des partenariats avec le monde économique. Valérie Pécresse, alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pensait greffer un modèle anglo-saxon sur l’université française.

Elle a gagné la bataille législative. Elle a perdu la bataille culturelle.

Car le transfert de gestion a eu lieu sans transfert de culture managériale. Le président d’université reste élu par son Conseil d’Administration composé d’enseignants-chercheurs, de personnels administratifs et d’étudiants. Pour obtenir son siège, il négocie des postes, des décharges, des avantages avec les listes syndicales. Une fois élu, il ne peut pas vraiment sanctionner ses électeurs. Et s’il termine son mandat en déficit, il ne risque rien : pas d’inéligibilité, pas d’administrateur provisoire, pas de faillite technique. Le déficit devient même un argument pour réclamer des rallonges à l’État. In fine, cette architecture s’oppose à toute forme de responsabilité.

Le nœud du problème : deux libertés confondues

Au cœur du blocage, il y a une confusion majeure entre liberté intellectuelle et immunité managériale. La liberté académique, initiée au XIIIe siècle, confortée à la Révolution et sans cesse renforcée, est une conquête démocratique réelle. Elle protège les chercheurs de l’arbitraire politique (et religieux). Grâce à elle, un professeur peut critiquer une politique publique ou mener des recherches impopulaires sans craindre d’être licencié. C’est le socle de la pensée critique et il mérite d’être défendu.

Mais lors de la mise en place de la loi LRU, un compromis ambigu s’est installé. Face aux tensions universitaires de l’époque et sous la pression conjointe d’une partie des présidences d’université, des syndicats et des courants idéologiques les plus militants, la réforme n’a jamais osé clarifier la frontière entre indépendance scientifique et responsabilité de gestion.

Beaucoup de présidents d’université ont alors défendu une autonomie accrue… sans accepter, en parallèle, les mécanismes de redevabilité lui étant réellement associés. On a transféré des budgets, des responsabilités RH et des pouvoirs, tout en laissant subsister une culture où l’évaluation, la transparence ou la mesure des résultats pouvaient être perçues comme des menaces idéologiques.

Peu à peu, certaines franges militantes du monde académique ont exploité cette confusion pour étendre la notion de « liberté académique » bien au-delà de sa vocation initiale. La protection de la liberté de recherche s’est parfois transformée en protection contre toute contradiction, toute exigence de performance ou encore toute remise en cause des équilibres internes.

La liberté de penser, de rechercher et d’enseigner a mué en celle de déterminer la manière dont on dépense l’argent public. La dissociation de l’indépendance intellectuelle et de la responsabilité administrative est le grand chantier que la LRU n’a pas osé ouvrir.

Le coût réel

Le coût n’est pas que budgétaire, il est aussi pédagogique. Quand les excédents des IUT — ces pôles qui fonctionnent, affichent d’excellents taux d’insertion et entretiennent des liens réels avec le monde économique — sont absorbés par les déficits des facultés en crise, c’est la réussite qui subventionne l’inertie. Quand des universités sont paralysées plusieurs semaines par an par des grèves contre des réformes nationales (comme celle des retraites), ce sont les étudiants qui paient la facture.

La massification a fait progresser les effectifs de 15 % en quinze ans. Elle n’a pas été absorbée par une modernisation des structures, mais par une extension de la bureaucratie administrative. Les mots « service public » deviennent une incantation qui justifie l’absence de toute culture du résultat, voyant s’installer une confusion entre les moyens alloués et la qualité du service rendu.

Une piste sérieuse

Envisager aujourd’hui une réforme cohérente consisterait à dissoudre le lien entre gouvernance académique et gouvernance financière. Elle se fonderait sur un Conseil de surveillance à majorité extérieure (représentants de l’État, des régions, du monde économique, nommés et non élus) chargé de définir la stratégie et de valider le budget. Le pilotage de l’établissement lui-même incomberait à un Directoire de gestionnaires professionnels, recrutés sur contrat et responsables devant l’organisme déjà mentionné. Enfin, un Conseil académique conserverait la pleine souveraineté sur les contenus pédagogiques et la recherche, sans toucher ni au budget ni aux ressources humaines. La liberté intellectuelle serait ainsi préservée, voire renforcée, mais elle ne serait plus un bouclier contre la transparence comptable.

En réalité, cette architecture existe déjà partiellement dans les établissements publics expérimentaux (EPE), fondés sur des regroupements d’universités créés par l’ordonnance du 12 septembre 2018. Mais elle attend une véritable volonté politique pour être généralisée.

Cette logique ne sort pas de nulle part. En 2021, la Cour des comptes elle-même pointait, dans une note prospective sur les universités à l’horizon 2030, un régime électif qui « confie à des enseignants-chercheurs des charges de gestion complexes sans qu’ils soient en rien préparés aux responsabilités qu’ils exercent », des conseils d’administration où les débats stratégiques sont « réduits à la portion congrue », et une subvention d’État « presque entièrement consacrée à la masse salariale », ne laissant aux établissements aucune marge réelle d’investissement. La Cour allait même jusqu’à qualifier d’« aberration » l’incapacité de toute université française à connaître le coût réel d’une de ses formations. Cinq ans plus tard, rien n’a changé… si ce n’est que 83 % des établissements sont désormais dans le rouge.

L’université française ne manque pas de moyens, mais d’une architecture qui renforce le principe de responsabilité tout en maintenant la liberté intellectuelle.

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[Nouvelle vidéo]

Rodolphe Meyer aka Le Réveilleur @lereveilleur.eurosky.social posted:
[Nouvelle vidéo]

Quel est l'impact climatique de l'utilisation de bois ?

Question cruciale puisque le bois est la première source d'énergie renouvelable en France où il est majoritairement utilisé pour du chauffage résidentiel.

youtu.be/hY6G9UXtBYE

Bois : son véritable impact climatique
(youtu.be) YouTube video by Le Réveilleur

VoxEase Communication Aid

19 mai 2026 à 04:59
Une petite appli web (qui peut aussi fonctionner en local) qui permet à une personne qui ne peut pas parler d'exprimer divers besoins juste en cliquant un bouton. Ça peut être utile.
Ça peut être utilisé à la souris, au clavier, sur un écran tactile ou même avec un gamepad.  Et ça peut aussi parler français (voir les réglages).
(Permalink)
Reçu — 18 mai 2026 De tout et de rien

Bridge returned error 0! (20591)

See https://curl.haxx.se/libcurl/c/libcurl-errors.html for description of the curl error code.

Details

Type: HttpException
Code: 0
Message: cURL error Operation timed out after 5002 milliseconds with 0 bytes received: 28 (https://curl.haxx.se/libcurl/c/libcurl-errors.html) for https://public.api.bsky.app/xrpc/app.bsky.feed.getAuthorFeed?actor=did%3Aplc%3Atoudj53egawswz2ypw3zyn2u&filter=posts_and_author_threads&limit=30
File: lib/http.php
Line: 185

Trace

#0 index.php(73): RssBridge->main()
#1 lib/RssBridge.php(39): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#2 lib/RssBridge.php(37): BasicAuthMiddleware->__invoke()
#3 middlewares/BasicAuthMiddleware.php(13): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#4 lib/RssBridge.php(37): CacheMiddleware->__invoke()
#5 middlewares/CacheMiddleware.php(44): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#6 lib/RssBridge.php(37): ExceptionMiddleware->__invoke()
#7 middlewares/ExceptionMiddleware.php(17): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#8 lib/RssBridge.php(37): SecurityMiddleware->__invoke()
#9 middlewares/SecurityMiddleware.php(19): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#10 lib/RssBridge.php(37): MaintenanceMiddleware->__invoke()
#11 middlewares/MaintenanceMiddleware.php(10): RssBridge->{closure:RssBridge::main():37}()
#12 lib/RssBridge.php(37): TokenAuthenticationMiddleware->__invoke()
#13 middlewares/TokenAuthenticationMiddleware.php(10): RssBridge->{closure:RssBridge::main():33}()
#14 lib/RssBridge.php(34): DisplayAction->__invoke()
#15 actions/DisplayAction.php(54): DisplayAction->createResponse()
#16 actions/DisplayAction.php(89): BlueskyBridge->collectData()
#17 bridges/BlueskyBridge.php(164): BlueskyBridge->getAuthorFeed()
#18 bridges/BlueskyBridge.php(633): getContents()
#19 lib/contents.php(104): CurlHttpClient->request()
#20 lib/http.php(185)

Context

Query: action=display&bridge=BlueskyBridge&data_source=getAuthorFeed&user_id=tristankamin.bsky.social&feed_filter=posts_and_author_threads&include_reposts=on&format=Atom
Version: 2025-08-05 (git.master.394a991)
OS: Linux
PHP: 8.4.21

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mruac

Réarmement français : il faut choisir !

18 mai 2026 à 19:32

L’avenir de l’armée française se joue aujourd’hui. Alors que, des drones à l’espace, la guerre change à une vitesse brutale, peut-elle continuer à être bonne partout ? Rien n’est moins sûr…

Enfin, le réarmement français accélère. Il s’inscrit dans la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, qui planifie les moyens humains, matériels et budgétaires des armées pour les années à venir, et dont l’actualisation est votée aujourd’hui au Parlement. Elle vise à ajouter 36 milliards d’euros à l’actuel effort de défense, qui devait déjà en totaliser plus de 400 milliards sur la période 2024-2030. Le budget des armées doit ainsi être porté à 76,3 milliards d’euros en 2030, soit 9 milliards supplémentaires par rapport aux prévisions.

Il s’agit d’un effort d’autant plus considérable dans le contexte budgétaire catastrophique que connaît la France. Mais correspond-il véritablement à nos besoins ?

Une consolidation du modèle d’armée français

Au-delà des additions de chiffres et de sigles peu évocateurs pour le grand public, l’actualisation de la LPM marque un nouveau chapitre pour la politique de défense française. Les attentats islamistes de 2015 avaient permis de mettre fin, dans les années suivantes, à un quart de siècle de désarmement qui a failli conduire nos forces à un décrochage sans retour. La précédente LPM a ainsi été une loi de « réparation » qui, à une époque où la perspective d’un conflit majeur semblait improbable, ne visait pas une véritable montée en puissance de notre armée. Mais le choc de l’invasion de l’Ukraine de 2022 a conduit l’année suivante à l’adoption de l’actuelle LPM. Malgré son ambition, celle-ci aura été rattrapée par l’accroissement des menaces et les incertitudes quant à la protection américaine, poussant l’Élysée à accélérer le calendrier du réarmement.

Les 36 milliards d’euros supplémentaires (d’ici 2030) financeront en priorité le renforcement des stocks de munitions (avec une enveloppe de 8,5 milliards). L’industrie sera mise à contribution pour accélérer massivement la production de bombes et de missiles de divers types, à des cadences qui étaient jugées « irréalisables » il y a seulement quelques années, lorsqu’il s’agissait surtout de trouver des excuses au manque de volonté. Alors qu’on souligne souvent à quel point la France ne pourrait pas tenir longtemps en cas de conflit majeur, il s’agit d’être enfin capable de durer.

Cette loi de programmation militaire vise aussi à moderniser ce qui est à la fois une caractéristique et une obsession française : le « modèle d’armée complet ». Il s’agit de maîtriser l’ensemble du spectre de la conflictualité, ou plus sobrement, tous les types de capacités dans tous les domaines. Et ce — autre caractéristique française — de manière souveraine. Des investissements supplémentaires seront par exemple consacrés à l’espace, incontournable pour le renseignement, le commandement et les communications, au cyber, ou encore aux grands fonds marins pour protéger notamment les infrastructures critiques.

Le comportement des États-Unis sur la scène internationale, qui prouve à l’Europe le bien-fondé de notre volonté d’autonomie stratégique face à notre encombrant allié, montre la nécessité de réduire encore notre dépendance envers Washington. À cet égard, la LPM vise notamment à développer des capacités antimissiles pour lesquelles la France restait à la remorque de l’Amérique. Quant à la dissuasion nucléaire, elle doit absorber à elle seule plus de 15 % des dépenses : un effort d’autant plus indispensable à l’heure où la France pourrait étendre son parapluie nucléaire à ses voisins européens.

Un problème de taille

Le réarmement prévu doit donc permettre à la fois de développer de nouvelles capacités et de gagner en « épaisseur », c’est-à-dire en capacité à durer, avec le renforcement des stocks de munitions. Mais il ne permettra pas de regagner de la masse. Or, là se situe la grande faiblesse du réarmement français, comparé aux autres pays européens : la préservation de notre modèle d’armée avec des moyens qui restent limités se fait au détriment de la masse des forces.

En dehors de quelques acquisitions, comme le passage de 109 canons CAESAR d’ici 2030 à 120, les nouveaux investissements annoncés ne visent pas à augmenter le format des forces, c’est-à-dire la taille des effectifs et des parcs d’armement. Il n’est ainsi toujours pas prévu d’acquérir davantage d’avions de combat, de chars ou de frégates. Pour des raisons budgétaires bien compréhensibles, une éventuelle hausse du format des forces est renvoyée à l’après-2030. Or, c’est à cet horizon que, selon les armées, nous pourrions affronter un conflit majeur. Ce qui rend le calendrier des décisions prises assez problématique.

Trop peu, trop tard ?

Certes, l’une des principales avancées de cette nouvelle LPM tient dans sa volonté d’augmenter considérablement les moyens en matière de drones comme de lutte antidrones. Qu’il s’agisse des priorités d’acquisition ou du changement culturel dans l’industrie de défense, la France semble prendre conscience de son retard. Mais notre adaptation à la guerre des drones reste à des années-lumière des besoins réels et du changement de nature des conflits. Là où l’Ukraine devrait produire cette année 7 millions d’appareils (et la Russie plusieurs millions), nous n’en sortirons que quelques milliers de nos usines, alors même que les guerres en Ukraine et au Proche-Orient soulignent toute la vulnérabilité des armées contemporaines. Or, les moyens prévus pour la défense antidrones ne permettront pas de réellement protéger ni nos infrastructures ni nos armées au front.

Même avec des moyens supplémentaires, cette nouvelle LPM repousse aussi des programmes incontournables pour la viabilité de notre outil de défense. C’est le cas concernant les chars d’assaut, dont la guerre d’Ukraine montre qu’ils sont tout sauf obsolètes. Malheureusement, notre pays n’en produit plus depuis 2008 et ne prévoit toujours pas d’en acquérir de nouveaux avant l’horizon 2040, dans le cadre du programme franco-allemand MGCS. Or la France devra probablement renforcer son maigre (et vieillissant) parc de 200 chars Leclerc bien avant cette date : faute d’envisager maintenant une solution souveraine, elle pourrait être contrainte de se fournir à l’étranger. Nous disposons de solutions de génération intermédiaire, comme l’EMBT (Enhanced Main Battle Tank, franco-allemand) dont la production pourrait démarrer en quelques années. Mais il reste la question des perspectives à l’export pour qu’un tel projet soit viable, et ne rien faire est la meilleure garantie de voir tous les marchés potentiels être captés par la concurrence.

Le futur char franco-allemand menace-t-il l’armée française ?

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Des choix qui ne peuvent plus être repoussés

C’est, au fond, la principale faiblesse du réarmement français : la France continue de repousser des choix pourtant inévitables.

Entre les priorités de son modèle d’armée, d’abord. Comme nous l’avons déjà vu, notre pays entretient ou développe des capacités dans tous les domaines, mais dans des proportions réduites. Ce qui ne le prépare pas à un conflit majeur où il lui faudra déployer beaucoup plus de forces sur une longue durée. La Pologne, par exemple, centre l’essentiel de ses efforts autour du réarmement terrestre face à la Russie : elle disposera d’ici 2035 de huit fois plus de chars modernes que la France, dix fois plus de canons, ou encore quarante fois plus de systèmes de frappe en profondeur. Une voie que ne peut évidemment pas suivre la France, puissance nucléaire dont les territoires, intérêts et engagements sont répartis sur toute la planète, et sans menace directe à ses frontières.

À défaut de pouvoir se concentrer sur la seule menace russe, comme tant de nos voisins, nous devons cependant choisir entre les priorités stratégiques : la projection de puissance sur d’autres continents et océans, ou la défense de l’Europe ? L’Allemagne notamment se concentre sur la deuxième option. La France, comme le Royaume-Uni, peut jouer la complémentarité en misant sur ses capacités d’intervention. Elle risque cependant d’être reléguée au second plan de la défense du continent, et d’être sous-dotée pour un conflit à l’Est, si elle conserve une armée de Terre aussi réduite.

Viennent en conséquence les choix quant au degré d’ambition de la nation. Acter un déclassement relatif, notamment face à une Allemagne dont le budget de défense pourrait être durablement deux fois plus élevé que le nôtre ? Ou se donner les moyens d’être véritablement un leader européen ? Accepter de co-développer avec d’autres pays des programmes d’armement de plus en plus coûteux, voire renoncer à certains d’entre eux ? Ou payer le prix d’une complète indépendance ?

Au fond, si la loi de programmation militaire consolide le modèle militaire français, elle ne pallie pas ses failles. Alors que l’enjeu fondamental consisterait à le repenser face au risque de déclassement par rapport à nos alliés, voire d’un décrochage en cas de conflit majeur. À méditer…

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Je cite @astrochnis.bsky.social : 3500 pages, dont 40 rien que pour le guide de lecture.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Je cite @astrochnis.bsky.social : 3500 pages, dont 40 rien que pour le guide de lecture.

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