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PANLINE court sur les traces de Mirror’s Edge

Par : Estyaah
19 mars 2026 à 22:43

Il y a quelques jours, on a découvert PANLINE, un jeu indépendant en cours de développement par Viridian Matters, une petite équipe a priori tchèque d’au moins deux personnes, qui reprend trait pour trait le légendaire Mirror’s Edge sans même essayer de faire semblant. Pour l’instant, il n’y a qu’une séquence de quelques secondes, montrant du gameplay très proche du titre d’Electronic Arts, aussi bien sur les visuels que sur les mouvements. Du côté du lore, on ne peut pas dire qu’ils se soient cassés le cul non plus, car le principe est exactement le même : une ville dystopique contrôlée par un système omnipotent, et des coursiers qui sautent de toits en toits pour livrer des colis. Cependant, il y a tout de même quelques différences, car on nous parle de missions procédurales, d’inventaire limité, mais améliorable, d’équipement à faire évoluer et réparer, etc.

Pour l’instant, difficile de savoir s’il s’approche plus du premier Mirror’s Edge que de Catalyst, qui était plutôt chiant, mais les développeurs semblent au moins maîtriser les déplacements. D’ailleurs, l’un d’entre eux, Vanja Aleksić, a déjà réalisé un jeu de parkour, Ikarus Parkour, sorti l’été dernier. On y retrouve quelques éléments similaires, comme les bras et certains assets, mais avec un level design autrement plus abstrait.

PANLINE est prévu pour sortir dans le courant de l’année 2026. En attendant d’en savoir plus, vous pouvez rejouer à Mirror’s Edge, qui n’a pas pris une ride grâce à sa direction artistique minimaliste, ou ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, s’il vous intéresse.

Le New Game+ pour Total Chaos est finalement sorti ce 16 mars

Par : Loulou
19 mars 2026 à 22:08

Initialement prévue pour le 2 mars, la nouvelle mise à jour de Total Chaos a été déployée ce 16 mars. À cette occasion, le studio Trigger Happy Interactive a publié un billet de blog Steam récapitulant toutes les nouveautés, les améliorations et les correctifs apportés. Globalement, l’ajout principal reste le mode New Game+ offrant une fin inédite, des chapitres retravaillés en plus du nouveau chapitre Reckoning et l’apparition d’un ennemi, le Hunter (l’équivalent du Nemesis dans Resident Evil), qui vous poursuit tout du long de l’aventure. Sur Steam, les dernières évaluations des utilisateurs sont plutôt positives, mais certains ne semblent pas apprécier le Hunter, qui serait impossible à immobiliser temporairement et aurait une vitesse de déplacement équivalent au joueur, rendant ainsi les phases de poursuites difficiles.

À la redac, même si on n’est pas particulièrement friands des jeux d’horreur, on avait malgré tout apprécié le jeu pour son ambiance, ses combats réussis et son système de craft. Cette nouvelle mise à jour plaira sûrement aux aficionados du survival horror. Également, n’hésitez à partager votre avis sur ce nouveau mode de jeu dans l’espace commentaires. Si vous n’avez pas encore sauté le pas pour vous procurer Total Chaos, sachez que celui-ci est actuellement en promotion à -20 % jusqu’au 30 mars sur Steam ou GoG, soit un peu moins de 20 € pour le premier et quelques centimes de moins pour le second.

World of Dogs, un fast-FPS moche sur les traces de STRAFTAT

Par : Estyaah
19 mars 2026 à 21:43

À l’occasion de l’événement COMPUTER WORLDS organisé par la chaîne Noclip la semaine dernière, on a pu découvrir une série de jeux indés bizarres, puisque c’était le principe. Parmi eux, World of Dogs a attiré notre attention. Il s’agit d’un fast-FPS aux visuels franchement rétro, pour ne pas dire moches, avec des mouvements basés sur le skill. On peut notamment voir des glissades, des wall-jump, des rocket-jump, des dropkick, un grappin, des parades, etc.

En voyant tout cela, impossible de ne pas penser à STRAFTAT, le jeu des frères Lemaitre. En effet, outre le feeling qui semble s’apparenter à Quake, l’aspect graphique est tout comme lui franchement disgracieux, même s’il n’atteint pas sa « maestria ». En jetant un œil sur la chaîne YouTube du studio Nullhusk, on peut également trouver des séquences de gameplay un peu plus longues, qui permettent de constater qu’on restera sur un jeu de niche, mais qu’il pourrait être plutôt intéressant :

Pour l’instant, World of Dogs n’a pas encore de date de sortie, mais les développeurs indiquent qu’ils visent la fin de l’année 2026 ou le début de l’année 2027. En attendant, si vous êtes séduit par la proposition, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam.

Merci à Jean Paulhan pour l’info.

Tamashika, le fast-FPS psychédélique, sortira le 10 avril prochain

Par : Loulou
19 mars 2026 à 16:47

En ce début de semaine, une nouvelle bande-annonce frénétique pour le fast-FPS Tamashika a été publiée. Dans cette dernière, on y voit du gameplay se déroulant toujours dans un univers surréaliste et surtout une date de sortie. Ce sera donc le 10 avril prochain que vous pourrez tester vos réflexes sur ce jeu à la difficulté plutôt relevée. Même si le synopsis reste pour le moins nébuleux, vous devrez traverser le plus rapidement l’unique niveau composé de différents environnements tout tuant des ennemis aux patterns variés. Et si vous mourrez, il faudra tout recommencer depuis le début. Pour vous défendre, vous utiliserez un tantō (un petit sabre japonais) vous permettant de trancher et parer, ainsi que des armes tels qu’un pistolet, un shuriken ou encore un uzi. Avec la génération procédurale, les différents tableaux psychédéliques s’enchaîneront aléatoirement à chaque partie.

Tamashika sortira donc le 10 avril et si vous êtes intéressé par le concept, vous pouvez toujours ajouter ce dernier à votre liste de souhaits Steam.

Penitentiary, la mise à jour du très bon PIGFACE, apporte une nouvelle carte et un coup de pied

Par : Estyaah
19 mars 2026 à 00:25

Comme prévu, la mise à jour Penitentiary pour PIGFACE est arrivée la semaine dernière. Elle apporte deux choses majeures : une nouvelle carte nommée The Penitentiary, proposant des missions qui se déroulent lors d’une rave party dans une prison désaffectée, et un coup de pied ravageur, que n’aurait pas renié Sareth de Dark Messiah of Might & Magic. Et évidemment, il y a maintenant des pièges environnementaux pour en profiter au maximum.

On avait déjà beaucoup apprécié PIGFACE lors de sa sortie en accès anticipé, on est donc très contents de le voir s’enrichir à chaque mise à jour. Alors oui, la direction artistique est toujours aussi discutable, mais le feeling est vraiment bon. On n’est d’ailleurs pas les seuls à le dire, puisque Romain Barrilliot, auteur du mod The Black Parade pour Thief, mais aussi level designer chez Arkane, n’en pense pas moins :

The Penitentiary isn't fucking around. Huge, difficult open-ended level with electronic music blaring the entire way through. Took me a few tries. Probably my favorite so far.

Romain Barrilliot (@skacky.bsky.social) 2026-03-13T12:51:15.913Z

Ok, c’est un argument d’autorité, mais on vous emmerde.

Si vous êtes intéressé par PIGFACE, vous pouvez tester la démo, puis être convaincus qu’il n’y a pas meilleure décision que de dépenser à peine 12 € pour acheter l’accès anticipé.

CORDURA, une sorte d’extraction shooter horrifique avec une belle direction artistique

Par : Estyaah
18 mars 2026 à 23:14

La semaine dernière, le studio indépendant Garage51 a annoncé son premier FPS, CORDURA. Il s’agit d’une sorte d’extraction shooter coopératif horrifique, mêlant plusieurs concepts rencontrés dans d’autres titres. Il y a notamment une mort permanente, demandant de recruter un nouveau « mineur » pour une prochaine expédition, comme les chasseurs dans Hunt: Showdown 1896. Ou alors que le jeu peut reproduire la voix de nos coéquipiers pour tenter de nous attirer dans des pièges, comme dans certains Lethal Company-like. La fiche Steam nous indique que le chat de proximité jouera donc un rôle important, tout comme la santé mentale de notre personnage, qui s’améliorera au contact de nos coéquipiers – à condition que ce ne soit pas des monstres déguisés pour nous tuer. Enfin, le manoir que l’on explorera devrait être agencé procéduralement, et les couloirs pourraient changer alors même qu’on les parcourt.

La vidéo d’annonce n’est pas très démonstrative, puisqu’elle est uniquement cinématique, mais elle permet à minima de nous présenter la direction artistique, qui semble plutôt réussie. On y voit une sorte d’ambiance victorienne très sombre, et des visages qui font un peu penser aux traits de ceux d’Arkane dans Dishonored.

CORDURA n’a pas encore de date de sortie définie. En attendant de voir du gameplay, si le projet vous intéresse, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.

Une lueur d’espoir : l’update 0.4 Spearhead de Gray Zone Warfare sortira le 31 mars et contiendra peut-être une amélioration de l’IA

Par : Estyaah
18 mars 2026 à 23:14

Dans un devlog publié un peu plus tôt dans la journée, MADFINGER Games a annoncé que la mise à jour 0.4 de Gray Zone Warfare, Spearhead, sera publiée le 31 mars prochain. Les précédentes vidéos s’attardaient sur les améliorations demandées par les joueurs et sur le nouveau contenu, mais omettaient totalement le sujet qui fâche : l’IA bête à manger du foin. Mais cette fois-ci, entre la refonte des missions, la progression ou les améliorations de performance, l’un des membres du studio nous a présenté quelques petites améliorations prévues du côté des ennemis.

Comme c’est ce qui nous intéresse particulièrement, voici le détail des modifications :

  • de nouvelles animations ont été développées pour que les ennemis réagissent à l’impact des balles
  • les réapparitions seront aléatoires plutôt que fixes, afin de briser la routine et proposer des affrontements un peu moins prévisibles
  • les IA pourront patrouiller en petits groupes, et devraient pouvoir se coordonner
  • il y aura des boss, souvent accompagnés de gardes du corps
  • la difficulté des IA sera progressive : plus on s’enfoncera dans Lamang, plus ce sera difficile

Bon, on ne va pas vous dire qu’on saute de joie, mais c’est peut-être un premier pas vers quelque chose d’un peu plus immersif que des débiles qui se plantent au milieu de la route pour vous canarder. D’autre part, les autres modifications semblent vraiment intéressantes, notamment l’intégration d’éléments sur la carte pour suivre les missions. En revanche, on est un peu moins convaincus par la perte de réputation si l’on meurt, et par le timeout avant de pouvoir relancer la mission, ce qui découragera les joueurs d’accepter trop de tâches à la fois, prolongeant artificiellement la durée de vie à coups d’allers-retours incessants (surtout au début). Si vous voulez plus de détails sur la future mise à jour, vous pouvez consulter le devlog sur Steam.

Dans tous les cas, on ira sans doute y faire un tour avec quelques membres de la communauté pour voir ce que donne cette mise à jour 0.4 Spearhead. Si vous voulez tenter l’aventure Gray Zone Warfare, on vous conseille d’attendre le 31 mars : une promo a été annoncée. Si vous vous en foutez, vous pouvez néanmoins le retrouver à –10 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 36 €.

D’après le juge, Krafton voulait bien niquer les anciens dirigeants d’Unknown Worlds (Subnautica 2)

Par : Estyaah
18 mars 2026 à 18:26

En juillet 2025, on apprenait que Krafton avait licencié les trois dirigeants d’Unknown Worlds, alors que Subnautica 2 était en préparation, et prévu pour sortir en accès anticipé avant la fin de l’année. Les intéressés, pas du tout d’accord avec la situation, laissaient entendre qu’ils avaient été évincés pour éviter que l’éditeur coréen ne paie un bonus de 250 millions de dollars à l’équipe si le jeu parvenait à dépasser un seuil de revenus avant 2026. Effectivement, Subnautica 2 avait immédiatement été repoussé, parce qu’il était soi-disant dans un état très éloigné des attentes. Au contraire, certains avançaient que Krafton avait tout fait pour saboter le jeu. Enfin, en novembre, on avait vu passer quelques documents croustillants sur les méthodes de l’éditeur, et qui n’allaient pas vraiment en sa faveur.

Après plusieurs mois de procès, la décision est tombée : l’éditeur devra réintégrer Ted Gill à son poste de CEO du studio Unknown Worlds, et lui redonner la maîtrise sur le lancement de l’accès anticipé de Subnautica 2. Le jugement énonce des faits d’une stupidité crasse, comme l’emploi de ChatGPT par le CEO de Krafton, visiblement en roue libre, pour trouver une solution afin d’éviter de payer les 250 millions de dollars d’indexation sur les bénéfices. On y lit que même le chatbot d’OpenAI estimait que ce serait difficile à réaliser, mais ça n’a pas arrêté notre bonhomme, qui a persisté dans sa tentative d’élaborer un plan foireux. On peut aussi voir des extraits d’échanges sur Slack, révélant le complot aussi subtil qu’un auto-aim à la manette sur Call of Duty. Bref, il faut avoir un sacré pet au casque pour imaginer passer entre les mailles du filet.

Totalement fortuitement, IGN nous a révélé hier que le chef du studio par intérim avait annoncé en interne la fenêtre de sortie en accès anticipé de Subnautica 2 : ce sera pour mai prochain. On sent que c’est une méthode pour couper l’herbe sous le pied à Ted Gill, tout en assurant que les neuf derniers mois de travail étaient absolument nécessaires pour apporter la qualité requise.

On termine avec un peu de gameplay du jeu, partagé lors d’un devlog la semaine dernière. Les développeurs s’attardent cette fois-ci sur la construction des bases, tout en rappelant qu’on pourra jouer y en coopération. On rappelle qu’il n’y aura aucun mécanisme spécifique nécessitant d’être à plusieurs, ce qui nous fait douter de l’intérêt du multijoueur, pour un titre dont le principal attrait est de se sentir seul au fond de l’océan.

Néanmoins, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise, maintenant que l’ancien CEO revient à son poste. En attendant le mois de mai et une date plus précise pour le lancement de l’accès anticipé de Subnautica 2, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam s’il vous intéresse.

[TEST] Resident Evil Requiem : un orchestre symphonique avec des solos de kazoo

Par : Mathmoite
17 mars 2026 à 19:40

Cinq années se sont écoulées depuis la sortie de Resident Evil Village, un titre « plus orienté action et bien moins effrayant ». Afin de fêter trois décennies d’existence de l’une des plus grandes licences des survival horror, Capcom se devait de revenir aux fondamentaux avec ce nouveau Resident Evil Requiem. Avec un RE Engine en pleine forme et cette vue FPS qu’on aime tant, on a pu découvrir un malin mélange de gameplay qui, malgré les clins d’œil abusifs et l’absence de prise de risque, nous offre de bonnes sensations.

Genre : Survival Horror | Développeur : Capcom | Éditeur : Capcom | Plateforme : Steam | Prix : 69,99 € | Langues : Anglais et français | Configuration recommandée :  i7-8700 / Ryzen 5 5500, RTX 2060 Super 8GB / Radeon RX 6600 8GB, 16 GB de RAM | Date de sortie : 27/02/2026 | Durée : Environ 12 heures pour une première partie.

Test effectué sur la version Steam.

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Vous en reprendrez bien une louche ?

Soyons franc, Capcom ne s’est pas trituré les méninges pour ce trentième anniversaire. On suit les destins croisés de Grace Ashcroft, une jeune analyste du FBI envoyée seule par sa hiérarchie – quelle idée de con – dans un hôtel abandonné où une énième mort mystérieuse a été signalée, et de ce bon vieux Leon S. Kennedy, qui enquêtait lui aussi en tant qu’agent de la Division des Opérations de Sécurité (DSO), une agence anti bioterrorisme sous la juridiction du gouvernement fédéral des États-Unis. Tous les deux vont se retrouver au beau milieu d’un bordel biologique où le Virus T continue de faire parler de lui. Et c’est au travers de cette histoire que l’on explorera différents lieux dont certains bien connus de la licence. Un manoir qui ressemble à celui de Spencer ou encore celui de Village, mais en plus moderne, des labos souterrains, des égouts et bien entendu, le grand retour à Raccoon city. On a l’impression que l’équipe du studio a vraiment eu cette volonté de brosser les fans dans le sens du poil sans trop prendre de risques. Si la narration s’avère franchement intéressante les premières heures avec une tension d’horreur psychologique très présente, celle-ci s’estompe peu à peu avec un Leon armé jusqu’aux dents qui fera disparaitre cette ambiance horrifique au détriment du bourrinage pur et dur. C’est dommage, car il y avait matière à ne pas laisser l’action effacer le coté survival de la franchise, mais Capcom a préféré la sécurité du fan service avec parfois trop de clins d’œil et de répliques de série B.

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Un gameplay à deux vitesses

Malgré ses défauts, l’alchimie de nos deux héros fonctionne plutôt bien et c’est au travers de ce duo que le gameplay se montre intéressant. D’un coté, nous avons Grace qui tremble au moindre bruit et qui n’est pas taillée pour affronter l’horreur que propose Resident Evil Requiem, et de l’autre, Leon, qui est uniquement là pour repeindre les murs à coups de cervelle de monstre. Le fait de pouvoir traverser le jeu intégralement à la première personne accentue l’immersion, renforçant le côté étriqué des nombreux couloirs que composent les différents niveaux. Avec notre héroïne, ça fonctionne merveilleusement bien. Elle tremble quand elle tient une arme et on peut clairement ressentir son manque d’expérience. Du coté de l’ancien flic de Raccoon city, le feeling est également très réussi. Les armes ont du punch et sa hache permet des finish plutôt brutaux. Dommage que le FOV soit extrêmement serré. Heureusement, il existe déjà des mods qui règlent cela.

Les connaisseurs de la saga ne seront pas dépaysés par la progression des personnages ni par le craft. On retrouve un gameplay très axé survival avec un espace d’inventaire assez limité, mais qui peut s’étendre par la suite, et un système pour confectionner les soins et les munitions. La vraie nouveauté de cet épisode, c’est la récolte de sang de zombie exclusive aux phases avec Grace. Elle doit collecter des échantillons contaminés directement au sol ou sur les dépouilles pour concocter ses propres sérums et stimulants. C’est original, mais comme pour les munitions, le jeu s’avère beaucoup trop généreux. Cette mécanique disparaît totalement quand on passe avec Leon, qui préfère vider ses chargeurs sur tout ce qui bouge pour gagner des points de crédit. À chaque élimination, plus le frag est propre (headshot, exécution au couteau, éliminations multiples), plus le compteur grimpe, permettant de débloquer, via des terminaux, des munitions, des armes, et des modules d’amélioration pour celles-ci.

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Les couloirs de la mort qui tue

Si l’ambiance visuelle est franchement une réussite, le level design, lui, sent clairement le réchauffé et la paresse. En dehors d’un passage plus ouvert dans les rues et bâtiments de Raccoon City – qui permet de respirer un peu et jouer avec la verticalité –, le reste se résume à d’interminables couloirs et des classiques allers-retours pour récupérer les différents objets nécessaires à l’ouverture du prochain passage. Le plus frustrant reste sans doute la présence de quelques murs invisibles. Même un agent de la DSO comme monsieur Kennedy se retrouve bloqué par un tas de cartons ou une table basse. Capcom reste prisonnier de ses vieilles mécaniques et de sa structure globalement rigide, nous rappelant que derrière la beauté du RE Engine, on est toujours dans un jeu de 1996 déguisé en FPS moderne. Où est la prise de risque ? Certainement pas pendant cette poursuite à moto à la troisième personne ou l’on doit tirer sur des putains de barils rouge pour libérer le chemin et vider une quinzaine de chargeurs sur des chiens mutants. Ce passage a été le point de rupture, faisant basculer le jeu du survial au nanar plus ou moins assumé.

Concernant l’audio, on appréciera l’attention aux détails renforçant la tension avec Grace. Le sol qui craque, la pluie qui tombe, les hurlements des monstres, tout est vraiment bien géré. Le son des armes aussi est vraiment bien retranscrit, renforçant un gunfeel très propre. Les doublages en français tiennent globalement la route, même s’ils sont ternis par les interminables punchlines de Leon qui rappellent les films d’action des années 90. Leon est badass, les répliques fonctionnent bien, mais à petite dose.

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God bless RE Engine

S’il y a bien un domaine où Capcom n’a pas à rougir, c’est la technique. Le RE Engine est juste impressionnant. Visuellement, Resident Evil Requiem propose une atmosphère assez incroyable. C’est beau et fluide. Les technologies du Ray-tracing et Path-tracing rendent chaque scène ultra réaliste sans mettre à genoux les configurations moyennes. Grâce à une optimisation franchement correcte, on atteint facilement les 144 FPS en 1440p. On notera également une absence de temps de chargement (merci les cinématiques), rendant le titre super plaisant à jouer. Certes, on peut lui reprocher des visages parfois trop luisants ou quelques textures qui bavent quand on s’en approche, mais globalement c’est vraiment très beau et stable. La gestion du gore et les démembrements localisés sont aussi superbement efficaces. La hache et le fusil à pompe peuvent en témoigner. La physique des impacts est toujours aussi chouette. Si parfois, le fond manque un peu d’originalité, la direction artistique de ce Requiem s’en sort à merveille. Les artistes du studio ont fait un superbe travail. Chaque lieu est extrêmement bien représenté et le bestiaire a vraiment de la gueule. Le fait d’y jouer à la première personne permet d’apprécier d’autant plus ce niveau de détail. On profite alors au mieux de la variété dans les zombies, qui ont plusieurs sortes d’archétypes reflétant leur vie passée, à l’image de ces chanteuses d’opéra qui nous cassent les oreilles ou ces bébés avec un « léger » embonpoint.

Le chant des morts qui sonne pas si faux que ça

Resident Evil: Requiem offre ici une aventure complète en rassemblant les ingrédients nécessaires au genre. De l’horreur viscérale, de l’action nerveuse et du gore à foison. L’équilibre est finalement bien ajusté et ce Requiem ne sonne pas faux. On pourra cependant lui reprocher un scenario parfois incrédule et un gameplay qui manque de prise de risque, restant parfois prisonnier de ses vieilles mécaniques de jeu. Le duo Grace et Léon se complète pourtant à merveille, permettant de se défouler après des passages oppressants et brillamment mis en scène. Si le titre ne se démarque pas franchement par son originalité, il reste très appréciable à faire et à refaire pour débloquer les nombreux bonus et caméos que propose Capcom. Un bel hommage pour un trentième anniversaire.

Si vous êtes intéressé par Resident Evil Requiem, notre partenaire Gamesplanet propose une réduction de 10 %, ce qui fait le jeu à 63 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

[TEST] Starship Troopers: Ultimate Bug War! : un très bon feeling, mais un jeu court et répétitif

Par : Loulou
16 mars 2026 à 23:53

Dévoilé en fin d’année dernière, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, développé par Auroch Digital (Warhammer 40 000: Boltgun et Warhammer 40 000: Boltgun 2), se présente comme un rétro-FPS d’action solo se déroulant dans l’univers de la licence Starship Troopers. On avait pu jouer à la démo et nous en étions ressortis convaincus. Le gunplay était plutôt réussi et le niveau proposé, Zegema Beach, proposait une grande carte avec des objectifs éparpillés, et peuplée de soldats et bugs disposés par-ci, par-là. Sorti ce 16 mars, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, est une expérience réussie et respectueuse de son matériau de base, mais qui montre vite ses limites avec une campagne répétitive et pourtant un peu courte.

Genre : Rétro-FPS action | Développeur : Auroch Digital | Éditeur : Dotemu et Game Source Entertainment | Plateforme : Steam, GoG | Prix : 24,99 € | Langues : Anglais, français | Configuration recommandée : Core i5-8600K / Ryzen 5 2500X, 16 Go de RAM, GTX 1060 / RX 5600 | Date de sortie : 16/03/2026 | Durée : entre quatre et cinq heures

Test réalisé avec une clé Steam fournie par l’éditeur.

STARSHIP TROOPERS ULTIMATE BUG WAR SOLDIER 9
STARSHIP TROOPERS ULTIMATE BUG WAR SOLDIER 10

Engagez-vous pour obtenir la citoyenneté !

Starship Troopers: Ultimate Bug War! nous narre l’histoire de Samantha « Sammy » Dietz via une simulation développée par la FedDev. Afin d’immerger le joueur, le studio Auroch Digital a eu la bonne idée de reprendre les spots de propagande en prises de vue réelles avec l’appui de Casper Van Dien alias Johnny Rico (l’un des personnages principaux du film Starship Troopers), et bien d’autres personnages qui brisent le quatrième mur. En effet, dès le départ, le commandant Rico et le major Samantha Dietz s’adressent directement à vous et proposent d’obtenir votre citoyenneté en participant à un module de formation expérimentale retraçant les faits d’armes du major. Me concernant, je suis plutôt partagé. D’un côté, j’ai bien aimé l’implication des acteurs et le respect accordé à l’univers de Starsphip Troopers. De l’autre côté, briser le quatrième mur en nous considérant toujours comme « un joueur » au lieu d’être vraiment « une recrue » à part entière m’a complétement sorti de la trame principale. Est-ce un moyen pour la Fédération de convaincre notre jeunesse des bienfaits de la citoyenneté et suis-je passé à côté du propos ? J’aurais préféré que les missions à effectuer soient uniquement des témoignages de Samantha que nous revivions afin de nous convaincre de nous joindre à la cause.

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STARSHIP TROOPERS ULTIMATE BUG WAR SOLDIER 1

Bon, laissons de côté le défaut d’immersion, il est grand temps de débuter votre service pour obtenir votre citoyenneté. La campagne principale, offrant la possibilité d’incarner un soldat et un bug, se découpe en treize missions sur de grandes cartes. À chaque fois, il faudra rejoindre les points d’intérêt pour déclencher l’objectif associé et vos actions vous permettront d’engranger des points pour le score final. En soi, les missions restent toujours identiques que ce soit du côté humain (placer des bombes, détruire des ennemis spécifiques, activer des mécanismes, défendre une position…) ou bug (tout détruire sans réfléchir) et elles deviennent vites répétitives. Heureusement, cette lassitude est contrebalancée par la courte durée de la campagne. En effet, en difficulté « Soldat » (normal), vous risquez de rouler sur le jeu aussi vite qu’une invasion de bugs sur Zegema Beach, soit entre quatre et cinq heures de jeu. Je vous conseille donc plutôt de sélectionner le cran d’au-dessus si vous recherchez un minimum de challenge.

Une campagne, deux visions, mais un même objectif

En tant que soldat de la Fédération, vous aurez accès un arsenal varié, des armes spéciales puissantes et un peu d’aide des vaisseaux en orbite. Chaque pétoire a un bon feeling et dispose d’un tir secondaire. Par contre, vos munitions fondront comme neige au soleil, mais vous pourrez compter sur les caisses d’approvisionnement disséminées sur la carte ou demander un tir orbital vous offrant quelques munitions et armes au hasard, ce qui sera très utile. Vous pourrez compter sur les PNJ en les recrutant, mais vu qu’ils sont cons comme leurs pieds, ces derniers feront le piquet de grève en se positionnant devant votre ligne de mire, et au mieux, serviront d’appâts lors de vagues d’ennemis. Les balises (bombardements, tirs lourds depuis notre navette, largage de robot de combat…) quant à elles, vous permettront d’effectuer principalement des tirs de barrage, mais je trouve bien dommage que l’on n’ait pas une prévisualisation de la zone impactée avant de lancer ladite balise. Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié les combats nerveux, surtout les phases de défense avec des vagues de bugs. En revanche, il ne faut pas s’attendre à un déferlement, mais plutôt une dizaine d’ennemis avec la présence de spéciaux.

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Du côté de nos amis les arachnides, le bestiaire est assez varié. Vous aurez les classiques arachnides, sa version tigre, le cuirassé, les volants, les lanceurs d’acides, les lanceurs de plasma, les soldats corrompus, le cerveau et le fameux assassin, seule nouveauté, que l’on pourra incarner. Les comportements des adversaires sont identiques, à savoir que dès qu’ils vous voient, ils vous foncent dessus pour vous faire la peau. Pour l’assassin, j’ai trouvé dommage qu’il n’y ait pas d’interaction à proprement parler durant la campagne du soldat, sauf à la toute fin. Ce nouvel insecte est aussi anecdotique que sa propre campagne. Bien que ce dernier dispose de trois transformations, vous procéderez de la même façon en débutant avec sa forme criquet pour atteindre votre objectif, puis vous passerez en guerrier pour massacrer tout le monde, et enfin, pour ne pas finir comme un moustique sur un pare-brise, vous vous transformerez en cuirassé afin de recouvrer votre vie et armure, ou abattre les ennemis les plus coriaces. Peu importe la mission, ce sera toujours le même objectif (pour rappel, tout détruire) sur les cartes déjà visitées par votre alter ego humain et vous trouverez donc peu d’intérêt à faire ou à refaire les missions, sauf pour la difficulté et le scoring. Je pense que ce nouvel insecte aurait pu être intéressant sur un jeu axé sur la stratégie, car c’est ici purement du massacre bête et méchant.

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Une simulation réussie sans grande prétention

Visuellement, Starship Troopers: Ultimate Bug War! propose un aspect retro qui tient la route, et j’ai franchement bien aimé. Les gros pixels se mêlent à des effets plus modernes, comme les développeurs l’avaient déjà fait sur leur précédent jeu. Il n’y a donc pas de surprise côté direction artistique, mais j’ai été tout de même déçu : où sont les gros moments épiques avec des milliers d’ennemis à l’écran ? Quitte à faire un jeu rétro en 2026, j’aurais bien aimé qu’ils utilisent un peu plus de ressources de mon CPU et qu’ils augmentent le nombre d’arachnides, pour éviter cette sensation de vide dans les grandes maps. D’autant que je n’ai pas rencontré de « bugs » – hormis ceux prévus –, ni de problèmes de performances. Enfin, la musique n’est pas aussi marquante que la bande originale du film, malgré un effort fait pour conserver l’esprit de la licence.

Un défouloir amusant, toute proportion gardée

Starship Troopers: Ultimate Bug War! est un rétro-FPS correct, mais sa durée de vie est plutôt courte et ses missions sont répétitives. Vous pourrez trouver votre compte en tant que soldat de la Fédération, mais il faudra aller sur les difficultés les plus élevées. Le feeling des armes est plutôt bon et voir aussi bien vos alliés stupides que vos ennemis voraces servir de chair à canon pour la réussite de votre mission, est assez plaisant. Du côté des arachnides, le gameplay de l’assassin n’est pas inintéressant, mais on ne peut pas dire que sa « campagne » (si on peut appeler ça comme ça) soit particulièrement marquante. Elle permet surtout de gonfler artificiellement la durée de vie du jeu, qui reste tout de même un peu famélique. Ainsi, Starship Troopers: Ultimate Bug War! n’est pourtant pas désagréable, mais ne restera pas dans les annales de la Fédération.

Si Starship Troopers: Ultimate Bug War! vous intéresse, vous pouvez profiter de la promotion de lancement à -20 % sur Steam jusqu’au 23 mars, soit environ 20 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

Dark Messiah of Might & Magic, bientôt une Community Edition

15 mars 2026 à 08:21

On vous en avait parlé il y a maintenant une année, l’équipe en charge du développement des mods Dark Messiah coop, RTX et du restoration mod avaient eu l’accord d’Ubisoft pour poursuivre le développement du SDK, et avaient même été invités dans les locaux de Montréal pour rencontrer quelques membres de l’équipe. Une opportunité pour l’équipe d’avoir le soutien des développeurs de Ubisoft, et cerise sur le gâteau, récupérer du contenu exclusif de Dark Messiah of Might and Magic : Elements (la version Xbox 360 sortie en 2008), ainsi que des assets laissés de côté, comme des armes, et même un niveau entier.

Le développement a bien progressé depuis, et au-delà du support que Nvidia a apporté au mod RTX, c’est également Valve et Arkane Studios qui ont apporté leur soutien depuis le début du développement. Le résultat de tout ce travail, et la reconnaissance de ces grands noms de l’industrie du jeu vidéo semblent avoir motivé l’équipe, et poussé encore plus le projet en avant. On apprend aujourd’hui, au travers d’un article sur modDB, la sortie prochaine de Dark Messiah of Might & Magic Community Edition, avec l’approbation d’Ubisoft et le soutien de Valve. Grâce au tout dernier SDK Source 1, un accès au code source, et le soutien de la communauté, l’équipe pense avoir l’essentiel des outils pour publier très rapidement une première version, même si aucune date de sortie n’est annoncée pour le moment.

 On n’a pas beaucoup de détails sur les nouvelles fonctionnalités, et l’orientation exacte de cette Community Edition n’est pas encore très claire. Mais le billet de blog est l’occasion d’en apprendre tout de même un peu sur les progrès du mod coop, RTX et dungeon generation. L’équipe travaille également sur l’intégration d’une partie du contenu de Dark Messiah of Might and Magic : Elements. La première nouveauté est le portage des cartes en multijoueur. La deuxième, et peut-être la plus intéressante, est que l’équipe travaille sur un nouveau système, les runes. Le principe reprend celui des reliques octroyant des points de compétence supplémentaires, mais les réutilise pour proposer des modificateurs permettant de modifier l’expérience de jeu.

On va continuer à suivre ça de près à la rédaction, car c’est toujours agréable de constater l’engouement et la passion de la communauté pour la licence, qui malgré le soutien d’Ubisoft, est en sommeil depuis trop longtemps. En attendant, si vous n’avez pas encore ce chef d’œuvre d’Arkane Studios, vous pouvez le trouver à 5 € sur Steam.

Ready or Not: Boiling Point débarque et remet de l’ordre après le fiasco de Los Sueños Stories

14 mars 2026 à 12:55

À peine présentée à l’occasion du Future Games Show Spring Showcase, Void Interactive a publié sa nouvelle extension pour Ready or Not. Boiling Point, à l’image des précédentes extensions, s’apprête à nous replonger au cœur d’une crise inédite à Los Sueños au travers de trois nouvelles missions : Actions discutables, Tous les dieux brûlent et Une nouvelle Amérique.

Le jeu s’enrichit pour l’occasion de nouveau contenu. De nouvelles armes font leur apparition, comme le fusil de combat RTWC-6.5, le pistolet G18-C équipé de son mode automatique, et le pistolet S2011. Pour compléter le tout, et éviter de crever un peu trop vite, la grenade 9-bang rejoint l’arsenal, accompagnée de nouveaux accessoires bien appréciables tels qu’une mire pour la visée déportée et le viseur RMO Flip-to-side 3x. Un système d’attache multi-rails est également ajouté permettant enfin d’équiper simultanément pointeur laser et lampe tactique. D’autres ajouts cosmétiques viennent compléter cette mise à jour, même s’ils ne suffisent pas à faire oublier la polémique entourant la sortie de Los Sueños Stories et les nombreux problèmes qu’elle avait apportés, lesquels ont mis bien trop de temps à être corrigés.

C’est peu dire que ce patch était attendu par la communauté. Void Interactive a profité de l’occasion pour déployer, au delà du nouveau contenu, une mise à jour corrigeant plus de 200 bugs. Les développeurs ont retravaillé l’IA des suspects, civils et coéquipiers, ainsi qu’une partie de la physique et de la balistique. L’expérience de jeu gagne en stabilité, mais également en lisibilité et en qualité de vie, avec par exemple une meilleure gestion de la vue libre, un réglage du zoom, ou encore la possibilité de désamorcer les gilets piégés. Quelques ajouts appréciables, mais celui qui nous a véritablement arraché un cri de joie, c’est la possibilité désormais de modifier son équipement après un échec sans avoir à revenir au menu principal.

Contrairement au deux précédents DLC, Boiling Point est plutôt bien accueilli par les joueurs : 85 % des avis sont positifs. La plupart note que la qualité des trois nouvelles mission est exceptionnelle, aussi bien dans le level design que dans la narration environnementale. On n’a pas encore eu le temps de se faire un avis complet, mais ce n’est qu’une question d’heures avant que la rédaction se plonge à nouveau dans Ready Or Not pour voir ce que tout ça donne. Boiling Point est disponible contre un peu moins de 10 € sur sa page Steam, et si vous ne l’avez pas encore, Ready Or Not est à 50 €.

WILL: Follow the Light sortira le 28 avril prochain

14 mars 2026 à 01:15

Il y a quelques jours de cela, on vous faisait part de nos impressions et de nos attentes après avoir posé les mains sur la démo de WILL: Follow the Light. Entre temps, TomorrowHead Studio n’a pas chômé, puisque c’est au cours du Future Games Show Spring Showcase 2026 que l’on a obtenu la date de sortie du titre : c’est donc le 28 avril prochain, dans à peine plus d’un mois, que nous pourrons prendre part au voyage de Will à la recherche de son fils.

Capture d'écran nº 5

Pour rappel, le jeu promet un périple sur les mers nordiques à bord d’un voilier, avec un système de navigation se voulant particulièrement immersif. L’expérience mêlera donc exploration, énigmes et narration environnementale au cours d’une aventure qui semble plutôt solitaire. Mais, là où nous nous étions surtout concentré sur le gameplay lors de notre première approche, le trailer accompagnant l’annonce de la release semble mettre l’accent sur l’histoire et son aspect émotionnel fort.

Si le destin de Will et les secrets qui entourent sa famille vous intriguent, alors vous n’avez plus que 6 petites semaines à attendre avant de vous procurer le titre – à un prix que nous ne connaissons pas encore. On rappelle que la démo est toujours disponible gratuitement sur la page Steam de WILL: Follow the Light, que vous pouvez également ajouter à votre wishlist si le jeu vous intéresse.

Noirmancer : un concept d’infiltration prometteur, mais encore loin d’être abouti

13 mars 2026 à 22:42

C’est un peu par hasard qu’on est tombé sur Noirmancer, un jeu d’infiltration surnaturel développé par un indépendant, DistractedMosfet. Le titre se présente comme un first‑person stealth game où l’on incarne un justicier masqué doté de pouvoirs occultes. Le développeur revendique des influences évidentes : la série Thief pour les mécaniques d’infiltration, et l’esthétique film noir de la série animée Batman pour l’ambiance générale. On découvre le projet un peu après la sortie de l’alpha, mais suffisamment tôt pour constater que le concept tient la route et que le développeur cherche avant tout à recueillir des retours.
lmhND8La boucle de gameplay se met vite en place : on avance dans les niveaux en fouillant des bureaux, en lisant des notes, en ramassant des clés, pendant que les ennemis patrouillent, se retournent au mauvais moment, nous repèrent et se lancent à notre poursuite… jusqu’à ce qu’on efface leur esprit pour disparaître de leur mémoire comme si de rien n’était. Entre deux objectifs qui surgissent en plein milieu d’un niveau, on alterne entre infiltration et improvisation totale, en utilisant les neuf pouvoirs proposés pour s’introduire quelque part, contourner une patrouille, semer un garde trop curieux ou neutraliser discrètement un témoin gênant. Après une petite heure en immersion dans l’univers de Noirmancer, le concept apparaît bien réfléchi et DistractedMosfet semble savoir précisément où il veut aller avec son jeu, même s’il reste encore beaucoup de travail pour que l’ensemble soit cohérent et intéressant sur la durée.

Le développement semble bien avancer, avec des mises à jour régulières et une communication très active. Reste à voir si Noirmancer réussira à transformer ses bonnes intentions en un vrai jeu d’infiltration, ou s’il rejoindra la longue liste des projets qui avaient du potentiel avant de disparaître dans l’ombre. Aucune date de sortie n’est pour le moment annoncée, mais si le jeu vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhait depuis sa page Steam.

Bulkhead semble répondre à des questions sur WARDOGS sans langue de bois

Par : Estyaah
13 mars 2026 à 21:17

Dans une vidéo publiée il y a quelques jours, plusieurs membres du studio Bulkhead, qui développe WARDOGS, ont répondu à quelques questions posées par la communauté. Et même s’ils les ont peut-être sélectionnées, elles s’avèrent plutôt représentatives des interrogations qu’on s’était nous aussi posées.

Parce que vous n’avez certainement pas sept minutes à perdre, voici un résumé des informations les plus importantes :

  • Il n’y aura pas de microtransactions : ni monnaie à acheter, ni skins payants.
  • Le gameplay devrait se situer à mi-chemin entre du milsim façon ArmA Reforger et de l’arcade à la Battlefield 6.
  • Ils ne cherchent d’ailleurs pas à en faire un concurrent au jeu de DICE, et estiment qu’il leur suffirait d’une base de joueurs située entre 3 000 et 10 000 personnes par soir. À notre avis, ce n’est pas forcément très facile à atteindre pour un studio quasiment indé.
  • Il y aura un système de progression pour débloquer armes et équipements relatifs à la classe que l’on joue.
  • Il n’y aura pas de matchmaking, tout passera par un server browser. Même si vous êtes dans une équipe avec de gros nuls et que vous perdez la partie, vos actions individuelles seront tout de même récompensées, ce qui fait que vous pourriez gagner plus que certains joueurs de l’équipe victorieuse.
  • L’optimisation est un point qu’ils ont pris en compte dès le début du développement. Ils ont la volonté de proposer leur titre à un maximum de gens – on voit notamment un PC de test avec un i5 8600 et une GTX 1660 –, et en profitent pour dire que si un jeu sous Unreal Engine 5 n’est pas bien optimisé, ce n’est pas la faute du moteur, mais parce que les devs sont des sous-merdes (ou à peu près, on a romancé).
  • Des playtests devraient être organisés cette année, pour une sortie en accès anticipé avant fin décembre. L’accès anticipé devrait ensuite durer entre 12 et 24 mois, selon les retours.
  • Enfin, l’information la plus importante pour toute personne pour qui les mathématiques sont plus qu’un concept abstrait : oui, si un serveur est plein (100 joueurs), comme il y aura trois équipes, il y aura une équipe avec 34 joueurs, et non pas un joueur divisé en trois.

Si vous voulez plus de détails, n’hésitez pas à consulter la vidéo.

D’autre part, au début du mois, les développeurs avaient partagé un autre devlog, s’attardant sur les éléments de gameplay repris du mod King of the Hill d’ArmA 3, et sur ce qu’ils avaient ajouté pour le rendre plus accessible :

On vous l’avait déjà dit la dernière fois qu’on avait parlé de WARDOGS, mais on a franchement changé d’opinion sur celui-ci. Alors qu’on était dubitatifs, au vu des précédents projets du studio, on doit avouer qu’il nous fait de plus en plus de l’œil. Le ton des membres du studio lors de la session de questions/réponses y est sans doute aussi pour quelque chose, parce qu’on a l’impression qu’ils sont assez transparents et conscients des problèmes qu’ils ont à surmonter.

Quoi qu’il en soit, les playtests et l’accès anticipé sont prévus pour 2026. En attendant d’en savoir plus, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis Steam.

Le doute n’est plus permis : Project Shadowglass se pose en héritier de Thief

Par : Balna
13 mars 2026 à 15:26

On vous en parlait il y a deux mois à peine, alors que le projet n’était, selon les dires de l’unique développeur, qu’à l’état de prototype. Et pourtant, on a été très agréablement surpris de voir que Project Shadowglass a déjà refait parler de lui à l’occasion du Future Games Show, vidéo de gameplay à l’appui. Et disons le franchement : ça semble très prometteur.

Project Shadowglass n’y va pas par quatre chemins et revendique clairement l’héritage de la licence Thief. Comme dans la série légendaire de Looking Glass Studios, on y incarnera un personnage qui semble plus porté sur l’infiltration et l’agilité que sur les combats. La vidéo montre de nombreux éléments qui vont dans ce sens : parkour sur le toit des bâtiments, infiltration dans le dos des gardes, pillage de coffres pleins à craquer… Même l’emblématique flèche d’eau semble faire son grand retour. Malgré tout, notre personnage devrait pouvoir se battre – on le voit utiliser une épée dans le trailer -, mais la fuite risque d’être une solution bien plus efficace la majorité du temps. C’est également la première fois qu’on peut voir des personnages en vidéo, avec des animations en stop motion qui s’accordent très bien à la direction artistique pixel art du titre.

On doit vous avouer qu’à la rédaction, on est très excité par Project Shadowglass. Si comme nous, vous attendez ce jeu, vous serez heureux d’apprendre qu’une démo est toujours prévue pour courant 2026. En attendant, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam.

Pour fêter la sortie de l’Operation: Deep Freeze de Killing Floor 3, Tripwire Interactive licencie 23 employés

Par : Estyaah
13 mars 2026 à 15:20

Hier soir, lors du Future Game Show, Tripwire a lancé sa troisième saison pour Killing Floor 3, intitulée Operation: Deep Freeze. Elle s’accompagne d’une nouvelle carte, située sur une base en Antarctique, et sans doute de nouvelles armes et autres joyeusetés. On ne va pas vous mentir, la vidéo a tout de même un peu de gueule. On en oublierait presque que le jeu n’est pas si formidable que ça. D’ailleurs, les évaluations récentes sur Steam sont encore pires qu’au lancement, dénonçant des performances dramatiques, et toujours beaucoup de bugs.

Cette nouvelle mise à jour a permis de multiplier le nombre de joueurs par trois ou quatre, générant un pic autour de 1 200, ce qui reste sans doute un peu léger. Cela nous amène à l’autre information importante, qui elle, est arrivée au début du mois : Tripwire Interactive s’est séparé de 23 employés pour tenter de limiter les coûts. D’après l’une des personnes virées, les équipes QA, artistique, ingénierie et support client ont été touchées. Le studio annonce néanmoins qu’il « reste déterminé à créer des expériences de jeu de haute qualité et à soutenir les joueurs ». On se demande un peu lesquels, quand on regarde les courbes, et on ne trouve pas franchement étonnant qu’il y ait des problèmes financiers, compte tenu du peu d’engouement qu’a suscité le dernier épisode de la série, jugé peu intéressant par rapport à Killing Floor 2, notamment.

Killing Floor 3 est disponible sur Steam pour 40 €, mais si vous voulez rejoindre le combat avant que la poussière ne retombe, il ne va pas falloir trop traîner.

Reconfigure mélange les genres du puzzle game et de l’immersive sim dans une bouillie de pixels

Par : Estyaah
13 mars 2026 à 15:15

Il y a quelques semaines, on a découvert l’existence d’un nouveau jeu un peu particulier. Il s’agit de Reconfigure, qui se présente comme un hybride « puzzle-RPG-FPS ». Concrètement, on peut y voir un concept aux visuels rétro, avec un design sous forme de blocs, et des mécaniques qui semblent puiser du côté de l’immersive sim.

On disposera d’une arme qui n’a pas l’air folichonne, mais qui permet d’étourdir des robots un peu amorphes pour les contourner et les désactiver définitivement. La vidéo laisse entendre qu’il y aura pas mal d’énigmes à résoudre en déplaçant des blocs, et qu’il y aura des secrets. Difficile de se faire une idée pour l’instant, mais on sent qu’il y a eu un peu d’inspiration de System Shock, alors on est plutôt chauds. Côté développement, c’est apparemment fait en solo par Antti Tiihonen, qui est l’un des co-créateurs de la série de dungeon crawlers Legend of Grimrock, et qui a bossé – entre autres – sur quelques gros titres de Remedy.

Aucune date de sortie n’a pour l’instant été évoquée pour Reconfigure. Néanmoins, si la proposition vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.

We Were Here Tomorrow, un nouvel épisode de la série de puzzle games asymétriques, est prévu pour 2026

Par : Estyaah
13 mars 2026 à 14:08

On ne vous parle pas souvent de cette série de puzzle games coopératifs qu’est We Were Here. Ce sont pourtant d’excellents jeux en vue subjective, qui proposent de résoudre des énigmes à deux joueurs, mais de manière asymétrique : chaque joueur possède une partie des indices, et c’est la communication ainsi que la capacité à déduire les règles qui permettront au couple de trouver la solution. Après We Were Here, We Were Here Too, We Were Here Together, We Were Here Forever et le très court We Were Here Expeditions: The Friendship, le studio Total Mayhem Games nous annonce le prochain titre de la série : We Were Here Tomorrow.

On ne devrait pas trop se tromper en disant que les mécaniques seront du more of the same, mais cette fois-ci, on embarque dans un futur uchronique des années 80, avec l’esthétique et la bande-son qui va avec. Aucune raison de craindre un mauvais épisode, tous les précédents étaient bons.

Pour l’instant, seul un vague 2026 est affiché sur la page Steam de We Were Here Tomorrow. S’il vous intéresse, n’hésitez pas à l’ajouter à votre liste de souhaits en attendant. Et si vous voulez découvrir la série, il existe un bundle avec les cinq premiers épisodes pour moins de 40 €.

[TEST] Marathon : un extraction shooter imparfait mais terriblement efficace dans ses affrontements

Par : Balna
12 mars 2026 à 21:09

Je me confesse : j’aime bien les extraction shooters. J’y retrouve tout ce que j’aime dans les FPS multijoueurs : des affrontements tendus, une gestion constante de l’équilibre risques / récompenses, et, cerise sur le gâteau, la joie non dissimulée que je retrouve parfois à récupérer tout l’équipement d’un joueur que j’aurais abattu, alors qu’il s’apprêtait à s’extraire. Et si on m’avait dit, il y a quelques années encore, que je ferais un jour l’éloge d’un jeu Bungie, je pense que j’aurais crié au complot. Et pourtant. Installez-vous bien, prenez une camomille, tout va bien se passer.

Genre : Extraction Shooter | Développeur : Bungie | Éditeur : Bungie | PlateformeSteam | Prix : 39,99  | Langues : Anglais, Français | Configuration recommandée : CPU AMD Ryzen 5 3500 / Intel Core i5-10400, GPU AMD Radeon RX 5700 XT (8GB) / Nvidia RTX 2080 (6GB), 16 GB de RAM | Date de sortie : 05/03/2026

Test effectué sur la version Steam fournie par notre partenaire Gamesplanet.

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Un environnement au service du PvP

Certes, Marathon se repose sur des ressorts éprouvés : collecter des objets de diverses valeurs, disséminés sur trois cartes différentes, avant de s’extraire. Si possible en évitant de se faire flinguer par les autres joueurs. Mais pour espérer avoir sa part du gâteau sur un marché aussi concurrentiel que celui de l’extraction shooter, le dernier bébé de Bungie devra d’abord trancher une question essentielle : qu’apporte-t-il vraiment au genre ? Si Hunt : Showdown 1896 mise sur son ambiance, et Escape From Tarkov sur sa personnalisation et son sens de l’immersion, Marathon, quant à lui, affiche d’emblée ses couleurs : tout gravitera autour de ses affrontements en PvP.

En effet, Marathon n’est pas un extraction shooter consensuel, qui caresserait dans le sens du poil des joueurs venus se battre contre des IA un peu nazes, tout en évitant si possible le combat avec d’autres joueurs. Oh que non, pas de ça ici ! Les affrontements avec l’IA, même s’ils nécessiteront d’être approchés avec beaucoup de prudence, ne serviront souvent que de prétexte à attirer d’autres joueurs par le bruit qu’ils génèreront. Et autant vous prévenir d’emblée : le PvP est rapide, violent et très punitif. Le Time To Kill (TTK), qui est extrêmement bas, fait la part belle aux affrontements éclairs et aux embuscades surprises. Quelques rafales suffiront généralement à mettre vos adversaires au tapis. Si cela peut sembler excessivement punitif, il est bon de noter qu’il sera toujours possible d’être relevé par ses alliés, même après avoir été achevé au sol. Malgré tout, il ne faudra pas espérer être capable de survivre plus d’une poignée de secondes, si vous osiez avoir l’audace de trop vous éloigner de vos coéquipiers.

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Course de relai

Si Marathon fait la part belle aux parties en équipe, il intègre également une file solo. Les règles du jeu changent totalement : hors de question de se lancer aveuglément dans des affrontements contre l’IA, chaque déplacement devra être planifié, et le jeu nous surprend même en proposant un gameplay bien plus porté sur l’infiltration.

Parce que oui, Marathon se joue principalement en équipe de trois. Et histoire de donner une saveur supplémentaire à ses affrontements, Bungie a fait le choix d’intégrer dans son titre un système de classes (ou shells), qui embarquent chacune trois compétences. Si l’intention est bonne, et aura le bon goût de nous rappeler le gameplay d’un certain Apex Legends, l’exécution est tout autre : comme le TTK est extrêmement court, la plupart des classes n’auront généralement pas l’occasion d’utiliser leurs compétences en combat. Reste donc la classe du médecin, qui est à l’heure actuelle ma valeur sûre, d’autant plus quand on voit le prix exorbitant des soins. On déplorera l’absence d’une file de matchmaking dédiée aux duos, et les malchanceux qui n’ont pas réussi à trouver deux amis pour les accompagner dans leurs raids se contenteront de compagnons d’infortune, trouvés sur le tas grâce à la recherche de groupe. Fort heureusement, les outils de communication en jeu sont plutôt efficaces et bien foutus, puisque basés sur un système de ping contextuel qui permet pas mal de flexibilité. Sur les dizaines de parties que j’ai pu faire, je n’ai pas ressenti le besoin d’utiliser mon micro pour donner des informations à mes éphémères alliés, un bon point à noter.

Les missions, qui permettent de débloquer de nouveaux objets et différents bonus passifs auprès des factions, ont le bon goût de ne pas nécessiter un wiki ouvert sur un deuxième écran pour être accomplies – une prouesse dans le monde des extraction shooters. Généralement, elles sont plutôt simples, et consisteront la plupart du temps à rejoindre un emplacement pour pirater un terminal. Ici encore, on comprend très vite qu’elles serviront surtout de prétexte à vous faire prendre des risques, puisqu’elles se situeront majoritairement dans les zones où vous aurez le plus de chances de croiser d’autres joueurs.

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Un équilibrage sévère mais juste

Disons-le clairement, l’économie semble avoir été calibrée par un ministre du budget français. Le moindre pack de soin, qui ne restaure qu’un quart de la santé (soit l’équivalent d’une à deux balles qu’on se serait pris dans le buffet), coûte la bagatelle de 400 crédits, quand un objet de valeur en rapporte environ 50 à la vente. Autant vous dire qu’entre les munitions, les recharges de boucliers, les kits permettant de retirer les statuts négatifs et autres modifications d’armes, vous allez devoir trimer avant de pouvoir sortir l’équipement top-moumoute de vos rêves. Fort heureusement, Bungie a pensé à tout, et vous proposera plusieurs packs d’équipements gratuits, chacun aux couleurs d’une des six factions du jeu, qui contiendront le minimum syndical pour vous lancer dans des raids, tout en étant largement suffisant pour tuer un joueur équipé. La stratégie la plus efficace semble encore d’enchaîner les parties avec un pack gratuit, puis de récupérer l’équipement de nos adversaires. Quoi qu’il en soit, on préfèrera dépenser nos rares crédits dans le système d’améliorations du personnage.

Malgré ces quelques défauts, Marathon a ce goût de reviens-y. Ce petit truc qui nous pousse à relancer des raids, dans l’espoir de décrocher le jackpot au détour d’une embuscade contre une équipe qui serait aux prises avec l’IA. Ses armes, dont les sensations de tir sont étonnamment bonnes, sont plutôt variées : Bungie oblige, on retrouvera pas mal d’armes énergétiques, mais entre les fusils d’assaut, shotguns, fusils de précision et autres SMG, tout le monde devrait y trouver son compte. Les développeurs ont su trouver un bon point d’équilibre concernant la vitesse des déplacements, qui ne sont ni artificiellement trop rapides pour permettre aux joueurs d’adopter différentes tactiques en combat, ni suffisamment lents pour qu’on s’ennuie entre les affrontements. Petit bémol cependant pour les zones extérieures, qui sont dénuées d’intérêt. On aurait apprécié des environnements plus marqués visuellement, on se contentera ici de rochers fades et d’une végétation un peu moche.

La direction artistique, qu’on qualifiera de clivante afin de ne blesser aucune sensibilité, aura au moins le mérite d’être cohérente et assumée de bout en bout : des menus aux décors, en passant par les écrans de chargement et la musique, on est réellement transportés dans un univers alternatif, où les couleurs flashy côtoient une ambiance malgré tout très sombre. Et même si l’interface est une des pires abominations qu’il m’ait été donné d’expérimenter, entre des items illisibles qui se ressemblent tous et des menus dans lesquels il est horrible de naviguer, elle participe tout de même à l’ambiance cyberpunk qui transpire par tous les interstices du titre.
Techniquement, enfin, on notera une optimisation globalement bonne : je n’ai noté aucune chute de framerate (du moins sur mon 9800X3D et ma 4070 Ti), le netcode semble solide (aucun effet de rubberbanding), et les temps de chargements sont très rapides. Oui, ça peut sembler anodin, mais en comparaison d’Escape From Tarkov, dont les temps d’attente excèdent régulièrement les huit à dix minutes, c’est important de le noter. Comble du comble, Marathon ne pèse que 18 Go. Quelle sorcellerie est-ce donc ? Bon, il n’y a effectivement que trois maps pour l’instant – une quatrième devrait bientôt arriver -, mais cela reste tout de même impressionnant pour un AAA.

Un bon extraction shooter qui assume son parti pris

Loin d’être parfait, Marathon est un solide extraction shooter qui rattrape ses quelques points faibles en mettant le paquet sur ses affrontements en PvP, qui sont dynamiques, exigeants et punitifs, tout en étant servi par une direction artistique certes clivante, mais qui reste lisible même lors des échanges les plus violents. Malgré son interface affreuse qui nécessitera des heures avant d’être domptée, les parties s’enchaînent rapidement. Attention toutefois : si votre truc, c’est d’éviter le combat avec les autres joueurs pour vous concentrer sur le loot et l’exploration, passez votre tour. Si à l’inverse, vous cherchez des affrontements tendus et viscéraux, je ne saurais que trop vous le recommander.

Si Marathon vous intéresse, notre partenaire Gamesplanet propose une réduction de 10 %, ce qui fait le jeu à 36 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

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