Mayotte : une nouvelle panne de courant généralisée touche l’île

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L’Apple Vision Pro serait un flop, un article du Financial Times (que je n’ai pas pu consulter faute d’abonnement) indique qu’Apple aurait baissé ses dépenses marketing au maximum. Limitant celles-ci à 5% de ce qu’elles étaient précédemment.
Un mouvement qui signerait la fin de l’Apple Vision Pro, pourtant mis à jour avec une version plus musclée. Le cabinet d’analyste Sensor Tower qui annonce ce changement de politique publicitaire estime que ce serait la fin de parcours du produit. Il faut dire qu’avec un tel changement de voilure publicitaire, le casque de réalité virtuelle n’aurait que les moyens de clore la fin de ses rares campagnes en cours.
On apprendrait également que l’entreprise qui fabrique le casque en Chine n’aurait pas relancé de production du casque depuis le début de l’année 2025. Que le produit n’aurait pas dépassé les 45 000 unités vendues au dernier trimestre 2025… Des éléments qui suggèrent clairement un abandon assez clair pour ce produit qui n’a jamais connu un véritable succès.
Apple Vision Pro
Beaucoup d’explications sont avancées autour de l’échec de ce produit : il serait trop cher avec un ticket d’entrée à 3700€. Un prix qui, en toute logique, devrait enfler aujourd’hui si l’appreil entrait à nouveau en production. L’augmentation du prix des composants devrait y être refletée, le casque étant proposé avec 256 Go, 512 Go ou 1 To de stockage et 16 Go de mlémoire vive, la note devrait logiquement devenir de plus en plsu salée. Ce qui le rendrait encore moins séduisant.
On lui reproche également son design. L’engin est jugé lourd, peu confortable et ayant trop peu de développements originaux. Ce qui le rend surtout utile pour des professionnels qui vont développer dessus pour des métiers spécifiques mais peu appétissant pour un public à la recherche des sensations fortes supposément proposées par cet engin immersif. Personne ne remet en question la merveille technologique présentée par Apple, le casque est une réussite technique assez impressinonante. Et rien de sa technique ne peut expliquer son échec.
Je pense que la principale raison de ces mauvais résultats n’est pas vraiment technique ou commercial. Apple n’est pas le premier à voir raté la marché de la réalité virtuelle. Microsoft avait parié assez lourdement sur la réalité mixte, Meta s’est considérablement planté également. Pour ces entreprises, c’est un coût important en terme de développement et marketing. qu is’est soldé par des ventes médiocres Evidemment, pour Meta, la gamelle est considérable avec des milliards de dollars perdus dans l’affaire. Mais pour Apple, l’aventure virtuelle doit également avoir saigné quelques comptes à blanc. La firme s’en remettra.
Apple Vision Pro : des gens seuls dans un univers virtuel
Si la réalité virtuelle ne fonctionne pas c’est, à mon avis, parce que c’est une expérience purement asociale. Qui a envie de payer 3500€ pour pouvoir se poser dans son canapé, au milieu de sa famille ou de ses amis, et de jouer ? De regarder un film ? Qui a envie de se couper du monde penbdant des heures pour rentrer totalement dans un autre. Même en avion comme c’est souvent présenté, il faut avoir une sacrée confiance dans le réel pour s’abandonner totalement au virtuel. Comment accepter de perdre ses principaux sens en les noyant dans un monde de pixels et de sons si on est seul ? Comment accepter de le faire si on est entouré de ses proches ?
Il y a surement des gens qui vont adorer l’expérience proposée, essayer un casque VR chez des amis ou dans un espace de jeu virtuel. Mais le nombre de personnes qui seront assez mordues pour dépenser 3700€ pour ce loisir n’est pas assez important pour en faire une entreprise commercialement viable. 45 000 unités vendues pour le quatrième trimestre 2025 cela représente bien la population visée. Pas mal de ces casques ont du être achetés par des pros. Quand aux particuliers restants, il s’agit sans doute soit de gens extrement fortunés ou d’une petite frange de la population qui préfère ne pas avoir de contacts avec leurs contemporains et s’enfermer dans un monde virtuel. Frange elle même fort limitée dans son éventuel intérêt pour le produit par la dépense qu’il représente.
Je n’ai jamais parlé de ce casque Apple Vision Pro jusqu’alors. Je n’ai jamais vraiment cru dans ce produit. A vrai dire, l’échec de la réalité mixte grand public m’a servi de leçon. Quand les différents acteurs du monde PC ont fini par remballer leurs casques avec des ventes minables et des dépenses pharaoniques en suivant aveuglément Microsoft, j’ai compris que l’humain n’était pas fait pour ce type de gadget. Certains vont trouver cela génial et défendre son usage parce qu’il correspondra à leurs attentes en terme d’univers virtuel. Je n’ai rien à y redire, chacun trouve son bonheur comme il l’entend. Mais, personnellement, je n’ai ni envie de me couper totalement du monde pour me divertir et encore moins imaginer un autre membre de ma famille le faire. Pas plus que je n’ai envie de passer un moment avec quelqu’un portant un casque virtuel sur la tête.
Que voient les deux interlocuteurs de cette jeune femme ?
Les rares vidéos d’usage en groupe de ce type de casque que j’ai pu voir se ressemblent toutes : on colle le casque sur la tête de quelqu’un et on le filme pour voir comment il réagit : qu’il se prenne un mur en se mettant à courir, qu’il panique de vertige en se croyant au bord d’un gouffre ou qu’il soit terrifié par une armée de zombies, cela ne semble pas être autre chose qu’une expérimentation de laboratoire. Encore une fois, un bon exemple de la manière dont l’homme fonctionne. En partageant justement les réactions d’un cobaye dans un envirronement coupé du monde, comme on regarderait un rat de laboratoire face à une nouvelle expérience, le casque virtuel prouve par l’exemple à quel point il s’agit d’un usage indivuel. Le nombre de personnes qui a autant d’argent à mettre dans ce type de loisir restera forcément marginal.
Apple Vision Pro : la pomme va regarder ailleurs © MiniMachines.net. 2025
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En promo sur Amazon à 32.99€, régulièrement proposé pour 20€ de plus, le Belkin SoundForm Isolate est un casque Bluetooth sans prétention que j’ai pu rapidement essayer et qui m’apparait comme une excellente alternative abordable aux solutions haut de gamme de Sony ou Sennheiser.
Sans être au même niveau de confort ni d’annulation de bruit que ces marques prestigieuses, ce casque Bluetooth s’en tire très honorablement pour une fraction du prix de ses concurrents. Il me fait penser aux casques que proposait Anker à une époque ou à ceux que proposent Aukey encore aujourd’hui mais avec un petit peu plus de confort.
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Le Belkin SoundForm Isolate propose une réduction mixte avec une annulation active (ANC) et une annulation passive liée à sa forme. Le constructeur indique une réduction de 25 dB au maximum et je suppose que cela est lié à la technologie Bluetooth embarquée. Probablement une solution clé en main qui propose le transfert du son et la gestion de l’isolation. Le casque offre également une gestion multipoint pour passer directement d’un appareil à l’autre. Tout cela est intégré dans une technologie baptisée « Belkin Signature Sound ». Je n’ai pas réussi à trouver l’info sur la marque du constructeur de la puce Bluetooth 5.4 employée, mais je ne serais pas surpris qu’il s’agisse de Qualcomm, qui s’est spécialisé dans la fourniture de ce type de solution avec ses Snapdragon Sound. Cela permet aussi de proposer un bon mode de transparence pour écouter de la musique en restant attentif à votre environnement.
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L’autonomie annoncée est excellente avec 60 heures au maximum même si je doute que ce soit le chiffre atteint avec la réduction de bruit activée. Pour avoir eu des casques de ce type signés par des marques entrées de gamme, on, dépasse allègrement des autonomies d’une trentaine d’heure avec l’ANC ce qui est largement suffisant. À noter que la recharge se fait avec un câble USB Type-C et pourra donc être effectuée partout et même avec une batterie externe. Un port jack audio 3.5 mm permet par ailleurs d’utiliser le casque passivement en cas de besoin.
La qualité du son est très correcte même si cela sera inférieur aux ténors du marché. On a une restitution largement suffisante pour un usage no Hi-Fi, une gestion des voix agréable pour les podcasts et autres émissions. Un niveau de basse moins profond qu’un XM5 de Sony ou un QuietComfort Ultra de Bose mais qui reste totalement confortable. Pas de distorsion dans les aigus et des médiums assez pêchus. Bref, ce que proposent les solutions de ce type dans la gamme 60/80€ mais proposée bien moins cher aujourd’hui.
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Le casque est disponible à 32.99€. Il est proposé à ce tarif en version noire ou beige. À ce prix, il est moins cher que le Anker Q30 du même niveau et que je vous conseille régulièrement.
Le casque Bluetooth Belkin SoundForm Isolate à 32.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2025
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La console NES a été la première solution de jeu de Nintendo. Sortie en 1983, elle a marqué les esprits de par son univers mais aussi son design très particulier. Nombreux sont les industriels à avoir lancé des produits en jouant sur la fibre nostalgique liée à la marque. Entre l’impact de ce format particulier et le retour en forcer de l’émulation de vieilles consoles, le marché ne pêut être que séduit par une reprise de ce format.
AceMagic RetroX5
Acemagic l’a bien compris et la marque annonce donc un futur MiniPC au format de cette console NES. Le bénéfice est grand, pour le AceMagic RetroX5 c’est d’abord un capital de sympathie sur son design. Un argument qui pourra séduire de nombreux acheteurs qui veulent simplement un engin à poser sous son téléviseur ou un format qui décorera leur bureau. C’est également un objet « prêt à l’emploi » pour la marque, le département design a un modèle tout prêt à caricaturer.
C’est aussi un risque pour ce MiniPC. Je ne suis pas sur que 40 ans plus tard, Nintendo ait perdu les droits sur ce design. Pour le moment, le AceMagic RetroX5 n’est qu’une image générée par IA et posée sur la toile, mais peut être que les avocats de la marque seraient ravis de se faire les dents sur un dossier de ce type. La reprise du design original est tellement évidente que l’objet pourrait connaitre une commercialsiation assez… problématique.
Ayaneo AM02
Videocardz qui présente le produit le rapproche de la commercialisation du MiniPC Ayaneo AM01 et de son look de pseudo Macintosh. Et surtout du MiniPC Ayaneo AM02 qui ressemble également à une console Nintendo. Mais la différente est de taille entre l’offre d’Ayaneo et celle de cet AceMagic RetroX5. Si le AM01 et le AM02 ressemblent aux productions d’Apple et de Nintendo c’est dans une évocation qui fait appel à nos souvenirs de ces engins. Le MiniPC d’AceMagic est un clone pur et simple du design de la console.
On connait beaucoup de productions du genre, des boitiers pour Raspberry Pi aux fausses consoles parfaitement illégales. Nintendo laisse faire quand il n’a pas de levier pour lutter contre ces produits. Mais si une marque comme AceMagic venait à proposer réellement un design de ce type commercialement, je doute franchement que l’éditeur ferme les yeux.
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On ne sait rien de plus de cette machine, si ce n’est que le processeur embarqué devrait être un AMD Ryzen AI 9 HX 370. Pas d’informations sur la mémoire ou le stockage, pas de détail connectique autre que les ports de façade : un USB Type-C, deux USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.
Le but du jeu pour cet AceMagic RetroX5, à la veille d’un CES 2026 qui s’annonce compliqué, est probablement de prendre la température et de faire parler de la marque à peu de frais. On imagine qu’à la moindre levée de boucliers de la part de Nintendo, ce design restera ce qu’il est : une image. Il faut tout de même rappeller que AceMagic n’est pas un fabricant, il s’agit d’une marque qui achète des productions sortant d’une usine tierce d’où sont proposés des designs « prêts à l’emploi ». Il est possible que la marque développe son propre châssis et le fasse produire afin d’avoir un produit un peu plus exclusif. Mais depuis des années, son schéma de fonctionnement a toujours été de proposer des MiniPC noname et de les vendre à bas prix.
Avoir un design réellement exclusif serait donc une première pour la marque.
AceMagic RetroX5 : un MiniPC au format de la console NES © MiniMachines.net. 2025

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Wildgate est un jeu de tir multijoueur JcJcE qui inclut 3 modes différents. En mode Baroud d’artefact, soyez le premier équipage à s’emparer de l’artefact et à traverser le portail, ou détruisez tous les vaisseaux rivaux pour remporter la victoire. En mode Bataille spatiale, deux équipes d’envergure réunissant jusqu’à 12 joueurs chacune s’affrontent dans un combat acharné et bourré de rebondissements. Pour une expédition plus zen, récupérez des trésors et échappez-vous avec votre butin avant d’être désintégrés en mode Chasse au trésor.
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La Chine en l’an 190
Bienvenue à l’aube d’une nouvelle ère de conquêtes légendaires. Ces terres, magnifiques mais divisées, réclament un nouvel empereur, un renouveau de leur mode de vie. Unifiez la Chine, forgez la plus puissante des dynasties et bâtissez un héritage qui perdurera à travers les âges.
Choisissez parmi 12 seigneurs de guerre légendaires et partez à la conquête du royaume. Recrutez des personnages héroïques qui vous aideront dans votre cause en dominant vos ennemis aussi bien dans le domaine militaire que technologique, politique et économique.
Établirez-vous des amitiés solides et des alliances fraternelles ? Réussirez-vous à obtenir le respect de vos nombreux ennemis ? Ou opterez-vous pour des actes de perfidie en fomentant de cruelles trahisons et en passant maître dans l’art des intrigues politiques d’envergure ?
Votre légende n’est pas encore écrite, mais une chose est certaine : de glorieuses conquêtes vous attendent.
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Bon Flan : Jeu PC Total War: THREE KINGDOMS gratuit ! © MiniMachines.net. 2025

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Par où commencer ? Par des remerciements ? Comme chaque année, je vais rendre hommage aux mêmes : Rem, Renaud, Brice, Antoine, Fabien pour tous leurs rôles. Mais aussi H2L29, CerfVolant et George pour leur dévouement sur le forum. Remercier tous ceux qui financent le blog par des dons, par l’affiliation ou en le diffusant. Merci aussi à tous ceux qui commentent et partagent leur expérience, c’est plus que souvent riche et intéressant pour chacun.
J’espérais que 2025 verrait la fin des principaux conflits mondiaux et une amélioration notable de la vie de millions de civils. J’ai été déçu. A nouveau j’attend plus de paix et d’espoir pour tous les peuples.
Ce préambule passé, on va pouvoir parler de 2026.
Cette année va être à la fois très compliquée et très intéressante. Compliquée sur deux plans différents qui affectent particulièrement la vie du blog. Je relis mon billet du jour de l’an 2025 et je m’aperçois que mon appréhension de ce que devenait le marché MiniPC s’est pris de plein fouet un joli mur en cette fin 2025.
Beaucoup d’acteurs se sont sentis pousser des ailes, imaginant que monsieur et madame tout le monde allaient acheter des MiniPC à des prix de plus en plus élevés. Sans comprendre que la concurrence classique que sont les portables et les ordinateurs compacts allait leur mettre des bâtons dans les roues. La fin d’année a été une explosion spectaculaire de ces ambitions. Coller des puces hyper haut de gamme, associées à plein de mémoire vive et énormément de stockage dans un MiniPC. Et voir leur prix s’envoler à plus de 3000€ a fait tomber pas mal de glaçons au fond des bacs à douche.
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Les habitudes prises de compenser une faiblesse d’innovation technique remplacée juste par des augmentations de RAM et de stockage ont également pris un mur composé de splendides briques de réalité du marché. C’est amusant de proposer un MiniPC avec 32 Go de RAM quand la mémoire vive est disponible à foison. Beaucoup moins drôle quand elle ne l’est plus. Paradoxalement, certaines marques s’en sont bien mieux sorties en travaillant justement leur image et leurs designs,. Elles ont doré un blason qui existait depuis longtemps en mettant en avant de l’ingéniosité plutôt qu’en gonflant leurs tableaux de caractéristiques.
Pour 2026, la situation ne s’annonce pas formidable. J’espère qu’elle débouchera sur des changements d’approche de la part des différents acteurs. Le marché va grandement souffrir pendant, au moins, la première moitié de l’année. Il va falloir du temps pour que les mémoires changent.
La mémoire vive, tout le secteur des semi-composants en réalité, va encore trinquer sur toute l’année 2026 mais les deux trimestres qui viennent vont voir la situation s’aggraver. On voit déjà que l’assèchement des disponibilités de mémoire a transformé le paysage informatique : Les MiniPC noname sont vendus en barebones puisque leurs distributeurs ne peuvent plus acheter de composants. Les marques plus connues comme Beelink, Geekom, Minisforum et d’autres ont un peu plus de disponibilités mais leurs tarifs se sont envolés.
Sur le segment portable, tout le monde sait déjà que les prix vont exploser et les caractéristiques vont baisser. On va payer plus cher en 2026 un portable avec moins de mémoire et de stockage qu’en 2025. Sur le segment du PC classique, assemblé ou non, la situation va être aussi compliquée. Les machines de bureau des grandes marques vont subir les mêmes hausses de prix. Les assembleurs de leur côté vont devoir trouver des solutions pour faire face à une situation impossible. Sans mémoire vive ou avec peu de disponibilité, les commandes ont commencé à chuter juste après la période du Black Friday. Avec des ventes qui ont été divisées par deux du jour au lendemain sur des configurations ou des composants clé comme les cartes mères. Sans RAM ou avec des prix délirants, les gens vont faire durer leur configuration actuelle le plus longtemps possible.
Je parlais des mémoires un peu plus haut. Parce que l’autre élément déterminant de 2026 va être la mémoire des acheteurs. On sait déjà que les augmentations de prix, les changements de caractéristiques, des machines ne vont pas impacter de la même manière en ce début d’année 2026 qu’à la rentrée de septembre. Certains vont résister à un nouvel achat parce que le prix qu’ils ont en tête, la configuration qu’ils ont regardée il y a quelques mois, était beaucoup moins chère. Mais au milieu de 2026 cette mémoire sera plus floue. Le public se sera habitué à cette nouvelle donne d’une informatique plus chère. Ce qui risque de ne pas changer en revanche, c’est leur pouvoir d’achat. Et je pense que sur l’année 2026, la statistique des ventes de PC sera absolument catastrophique.
Cela va être un challenge pour Minimachines car, sans publicité, la vie du site dépend énormément de l’affiliation. Et si les ventes s’écroulent, c’est tout le système économique du blog qui tombe avec. On verra bien comment les choses se passent mais les perspectives ne sont pas forcément réjouissantes. Et c’est là que l’on se retrouve face au second défi que 2026 nous réserve.
Un voyage généré par Gemini en Vue Dynamique comme résultat de recherche
Le web est en plein bouleversement. Vous en avez sans doute entendu parler, j’en ai glissé plusieurs fois des mots dans les commentaires, mais la course actuelle menée par les acteurs de l’IA concerne la recherche en ligne. Tout le monde rêve de détrôner Google comme moteur de recherche et tout le monde a la même recette.
Aujourd’hui quand vous éditez un site web votre premier lecteur, celui auquel vous pensez le plus, ce n’est pas le lecteur final. C’est Google. C’est triste à dire mais quand vous naviguez sur site classique, vous vous en rendez bien compte. Tout l’enjeu est de choisir les bons mots-clés et de les agencer dans un piège à visiteurs. Vous écrivez votre article, vous le saupoudrez de l’expression que vous voulez mettre en avant sur les moteurs de recherche et vous allongez le tout avec la mayonnaise classique. Titre énigmatique ou catastrophique mis en scène pour donner l’envie impérieuse de cliquer. Image d’illustration plus ou moins débile où un type bouche ouverte pointe du doigt un bidule avant une retouche HDR tous les potards à fond. Introduction délayée au maximum pour vous faire descendre devant au moins deux encarts de pub et rester sur la page assez de temps pour qu’elles soient considérées comme « vues ». Vidéo qui se lance en popup, seconde pub en bas de page, etc… Le tout est ensuite publié suivant des paramètres complexes d’heures de visite, de tranches d’âges de visiteurs et autres éléments calculés par des « experts SEO ».
Un site web moderne sur smartphone en 2026 : 100% pub
Donc, en gros, le site explique à Google qu’il faut venir voir une page précise sur un sujet « tendance » bien identifié. Lorsque celui-ci a bien été indexé et qu’un internaute interroge le moteur de recherche, il va lister le site dans la page des résultats. Vous aurez droit alors à la vignette HDR, le titre énigmatico-putaclic et un petit extrait sur le sujet. Tout ce qu’il faut pour vous donner envie de cliquer. Ensuite, que l’article soit intéressant ou non, qu’il soit une redite pure et simple d’un article déjà écrit la veille sur le même sujet à la mode mais avec un autre agencement de mots clés, peu importe. Ce qui compte, ce n’est pas que le visiteur soit informé, c’est qu’il se mange un maximum de pub. C’est ça le gros du web aujourd’hui.
En 2026, les choses vont changer. Parce qu’après avoir bien dressé les rédactions à créer du contenu indexé de manière précise pour que de petits robots logiciels sachent de quoi chaque article parle, Google et les autres vont changer de méthode. On devrait voir apparaitre une nouvelle manière d’indexer les sites. Le petit jeu du mot clé mis en avant sur un sujet existera toujours, mais Google ne veut plus forcément vous pousser à cliquer sur des liens pour en savoir plus.
Une page générée à partir de la question « be my fashion advisor – explain the theory and show me a dozen stylish options for me » dans Gemini
Google va présenter ces retours via son interface Gemini qui peuple de plus en plus de smartphones Android, un résumé de ce que vous cherchez. En envoyant de petits robots IA butiner les différents sites qui ont entré les bons mots clés, le moteur de recherche va vous présenter non pas un listing de sites à aller consulter, mais un « pot pourri » de ce qu’ils écrivent. Ce sera très joli, un condensé de votre recherche avec des points listés et mis en évidence et même des liens directs vers le meilleur tarif. Au lieu de nécessiter le voyage sur 6 sites différents pour avoir une réponse entrecoupée de dizaines d’écrans de pub, de consentement à bouffer des milliers de cookies et de tonnes de vidéos sans rapport hurlant dans vos oreilles, vous aurez un résumé sur-mesure.
Vous comprenez ainsi pourquoi c’est la course à l’équipement depuis quelques trimestres. Les différentes IA du amrché veulent prendre la place de Google comme point d’entrée sur le web car c’est là que l’argent va être. Devenir le nouveau moteur de recherche est la clé de voute de l’IA du futur. Quand les gens ne diront plus « t’as qu’a chercher sur Google » mais plutôt « t’as qu’a demander à ChatGPT ou Gemini ».
Evidemment, c’est un peu la panique dans le milieu de l’édition web. Parce que si les internautes ne cliquent plus sur les pages, alors il n’y a plus de pub ni d’affiliation. C’est un challenge compliqué à gérer car aucune parade n’existe à priori. Vous pouvez dire aux robots IA que vous ne voulez pas qu’ils parcourent votre site, mais cela ne changera pas grand-chose. D’abord, parce qu’en conséquence il y a de grandes chances que le robot classique de Google ne les parcoure plus non plus à terme. Ensuite parce qu’il restera toujours les marchands et les marques pour proposer du contenu puisqu’en échange Google pointera ses liens vers eux.
Imaginons que vous fassiez une recherche pour acheter un ordinateur portable. Aujourd’hui, vous avez une profusion d’articles parlant du « meilleur portable » ou des listings de « portables pour étudiants » qui ne sont que des moyens de faire de l’affiliation grâce aux moteurs de recherche. Demain, ce sera Google qui proposera son propre listing avec des points clés de comparaison et un résumé des éléments importants pour chaque machine et des liens directs vers les meilleurs tarifs. Toute la partie qui se glisse aujourd’hui entre les deux est remplacée par une IA qui va résumer les contenus.
Evidemment, c’est une catastrophe pour les sites web. La seule parade est de générer du contenu moins automatique et plus journalistique. D’avoir des rédactions avec des humains q’on va lire pour leur signature. Comme on peut lire des articles de critiques cinéma, politique, économique dans de grands organes de presse papier parce que le point de vue de l’auteur est éclairant. Malheureusement, le système économique du web ne fonctionne plus comme cela. La pub ne rapporte pas assez, malgré sa nuisance, pour financer les salaires des grands journalistes. Et on ne fait absolument plus confiance en un site qui va accepter de dire dans un publi rédactionnel le lundi que HP fait les meilleurs portables puis d’annoncer le mardi que c’est Lenovo le meilleur. Quand, la veille, un article vous dit qu’une boite comme Intel doit absolument vendre sa division de fabrication de composants. Puis, un trimestre plus tard, le même site vous explique que les acteurs du monde informatique ne doivent pas dépendre d’autres fabricants pour fonctionner, il y a de quoi s’étonner.
Il fût un temps ou les gens achetaient de la presse papier juste pour la signature d’un critique qu’ils adoraient ou qu’ils detestaient. Les Cahiers du cinéma en furent un bon exemple.
Personnellement, je lis des signatures en ligne. Parce que je sais que le contenu est réfléchi, et cela même si je ne suis pas forcément d’accord avec ce qu’elles écrivent. Quand je parcours les pages de Next, que je lis le pavé numérique ou John Gruber et plein d’auteurs francophones ou anglophones pour des sujets précis. Je lis cela avant tout parce qu’il y a un humain qui se soucie de ses lecteurs derrière. Qui avance une réflexion dans la durée et développe des théories qui se matérialisent dans le monde réel. Je cherche davantage une colonne vertébrale qu’une réflexion girouette qui change suivant l’air du temps et l’appétit des tendances.
Comme beaucoup d’autres, je fais une sorte de revue de presse personnelle non pas de sujets ou de titres mais de gens, en partie grâce à la magie quasi oubliée du système RSS. Magie qui pourrait largement revenir à la mode d’ailleurs. Je ne lis pas des titres dans leur globalité, mais des signatures. Et c’est à mon sens la seule chose qui pourrait sauver le web de l’évolution promise par tous les moteurs de recherche. Il semblerait que beaucoup choisissent une autre voie en intégrant non pas de bons rédacteurs mais au contraire des IA pour un contenu low-cost profilé au millimètre afin de générer des articles à la chaine.
Qu’est-ce que tout cela va changer pour Minimachines ? A priori pas grand-chose. Le blog ne faisant pas de pub, je me fous depuis toujours de l’heure à laquelle je publie, du nombre de mes publications par jour ou même de référencer du contenu par rapport aux sujets tendance. J’ai essayé de créer une signature, justement. Pas mal de mes lecteurs viennent par habitude et par réflexe, sans forcément tomber sur le site via une recherche préalable. Il y’en a, bien entendu, qui découvrent un artiocle au gré d’une recherche mais au final je me fiche de savoir comment ils viennent. Je n’ai pas besoin d’afficher des dizaines de milliers de popups de pub chaque mois pour vivre en faisant manger des cookies à un maximum de monde. C’est un vrai luxe et j’en profite.
Ce que j’espère, c’est que les internautes fuyant, les sites webs vont redévelopper leurs rédactions. Mettre en avant le contenu plutôt que la pub, travailler à être moins les passe-plats d’annonceurs et plus au service des lecteurs et de l’information. Il est peu probable que la situation tourne ainsi et j’ai bien peur qu’au contraire cela aille de mal en pis, mais c’est le moment de l’année où on peut espérer le meilleur.
Peut être que de mon côté, je profiterai de 2026 et de ces changements dans l’air du temps pour accentuer ce côté différenciant. Vous donner envie de lire Minimachines même si vous n’aurez vraiment plus envie d’en acheter une. Parce qu’elle sera bien trop chère tout au long de l’année.
Bonne année 2026 à toutes et à tous ! © MiniMachines.net. 2025
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Mise à jour du 13/01/2026 : Le Aoostar WTR Pro en version Barebone est en baisse dans sa version Ryzen 7 5825U. Voir en fin de billet.
Billet d’origine du 09/07/2025 : Aoostar a lancé à la fin du mois de juin le WTR PRO dans une version Intel N100. Une solution complète de NAS-PC qui proposait pas moins de quatre baies 3.5″ SATA pour stocker des données. Une version AMD était alors en préparation sans plus de détails sur son équipement spécifique. Nous en savons plus aujourd’hui.
AOOSTAR WTR Pro
Le nouveau WTR Pro d’AOOSTAR embarquera donc un Ryzen 7 5825U,une puce Zen 3 proposant 8 cœurs et 16 Threads dans des fréquences allant de 2 à 4.5 GHz et un circuit graphique Radeon RX Vega 8. Une solution plus performante que le N100 d’Intel donc avec notamment de meilleures capacités de calcul et de 3D.
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Un ventilateur 12 cm est à l’œuvre pour refroidir la machine
Le reste suit la logique de ce premier changement. Les puces Intel Alder Lake-N étant limitées à une banque SODIMM, la version AMD bascule vers une solution plus classique avec un duo de slots SODIMM DDR4-3200 en double canal pour un maximum de 64 Go. Le stockage double également avec deux ports M.2 2280 NVMe PCIe. Les baies SATA 3.5″ sont les mêmes.
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Pour le reste, on retrouve sur le WTR Pro une connectique identique avec deux Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des circuits Intel I226-V, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, deux USB 3.0 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, des sorties vidéo HDMI et DisplayPort, un jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. L’alimentation semble également identique avec un bloc secteur 120 Watts en 19V et 6.32A. Enfin, le format du châssis reste assez sage puisque l’engin mesure toujours 22.8 cm de large pour 18.5 cm de profondeur et 15 cm d’épaisseur.
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Ces engins particuliers sont assez intéressants à explorer pour de nombreux usages et peuvent faire aussi bien office de MiniPC classique que de NAS. Ils peuvent surtout devenir une solution alternative très souple pour des usages alternatifs. Il y a ici de quoi exploiter aussi bien une solution de jukebox numérique avec une belle capacité de stockage qu’un serveur de fichier familial ou une machine dédiée à de la domotique. Le plus intéressant étant probablement que cet engin pourra faire tout cela en même temps sans problèmes.
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Seule la version Barebone de ce MiniPC est en vente désormais. Vendu sans mémoire ni stockage il est proposé à 344.75€ sur Banggood. Il est livré gratuitement depuis un entrepôt Européen.
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AliExpress le propose également en promo à 343.66€ et avec l’ajout du code WSFR30 il « peut » tomber à 313.66€. Il n’est pas certain que le code marche très longtemps, si le produit vous intéresse et que le tarif tombe à ce prix, n’hésitez donc pas trop.
Aoostar WTR Pro : Le NAS Ryzen 7 5825U à 313€ © MiniMachines.net. 2025

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