Vue normale

Honda NSX Tensei, renaissance italienne

23 avril 2026 à 07:18
Honda NSX Tensei Pininfarina

Annoncée depuis plusieurs mois, avec quelques esquisses à l’appui, la NSX revue par Pininfarina et JAS Motorsport fait ses débuts à Milan, dans le cadre de la Design Week

La NSX est aujourd’hui une icône qui inspire jusqu’au carrossiers transalpins. Après Ital Design qui réinterpréte la deuxième génération de la Supercar de Honda, c’est au tour de Pininfarina de resto-modifier la première NSX. Née en 1990, la NSX « NA » a été produite a moins de 20000 exemplaires. De par sa fabrication rigoureuse, sa technologie de pointe et sa présentation raffinée, elle a marqué l’univers des Supercar. C’est aujourd’hui un modèle de collection recherché. 

Renaissance à Turin et à Milan

 JAS, implanté à Milan, est un partenaire historique de Honda en compétition depuis 1998. De son côté, Pininfarina entretien des relations privilégiées avec Honda depuis le début des années 1980. Le concept  HP-X de 1984 fait partie de l’histoire de la NSX. Cette Tensei, pour « renaissance » en japonais, dessinée par Pininfarina pour JAS apparait comme un aboutissement logique. 

Élaborée sur la base d’une NSX de série, la nouvelle venue abandonne la carrosserie en aluminium pour de la fibre de carbone. Les lignes musclées n’empêchent pas la berlinette de conserver sa finesse. On pense à la Ferrari 288 GTO et à sa filiation avec la 308 GTB du même Pininfarina. La NSX conserve ses signes distinctifs: phares escamotables, poignées à l’angle des portes ou encore ensemble feux arrière et aileron. L’empattement est légèrement accru, l’intérieur revu et les trains roulants pensés par JAS. L’ensemble mécanique est fidèle à l’origine, avec une boite manuelle à 6 rapports et  V6 atmosphérique. JAS et Pininfarina envisagent une production limitée de cette Supercar qui sera également à l’honneur le week-end prochain durant la 15e édition du Grand Prix de Monaco Historique. Dans tous les cas, il s’agit d’une maquette au 1/5, en attendant une présentation grandeur nature. 

Via Pininfarina et JAS

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Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

7 avril 2026 à 09:36
Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

L’univers des supercars de collection vient d’être secoué par une découverte exceptionnelle. Une Bugatti EB110 Super Sport de 1995 a mystérieusement refait surface en 2019 après avoir disparu des radars pendant 24 longues années. Le plus surprenant ? Cette hypercar légendaire affiche seulement 413 miles au compteur, soit environ 665 kilomètres, un kilométrage dérisoire qui défie l’entendement pour un véhicule de cet âge.

Cette réapparition spectaculaire s’apparente à la découverte d’un trésor automobile. La Bugatti EB110, produite entre 1991 et 1995, représente l’une des dernières créations de l’ère Bugatti originelle avant que Volkswagen ne reprenne la marque. Avec seulement 139 exemplaires produits toutes versions confondues, chaque EB110 constitue déjà une pièce de collection extraordinaire. Mais celle-ci transcende toutes les attentes.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

Un joyau technologique des années 90 retrouvé intact

La Bugatti EB110 Super Sport représentait le summum de la technologie automobile au milieu des années 90. Développée sous la direction de Romano Artioli, cette hypercar embarquait un moteur V12 de 3,5 litres suralimenté par quatre turbocompresseurs, délivrant une puissance phénoménale de 611 chevaux. Cette configuration technique révolutionnaire permettait à l’EB110 Super Sport d’atteindre une vitesse maximale de 351 km/h, faisant d’elle l’une des voitures les plus rapides de son époque.

Le châssis en fibre de carbone de l’EB110, une innovation pour l’époque, contribuait à maintenir le poids total à seulement 1 618 kilogrammes malgré la transmission intégrale permanente. Cette prouesse technique permettait des performances stupéfiantes : 0 à 100 km/h en 3,2 secondes, des chiffres qui restent impressionnants même selon les standards actuels.

L’exemplaire retrouvé conserve toutes ses spécifications d’origine, y compris son intérieur en cuir de qualité supérieure et ses équipements de série particulièrement luxueux pour l’époque. Les sièges sport, le tableau de bord en fibre de carbone apparent et les finitions artisanales témoignent du savoir-faire italien qui caractérisait la production de Campogalliano.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

Un mystère de 24 ans enfin élucidé

L’histoire de cette Bugatti EB110 Super Sport ressemble à un roman d’aventures automobiles. Produite en 1995, soit l’année de la faillite de Bugatti Automobili SpA, cette voiture a mystérieusement disparu de la circulation peu après sa sortie d’usine. Pendant 24 années consécutives, aucune trace de ce véhicule n’a pu être retrouvée dans les registres officiels ou les bases de données spécialisées.

Les circonstances exactes de cette disparition prolongée demeurent floues, mais plusieurs hypothèses circulent parmi les experts. Certains évoquent un stockage dans un garage privé par un collectionneur discret, d’autres suggèrent une acquisition par un investisseur qui aurait choisi de préserver le véhicule comme un placement à long terme. La réalité pourrait être plus prosaïque : un propriétaire passionné mais peu rouleur qui aurait simplement conservé sa Bugatti dans des conditions optimales.

Ce qui frappe les spécialistes, c’est l’état de conservation exceptionnel du véhicule. Après plus de deux décennies, la carrosserie, les éléments mécaniques et l’habitacle présentent un niveau de préservation remarquable. Cette conservation parfaite suggère un stockage dans des conditions contrôlées, à l’abri de l’humidité et des variations de température.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

La réapparition en 2019 s’est faite de manière inattendue, probablement suite à une succession ou à la décision du propriétaire de se séparer de sa collection. Les premiers experts qui ont examiné le véhicule ont été stupéfaits par son état, certains déclarant n’avoir jamais vu d’EB110 dans une condition aussi parfaite.

Une opportunité unique sur le marché des enchères

Mecum Auctions, l’une des maisons de ventes aux enchères automobiles les plus prestigieuses au monde, a eu l’honneur de proposer cette pièce d’exception lors de sa vente de mai 2024. Cette sélection par Mecum confirme le statut extraordinaire de cet exemplaire dans l’univers des supercars de collection.

Le marché des Bugatti EB110 a connu une évolution spectaculaire ces dernières années. Si les premiers exemplaires se négociaient autour de 500 000 euros au début des années 2000, les prix ont littéralement explosé avec la renaissance de la marque sous l’égide de Volkswagen. Aujourd’hui, une EB110 en bon état peut facilement dépasser le million d’euros, et les versions Super Sport atteignent régulièrement des sommets entre 1,5 et 2,5 millions d’euros.

Cette appréciation s’explique par plusieurs facteurs convergents. D’abord, la rareté extrême : avec seulement 31 exemplaires de Super Sport produits, chaque voiture disponible suscite une concurrence féroce entre collectionneurs. Ensuite, la reconnaissance croissante de l’EB110 comme précurseur des hypercars modernes, notamment de la Veyron qui lui succédera une décennie plus tard.

L’exemplaire proposé par Mecum présente des atouts supplémentaires considérables. Son kilométrage exceptionnellement faible le place dans une catégorie à part, même parmi les EB110 les mieux préservées. Les experts estiment qu’il pourrait établir un nouveau record pour le modèle, dépassant potentiellement les 3 millions d’euros compte tenu de son caractère unique.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

Les collectionneurs les plus fortunés voient dans cette Bugatti bien plus qu’un simple véhicile de collection. Elle représente un témoin authentique de l’histoire automobile, une capsule temporelle qui a traversé près de trois décennies sans altération. Pour les passionnés de la marque Bugatti, posséder cet exemplaire équivaut à détenir un morceau de l’âme même de la manufacture italienne.

Au-delà de sa valeur financière, cette EB110 Super Sport incarne l’esprit visionnaire des années 90, une époque où les constructeurs repoussaient les limites techniques sans les contraintes réglementaires actuelles. Son moteur suralimenté par les quatre turbocompresseurs de marque Ishikawajima-Harima, sa transmission manuelle et son caractère brut en font un objet de désir ultime pour les puristes de l’automobile.

Cette découverte rappelle que le monde des supercars de collection recèle encore des trésors cachés. Dans des garages privés, des entrepôts oubliés ou des collections secrètes, d’autres merveilles automobiles attendent peut-être leur heure pour refaire surface et éblouir à nouveau les passionnés du monde entier.

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Rencontre au Centre de Design d’Opel

3 avril 2026 à 16:02

Le centre de design d’Opel, à Rüsselsheim, n’est pas un lieu où l’on arrive par hasard. C’est ici que prennent forme les silhouettes des futures Opel, à quelques kilomètres seulement du siège historique de la marque. Nous nous y sommes rendus pour rencontrer Gilles Vidal et Mark Adams. Avant même la rencontre, le décor donne une idée assez précise de la manière dont le design se décide.

Mark Adams et Gilles Vidal nous reçoivent en personne

On nous fait patienter dans une salle de réunion presque entièrement blanche. Les murs, la grande table au centre, jusqu’au plateau posé dessus : tout semble avoir été pensé pour éliminer la moindre distraction. Au-dessus, un puits de lumière éclaire directement la surface. Difficile de ne pas imaginer des designers venant y déposer une maquette ou quelques planches de croquis, sous ce faisceau très net, pour défendre leur proposition face à la direction du style. La pièce n’a pas de fenêtre. Ici, toute l’attention est censée converger vers l’objet posé au milieu. Nous attendons Mark Adams et Gilles Vidal.

Le premier est vice-président du design d’Opel et Vauxhall chez Stellantis. Britannique, il pilote depuis plusieurs années l’identité visuelle de la marque allemande et a notamment accompagné l’émergence de la signature stylistique du « Vizor », devenue l’un des éléments les plus reconnaissables des Opel récentes. Gilles Vidal, lui, occupe désormais une fonction plus transversale : directeur du design pour les marques européennes de Stellantis. Ancien patron du design Peugeot, période durant laquelle il a profondément renouvelé l’image de la marque, il supervise aujourd’hui l’évolution stylistique d’un ensemble beaucoup plus large.

Conversation quasi informelle

La porte finit par s’ouvrir. Les deux hommes apparaissent ensemble, sourire aux lèvres. Mark Adams, chevelure grisonnante et costume sombre, dégage une forme de calme très britannique. À ses côtés, Gilles Vidal affiche un style un peu plus décontracté, dans une tenue casual qui tranche légèrement avec la sobriété de la pièce. Les salutations sont rapides, cordiales. Très vite, ils nous proposent de les suivre. Nous quittons la salle blanche pour emprunter quelques couloirs du centre de design avant d’entrer dans un petit auditorium.

C’est là que la conversation doit avoir lieu. Mais plutôt que de s’installer dans les rangées, nous prenons place directement sur scène. Entre eux et nous, une table basse, avec des modèles miniatures et des livres consacrés à la marque. Dans cet auditorium vide, avec seulement nos interlocuteurs et quelques membres des équipes Opel, l’atmosphère est calme. La rencontre a l’air presque fortuite, quasiment informelle. On pourrait dérouler un plan autour du langage de design qui accompagne le lancement de l’Astra restylée. Mais l’ambiance décontractée de l’entretien nous invite plutôt à discuter du présent et du futur du design chez Opel, avec les outils d’aujourd’hui, dans un contexte qui a beaucoup évolué.

Le design comme première raison d’achat

La discussion peut commencer. Et, très vite, elle prend le ton d’une conversation presque informelle sur ce qui façonne aujourd’hui le design des marques européennes de Stellantis. Dans une courte introduction, les deux hommes nous expliquent que le design est devenu à la fois une science et une forme d’art. En Europe, c’est la première raison d’achat, précisent-ils, bien avant les performances, l’aménagement intérieur et les équipements. On ne le prend pas pour nous, mais il faut bien avouer que parfois, une voiture connaît un succès inattendu, alors que l’on a pointé chez elle des défauts qui nous semblaient majeurs.

Ils admettent qu’aujourd’hui, les départements de design des constructeurs sont très bons, peu importe l’identité des marques, qu’elles soient coréennes, japonaises, chinoises ou américaines. Il n’est désormais plus suffisant de simplement faire de bonnes voitures, selon eux. Toutefois, Gilles Vidal indique que lorsqu’il s’agit d’une marque française ou italienne, il sait à quel point il peut jouer avec des propositions créatives. Il entend par là que pour une marque allemande comme Opel, c’est un peu plus compliqué. Avec Mark, ils disent vouloir une exécution allemande dans le design, une certaine perfection et puissance. Le Britannique s’est donc penché sur une icône, un showcar comme le GT Concept.

Du concept à un modèle de série

Quand nous regardons cette icône face au Mokka, on ne comprend pas forcément au premier coup d’œil le lien entre les deux voitures, car des époques les séparent, des langages de design les éloignent. Pourtant, selon le designer anglais, c’est un excellent exemple de ce qu’il cherche à nous expliquer. Il nous confie qu’il ne décide pas de ce qui sera une icône. Tout est dans l’intention, dans les idées, dans les formes. Alors, comme souvent avec les designers, on ne comprend pas toujours l’expression parfois très conceptuelle de leurs idées. On en déduit qu’ils conçoivent chaque modèle comme une icône, une voiture à part, et que l’histoire fait le reste. Adams nous montre alors une forme sur le concept, puis directement sur le Mokka, révélant qu’on retrouve ce trait de crayon distinctif sur le SUV. L’un date de 2016, l’autre de 2020. Le premier a tout de même eu de l’influence sur le second.

Il évoque ensuite comment on passe des idées mises sur un concept-car à leur transposition sur un modèle de série, sans perdre au passage le côté iconique. Là encore, on a parfois le sentiment qu’il faut être dans leur tête pour comprendre où ils veulent en venir. Il parle de l’interprétation moderne d’un élément de design, qu’il faut améliorer pour en faire quelque chose d’émotionnel pour la marque. Il faut donc garder à l’esprit ce que l’on voit sur les concept-cars d’aujourd’hui et observer comment cela sera traduit sur les nouveautés. Par exemple, pour ce qu’il y a de plus visible, on a facilement fait le lien entre le concept Vizor et le masque noir en vigueur aujourd’hui sur l’avant de toutes les Opel.

L’IA face à l’inspiration

On bascule sur l’intervention de l’IA dans l’industrie, dans leur département en particulier. Les deux hommes comparent d’abord leurs vitesses d’exécution respectives. L’IA arrive avec une rapidité fulgurante, alors que l’automobile avance à son propre rythme. Ils développent des voitures plus rapidement aujourd’hui, mais cela reste lent par rapport à ce type de technologie. Il y a plusieurs temps dans le design, pour chaque modèle. À chaque remplacement, il y a une petite révolution dans la philosophie, la stratégie globale de la voiture, et tout cela doit se mettre en place. Ils ont bien essayé des outils, et certains d’entre eux sont impressionnants. Leurs équipes s’amusent avec. Cela permet d’aller plus vite pour certaines comparaisons et applications, mais cela ne remplace pas leur travail.

Avant de jeter un œil au musée où ils gardent leurs petits trésors, on leur demande s’ils puisent certaines de leurs inspirations et idées dans la vie de tous les jours. Les deux nous répondent qu’elle est partout, tout le temps, dans tous les objets, dans toutes les scènes. On sourit quand Mark Adams confie avoir eu une idée alors qu’il était sur la plage avec sa femme. Ce n’est pas quelque chose qui peut être théorisé, selon eux, et la façon dont cela se traduit n’est pas simple. C’est plutôt un mouvement, un ressenti, pas une science précise que l’on peut expliquer. Ce n’est pas juste un objet, précise Mark. Il voit des couches, des matériaux, des formes. À la maison, il lui arrive de dessiner d’autres choses et d’écrire aux concepteurs de l’objet en question en leur envoyant son dessin.

La Corsa de Gilles Vidal et le Musée Opel

Gilles Vidal nous apprend que son grand-père et son père tenaient un garage Opel, et qu’il a été frappé par la Calibra en tant que modèle iconique, la Ferrari d’Opel, dit-il en esquissant un sourire. Il a grandi au milieu des Opel et des pièces détachées, ce qui lui confère un lien particulier avec la marque. Sa première voiture fut donc évidemment une Opel, une Corsa de 1982. Une joie nostalgique anime son visage quand il évoque cette voiture, sa boîte à 4 vitesses, son moteur 1.0, son poids léger. Étudiant, il avait réussi à caser toutes ses affaires à l’arrière et en garde évidemment un souvenir particulier. « J’aime Opel ! », conclut-il.

Nous plongeons le temps d’un petit quart d’heure au cœur du musée « Opel Classic », guidés par son gardien des lieux, Leif Rohwedder. Pour ce qui roule, on remonte aux origines, c’est-à-dire les vélos. Au départ, Opel fabriquait d’abord des machines à coudre. Pour la petite histoire, Adam Opel était déjà décédé quand l’entreprise a commencé à faire des voitures, en 1899. La marque a donc, sans que cela saute aux yeux, 125 ans. Plusieurs centaines de voitures se trouvent sous ce toit. On ne va pas les recenser toutes, mais on a adoré notre passage au sous-sol, où sont gardés tous les prototypes et les modèles qui n’ont pas été commercialisés. On regrette notamment d’avoir raté une Tigra cabriolet. Et toutes les Opel de course sont là-bas. Cela nous donne envie d’y retourner…

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Historic Auto 2026 : le salon automobile incontournable en France

3 avril 2026 à 10:41

Il y a un mois, nous arpentions les allées du salon automobile Historic Auto 2026 à Nantes en nous rappelant les éditions précédentes. C’est un salon qui se tient tous les deux ans et en 5 éditions à peine, il a pris une belle ampleur qui en fait le 3e salon historique en France. Et vu sa popularité, il pourrait tailler des croupières aux premiers que sont Retromobile et Epoqu’auto.

La surface pour cette nouvelle édition a été agrandie de 40 % et cela se sent. Les allées sont plus aérées et on voit mieux les modèles. Le salon va de la petite mamie rouillée à de la youngtimer pimpante (ou pas). On y trouve des populaires abordables comme des Voisin, Delahaye et autres véhicules « intouchables ».

C’est un salon automobile familiale et si la surface fera ronchonner les moins patients des petits, il y a de quoi écarquiller les yeux. On avait même un Carver au côté d’un Hummer H1. Cette édition mettait à l’honneur BMW et il y avait quelques beautés bavaroises qui trônaient au milieu du hall.

Le prototype de présentation de MVS / Venturi exposé en l’état

Cette édition du salon Historic Auto était un beau panel représentatif de l’automobile française, européenne et même un peu mondiale. Petite pépite dans un coin du salon, le premier prototype MVS (alias Venturi) était exposé. Il a été retrouvé en juin 2024 un peu par hasard dans un jardin de Loire-Atlantique.

Le prototype était doté d’un moteur de Peugeot 505 turbo et a présenté la marque en 1986 au Trocadéro. Lors du rachat par Gildo Pastor, les prototypes doivent être détruits (pourquoi ?). Ce prototype est récupéré pour servir de projet auto-cross. Pascal Crand rachète alors ce prototype #3 (le #1 a été découpé, le #2 a été reconstruit par un passionné) et a décidé de le stabiliser et de le laisser en l’état.

Le salon a aussi sa part de marchands. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Les miniatures sont sans doute un peu chères, mais c’est la loi de l’offre et de la demande sans doute. Certains comme Asphalt Atipic faisaient leur premier salon et ont été conquis. Dans la foule il y avait des quidams en recherche de nostalgie, des parents voulant montrer une certaine époque à leur progéniture, mais également des collectionneurs anonymes venus prendre contact pour un entretien, un futur achat, ou une restauration.

Dans les nouveautés de 2026, un hall dédié à la moto. Cela allait du Solex à la Moto GP, en passant par des « bitzas » de « foudingues » ! Quant au parking extérieur, il regorgeait comme d’habitude de passionnés venus avec leur voiture de collection jusqu’au salon.

Difficile de faire un tri dans toutes les voitures exposées. On vous propose une modeste sélection d’une centaine de clichés. On ne peut que vous encourager à aller à la 6e édition d’Historic Auto qui aura lieu maintenant en 2028 !

Galerie photos

Note : la 205 T16 n’est pas une 205 T16 😏C’est un proto équipé d’un V6 Nissan, avec une coque façon Peugeot 205 T16.

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Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

23 mars 2026 à 16:20
Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

L’univers des restomods vient de découvrir son nouveau projet le plus audacieux. Audacious Automotive, une entreprise spécialisée dans la transformation de légendes automobiles, s’attaque à l’un des modèles les plus emblématiques d’Audi : l’Ur-Quattro. Mais ce n’est pas n’importe quelle transformation. Cette Quattro va recevoir un traitement radical avec un V8 de 600 chevaux et un kit carrosserie widebody digne des plus grandes compétitions mondiales.

Pour comprendre l’ampleur de ce projet, il faut rappeler que seulement 11 452 exemplaires de l’Ur-Quattro ont été produits entre 1980 et 1991. Transformer l’une de ces raretés pourrait sembler sacrilège pour les puristes, mais le résultat promet d’être spectaculaire. Mac Zaglewski, fondateur d’Audacious Automotive, a une vision claire : créer la Quattro qu’Audi aurait pu développer si la marque avait continué à faire évoluer ce modèle mythique.

Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

Un héritage automobile révolutionnaire transformé

L’Audi Quattro originale a littéralement changé le paysage automobile moderne. Sans cette voiture, Audi ne serait pas la marque que nous connaissons aujourd’hui. Son système de transmission intégrale permanent a prouvé que la traction sur les quatre roues n’était pas réservée aux véhicules tout-terrain, mais pouvait considérablement améliorer les performances et la sécurité des voitures de route.

L’histoire de cette révolution commence avec Jörg Bensinger, ingénieur en châssis chez Audi dans les années 1970. Observant les performances remarquables du Volkswagen Iltis dans la neige grâce à son système quatre roues motrices, il a imaginé adapter cette technologie aux voitures de tourisme. Cette intuition géniale a donné naissance à l’un des systèmes de transmission les plus copiés de l’industrie automobile.

Aujourd’hui, une grande partie des berlines premium et de luxe proposent la transmission intégrale en série ou en option. Mercedes avec son 4MATIC, BMW avec son xDrive, ou encore Subaru avec son système Symmetrical AWD, tous s’inspirent directement de l’héritage Quattro. Le projet d’Audacious Automotive s’inscrit dans cette lignée en poussant le concept encore plus loin.

Le processus de transformation a débuté par un décapage complet de la carrosserie. La voiture a été entièrement démontée et traitée pour éliminer toute trace de corrosion et préparer la surface pour les modifications majeures. Les ailes avant élargies ont été testées et ajustées avec une précision millimétrique, tandis que les passages de roues arrière ont reçu un traitement widebody qui ne dépareillerait pas sur une voiture de rallye mondial.

Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

Un cœur de RS4 pour des performances démesurées

Le choix du moteur constitue l’élément le plus controversé mais aussi le plus excitant de cette transformation. Fini le mythique 5 cylindres turbo de 2,1 litres qui développait 197 chevaux en version européenne (et seulement 160 chevaux aux États-Unis à cause des normes antipollution plus strictes). À la place, Audacious Automotive a opté pour le V8 4,2 litres atmosphérique de l’Audi RS4 B7, une mécanique légendaire qui équipait également la R8 de première génération.

Cette décision ne relève pas du simple désir d’avoir plus de puissance. Mac Zaglewski explique que choisir le 5 cylindres moderne d’une RS3 aurait impliqué d’utiliser le système Haldex, une transmission intégrale à embrayage multidisques très différente du système Torsen original de l’Ur-Quattro. Le Haldex privilégie normalement les roues avant et n’engage les roues arrière qu’en cas de patinage, modifiant complètement le comportement routier caractéristique de la Quattro.

Le V8 de la RS4 B7 permet de conserver une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, élément essentiel pour préserver l’âme de la voiture originale. Dans sa configuration d’origine, ce moteur développait déjà 414 chevaux, soit plus du double de la puissance de l’Ur-Quattro d’origine. Mais Audacious Automotive ne s’arrête pas là.

L’objectif affiché est d’atteindre 600 chevaux grâce à l’ajout d’un compresseur volumétrique et à une reprogrammation complète de la gestion moteur. Cette puissance pharaonique transformera complètement le caractère de la voiture, la propulsant dans une autre dimension de performances. Pour donner une idée de l’évolution, la version la plus puissante de l’Ur-Quattro, équipée du 5 cylindres 20 soupapes, ne développait que 220 chevaux.

Un projet qui divise mais fascine la communauté automobile

Ce type de projet soulève inévitablement des débats passionnés dans la communauté des amateurs d’automobiles classiques. D’un côté, les puristes considèrent qu’une Ur-Quattro authentique devrait être préservée dans son état d’origine, surtout compte tenu de sa rareté. Avec moins de 12 000 exemplaires produits, chaque voiture sacrifiée pour un restomod représente une perte irréversible du patrimoine automobile.

De l’autre côté, les partisans de ce projet soutiennent qu’il s’agit d’une évolution naturelle qui honore l’esprit pionnier d’Audi. La marque aux anneaux a toujours été à l’avant-garde de la technologie, et cette Quattro survitaminée incarne parfaitement cette philosophie d’innovation constante. Elle représente ce qu’aurait pu devenir l’Ur-Quattro si Audi avait continué à la développer au lieu de l’abandonner en 1991.

Les modifications esthétiques ne se limitent pas aux élargisseurs d’ailes. L’ensemble de la carrosserie a été repensé pour accueillir des pneumatiques beaucoup plus larges et améliorer l’aérodynamisme à haute vitesse. Les passages de roues sculptés rappellent les voitures de Groupe B qui ont marqué l’âge d’or du rallye dans les années 1980, période où l’Ur-Quattro régnait sur les spéciales.

L’attention portée aux détails techniques est remarquable. Le système de refroidissement a été entièrement repensé pour gérer la chaleur supplémentaire générée par le V8 suralimenté. Les freins ont été dimensionnés en conséquence, avec des disques et des étriers capables de stopper efficacement les 600 chevaux annoncés. La suspension a également été revue pour exploiter au mieux le potentiel de ce nouveau groupe motopropulseur.

Mac Zaglewski et son équipe chez Audacious Automotive travaillent avec la précision d’une équipe de Formule 1. Chaque modification est calculée, testée et validée avant d’être définitivement intégrée. Le résultat final promet d’être un parfait équilibre entre respect de l’héritage et innovation technologique moderne.

Cette Audi Quattro V8 widebody représente bien plus qu’un simple projet de garage. Elle incarne une vision de ce que pourrait être l’automobile de passion demain : respectueuse du passé mais résolument tournée vers l’avenir. Que l’on soit pour ou contre ce type de transformation, impossible de nier l’expertise technique et la passion qui animent ce projet hors norme.

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Motor Passion, festival IN et festival OFF

22 mars 2026 à 10:19
Avignon Motor Passion

Le “in” et le “off” c’est une tradition avignonnaise. Le “in”, c’est le grand spectacle prévu par l’organisation. Le “off”, toutes les attractions qui prennent place autour. Motor Passion s’en inspire pour le meilleur, avec ses expositions couvertes et les milliers de visiteurs en anciennes qui font le spectacle. 

Né au début des années 2000, le salon d’Avignon s’est taillé une place de choix parmi les grands événements du genre.Pour les amateurs de véhicules anciens, la saison des salons c’est celle où l’on roule peu, de novembre à mars. On a coutume de dire qu’Epoquauto à Lyon lance la saison. Puis viennent Retromobile à Paris, Nantes et Reims. Avignon clôt la saison et annonce les beaux jours. Et lance aussi certaines tendances. Ainsi le Parking réservé aux visiteurs en anciennes est devenu incontournables dans toutes les manifestations. Ici c’est un joyeux mélange. Une 205 GTI d’origine est entourée par des customs des années 1980. Un cabriolet Traction est à côté d’une Aston Martin récente. Un Berliet GLR prend ses aises non loin d’un Piaggio APE. Pas de zones clubs, pas de réservation, c’est ce mélange parfois improbable qui fait le charme de Motor Passion.

Des expositions de connaisseurs

Mais Avignon c’est aussi un parterre d’anciennes choisies avec soins. L’écurie des Trapadelles qui a fêté ses 60 ans l’an dernier fait figure de référence quand il s’agit d’être consulté pour faire un plateau de qualité. Les organisateurs, Camille et Florian Bourges aussi. Ainsi Rolls et Bentley présentes synthétise luxe et performances. Les Simca sportives sont souvent des pièces uniques, tout comme les Formule 2. Des choix qui étonnent les visiteurs et ravisse le collectionneur érudit. Le tout dans une ambiance bon enfant, qui font de ce Motor Passion une fête. Moquette et terre battue font ici bon ménage. Les organisateurs donnent d’ores et déjà rendez-vous aux visiteurs pour la prochaine édition du 26 au 28 mars 2027.

Via Motor Passion

Festival IN

Festival OFF

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Renault 5 à 12 km : jusqu’où peuvent grimper les modèles populaires ?

17 mars 2026 à 11:19

Une Renault 5 TL de 1982 quasiment neuve a largement dépassé son estimation lors d’une vente aux enchères à Paris. Adjugée plus de 64 000 € (frais inclus + TVA), cette citadine interroge sur la valeur des modèles populaires devenus rares. Retour sur une vente marquante.

Une estimation largement dépassée

Le 15 mars 2026, lors d’une vente organisée par la maison Aguttes à l’Espace Champerret à Paris, une Renault 5 TL de 1982 « neuve » a été adjugée 54 131 € hors frais (64 454 € honoraires acheteur et TVA inclus). L’estimation initiale de l’auto oscillait entre 5 000 et 10 000 €.

Cette vente s’inscrivait dans une session réunissant 116 lots, dont les estimations s’étendaient de 1 500 à 850 000 €. Dans ce contexte, cette citadine française ne figurait pas parmi les modèles les plus attendus.

Une “sortie de grange” hors norme

Le véhicule, identifié comme le lot numéro 10, a été découvert en janvier 2026 dans le cadre d’une succession. Il était resté immobilisé pendant 43 ans dans un garage. Selon « Le journal de Saône-et-Loire« , la voiture a été découverte à Laives. La propriétaire l’a achetée en prévision de l’obtention de son permis, qu’elle n’a finalement jamais obtenu. La citadine au losange a été remisée puis « oubliée ».

Cette Renault 5 présente une configuration peu courante, avec une teinte Bleu Schiste Métallisé. Surtout, elle affiche seulement 12 km au compteur.

L’ensemble d’origine est complet : documents, bon de commande, plaques d’immatriculation et double des clés. L’état général correspond à celui d’une sortie d’usine.

Crédit Aguttes

Une rareté qui fait grimper les enchères

Produite à environ 5 millions d’exemplaires entre 1972 et 1984, la Renault 5 est un modèle largement diffusé. Toutefois, un exemplaire dans un tel état de conservation est aujourd’hui exceptionnel.

Cette particularité a contribué à la hausse rapide des enchères. La médiatisation de l’histoire du véhicule, notamment sur les réseaux sociaux, a également suscité l’intérêt. Cela rappelle l’histoire de la Citroën 2CV Charleston avec à peine 39 km. C’était déjà la maison Aguttes qui s’était chargé de la vente à l’encan.

Une valorisation très supérieure au prix d’origine

Le bon de commande d’époque indique un prix d’environ 40 000 francs. Aussi, converti et ajusté à l’inflation, cela correspond à 15 880,11 € actuels.

Avec un prix final de 64 453 €, la valeur de cette Renault 5 se voit multipliée par environ quatre en plus de 40 ans. Un écart qui illustre l’intérêt croissant pour les modèles anciens dans un état proche du neuf.

Notre avis, par leblogauto.com

En général, les voitures populaires ne cotent pas très haut. Fortement produites, il n’y a que quelques exemplaires à l’historique particulier qui peuvent dépasser des sommes « folles » (pour la cote, s’entend). Ici, l’histoire est à la fois belle et triste. Celle d’une voiture qui devait servir, et finalement s’est trouvée remisée dès sa livraison. Une belle endormie qui a visiblement fait tourner les têtes.

Dans la même vente, une Mercedes-Benz 300E Brabus 3.6 n’a atteint « que » 39 160 € hors frais et TVA. Comme quoi une Renault 5 peut battre une Brabus !

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Motor Passion, c’est en Avignon le week-end prochain

15 mars 2026 à 08:09
Motor Passion 2026 en Avignon

A deux pas de la cité des papes et du Mont Ventoux et sur les terres de l’écurie des Trapadelles, Motor Passion est le salon de l’automobile ancienne du sud de la France.

Avec 35000 visiteurs attendus et une surface d’exposition de 80000m2, Motor Passion est un des plus grands événements du genre en France, derrière Epoquauto et Retromobile. Il s’ouvre vendredi 20 mars au parc des expositions de la ville d’Avignon. 

Les anglaises à l’honneur

Ce Motor Passion aura l’accent anglais le week-end prochain. L’exposition centrale est dédiée à Bentley et à Rolls Royce. Une première en Avignon, qui sera complétée par un hall entier réservé aux anglaises d’exception, Jaguar, Lotus et autres Aston Martin. De quoi satisfaire le grand public comme l’amateur. 

Des sportives Simca et des Formule 2

Autre thème de cette édition, les Simca artisanales. Il y a 100 ans, voyait le jour la Safaf (Société anonyme française des automobiles Fiat), précurseur de Simca, filiale française de Fiat-Italie. Le salon rend un hommage original à la marque au travers de toutes les préparations élaborées par Gordini, Abarth, Deho, mais aussi Cg dans les années 1970. De sport il en sera aussi question dans le Hall J qui met en avant la Formule 2. Dans l’ombre de la F1, elle va réveler de nombreux pilotes à l’image de Jacky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni, Mike Hailwood ou encore Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo, Jacques Laffite,  et René Arnoux. De futur champions au volant de Gordini, d’OSCA, de Ferrari de Cooper et de Lotus ou de Matra, de Brabham, de March, ou de Chevron.

On est heureux nationale 7

Le salon qui se déroule au parc des expositions, situé en bordure de la nationale 7, va faire une place particulière à cette route. Un nationale pas comme les autres, qui a toujours eu une place particulière dans l’imagerie populaire. Plus longue route nationale de France, elle relie Paris à Menton. Souvent encombrée, parfois dangereuse, mais aujourd’hui marginalisée par les autoroutes, elle est devenue objet de culte. Le salon lui rend hommage au travers d’une exposition iconographique riche. Le créateur du musée de la N7, ainsi que le dessinateur Thierry Dubois seront présent

A l’image d’autres salons, Avignon accorde un large place aux clubs et à la bourse d’échanges. Le parking visiteur fait aussi référence. Un salon dans le salon. Rendez vous au parc des expositions d’Avignon du 20 au 22 mars prochain

Via Motor Passion

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Historic Auto 2026 : comment Asphalt Atipic a transformé un salon en succès commercial

Par : RG Cars
12 mars 2026 à 09:00

Vous êtes-vous déjà demandé si les salons automobiles faisaient encore recette ? Et si oui, qui et comment se décidait une présence sur un salon ? A l’occasion du salon nantais « qui monte », Historic Auto, nous avons pu rencontrer l’un des exposants : Asphalt Atipic Cars. C’était l’un des stands les plus en vue avec un panel éclectique de véhicules allant de la Mini à une Mustang 69 en passant par une superbe 575 Superamerica rouge.

Le salon, qui se tient tous les deux ans à Nantes, a encore fait le plein en 2026, que ce soit les halls, mais aussi le parking extérieur où on pouvait croiser de la 2CV à des raretés sorties pour l’occasion.

Avant propos

Asphalt Atipic cars est un garage automobile créé en 2019, puis repris en 2024 par Ludovic Lemarchand qui lui donne ce nom . Il propose différents services comme la réparation, recherche de panne, entretien, carrosserie, dépôt-vente, conciergerie, etc.

Nous les avons rencontré lors du salon #historicauto 2026 et avons pris rendez-vous avec eux afin de faire un bilan et comprendre les motivations d’une telle entreprise à se retrouver dans un tel événement. Entretien réaliser par RGcars auprès de Ludovic Lemarchand, gérant et Thibault, conseiller sport et collection 

Question: Pourquoi avoir pris la décision de faire Historicauto ? 

Réponse: Nous avions l’habitude d’aller sur le salon entant que visiteurs, un événement que nous avons vu grandir d’année en année. Un salon qui pour nous est local, dans la région (nous sommes basés aux Sables d’Olonne 85), c’était une opportunité afin de nous faire connaître, nous donner de la visibilité au niveau régional  

Qu’attendiez-vous de ce salon ? 

Cela fait peu de temps réellement que notre activité est en fonctionnement et nous avons la volonté de croitre ! Comme je le disais auparavant, c’est une façon de nous faire connaître, d’être au contact de potentiels clients, de présenter les différents services que nous proposons mais aussi essayer de vendre des véhicules   

Cela fait une semaine que le salon a fermé ses portes, qu’est-ce que vous en retenez ? Que ce soit le avant, pendant et après ?  

On retiendra surtout “l’Intensité” pendant toutes les étapes, que ce soit avant avec la préparation, (lustrage, réglage…) le choix des différents véhicules que nous voulions exposés.

Pendant c’est également intense avec un réveil matinal afin de remettre au propre le stand, refaire briller les véhicules. Le stand n’a pas désempli durant le salon, impliquant l’attention aux visiteurs en leur répondant à leur questionnement quant aux différents services …

Et après, une fois le stand plié, les voitures ramenés au garage, nous avons passé la semaine à répondre au téléphone, recevoir des acheteurs, pour des dépôts vente…

Ce samedi nous allons voir un collectionneur rencontré sur le salon qui nous laisserait sa collection pour entretien, réparation mais aussi vente de certains véhicules. Nous ne nous attendions pas à autant de retours positifs à tous les niveaux 

Y retournerez –vous ? Que changeriez –vous si c’est le cas ? 

Bien sûr !!! Nous sommes déjà en train de nous renseigner pour Rétromobile 2027 ! Donc Historicauto , c’est une évidence ! Par contre au lieu de 100 mètre carré, on partirait sur le double.

D’ailleurs comment avez-vous choisi pour la superficie et le stand ? 

Pour la superficie, réellement au hasard, mais on s’est rendu compte très vite que c’était petit, par rapport au nombre de voitures que nous voulions ramener…

Pour le bar et la structure, nous voulions un stand convivial ! On a donc fait confiance à notre ami de “Formacoupe” qui a compris ce que nous voulions et a sorti ce lieu agréable et avec de la visibilité ! pour les voitures, on a pris que des modèles en vente !

Les 3 Minis qui venaient d’être restaurées (et qui prennent peu de place) puis d’autres véhicules éclectiques et colorés comme la mach 1 bleue, le defender blanc, la 911S jaune et bien sûr la 575 Superamerica rouge.

Et donc, quel bilan? Cela a-t-il répondu à vos attentes ? 

Génial !

On a adoré, une expérience intense des rencontres fabuleuses avec des collectionneurs, des visiteurs …Nous voulions de la visibilité, on l’a obtenue (+100 abonnés sur instagram pendant le weekend), du travail pour 1 an, des ventes (1 Mini et 1 Mustang ) des dépots…

Le seul regret est que le speaker tout comme l’organisation qui ont oublié de venir nous saluer.

[Note de la rédaction : la galerie photo du salon Historic Auto devrait arriver avant ce weekend.]

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Dans les années 90, un carrossier français a transformé la Twingo en voiture de luxe

10 mars 2026 à 08:38

Dans les années 1990, la Renault Twingo était l’une des voitures les plus populaires en Europe. Mais un atelier français a tenté une expérience improbable : transformer la petite citadine en version ultra-luxueuse avec cuir, bois et peinture bicolore. Cette rarissime Twingo Lecoq, produite à moins de 50 exemplaires, vient justement de réapparaître à la vente.

Une transformation signée Carrosserie Lecoq

La transformation a été réalisée par la Carrosserie Lecoq, un atelier français réputé pour la restauration de modèles prestigieux comme des Bugatti Type 57 ou des voitures de collection.

Au milieu des années 1990, l’entreprise décide de revisiter la Twingo avec une approche inattendue : appliquer les codes du luxe classique à une citadine populaire.

La petite Renault reçoit alors une transformation complète :

  • peinture bicolore inspirée des Bugatti des années 30
  • jantes spécifiques
  • habitacle entièrement habillé de cuir
  • inserts en bois verni
  • alcantara sur plusieurs éléments de l’intérieur

Le contraste est frappant : une voiture minimaliste transformée en objet presque aristocratique.

Une Twingo extrêmement rare

Bien qu’elle ait reçu l’approbation de Renault, la Twingo Lecoq n’a jamais été produite en série.

Selon les estimations, moins de 50 exemplaires auraient été fabriqués. Chaque voiture était transformée à la main, ce qui rend aujourd’hui ces modèles particulièrement rares dans le monde des youngtimers.

À l’époque, la transformation coûtait très cher : près des trois quarts du prix d’une Twingo neuve.

Autrement dit, il fallait vraiment vouloir une Twingo pas comme les autres.

Crédit Motors Corner Nice

Un exemplaire avec seulement 45 000 km

Aujourd’hui, un exemplaire numéroté vient d’apparaître chez le spécialiste automobile Motors Corner.

Selon l’annonce :

  • 45 000 km seulement
  • exemplaire numéroté
  • contrôle technique valide
  • intérieur cuir et bois caractéristique

Un kilométrage aussi faible est particulièrement intéressant pour un modèle déjà rare. Seul petit bémol peut-être, c’est une version Easy avec boîte semi-automatique (manuelle sans embrayage).

C’est l’exemplaire N° 8 selon la plaque en laiton gravée.

La Twingo la plus originale jamais créée ?

La Twingo Lecoq reste une curiosité fascinante de l’histoire automobile française.

Elle mélange deux mondes opposés :

  • la voiture populaire des années 90
  • le savoir-faire artisanal des carrossiers de luxe

Résultat : une petite Renault devenue objet de collection improbable.

Et plus de trente ans après la naissance de la Twingo, ce genre de création rappelle à quel point cette citadine iconique a inspiré des projets inattendus. Un bon dans le passé intéressant alors que Renault vient de relancer la Twingo 1 en version moderne et électrique.

Pour environ le même prix, vous prenez la Twingo E-Tech ou la Twingo Lecoq ? L’exemplaire en vente chez Motors Corner est ici.

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474 chevaux et 9000 tr/min : cette Ferrari F355 repousse toutes les limites

26 février 2026 à 10:55
474 chevaux et 9000 tr/min : cette Ferrari F355 repousse toutes les limites

Le marché des restomods de prestige s’enrichit d’une nouvelle pépite qui fait déjà sensation. Après des mois de développement et de tests intensifs, Evoluto Automobili vient d’annoncer l’entrée en production de sa 355 by Evoluto, une Ferrari F355 entièrement repensée qui repousse les limites de l’ingénierie automobile. Cette création britannique promet de redéfinir ce qu’on attend d’un restomod haut de gamme, avec des performances qui dépassent largement celles de la voiture originale de Maranello.

La nouvelle a été officialisée par un communiqué de presse d’Evoluto, confirmant que le prototype final de production a reçu l’approbation technique définitive après avoir complété avec succès tous les tests de validation. Cette étape cruciale marque l’aboutissement d’un processus de développement rigoureux qui place la 355 by Evoluto parmi les restomods les plus aboutis du marché actuel.

474 chevaux et 9000 tr/min : cette Ferrari F355 repousse toutes les limites

Un moteur V8 qui repousse les limites du possible

Au cœur de cette machine d’exception bat un V8 3,5 litres atmosphérique entièrement remanié qui développe 414 chevaux et 370 Nm de couple, avec une zone rouge fixée à 8500 tr/min. Ces chiffres impressionnants représentent une augmentation substantielle par rapport aux 375 chevaux d’origine de la F355 de 1994. Mais Evoluto ne s’arrête pas là et propose également une version encore plus radicale.

Pour les puristes en quête d’sensations ultimes, la firme britannique offre une variante 3,7 litres qui pousse la puissance à 474 chevaux et le couple à 400 Nm, avec une zone rouge vertigineuse de 9000 tr/min. Cette version débridée intègre des arbres à cames à levée extrême, des composants internes renforcés et un système d’alimentation optimisé pour supporter un fonctionnement prolongé à haute vitesse.

Les ingénieurs d’Evoluto ont repensé chaque composant du moteur : nouveaux pistons et bielles pour réduire l’inertie, culasses retravaillées pour améliorer la respiration, et un système d’échappement en acier inoxydable sur mesure qui amplifie la théâtralité sonore. Le résultat est un moteur qui conserve l’âme mécanique des années 90 tout en offrant des performances dignes des supercars modernes.

474 chevaux et 9000 tr/min : cette Ferrari F355 repousse toutes les limites

Un châssis et une suspension entièrement repensés

La transformation ne se limite pas au groupe motopropulseur. Evoluto a procédé à une refonte complète du châssis et des suspensions, élargissant les voies de 77 mm à l’avant et de 66 mm à l’arrière. Cette modification substantielle a nécessité la conception de nouveaux bras de suspension supérieurs et inférieurs, de nouvelles fusées, de nouveaux roulements de roue et de nouvelles biellettes de barre anti-roulis.

Les points d’ancrage critiques ont été repensés pour optimiser la géométrie en fonction des pneumatiques modernes, améliorant ainsi le rayon de frottement et la précision de direction. Cette approche méthodique permet à la 355 by Evoluto de se montrer « significativement plus stable et composée, particulièrement lors des transitions à haute vitesse et dans les virages serrés », selon les termes d’Evoluto.

Le système de freinage a également fait l’objet d’une attention particulière, avec l’installation de disques et étriers Brembo massifs : étriers six pistons à l’avant et quatre pistons à l’arrière. Ces composants de course garantissent une puissance de freinage exceptionnelle, adaptée aux performances accrues du véhicule.

Evoluto s’est associé à R53 Suspension pour développer des amortisseurs sur mesure à réglage triple, permettant un ajustement précis selon les conditions d’utilisation. La direction hydraulique a été conservée mais accélérée, passant de 3,25 tours butée à butée à seulement 2 tours, pour une réactivité accrue sans perdre le feeling mécanique authentique.

474 chevaux et 9000 tr/min : cette Ferrari F355 repousse toutes les limites

Une approche puriste dans un monde numérique

Dans une époque où les écrans envahissent les habitacles, Evoluto fait le choix radical de la purité analogique. L’intérieur de la 355 by Evoluto ne comporte aucun écran numérique, privilégiant les cadrans physiques et les commandes rotatives traditionnelles. Cette philosophie s’inscrit dans une démarche de préservation de l’expérience de conduite authentique des années 90.

Le poste de pilotage fait largement appel à la fibre de carbone et aux éléments métalliques usinés, créant un environnement à la fois moderne et respectueux de l’héritage Ferrari. Le système de climatisation a été modernisé pour offrir un confort contemporain, tandis que près de 90% du câblage électrique a été refait pour améliorer la fiabilité – un point faible notoire des Ferrari de cette époque.

Cette attention aux détails se reflète également dans la réduction de poids considérable : la 355 by Evoluto affiche un poids à sec de 1250 kg, soit environ 100 kg de moins qu’une F355 d’époque. Cette cure d’amaigrissement a été obtenue grâce à l’utilisation extensive de matériaux composites, de roulements de roue plus légers et de transmissions retravaillées.

Le design extérieur, développé en collaboration avec Callum Designs, applique des modifications subtiles mais impactantes à la silhouette déjà magnifique de la F355. Le résultat est une esthétique modernisée qui respecte les proportions originales tout en apportant une dimension contemporaine à cette icône des années 90.

474 chevaux et 9000 tr/min : cette Ferrari F355 repousse toutes les limites

Avant de lancer la production, Evoluto a mené un programme de validation exhaustif. Le prototype final a accumulé plus de 8000 km de tests sur circuit et 16000 km d’essais moteur. Un ultime test d’endurance de 32000 km est programmé pour avril, avant le démarrage de la production en mars 2025. Les premières livraisons clients sont attendues pour le quatrième trimestre de cette année.

Cette Ferrari F355 revisitée s’annonce comme l’un des restomods les plus aboutis du marché, avec seulement 55 exemplaires prévus au tarif de 800000 dollars, hors coût de la voiture donneuse. Un investissement conséquent pour une expérience de conduite unique qui marie le meilleur des années 90 aux technologies modernes, tout en préservant l’âme mécanique qui fait le charme des Ferrari de cette époque légendaire.

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