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Reçu — 22 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Mageia 10 : cycle de publication alpha, bêta, rc

Si vous avez envie de regarder sous le capot et vous impliquer dans le développement d’une distribution Linux c’est le moment de participer aux tests.
Mageia a publié une première version alpha en décembre 2025, la version bêta est désormais disponible et une version candidate est envisagée pour mars/avril 2026 pour publication de Mageia 10 « quand ce sera prêt », l’occasion de revenir sur les différentes étapes et l’implication possible.

Pour l’apparence de la distribution, un concours artistique a été lancé du 29 janvier au 25 février 2026, la participation des plus graphistes d’entre vous est la bienvenue ! Le choix pour la Mageia 10 va bientôt être fait, il reste toujours quelques points à améliorer par la suite ;-)

Bref, une version 10 de Mageia qui s’inscrit dans la continuité de la stabilité de Mageia 9 : le cycle de publication est là pour l’avérer, il y aura des pleurs, des cris et de grandes joies à réussir à faire fonctionner au mieux vos logiciels de prédilection.

Sommaire

Pour cette dépêche, le parti pris est de privilégier les annonces en français. Pour autant, le suivi effectif est à faire en anglais (ensuite décliné au besoin en français).

Quelques sujets pris en compte pour Mageia 10 :

  • choix du noyau Linux 6.18.x qui est une version LTS
  • live ISO 64 bits en 3 versions : KDE, GNOME et XFCE
  • conservation d’une version 32 bits (i686 et non plus i586), nécessitant des tests et une définition du périmètre, un live ISO basé sur XFCE
  • Wayland par défaut pour GNOME, éventuellement (à tester) pour Plasma KDE et autres environnements le proposant, marquant la résorption de Xorg lorsque possible ; plusieurs compositeurs Wayland pour LXQt sont intégrés (Labwc, niri, hyprland, sway)
  • bon fonctionnement de l’infrastructure de mise à jour via URPMI, basé sur RPM ou DNF
  • Peaufinement de l’intégration des pilotes libres de GPU pour Intel et AMD ; pour les pilotes nVidia ça va être plus compliqué :/
  • des mises à jour de vos logiciels préférés (n’hésitez pas à les préciser en commentaire)

Voici les différents cycles et les choix envisageables restant à chaque étape.

Cycle alpha : reprise de publication

Objectif : stabilisation du périmètre envisagé, identification des montées de version de logiciels restant à faire lors du cycle de publication.

Cela permet d’avoir des premiers ISO installables, et de revoir les plannings respectifs de ce qui est à intégrer : des langages (Rust, Ruby…), des logiciels (FreeCAD 1.1 en février donc plutôt lors de la bêta…).

Premières personnes à tester généralement issues de Cauldron—la version de développement en rolling-release—dont l’installation a pour objectif d’avérer la cohérence de l’installation et d'identifier sur le bugzilla les bogues bloquants ce qui en permet le suivi lors de chacun des cycles. Une version plus jolie des bogues bloquants est disponible, même s’ils restent à corriger ;-)

Les arborescences de dépôt 10 sont créées sur les miroirs, pour permettre de gérer l’ajout de nouveaux miroirs au fur et à mesure. Pendant tout le cycle de publication, le fonctionnement est similaire à ce qui se passe en cauldron : l’arborescence release/ reçoit les mises à jour de paquets, rien dans updates/.
Le changement des dépôts de cauldron à 10 est nécessaire pour ne pas rester avec la version de développement une fois Mageia 10 officiellement publiée ; une réinstallation reste préconisée pour ne pas avoir de reliquat des bogues corrigés lors du cycle de publication (même si enlever les différentes versions de noyaux et de bibliothèques permet de faire un 1er ménage, il peut y avoir des reliquats de configuration intermédiaire qui perdurent).

Cycle bêta : consolidation des tests et des choix pour la version à publier

Objectif : stabilisation des versions de logiciels envisagées, identification des correctifs à l’installeur.

Lancement du concours de visuels pour fonds d’écrans de Mageia 10, icônes et économiseurs : du 30 janvier 2026 au 25 février 2026. C’est la bêta2 qui vous fera découvrir la nouvelle apparence retenue pour Mageia 10.

Les pilotes nvidia posant des problèmes récurrents, il est envisagé de ne pas proposer leur intégration aux ISO (ils seraient à installer par la suite). Les tests sont les bienvenus. La version nvidia470 peut encore être configurée après installation initiale : elle est conservée pour les anciennes cartes graphiques—même si elle n’est plus maintenue tandis que la version 390 est obsolète et ne fonctionne plus avec les nouveaux noyaux Linux—et les versions nvidia580 et nvidia590 sont proposées (paquets nvidia-current_all et nvidia-newfeature-all permettant l’ajout des modules dkms), ainsi que le pilote ne fonctionnant qu’à partir des versions de cartes RTX. C’est le pilote nouveau qui est utilisé par défaut lors de l’installation initiale.

Les pilotes graphiques libres de AMD et Intel ont bien sûr aussi été mis à jour, ils sont disponibles directement dans les ISO live d’installation.

Les tests pour Plasma KDE avec la gestion par Wayland permettront d’identifier l’opportunité de proposer Wayland par défaut, le choix alternatif de Xorg restant disponible.

L’utilisation de clé USB persistante (fonctionnalité apparue avec Mageia 7) pourrait permettre d’avoir sur soi une clé d’installation live à jour et bénéficiant des derniers correctifs : démarrage avec clé USB live sur PC à installer, premiers diagnostics de bon fonctionnement du matériel sans installation—utilisation de la partition persistante pour prendre des notes—  afin de lancer l’installation dans les meilleures conditions, bénéficiant des correctifs de l’installeur notamment.

Par exemple, selon la date de publication de FreeCAD 1.1—prévue initialement courant février 2026—il pourrait être disponible dans les dépôts de paquet de Mageia 10 (pas sur les ISO, il n’y a déjà plus beaucoup de place :D).

Cycle version candidate : finalisation

Objectif : pré-version de la version finale, à publier « quand c’est prêt »

C’est l’occasion de finaliser les différentes documentations de Mageia 10.
Les errata ne conservent que ce qui n’a pas pu être corrigé avant publication et nécessitant une intervention manuelle, ils seront tenus à jour après publication pour les cas spécifiques découverts après coup lors d’une utilisation plus large de la distribution.
Les Notes de version ne vont plus évoluer beaucoup, permettant de stabiliser les traductions dans d’autres langues que l’anglais qui reste la référence.

Version finale

Les miroirs pour les paquets peuvent être mis à jour avec la version 10 : l’arborescence release/ ne va plus évoluer et les mises à jour de paquets arrivent dans updates/.

Peaufinement des visuels retenus pour la version 10.

La notification pour proposer de monter automatiquement de version de distribution à partir de Mageia 9 interviendra un peu de temps après la sortie de la version finale : le temps de finir de les mises à jour pour clore les bogues non encore corrigés pour la version finale.

Différences de fonctionnement entre version stable et le cycle de publication.

Le cycle de publication s’appuie sur Cauldron, la version en développement continu ou rolling-release :

  • il n’y a pas d’updates/ : les paquets sont directement remplacés dans release/
  • un corollaire est que lors d’une mise à jour d’un ensemble de paquets (correction), les miroirs ne seront pas forcément complètement à jour, ce qui peut demander une relance de urpmi --auto-update pour mise à jour complète : en cas d’échec temporaire, une relance plus tard est nécessaire
  • ce genre de désynchronisation arrive peu souvent en version stable, un peu plus souvent en Cauldron—ce qui est normal (cela se fait particulièrement sentir lors d’une reconstruction en masse) ;-)

S’impliquer pour Mageia 10

À vous de décider ce que vous souhaitez faire ;-) En comprenant que c’est une version en évolution—certaines choses ne fonctionneront pas—et certaines pourront être corrigées pour la version finale (ou peu après :D). De quoi se mettre le pied à l’étrier pour la version suivante : nouveaux logiciels à (faire) empaqueter, nouvelles versions à prendre en compte…
C’est l’occasion de s’astreindre à lancer certaines applications à partir d’un terminal pour récupérer le maximum de logs possibles, ou d’apprendre à diagnostiquer une configuration spécifique causant des soucis—idéalement pour travailler en amont (upstream) pour faire prendre en compte des correctifs et améliorations.

Vous pouvez vous coordonner en français auprès de nos collègues de MLO pour effectuer au mieux vos remontées d’information.

Rien que les tests permettent de bénéficier de versions actualisées par rapport à Mageia 9 et remonter des bugs restant dans l’intégration de vos logiciels de prédilection à l’environnement de bureau de votre choix. Il y a aussi beaucoup de traductions à effectuer.

C’est l’opportunité de (re-)lire les documentations et les actualiser, notamment les nouvelles fonctionnalités.

Exemples d’utilisations

Je vous laisse ajouter des cas d’utilisation qui vous seraient spécifiques en commentaires.
J’ai la chance de participer à un fablab qui me donne accès à divers matériels pour tester :

  • EeePC ne fonctionnant pas en x86_64 (donc i686 maintenant), netbooks hybrides (tablette tactile + clavier détachable) limités à 2 Go de RAM et un UEFI 32 bits exotique même quand le processeur gère le x86_64
  • (très) vieux portables et ordis—pour la plupart des gens, vieux = plus de 5 ans—là, c’est plutôt (l’ami de Mickey<) de la période 2008-2014 : des MacBook Pro, des iMac, plein de core2duo / Athlon (ça c’est du x86_64 au moins) ou cartes nvidia déclarées obsolètes (des quadro à l’époque réputées de qualité professionnelle, on voit ce que ça veut dire pour nvidia… :/)
  • (très) vieux périphériques : gamepad Sidewinder, volant MT Logic wheel pour supertuxkart avec connectique broche DA-15 jaune (si vous avez d’autres périphériques—préférentiellement en USB—je suis preneur _o/ et, oui, c’est pas loin de Paris…)
  • quelques Raspberry Pi et assimilés—donc architecture ARM—mais ce n’est pas l’axe principalement retenu pour Mageia 10 :/ et pour le coup, Debian reste une valeur sûre pour la diversité des logiciels disponibles, même si des travaux communs avec le projet Fedora permettent de se tenir à niveau ;-)

Et bien sûr, des logiciels classiques dans un fablab qui fonctionnent bien (plutôt en flatpak) : Cura et Bambustudio pour l’impression 3D, IDE Scratch pour robots Thymio… et Inkscape / FreeCAD / KiCAD sur du matériel un peu plus récent et moins contraint en ressources ;-)

Si vous utilisez des window managers spécifiques, cela m’intéresse d’avoir des retours aussi (enlightenment, LXQt, WindowMaker… autres ?), Mageia proposant des installations cohérentes (intégration environnement, logiciels…) via les méta-paquets task- qui permettent d’installer un ensemble de dépendances automatiquement.

Bons tests _o/

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Reçu — 21 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Non renouvellement de l’accréditation de la licence pro CoLibre pour la rentrée 2027

L’institut de la communication (ICom) de l’université Lyon2 a ouvert en 2008 une licence professionnelle « Communication, Logiciels Libres et Sources Ouvertes », avec pour objectif de « former des professionnels de la communication qui sauront utiliser des solutions libres pour remplir leur fonction et qui seront à même d’accompagner l’intégration des solutions communicantes libres dans leurs organisations (institutions, entreprises, associations…). » L’annonce avait été relayée sur LinuxFr.org notamment et depuis lors les actualités de cette licence étaient régulièrement relayées sur le site (voir l’étiquette colibre).

Logo Colibre

Le 19 mars 2026, le compte « Équipe pédagogique et camarades de la licence pro CoLibre (Communication et Logiciels Libres) @equipe_colibre@mastodon.social » apparaissait sur le Fediverse, avec l’annonce « L'équipe pédagogique de la licence pro « CoLibre » ouvre ce compte pour échanger autour de la fermeture de ce parcours de formation #colibre #logiciellibre #formation #lyon #communication ».

Et dans la foulée fournissait un peu plus de détails : « Souhaitons que la #fermeture annoncée de la licence pro #CoLibre pour la rentrée 2027-2028 soit une opportunité pour disséminer 18 ans d’expérience de la formation à la #communication avec des logiciels libres et éthiques. Le communiqué de l’équipe pédagogique : pdf #lyon #université #logiciellibre » (le PDF a été ré-hébergé sur un serveur April).

Tirés du PDF :

« le conseil d’administration de l’icom [a] entériné à la majorité la non-reconduction du parcours de licence pro "Colibri » (Métiers de la Communication, conduite de projet et logiciels libres) répondant ainsi aux attentes portées par la présidence de diminuer le volume d’enseignements dans un cadre budgétaire restreint. »

« La licence ouverte en 2008 et ayant formé plus de 350 personnes répondait pourtant à des critères essentiels et attendus pour son renouvellement. »

« Ce parcours, au-delà de sa vocation à former des professionnels de la communication, était une formation unique dans le monde universitaire français, appuyant ses pratiques numériques pédagogiques et professionnelles sur l’usage exclusif de solutions logicielles libres, éthiques et ouvertes. »

« Il nous [L’équipe CoLibre] semble indispensable que des engagements formels soient pris pour que la disparition de cette formation ne réduise pas l’opportunité des équipes techniques et administratives de maintenir et développer des compétences en matière de déploiement et d’usage de solutions numériques libres et éthiques. Ce désengagement se ferait au risque de renforcer la dépendance de notre université à des solutions propriétaires nord-américaines qui contraignent chaque jour un peu plus nos valeurs démocratiques et scientifiques »

« Nous ne pensons pas que la décision de réaccréditer la licence soit réversible. Toutefois nous pensons qu’il est possible de disséminer cette belle expérience »

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Reçu — 18 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

J'ai mis un proxy entre claude et Internet

Je sais que le mot "IA" sur LinuxFr, c'est un peu comme prononcer "systemd" en 2015 ; ça ne laisse personne indifférent. Et je comprends. La merdification est réelle, la bulle est réelle, les externalités sont réelles. Je n'ai aucune envie d'en rajouter une couche. Mais voilà, les lignes sont devenues floues, et j'ai pris le virage du coding assisté. D'abord avec curiosité et prudence, et maintenant les deux pieds dans le plat : ça ne remplace pas ma façon de penser, mais ça m'a ouvert des portes : des concepts que je ne maîtrisais pas, des langages que je n'aurais pas pris le temps de toucher avant ; l'assistant me permet d'explorer, de comprendre, et de construire des outils qui m'aident. Et j'espère qu'ils aident d'autres personnes aussi.

Sauf que voilà. Au début, j'étais prudent. Je vérifiais chaque commande, chaque accès. Et puis petit à petit, j'ai lâché prise. J'ai désactivé les confirmations, laissé l'agent tourner sans supervision, accepté les permissions sans lire. On connaît tous ce moment où on clique "Allow" les yeux fermés parce que c'est la quinzième fois qu'il demande. J'ai fait exactement ce qu'on ne devrait jamais faire en sécurité : faire confiance par défaut.

Et un jour, je me suis dit : je n'ai aucune idée de ce que cet agent envoie sur le réseau. Aucune.

Alors j'ai construit un proxy un peu.. particulier.

Sommaire

Cher journal,

Ça fait un bail que je n'ai pas vraiment contribué à l'open source. Mes derniers vrais projets publics, c'était Kivy et les projets autour… ça remonte à quelques années maintenant, et j'ai pris ma "retraite" sur ces projets.

Mais je n'ai jamais arrêté de coder. J'ai juste réalisé un truc sur moi-même : le code, c'est un peu comme la musique pour moi. J'aime construire des choses. Je m'exprime mieux avec un éditeur et un terminal qu'avec ma voix ou mes mots. C'est probablement pour ça que je suis là à t'écrire un journal au lieu de faire un talk quelque part.

Le constat

On a passé des années à construire des pare-feux, des IDS, du monitoring pour nos serveurs de prod. Sur des entreprises plus grandes, on traque les connexions suspectes… Et puis un agent IA débarque sur notre machine de dev, on lui dit "tiens, refactore-moi ce module", et il fait ce qu'il veut sur le réseau sans qu'on le sache.

C'est quand même un peu absurde, non ?

Le truc, c'est qu'il n'existe pas vraiment d'équivalent à tcpdump ou iptables pour les agents IA sur nos machines. Pas de couche d'observabilité entre l'agent et Internet. Ou on contrôle, on se fait notre liste d'outils qu'on accepte, ou on fait confiance parce que bon, la sécurité, c'est pas si important… vraiment ?

Greywall et greyproxy

Avec l'équipe de Greyhaven, on a construit deux outils open source :

Greywall est un bac à sable deny-by-default pour les agents IA. Pas de Docker, pas de VM. Ça utilise directement les mécanismes du noyau Linux (namespaces, Landlock, Seccomp, eBPF) pour isoler le processus. Sur Linux, l'isolation réseau passe par un device TUN dans un namespace réseau dédié ; le processus sandboxé ne peut structurellement pas contourner le proxy. Sur macOS, c'est un peu moins élégant en utilisant des variables d'environnement pour forcer un proxy socks5h, si l'outil ne le supporte pas, il ne peut quand même pas sortir. Ça fait le job pour la plupart des outils.

Greyproxy est le plan de contrôle réseau. Un proxy SOCKS5/HTTP avec un dashboard web temps réel. Chaque connexion sortante de l'agent apparaît dans le dashboard. Si aucune règle ne matche, la connexion reste en attente et tu peux l'autoriser ou la refuser en direct, sans relancer la session.

Concrètement, ça donne :

greywall -- claude

Et hop, Claude Code tourne dans son bac à sable. Tu ouvres http://localhost:43080 et tu vois en direct chaque domaine qu'il tente de contacter. Tu autorises api.anthropic.com, tu autorises github.com pour les pushes, tu refuses le reste. Tout est interactif, tout est visible.

Ce que j'ai observé

Au début, c'était juste des connexions supplémentaires. Tiens, c'est quoi ces appels à opencode.ai quand je démarre opencode ? Tiens, pourquoi Claude appelle 2x toutes les 4 minutes un domaine chez Google ? Entre de la télémétrie que l'on ne peut pas désactiver, ou des requêtes qui font "office" de regarder si une nouvelle version est disponible… 2x toutes les 4 minutes. Ce n'est pas le meilleur argument, mais contrairement aux autres sandboxes, au moins ici je le vois en temps réel, et je peux dire oui ou non sur ce que peut accéder la commande.

Le dashboard de greyproxy rend tout ça visible. Tu vois passer les requêtes DNS, les connexions TCP, les domaines contactés. Tu peux construire progressivement une liste d'autorisations adaptée à ton projet. Il y a même un mode apprentissage qui trace les accès filesystem avec strace et génère automatiquement un profil de sécurité.

Ce n'est pas un outil pour les paranos. C'est un outil pour ceux qui pensent que l'observabilité, c'est un droit, pas un luxe.

Pourquoi ça compte

Je sais que l'enthousiasme pour l'IA est réellement différent en fonction des gens. Les questions sur la qualité du code généré, la consommation énergétique, la centralisation chez les GAFAM ; tout ça est légitime.

Mais justement. Si on utilise ces outils (et beaucoup d'entre nous le font, même ceux qui restent prudents), autant le faire avec les yeux ouverts. Greywall, c'est pas un outil pour promouvoir l'usage des agents IA. C'est un outil pour que, si tu en utilises un, tu gardes le contrôle.

Il y a une phrase qu'on a mise sur le site et qui résume bien l'idée :

"The security layer around your tools should be independent of the company selling you the AI."

La couche de sécurité autour de tes outils ne devrait pas dépendre de la boîte qui te vend l'IA. Claude a son propre sandbox intégré, Codex a le sien. Mais tu fais confiance aux entreprises pour te protéger d'elles-mêmes ? C'est un problème d'indépendance, pas de technologie.

Greywall est agnostique. Ça marche avec Claude Code, Codex, Cursor, Aider, Goose, Gemini CLI, Cline, et une dizaine d'autres. Tu changes d'agent, ta couche de sécurité reste la même.

Et après : vers un proxy sémantique

Le greyproxy actuel travaille au niveau des connexions : il voit les domaines, les ports, les IPs. Il ne déchiffre pas le TLS, il ne lit pas le contenu. C'est déjà très utile pour contrôler les accès réseau.

Mais là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand on commence à reconstruire les conversations LLM qui passent par le proxy. Pas en cassant le chiffrement ; en instrumentant le flux côté client. L'idée, c'est de construire un proxy sémantique qui comprend ce que l'agent envoie et reçoit, qui peut faire du remplacement de variables d'environnement à la volée (pour ne jamais exposer tes vrais secrets à l'API du LLM), et qui te donne une vision complète de ce que l'IA fait en ton nom.

On en est au début, mais la direction est claire : remettre l'humain au milieu du système. Pas comme un goulot d'étranglement, mais comme un observateur informé qui peut intervenir quand c'est nécessaire. C'est ce qui manque cruellement à des systèmes comme OpenClaw et à la plupart des outils d'orchestration d'agents.

Pour essayer

Installation rapide :

# Homebrew
brew tap greyhavenhq/tap && brew install greywall

# Ou via curl (pas taper)
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/GreyhavenHQ/greywall/main/install.sh | sh

Ça tourne sur Linux et macOS. Sur Linux, il te faut bubblewrap et socat comme dépendances. Greyproxy s'installe comme service systemd si tu veux qu'il tourne en permanence.

Si tu veux comprendre les détails techniques de l'architecture (les 5 couches de sécurité, pourquoi on a abandonné Docker, comment fonctionne la capture réseau transparente), on a écrit un article technique détaillé ici : https://greyhaven.co/insights/why-we-built-our-own-sandboxing-sytem

La question

J'ai une vraie question pour la communauté. Ceux d'entre vous qui utilisent des agents IA pour coder (même occasionnellement, même à contrecœur) : comment vous gérez la sécurité ? Vous faites confiance par défaut ? Vous avez mis en place quelque chose ? Ou vous préférez ne pas y penser ?

Et pour ceux qui n'utilisent pas d'agents IA : est-ce que le manque de transparence et de contrôle fait partie des raisons ?

Ça m'intéresse vraiment de savoir :)

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Nouveautés de Sailfish OS 5.0

18 mars 2026 à 08:35

Depuis la dernière dépêche en 2024, Android se renferme et Sailfish OS s'ouvre lentement mais sûrement tout en restant une vraie alternative au duopole actuel. Voici un récapitulatif des nouveautés.

logo sailfishOS

Sommaire

SFOS 5.0

Lors de la dernière dépêche, en juin 2024, la version 4.6.0.13 venait juste d'être publiée.

Les premières versions 5 de Sailfish OS ont initialement été destinées au Jolla C2 dont nous parlerons un peu plus bas dans cette dépêche. Son principal fait d'arme est le support du C2 ainsi que certaines modifications visuelles liées à l'encoche sur l'écran du C2 pour la caméra frontale.

Ce n'est qu'avec la version 5.0.0.55, publiée le 30 janvier 2025, que tous les appareils sont passés à la même version 5. Elle apporte plusieurs grosses nouveautés comme :

  • La mise à jour du moteur de rendu Gecko vers la version ESR91
  • Une meilleure intégration de microG
  • Le blocage des appels indésirables
  • Le support de Wiregard
  • Le support du mode paysage pour l'affichage de l'accueil, des événements et de l'écran de verrouillage.

Ensuite, la version 5.0.0.71. apporte une amélioration du support Android, nommé Android App Support (ci-après AAS) mais elle a fait apparaître de nouveaux bugs nécessitant pour certains de ne pas lancer automatiquement l'AAS pour obtenir un fonctionnement normal. Une nouvelle version corrective, la 5.0.0.72, a été publiée le 11 novembre 2025 et corrige en effet le bug de la .71. Cette dernière corrige également un bug de la .71 sur certains XA2.

La version 5.0.0.73 pointe le bout de son nez et elle est pour le moment réservée aux « Early Access ». Cette dernière mise à jour (lors de la rédaction de cette dépêche), apporte plusieurs correctifs liés au support d'Android et apporte Android 13 (API niveau 33) pour une compatibilité accrues avec les applications Android.

Page d’accueil d'AAS

Prochainement, le support Bluetooth avec Android sera intégralement disponible avec le déploiement d'une application à installer depuis le Jolla Store.
Concernant la partie GPS, l'arrêt de Mozilla Location Service (MLS) a causé la fin du support du A-GPS. Depuis, la migration vers BeaconDB est en cours.

Libération du code

Pendant que certains se « merdifient » à grande vitesse, d'autres changent petit à petit de cap et exécutent leur promesse de libérer le code.
En effet, comme mentionné dans la dépêche précédente une procédure de sauvegarde a été initiée par Jolla afin de retirer l'actionnariat russe. Cette démarche a donné un nouveau coup de souffle et permis d'initier la libération des sources de divers composants. Ci-dessous, la liste des dernières applications libérées.

Météo

L'application météo, Sailfish Weather, qui faisait partie des logiciels de base fournis par jolla et par conséquent parfaitement intégrée dans Sailfish OS s'est brutalement arrêtée de fonctionner en août 2023 suite au non-renouvellement du contrat avec Foreca. Depuis, une solution de contournement a été trouvée avec l'application Meecast.

Jolla a libéré le code de Sailfish Weather sous licence BSD-3. Cette libération a permis d'apporter une demande de fusion et est en cours de polissage.

Notes

Cette application de simple prise de note a également été libérée une semaine après Sailfish Weather. Le code source de cette application est disponible chez Github sous licence BSD-3. Ainsi, une demande de fusion a été soumise pour synchroniser les notes avec Nextcloud.

Camera

La libération du code de Camera a été faite le 06 octobre 2025 toujours sous licence BSD-3. Le code source est disponible chez Github.

A noter que le travail sur le support de camera2 API est toujours en cours de développement. Cela améliorera considérablement la qualité des photographies et ajoutera ainsi un meilleur support des caméras sur les appareils Android récents. Le non-support de cette API occasionne un support des objectifs du X10 III, X10 IV et X10 V loin d'être complet.

Nextcloud

Les projets relatifs à Nextcloud (gestion du compte, synchronisation des photos, etc.) ont été libérés. Permettant dans un futur proche une meilleure intégration native.

Les thèmes qui fâchent

Le navigateur Sailfish Browser

Lors de la dernière dépêche de 2024, nous indiquions que Sailfish Browser était encore basé sur la version ESR 78 de Firefox. David Llewellyn-Jones (alias flypig) avait pris les choses en mains pour migrer à la version ESR91 et c'est désormais choses faite ! Pour rappel flypig est un ancien salarié de Jolla, restant néanmoins un contributeur régulier de Sailfish.
Le travail de cette montée de version a été un très gros projet documenté dans son blog.

Actuellement, Jolla travaille désormais sur la version ESR 102. Cela a été confirmé lors du Fosdem 2025. Malheureusement, nous sommes cependant bien d'accord que le navigateur natif aura toujours du retard. Comme alternative, il est possible d'utiliser Angelfish ou la version Android de Firefox si l'on dispose du AppSupport. En parallèle, une meilleure intégration du protocole XDG shell, en cours de développement, permettrait d'utiliser la version bureau de Firefox.

Qt

Malheureusement aucune nouveauté à annoncer. Sailfish reste coincé avec la version 5.6 de Qt. Des réflexions sont posées pour fournir une version plus moderne de Silica, le module QML apportant les divers composants propre à l'interface graphique de Sailfish OS. L'idée serait de créer une version open-source avec Qt 6 et une autre propriétaire en 5.6 destinée aux entreprises. Rappelons-le que le frein au passage à Qt 6 est lié au changement de licence chez Qt. Cette modification impose l'achat d'une licence si le code source reste propriétaire.
En attendant des changements, cela n'a pas empêché la communauté d'intégrer le support de Qt 6 à Sailfish !

Nouveaux supports (Matériel)

Dans un premier temps, Sailfish OS a été disponible pour les X10 IV et X10 V sans l'AppSupport (AAS). Puis lors de la sortie de la version 5.0.0.55, AAS a été mis à disposition de ces deux appareils en version 13. Les Sony X10 II et X10 III ont suivi avec la version 5.0.0.73.

Sony Xperia 10 IV + Xperia 10 V

Annoncé le 18 avril 2024, le support de Sailfish n'est toujours pas complet sur les X10 IV et X10 V. Malheureusement, Jolla rencontre des difficultés avec Sony en raison des blobs d'AOSP/SOSP fournis par elle. Pour en savoir plus vous pourrez lire cette page : https://forum.sailfishos.org/t/new-binaries-blobs-for-xperia-v-and-iv-what-is-happening-actually/22584/182

Le C2

Les caractéristiques peuvent être trouvées ici (dans la section Specifications).

Le C2, nouvel appareil à destination de la communauté des utilisateurs de la même manière qu'a été le C1.
Pour rappel le C1 était le quasi clone de l'Intex Aquafish commercialisé en Inde en 2016. Le C1 était le fruit d'une collaboration entre Jolla et le fabricant indien Intex. Cette fois-ci, le C2 est une collaboration avec l'entreprise turque Reeder et basé sur leur modèle le Reeder S19 Max Pro S. La livraison du C2 auprès des acheteurs a été effectuée à partir d'octobre 2024.

Cette livraison n'a pas été sans soucis pour certains utilisateurs : chez certains, l'ordiphone est arrivé avec une batterie quasi vide faisant planter le smartphone le rendant impossible son initialisation. Jolla a alors repris les appareils concernés pour corriger le problème puis les a renvoyé.

Cet appareil, plutôt moyen de gamme, n'a pas de capteur digital pour permettre son déverrouillage, ni de NFC. Sa taille d'écran de 6' en fait un smartphone de grande taille. Ces caractéristiques ont pu rebuter certains utilisateurs mais pas suffisamment pour démarrer un second lot. Néanmoins, suite au renchérissement du prix de la RAM et des retards de livraisons auprès du fournisseur, Jolla a décidé de ne pas ouvrir un lot supplémentaire.

Nous devons préciser que de nouveaux utilisateurs sont apparus ! Nous pensons que cela fait suite à la volonté des consommateurs de vouloir acheter « européen » ou trouver des solutions plus souveraines.

En dépit de ses caractéristiques (taille de l'écran trop grande pour certains, absence de capteur digital de déverrouillage), ce C2 semble a été un succès puisqu'un second lot a été ouvert. Néanmoins, avec la montée des prix des composants il n'est pas envisagé d'ouvrir un troisième lot.

Community ports

Une des particularités de Sailfish est la possibilité de porter l'OS sur d'autres appareils. Des développeurs s'aventurent dans ce projet. Récemment plusieurs téléphones ont été rendus compatibles, comme :

Des discussions ont lieu pour fournir AAS sur les appareils non-officiels, car elle est pour l'instant mieux aboutie et mieux intégrée à Sailfish OS que Waydroid.

Le J2

Le projet a démarré avec un premier sondage auprès des utilisateurs actifs, leur demandant les spécifications du nouvel appareil. Une démarche qualifiée de « Do It Together » où Jolla s'est montré à l'écoute des utilisateurs, tout en restant pragmatique dans le choix des composants.

La commercialisation a été estimée viable avec la pré-vente de 2'000 d'ici début janvier 2026 avec un tarif préférentiel de 499 €. En moins de 48 heures, les bons d'achat ont été dévalisés forçant Jolla a augmenter le lot en deux fois pour atteindre 10'000 appareils en pré-vente.
Afin de stimuler les ventes, il a été promis d'intégrer et de libérer le code lié au concept de « The Other Half » disponible avec le premier Jolla.
Pour rappel, « The Other Half » est une interface I3C et NFC au dos du téléphone permettant d'étendre ses fonctionnalités physiques.

Et fin février, ce sont 10'000 pré-ventes qui ont été effectués. Ce qui n'empêche pas de démarrer un 4ème lot avec 1'000 appareils ! En raison de la volatilité actuelle du marché des composants électroniques, Jolla a décidé de vendre un modèle 8 Go avec une option supplémentaire à 50 € pour obtenir 12 Go de RAM.

Les principales caractéristiques sont pour les appareils achetés depuis le 1er mars 2026 :

  • 5G avec double nano-SIM
  • 8 Go de RAM et 256 Go de stockage extensible jusqu'à 2 To. Option de mise à niveau à 12 Go de RAM disponible (c'était 12 Go pour les acheteurs des premières séries avant le 1er mars)
  • Écran : 6.36” ~390ppi FullHD AMOLED, aspect ratio 20:9, Gorilla Glass
  • Sailfish OS 5
  • Prise en charge des applications Android avec Jolla AppSupport
  • Coque arrière remplaçable par l'utilisateur avec plusieurs couleurs au choix
  • Batterie remplaçable par l'utilisateur (à priori 5500 mAh)
  • Commutateur physique de confidentialité

A noter que le J2 sera assemblé en Finlande à Salo, la ville où se trouvait une des usines Nokia.

Nouvelles licences ? Anciennes licences !

Il a été question fin 2024 ou début 2025 de rendre les licences payantes mensuellement (abonnement). Mais face aux difficultés à porter Sailfish OS sur les X10 IV et X10 V, Jolla a renoncé à cette initiative.

Souscription volontaire

Les utilisateurs peuvent désormais faire des dons en participant à une souscription volontaire.
Pour plus d'informations, vous pourrez aller sur cette page du forum. Jolla est assez discret et nous souhaiterions bien un peu de transparence sur le résultat de cette souscription.

Quelques nouvelles applications

SailPipe

Il s'agit d'une interface libre et légère basé sur NewPipe pour le streaming. Tout comme NewPipe, SailPipe permet de récupérer les flux sur Youtube, Bandcamp, Soundclound et media.ccc.de.

C'est un nouveau projet en Java + C++ + QML mené par flypig. Un journal est tenu par son auteur de la même manière que son journal sur la montée de version d'ESR68 à ESR91 pour le navigateur.

Une version beta a été publiée par flypig sur openrepos le 19 novembre.

Et la communauté dans tout ça ?

FOSDEM 2025 et 2026

La communauté se réunit de manière très régulière (une fois par mois) à l'initiative de Jolla. Le dernier « Community meeting » s'est tenu le 20 novembre et le prochain se tiendra le 4 décembre. Un calendrier des réunion à venir est disponible au format .ics.

À noter la présence de Jolla sur le stand Linux Mobile lors du Fosdem 2025 et lors de l'édition de 2026.

Vous pourrez notamment retrouver ici les deux conférences données par David Llewelyn Jones.

Le rédacteur de ces lignes, bien que simple utilisateur depuis 2014 et non développeur, a pu constater sur place un réel intérêt pour Sailfish OS, beaucoup de personnes ayant examiné de près ce système. Nous pouvons espérer à nouveau la présence de Jolla lors du Fosdem 2026. Et encore de nouveaux utilisateurs !

Les rédacteurs de la dépêche n'étaient pas présents au FOSDEM 2026 et il nous sera difficille de vous en parler. Visiblement Sailfish OS a eu un certain succès de la part des visiteurs.

Hackathon à Prague

En septembre 2024 s'est tenu un hackaton à Prague. Rubdos, le développeur de l'application native de Signal, nous en a fait un résumé dans son blog (en anglais).

Journée francophone des utilisateurs de Sailfish OS à Lyon le 21 mars 2026.

Si vous avez envie d’échanger avec des utilisateurs de Sailish OS vous serez les bienvenus dans les locaux de LALIS de 10h à 18h. Le programme est en cours d'élaboration mais nous pourrions avoir un ou deux développeurs d'applications présents. Plus d'information dans ce fil. Nous tenons aussi à remercier l'ALDIL pour son aide précieuse dans l'organisation de cette journée !

Conclusion

Enfin, comme précisé dans nos précédentes dépêches et dans le préambule de cette dépêche, Sailfish OS n'est pas entièrement libre mais reste; en dépit de ses défauts et de ses manques, une des trop rares alternatives sur la marché face au duopole Android/iOS. Il nous semble donc important de vous tenir au courant des évolutions de Sailfish OS. Bien entendu, nous encourageons Jolla a poursuivre la libération du code des « briques » de Sailfish OS.

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Reçu — 17 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Sortie de la Primtux 9

Sortie de la Primtux 9 le 1 mars 2026

L’équipe Pritmux est fière d’annoncer la sortie officielle de Primtux9, la nouvelle version de la distribution GNU/Linux dédiée à l’usage éducatif dans la francophonie.

Introduction

La Primtux 9 fait suite à la Primtux 8, sortie deux ans auparavant (avril 2024).

Nouveautés principales

  • Une Primtux basée sur la dernière Linux Mint 22.3. Support jusqu’en 2029.
  • Mise à jour des applications et ajouts.
  • Installation de la suite Thymio possible.
  • Activation possible d’un filtage DNS afin de protéger les enfants de contenus inappropriés.
  • Un formulaire dédié à la remontée de bugs et la suggestion d’améliorations.

Plus de détails

Le passage à la forge des communs numériques éducatifs : https://forge.apps.education.fr/

De nouvelles applications intégrées

  • Ajout d’enseignements artistiques : Histoire de la musique, Orchestre symphonique, découverte du timbre, ton, mode, hauteur, durée, etc.
  • Ajout de jeux éducatifs : Hanah's Horse (Pacman), Quadrapassel (Tétris), Quatre à la suite (Puissance 4) etc.
  • Ajout d’applications d’apprentissage de l’anglais
  • Ajout d’un exerciseur « maison »
  • Accès à https://duck.ai/.
  • Accès facilité au site « les fondamentaux » du Réseau Canopé : https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/.

Le Primtuxmenu

375 commits avec une grande part de bugs corrigés.

  • Ajout de statistiques sur l’utilisation des applications.
  • Ajout d’un formulaire de report de bugs, fonctionnalités, suggestions.
  • L’ajout/suppression d’une application via apt va rafraichir le menu.
  • La création de thèmes de Noël et de Pâques.

Création de contenu d’aide

  • Diaporama général pour découvrir Primtux.
  • Diaporama détaillé pour les enseignants et ERUN.
  • Mise à jour d’un tableau des logiciels.

Des améliorations techniques

  • Mise en place de chaines automatisées dans la CI : tests de non régression, génération du primtuxwebmenu, etc.
  • Le Primtuxmenu 0.2 est rétrocompatible : on peut l'utiliser sur la Primtux 8.

Configuration système requise et iso

PC récent datant d’au moins 2010 et doté d’au moins 2 Go de mémoire vive, 4 Go recommandés, secureboot désactivé, avec ou sans UEFI, 40 Go libres sur disque dur, SSD recommandé.
Cette version est basée sur Linuxmint 22.3, supportée jusqu’en 2029.

Téléchargement ici : https://primtux.fr/telecharger-primtux/

Les axes d’amélioration pour l’avenir ?

À court terme :

  • Premières briques d’internationalisation (pour être prêt à des besoins européens par exemple).
  • Un moteur de recherche directement intégré dans notre Primtuxmenu.
  • Un Primtuxmenu pilotable en ligne de commande.
  • Un enrichissement autour de l’apprentissage de l'Histoire.
  • Développement d’une version basée sur Debian.

A plus long terme :

  • Une meilleure intégration de la synthèse vocale et de la reconnaissance vocale.
  • Un store pour l’installation de logiciels.
  • Un storybook de présentation de notre design system et des composants réutilisables.
  • La possibilité d’adapter le nombre de sessions aux usages d’un établissement ou d’un foyer.

Remerciements

Merci à l’équipe de développement :
- Etienne Charignon
- Stéphane Deudon
- Jérémie Ferry
- Philippe Ronflette

À nos créateurs de contenu :
- Sylviane Deudon
- Marianne Hurbain
- Philippe Ronflette

À notre product designer et product manager :
- Romain Ronflette

À nos testeurs :
- Pierre Labarbe
- Olivier Le Borgne
- Thierry Munoz

A nos partenaires :

  • équipe Jclic : Cyril Pasteur (Besançon 2), Corinne Brutillot et Monique Moizan
  • équipe Gcompris

Liens utiles

Notre documentation : https://documentation.primtux.fr/
Vous désirez contribuer ? https://primtux.fr/participer-au-projet/

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Maintenant : monitorer toute sa stack Docker depuis un seul conteneur

Maintenant est un logiciel libre de monitoring d'infrastructure, conçu pour les administrateurs et développeurs qui font tourner des conteneurs Docker ou Kubernetes. Il se déploie sous la forme d'un unique conteneur qui auto-découvre et surveille l'ensemble d'une stack sans configuration préalable.

Le projet est publié sous licence AGPL-3.0. Le code source complet est disponible sur GitHub, y compris les fonctionnalités de l'édition Pro.

Le problème

Quand on auto-héberge une vingtaine (ou une quarantaine) de conteneurs sur un VPS, le monitoring finit souvent en une collection d'outils déconnectés : Uptime Kuma pour les checks HTTP, Healthchecks.io pour les tâches cron, un script bash pour les certificats SSL, Portainer ouvert dans un onglet pour voir si les conteneurs tournent, et un docker pull manuel de temps en temps pour vérifier les mises à jour. Cinq outils, zéro communication entre eux, aucune vue d'ensemble.

Maintenant regroupe tout ça dans un seul processus.

Sommaire

Ce que ça fait

Le conteneur se branche sur le socket Docker en lecture seule (il ne crée, ne démarre et n'arrête jamais de conteneurs) et découvre automatiquement tout ce qui tourne. À partir de là :

  • Suivi des conteneurs : états (running, stopped, restarting), health checks Docker natifs, détection de boucles de redémarrage, groupement automatique par projet Compose
  • Métriques de ressources : CPU, mémoire, réseau et I/O disque par conteneur, avec une vue "top consumers" pour identifier rapidement les gourmands
  • Monitoring d'endpoints : sondage actif HTTP/TCP avec suivi des temps de réponse, codes de statut, correspondance de mots-clés, seuils configurables
  • Monitoring de cron jobs : URLs de heartbeat uniques — votre tâche planifiée envoie un ping, Maintenant vous alerte si le ping n'arrive pas
  • Certificats SSL/TLS : détection automatique depuis les endpoints HTTPS, vérification de chaîne complète, alertes avant expiration (30j, 14j, 7j, 3j, 1j)
  • Détection des mises à jour : scan des registres OCI (Docker Hub, GHCR, etc.), comparaison de digests et de tags semver, signalement des sauts de version critiques, commandes de mise à jour et rollback intégrées (Compose-aware)
  • Analyse de sécurité réseau : détection automatique des configurations dangereuses — ports de bases de données exposés sur 0.0.0.0, conteneurs en mode privileged ou host-network, et pour Kubernetes, NodePort/LoadBalancer sans NetworkPolicy
  • Page de statut publique : intégrée, personnalisable, reflète automatiquement l'état des monitors
  • Serveur MCP : serveur Model Context Protocol intégré avec authentification OAuth2, pour requêter l'état de l'infrastructure depuis un assistant IA compatible

Stack technique

Le choix technique central est la simplicité de déploiement :

  • Binaire unique Go compilé statiquement, avec le frontend Vue 3 + TypeScript + Tailwind embarqué via embed.FS
  • SQLite en mode WAL pour le stockage — pas de base de données externe, pas de Redis, pas de file de messages
  • SSE (Server-Sent Events) pour les mises à jour temps réel dans le navigateur — plus simple que les WebSockets, fonctionne à travers n'importe quel reverse proxy sans configuration particulière
  • Moins de 20 Mo de RAM au repos
  • Image multi-architecture : amd64 et arm64
  • PWA : installable sur mobile

L'authentification n'est volontairement pas intégrée — Maintenant est conçu pour fonctionner derrière un reverse proxy avec middleware d'authentification (Authelia, Authentik, OAuth2 Proxy…), exactement comme Dozzle ou Prometheus. Les endpoints de heartbeat (/ping/{uuid}) et la page de statut publique sont prévus pour être accessibles sans authentification.

La configuration est possible soit par labels Docker sur les conteneurs, soit par l'interface web :

labels:
  maintenant.endpoint.http: "https://api:3000/health"
  maintenant.endpoint.interval: "15s"
  maintenant.alert.severity: "critical"
  maintenant.group: "production"

Support Kubernetes

Maintenant détecte automatiquement s'il tourne dans un cluster Kubernetes (via le compte de service) ou sur Docker (via le socket). Un ClusterRole read-only (maintenant-reader) suffit. Le monitoring se fait au niveau des workloads (Deployments, DaemonSets, StatefulSets) avec filtrage par namespace.

Modèle économique

Le projet suit un modèle open-core :

L'édition Community est complète et utilisable sans restriction pour un usage solo : monitoring conteneurs, endpoints, heartbeats, certificats, mises à jour, sécurité réseau, page de statut, support Kubernetes, alertes par webhooks et Discord, API REST + SSE.

L'édition Pro (9 €/mois ou 90 €/an) ajoute des canaux d'alerte supplémentaires (Slack, Microsoft Teams, Email/SMTP), la détection de CVE via OSV.dev, un tableau de bord de posture sécurité, la gestion d'incidents, les fenêtres de maintenance et les notifications aux abonnés de la page de statut.

L'intégralité du code source, y compris les fonctionnalités Pro, est visible sur GitHub sous AGPL-3.0. Le tier Pro est déverrouillé au runtime par une clé de licence — même binaire, même image Docker.

Déploiement rapide

services:
  maintenant:
    image: ghcr.io/kolapsis/maintenant:latest
    ports:
      - "8080:8080"
    volumes:
      - /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock:ro
      - /proc:/host/proc:ro
      - maintenant-data:/data
    environment:
      MAINTENANT_ADDR: "0.0.0.0:8080"
      MAINTENANT_DB: "/data/maintenant.db"
    restart: unless-stopped

volumes:
  maintenant-data:

Trente secondes plus tard, l'interface affiche tous vos conteneurs. Aucune configuration nécessaire.

Comparaison avec les outils existants

Maintenant Uptime Kuma Portainer Dozzle Prometheus+Grafana
Auto-découverte conteneurs Oui Non Oui Oui Via cAdvisor
Monitoring endpoints HTTP/TCP Oui Oui Non Non Via Blackbox
Monitoring cron/heartbeat Oui Oui Non Non Non
Certificats SSL Oui Oui Non Non Via exporter
Métriques CPU/RAM/réseau Oui Non Limité Non Oui
Détection mises à jour images Oui Non Oui Non Non
Sécurité réseau Oui Non Non Non Non
Page de statut Oui Oui Non Non Non
Dépendances externes Aucune Node.js Docker API Docker API 3+ conteneurs

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Revue de presse de l’April pour la semaine 11 de l’année 2026

Par : echarp
17 mars 2026 à 07:29

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] L'administration étudie un poste de travail sous Linux, une circulaire prône l’open source quand «c’est pertinent»

✍ Thierry Noisette, le dimanche 15 mars 2026.

La Dinum étudie le développement d’un poste de travail sous GNU/Linux. Sébastien Lecornu a publié le 5 février une circulaire qui «recommande de privilégier, lorsque c’est pertinent, le recours à des produits open source».

[La Tribune] L’Assemblée passe au crible l’usage d’outils numériques étrangers par les services de l’État

✍ Mathis Beautrais, le dimanche 15 mars 2026.

Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale recense les usages d’outils numériques non européens dans les services de l’État, au nom de la souveraineté technologique et démocratique.

[Le Monde.fr] «J’ai décidé de faire mes adieux à Gmail»: ces initiatives pour se passer des Big Tech américaines (€)

✍ Nastasia Hadjadji, le samedi 14 mars 2026.

Accompagnés par des associations, des particuliers et des collectifs abandonnent les Gafam au profit d’autres solutions, libres, sobres, locales et non marchandes.

[Le Monde Informatique] Pourquoi l'IA menace les licences logicielles

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 13 mars 2026.

Comme le montre l’exemple d’une bibliothèque Python, les licences copyleft peuvent facilement être contournées par une réécriture du code dans une IA. Et la problématique concerne aussi le logiciel propriétaire.

[LeMagIT] Dossier: administrez le réseau avec des outils Open source

✍ Cyberhebdo, le mercredi 11 mars 2026.

Ce guide regroupe les solutions incroyablement puissantes et néanmoins accessibles gratuitement pour surveiller le trafic et la sécurité des réseaux. La connaissance de ces outils est considérée comme un avantage dans les entretiens d’embauche.

[Next] Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

✍ Alexandre Laurent, le mercredi 11 mars 2026.

Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

[ITforBusiness] Entretien avec Tomasz Blanc, DSI de la DGFiP

✍ Thierry Derouet, le vendredi 27 février 2026.

La Direction générale des Finances publiques administre l’un des SI les plus stratégiques de l’État: près de 800 applications, 5 000 agents, l’impôt sur le revenu, le prélèvement à la source, bientôt des milliards de factures électroniques. À sa tête, Tomasz Blanc raconte comment la DGFiP fait monter en puissance le cloud souverain Nubo, prend le virage de l’IA tout en résorbant la dette technique d’un SI de plus de quarante ans.

Et aussi:

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Reçu — 15 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

JemaOS : un système d’exploitation français et souverain pour lutter contre l'obsolescence

JemaOS est un projet de système d’exploitation français, développé à Sophia Antipolis, qui propose une réponse concrète aux enjeux de souveraineté et de numérique responsable.

Le contexte est marqué par l’arrêt imminent du support de Windows 10, une transition qui menace de mettre au rebut près de 400 millions de PC encore fonctionnels à travers le monde. Face à cette obsolescence matérielle massive, JemaOS permet de réhabiliter ces parcs informatiques (machines de 2010 à 2025) en offrant une alternative fluide et sécurisée.

Architecture Open-Core et Optimisation Cible

Sous le capot, JemaOS s’appuie sur un modèle Open-Core combinant des briques de Gentoo Linux, Arch Linux et Chromium. Pour garantir des performances maximales sur du matériel ancien, le système mise sur une optimisation par compilation pour l’architecture cible. Cette approche permet de tirer le meilleur parti de chaque processeur, là où des distributions génériques peuvent accuser des lenteurs.

Sécurité par immuabilité et sandboxing

La sécurité du système repose sur deux piliers majeurs :

  • L’immuabilité : Le système de fichiers racine est verrouillé en lecture seule, protégeant le cœur de l’OS contre les corruptions accidentelles ou les écritures malveillantes.
  • Le sandboxing : Toutes les applications et processus sont isolés nativement dans des « bacs à sable ». Cette isolation stricte empêche une faille dans une application de compromettre l’intégralité du système, rendant l’usage d’antivirus tiers obsolète.

Pour l’interface, le choix s’est porté sur Aura Shell (Ash) afin d’offrir une expérience utilisateur réactive et épurée.

Le « dispositif Jema » : le Plug & Play pour s’affranchir des configurations complexes pour les non-initiés

L’aspect le plus original de JemaOS est son mode de déploiement via le dispositif Jema (NdM: qui est une clé USB). L’idée est de supprimer toute la complexité habituelle : plus besoin de créer des clés USB bootables, de partitionner des disques ou de modifier des réglages BIOS/UEFI complexes.

On branche le dispositif, et le système démarre. Grâce à un chargeur d’amorçage compatible Secure Boot (via « Enroll MOK »), JemaOS tourne en isolation complète. Il exploite les ressources (CPU/RAM) de la machine hôte sans jamais toucher aux données du disque dur interne.

Écosystème applicatif : PWA et P2P

Pour rester léger, le système déporte la partie logicielle vers des Progressive Web Apps (PWA), dont beaucoup fonctionnent en Peer-to-Peer (P2P) pour garantir la confidentialité :

  • Anima & Nephtys : Messagerie et visioconférence en P2P.
  • JemaNote : Prise de notes avec assistance IA (Mistral).
  • OsiVibe : Un éditeur vidéo 4K multi-pistes qui s’exécute directement dans le navigateur.

Gestion de parc et souveraineté

Le modèle économique semble s’appuyer sur une offre SaaS pour les entreprises, permettant une gestion centralisée assez complète :

  • Pilotage de parc : Suivi des machines, sauvegardes et gestion des droits d’accès.
  • Administration : Gestion des dispositifs Jema et support technique.
  • Souveraineté : L’infrastructure Cloud est hébergée en France, ce qui permet de rester sous protection du RGPD et d’échapper au Cloud Act américain.

Une initiative française intéressante à suivre pour ceux qui s’intéressent au numérique responsable.

NdM: les offres Pro/Ultime/Premium sont orientées entreprises avec un paiement mensuel par utilisateur. Les mises à jour OTA majeures sont payantes. Il est possible d'utiliser JemaOS sans payer (cf la documentation) en désactivant les mises à jour automatiques et installant manuellement les nouvelles versions.
Sur les 14 dépôts publics : la licence varie suivant les dépôts (MIT, AGPLv3, BSD avec clause publicitaire (dont une concernant Google (sic), un dépôt avec le logiciel WidevineCdm propriétaire de Google). La plupart des dépôts n'ont qu'un seul contributeur johnkryptochain, visiblement intéressé par les cryptomonnaies, Telegram et les NFT ; l'autre contributeur a deux commits sur un unique dépôt. L'entreprise qui porte le projet a 10 salariés d'après le site.

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Reçu — 14 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook

La documentation du langage Rust (le langage qui veut remplacer le C et le C++ en sécurisant l’accès mémoire et en supprimant le ramasse-miette) est écrite en Markdown.

Comme cette documentation doit pouvoir suivre l’évolution du langage (et donc évoluer avec chaque version de Rust) l’équipe Rust a créé mdBook pour pouvoir générer un livre en PDF à partir de chapitres HTML écrits en Markdown.

Licence de mdBook

mdBook est un logiciel libre sous licence Mozilla Public Licence v2.0.

Vous pouvez en trouver les sources pour y contribuer sur GitHub (https://github.com/rust-lang/mdBook).

Pour savoir comment contribuer à améliorer mdBook suivez le guide en anglais (https://github.com/rust-lang/mdBook/blob/master/CONTRIBUTING.md).

Installation de mdBook 0.52

Les fichiers sources d’installation sont disponibles sur GitHub pour MacOS, Windows, et Linux.

Vous pouvez aussi installer mdBook, si vous avez installé au préalable le langage Rust sur votre ordinateur en écrivant dans une fenêtre de Terminal la commande :
cargo install mdbook

Comme cela vous pourrez voir en direct comment cargo compile un programme Rust.

Création de votre mdBook

Mettez mdBook dans la variable PATH de votre poste, pour lancer les commandes mdbook depuis n’importe quel endroit.

Pour créer un mdBook, utilisez votre terminal pour lancer la commande mdbook init livre-exemple.
Cette commande créera le répertoire vide « livre-exemple ».
mdBook vous posera alors plusieurs questions pour créer votre premier livre vide.

Allez dans ce nouveau répertoire avec la commande cd livre-exemple (\home\nom_utilisateur\livre-exemple sur un ordinateur GNU/Linux).

Puis lancez le serveur Web local de votre livre avec la commande mdbook serve --open.

Cette commande va lancer le serveur Web local et ouvrir votre navigateur par défaut sur votre mdBook vide.

Fichiers de configuration

book.toml

Ce fichier contient le titre de votre futur livre dans le champ "title".
Il contient aussi un champ « author » à renseigner avec votre nom (ou votre pseudo-littéraire) et un champ « langage » qui par défaut à la valeur « en », mais que vous pouvez évidemment modifier en « fr » avec votre éditeur de texte favori (gedit par exemple sous GNU/Linux).

src/SUMMARY.md

Ce fichier contient la structure de votre futur livre (la liste des chapitres).
Pour créer facilement un chapitre, une préface, une introduction, une annexe… ajoutez des lignes dans ce fichier Markdown.

Par exemple :

    # Summary

    - [00-Introduction](./Introduction.md)
    - [01-Mon premier chapitre](./01-mon-premier-chapitre.md)

Les chapitres seront créés vides dans le répertoire src au fur et à mesure de votre saisie dans le fichier src/SUMMAY.md par le programme mdBook.

Publication de votre mdBook

Une fois vos chapitres créés en Markdown avec votre éditeur de texte, publiez votre mdBook avec la commande :
mdbook build.
Cette commande créera un répertoire \livre-exemple\book. Vous pourrez diffuser ce sous-répertoire « book » sur votre serveur Web en le transférant par FTP.

Astuce : rien ne vous empêche de renommer ce répertoire « book » en fr-livre-exemple-2026 avant de le transférer en FTP sur votre serveur Web.

Les 4 fonctionnalités de votre mdBook

1) La table des matières s’affiche en cliquant sur le menu hamburger en haut à gauche de votre page Web.

2) Vous pouvez changer le thème de votre page Web en cliquant sur le pinceau (par défaut le thème affiché est « Auto »).

3) Vous pouvez chercher un mot dans votre mdBook en cliquant sur la loupe.

4) Vous pouvez imprimer ce livre (au format PDF, ou sur votre imprimante) en cliquant sur l’icône de l’imprimante en haut à droite de votre page Web.

Utilisations possibles de mdBook

Vous pouvez utiliser mdBook pour créer la documentation multilingue de votre logiciel libre (par exemple un mdBook en français et un mdBook en anglais), voire de votre distribution GNU/Linux préférée.

Vous pouvez préciser la licence de votre livre en créant un chapitre licence, et par exemple choisir de publier votre livre en licence Creative Commons, Cecill ou Art Libre.

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Reçu — 13 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

L’économie du logiciel est-elle morte ?

Dan Blanchard vient de publier une nouvelle version de Chardet, une bibliothèque Python largement utilisée, sous licence MIT permissive, alors que les versions précédentes étaient sous licence GNU LGPL. Comment est-ce possible, étant donné que Dan est le responsable de cette bibliothèque, mais qu’il n’en est ni l’auteur originel ni le seul contributeur ? La réponse est très simple et d’actualité : cette version est une réécriture complète du projet, réalisée par l’IA Claude en cinq jours. Elle n’emprunte aucun fragment de code aux versions antérieures. Plus précisément, les quelques correspondances identifiées (1,3 % du code) ne sont pas spécifiques à Chardet. Elles correspondent à des idiomatismes dans les projets en Python.

Après avoir mené ses propres expériences, tout aussi convaincantes, Bruce Perens a récemment déclaré :

Je brise la vitre et déclenche l’alarme incendie ! Toute l’économie du développement logiciel est morte, disparue, finie, kaput !

Comme le souligne Bruce Perens, ce problème n’est pas spécifique aux logiciels libres. Les éditeurs de logiciels indépendants et leur modèle économique sont également ubérisés par les IA génératives. Et, bien sûr, cette question existentielle concerne également les ESN (i.e. les sociétés de service).

NdM: des infos complémentaires en provenance du lien ayant déjà généré quelques commentaires : d’abord l’auteur originel de Chardet demande d’annuler ce changement de licence qu’il considère comme une violation des droits ; et déjà au moins un ticket considérant un risque juridique « v7.0.0 presents unacceptable legal risk to users due to copyright controversy ». Sont aussi mentionnés un article LWN (accès réservé aux abonnés jusqu’au 19 mars et accès libre ensuite), et un autre cas de réécriture d’une application dans un autre langage et une autre licence, mais faite d’une toute autre manière avec GNU Coreutils (C, GPL) et uutils (Rust, MIT). Encore d’autres articles via Phoronix ou Slashdot ou LinkedIn ou…

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Reçu — 12 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Les prix Ig Nobel quittent les États-Unis pour s’installer durablement en Europe

Après 35 ans de présence à Boston, la cérémonie des prix Ig Nobel (souvent abordés sur LinuxFr.org et basé sur un jeu de mot sur ignoble et Nobel), qui récompense les recherches scientifiques insolites, déménage ses activités en Europe. Les organisateurs invoquent clairement des difficultés croissantes liées aux conditions de voyage et de sécurité aux États-Unis.

bannière Improbable Research

Les futures cérémonies se dérouleront en Europe dès cette année.

La décision fait suite à un taux d'absentéisme marqué lors de l'édition 2025 : quatre lauréats sur dix ont refusé de se rendre sur le sol américain. Marc Abrahams, fondateur des prix, souligne un environnement devenu hostile pour les voyageurs étrangers. Et c'est un constat partagé par d'autres secteurs. À titre d'exemple, il cite la Game Developers Conference (aka GDC, basée à San Francisco) que de nombreux développeurs non étasuniens boycottent désormais pour des motifs similaires.

Pour le futur, Les organisateurs se sont associés au domaine des EPF (Écoles Polytechniques Fédérales) suisses et plus particulièrement à l'Université de Zurich pour assurer la continuité de l'événement. Le choix de la Suisse est motivé par sa tradition d'accueil et le fait qu'elle a donné naissance à beaucoup de bonnes choses improbables, citant la physique d'Albert Einstein, l'économie mondiale et les coucous :-)

Les Ig Nobel prévoit un retrait durable du territoire américain au profit d'un modèle rotatif inspiré du concours de l'Eurovision : les années paires, la cérémonie se déroulera à Zurich, les impaires, l'événement sera accueilli par une autre métropole européenne.

C'est clairement la fin de l'ancrage historique des prix aux USA, mais ils prévoient tout de même un petit événement trois semaines après à Boston pour célébrer localement les Ig Nobels.

NdM: improbablement sont mentionnés sur leur site un logiciel libre à propos de la différenciation du glycol diéthylène et du glycérol par le son, GNOME dans une interrogation sur Nestlé, l'eau de Phoenix, le problème de l'abri à vélos et la loi de Parkinson, un autre logiciel libre à propos de pancakes et du Kansas, Chris DiBona et un « architecte Open Source » de SCO.

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À la rencontre hivernale du Libre - « Libre à vous ! » du 24 février 2026

12 mars 2026 à 07:22

Deux-cent-soixante-dixième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

  • sujet principal : À la rencontre hivernale du libre. Série d'interviews réalisée et présentée par Julie Chaumard, dans le cadre des Rencontres Hivernales du Libre de janvier 2026, 10e édition de l'évènement.
  • chronique À cœur vaillant, la voie est libre de Laurent et Lorette Costy : « La fourberie du loup concentré recroquevillé »
  • La pituite de Luk : « il nous faudrait une bonne guerre »
  • quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l'April et le monde du Libre

Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.

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Reçu — 11 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Open Source Masterclass : un MOOC pour se lancer dans la contribution au logiciel libre

Vous avez envie de contribuer à des projets libres mais vous ne savez pas trop par où commencer ? Un groupe de contributeurs et contributrices vient d'annoncer la mise en ligne d'Open Source Masterclass, un MOOC entièrement libre (CC-BY-SA) qui vise précisément à répondre à cette question. Il est écrit par des contributeurs expérimentés des projets Open edX, OpenStack, Wikipedia, etc.

Concrètement, le cours mêle théorie et pratique autour de l'écosystème FLOSS. Au programme :

  • un peu d'histoire du logiciel libre (ça ne fait jamais de mal) ;
  • les forges logicielles ;
  • le fonctionnement des communautés et la communication dans les projets ;
  • et surtout, un accompagnement pas à pas vers une première vraie contribution à un projet libre.

L'idée n'est donc pas seulement de regarder des vidéos dans son coin, mais bien d'arriver au bout avec un patch ou une merge request à son actif.

À signaler aussi à toute personne de votre entourage qui coderait mais n'aurait pas encore franchi le pas de la contribution. :-)

Retours, suggestions et commentaires sur le contenu sont les bienvenus !

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Venez tester Fedora Linux 44 Beta !

11 mars 2026 à 18:23

En ce mardi 10 mars, la communauté du Projet Fedora sera ravie d’apprendre la disponibilité de la version Beta de Fedora Linux 44.

Malgré les risques concernant la stabilité d’une version Beta, il est important de la tester ! En rapportant les bogues maintenant, vous découvrirez les nouveautés avant tout le monde, tout en améliorant la qualité de Fedora Linux 44 et réduisant du même coup le risque de retard. Les versions en développement manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs buts.

La version finale est pour le moment fixée pour le 14 ou le 21 avril.

Sommaire

Expérience utilisateur

  • L’environnement de bureau GNOME est proposé dans sa version 50 ;
  • Les variantes de Fedora reposant sur l’environnement KDE Plasma utiliseront le configurateur Plasma Setup pour la post-installation de manière analogue à GNOME avec GNOME init setup ;
  • De même ces variantes utiliseront Plasma Login Manager (PLM) comme gestionnaire de connexions au lieu de SDDM ;
  • L’environnement de bureau Budgie passe à la version 10.10 et tourne avec Wayland au lieu de X11 ;
  • La variante Games Lab est remaniée pour passer de Xfce à KDE Plasma et ainsi utiliser Wayland pour avoir une couche graphique plus moderne ;
  • Le spin MiracleWM remplace l’environnement nwg-shell avec Dank Material Shell (qui est basé sur QuickShell) ;
  • Le gestionnaire de paquets universel PackageKit, utilisé par GNOME Logiciels entre autres, exploite dorénavant dnf5 au lieu de la version précédente ;
  • L’installateur Anaconda ne fournira plus de configuration réseau par défaut pour les interfaces filaires mais uniquement pour les installations n’utilisant pas une image Live ;
  • La suite TeXLive nouveau millésime 2025 est proposée ;
  • Le paquet d’intégration avec la bibliothèque Qt5 pour LibreOffice est supprimé, les environnements de bureaux utilisant Qt6 maintenant.

Gestion du matériel

  • Pour les systèmes Aarch64 avec un EFI, la sélection du device tree sera automatique au démarrage en particulier pour les ordinateurs portables Windows ARM ;
  • Le module noyau NTSYNC est activé quand les paquets Steam ou WINE sont installés pour améliorer les performances et la compatibilité des applications Windows et en particulier les jeux ;
  • mkosi-initrd est proposé comme alternative à dracut pour générer des fichiers initrd pour être évalué avant un éventuel remplacement.

Internationalisation

  • L’outil d’aide à la saisie IBus évolue à la version 1.5.34 ;
  • Le module Ibus pour la transcription vocale est mis à jour à la version 0.7.0 qui propose un module pour utiliser le modèle Whisper d’OpenAI en plus du modèle Vosk déjà employé.

Administration système

  • Les images Fedora Cloud n’ont plus une partition /boot dédiée mais utilisent un sous-volume btrfs à la place ;
  • L’émulateur QEMU n’aura plus de paquets compatibles avec l’architecture 32 bits i686, car cette architecture n’est plus maintenue par le projet officiel. Mais exécuter un système 32 bits reste évidemment toujours possible avec cet utilitaire ;
  • Le gestionnaire de paquets nix est introduit dans Fedora Linux ;
  • Le gestionnaire de paquets Kubernetes Helm utilise la version 4 dorénavant tandis que la version 3 reste disponible avec le paquet helm3 ;
  • Le gestionnaire de bases de données passe par défaut de la version 10.11 à la version 11.8 ;
  • L’outil Ansible est mis à jour à sa 13ᵉ version ;
  • Les paquets pour le gestionnaire de bases de données MySQL avec le nom community-mysql sont supprimés.

Développement

  • La chaine de compilation GNU progresse avec GCC 16.1, binutils 2.46, glibc 2.43 et gdb 17.1.
  • La chaine de compilation LLVM version 22 est proposée ;
  • L’outil de configuration de l’environnement de compilation CMake passe à la version 4.2. Cela entraine une rupture de compatibilité pour les projets ayant besoin de la version 3.5 ou inférieure ;
  • Par ailleurs CMake utilisera le générateur ninja au lieu de make par défaut pour compiler un projet ;
  • La bibliothèque C++ Boost passe à la vitesse supérieure avec la version 1.90 ;
  • Le langage de programmation Ruby prend de la valeur avec sa version 4.0 carats ;
  • Le paquet ruby-build est d’ailleurs scindé en plusieurs sous paquets pour rendre son utilisation plus modulaire ;
  • Le langage Go saute vers sa version 1.26 ;
  • Le langage PHP passe à la version 8.5 ;
  • Le langage Haskell devient plus fonctionnel avec son compilateur GHC version 9.10 et sa suite de paquets Stackage 24 ;
  • La boîte à outils web pour Python nommé Django serpente à la version 6 ;
  • Des paquets nodejsXX-bin et nodejsXX-npm-bin sont fournis pour créer les fichiers des binaires /usr/bin/node et /usr/bin/npm sans nom de versions qui pointent vers la version de référence voulue pour simplifier la vie des utilisateurs ;
  • La bibliothèque rust-bindgen pour lier du code Rust avec du code C ou C++ est empaquetée à la version 0.72 ;
  • De même pour les bibliothèques rust-coreutils et rust-nu qui vont respectivement de la version 0.0.27 à 0.5.x et de la version 0.99.1 à 0.109.2 ;
  • La bibliothèque d’édition des métadonnées des fichiers audio taglib passe à la version 2.0 ;
  • Le parseur et moteur de rendu de CommonMark cmark progresse vers la version 0.31 ;
  • La machine virtuelle Java OpenJDK 21 n’est plus proposée dans les dépôts ;
  • Le paquet python-mock a été supprimé des dépôts.

Projet Fedora

  • Les paquets avec des fichiers identiques utilisent des liens physiques par défaut ;
  • Les systèmes atomiques ne fournissent plus de bibliothèques et de binaires FUSE 2 ;
  • Ces systèmes atomiques ne prennent plus en charge les règles dépréciées pkla polkit ;
  • Packit remplace Fedora CI et Zuul pour démarrer les instances d’intégration continue pour compiler et exécuter les tests des paquets après un pull request ;
  • L’outil d’intégration continue Konflux peut être utilisé pour générer des images reposant sur bootc ;
  • D’ailleurs Konflux est aussi utilisé en lieu et place de Jenkins pour construire les images Fedora CoreOS ;
  • Koji ne prend plus en charge le service distant RedHat Image Builder Service, uniquement les instances locales peuvent être utilisées ;
  • Les labels des images pour conteneurs passent à org.opencontainers.image.title et org.opencontainers.image.licenses pour suivre la spécification OpenContainers ;
  • Les paquets autour du langage R ont de nouvelles macros et une meilleure uniformisation des bonnes pratiques pour simplifier leur maintenance.

Tester

Durant le développement d’une nouvelle version de Fedora Linux, comme cette version Beta, quasiment chaque semaine le projet propose des journées de tests. Le but est de tester pendant une journée une fonctionnalité précise comme le noyau, Fedora Silverblue, la mise à niveau, GNOME, l’internationalisation, etc. L’équipe d’assurance qualité élabore et propose une série de tests en général simples à exécuter. Suffit de les suivre et indiquer si le résultat est celui attendu. Dans le cas contraire, un rapport de bogue devra être ouvert pour permettre l’élaboration d’un correctif.

C’est très simple à suivre et requiert souvent peu de temps (15 minutes à une heure maximum) si vous avez une Beta exploitable sous la main.

Les tests à effectuer et les rapports sont à faire via la page suivante. J’annonce régulièrement sur mon blog quand une journée de tests est planifiée.

Si l’aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent ou via le site officiel.

Si vous avez déjà Fedora Linux 43 ou 42 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers la Beta. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.

Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.

En cas de bogue, n’oubliez pas de relire la documentation pour signaler les anomalies sur le BugZilla ou de contribuer à la traduction sur Weblate. N’oubliez pas de consulter les bogues déjà connus pour Fedora 44.

Bons tests à tous !

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Open ModelSphere, un outil de modélisation

Open ModelSphere est un outil de modélisation et de gestion de modèles, qui combine les fonctionnalités de modélisation de processus, de données et UML, tout en offrant un environnement de gestion de modèles des plus flexibles. Il est aussi possible de générer des diagrammes via du code ou base de données.

modelsphere

Parce qu’il a été conçu en Java, Open ModelSphere peut être installé sur la plupart des plateformes, soit Windows, Linux et Unix.

Open ModelSphere permet aux utilisateurs de construire leurs modèles plus facilement, à partir de zéro ou via rétro-ingénierie provenant d’une variété de sources (SGBDR ou autres sources non-relationnelles comme Java).

Les utilisateurs peuvent choisir entre plusieurs systèmes cibles SQL, comme Oracle, Informix, SQL Server de Microsoft, Sybase et DB2 UDB. Ensuite, ils peuvent facilement employer le processus de génération pour mettre leurs bases de données à jour.

Open ModelSphere propose également une fonction de génération de rapport en format HTML améliorée, permettant une personnalisation du contenu et du format.

Il offre une documentation API ouverte qui facilite l’intégration de la solution Open ModelSphere dans les environnements de développement existants.

Grace à la notion de plugin, des fonctionnalités peuvent être ajoutées à l’application.

Historique

Au début des années 1990, des professeurs et des étudiants de l’Université Laval ont lancé le développement d’un outil CASE (Génie Logiciel Assisté par Ordinateur) qui allait devenir le produit commercial Silverrun. Ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise a pris le virage de l’innovation ouverte en libérant le code source du logiciel. Il est rare qu’un logiciel de cette trempe soit libéré. De la documentation utilisateur et technique existe.

Énormément de patrons de programmation et de concepts sont employés par l’application qui est une vraie mine d’or pour tout développeur.

Pour ces raisons, j’ai décidé de faciliter l’usage de l’application en lui permettant de fonctionner avec Java 11 et Gradle. Si vous avez du temps, il ne faut pas hésiter à y participer.

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Appel à conférences pour le Congrès ADULLACT 2026

L’Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (ADULLACT) est une association française fondée en 2002.

10ème Congrès ADULLACT

Cette année, votre voix compte plus que jamais ! Le 10ᵉ Congrès Adullact (4 et 5 juin 2026 à Montpellier) s’ouvre à vos idées, vos passions, vos questionnements pour façonner ensemble un événement qui NOUS ressemble !

Pourquoi proposer une conférence ?

  • faites entendre votre vision ;
  • partagez vos retours d’expérience.

Nos thématiques 2026, des sujets qui vous concernent :
🔒Souveraineté : quand la dépendance fragilise les institutions.
La dépendance à des infrastructures étrangères peut paralyser des institutions entières et de nombreux exemples en témoignent. C'est un fait, la souveraineté n'est plus une option. Par cette thématique, nous cherchons à identifier des idées, voire des projets aboutis répondant à cette problématique.

🤖 IA ou y’a pas ?
L’intelligence artificielle : sujet d’actualité, cette « chose » prend de plus en plus de place dans nos vies, mais à quel prix ? Aujourd’hui nous ne pouvons plus le nier, l’IA fait partie de nos vies certes mais faut-il l’embrasser sans réserve, ou en mesurer les risques pour préserver nos savoir-faire et notre autonomie afin d’en avoir un usage conscient ?

Comment participer ? Déposez votre proposition avant le 27 mars 2026 à 17h59 – toutes les idées sont les bienvenues !

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Reçu — 10 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Sortie de µJS, une bibliothèque JavaScript légère pour dynamiser un site sans framework

µJS est une bibliothèque JavaScript open source (licence MIT) qui permet de rendre un site web dynamique sans recourir à un framework frontend lourd. Elle s’inspire de pjax, Turbo et HTMX, avec pour objectif d’être plus simple et plus légère.

Principe de fonctionnement

µJS intercepte les clics sur les liens et les soumissions de formulaires pour charger les pages via AJAX, au lieu de déclencher un rechargement complet du navigateur. Le contenu récupéré remplace tout ou partie de la page courante. Le résultat : une navigation fluide, sans rechargement visible, sans écrire une seule ligne de JavaScript.

Aucune étape de build, aucune dépendance, compatible avec n’importe quel backend (PHP, Python, Go, Ruby…).

Fonctionnalités principales

  • Mode patch : mettre à jour plusieurs fragments du DOM en une seule requête, via des attributs mu-patch-target dans la réponse HTML du serveur
  • SSE : mises à jour en temps réel via Server-Sent Events
  • DOM morphing : préservation de l’état du DOM (focus, scroll, transitions CSS) via idiomorph
  • View Transitions : animations fluides entre les états de page, via l’API native du navigateur
  • Prefetch : préchargement de la page cible au survol d’un lien
  • Polling : rafraîchissement automatique d’un fragment à intervalle régulier
  • Verbes HTTP complets : GET, POST, PUT, PATCH, DELETE sur n’importe quel élément
  • Barre de progression : intégrée, sans dépendance externe

Installation

Via CDN :

<script src="https://cdn.jsdelivr.net/npm/@digicreon/mujs/dist/mu.min.js"></script>
<script>mu.init();</script>

Via npm :

npm install @digicreon/mujs

Exemple 1 : navigation AJAX sans configuration

Par défaut, tous les liens internes sont interceptés automatiquement. Le <body> de la page cible remplace le <body> courant.

<!DOCTYPE html>
<html>
<head>
    <title>Mon site</title>
</head>
<body>
    <nav>
        <a href="/">Accueil</a>
        <a href="/articles">Articles</a>
        <a href="/contact">Contact</a>
    </nav>

    <main id="contenu">
        <p>Contenu de la page.</p>
    </main>

    <script src="https://cdn.jsdelivr.net/npm/@digicreon/mujs/dist/mu.min.js"></script>
    <script>mu.init();</script>
</body>
</html>

Aucun attribut supplémentaire. Les boutons retour/avant du navigateur fonctionnent, l’URL est mise à jour, le titre de la page aussi.

Pour ne remplacer qu’un fragment de la page plutôt que le <body> entier :

<a href="/articles" mu-target="#contenu" mu-source="#contenu">Articles</a>

Dans ce cas, µJS va récupérer la page /articles, va extraire l’élément #contenu de la réponse, et remplace l’élément #contenu courant avec.

Si tous les changements de pages se font dans l’élément #contenu, on peut généraliser dans la configuration (pour éviter d’avoir à mettre des attributs mu-target et mu-source sur tous les liens) :

<script>
mu.init({
    target: "#contenu",
    source: "#contenu"
});
</script>

Exemple 2 : recherche en direct avec debounce

<input type="text" name="q"
       mu-trigger="change"
       mu-debounce="300"
       mu-url="/recherche"
       mu-target="#resultats"
       mu-source="#resultats"
       mu-mode="update">

<div id="resultats"></div>

Le serveur reçoit une requête GET vers /recherche?q=... et retourne un fragment HTML. µJS l'injecte dans #resultats. Aucun JavaScript à écrire côté client.

Exemple 3 : mise à jour de plusieurs fragments en une seule requête (patch mode)

Côté HTML :

<form action="/commentaire/ajouter" method="post" mu-mode="patch">
    <textarea name="contenu"></textarea>
    <button type="submit">Envoyer</button>
</form>

<ul id="commentaires">
    <!-- liste des commentaires -->
</ul>

<span id="compteur">3 commentaires</span>

Le serveur retourne plusieurs fragments HTML dans une seule réponse. Chaque fragment indique sa cible via mu-patch-target :

<!-- Ajoute le nouveau commentaire à la liste -->
<li class="commentaire" mu-patch-target="#commentaires" mu-patch-mode="append">
    <p>Le nouveau commentaire</p>
</li>

<!-- Met à jour le compteur -->
<span mu-patch-target="#compteur">4 commentaires</span>

<!-- Réinitialise le formulaire -->
<form action="/commentaire/ajouter" method="post" mu-patch-target="form">
    <textarea name="contenu"></textarea>
    <button type="submit">Envoyer</button>
</form>

Une seule requête HTTP, trois fragments mis à jour simultanément. Le serveur garde le contrôle total sur ce qui est mis à jour et comment.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 10 de l’année 2026

Par : echarp
10 mars 2026 à 08:56

[Goodtech] Libre en Fête 2026: 25 ans de logiciels libres à fêter en France

Le vendredi 6 mars 2026.

Libre en Fête revient pour sa 25e édition du 7 mars au 12 avril 2026. Plus de 110 événements en France pour découvrir les logiciels libres avec l’April.

[Reporterre] «Ces ordinateurs devaient finir à la déchèterie»: des lycéens reconditionnent de vieux PC

✍ Camille Jourdan et Stéphane Dubromel, le jeudi 5 mars 2026.

Dans une vingtaine d’établissements, des lycéens apprennent à reconditionner des ordinateurs, en utilisant le système d’exploitation libre Linux. Avec, en jeu, des questions de durabilité, mais aussi d’éducation au numérique.

[IT-Connect] Le projet LibreOffice Online relancé pour concurrencer Google et Microsoft

✍ Florian BURNEL, le mardi 3 mars 2026.

The Document Foundation a annoncé le retour du projet LibreOffice Online! Le conseil d’administration a voté pour la réactivation du développement de cette version web, en réponse à une forte demande des utilisateurs.

[Next] Municipales: «passer aux logiciels libres, c’est faisable, on l’a fait», mais…

✍ Martin Clavey, le mardi 3 mars 2026.

Comment les mairies peuvent-elles s’emparer des questions de souveraineté numérique? À l’occasion des municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026, Next vous propose un entretien avec Nicolas Vivant, directeur de la stratégie numérique embauché par la ville d’Échirolles en 2021 pour mettre en œuvre une politique du numérique prenant en compte une volonté d’autonomie.

[The Brussels Times] Ex-Meta lobbyist put in charge of EU's digital rules: 'Tech oligarchy writing its own rulebook'

✍ Ugo A Realfonzo, le vendredi 27 février 2026.

Pressure is growing to drop the appointment of a former Meta lobbyist, elected as an MEP in 2024, from a file which could rewrite the EU’s regulation of US tech giants.

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Nouveautés de mars 2026 de la communauté Scenari

Scenari est un ensemble de logiciels open source dédiés à la production collaborative, publication et diffusion de documents multi-support. Vous rédigez une seule fois votre contenu et vous pouvez les générer sous plusieurs formes : site web, PDF, OpenDocument, diaporama, paquet SCORM (Sharable Content Object Reference Model)… Vous ne vous concentrez que sur le contenu et l’outil se charge de créer un rendu professionnel accessible et responsive (qui s’adapte à la taille de l’écran).

À chaque métier/contexte son modèle Scenari :

  • Opale pour la formation 
  • Dokiel pour la documentation 
  • Optim pour les présentations génériques 
  • Topaze pour les études de cas 
  • Parcours pour créer des scénarios de formation 
  • et bien d’autres…

Sommaire

🚀 Visio de découverte de Scenari

icone découverte de Scenari|200x200

Tu as des questions sur Scenari avant de tester ?
Tu voudrais une petite démo ?
Tu commences à utiliser Scenari et tu as besoin d’un peu de soutien ?

Cette visio est faite pour toi : lundi 23 mars à 16h sur https://scenari.org/visio/miniwebinaire

Lien Agenda du Libre
Lien Mobilizon

🖥️ Prochain mini-webinaire : « Améliorer l’accessibilité de vos modules en ligne avec Opale » 18 mars

Mercredi 18 mars de 17h à 18h heure de Paris, à l’adresse https://scenari.org/visio/miniwebinaire.

Kathy Casalino d’Access42 présentera quelques paramètres d’accessibilité du modèle Opale afin de favoriser l’accessibilité de vos modules en ligne.

Access42 a travaillé avec Kelis pour améliorer l'accessibilité de la publication web d'Opale. Ce travail a fait l'objet d'une conférence lors des Rencontres 2025.

Pour que la session colle au mieux aux besoins de la communauté, tu peux participer à ce fil de discussion sur le forum.

Les enregistrements des mini-webinaires précédents sont sur la page dédiée de scenari.org et dans notre canal peertube.

Pour proposer des sujets, rends-toi sur ce fil de discussion.

💗 Parole de Scenariste

J'utilise Dokiel pour réaliser la documentation fonctionnelle de l’application CYCLADES, qui permet aux personnels académiques de préparer, gérer et organiser les examens et concours.

Nous avons donc beaucoup de documents (spécifiques selon les domaines examens et concours) et Dokiel a grandement simplifié la mise à jour de ces documents, qui ont un squelette commun, grâce à la fragmentation.

Compte tenu de cette volumétrie de documents, il est parfois compliqué pour l’utilisateur de trouver l’information. Le format « site de référence » a répondu à cette problématique importante grâce avec la recherche intégrée sur l’ensemble de la documentation d’un domaine.

Enfin, sur la forme, le passage de fichiers pdf à une publication en html (après personnalisation dans ScenariStyler qui nous permet de nous conformer au DSFR, la Charte de l’État) est une belle évolution visuelle plus moderne.

photo de Corentin Denais Corentin Denais, équipe d’Accompagnement au Changement CYCLADES, Pôle National des services examens et concours. Modèle utilisé : Dokiel

📣 Bloque ces dates : 22 au 26 juin 2026

Cartouche Rencontres Scenari 2026

Les Rencontres Scenari 2026 auront lieu du lundi 22 juin (midi) au vendredi 26 juin (midi) sous le soleil provençal à l’ENSAM Aix-en-Provence.

Bloque ces dates dès maintenant, les détails seront précisés bientôt.

📣 Propose une intervention aux Rencontres Scenari 2026 - date limite 4 avril

Appel à communicactions Rencontres Scenari 2026

Quelle que soit ta structure (secteur public, secteur privé, association, individuel, …), viens parler de ton expérience, tes usages ou tes projets Scenari aux Rencontres.

Tu as jusqu'au 4 avril pour nous envoyer ta proposition de retour d'expérience ou d'atelier à l'adresse rencontres@scenari.org en indiquant :

  • nom / prénom de la ou des personne(s) intervenante(s)
  • structure (ton université/entreprise/association…)
  • titre provisoire
  • descriptif provisoire
  • éventuelles indisponibilités inéluctables

Partager tes usages de Scenari c'est une occasion pour apporter à la communauté et pour que la communauté t'apporte aussi, alors n'hésite pas à faire une proposition !

Merci de relayer cet appel dans tes réseaux Mastodon, Bluesky, LinkedIn et Telegram !

📣 4 nouveaux skins pour OptimPlus 24

icone skins Optim

Tu as aimé les habillages graphiques des sites webs des Rencontres Scenari passées ?

Ces skins sont à présent disponibles pour la communauté sur la page des contributions communautaires. Les références aux Rencontres ont été retirées pour qu’ils soient utilisables en tout contexte.

Attention : skins seulement pour le générateur web du site en tuile de OptimPlus.

Remarque : ce sont des skins communautaires. Si tu souhaites participer à leur amélioration et maintenance, c’est possible, ils sont tous sur un dépôt GIT. Écris à direction@scenari.org.

Images des nouveaux skins Optim

📣 Intéressé⋅e pour participer et disposer d'une auto-formation Opale mutualisée ?

Tu connais surement l’auto-formation à Opale en 4 modules créée par l’Université de Lille en 2021, disponible sur la page wiki du forum qui recense les tutoriels et auto-formations sur les outils Scenari.

icone auto-formation Opale
L’idée serait de mutualiser cette auto-formation de telle manière qu’il y aurait un socle commun qui pourrait être dérivé par les organisations pour l’adapter à leurs besoins et leur contexte.

Si le sujet t’intéresse merci de le signaler dans ce fil sur le forum ou d’écrire à direction@scenari.org.

📣 Message de Sandrine, notre animatrice référencement des outils Scenari

icone annonce

« Cette page du site de notre association recense les catalogues en ligne de logiciels libres qui référencent les outils Scenari.

Lors des Rencontres 2025, je m'étais proposée pour rassembler quelques volontaires afin de faire vivre cette page et la tenir à jour. Il est grand temps que je m'y mette.

N'hésitez pas à revenir vers moi SD_leCnam via le forum si vous avez un moment à y consacrer ou même simplement des idées à partager pour améliorer l'existant. »

✨ Le savais-tu ?

Imaginons que tu as un processus de production où une équipe de rédaction crée du contenu dans un atelier calque de travail, et que ce soit une autre personne validatrice qui soit la seule à pouvoir faire monter les modifications dans l’atelier principal.

Pour ce faire, crée un atelier calque de travail A de ton atelier principal, et un atelier calque de travail B de ton atelier calque A.

Donne le droit d’écriture sur l’atelier calque B à ton équipe de rédaction : il⋅elle⋅s pourront ainsi rédiger du contenu et valider leur travail en faisant monter leurs modifications vers l’atelier calque A, pour que la personne validatrice les voit.

Donne le droit d’écriture sur l’atelier calque A à la personne validatrice : elle découvrira les modifications faites par l’équipe de rédaction et pourra les faire monter ou pas vers l’atelier principal.

Schéma d'ateliers calque de travail imbriqués

📊 Le chiffre du mois

16 16, c’est le nombre d’années qui se sont écoulées depuis la permière sortie d’Optim en janvier 2010 (1 an et demi après le démarrage du projet chez Kelis).

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Podcast Projets Libres saison 4 épisode 13 : Rudder, outil de cyber-sécurité, société auto-financée depuis 15 ans

Rudder, outil de cyber-sécurité depuis 15 ans

Découvrez Rudder, un outil de cyber-sécurité français dont le développement est entièrement auto-financé, depuis 15 ans.

Avec Alexandre Brianceau, le CEO de la société Rudder, nous parlons un grand nombre de sujets, mais en particulier :

  • du modèle économique et des licences
  • du choix d'auto-financer et de son impact sur le développement du produit et de la société
  • du choix des fondateurs, à un moment donné, de vendre la société
  • du concept de product-market fit et de pourquoi c'est important pour le succès du produit
  • des retours d'expérience après 15 ans d'existence

Un épisode riche en retours, qui complète bien nos épisodes précédents sur les modèles économiques et les sociétés du logiciel libre.

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