Vue normale

Soudan: plus de 60 morts dans une attaque contre un centre de santé

© Amr Abdallah Dalsh / REUTERS

Un soldat tchadien inspecte un véhicule circulant entre le Tchad et le Soudan, au milieu du conflit en cours entre les Forces de Soutien Rapide (FSR) et l'Armée soudanaise, au poste frontière de Tine dans l'est du Tchad, le 22 novembre 2025. 

Enquête sur X : Elon Musk qualifie les procureurs français «d’attardés mentaux» après un signalement aux États-Unis

Le multimilliardaire a insulté le parquet de Paris après le signalement de soupçons de manipulation visant à valoriser X et xAI, sur fond de polémique autour de deepfakes générés par son IA Grok.

© BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Elon Musk, ici à Washington en novembre 2025, a proposé en mars 2026 de financer les agents de sécurité aéroportuaire en pleine crise budgétaire aux États-Unis.

Jusqu'à huit mois de prison avec sursis pour le cyberharcèlement d'une enseignante prévoyant une sortie scolaire dans un camp de migrants

Six prévenus, quatre hommes et deux femmes âgés de 53 à 71 ans, étaient jugés vendredi à Paris pour harcèlement moral après avoir participé au lynchage numérique de Sophie Djigo, professeure de philosophie.

© Aerial Mike / stock.adobe.com

Le tribunal a assorti chaque peine d’un stage de sensibilisation au respect des personnes dans l’espace numérique. 

Portugal : vers le retour d'un avis médical obligatoire avant de changer de genre à l’état civil

Trois textes de loi visant à abroger une loi de 2018 qui permet de changer de genre à l’état civil sur simple déclaration, à partir de 16 ans, ont été adoptés vendredi en première lecture par le parlement portugais.

© Pedro Nunes / REUTERS

Le premier ministre portugais Luís Montenegro au parlement à Lisbonne, le 19 février 2026.

Angers : un ex-réfugié soudanais condamné à perpétuité pour un triple meurtre à l’arme blanche en 2022

Al Khawad Al Zine Sulaymane, 36 ans, a été reconnu coupable du meurtre de trois jeunes hommes âgés de 16, 18 et 20 ans dans la nuit du 15 au 16 juillet 2022, sur une esplanade animée d’Angers en bord de Maine.

© Proxima Studio / stock.adobe.com

Un premier procès a eu lieu en octobre 2025 mais il avait été finalement renvoyé.

Mayotte : un homme tué après avoir agressé deux gendarmes avec une arme lors d’un contrôle routier

L’assaillant a été mortellement touché vendredi par les tirs d’un des gendarmes lors d’un contrôle routier à Tsingoni, après avoir blessé un agent.

© Camp's / stock.adobe.com

Un homme a été tué lors d’un contrôle routier à Mayotte vendredi.

Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Keen V... Le concert «Sentinelles d’un soir» réunit des artistes français et des talents issus des armées

Ce vendredi 20 mars à 20 heures aura lieu la troisième édition du concert solidaire à la salle Pleyel. Un évènement exceptionnel organisé par le Gouverneur militaire de Paris et animé par Éric Jean-Jean. L’animateur et le Colonel Frédéric Moutin étaient les invités de «Bienvenue en Île-de-France».

© Concert Sentinelles d'un soir - Ministère des Armées/GMP

«On peut penser que ce sont deux mondes qui ne se côtoient pas beaucoup mais le contact passe très vite et on a beaucoup de choses à partager.» Colonel Frédéric Moutin.

PhotoGIMP pour habiller GIMP comme Photoshop

20 mars 2026 à 13:36

La transition d’un logiciel à un autre est parfois difficile, surtout si vous l’utilisez depuis longtemps. PhotoGIMP propose de se superposer au logiciel GIMP pour vous proposer une reprise de l’interface d’Adobe Photoshop. 

PhotoGIMP sur GIMP 3.0

PhotoGIMP sur GIMP 3.0

Si vous avez été biberonné par Photoshop depuis tout petit, basculer vers une solution alternative peut s’avérer difficile. Très difficile. Les réglages, les fenêtres, les raccourcis sont devenus autant un réflexe mental qu’une mémoire musculaire pour certains. PhotoGIMP propose donc de se superposer au logiciel de retouche GiMP bien connu des libristes pour retrouver ses marques en douceur.

Avec un Adobe qui fait absolument tout pour dégouter l’utilisateur de sa suite de programmes, la transition vers des alternatives est de plus en plus d’actualité. Je vous ai parlé depuis longtemps d’Affinity qui propose des fonctions très proches de celles des programmes d’Adobe. Désormais disponible dans une version totalement gratuite, elle remplace Photoshop, Illustrator et Indesign. 

PhotoGIMP s'installera dans la langue de votre système

PhotoGIMP s’installera dans la langue de votre système

Mais il existe également des programmes libres comme GIMP qui est un des logiciels les plus connus du monde libre pour la retouche d’images. Un des reproches faits à GIMP est un des reproches classiques faits aux logiciels libres. Son interface n’est pas aussi « bien » pensée que sur les logiciels commerciaux. La raison n’est pas étrangère au fait que les produits commerciaux classiques embauchent des designers dont le métier tout entier consiste à améliorer les interfaces proposées. 

Et c’est, en gros, la mission de PhotoGIMP, que je découvre aujourd’hui. L’idée n’est pas de remplacer GIMP mais de proposer une interface « à la Photoshop » par-dessus.  Compatible avec Windows, macOS et bien sûr Linux, ce que l’on peut considérer comme une extension permettra de retrouver un univers connu. Passer de Photoshop à GIMP n’est, en soi, pas un souci mais cela peut poser un problème de productivité. Ce qui est, en général, un gros frein pour toute personne ayant un besoin intensif de son application.

Attention, PhotoGIMP n’est pas parfait

Plusieurs choses sont à prendre en compte avant de basculer. La première est liée à l’omniprésence d’Adobe dans le monde professionnel. Si vous travaillez avec des imprimeurs ou d’autres personnes qui vont reprendre vos fichiers après votre travail, GIMP n’est pas forcément la meilleure solution. Et PhotoGIMP n’y changera rien. Vos fichiers pourraient être mal interprétés, mal reconnus ou pire mal lus et poser de gros problèmes en fin de chaîne. 

Second souci, PhotoGIMP écrasera vos réglages GIMP sans aucun complexe. Il faut donc absolument penser à en faire une sauvegarde avant l’installation puis les récupérer après l’installation. Cela est dû notamment au fait que vous allez retrouver tous vos raccourcis Photoshopiens. Il sera possible de tout reparamétrer ensuite à la main si certains éléments proposés ne vous correspondent pas. L’interface n’est pas du tout figée et il est possible de revenir à l’interface de base de GIMP.

Plus d’infos sur PhotoGIMP ici
Pour télécharger PhotoGIMP cela se passe là
Le site de référence sur le logiciel GIMP

PhotoGIMP pour habiller GIMP comme Photoshop © MiniMachines.net. 2026

ZimaCube 2 : passage de seconde pour le NAS Alder Lake

20 mars 2026 à 12:34

Le ZimaCube 2 est une mise à jour technique d’un NAS que l’on a découvert en 2023. A l’époque, on découvrait la première génération de ces machines équipées de puces Intel N100 présentées sous Kickstarter pour un financement participatif.

ZimaCube 2

ZimaCube 2

En 2023, le ZimaCube 2 revient donc avec assez peu de bouleversements techniques, si ce n’est un changement de processeur pour des puces plus « puissantes ». La puissance n’est pas forcément ce qui est le plus recherché sur ce type d’engin, l’Intel N100 y aurait toujours sa place, sauf qu’il est de plus en plus délicat à trouver. Le remplacer par un Intel N150 serait également possible mais le choix a été porté sur des solutions alternatives.

ZimaCube 2

Ici, il est question d’un Intel Core i3-1215U pour le ZimaCube 2 ce qui n’est pas une révolution technique par rapport au N100 mais cela apporte tout de même son lot d’évolutions. En plus des 4 cœurs Efficients du N100 on retrouve 2 cœurs Performants pour un total de 8 Thrads. Les fréquences sont également en hausse (4.4 contre 3.4 GHz) et le circuit graphique est plus rapide. On passe d’un Intel UHD à 750 MHz avec 24 EU à une solution à 1.1 GHz en 64 EU. Évidemment, la contrepartie se lit sur la dépense énergétique avec un TDP qui passe de 6 watts pour le N100 à 15 watts pour le  Core.

Pour le reste, les éléments annexes évoluent. La mémoire vive démarre désormais à 8 Go de DDR5-4800 extensible à 64 Go quand le précédent modèle était en DDR4 limité à 32 Go. Le plus important vient de la différence de stockage. La puce Core i3-1215U disposant de plus de lignes PCIe, elle offre plus de possibilités à l’engin. La connectique évolue également mais les dimensions ne changent pas.

 

ZimaCube 2 Pro

ZimaCube 2

ZimaCube 2
Creator Pack

Processeur Intel Core i5-1235U
10 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
Intel Core i3-1215U
6 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
Intel Core i5-1235U
10 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
GPU NVIDIA RTX PRO 2000
Mémoire (RAM) 16 Go DDR5 4800 MT/s (8 Go x2)
Max 64 Go
8 Go DDR5 4800 MT/s (8 Go x1)
Max 64 Go
64 Go DDR5 4800 MT/s (32 Go x2)
Max 64 Go
Stockage système 256 Go SSD NVMe 256 Go SSD NVMe 1 To SSD NVMe
Extension PCIe 1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
Ports M.2 4 x M.2 3200 MB/s  4 x M.2 800 MB/s 4 x M.2 3200 MB/s 
Éclairage personnalisable 13 LED RGB 13 LED RGB 13 LED RGB
Emplacements M.2 1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
1 x M.2 supplémentaire
1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
Baies de disques 4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
Réseau 2 x Intel i226 2,5 GbE
1 x Marvell AQC113 10 GbE
2 x Intel i226 2,5 GbE 2 x Intel i226 2,5 GbE
1 x Marvell AQC113 10 GbE
Thunderbolt 4 2 x USB-C arrière 2 x USB-C arrière 2 x USB-C arrière
USB 4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
Compatibilités PCIe Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Autres 1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
Couleur Noir Argent Noir
Dimensions (L x P x H) 240 x 221 x 220 mm 240 x 221 x 220 mm 240 x 221 x 220 mm
Alimentation 19V / 13A / 247W 19V / 13A / 247W 19V / 13A / 247W
Prix 1 122€ HT 1 122€ HT690€ HT 2 158€ HT

Le ZimaCube 2 en profite pour embarquer un nouveau système de refroidissement et fait évoluer sa connectique avec plusieurs ajouts comme du ThunderBolt 4. Un nouveau contrôleur SATA est à bord piloté par le système ZimaOS. On retrouvera évidemment tout l’intérêt de flexibilité de l’engin qui pourra accepter des cartes PCIe externes : de la carte graphique aux extensions de calcul IA en passant par des solutions de stockage supplémentaires. La compatibilité fournie par les puces Intel proposant également d’installer le système d’exploitation de son choix.

ZimaCube 2

Les différents modèles de ZimaBoard sont en précommande pour le moment. La version de base en 8/256 Go est à 690€ HT, auxquels il faudra ajouter 55 $ HT de frais de port. Difficile de savoir le montant global de cette offre. 

ZimaCube : un NAS 6 baies sous Intel N100 sous Kickstarter

ZimaCube 2 : passage de seconde pour le NAS Alder Lake © MiniMachines.net. 2026

Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (?)

20 mars 2026 à 11:43

Le Vidéoprojecteur ETOE E3 Pro est arrivé dans le stock français de Geekbuying. Ce modèle en FullHD proposera un service basique mais complet de projection FullHD avec le gros avantage d’une certification Google TV.

ETOE E3 Pro - code promo

ETOE E3 Pro

Les caractéristiques sont classiques mais, au vu du prix très bas de la solution, le ETOE E3 Pro n’a pas à rougir de ses performances. On est bien sur du FullHD avec la possibilité de lire des contenus UltraHD. Le projecteur sait proposer une image confortable de 40 à 100 pouces de diagonale avec 600 lumens ANSI de luminosité. 

ETOE E3 Pro

La mise au point de l’image comme la correction trapézoïdale sont automatiques ou réglables à la télécommande. Une fonction de zoom numérique permettra de réduire l’écran de moitié ou, au contraire, de l’agrandir à 100%. Les sources d’affichage peuvent être du streaming classique depuis un Android en Français avec une prise en charge des mastodontes du secteur : Netflix, HBO, Disney+, Prime Vidéo, Arte, Canal+, Molotov, Youtube. Tout ce qui passe par une certification Google pourra être projeté sur le ETOE E3 Pro au travers de son système Android.

Il sera également possible de streamer des contenus locaux avec le module Wi-Fi5 de l’appareil ou  de lui pousser des vidéos avec sa fonction Chromecast intégrée. Enfin, si ses 8 Go de stockage ne sont pas énormes compte tenu de la présence du système embarqué dessus, l’appareil propose une prise USB pour lire des films depuis une clé USB.  Une entrée HDMI permettra enfin de lui ajouter une source externe comme un MiniPC ou autre FireTV.

Pour la gestion du son, la sortie audio jack pourra permettre de connecter des enceintes externes si on ne veut pas utiliser les enceintes 2 x10W en interne. Une connexion Bluetooth vers des enceintes sans fil sera également possible. Dernier point technique, la prise Jack audio est également une entrée A/V classique qui permettra de produire un signal depuis certains appareils. Je pense notamment à toute une génération de caméscopes familiaux qui proposaient ce format.

La télécommande propose un contrôle complet de l’appareil ainsi qu’un pilotage à la voix sous Android. Bluetooth, elle permet de ne pas avoir a viser l’appareil pour le piloter ce qui correspond bien à un usage de projection derrière les utilisateurs.

Le ETOE E3 Pro est un vidéoprojecteur simple pour des usages simples

Le ETOE E3 Pro est un petit vidéoprojecteur facile a déplacer et à utiliser, de préférence en soirée ou rideaux tirés. Parfait pour des projections streaming classiques ou pour piloter des films sur une clé USB. Très bien pour une soirée en famille, pour regarder un match tranquille dans une autre pièce, un film dans sa chambre ou un dessin animé un dimanche trop pluvieux. Il a également l’avantage d’une optique scellée qui évite un encrassement des composants de projections interne. 

Geekbuying stocke le ETOE E3 Pro en France désormais pour une livraison sous une semaine. Le vidéoprojecteur est proposé à 159€ mais baisse à 129€ avec le code NNNFRE3.

Voir l’offre sur Geekbuying

Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (🍮) © MiniMachines.net. 2026

La Legion GamePad G9 transforme les tablettes en consoles

20 mars 2026 à 11:09

Si la Lenovo Legion GamePad G9 existe, c’est parce que le constructeur est un des rares qui continue de proposer des tablettes vraiment orientées jeu de petit format. La Lenovo Legion Tab et, plus récemment, la Legion Y700. Des modèles déployés en 24 Go de mémoire vive et 1 To de stockage censés pouvoir piloter des jeux Android exigeants, comme être employés pour du streaming.

Lenovo GamePad G9

Lenovo GamePad G9

 

Le nouveau Lenovo Legion GamePad G9 est donc une coque dans laquelle on vient intégrer sa tablette pour la transformer en console. Une fois le port USB Type-C connecté, on retrouve tous les contrôles classiques de ce type de formats : double joystick analogique, croix directionnelle, boutons et gâchettes. Cette version 2026 du dispositif évolue par rapport au modèle précédent avec la prise en charge de la nouvelle tablette mais également un design repensé au niveau des contrôles.

Lenovo Legion Tab

Lenovo Legion Tab

La Lenovo GamePad G9 reste reservée aux tablettes de la marque

L’idée de Lenovo ne change pas, fournir une tablette de jeu capable de piloter différentes applications qui puisse prendre le format d’une vraie console. Le format est sympathique et si vous êtes accro à des jeux Android c’est évidemment un plus… Reste que c’est un format totalement propriétaire, aucune autre tablette que les Lenovo ne pourra entrer dans la coque du GamePad G9. A moins qu’un autre fabricant ne s’intéresse exactement aux dimensions précises de cette coque, il faudra toujours acheter les tablettes 8.8″ premium de la marque.

Lenovo GamePad G9

Ce qui pose la question d’une simple manette Bluetooth ou filaire avec la tablette posée sur un support. C’est certes moins portable et pratique que ce système mais cela permet d’utiliser la manette avec plus d’appareils et de ne pas être dépendant d’une marque unique. On peut également se poser la question de la praticité de l’objet si on est amené à le monter et à le démonter régulièrement de sa coque pour des usages plus classiques.

La GamePad G9 2026 n’est pas inabordable, en Chine elle est vendue à 499 Yuans HT. Soit une soixantaine de nos euros auxquels il faudrait ajouter 20% de TVA pour mieux en estimer le prix. Au vu des tarifs des tablettes compatibles chez Lenovo, cela ne semble pas énorme. La dernière et cinquième génération de Legion Tab devrait être disponible en avril. Le modèle 12/256 Go y est proposé à 799€…

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu

La Legion GamePad G9 transforme les tablettes en consoles © MiniMachines.net. 2026

Arctic Senza AI 370 : Le MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 32Go/1To fanless à 991€

9 avril 2026 à 06:41

Mise à jour du 09/04/2025 : Seil signale en commentaire que le MiniPC Arctic Senza AI 370 est disponible en version Ryzen AI 9 HX 370 32Go/1To sous Windows 11 Pro à 991.99€ sur Amazon. Un très bon prix pour un engin de ce calibre en fanless.

Voir l’offre sur Amazon

En 2024, Arctic sortait le premier Senza. Un engin qui faisait les mêmes promesses mais avec des puces assez datées. En 2026, la marque revient avec l’Arctic Senza AI 370. Une redite du système qui se débarrasse d’un Ryzen 7 5700G pour basculer sur un Ryzen AI 9 HX 370.

Le principe du Arctic Senza AI 370 est le même. Il s’agit d’un MiniPC très particulier qui est pensé pour s’accrocher au fond de votre bureau. Non pas au-dessus mais  en dessous de celui-ci. Il disparait ainsi totalement de votre vue et laisse la place à un environnement impeccable. Une connectique minimale est déportée vers l’avant du bureau – ou vers bon vous semble – pour avoir sous la main le bouton de démarrage du PC, des ports USB et un jack audio combo 3.5 mm.

Arctic Senza AI 370

Arctic Senza AI 370

Deuxième point clé, le dispositif reste totalement dépourvu de ventilation. Le principe de cette machine est d’embarquer des caloducs qui vont se déployer sur les côtés du châssis afin d’entrer en contact avec des ailettes constituant le boîtier lui-même. L’ensemble propose une énorme surface d’échange à l’air et permet un refroidissement passif du processeur. Avec 53.6 cm de large pour 18 cm de profondeur et une épaisseur de 5 cm, le Arctic Senza AI 370 bien calé au fond de votre bureau, ne provoquera aucun bruit à l’usage. Arctic promet une exploitation en jeu avec un processeur à 50°C, ce qui reste assez flou d’un point de vue usages mais qui promet une exploitation plutôt complète des capacités de l’engin.

Ici équipé d’un Ryzen AI 9 HX 370, ce MiniPC particulier peut résoudre énormément de problèmes posés à une solution informatique. On retrouve ici un processeur fonctionnant dans un TDP situé entre 15 et 54 watts et proposant un total de 12 cœurs pour 24 Threads dans une configuration en Zen5 et Zen5c. La solution graphique propose, de son côté, 16 cœurs RDNA 3.5 cadencés à 2.9 GHz. Le tout est complété par un NPU XDNA de 50 TOPS.

Sur la carte mère, forcément très particulière sur ce MiniPC, le Arctic Senza AI 370 accueille 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 en double canal. Non évolutifs donc, mais entourés par un SSD M.2 NVMe M.2 2280 de 1 To en PCIe Gen4 x4. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.3 est également présent. L’ensemble propose une solution stable et pensée pour résister pour les années qui viennent.

L’Arctic Senza AI 370 promet tous les usages d’un MiniPC classique

La connectique est assez complète avec, pour commencer, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.3 complété par un Ethernet 2.5 Gigabit. L’extension proposera un USB4, un USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage caché derrière le logo Arctic. Sous ce boitier, un bouton accessible via un petit trou permettra également de faire un Reset de la machine. 

Sur le boîtier principal, on retrouve deux autres prises jack 3.5 mm, deux USB 2.0 Type-A, le port Ethernet, un second USB4 avec DisplayPort, deux USB 3.2 Type-A, un HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.1 et une entrée d’alimentation 19V. A noter que le boîtier déporté est désormais détachable. L’impression est assez grande que le constructeur a écouté les doléances des utilisateurs ou des potentiels acheteurs du premier modèle pour concevoir et fabriquer cette seconde version.

Ce nouvel Arctic Senza AI 370 est livré sous Windows 11 Pro, son prix est de 1199€ depuis la boutique de la marque avec, en ce moment, une baisse de 170€ et 5.99€ de frais de port vers l’Europe via DHL. Un total de 1035.98€ donc, ce qui n’est pas si mal par les temps qui courent pour un engin de ce type.

Arctic Senza AI 370 : Le MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 32Go/1To fanless à 991€ © MiniMachines.net. 2026

DLSS 5 : Il n’y a pas de magie dans l’IA de Nvidia

19 mars 2026 à 11:56

L’histoire est assez simple. Pour le lancement de son système de génération d’images DLSS 5, Nvidia a proposé différentes vidéos mettant en scène des jeux avec et sans son filtrage. Les exemples proposés sont spectaculaires et on peut voir des univers totalement changer d’ambiance une fois l’algorithme activé.

Visages redessinés, textures appuyées, décors et ambiances bouleversées… Les jeux passés à la moulinette de l’IA du DLSS 5 ont causé un certain émoi chez les joueurs. Quand on passe des dizaines d’heures dans un univers spécifique, quand on apprécie le travail mené par les équipes créatives d’un jeu et qu’on voit ce travail bouleversé par un filtre, il est absolument normal de s’inquiéter.

Quand on mélange cela avec l’ambiance qui règne en ce moment autour de l’IA, cette inquiétude devient viscérale. On a déjà parlé à plusieurs reprises des errements de ces algorithmes qui ont tendance à manier le pinceau de la retouche avec la grâce d’un dinosaure et à jouer avec les réglages des différents effets les plus lourdingues avec des gants de boxe. Impossible de ne pas voir la pose d’un « nouveau visage » sur un personnage de jeu vidéo autrement que comme un masque grotesque. 

Image native sans DLSS 5

Image native sans DLSS 5

L’erreur de Nvidia est d’avoir cru au classique effet « wahou »

Nvidia a roulé sa bosse en termes de technologie et de communication avec le public. La marque est présente depuis des années sur ce terrain. Mais, souvent, son approche marketing se limite à deux aspects. De l’évangélisation technique avec l’explication de ses technologies qui sont très souvent assez complexes à appréhender. Puis, dans un second temps, l’exposition de l’intérêt de celles-ci avec des démonstrations techniques. Et, il faut l’avouer, depuis presque 30 ans que les GeForce sont en vente sur le marché PC, cette seconde phase suffit généralement à convaincre tout le monde. 

Voir pour la première fois le décor d’un jeu se refléter fidèlement sur une carcasse de voiture. Découvrir une illumination d’objet qui s’adapte au mouvement de l’éclairage que porte un personnage ou observer les comportements physiques d’un univers se mettre en scène dans une logique de pesanteur ou de fluidité, tout cela pose son petit effet Wahou sur les rétines de l’observateur. Que l’on comprenne ou pas comment tout cela fonctionne, le fait est que l’impact dans le jeu est suffisant pour convaincre. Et d’ailleurs, moins on comprend, plus cet effet est « magique » pour le joueur.

Image retravaillée par le DLSS 5

Image retravaillée par le DLSS 5

On ne touche pas aux doudous des joueurs !

Problème, cet effet a été considéré comme un argument suffisant pour la présentation du DLSS 5. Et cela du seul point de vue technique. Pour un ingénieur de chez Nvidia ou pour toute personne qui s’intéresse aux technologies employées dans le système plus qu’au jeu lui-même, cette démonstration est éblouissante. Le rendu apporté en temps réel par le DLSS 5 dans les titres mis en scène est techniquement incroyable. 

Mais du point de vue d’un joueur, ce n’est absolument pas ce qui est retenu. Chez Nvidia, la confiance dans le système a été portée sur la capacité et l’expertise du DLSS 5 comme système d’optimisation et d’affichage en tant que tel. Cela a certainement été conforté par les récents tests sur le DLSS 4.5 qui indiquaient que les joueurs préféraient le rendu généré au rendu natif.

En réalité, loin de l’aspect technologique, ce que le joueur lambda a vu, c’est le maquillage outrancier d’un univers qu’il connaissait déjà. Pour certains, changer le visage de son héros avec qui il a passé des dizaines et des dizaines d’heures est atroce. C’est comme si on échangeait un doudou pour un autre ou qu’on changeait un acteur par un autre au milieu d’un film. Ce n’est simplement pas intelligible.

Dès que ces vidéos ont été publiées, il est devenu impossible de nuancer ce qui était proposé par le DLSS 5. Dans la vidéo ci-dessus, on ne reconnait plus le personnage mis en scène par rapport à sa version native sans DLSS. Et c’est vraiment le principal problème de cette annonce. Tout le monde a immédiatement pensé à une IA hors de contrôle. Comme si un magicien malicieux prenait place dans votre carte graphique pour affubler les jeux de ces rendus pilotés par une IA sans supervision. Impossible d’expliquer ensuite si oui ou non ce « masque » porté par le personnage a été généré uniquement par l’IA ou en collaboration avec le studio de développement. Impossible de se dire que cela provient d’un travail de fond mené par les designers du jeu qui ont imposé leurs choix artistiques pour l’entrainement du DLSS 5. On ne peut plus y voir qu’une Sloperie2 de la part d’une machine sans goût ni sentiment.

C’est d’autant plus flagrant pour moi que cette image m’en a rappelé une autre que je vous proposais il y a quelques temps pour parler d’IA et de VPC. Les deux images se sont superposées immédiatement dans mon regard. Provoquant ainsi un rejet quasi épidermique de la proposition. Impossible pour moi de continuer à regarder ces images sereinement. Il a fallu que je laisse un peu de temps à mon cerveau pour refroidir et essayer d’appréhender le sujet de manière plus réfléchie. Et, à bien y regarder, en écoutant les arguments des différents acteurs mis en scène dans toute cette histoire, la proposition de Nvidia avec le DLSS 5 est un peu plus intéressante que cette simple histoire de maquillage de personnages à la truelle.

Le gros problème de cette démonstration technique est d’avoir pris des jeux existants. Des jeux qui ont déjà gagné le cœur des joueurs, et d’avoir poussé le côté technique de la démonstration au lieu d’ajuster un mélange entre avancées technologiques et ambiance connue.

L’effet est logiquement le même que la découverte d’une personne en face à face alors qu’elle use et abuse de filtres IA pour paraitre différente sur ses photos en ligne. Ou la découverte d’un lieu ultra-touristique photographié sur les réseaux sociaux et qui s’avère être un cadrage d’un angle précis. Cadrage qui cache la réalité de la scène toute entière souvent moins étonnante ou esthétique. L’aspect totalement artificiel de ce qui est proposé par le DLSS 5 parait non seulement faux mais également totalement incongru au joueur qui connait déjà le jeu présenté.

Il n’y a pas de magie dans ce rendu

Nvidia l’affirme, les visages générés par l’algorithme, les décors léchés et les textures appliquées, sont bien réalisés en partenariat avec les éditeurs de jeu. Sous leur propre direction artistique. Cela veut dire que l’IA ne fantasme pas le visage de tel ou tel personnage à partir de rien. Qu’il ne changera pas d’une machine à l’autre ou d’une partie à l’autre. Le « masque » est décidé en amont et restera le même pour tout le monde. Il est généré par les équipes qui construisent l’âme graphique du jeu. À bien y regarder, toutes proportions gardées, l’approche de cette métamorphose IA ressemble à une version « premium » d’un pack de textures « 4K » proposées au téléchargement après la sortie d’un jeu lancé en FullHD. Bref, ce n’est pas un sortilège jeté à votre jeu vidéo, c’est juste une option comme une autre.

Nvidia n’aurait dû présenter qu’une démo purement technologique du DLSS 5

Employer des jeux déjà commercialisés a été une erreur. L’attachement des joueurs pour les personnages est trop fort pour qu’une réaction autre qu’épidermique puisse exister. Nvidia propose de changer des souvenirs. Des émotions. C’est totalement impossible. La marque n’aurait dû faire ce que fait un moteur de jeu comme Unreal pour présenter ses technologies. Telle que la démo que vous voyez ci-dessus. Proposer soit un jeu à venir, soit un jeu qui n’existe pas mais qui permet de mettre en scène ses nouveautés. Cela aurait permis de mettre en avant la participation des studios dans le développement des effets générés par l’IA mais surtout de se détacher du côté émotionnel que chacun entretient avec les jeux.

Nvidia l’a fait, la vidéo ci-dessus est une de ces présentations technologiques. Mais ce n’est pas celle-là qui a été retenue. Elle n’a quasiment pas été publiée ni reprise sur les réseaux sociaux. C’est logique puisqu’elle n’évoque rien à personne, ni en positif, ni en négatif. C’est juste une démo technique où on peut apprécier la technologie mise en avant.

Ne proposer que cette démo n’aurait pas impacté Nvidia puisque les éléments présentés ne tournent pour le moment que dans des conditions très particulières. On parle de solutions graphiques employant un matériel que personne ne possède combinant deux cartes GeForce haut de gamme. Le DLSS 5 n’est pas encore prêt à trouver sa voie chez la majorité des joueurs.  Le moteur est prévu pour cet automne, mais il faudra probablement beaucoup plus de temps avant que ce système se déploie véritablement auprès du grand public. Et d’ici là, les jeux concernés seront différents de ceux présentés.

Il faudra faire attention à l’avenir à la présence de ce filtre dans les démos de jeu

Ce que je redoute au final, ce n’est pas le maquillage façon clown d’anniversaire des prochains jeux. C’est plutôt la tendance qui risque d’apparaitre de démonstrations de jeu sous leur meilleur angle avec le DLSS 5. Exactement comme la carte postale présentant une vision « Instagram » d’un lieu touristique. Vision qui, une fois sur place, n’est pas tout à fait aussi glamour. Les studios et les éditeurs de jeu auront certainement tendance à mettre en avant des jeux au réalisme poussé au travers du processus proposé par Nvidia. Et si l’approche esthétique sera bien pilotée en interne, elle ne concernera pendant très longtemps qu’une minorité de joueurs.

Or, si on vous met en scène un jeu « sublimé » par un filtre que vous ne pouvez pas appliquer, vous allez acheter autre chose que le produit présenté. Encore une fois, s’il n’y a pas de magie dans l’algorithme, il y’en a toujours une dose dans le marketing.

DLSS 5 : Il n’y a pas de magie dans l’IA de Nvidia © MiniMachines.net. 2026

Anti-triche : Electronic Arts va t-il enfin s’intéresser à Linux ?

19 mars 2026 à 09:42

L’offre d’emploi fait référence à deux sujets. D’abord ouvrir la voie aux systèmes de lutte contre la triche d’Electronic Arts sur les PC Windows équipés de puces ARM. Et, dans un second temps, que ce système puisse être pris en charge sous Proton et Linux.

Ce n’est pas anodin. La triche est un fléau pour les joueurs et, par conséquent, pour les éditeurs de jeu comme Electronic Arts. Si votre dernier jeu permet à des tricheurs de devenir invincibles sans aucune compétence de jeu, votre titre est foutu. Aucun joueur ne va accepter de payer un jeu où un type se met à gagner sans effort chaque partie. Ratatinant ses adversaires sans merci et sans aucun fun. Si un jeu devient un repaire de tricheurs, il perd tout son attrait.

Electronic Arts, comme d’autres éditeurs de jeux, a donc mis au point un logiciel complexe pour empêcher la triche. Baptisé Javelin, il permet de surveiller ce qu’il se passe sur les machines des joueurs et d’empêcher qu’ils utilisent des programmes améliorant leurs compétences. Problème, Javelin, est un pur produit « Windows x86 ». Il ne s’exécute pas sous ARM et ne fonctionne pas non plus sous Linux.

 

L’anti-triche et Linux ne peuvent plus être balayés sous le tapis

Le fait est que le monde ARM évolue sous Windows. Qualcomm y est présent depuis des années et des rumeurs persistantes annoncent une arrivée prochaine de Nvidia. C’est donc une partie du parc Windows qui est en train de se tourner vers ce type de processeurs. On peut également se dire sans trop s’avancer que si les différents systèmes anti-triche étaient portés sur ces engins, alors leurs ventes seraient plus importantes. L’idée de ce développement commence ici à avoir du sens. Si demain Nvidia lance une puce ARM pour Windows avec de grosses capacités de jeu en 3D et que les machines se multiplient, l’idée de ne pas avoir de support de cette plateforme devient problématique.

Ce n'est pas un système Anti-triche, juste une capture d'écran de Battlefield.

Ce n’est pas un système Anti-triche, juste une capture d’écran de Battlefield.

Autre sujet, Proton. Le système d’émulation Linux qui permet aux consoles Steam Deck de lancer des jeux Windows. Là encore, pas de support de Javelin. Si on ne connaît pas officiellement les ventes de ces Steam Deck, on devine que cela se chiffre en millions. Ne pas avoir de support pour ces engins devient un problème pour Electronic Arts comme pour ses concurrents. Avec un système anti-triche disponible, cela créerait un parc supplémentaire de machines susceptibles d’accepter les jeux de l’éditeur. Surtout que Proton devient de plus en plus employé par diverses distributions Linux et même par les applis d’émulation Mac. Le parc en question n’est plus le pré carré de quelques barbus comme le voudrait la légende. C’est devenu un système de plus en plus répandu et apprécié par des millions d’utilisateurs.

Difficile de voir l’impact d’une telle annonce à court, moyen et long terme. Mais la volonté d’Electronic Arts est bien présente. Si la marque ouvre son système de cette manière, des cartes vont être rebattues et les grands noms du marché du jeu comme Rockstar vont probablement s’y pencher à leur tour. J’ai lu à plusieurs reprises que l’écosystème SteamOS et les compétences du Steam Deck étaient désormais pris en compte dans le développement de nombreux jeux. Preuve que les studios de développement et les éditeurs s’intéressaient à la plateforme. L’étape suivante la plus logique est un élargissement de leur offre à tout le monde Linux. Des rapprochements avec des éditeurs célèbres de systèmes pourraient permettre d’ajouter aux distributions des déclinaisons anti-triche pour leurs distributions.

On imagine assez facilement l’impact de l’arrivée de jeux sportifs sous licences Electronic Arts sur une console comme le Steam Deck. Pouvoir jouer un match de Foot  ou de Basket en face à face avec un jeu sur-mesure pour la console serait évidemment un bon moyen de faire des ventes.

Source : Gaming On Linux via Charles.

Anti-triche : Electronic Arts va t-il enfin s’intéresser à Linux ? © MiniMachines.net. 2026

Brésil : huit morts, dont un baron de la drogue, après un raid policier à Rio

Environ 150 agents du Bataillon d’opérations spéciales (Bope), unité d’élite de la police locale, ont été déployés dès l’aube mercredi dans plusieurs favelas autour du quartier touristique de Santa Teresa, près du centre-ville.

© Pilar Olivares / REUTERS

Un policier marche à côté d’un bus brûlé par des trafiquants de drogue lors d’une opération policière à Rio de Janeiro mercredi.

Présidentielle 2027 : Les Républicains se réunissent dans quelques jours pour déterminer un mode de départage des candidats

INFO LE FIGARO - Primaire ouverte ou fermée... Au lendemain des municipales, et alors que le bloc central s’effrite, le parti de droite va définir les contours de la compétition à venir.

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Bruno Retailleau, président des Républicains, lors de son meeting à Port-Marly.

Turquie : des milliers de manifestants à Istanbul un an après l'arrestation du maire

Ekrem Imamoglu, principal rival du président turc Recep Tayyip Erdogan, a été arrêté le 19 mars 2025, alors qu’il devait être formellement désigné comme candidat du CHP (Parti républicain de peuple) à la prochaine élection présidentielle prévue à la mi-2028.

© Umit Bektas / REUTERS

Des partisans d’Ekrem Imamoglu, le maire d’Istanbul emprisonné et principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, protestent devant sa prison lors de sa première audience concernant les accusations portées contre lui, au complexe pénitentiaire et judiciaire de Marmara-Silivri à Istanbul, le 9 mars 2026. 

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen

18 mars 2026 à 17:20

Le 6 mars dernier débutait le Chuwigate :  nous apprenions qu’un ordinateur Chuwi Corebook X annoncé sous processeur AMD Ryzen 5 7430U était en fait livré avec un Ryzen 5 5500U plus ancien et moins rapide. Le BIOS de la machine avait, semble t-il, été maquillé pour indiquer la présence d’une autre puce. Quelques jours plus tard, c’était au tour du Chuwi Corebook Plus de subir le même examen et d’être également disqualifié pour le même motif.

Chuwigate

Ce Chuwigate a fait beaucoup de bruit et la marque semble avoir demandé à différents sites de retirer ces informations de leurs pages. Aujourd’hui, c’est au tour d’AMD de faire un premier point sur la situation. AMD communique ainsi :

« Nous avons récemment appris que CHUWI avait frauduleusement indiqué un produit AMD Ryzen 5 5500U comme un Ryzen 5 7430U sans autorisation. AMD n’a en aucun cas autorisé ou validé ce type de comportement. Pas plus qu’il n’a pris part dans l’étiquetage ou la décision promotionnelle de ce type de communication. AMD est totalement étranger à ce problème.

AMD a des règles strictes et claires concernant l’usage, l’appellation et l’étiquetage de ses différents produits. Une utilisation non autorisée de ses appellations et l’usage de fausse étiquettes pouvant provoquer des perturbations dans le fonctionnement normal du marché tout en trompant le consommateur.

Nous avons toujours attaché une grande importance à la transparence et à l’authenticité des informations produit. Et nous sommes déterminés a protéger un marché équitable et juste ainsi qu’a protéger les droits et intérêts des utilisateurs. Notre société a pris ce problème très au sérieux et se réserve le droit de toute action en justice contre les parties concernées.« 

 

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le Chuwigate pose de multiples problèmes

J’enquête en ce moment sur cette affaire et Chuwi doit m’envoyer une communication officielle sur celle-ci. D’apres plusieurs sources locales, le fabricant de Chuwi pour sa gamme de portables est un industriel indépendant qui agit pour de nombreuses autres marques Chinoises. Il propose des designs que l’on va retrouver chez d’autres fabricants et se charge des opérations de A à Z. Cela ne concerne pas tout le catalogue de la marque et certaines de ses machines portables sont fabriquées par d’autres acteurs. Ses MiniPC sont issus d’autres sources.

La grande question est donc de savoir si Chuwi a bien été au cœur de la pratique consistant à maquiller un processeur pour un autre ou si la marque a été elle même flouée par un fabricant peu scrupuleux. Entendons nous bien, qu’ils aient ou non été les commanditaires de la décision de ce changement de puce, leur responsabilité reste pleine et entière. C’est la marque qui signe les produits.

Mais si ils ont bien une responsabilité en tant que marque, ils ont également pu être floués par un fabricant peu scrupuleux. Savoir si c’est Chuwi qui a choisi cette méthode ou si elle en subit les conséquences change la perspective de responsabilité. On passe d’un défaut de tromperie volontaire sur la marchandise à un manque de suivi et de vérification des machines vendues. Un manque de rigueur sur le contrôle de la production. Si le premier est impardonnable, le second peut éventuellement être réparé d’une manière ou d’une autre.

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Ce que cela indique, c’est que d’autres portables chinois d’autres marques pourraient également être « touchés » par ce problème et au lieu d’un Chuwigate on se retrouve avec une multitude de modèles de différents constructeurs empêtrés dans ce scandale. La marque Ninkear serait également fabriquée par le même constructeur et si, pour le moment, aucune machine de cette marque ne semble concernée, certains revendeurs semblent bien se mélanger les pinceaux quand aux références de puces embarquées…

Il est certain qu’AMD est hors de cause. En tant que développeur des processeurs Ryzen, AMD n’a absolument aucun intérêt a laisser le marché proposer des processeurs maquillés de cette manière. Cela affecte non seulement son image avec des puces moins performantes que ce qu’elles devraient êtres. Mais cela pose surtout le problème d’une perte de confiance des clients finaux comme des partenaires. Il est impossible de lutter contre un contrefacteur qui va pouvoir baisser les prix de manière totalement artificielle par rapport à ses concurrents.

J’espère qu’AMD pourra faire toute la lumière sur ce Chuwigate. Interroger les dirigeants de Chuwi mais aussi l’entreprise responsable de la fabrication et ses grossistes et fournisseurs. Il serait également intéressant de se pencher sur la société AMI dont les BIOS ont permis le maquillage d’un Ryzen pour un autre. Il y a là un vrai sujet à creuser et une réflexion à mener pour sécuriser les futures machines.

Si AMD se réserve toute la voie légale sur ce problème, cela pourrait créer suffisamment de remous pour que les BIOS sachent enfin mieux protéger les consommateurs de ce genre de manipulations. Enfin, AMD, comme Intel, pourraient également trouver un moyen pour que des programmes puissent interroger directement les puces sans passer par des outils tiers comme les BIOS. Un  moyen simple d’identifier simplement et précisément ce qui est au cœur d’une machine.

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen © MiniMachines.net. 2026

❌