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Chuwi RZBOX : le MiniPC sous Ryzen 9 4900H en stock

3 décembre 2021 à 13:40

Mise à jour du 03/12/2021 : Le Chuwi RZBox est désormais en vente chez Banggood à 620.07€ TTC en version 16/512 Go. La version barebone n’est, pour le moment, pas disponible. Comme d’habitude, je voudrais éclairer le fait que le prix de l’engin lors de son financement participatif était de 699$ HT soit 618€ HT… L’intérêt de se positionner pour le financement de cette machine en Septembre était donc.. nul. Les acheteurs n’ont toujours pas reçu leur engin et vont payer au final plus cher leur MiniPC que ceux qui vont commander aujourd’hui en import.

On notera également que la machine apparait en même temps que d’autres engins qui sortent en ce moment sous Ryzen 9 4900H… Le Beelink GTR4, le Minisforum HM90 et quelques autres pas encore annoncés mais qui devraient bientôt être officialisés.

Billet original du 8/09/2021 : Le Chuwi RZBOX est mis en avant comme le MiniPC le plus performant du marché. Si l’annonce est peut être un peu vantarde, l’engin n’en sera pas moins intéressant et effectivement puissant. A son bord, un processeur Ryzen 9 4900H qui devrait lui offrir un très bon niveau de calcul et de solides capacités graphiques.

Chuwi RZBOX

La puce d’AMD est une solution 8 coeurs et 16 threads d’architecture Zen2. Ses fréquences varient de 3.3 à 4.4 GHz et il embarque 12 Mo de mémoire cache. Son TDP varie de 35 à 54 watts et il est associé à un chipset graphique Radeon Vega 8 à 1750 MHz. L’ensemble délivre un excellent niveau de performances et il a été embarqué dans pas mal de machines mobiles pour ses capacités de calcul mais aussi d’affichage.

Chuwi RZBOX

Le processeur sera dissipé par un ventilateur de type portable assez classique. Un dissipateur posé directement sur la puce ménagera des ailettes à travers lesquelles soufflera le ventilateur placé au dessus, l’air chaud sera donc poussé vers la sortie à l’arrière de la machine.

Chuwi RZBOX

Une formule très classique qui offrira à la machine une dissipation efficace. Sous l’engin, via une plaque à dévisser, on retrouve le stockage et la mémoire vive. Le Chuwi RZBOX propose deux slots SoDIMM DDR4-3200 pour embarquer jusqu’à 32 Go de mémoire vive. Le stockage est quand à lui confié à deux slots M.2 2280 PCIe NVMe.

Chuwi RZBOX

La connectique est assez complète avec des choix assez étranges, cependant. Ainsi on retrouve trois sorties vidéo : un HDMI 2.0 et un DisplayPort mais également un VGA… Un choix qui ravira les possesseurs de vieux écrans mais qui sera massivement ignoré par les autres utilisateurs. L’engin proposera 5 prises USB Type-A dont deux en USB 3.0 et trois en USB 2.0. Une unique prise USB Type-C est présente mais elle ne sera là que pour la forme puisque sur le fond il s’agira d’un USB 2.0… Des prises jack 3.5 mm entrée micro et sortie casque seront également disponibles.

Chuwi RZBOX

Trois versions du Chuwi RZBOX sont annoncées, un modèle barebone sera proposé dans mémoire ni stockage. Une version 8 Go de DDR4 et 256 Go de stockage PCIe NVMe et enfin une version 16 Go / 512 Go. Des machines qui pourraient donc devenir de véritables PC de remplacement avec d’excellentes performances en terme de calcul. Leurs capacités graphiques en terme de vidéo seront très complètes et seuls les jeux les plus gourmands demanderont plus de performances que ce que la puce AMD pourra offrir. Pour tous les usages classiques mais également les tâches de retouche photo, manipulation de vidéo ou de création d’objet en 3D… l’engin devrait se débrouiller.

Chuwi RZBOX

La machine est prête mais devrait être distribuée à partir du mois d’Octobre. Chuwi devrait proposer une offre promotionnelle directement sur son site pour un certain nombre de pièces. La marque promet un produit a partir de 500$… Il s’agira sans doute de la version barebone, limitée à un certain nombre de pièces et pour un temps assez court. 

Chuwi RZBOX : le MiniPC sous Ryzen 9 4900H en stock © MiniMachines.net. 2021.

TROTTINETTES 2021 : Eleglide S1 PLUS (maj)

10 décembre 2021 à 09:17

Tout n’est pas parfait dans cette Eleglide S1 Plus et à commencer par son plus vilain défaut. Elle n’est pas parfaitement compatible avec notre code de la route. Rien de grave cependant, juste un oubli du constructeur qui n’a pas jugé bon de disposer des catadioptres sur son châssis. Ces éléments réfléchissants indispensables pour rouler en France peuvent toutefois être ajoutés manuellement avec des bandes autocollantes au tarif accessible.

Hormis cela, tout est aux normes. La trottinette est bien limitée en dessous des 25 Km/h et dispose de l’ensemble des éléments et accessoires pour être considéré comme un EDPM et assuré en fonction.

Eleglide S1 Plus

 

Performances

La Eleglide S1 Plus ne joue pas forcément sur ses muscles pour séduire. Elle propose pourtant un moteur performant avec une solution de 400 watts quand la plupart des concurrents oscillent entre 250 et 350 watts. Simplement, ce modèle ne cherche pas à jouer sur la vitesse mais plutôt sur le couple proposé. La vitesse maximale autorisée en France pour ce type de machine est de 25 Km/h et la Eleglide S1 Plus se limite à… 24 Km/h. En pratique, je doute que cette limitation soit aussi précise que cela et on ira probablement aussi vite avec cet engin qu’avec tout type de modèle plus classique. Ce qu’il y a d’intéressant, ici, est la possibilité de dépasser d’autres postes qui demandent du muscle au système. Par exemple, la capacité maximale de  charge de cet engin est de 120 Kilos quand beaucoup de trottinettes se limitent à 100 Kg. Cela correspond bien aux gabarits les plus grands et c’est d’ailleurs un élément pris en charge par d’autres aspects de l’engin. Le moteur fournit également la force nécessaire pour grimper des côtes à 20% d’après le fabricant. Un autre bon point qui permettra plus d’usages à l’engin.

Eleglide S1 Plus

On retrouve également deux modes plus sages avec une solution Eco limitée à 9 Km/h toujours pratique pour les balades avec des piétons ou pour tracter la trottinette quand on marche à côté. Et un mode standard à 18 Km/h plus économe en énergie et donc plus endurant pour parcourir les plus grandes distances. 

Eleglide S1 Plus

Evidemment, ces chiffres sont ceux du constructeur et ils dépendent de plusieurs conditions. Monter une côte à 20% en plein hiver après 20 kilomètres en mode sport sera sans doute plus facile pour une personne de 60 Kilos que pour quelqu’un de 120… Mais cela est vrai pour tous les véhicules de ce type.

Eleglide S1 Plus

Autonomie

Le constructeur annonce 45 KM d’autonomie, ce qui est encore une fois une donnée très variable qui dépendra probablement de votre façon de rouler. En pratique, j’ai pris l’habitude de diviser par deux ces chiffres pour avoir une expérience de conduite sans contraintes. On pourra donc probablement dépasser les 20 Km en mode sport sans rencontrer de baisse de performance trop importante. Au delà l’utilisateur ressentira sûrement une évolution à la baisse des capacités de l’engin.

Eleglide S1 Plus

La marque ne précise pas spécialement la capacité de la batterie ni les éléments assemblés en interne, se contenant d’indiquer un 12.5Ah et 450 watts pour ce modèle. Une absence de détails qui ne permet pas d’estimer les possibilités de la machine. Le moteur 400 watts étant forcément plus gourmand que les solutions en 250 watts classiques, on peut s’attendre à un comportement certes plus nerveux mais aussi plus rapide à assécher la batterie. C’est en pratique le contraire avec des accélérations progressives et un comportement privilégiant l’autonomie à la vitesse ou aux sensations de puissance. Le temps  de chargement indiqué est assez long mais c’est classique sur ce type de batterie : 6 à 7 heures pour remettre l’engin s’aplomb. A noter que la Eleglide S1 Plus affiche au démarrage la tension de la batterie et son niveau de charge de manière détaillée.

Eleglide S1 Plus

Confort, conduite et ergonomie

Les roues 10″ participent au confort de conduite, munies de chambres à air, ces solutions sont parmi les plus agréables à conduire sur le segment. Plus hautes, avec un diamètre plus confortable, elles offrent une meilleure absorption des chocs et avalent plus facilement les petits reliefs de la route. Le bémol étant qu’elles nécessitent en général un moteur plus performant pour être correctement propulsées. En plus des pneumatiques, la Eleglide S1 Plus propose une petite suspension avant. Ces solutions ont des résultats assez légers en règle générale, rien de vraiment extravagant mais un peu moins de vibrations dans les bras. Combinées aux pneumatiques, ces solutions peuvent s’avérer assez confortables.

 

Eleglide S1 PlusLe deck est large, très large avec 19 cm en tout. Couvert d’une surface antidérapante, il permettra de positionner les deux pieds de côté ou d’adopter une position confortable facilement. A noter que si la potence peut être repliée de manière classique, la Eleglide S1 Plus permet également de replier les bras de son guidon. Une solution qui permettra de glisser l’engin plus facilement dans un placard, un coffre de voiture ou debout contre un mur pour la recharger aisément.

Eleglide S1 Plus

Dépliée, la trot’ mesure 54 cm de large et repliée plus que 19 cm. Enfin, et c’est un gros plus côté ergonomie, la hauteur du guidon variable permettra d’ajuster au mieux celui-ci par rapport à votre taille. Cela évite d’avoir un guidon trop bas ou trop haut, éléments qui fatiguent à la conduite et qui ont tendance à changer votre position et votre centre de gravité sur l’engin.

Eleglide S1 Plus

Le freinage est double avec un grand frein à disque mécanique à l’arrière couplé à un freinage magnétique dans le moteur. Un ensemble qui devrait offrir un mordant suffisant pour compenser la vitesse de la machine. 

Eleglide S1 Plus

On note quelques particularités autour de la machine que je n’ai pas vues ailleurs comme la présence d’un système de clef de contact. Livrées avec la trottinette, les clefs sont indispensables au démarrage de la machine. Pas de clés, pas de mise en service et donc impossibilité de partir avec en utilisant son moteur. Autres détails intéressants, un bouton de mise en marche des éclairages avant et arrière, on y reviendra, et un bouton de klaxon électronique.

Eleglide S1 Plus

La Eleglide S1 Plus propose un affichage déporté assez en relief présentant les données habituelles : Vitesse, autonomie, mode de conduite activé, distance parcourue et autres données classiques comme l’enclenchement du mode de conduite de croisière ou l’activation des phares. Cet écran déporté est lisible mais il faudra faire attention à ne pas heurter le guidon à l’usage pour ne pas l’abimer. A noter la présence d’un petit port USB sur cet affichage qui permettra d’alimenter un smartphone ou un éclairage. L’accélération est couplée à ce compteur et se fait progressivement  en appuyant sur une poignée  identique à celle du frein.

Eleglide S1 Plus

L’éclairage est bien présent mais assez bas. Le phare avant est situé au pied de la trottinette et si il éclairera probablement très bien le relief du sol pour votre conduite, il ne sera pas très visible des autres conducteurs. Je vous encourage donc clairement à ajouter un autre éclairage au guidon si l’engin vous intéresse. Cela permettra de profiter d’une bonne visibilité de la route et sur la route. Le phare arrière permettra de vous signaler de manière classique avec une lumière rouge, là encore ce n’est pas forcément très visible et on peut compenser ce souci avec un gilet réfléchissant et/ou un casque à LED.

Classique, ce modèle propose une béquille et un port de charge sous le deck. L’indice d’étanchéité indiqué par le constructeur est un IPX4, l’engin est donc insensible aux éclaboussures aussi je vous déconseillerais de rouler dans des flaques mais la trottinette devrait pouvoir circuler par temps de pluie.

Eleglide S1 Plus

Fonctionnalités annexes

Pas de Bluetooth, comme d’autres constructeurs aujourd’hui Eleglide a choisi de ne pas connecter sa solution. L’usage de fonctions Bluetooth étant la plupart du temps des arguments marketing sans réel intérêt derrière, ce n’est pas forcément une mauvaise solution. On ne saura donc pas la chaleur des batteries ou le niveau d’autonomie restant au pourcentage près… Les éléments réellement indispensables étant affichés sur le petit ordinateur de bord, cela ne devrait pas être un gros problème.

On retrouve un mode de croisière classique qui s’active en laissant la manette de gaz appuyée pendant 5 secondes à la même vitesse. Ce mode permettra de relâcher l’accélérateur et de se dégourdir les doigts. La désactivation de ce mode se fera à la première utilisation du frein ou de l’accélérateur.

La trottinette bénéficie d’une certification CE et correspond en tous points aux règles de circulation en France hormis l’absence de panneaux réfléchissant sur ses côtés. L’ajout de petits éléments autocollants sur la potence et le deck devraient régler ce détail.

Disponibilité et tarif de la Eleglide S1 Plus

Disponible en France à 429.99€ chez Darty en ce moment ou en importation depuis le stock Polonais de Geekbuying à 324.99€ avec le code NNNGKBFR032, la Eleglide S1 Plus se situe dans la moyenne en terme de tarifs de trottinette avec des services plutôt haut de gamme en motorisation et en autonomie. Les modèles concurrents comme la Mi Scooter Pro2 sont a 550€ et les solutions entrée de gamme comme la Mi Essential se situent autour des 350€. Faisant de la Eleglide un bon compromis en terme d’investissement.

Note importante, il existe une version Eleglide S1 tout court, avec une batterie de 8 Ah bien plus légère. Si les deux se ressemblent, la seconde est bien moins chère mais également probablement moins performante. Le fait d’avoir une batterie bien plus faible mais le même moteur n’étant pas du tout cohérent en terme d’alimentation, ce second modèle est probablement une bien mauvaise affaire.

TROTTINETTES 2021 : Eleglide S1 PLUS (maj) © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo ThinkBook Plus : un 17″ hors norme en fuite

27 décembre 2021 à 16:45

Mise à jour du 27/12/2021 : De nouvelles images du Lenovo ThinkBook Plus sont apparues sur la toile. On ne sait pas grand chose de plus pour le moment sur cet engin original si ce n’est la confirmation des éléments précédents.

Lenovo ThinkBook PlusOn découvre donc ce « monstre » de 17 pouces qui met côte à côte clavier et tablette tactile active sur laquelle on pourra dessiner ou écrire. La largeur semble imposante mais la diagonale de 17″ nous rappelle qu’il ne s’agit pas non plus d’un engin hors normes. On fait l’impasse sur le pavé numérique et on gagne quelques centimètres en plus. Difficile de se positionner sur la taille exacte de cette machine mais je suppose qu’on ne sera pas loin des 40 centimètres.Lenovo ThinkBook PlusAucune idée de poids pour l’ensemble, le Lenovo ThinkBook Plus sera un engin semi sédentaire qu’on transportera plutôt d’une pièce à l’autre. Il sera moins souvent employé en extérieur, je suppose.

Lenovo ThinkBook PlusOn note que Lenovo a déporté une partie des ports sur l’arrière de l’engin. Ce qui confirme une volonté d’utilisation sédentaire avec un câblage qu’on déportera ainsi plus facilement. Il ne semble  pas y avoir pour le moment de système prévu pour embarquer le stylet actif dans le châssis mais l’engin est encore assez mystérieux. On devrait avoir plus d’informations d’ici quelques jours avant le CES 2022.

Billet original du 2/11/2021 : Comme d’habitude avec ce genre de fuite, on ne sait pas si ce Lenovo ThinkBook Plus est un vrai produit ou un fantasme. Toujours est t-il que l’approche est originale pour ce modèle de grande taille qui ressemble plus à un All-In-One pliant qu’à un vrai engin portable.

Contrairement à Asus qui a intégré des écrans tout en largeur sur certaines de ses machines, le Lenovo ThinkBook Plus choisirait une disposition en hauteur sur le côté de l’engin. Une solution à la fois tactile et compatible avec un stylet actif de la marque.

Have you guys seen this yet? 17-inch ThinkBook Plus from Lenovo… pic.twitter.com/OElc5ZM3pb

— Ev (@evleaks) October 31, 2021

 

 

 

L’écran supérieur offrirait une diagonale de 17 pouces suffisante pour laisser la place à un dispositif comprenant cet écran secondaire associé à un clavier complet et un pavé tactile classique. Cette image en provenance d’Evan Blass, source de nombreuses fuites par le passé, serait donc un produit assez original, probablement très limité en portée car orienté vers une niche de clients potentiels réduite, mais assez originale également.

On ne sait rien de cette machine pour le moment. Pas de prix, de date de sortie et encore moins d’équipement. On peut même se demander si cette machine est vraiment planifiée ou si cette fuite n’est pas organisée pour sonder le marché. Je vous avouerais que les échos que j’ai de l’industrie en ce moment ne sont pas au beau fixe et que beaucoup de constructeurs se concentrent avant tout sur le coeur de leur métier plutôt que sur des fantaisies de développements plus ou moins aléatoires. Si cela n’empêche pas de réfléchir au futur, le concret est bien dans les problématiques liées au présent.

Cela dit, ce type de dispositif a du sens pour certains usages. Un portable à écran ultra large permettant d’afficher un bureau confortable allié avec un clavier sympathique, un marge trackpad et une zone secondaire pour lire ou prendre des notes, dessiner des schémas ou autres usages peut être utile. Combien de fois je me retrouve à brancher une tablette graphique pour partager des petits schémas techniques gribouillés rapidement pendant une vidéo conférence ?  Si le dispositif ne sera pas des plus communs, il peut également éviter d’avoir un engin plus massif en permanence sur un bureau. le Lenovo ThinkBook Plus peut facilement se ranger dans un tiroir entre deux sessions et, si il n’est pas trop lourd, être emmené d’un poste à l’autre. C’est également une solution parfaite pour certains métiers où la prise de notes, voire la signature de documents électroniques, est un impératif quotidien.

Est-ce que Lenovo a réellement envie de produire cet engin ? Est t’il déjà en production ? Est-ce qu’il s’agit d’une fuite réelle ou un fantasme ? Difficile de voir exactement de quoi il s’agit mais l’approche est intéressante.

Lenovo ThinkBook Plus : un 17″ hors norme en fuite © MiniMachines.net. 2021.

Créer un serveur maison à partir d’un MiniPC : le guide

12 novembre 2021 à 13:39

Magentix est un développeur Magento indépendant et accessoirement un lecteur du blog. C’est également quelqu’un de minutieux et d’appliqué et c’est pour cette bonne raison que son guide pour créer un serveur maison m’a donné envie de faire ce billet.

Mele Quieter2Le MiniPC MeLE Quieter2 utilisé pour ce guide

Je ne vais pas paraphraser son guide, cela n’aurait aucun sens, je vais donc vous renvoyer vers son site qui vous détaillera toute la procédure point par point. Je profite juste de ce billet pour rappeler un des intérêts de ces minimachines particulières qui fleurissent de temps en temps sur le blog. Des engins aux performances de calcul très faibles pour la fin 2021. De maigres Celeron, des Pentium et autres puces parfois assez anciennes, enfermées dans des châssis très compacts. Leurs faibles performances correspondent à des usages basiques en terme de MiniPC : du web, de la bureautique, des usages multimédia. Mais c’est également des engins largement suffisants pour créer un serveur maison. Avec le gros avantage de ne consommer que quelques watts dans la durée et donc de ne pas augmenter vote facture d’électricité.

Minimachines-11-2021

Magentix utilise un MeLE Quieter 2 pour son propre serveur. Une machine qui embarque un Celeron J4125 et dont il mesure la consommation à quelques watts seulement. L’engin est construit pour tourner 24H/24 et ne génère aucun bruit puisqu’il est totalement passif. Coût à l’année pour avoir ce petit serveur à côté de sa box fournisseur ? Deux euros seulement. 

Le guide est très détaillé et se base sur une distribution Linux Debian tout en vous laissant le choix d’autres solutions. Nul besoin d’être un expert assermenté pour se créer un serveur maison, tout est extrêmement bien détaillé avec plusieurs scénarios à chaque fois. Le seul petit élément particulier correspond à son opérateur puisque la machine tourne derrière une fibre Free qui propose une adresse IP fixe ce qui permettra de se connecter plus facilement à votre machine. Il existe des parades pour d’autres opérateurs tournant autour de services qui vont faire le lien entre votre machine physique et une adresse définie quelle que soit l’IP attribuée par votre opérateur.

Le principe d’installation et de configuration reste donc globalement parfaitement identique quel que soit l’opérateur. Si vous avez toujours voulu créer un serveur maison, si vous avez un MiniPC inutilisé qui traine chez vous, si vous voulez vous frotter à l’exercice, je ne peux que vous conseiller de parcourir le tuto proposé. C’est une merveille.

Créer un serveur maison à partir d’un MiniPC : le guide © MiniMachines.net. 2021.

Onexplayer AMD : One Netbook cherche des testeurs

12 novembre 2021 à 15:24

La Onexplayer AMD fait donc suite à deux modèles lancés cette année sous Core i5-1185G7 et Core i7-1195G7 d’Intel. Des engins proposant des dalles de 8.4″ en 2560 x 1600 pixels entourées de contrôleurs classiques de console de jeu. One Netbook annonce qu’un modèle sous processeur AMD Ryzen est en cours de développement.

On n’a pas beaucoup de détails sur la machine en question mais la marque est à la recherche de beta testeurs. Rien ne sert de vous presser, je ne crois pas à une possibilité offerte à des européens pour rejoindre ce test. One Netbook base une bonne partie de sa stratégie marketing sur des tests utilisateurs où la marque rassemble de nombreux utilisateurs / testeurs dans des lieux spécifiques pour des évènements de tests. Cela permet de mieux contrôler ce qui sort de ces sessions et de faire de belles images de joueurs ravis de leurs consoles. Je suppose que c’est dans ce cadre que Onexplayer AMD sera prise en main.

Onexplayer AMD

Nous devrions avoir plus d’infos d’ici quelques jours, avec notamment le détail de ses composants et donc du processeur Ryzen retenu. L’ouverture à une solution de ce type semble logique pour une machine de jeu, les chipsets graphiques VEGA étant performants et efficaces au sein des Ryzen. C’est également peut être un de ses moyens de rester visible face à l’offre de Valve avec ses Steam Deck qui est devenu une grosse épine dans le pied de ce constructeur.

Si l’engin de Valve est moins bien équipé, avec des choix techniques plus simples comme un écran plus petit et de plus faible définition, il est parfaitement homogène et calibré pour le jeu. Le Steam Deck est également riche d’une puce AMD créée sur mesures pour ses besoins quand One Netbook doit se battre avec des processeurs grand public. Le grand souci actuel des constructeurs de ce type de  machine vient du prix de leurs engins. Proposer une Onexplayer AMD est une bonne idée mais les solutions Intel tournent autour des 1000€. Les concurrents que sont Aya et GPD ont également des machines dans ces zones tarifaires. Le choix de monter en gamme dans les composants explique ces prix élevés qui sont très difficiles à accepter pour la majorité des joueurs. Du coup, quand Valve annonce un Steam Deck qui débute à 419€, c’est la douche froide pour ces constructeurs.

Onexplayer AMD

Cela ne sera probablement pas la même expérience de jeu et évidemment l’écran plus grand des solutions Onexplayer AMD sera plus agréable mais…  c’est presque 3 fois moins cher et plus léger, plus facile à acheter et dépendant d’une marque connue et reconnue. Le tout avec une homogénéité entre le logiciel et le matériel puisque Valve développe son propre OS. Il reste quelques petites chances pour ces marques de sortir du lot sur le segment du jeu vidéo. 

La première est de proposer des performances plus élevées que Valve, ce qui justifierait l’investissement pour certains joueurs. C’est probablement ce  qui est tenté ici avec le Onexplayer AMD. On suppose que l’engin sera épaulé de plus de mémoire vive, d’un stockage autrement plus conséquent et de fonctionnalités plus avancées avec, en plus, l’emploi d’un Windows natif ouvrant la voie à un fonctionnement de la totalité du catalogue de jeu actuel de la plateforme.

Mais il y a une seconde voie à suivre, celle d’une solution plus simple, plus compacte, avec un équipement moins haut de gamme dans un design plus ramassé. Des engins également plus abordables qui ne vont pas faire une course à l’armement avec des écrans ultra haute définition gourmands en ressources. Cette voie semble évidente mais pose un problème aux constructeurs comme Onexplayer, GPD ou AYA. Cela sous entend des ventes en masse et du suivi dans la durée. Eux préfèrent vendre peu de machines plus chères et en proposer chaque année.

Steam Deck

Peut être que le succès du Steam Deck donnera envie à d’autres acteurs de se pencher sur ce type de machines. Des gens comme Asus, Acer ou même Dell qui pourrait proposer un engin de ce type sous sa marque Alienware par exemple. Et, je suppose, Valve serait probablement ravi de proposer son écosystème à d’autres acteurs puisque cela permettrait d’augmenter ses ventes sur ce qui reste son cœur de métier : distribuer des jeux.

Onexplayer AMD : One Netbook cherche des testeurs © MiniMachines.net. 2021.

La Playdate est repoussée à 2022 et montre l’ampleur du problème

12 novembre 2021 à 17:28

La console Playdate de Panic n’a pas de chance, cette console particulière, avec une approche originale du jeu liée à sa petite manivelle, devait sortir cette année mais ne pourra finalement pas le faire. Deux mésaventures chamboulent sont calendrier.

Playdate

5000 unités ont été produites… avant de devoir retourner à l’usine pour un changement de batterie. Ces premiers exemplaires auraient dû être livrés mais le sort en a décidé autrement. Elles seront finalement livrées au début de l’année prochaine.  Mais c’est la suite des mésaventures de la Playdate qui est la plus éclairante en ce qui concerne l’état du marché actuel. 45 000 autres consoles sont en production, ce qui semble poser d’autres problèmes au constructeur.

L’objectif de base de Panic était de livrer 20 000 exemplaires pour les fêtes de fin d’année. 20 000 Playdate qui auraient été parfaites sous les sapins de Noël. Mais voilà, le marché actuel est dans un état marécageux et les livraisons de composants sont très hasardeuses. Obtenir 100 ou 200 pièces d’un composant est déjà compliqué mais en commander 20 000 est carrément impossible. Si la plupart des composants entrant dans la fabrication de la Playdate sont problématiques, le SoC utilisé par la console ne sera pas disponible avant… 730 jours. Sept cent trente jours. Plus de deux ans d’attente avant de recevoir cette simple puce qui était au catalogue de nombreux grossistes en quantité il y a seulement un an.

Décidemment, la console Playdate a bien choisi son nom

Playdate

La solution trouvée a été de modifier la carte mère de la console pour lui adjoindre un SoC différent, compatible et encore disponible sur le marché. Du coup les dates de livraison changent encore avec 20 000 Playdate pour le début 2022 et 30 000 pour la seconde partie de l’année. Ce sont ces secondes unités qui hériteront de la nouvelle puce. Mais les deux versions seront parfaitement identiques en terme de fonctionnalités, de finition et de catalogue de jeux.

Si cette console est relativement simple, avec un seul SoC et un matériel embarqué très basique, vous imaginez le casse tête des fabricants qui utilisent des dizaines de composants pour construire des machines. Entre les indisponibilités, les retards et les pièces détachées qui n’arrivent pas non plus car dans les mêmes problématiques de production, il faut s’attendre à des conséquences en cascade sur de nombreux produits pour encore un bon moment.

Pour en savoir plus sur la console Playdate, vous pouvez vous reporter à ce précédent billet.

Play Date : Un format de console original

La Playdate est repoussée à 2022 et montre l’ampleur du problème © MiniMachines.net. 2021.

Ma chaise de travail, l’Autonomous Ergochair Pro : MAJ Promo

15 novembre 2021 à 11:50

Cela a commencé par une demande d’un de mes copains sur twitter qui réclamait de connaitre les diverses solutions employées par les autres confinés pour s’asseoir en ces temps difficiles. Éloignés des bureaux où certains ont droit à des solutions ergonomiques de grande qualité pour travailler, de nombreuses personnes ont fini par ressentir un sacré mal de dos à force de se retrouver dans des postures très inconfortables. Des postures souvent liées aux chaises employées. J’ai donc conseillé la chaise sur laquelle j’était assis, la Ergochair 2 en vente sur le site Autonomous et je vais vous expliquer pourquoi.


Mise à jour : La Ergochair Pro est en promo à 399€ en version verte ou rouge. Une promo qui ne va pas durer longtemps ! A noter que depuis le 1er Mai 2021, la Ergochair 2 est devenue la Ergochair Pro. Pas de différence en terme de matériel, juste un nouveau nom pour la chaise suite à l’apparition de la Ergochair Core qui est une version plus entrée de gamme du concept.
 
J’ai commencé à parler de la solution que j’ai choisie il y a plusieurs mois. De la même manière qu’on avait pu me la conseiller auparavant. J’ai fait confiance à des gens qui la possédaient et je l’ai commandée. Je l’ai reçue et je n’ai pas été déçu. La chaise de bureau Ergochair 2 correspondait exactement à mon besoin alors. Cela fait désormais un peu moins de 6 mois que je travaille avec cette solution dédiée à un usage de bureau et je n’ai jamais regretté mon investissement une seule seconde. Imposante, lourde et pas vraiment donnée, cette chaise est une véritable Rolls dans le genre. Elle participe pour beaucoup à mon confort au quotidien. Un point à ne pas négliger quand on passe littéralement sa journée devant son ordinateur.

Markus

Mais avant d’aller plus loin dans les points positifs de cette Ergochair 2, je voudrais mettre un peu de perspective dans mon choix… Avant la solution d’Autonomous  j’utilisais une très agréable Ikea Markus comme celle ci-dessus1. Une chaise que l’on peu trouver dans leur catalogue aux pages entreprises. Pas donnée non plus par rapport à une chaise lambda que l’on trouve à 40€ en grande surface, cette solution coûtait 189€. J’appréciais son confort, son siège réglable et son dossier en maille qui laissait passer l’air frais. Elle a fait un temps… avant de rendre l’âme. J’ai ensuite opté pour une solution un peu plus design avec une chaise, toujours chez Ikea, proposant un dos en bois courbe assez joli. Un choix plus esthétique qu’ergonomique. Un choix que je n’ai pas regretté d’ailleurs mais une solution qui m’a fait prendre conscience que je n’utilisais en rien les fonctions dites « ergonomiques » de la chaise précédente. Je m’asseyais de la même façon sur l’une comme sur l’autre sans profiter d’aucune manière des éléments censés reposer mes épaules, ma nuque et mon dos. 

Bois

Non pas par masochisme mais bien parce que ces éléments n’étaient adaptés ni à ma taille, ni à ma morphologie. Jusqu’en Décembre dernier donc, je cherchais une solution sur mesures, quelque chose de plus reposant pour mon usage intensif de la position assise. 

gaming
Et j’en ai essayé des trucs. Notamment des « fauteuils Gaming ». Ces chaises aux look futuristico-bagnolesques que l’on voit partout. J’en ai testé peut être une douzaine de « différents ». Enfin de « différents »… Entre ces solutions, il n’y a en vérité pas grand chose qui se démarque. A une époque, j’ai longuement discuté avec un vendeur de ce type de solution qui me sollicitait pour distribuer un fauteuil « Minimachines ». C’est à dire le même fauteuil que tous les autres du marché avec les options de mon choix. Petit coussin en faux cuir supplémentaire ou non, support pour les jambes, mécanismes de réglages variés, roulettes or not roulettes, accoudoirs optionnels ou plus ou moins rembourrés et, évidemment, un joli logo posé dessus.

Chaise Gaming nonameChaise Gaming nonameChaise Gaming noname

Pas dupe, j’ai vite compris que ma chaise serait la même que tout le monde mais avec des éléments d’une couleur différente et un logo imprimé dans un coin. J’ai donc discuté avec le « fabricant » pour comprendre. L’ensemble de son travail consistait à proposer à de petites structures comme moi ou à des entreprises moyennes une gamme de fauteuils à leur image. L’astuce étant de vendre finalement toujours le même modèle de base et de faire imprimer des coussins avec le logo de la société visée dessus. Un coussin qui ne coûte que quelque dollars et que l’on peut faire faire en très petite quantité pour des clopinettes. Si la commande du client final vient de la part de la marque X, on colle le coussin X dans le carton. Si elle vient de la part de la marque Y on ajoute les accoudoirs et le coussin Y au packaging… Tout le monde se retrouve donc en réalité avec la même chaise tout juste maquillée de façon différente. Si cela n’est pas fait en Europe, ce sera fait de toutes façons en Asie où les véritables fabricants de ces sièges sont finalement très très peu nombreux.

Mais surtout surtout, dans ces solutions, j’en ai trouvé très peu de véritablement ergonomiques. Non pas inconfortables mais bien adaptées à leur usage. Certaines, parmi les moins chères, autour des 149€ étaient finalement plus agréables que les fauteuils les plus haut de gamme. Ces derniers, couverts d’options se révélaient pas aussi adaptés qu’espéré. Pire, ces solutions gaming additionnaient les accessoires pour étoffer leur fiche produit sans prendre de recul sur le côté ergonomique nécessaire à leur emploi. On était souvent plus dans la justification illusoire d’un tarif élevé plutôt que dans le réel gain à l’usage.

Chères chaises
Et c’est peut être cela le pire, les fauteuils « gamer » que j’ai pu repérer à ce moment là, j’ai fini par les voir partout. Sur des scènes de sport électronique où des équipes de joueurs s’affrontent, dans des vidéos, sur des salons… Et, comme à chaque fois que l’on apprend comment fonctionne quelque chose, je me suis surpris à repérer les modèles ou leur cousins germains en essayant de les identifier. Sur la plupart des solutions que j’ai pu observer, la majorité était issue de la même famille de produits entrée de gamme. La plupart avaient d’ailleurs vu leur usage détourné ou étaient mal employées. Des petites piles de coussins en faux cuir déposés dans un coin derrière la scène lors d’un affrontement « e-sport » parce que cela gênait trop les joueurs. Des coussins pour la nuque finalement descendus au niveau des reins… Des accoudoirs inamovibles positionnés de manière à ne pas trop entraver les mouvements au lieu de porter les bras. Un festival de modifications ou d’altérations qui ne dévoilaient finalement qu’une seule chose, beaucoup de ces modèles étaient des gadgets inutiles et non pas des solutions pilotées par des ergonomes.

4 fois la même chaise mais des options différentes
L’industriel qui m’avait approché a fini par cracher le morceau. Certaines usines ne s’embêtaient pas vraiment à recruter un ergonome. Elles prenaient simplement une chaise de bureau existante et l’adaptaient à leur idée de ce que devait être une chaise gaming. En regardant des photos sur internet le plus souvent pour suivre les « tendances ». Rajouter un peu de mousse par ici, un accoudoir par là, du faux cuir rouge et noir… et voilà ! Pire encore, d’autres marques finissaient par copier leurs propres copies. Comme la demande de sièges de ce type a explosé, les fabricants ont eu de plus en plus de contrats pour des solutions « originales ». Comprenez « différentes des autres esthétiquement parlant ». Du coup les constructeurs ont fait dégénérer leur propre production. En copiant leur première copie, en exacerbant les effets « gaming » des modèles, en multipliant les ajouts inutiles, les nouvelles chaises ont noyé leur code génétique déjà pas bien brillant au départ. Elles ont perdu absolument tout intérêt ergonomique.

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Un point qui m’a finalement convaincu de ne pas craquer pour ces fauteuils a été la discussion avec un spécialiste du mobilier d’entreprise. Pas un vendeur mais plutôt quelqu’un qui conseille les grands groupes dans leurs investissements de ce type : du bureau à la cloison acoustique en passant par les chaises ergonomiques et autres système de positionnement pour matériel informatique. Et il m’a ouvert les yeux sur pas mal de points. Notamment sur un très important : le confort illusoire donné par ces chaises de « grande distribution ». Comme il le dit lui même, une chaise de bureau doit être confortable, c’est important pour l’acheteur. Si il ne se sent pas à l’aise dedans, cela ne sera jamais un bon produit. Mais il ne faut pas confondre le confort d’une position de travail et celui provoqué par un relâchement total dans son fauteuil. Et c’est pourtant comme cela que sont testées les chaises Gaming. On s’assoit et on se vautre, en relâchant tout effort musculaire pour s’abandonner aux capitons en skaï. Alors, oui, c’est très confortable au final. On est vautré dans un fauteuil complètement conçu pour vous accueillir comme cela. Mais ce n’est pas le but recherché d’un bon fauteuil de travail. 

Une solution avec une bonne ergonomie ne va pas vous laisser aller à n’importe quelle posture mais plutôt vous inciter à adopter la bonne. Pas celle qui va tasser vos vertèbres et laisser vos épaules crispées à porter vos bras tout en laissant votre colonne dans une position extravagante. Elle ne sera jamais aussi confortable qu’un sofa parce que ce n’est pas son rôle. Tout le problème et une bonne partie du secret de ces chaises gaming est là dedans. Confondre confort immédiat et satisfaisant obtenu en 5 minutes de test dans un endroit où on se pose avec celui que doit procurer un outil de travail. Un outil peut être moins confortable au premier abord mais bien meilleur pour votre posture. On essaye une chaise gaming en magasin ou chez un copain pendant 5 minutes et on se dit que, quand même, c’est largement plus confortable que la chaise de bureau à 30€ qu’on a sous les fesses d’habitude… C’est vrai, mais ce n’est pas pour autant la bonne solution. Il vaut mieux une chaise qui vous amènera à adopter la bonne posture tout au long de la journée.

Attention, je ne dis pas que toutes les chaises gaming sont médiocres. Je ne les ai pas toutes testées et je suppose que certaines marques proposent de très bons produits sur ce segment. Malheureusement, ce sont les marques aux ergonomies les plus hésitantes qui sont souvent les plus efficaces en marketing. Proposer une chaise qui coûte en tout et pour tout une quarantaine d’euros à un tarif de 200, 250 ou 300€… cela permet de dégager des marges très confortables. Ce qui offre le luxe d’avoir un marketing assez agressif. Ce sont ces marques nonames que l’on voit pousser dans le dos des « influenceurs » en tout genre. Les véritables fabricants classiques ont du mal à jouer à armes égales avec elles car leurs marges sont bien souvent inférieures.

Chaise premier prix

Cette longue introduction donc pour vous parler de la Ergochair 2 d’Autonomous. Je l’ai conseillée à ce copain et depuis j’ai reçu pas mal de messages privés et de demandes d’informations. Je me suis rendu compte que de nombreux lecteurs, contacts et amis souffraient en ce moment du fait de devoir télétravailler  sur des solutions inadaptées. Des chaises à 30€, comme celle ci dessus, dont le seul avantage ergonomique est dans la possibilité de choisir la hauteur de l’assise. C’est déjà un gros plus par rapport à un simple tabouret mais, à vrai dire, c’est également une très bonne manière de se faire mal au dos. Le truc c’est que ces chaises ont été achetées par beaucoup d’utilisateurs pour des sessions de quelques heures au maximum par semaine. Pour rédiger un courrier, lire ses emails et autres activités du genre. Mais pas du tout pour télétravailler plusieurs heures par jour et 5 jours d’affilée comme en ce moment. Elles ne sont pas du tout au niveau pour une telle utilisation. 

Ergochair 2

La Autonomous Ergochair 2

La grosse différence ressentie avec la Ergochair 2 pour quelqu’un comme moi qui télétravaille depuis plus de 10 ans, ça a été dans le repos musculaire ressenti en fin de journée. La chaise est très confortable avec un dos et une assise qui respirent beaucoup. Le dossier est construit dans un maillage de fibres tissées à la fois solide et très aérien. L’assise est portée par une mousse dense et souple qui supporte bien le corps sans s’écraser. 

Ergochair 2
L’ensemble accueille une posture adaptée à un travail de bureau. La hauteur du siège est réglable de 46 à 51 cm et il mesure 51 cm de large comme de profondeur. Le dos est guidé dans une position confortable et enveloppante. La nuque se pose naturellement sur un appuie-tête bien construit et tout aussi aéré. L’ensemble des éléments est adaptable avec une assise qui peu se régler et basculer jusqu’à 20° en arrière et un support de siège qui peut également se positionner vers l’avant. 

Les accoudoirs peuvent être relevés pour porter vos bras de telle sorte que vos paumes se posent sans effort sur les repose-poignets de votre clavier. Ils peuvent être réglés en hauteur comme en largeur et même être descendus très bas d’une simple pression sur un petit loquet afin de ne pas vous gêner au besoin. Je ne suis pas fan des accoudoirs pour jouer, par exemple. Il est d’ailleurs tout a fait possible de ne pas les assembler à réception de l’ensemble, même si je vous le conseille franchement.

Ergochair 2
L’assemblage de la Ergochair 2 est du reste assez simple, en plus des accoudoirs il faut visser l’assise sur un support et glisser le tout sur les 5 branches de son pied à roulettes. Toute la visserie est évidemment fournie. Le tout est assez lourd, pas moins de 22 Kilos. Les matériaux employés sont solides et la taille de la solution est conséquente. La chaise mesure 74 cm de large comme de long et de 117 à 127 cm de haut. Ce n’est pas un « petit » meuble et il faut bien en avoir conscience avant de la commander.

Ergochair 2

Les coloris sont variés avec des options de noir, de gris, de noir et blanc mais aussi de vert, de rouge et de bleu. Néanmoins, le gabarit de la chaise réclame de la place et, si comme beaucoup vous avez installé votre bureau dans un endroit partagé, il faudra également assumer ce design assez « entreprise ». 

Ergochair 2

L’ensemble des éléments permettant de piloter les points ergonomiques sont accessibles facilement. De la manivelle aux différents loquets de manutention pour faire ses réglages et même le levier situé sur l’arrière du dossier. Tout est facilement manipulable en quelques gestes. On pourra, par exemple, coincer le dossier avec un petit loquet situé à gauche ou le débloquer pour prendre une pause semi allongé très confortablement. Dans le même esprit, un levier arrière permet de bloquer ou de débloquer le support des lombaires lors de l’appui sur le dossier. Avec le support des lombaires une charnière se libère et le dossier vous accompagne totalement. Sans ce suivi du dossier, on bascule plus mais le support change de place. Le premier cas est parfait pour suivre attentivement un événement à l’écran, le second idéal pour s’offrir un quart d’heure de détente ou une petite sieste.

Ergochair 2

La Ergochair 2 est certifiée par le BIFMA, un organisme certificateur qui note et valide le mobilier pour son ergonomie. Je ne connais pas cet organisme mais ma propre expérience valide sans conteste les bénéfices du produit. 

Autonomous

Les chaises sont garanties 2 ans par Autonomous, il vous est possible de les tester 30 jours avant de les renvoyer si elles ne vous correspondent pas. Leur site est bien fichu avec de nombreuses informations sur les produits. La livraison est gratuite même si il m’a fallu attendre une vingtaine de jours pour recevoir ma commande depuis le stock européen de la marque. 

Tout cela a un prix, la Ergochair 2 n’est pas donnée. La chaise coûte tout de même 460€ TTC, avec la remise du code promo. Ce n’est pas anodin mais si vous télétravaillez ou si vous vous apprêtez à devoir le faire pour une longue période, cela peut avoir du sens pour vous d’investir dans un outil de ce type. Ce serait d’ailleurs une bonne idée que votre entreprise investisse dans des chaises de bureau à votre place. Soit pour chez vous, soit directement sur votre lieu de travail. A vrai dire si vous passez plusieurs heures par  jour assis devant un PC, en réunion ou pour toute autre raison, ce type de solution sera un vrai soulagement pour vos lombaires. Cela augmentera d’autant votre productivité et votre assiduité.

Ergochair

Mais surtout, si vous envisagez d’acheter une chaise gaming, quelque soit son prix, jetez un oeil à ce que propose la concurrence et essayez de déterminer si le modèle que vous voulez acheter ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à 15 autres modèles concurrents. Si c’est le cas, passez votre chemin. Si vous préférez l’ambiance faux cuir et le look siège baquet, laissez vous au moins aller à choisir un bon fauteuil de ce type. Mais si vous comptez rester longtemps devant votre bureau, pour travailler, pour jouer ou pour toute autre activité chronophage, penchez vous sur le sujet des vrais fauteuils ergonomiques. Chez Autonomous avec cette Ergochair 2 (Ergochair Pro désormais) par exemple ou chez n’importe quel autre fournisseur sérieux. Le mal du dos est un mal pernicieux et il n’y a rien de mieux qu’un mauvais outil que l’on croit bénéfique pour le faire empirer.

Vous pourrez éventuellement utiliser le code promo « MINIMA21 » si le moteur vous le laisse entrer dans votre panier pour bénéficier d’une remise sur votre commande dans tout le catalogue du site. Mais certains prix promos ne donnent pas droit à cette remise 

Pour être totalement transparent avec vous, ce code a été négocié avec Autonomous qui me proposait au choix, soit 10% d’affiliation pour le blog ou un partage d’affiliation au choix entre les lecteurs et le site. J’ai donc choisi un partage 5%/5%. ce qui fait que pour chaque commande que vous ferez grâce à ce code, Minimachines recevra presque la même chose que ce que vous économiserez.

Ma chaise de travail, l’Autonomous Ergochair Pro : MAJ Promo © MiniMachines.net. 2021.

Une carte de développement format Raspberry Pi sous Celeron N3350

15 novembre 2021 à 12:40

Le format est identique, la connectique ressemble beaucoup et c’est totalement assumé de la part du constructeur. La carte de développement Axiomtek KIWI310 est un « clone » de Raspberry Pi qui propose une alternative aux SoC ARM avec un processeur Intel Apollo Lake Celeron N3350. Une solution intéressante à découvrir par les possibilités qu’elle propose.

On retrouve tout ce qu’il faut sur cette Axiomtek KIWI310. Le format tout d’abord avec une carte qui mesure 8.5 x 5.6 cm. La connexion GPIO ensuite avec les 40 broches habituelles mais également deux ports USB 3.2 et deux autres en USB 2.0 Type-A, un port Ethernet Gigabit piloté par un chipset RTL8111 et un port MicroHDMI. L’ensemble est alimenté par un port USB Type-C. Bref, ça ressemble beaucoup à une Pi classique.

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C’est donc le processeur embarqué qui fait la différence, un Celeron Apollo Lake N3350 d’Intel. Une puce pas toute récente et que l’on a déjà retrouvée dans des solutions très compactes comme la Zima Board1 ou le Zotac ZBox PI225 par exemple. Des solutions qui ont le gros avantage de leur compacité mais également d’un fonctionnement sans ventilation active.

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Le Celeron N3350 n’est pas un monstre de performances, c’est un processeur double coeur cadencé de 1.1 à 2.4 Ghz avec 2 Mo de mémoire cache lancé à la fin de l’année 2016. Son gros point fort est son TDP très bas donc avec 6 watts de consommation seulement et même une possibilité de l’employer en 4 watts. Il embarque un circuit graphique Intel HD 500 cadencé de 200 à 650 MHz qui ne sera pas une merveille en 3D mais qui reste compétent en 2D et en traitement vidéo.

Sur la Axiomtek KIWI310, on retrouvera jusqu’à 4 Go de mémoire vive LPDDR4X soudée directement sur la carte accompagnée de 64 Go de stockage eMMC. Un port M.2 2230 (USB 2.0 et PCIe), compatible avec des solutions de stockage SSD ou des cartes d’extensions, sera également disponible. De quoi faire pas mal de choses avec une solution qui restera des plus compactes. Axiomtek évoque la possibilité d’adjoindre une carte d’extension disposant d’une puce Intel Movidius Myriad X vision pour accélérer des traitements de reconnaissance d’objets par IA, par exemple. Ou la possibilité d’ajouter un module 5G

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La carte propose un support Wake On Lan ainsi qu’une alimentation PoE pour un pilotage à distance et si le détail exact de ses 40 broches GPIO n’est pas disponible on sait qu’ils géreront les fonctions habituelles : UART, I2C, SPI, GPIO et PWM. Un châssis optionnel sera également disponible, une solution qui prendra en compte le côté fanless de la machine. Evidemment la carte disposant d’un processeur Intel x86, elle sera à même de supporter de nombreux systèmes d’exploitation. Des solutions Linux, mais également des distribution Android et la majorité des versions de Windows. Seul Windows 11 ne sera pas disponible, la solution n’ayant pas de module TPM 2.0 embarquée2.

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Pas de prix, la carte KIWI310 est disponible chez le constructeur mais avec une dimension industrielle. Je doute que le tarif soit très apprécié des amateurs. Je suppose que les versions les moins chères soient aussi abordables qu’une Raspberry Pi classique. Il est même probable que certains MiniPC plus compétents et complets soient au final plus accessibles.

Source : CNX Software

Une carte de développement format Raspberry Pi sous Celeron N3350 © MiniMachines.net. 2021.

MSI Pro DP20Z : un barebone Ryzen 5000 compact et évolutif

15 novembre 2021 à 14:44

Complet et performant, le MSI Pro DP20Z est un barebone mesurant 8.5 cm de large pour 16.05 cm de profondeur et 19.33 cm de haut. Un engin compact, donc, mais qui propose de piloter des puces AMD Ryzen performantes.

MSI Pro DP20Z

Le MSI Pro DP20Z embarque un chipset AMD X300 qui lui permettra d’accepter des processeurs AMD Ryzen 5000G avec 3 choix disponibles : Ryzen 7   5700G (8c/16t et VEGA8), Ryzen 5 5600G (6c/12t et VEGA7) et Ryzen 3 5300G (4c/8t et VEGA6). Des puces « Cezanne » au départ spécialement conçues pour les assembleurs mais qui sont désormais commercialisées au grand public et qui proposent des TDP 65 watts ainsi que des circuits graphiques VEGA intégrés. 
MSI Pro DP20Z

L’engin propose une paire de slots SoDIMM DDR4 2666/3200 MHz qui permettra de monter à 64 Go de ram au besoin en double canal. Le stockage étant confié de son côté à une solution très complète comprenant deux slots M.2 2280 PCIe NVMe associés à deux baies SATA 3.0 au format 2.5″ classique. Le châssis ne permet pas d’intégrer de carte graphique, elle n’est pas prévue pour cela. Il faudra donc se contenter des puces graphiques VEGA intégrées.

MSI Pro DP20Z

La connectique est  complète avec en façade avant un port jack audio combinant casque et micro et un second jack 3.5 mm uniquement micro et deux port USB 3.2 Gen2 : le premier en Type-A et le second en Type-C. La partie arrière complète cette base avec de nombreux ports supplémentaires. On retrouve deux ports USB 2.0 et un port USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie VGA, une sortie HDMI 2.0, un Display Port, des ports d’antennes Wifi et même un port COM en option. Le module wifi embarqué sur la version barebone sera un Intel AC3168 classique proposant du Wifi5 et du Bluetooth 4.2. Il pourra être remplacé sur son slot M.2 au besoin. L’engin pèse au total 1.52 Kg et dispose d’une accroche type VESA 75 x 75 pour le suspendre à un support. 

MSI Pro DP20Z

Bref, une solution robuste et performante qui proposera des fonctionnalités complètes dans un châssis assez sobre. Je n’ai aucune idée de la solution de ventilation fournie, elle est pensée pour absorber les 65 watts de TDP de l’engin. L’alimentation est assurée par un bloc externe.

Le MSI Pro DP20Z se trouve à moins de 190€ sur Amazon, un tarif léger qui s’explique parce qu’il s’agit d’un barebone. Une version qu’il faudra équiper d’un processeur compatible, de mémoire vive DDR4 et d’un stockage. Il existe également des versions assemblées de cet engin, par exemple chez Materiel.net qui propose des modèles allant de 699.95€ à 899.90€ suivant les équipements choisis.

MSI Pro DP20Z : un barebone Ryzen 5000 compact et évolutif © MiniMachines.net. 2021.

Noctua NH-L9i : des ventirads compacts pour Intel LGA 1700

15 novembre 2021 à 16:50

Le Noctua NH-L9i-17xx est est une solution assez étonnante puisque, avec ses 37 mm de hauteur seulement il est censé pouvoir encaisser les watts d’un nouveau processeur Intel Core i9-12900K et ses… 125 Watts de TDP. Une performance que l’on doit, entre autres, au savoir faire du constructeur Autrichien en terme de design de ventilateur. Un art qu’il maitrise tant du point de vue volume d’air brassé que d’un point de vue turbulences et bruit généré.

Noctua NH-L9i

Disponible en deux versions aux changements uniquement esthétiques avec une édition Chromax.black, le Noctua NH-L9i est annoncé à 59€ prix public (Déjà dispo à moins de 45€) et il est bien évidemment pensé pour intégrer les stations les plus compactes, celles qui n’ont pas beaucoup de place pour les autres solutions de la marque. Pour les autres, Noctua propose un ensemble d’adaptateurs variés permettant d’employer leurs précédentes solutions sans avoir à racheter un équipement complet. 

Compatible avec toute carte mère Mini-ITX, le NH-L9i permettra de construire des solutions compactes et performantes. On retrouve un bloc d’aluminium de 9.9 x 9.5 cm coiffé d’un ventilateur NF-A9x14 PWM. De quoi encaisser la totalité de la nouvelle gamme d’Intel, même les puces les plus généreuses en chauffage central, celles qui ont des pointes de TDP dépassant les 240 watts en mode Turbo… reste à savoir si cette capacité se fera dans la durée ou si cela limitera les hautes fréquences à peau de chagrin.

Noctua NH-L9i

Cela ne veut pas non plus dire que tous les boitiers Mini-ITX et toutes les configurations du marché pourront profiter de ce genre de ventilation et ainsi se débarrasser magiquement du problème de la chaleur dégagée par le processeur. Ces watts doivent, bien entendu, être dégagés vers l’extérieur et certains châssis ne pourront pas encaisser une telle débauche de chaleur accompagnés d’un processeur graphique haut de gamme. D’autres devront gérer des circulations d’air complètes pour pouvoir fonctionner dans la durée.

Si le NH-L9i a réussi à tenir 160 watts de dissipation en labo avec un Core i9 poussé à 4.2 GHz tout en respectant les températures maximales autorisées par Intel pour ses processeur, cela n’assurera pas la réussite de la même opération dans un châssis encombré de câbles et de nappes en tous genres, associé à une grosse carte graphique, par exemple.

Pour s’en rendre compte, il suffit de prendre en considération un des accessoires proposés en option avec le ventirad. Un petit conduit en mousse, adapté à la taille du ventilateur, qui va permettre de faire une liaison entre l’extérieur du châssis et le dissipateur lui même.

Noctua NA-FD1

L’usage d’un module en mousse est assez malin, il est suffisamment souple pour d’adapter à différentes épaisseurs de boitiers et permettra donc de faire la jonction entre intérieur et extérieur sans perturber le flux d’air.

Noctua NA-FD1

Joliment baptisé NA-FD1, cet accessoire mesurera de 5 à 45 mm suivant le nombre d’éléments que vous empilerez. Vendu 12.90€, il comporte 7 étages qui mesurent de 3 à 10 mm associé à un système de fixation. Evidemment, on parviendra au même résultat ave un peu d’huile de coude et en bricolant mais le kit de la marque aura l’avantage d’être propre et adapté à différentes solutions. Le résultat est assez surprenant au dire du constructeur, un gain de température de 6°C a pu être constaté avec les puces AMD Ryzen et Intel Core les plus performantes.

Noctua NH-L9i : des ventirads compacts pour Intel LGA 1700 © MiniMachines.net. 2021.

CENAVA P3T : le MiniPC ultracompact passe au Celeron J4125

15 novembre 2021 à 17:45

Le Cenava P3T est un MiniPC particulièrement compact. Son châssis mesure 12.17 centimètres de côté pour 2.37 cm d’épaisseur. Il est destiné à ceux qui recherchent la solution PC la plus discrète possible. 

Ceneva P3T

L’objet est d’abord sorti sous Celeron J4115, un processeur entrée de gamme qui proposait un poil plus de performances que ce bon vieux Celeron N4100. Disparu pendant quelques temps, il vient de réapparaitre avec la même référence mais sous Celeron J4125 quadruple coeur cadencé de 2 à 2.7 GHz. Le changement de puce n’apportera pas franchement de grosses performances supplémentaires mais tout de même, quelques capacités de calcul en plus pour un TDP équivalent. C’est la puce qui équipe de nombreux MiniPC comme le MeLE Quieter2 par exemple.

Ceneva P3T

Le gros point fort de ces machines n’est de toutes façons pas le calcul brut mais plutôt le multimédia avec des possibilités de décompression vidéo très complètes et la prise en charge des formats classiques en plus du H.265 et du VP9 jusqu’en UltraHD. De quoi se fabriquer un petit poste multimédia et bureautique qui pourra également dépanner de temps en temps en retouche d’images pour un investissement léger. L’autre bonus étant le faible encombrement de la solution qui se glissera facilement derrière un poste de télé ou au dessus d’un ampli.

Avec 8 Go de mémoire vive LPDDR4, le Cenava P3T nouvelle version offrira un usage de surf et de bureautique confortable. Son stockage de base est faible, 64 Go de eMMC seulement, mais on pourra lui adjoindre un SSD SATA 3.0 au format M.2 2242 au besoin. La machine propose une connectique Wifi5 et Bluetooth 4.2 grâce à une puce Intel 7265 très classique. Elle dispose également d’un port Ethernet Gigabit. Le reste de la connectique comprend quatre ports USB 3.0, une sortie HDMI 21.4, un port VGA, un lecteur de cartes MicroSD, un jack audio combo et un système antivol type Kensington Lock.

Ceneva P3T

Fourni avec une accroche VESA, c’est typiquement le genre de système parfait pour remplacer une vielle machine format tour ne servant plus qu’a faire de la bureautique et ayant bien du mal à lire une simple vidéo en streaming. Suffisante comme poste de travail et de surf, c’est aussi une solution discrète pour un usage multimédia de média center. Compatible Windows et Linux, il est proposé à 192.83€ TTC chez Banggood en importation directe depuis la chine.

CENAVA P3T : le MiniPC ultracompact passe au Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2021.

Pourquoi il y a encore des prises VGA sur les MiniPC ?

16 novembre 2021 à 13:40

A chaque fois qu’une machine est présentée sur le blog et qu’elle propose un port VGA, ou un port série, c’est la même chose. Quelqu’un s’étonne en commentaire de leur présence. Il est vrai que trouver un accessoire équipé de ces ports, que ce soit un affichage ou un outil, est devenu très difficile. Et, pourtant, cela s’explique très simplement.

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Le MSI Pro DP20Z et ses ports VGA et Série

Le marché des MiniPC est assez compliqué. Quand on construit un PC classique, une grande tour ou un ordinateur, on s’adresse à un marché potentiel de dizaines de millions de personnes. Particuliers, PME, grandes entreprises, même si les configurations internes de ces engins peuvent changer, le châssis et les connectiques des machines sont les mêmes. Vous imaginez une machine, un design, et le coût de sa création sera absorbé par des milliers de ventes.

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Le port RS-232 du GPD Micro n’a pas été pour rien dans son succès

Sur le marché des MiniPC, il en est tout autrement. C’est ce qu’on appelle un marché de niche et le nombre de clients potentiels est bien plus faible. On ne voit pas de MiniPC au rayon informatique de la grande distribution. On ne croise pas tous les jours une publicité pour un MiniPC dans la rue. A part pour les machines NUC d’Intel, il y a eu très peu de campagnes de publicité auprès du grand public pour ces solutions. Un moyen qu’a trouvé l’industrie pour compenser ce problème de clientèle a été assez simple, mélanger les cibles potentielles pour les MiniPC. Ces MiniPC existent depuis fort longtemps pour les pros et un jour, certains constructeurs se sont dit qu’il serait intéressant de viser également les particuliers.

Le marché des MiniPC n’est pas né pour vous et moi, il est né pour l’industrie et a dérivé ensuite vers le grand public.

 

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A l’arrière d’un MiniPC classique, on retrouve donc parfois un port série que l’on n’a pas vu sur un PC de particulier depuis plus de 20 ans. Certaines machines ont un port VGA alors que les  écrans commercialisés proposant cette connectique se comptent désormais sur les doigts d’une main. C’est tout simplement parce que certaines de ces solutions visent autant les utilisateurs classiques que les industriels.

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Du côté des particuliers, on trouve tout ce qu’il faut : HDMI, DisplayPort et USB cohabitent avec les prises VGA et Série. Pas de soucis. Mais il existe également des particuliers qui se servent de ports VGA. De nombreux utilisateurs dans de nombreux pays comme la chine, l’inde et ailleurs, ont encore et toujours des solutions d’affichage cathodiques. Des écrans de télé comme des PC qui se servent du bon vieux VGA. Parce qu’un nouvel écran représente des mois et des mois de salaire et qu’il n’y a aucune raison d’en acheter un neuf aujourd’hui, le changement de connectique aurait un coût faramineux. Ces marchés ne sont pas à négliger, ils représentent des millions et des millions de clients potentiels.

Mais c’est également du côté des industriels qu’il faut fouiller. Imaginez une machine outil datant des années 90 ou 2000, je ne parle pas d’une machine classique comme une emboutisseuse ou une grosse imprimante, non je parle de machines industrielles. Celles qui coûtent des fortunes à l’achat. Des CNC, des solutions d’imprimerie ou autres, pilotées par des logiciels sur mesures et connectées à un ordinateur via un écran cathodique. Ces engins qui ont coûté des millions de francs à l’époque et qui coutent encore aujourd’hui de fortes sommes en euros sur le marché de l’occasion, ne disposent pas de ports USB ou Thunderbolt. Pas plus que de HDMI ou de DisplayPort. Elles embarquent un vieux PC 386 ou Pentium pour les plus chères et les plus récentes, une carte mère souvent protégée dans la machine elle même. Mais malgré tout couverte de crasse et de poussière, qui a été changée déjà trois ou quatre fois par le service de maintenance de la marque ou un de ses prestataires.

Qu’est ce que fait ce PC interne ? Pas grand chose pour une machine moderne. Il se servait d’une poignée de MHz et de quelques Mégaoctets de mémoire vive pour faire tourner le logiciel servant de cervelle à ces outils. Sur une machine servant à mouler du plastique, la proportion de matière à injecter, la chaleur à obtenir sur les parois du moule ou la température à atteindre pour la matière première. Dans la vidéo ci dessus, on découvre une gestion proche de celle d’une imprimante 3D aujourd’hui : déplacer des éléments sur 3 axes avec un outil qui tourne sur lui même pour découper de la matière au lieu d’en ajouter…  Ce genre de trucs. Des choses qu’on peut faire aujourd’hui avec un Raspberry Pi ou même un micro contrôleur Arduino mais pilotés alors par un logiciel propriétaire livré avec l’engin.

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L’écran d’origine de la machine ci-dessus en VGA pur et dur

Evidemment, l’écran livré avec votre machine industrielle à besoin d’un port VGA, la machine elle même dialogue avec un port série. Certaines solutions neuves disponibles aujourd’hui sur le marché proposent toujours ces connecteurs pour être compatibles avec des accessoires vendus il y a 30 ou 40 ans. Si les industriels intègrent encore ces ports VGA et HDMI sur des MiniPC aujourd’hui c’est pour cette bonne raison. Parce que ces MiniPC peuvent se loger dans la caisse en tôle du PC d’origine livré avec la machine. Ils sont parfois également fanless car la carte mère qui proposait un 486 à l’époque n’avait pas forcément besoin d’être ventilée et était même coincée dans un boitier assez étouffant.

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Toujours la même CNC Fadal de 1996 restaurée avec un nouvel écran et un nouveau… MiniPC.

Ainsi, ces fabricants peuvent proposer un MiniPC sous Celeron ou Pentium moderne, sous Intel Core ou sous Ryzen d’AMD, et le faire cohabiter avec une découpeuse à eau qui a des milliers et des milliers d’heures de boulot au compteur. Mais également viser le bureau d’un particulier pour en faire une machine bureautique ou le faux plafond d’une PME pour devenir un affichage dynamique. Dans le premier cas, les ports USB seront inutiles comme 95% des MHz et de la mémoire proposés par l’engin. Dans le second, ce sont les ports série et VGA qui apparaitront superflus.

L’autre solution serait de faire un châssis différent1 pour chaque cible, certains constructeurs le font d’ailleurs, mais cela alourdit la note finale puisqu’il faut concevoir deux moules différents et stocker différemment les boitiers. 

Voilà pourquoi à la fin 2021, on trouve toujours des MiniPC avec ces ports VGA et Serie, c’est tout simplement pour que les machines soient moins chères et que leur marché existe. Car elles ne seraient probablement pas très rentables en ne visant qu’un seul des deux publics.

Pourquoi il y a encore des prises VGA sur les MiniPC ? © MiniMachines.net. 2021.

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo

16 novembre 2021 à 16:28

Il s’agit d’un prototype pris en main et filmé par Project-SBC sur Youtube. On découvre un engin en tout point identique à la version Intel mais équipé d’une puce AMD Ryzen.

La première vidéo fait le point entre la version Intel et la version AMD de la console mobile. La grande majorité des éléments sont identiques. Ports – hormis l’absence de Thundeerbolt sur la version AMD évidemment -, écran et contrôleurs sont les mêmes. Un élément qui change vraiment la donne vient d’une plus grande compatibilité avec certains jeux du côté d’AMD du fait de pilotes optimisés pour cela. Un « retard » qu’Intel travaille cependant et il est possible que ces titres qui ne fonctionnent pas aujourd’hui avec les puces Core soient un jour accessibles à la version Tiger Lake.

A noter qu’il s’agit pour beaucoup de titres triple A très gourmands en terme de qualité graphique et parfois pas vraiment adapté à ce format de console. Jouer à un FPS exigeant sur deux mini joysticks n’est pas une bonne idée. D’autant qu’il n’y a pas d’aide à la visée sur les versions PC. Autre souci de ces jeux, leur gourmandise en performances qui ne colle pas forcément très bien avec le côté portable des engins. Pour beaucoup, ces jeux laisseront un fil à la patte de la console.

Le bouton Turbo qui change la fréquence d’horloge sur le processeur Intel modifie également des éléments sur le processeur AMD afin d’augmenter dans les deux cas les performances de la machine.

On note un recours « technique  » au fusil à pompe pour compenser le manque de précision accordé par l’interface de jeu

Cette vidéo de Call of Duty Cold War sur la console est assez impressionnant même si il faut bien se rendre compte des concessions faites par le vidéaste pour arriver à ce résultat. Il s’agit ici de trouver le point le plus juste entre autonomie et performances et cela passe par des sacrifices.

Le premier et le plus important selon moi, est la  définition du jeu. Il est affiché en 1280 x 800 pixels en détails « bas ». C’est peu. Vraiment peu si on considère que l’écran embarqué est un 2560 x 1600 pixels. Et c’est un des problèmes que l’on rencontre de manière récurrente avec ce type d’engin. Les spécifications matérielles sont extraordinaires et proposer un affichage 8.4″ de ce calibre produit vraiment une très belle image avec 358 ppp à l’écran… Mais pour quoi faire ? On ne va pas taper de devoirs ou de code sur la console ? Pas plus que de faire de la retouche d’images ou du montage ? Proposer ces définitions ultra élevées ne sert donc finalement à rien, à part faire joli sur la fiche technique si le joueur doit baisser la définition à ce point. Un élément qui valide totalement la stratégie de Valve de rester cantonné à du 1280 x 800 pixels sur son écran 7″

Si One Netbook envoie des modèles Beta à ce vidéaste, c’est pour la bonne raison de son expertise technique. Il sera à même de trouver les meilleurs réglages techniques pour proposer un équilibrage suivant différents profils. Des meilleures performances en mode « secteur » à des choix techniques pour jouer plus d’une heure trente en mode batterie.

Dernière vidéo, une comparaison de performances entre les versions Intel Core i7-1165G7 et la version AMD Ryzen 7 5700U sur le même jeu Call Of Duty Warzone. L’intérêt de cette vidéo est de montrer l’impact sur les performances des réglages des processeurs. Les variations sont importantes avec des puces qui passent de 14 à 30 watts de TDP sur la solution AMD et de 18 à 28 watts sur la version Intel. L’emploi de technologies d’upscaling dynamique est également exploré.

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Geniatech XPI-S905X : un autre clone du RPi sous SoC Amlogic

17 novembre 2021 à 08:31

La Geniatech XPI-S905X est donc un nouveau clone de la solution Raspberry Pi avec un format identique de 86 x 56 mm et des prix assez doux mais une puce Amlogic au lieu d’une solution signée Broadcom.

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On retrouvera deux choix de SoC avec des Amlogic S905X2 et Amlogic S905X3 disponibles en plusieurs versions. Toutes sont proposées avec pas moins de 2 Go de mémoire vive et une base de stockage de 8 Go de eMMC. L’ensemble de ces éléments sont évidemment soudés aux cartes.

Point intéressant de ces puces Amlogic, et raison qui explique leur choix fréquent au sein de solutions multimédia du type TV-Box, ce sont des brutes en terme de décompression vidéo. Les puces prennent en charge les formats VP9, H.265 HEVC MP-10, AVS2-P2, H.264 AVC HP en 5.1et en UltraHD à 60 images par seconde.

Le SoC S905X2 propose quatre coeurs ARM Cortex-A53 tandis que le S905X3 emploie quatre coeurs Cortex-A55. Les deux utilisent un circuit graphique ARM Mali-G31 MP2 qui propose ces capacités de décompression impressionnantes. Ce qui fait de ces deux solutions de bonnes bases pour vous construire un petit média center maison. 

Les GeniaTech XPI-S905X sont également assez accessibles financièrement, avec des tarifs qui démarrent à 35$ pour la version Amlogic S905X2 sans module wifi. Un second modèle  qui propose Wifi et Bluetooth est annoncé à 5$ de plus… Le modèle Amlogic S905X3 de base est à 37$ et la version complète avec réseau sans fil culmine à 42$.

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La carte  propose une ribambelle de ports exploitables avec une sortie HDMI, trois ports USB 2.0 et un USB 3.0, un micro USB pour l’alimentation, une prise Ethernet Gigabit et un lecteur de cartes MicroSD pour étendre le stockage. La carte propose également les 40 broches habituelles du monde des Raspberry pi avec une compatibilité vers les HAT de cet écosystème. 

A noter que Geniatech proposera aussi, sur commande, des versions différentes de la carte. Il sera ainsi possible d’obtenir des solutions Amlogic S905X4 et même des versions en 1 ou 4 Go de mémoire vive. Toutes seront compatibles avec Android 9.0, seule solution logicielle officiellement livrée par Geniatech. Elles ne devraient pas poser trop de soucis pour faire tourner une des nombreuses distributions Linux compatibles avec cette puce. Du reste, on ne voit pas très bien ce qu’on pourrait faire des 40 connecteurs de la carte si on n’a accès à aucun autre système…

Source : CNX-Software

Geniatech XPI-S905X : un autre clone du RPi sous SoC Amlogic © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm veut répondre à Apple avec de nouveaux SoC pour 2023

17 novembre 2021 à 12:43

C’est la même promesse depuis des lustres, à chaque génération de puces, Qualcomm promet qu’elle est la meilleure et que l’on va enfin avoir des PC sous SoC ARM très performants. A chaque fois, le soufflé retombe au bout de quelques tests. Les machines sous AMD ou Intel présentant des avantages techniques différents mais un niveau de performances sans commune mesure à la fois sous Windows et sous Linux.

Minimachines-11-2021Christiano Amon

La seule différence avec cette annonce faite pour le Qualcomm Investor Day, c’est son calendrier. En général, la marque explique que la génération de SoC qui s’apprête à sortir de ses usines et envahir nos PC est la meilleure et c’est là que la déception se fait sentir, comme un piège à souris, on croit qu’il s’agit d’un bon gros morceau de fromage, on s’approche, et paf, on comprend son erreur en une fraction de seconde. Tellement vite que ceux qui en réchappent ne commettent pas deux fois la même erreur. Que ce soit au niveau des clients ou des fabricants, les machines sous SoC ARM sont regardées avec une envie mélangée de crainte… Et tout le monde passe prudemment autour sans s’arrêter.

Là, le scénario diffère puisque Qualcomm ne promet pas l’arrivée de ces puces pour la génération de machines qui devrait débarquer en Janvier mais pour 2023 ! Une année complète au minimum de recherche et développement supplémentaires pour leur prochaine salve de SoC.

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On ne sait pas encore tous les  détails de ces futures solutions à destination du marché PC mais l’ambition de Qualcomm est de contrer les solutions Apple que sont les M1, M1 Pro et M1 Max. Un travail énorme puisque les solutions d’Apple sont probablement les puces les plus efficientes du marché avec des performances littéralement incroyables en terme d’usage pour les deux dernières venues que sont les M1 Pro et M1 Max. Des performances qui correspondent à la promesse faite par ARM dans sa conception, c’est à dire une débauche de capacités de calcul et de fonctions câblées pour quelques watts de consommation. Croyez moi, la première fois que l’on voit un MacBook Pro faire un rendu UltraHD en filaire sans faire le moindre bruit, on est assez surpris.

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« Qualcomm veut être la plateforme préférée pour les PC pour leur inévitable transition vers  ARM » Christiano Amon, CEO de Qualcomm

 

Qualcomm a donc un Everest à grimper, un Marathon que la marque veut finir au Sprint pendant toute l’année 2002 et qu’elle a probablement commencé dès la sortie des premiers M1. Un petit peu de stéroïdes ont été absorbés cette année avec l’acquisition de Nuvia pour 1.4 milliard de dollars. Nuvia est une société spécialisée dans la conception de puces, fondée par des anciens de nombreuses boites de prestige comme Google, ARM, AMD, Broadcom et… Apple. Un des co fondateurs de Nuvia étant rien d’autre qu’un des architectes en chef des processeurs d’Apple il y a encore quelques années. Aux manettes lors de la transition d’Intel à ARM. On voit pourquoi certains ont cassé leur tirelire.

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Qualcomm indique qu’il va s’appuyer sur les technologies de Nuvia pour ses prochains SoC et commencera à produire quelques échantillions d’ici 9 mois et que les premières machines seront livrées en 2023. Je ne dirais pas que les calendriers prévisionnels actuels sont élastiques mais il va sans dire que ces projections sont optimistes. Il est fort possible, étant donné les pénuries diverses sur les composants, que la situation de 2022 ne permette pas forcément une production sans soucis en 2023. Un changement de calendrier par rapport aux estimations de la marque au moment du rachat de Nuvia. En Mars dernier, le premier SoC ainsi créé devait être disponible pour la seconde moitié de 2022.

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La promesse de performances par watts de Nuvia

Et c’est peut être d’ailleurs là une clé qui explique l’année entière de développement accordée aux équipes de Qualcomm et Nuvia. Le marché est tellement tendu que promettre quelque chose pour 2022 serait illusoire, aucun constructeur ne mettrait en route une chaine de production pour un produit dont on ne sait pas si il intéressera réellement le marché en priorité sur les « valeurs sûres » que sont les PC classiques sous Intel et AMD.

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On ne sait pas exactement quelle sera la recette de Qualcomm pour ces nouvelles puces. Seuls quelques éléments ont été annoncés avec, comme toujours, beaucoup de promesses techniques. L’objectif avoué est de proposer le SoC ayant les meilleures performances et la plus basse consommation de toute l’offre actuelle. Ok, c’est un objectif. Moi je pourrais très bien avoir pour objectif de grimper le Kilimandjaro sur les mains en bermuda par exemple, ça n’engage à rien les objectifs.

Pour parvenir à augmenter ses performances, Qualcomm indique  vouloir s’appuyer sur ses solutions graphiques Adreno qui pourront délivrer des capacités allant de 0.3 TFLOPS pour les engins les moins gourmands comme le tech-a-porter. Et jusqu’à 15 TFLOPS pour des machines de jeu haut de gamme. La marque indique également s’appuyer sur ses autres atouts développés sur le secteur mobile pour rivaliser avec les puces x86 sur le segment PC : modem 5G intégré et fonctions d’Intelligence Artificielle ou de prise en charge de module caméra de très belles définition.

Bref, plein de belles promesses et, comme d’habitude, j’ai envie d’y croire mais je reste un peu apeuré par le gros bout de fromage trop appétissant. J’attendrai sagement qu’un autre aille gouter avant moi et publie ses impressions. Je ne peux que souhaiter que Qualcomm réussisse et nous prouve sa capacité d’adaptation. Si l’acquisition de Nuvia permet à la marque d’optimiser son SoC mais également ses capacités d’émulation x86 sous Windows, on aurait tous à y gagner.

Qualcomm veut répondre à Apple avec de nouveaux SoC pour 2023 © MiniMachines.net. 2021.

Mecool Now KA2 : une TVBox Android avec webcam certifiée Google

17 novembre 2021 à 16:10

Dans son format comme dans ses fonctions, la solution Mecool Now KA2 est très éloignée des TVBox classiques. Si ses entrailles sont habituelles, les services qu’elle promet sont différents.

Le gros point fort de cette solution est la présence en façade d’une webcam grand angle permettant de vous filmer pour un usage de vidéo conférence sous Google Duo. La marque n’insiste pas sur les compétences du capteur embarqué, on sait juste qu’il est 2 mégapixels en FullHD et que son ouverture atteint 100°, ce qui est assez important pour un usage dans un salon. Cette solution est accompagnée par un double microphone et l’idée globale est de proposer des fonctions de dialogue en ligne « de salon ». En posant l’appareil au dessus de son téléviseur, il est prévu pour, on aura la possibilité de dialoguer facilement, en famille, depuis son canapé.

Mecool Now KA2

Le micro comme la camera peuvent être « coupés ». Un système vient obstruer la vision de l’engin et un interrupteur permettra de déconnecter le micro pour être sûr qu’ils ne soient pas utilisés sans votre consentement. Enfin, un système d’alarme sonore et lumineuse viendra signaler les appels entrants et on pourra « décrocher » via la télécommande ou un bouton situé en façade. Je trouve l’idée assez bonne pour un usage très orienté évidemment. Par exemple pour équiper quelqu’un de pas très à l’aise avec la technologie mais qui voudrait pouvoir dialoguer de cette manière avec ses proches. Il pourra ainsi répondre à un appel en utilisant la télécommande facilement. Tout en profitant éventuellement des autres usages de la TV Box.

Mecool Now KA2

Car la Mecool Now KA2 propose également toutes les fonctions d’une TVBox standard, avec même une certification Android et donc la possibilité d’utiliser les services de streaming de Youtube, Disney+, Twitch, Amazon Prime ou Spotify par exemple. On retrouvera donc la possibilité de piloter des applications à la télécommande dont certaines assez inédites sur un format TV-Box comme Tik Tok. Mais d’autres applications et utilisations peuvent être imaginées comme des vidéoconférences sous Zoom par exemple.

Mecool Now KA2

La solution offre enfin une compatibilité avec l’assistant vocal de Google pour piloter des usages domotique ou simplement contrôler menus et recherches. La télécommande, munie d’une touche dédiée et d’un micro permettra également cet usage.

A l’intérieur de l’engin, on découvre des éléments très classiques avec le traditionnel SoC Amlogic S905X4 employé par la marque. De 2 à 4 Go de mémoire vive et de 16 à 64 Go de stockage eMMC. Un module Wifi5 et Bluetooth 4.2 est embarqué en plus d’une prise Ethernet gigabit. Un port USB 3.0 Type-A est également présent sur le côté de l’appareil pour brancher, par exemple, un kit clavier/souris.

Mecool Now KA2

Le travail fait pour rendre la Mecool Now KA2 compatible avec les téléviseurs est intéressant. La solution se positionne au dessus d’un écran à l’aide de béquilles qui viennent bloquer le dispositif. Les prises HDMI et d’alimentation ne sont pas placées vers l’arrière du châssis mais en dessous de telle sorte que l’ensemble peut être placé même sur un téléviseur accroché au mur, sans débattement arrière. Un filetage sous l’engin est également disponible pour le fixer sur un trépied d’appareil photo classique. Ce qui permettra d’orienter au mieux la caméra de la solution suivant ses besoins.

Mecool Now KA2

La Mecool Now KA2 est en vente sur AliExpress pour 139€ TTC environ et sur Geekbuying à 106€ avec le code NNNMINIMACHINES35 depuis leur entrepôt Allemand. Pas forcément la solution la moins chère du marché mais une approche un peu différente des TVBox habituelles.

Merci à Brice pour l’info.

Mecool Now KA2 : une TVBox Android avec webcam certifiée Google © MiniMachines.net. 2021.

Honor MagicBook View 14 : un 14.2″ au format 3:2 bien équipé

18 novembre 2021 à 12:55

Rien d’extravagant dans ce Honor MagicBook View 14, la proposition est sobre et se base sur des composants avant tout choisis pour leur efficacité. Leur productivité. Construit autour d’un Intel Core i7-11390H Tiger Lake, ce 14″ s’emploie à proposer ce que l’on demande à une machine ultramobile tout en se glissant dans la norme Intel EVO.

Honor MagicBook View 14

L’écran du Honor MagicBook View 14 est ainsi un 14.2″, une diagonale inhabituelle qui propose un affichage en 3:2 au lieu du traditionnel 16:9. Un affichage qui profitera d’une haute définition en 2520 x 1680 pixels pour 141 points par pouce. Tactile et multipoints, occupant 90.5% de la surface disponible, l’écran utilise la technologie LPTS pour un affichage présentant un grand angle de vision de 178° mais également une belle luminosité de 400 nits, un contraste de 1000:1 et une colorimétrie 100% sRGB en 90Hz. 

Honor MagicBook View 14

Avec ce format particulier, le 14.2″ est très compact avec 31 cm de large pour 22.66 cm de profondeur et 1.58 cm d’épaisseur, pesant 1.48 Kg il embarque une batterie 3 cellules de 60 Wh qui offrira entre 11 et 15 heures d’utilisation suivant les usages. L’autonomie est un point important de cette offre avec un effort fait sur la recharge rapide. Comme beaucoup d’autres machines récentes, ce Honor MagicBook View 14 profite d’un chargeur USB Type-C Power Delivery qui alimentera l’engin en 65 watts et permettra de recharger la machine à 45% en 30 minutes… Mais aussi et surtout de la regonfler à bloc avec 100% d’autonomie en 1H30 de charge.

A l’intérieur de l’engin, la recette est simple, la marque s’est tournée vers une solution Intel Core i7-11390H unique. Ce processeur Tiger Lake de onzième génération propose 4 coeurs et 8 Threads dans des fréquences allant de 3.4 à 5 GHz avec 12 Mo de mémoire cache. Une solution qui fonctionne sur un TDP de 35 watts et qui propose un circuit graphique interne Intel Xe cadencé jusqu’à 1.4 GHz ave 96 Unités d’Execution. Ce choix, accompagné ici de 16 Go de mémoire vive LPDDR4x permettra de venir à bout de la très très grande majorité des usages sous  le système Windows 11 livré avec la machine. Le stockage est confié à une solution SSD PCIe NVMe classique. Cet ensemble est suffisant pour tous les emplois d’un ultraportable : on pourra écrire, surfer, coder, jouer, retoucher des photos et même effectuer des montages vidéos sur cette machine. Suivant les usages, il sera peut être plus pertinent de l’utiliser en mode sédentaire pour étendre son affichage ou effectuer des calculs longs, je pense ici bien évidemment à la vidéo, mais pour avoir testé un engin muni du même profile de processeur, mémoire et stockage sous DaVinci Resolve et lancé des montages en UltraHD et des jeux 3D récents avec, j’ai été surpris par la souplesse et la performance de cette « petite puce » en 35 watts seulement.

Honor MagicBook View 14

La marque indique un refroidissement très travaillé avec un système de caloducs et d’ailettes permettant de refroidir l’engin sans générer trop de bruit. Une moyenne est ainsi indiquée à 22 dB(A). A noter qu’un mode « performance » poussant le processeur à 45 watts de TDP peut être activé avec un simple appel de clavier mais uniquement en mode sédentaire, quand l’ensemble est alimenté par le secteur.

Honor MagicBook View 14

Le reste de la machine est assez complet, le Honor MagicBook View 14 propose une solution de webcam cassez originale. Située au dessus de l’écran, il s’agit d’un double capteur qui a l’avantage de proposer une solution plus haut de gamme en terme de qualité d’image que les intégrations habituelles. Avec un grand angle de 90° et surtout une capture 5 mégapixels, cette solution proposera bien mieux que le classique « HD » encore massivement employé par les constructeurs.

Honor MagicBook View 14

Compatible avec la reconnaissance visuelle de Windows, elle permettra de déverrouiller la machine facilement. Le clavier est de type chiclet, de pleine taille, il propose un rétro éclairage avec une course de touche de 1.5 mm traitées de manière à proposer une surface légèrement concave. La pavé tactile est large et profond et l’ensemble profite de l’espace supplémentaire lié au choix d’un affichage 3:2. Un format qui offre des proportions plus importantes en profondeur. Le Honor MagicBook View 14 propose par ailleurs un lecteur d’empreintes digitales piloté par Windows Hello.

Honor MagicBook View 14 Honor MagicBook View 14

La connectique est assez complète avec deux ports USB Type-C permettant chacun de recharger la machine. Le premier est en USB 3.2 Gen1 et le second en Thunderbolt 4.0 Une prise HDMI, un port USB 3.2 Gen1 Type-A et un port jack audio combo complètent cette offre. La connexion se fera donc soit en Ethernet avec un hub USB, soit en utilisant le module Wifi6 et Bluetooth 5.1 intégré. A noter que la machine propose également un capteur NFC hautes performances.

Honor MagicBook View 14

La partie audio est confiée à un ensemble de quatre haut-parleurs situés pour une paire autour du clavier pour un rendu sonore à la fois plus ample et enveloppant. Avec un gestionnaire d’effets sonores et des profils, il sera possible d’adapter le son en temps réel suivant vos usages. Quatre microphones sont également disposés sur le châssis pour piloter des assistants vocaux et assurer des services de vidéoconférence.

Honor MagicBook View 14

Bref, le Honor MagicBook View 14 est un ordinateur compact et complet, avec une proposition d’affichage 3:2 encore trop rare sur le marché. Il est proposé à 1499.90€ directement sur le site du constructeur. Petit « détail » intéressant, l’engin est livré avec un smartphone Honor 50 en version 8 Go / 256 Go totalement offert. Un duo intéressant pour quelqu’un qui cherche à se re-équiper pour cette fin d’année.

Honor MagicBook View 14 : un 14.2″ au format 3:2 bien équipé © MiniMachines.net. 2021.

Shuttle XPC DL20N : un MiniPC Fanless sous Intel Jasper Lake

18 novembre 2021 à 14:10

On retrouve donc sur ce Shuttle XPC DL20N le même boitier que les DX30 de la marque. La cible reste la même, des professionnels à la recherche de solutions efficaces et peu gourmandes pouvant tourner sans relâche 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Shuttle XPC DL20N

Le passage à une gamme Jasper Lake est logique et les différentes versions du Shuttle XPC DL20N ne cherchent pas vraiment à piocher dans l’argumentaire classique de la performance brute. Ils se contentent de puces sobres et efficaces. On retrouve ainsi les Celeron N4505 et Pentium Silver N6005 qui fonctionnent en 10 watts de TDP pour des performances sur l’entrée de gamme des propositions d’Intel.

Ce qui ne veut pas dire que ces Shuttle XPC DL20N ne seront pas capables de grandes choses. Le circuit graphique Intel UHD de onzième génération qu’ils embarquent leur permettra de piloter des affichages ultraHD pour quelques watts de dépensé, ce qui peut être un excellent choix pour un affichage numérique, par exemple. Le fait que les engins proposent une connectique très orientée vers le marché industriel éclaire également sur les cibles de ces engins.

Shuttle XPC DL20N

A l’intérieur, on pourra intégrer jusqu’à 16 Go de mémoire vive DDR4-2933 sur deux slots SoDIMM classiques. Le stockage sera confié à un M.2 2280 PCIe NVMe X2 ainsi qu’à un port SATA 3.0 pour la baie 2.5″ intégrée.

Shuttle XPC DL20N

En façade, on retrouve deux ports jack audio 3.5 mm, un lecteur de cartes SDXC et deux ports USB 3.2 Gen 2 type-A mais c’est surtout la partie arrière qui révèle les capacités particulières de l’engin. On découvre ainsi deux autres port USB 3.2 Gen1, deux USB 2.0, une sortie HDMI et un DisplayPort pour l’affichage. Un port Ethernet Gigabit pour la partie réseau mais également deux ports série (RS232 pour le premier et RS232/RS422/RS485 pour le second) ainsi qu’un port VGA pour des usages plus industriels de la machine. Le petit port carré  à gauche permettra de déporter le bouton de démarrage de l’engin.

Le Shuttle Slim DL20N ne change donc pas de format mais fait évoluer sa connectique. Le VGA est revenu sur ce modèle au détriment de la prise PS/2 du précédent. On note également une grosse évolution de l’offre USB. L’alimentation est toujours assurée par une solution externe en 19 volts et 40 watts. Pas de version Wifi par défaut, mais la possibilité de monter une carte M.2, au besoin, en option ou de choisir une solution 4G.

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Les entrailles d’un Shuttle DX30, probablement identiques à ce modèle. Source : Akiba-PC

Toujours compatibles avec une accroche VESA, les machines proposent également des accroches DIN, sur rack 19″ ou sur pied. Elles disposent également de deux solutions de fixation Kensington Lock. Elles offrent toutes les fonctions de gestion autonome habituelles comme le Wake-On-Lan, le redémarrage après panne de courant et un fonctionnement sans interruption. Le châssis mesure 190 × 165 × 43 mm pour 1.95 kg. Comptez 277€ pour la version Celeron et 377 HT pour le modèle Pentium.

 

Shuttle XPC DL20N : un MiniPC Fanless sous Intel Jasper Lake © MiniMachines.net. 2021.

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