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Bilan NoFrag 2025 : un an de FPS

1 janvier 2026 à 17:32

Si les développeurs indépendants avaient sauvé l’année 2024 en proposant souvent des titres très inventifs et intéressants, c’est encore plus le cas en 2025 avec la grande majorité des meilleurs jeux de l’année développés par de petites équipes, voire des développeurs solo. De l’autre côté du spectre, il y a évidemment les gros FPS AAA comme DOOM: The Dark Ages ou Battlefield 6, qui réussissent tant bien que mal à se maintenir dans le haut du panier, mais ils se font un peu marcher sur les pieds par des AA bien sympas. Mais arrêtons de tourner autour du pot, il est temps pour nous de dresser le bilan.

Vous pouvez retrouver certains de nos précédents bilans sur cette page ou bien par ici :

2002200320042005200620072008200920102011201220132014201520162017201820192020202120222023 et 2024.

Avant d’attaquer chaque jeu individuellement, nous allons commencer cet article par le traditionnel petit tour statistique de l’année. D’après SteamDB, 1 228 FPS (sur un total de 19 922 jeux, soit 6,2 %) sont sortis sur Steam cette année, quasiment pareil qu’en 2024. Comme vous vous en doutez, il est impossible de parler de tous, et de toute façon, la grand majorité est un tas de bouse fumante qui ne mérite pas qu’on y accorde la moindre attention.

Nombre de FPS sortis sur Steam en 2025

Cette année, on a parlé de 129 FPS sortis en 2025 en version finale ou en accès anticipé, mais on n’a réalisé que 26 tests et 5 previews. C’est encore moins que l’année dernière, et cela s’explique toujours par le manque de main d’œuvre. On est toujours à la recherche de rédacteurs volontaires, alors n’hésitez pas à nous rejoindre si ça vous tente ! Les conclusions étaient très positives pour 5 reviews, positives pour 13, et ouvertement négatives pour 5. Avec près de 58 % de critiques positives sur l’année, NoFrag continue sur sa lancée d’investir son temps sur les jeux qui en valent vraiment la peine. Pourtant, vous le savez autant que nous, les jeux à nuls à chier sortent toujours à la pelle, et il faut réussir à s’en dépêtrer, d’autant plus avec les AI slop qui commencent à envahir la plateforme de Gaben. D’un autre côté, vous serez sans doute surpris de trouver des titres dans les jeux exceptionnels de 2025 qui n’ont pourtant pas eu de test dans nos colonnes. Malheureusement, on n’a pas eu le temps de tout faire, mais on a tenté de se rattraper pendant les vacances pour se faire un avis. On en fera sans doute des tests propres en début d’année 2026 pour leur rendre honneur. En revanche, comme d’habitude, si on dit du mal de votre jeu favori, n’allez pas chercher trop loin : c’est probablement parce que c’est une merde !

Nombre de FPS testés en 2025

Si on élargit notre graphique à tous les FPS dont on a parlé, qui sont sortis cette année en version finale ou en accès anticipé, et qui sont dignes d’être évoqués (en bien ou en mal), cela fait une répartition bien plus représentative de la qualité globale de la production des FPS de 2025, avec 129 titres, dont 55 plutôt bons et 27 franchement nazes. Le reste est classé comme oubliable, malgré parfois quelques bonnes idées. Comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous, le nombre de bons jeux a augmenté de 53 % par rapport à l’année précédente, mais le nombre de jeux oubliables aussi. Cela veut dire qu’il y a tout de même eu plus de titres intéressants à sortir cette année. Et la réduction du nombre de jeux nul vient du fait qu’on a été plus drastiques sur nos sélections.

Ensemble des FPS sortis par année et évoqués sur NoFrag

On ne l’avait pas indiqué jusqu’à présent, mais on a également parlé en 2025 de 47 jeux sortis les années passées, entre 2006 et 2024. À l’inverse, on a évoqué quatre jeux qui ont été purement et simplement annulés : Contraband, DEADROP, Dungeonborne et Transformers: Reactivate.

Du côté des news, on a regardé ce qui vous intéressait le plus, et cette année c’est, de loin, Battlefield 6. On le voit également sur notre serveur Discord, puisqu’il y a des gens connectés pour y jouer tous les soirs, ce qui n’était pas arrivé depuis presque une dizaine d’année (pour les débuts de Rainbow Six Siege). Les autres sujets les plus lus sont à propos de DOOM: The Dark Ages, suivi de près par Borderlands 4. Mais si vous venez pour avoir notre avis sur le premier, c’est pour vous moquer de ce connard de Randy que vous lisez des news sur le second. Donc l’honneur est sauf. Pour finir, les news sur Escape From Tarkov ont aussi attiré pas mal de lecteurs.

Parce qu’on a conscience que le bilan est un peu gros, voici des liens pour accéder directement à l’une des rubriques :


Les meilleurs FPS de 2025 (9 titres)

Le haut du panier des FPS sortis en 2025. Si nous ne devions garder que quelques jeux cette année, ce seraient ceux-là.

Cultic – Chapter Two

Cultic: Chapter Two est une très bonne suite qui pousse tous les curseurs à fond. La dimension horrifique, déjà présente dans le premier chapitre, est bien plus développée à travers des séquences anxiogènes à souhait, et un démarrage de l’aventure qui emprunte au genre du survival horror. Le déluge de violence est lui aussi encore plus poussé : plus d’armes, plus d’ennemis, plus de difficulté. Les niveaux plus grands et plus longs offrent une agréable diversité autant dans les environnements que dans les challenges à relever. Le seul vrai reproche qu’on fera à ce DLC est que, justement, certaines zones sont trop grandes et ne s’accordent pas avec le reste du game design, mieux adapté à des espaces plus restreints.

Notre test.
Genre : Rétro FPS | Sortie : 18/09/2025

Abiotic Factor

Quoi ? Un jeu de survie dans les meilleurs selon NoFrag ? Comme quoi, tout peut arriver, mais seulement quand c’est bien : Abiotic Factor propose une approche originale du survival coopératif, dans un environnement très riche et varié, fortement inspiré d’Half-Life, avec une grosse pointe d’humour. La direction artistique faite de gros pixels et de lumières modernes colle parfaitement à l’ambiance. Le jeu s’articule autour de l’exploration de zones plus ou moins terrestres, de la collecte de ressources et de l’amélioration d’équipements (très) bricolés et souvent fun. Une partie de la rédaction y a passé des heures, tant l’expérience et l’histoire se sont révélées plaisantes. La roadmap publiée laisse espérer une évolution ambitieuse au fil des mises à jour, même si la version 1.0 est sortie cet été et propose déjà un contenu assez énorme.

Genre : Survie & craft | Sortie : 22/07/2025

Blue Prince

Blue Prince est extraordinaire, au sens littéral. Il mélange puzzle game et rogue lite avec brio, alors qu’on ne savait même pas que c’était possible. Mais il peut laisser de côté les joueurs n’appréciant pas réellement l’une des deux mécaniques. D’un côté, l’aspect aléatoire est parfois frustrant lorsque l’on tente de résoudre une énigme et qu’on n’a pas la chance d’avoir la disposition de pièce adéquate, ou que les plans que l’on a tirés au hasard ne permettent pas d’avancer jusqu’à cette fameuse antichambre, alors qu’on avait enfin réussi à l’ouvrir. Cependant, une run n’est jamais complètement vaine, car on apprend toujours quelque chose, même si l’on n’a pas l’impression d’avoir beaucoup avancé. D’un autre côté, les puzzles et énigmes peuvent quelquefois être retors, ce qui pourrait en rebuter plus d’un, surtout si leur niveau d’anglais est un peu juste. Mais la satisfaction de les résoudre est assez galvanisante et donne un petit goût de reviens-y. Ça tombe bien, il faut au minimum une quinzaine d’heures pour voir les crédits, mais il est possible d’en passer beaucoup plus, et de toujours découvrir de nouvelles choses. Si vous aimez les énigmes, il serait vraiment dommage de passer à côté.

Notre test.
Genre : Puzzle game | Sortie : 10/04/2025

CARIMARA: Beneath the forlorn limbs

CARIMARA: Beneath the forlorn limbs, ou CARIMARA : Murmures de Ramures Ensevelies en français, est une vraie petite pépite. Les visuels sont chouettes, les animations sont très réussies – notamment les expressions faciales –, la narration est très bonne, et le doublage, excellent. On incarne un carimara – sorte de gobelin sorcier –, appelé par une femme inquiétante afin de la libérer d’un fantôme qui hante sa cave. L’objectif est d’explorer les lieux pour trouver des cartes, qui sont autant de sujets à aborder avec les personnages. On pourra alors tenter de déduire le déroulé des événements qui permettront de résoudre notre petite enquête. On retiendra en particulier la chouette, qui est particulièrement comique. Malheureusement, la durée du jeu n’excède pas une heure avant d’atteindre les crédits. Alors oui, il y a des secrets à chercher pour prolonger l’aventure, mais on aurait aimé un peu plus de contenu. CARIMARA reste néanmoins l’un des expériences les plus marquantes de cette année.

Genre : Walking sim | Sortie : 06/10/2025

DOOM: The Dark Ages

DOOM: The Dark Ages renouvelle la saga encore une fois. Moins aérien que son aîné et basé sur la parade, il n’en reste pas moins frénétique, pour peu qu’on sélectionne la difficulté adéquate. Les combats sont toujours aussi jouissifs, avec sans doute le meilleur gunfeel du genre. On sent la maîtrise d’id Software dans les FPS, même lorsqu’ils innovent et lorgnent du côté du bullet hell. Le bouclier est d’ailleurs très agréable à utiliser. Ils n’ont clairement pas le même génie quand il s’agit de faire des passages en mecha, qui n’ont aucune profondeur sans pour autant être désagréables, ou pire, des séquences en TPS à dos de dragon, dont le gameplay est superficiel et franchement pourrave, mais heureusement jamais très longs. On pourra également noter un scénario anecdotique, mais on n’est pas vraiment là pour ça. Côté technique, c’est plutôt impressionnant, car les performances sont étonnamment bonnes pour un rendu franchement chouette, même sur des machines de milieu de gamme. Oui, DOOM: The Dark Ages est différent des précédents opus, mais il reste un incontournable pour tout fan de FPS.

Notre test.
Genre : DOOM | Sortie : 15/05/2025

Escape From Tarkov

Impossible de ne pas mettre Escape From Tarkov dans les meilleurs jeux de 2025, même s’il n’est finalement pas vraiment différent de sa version bêta. Alors d’accord, Battlestate Games a pondu quatre fins différentes et a ajouté un modèle 3D pour les vendeurs, mais le reste des promesses s’est effondré aussi vite que les connexions aux serveurs le jour de la sortie. Un lancement catastrophique sur Steam, mais un jeu qui reste le mètre étalon de l’extraction shooter : un feeling incroyable, une tension palpable, et une énorme satisfaction lorsqu’on réussit à sortir vivant d’un raid. Aucun autre jeu ne lui parvient à la cheville sur ce point. D’un autre côté, il est bourré de défauts impardonnables, comme une interface vraiment à chier, des temps de matchmaking qui peuvent dépasser 10 ou 15 minutes, et la nécessité d’aller chercher des infos en dehors du jeu pour réaliser les quêtes – sous-entendu : un grave problème de game design. En plus, si vous n’êtes pas streamer professionnel ou chômeur (ce qui est souvent la même chose), il va être difficile de suivre la cadence et de réellement se faire plaisir, car l’investissement en temps est énorme. Heureusement, la partie PvE (facturée 20 € de plus) permet de profiter d’une version un peu édulcorée, mais tout de même bien meilleure que n’importe quel autre jeu du genre, sans passer trois heures par jour à enchaîner les chargements pour se prendre une balle dans la tête au bout de 30 secondes. Et en plus, on évite les cheaters.

Genre : Extraction shooter | Sortie : 15/11/2025

Hail to the Rainbow

Hail to the Rainbow est un jeu exceptionnel : la direction artistique est superbe, l’histoire est prenante, et les phases de gameplay sont toutes globalement réussies. On peine à croire qu’il est développé en solo, au vu de la qualité et de la quantité de contenu proposées. Il faudra compter une petite dizaine d’heures pour arriver au bout de ce mélange de walking sim (majoritairement), de jeu horrifique et d’action. Les premiers combats surprennent un peu à cause de leur difficulté relevée, après quelques heures passées à surtout explorer, mais une fois que l’on a compris le principe, ce n’est pas si compliqué. Chose étonnante, on accède à des armes à feu – au feeling très correct – à partir de la moitié du jeu, ce qui donne lieu à des phases de combat qui font un peu penser à Atomic Heart, les pouvoirs en moins. D’autres phases sont clairement plus inspirées d’Half-Life 2, tandis que d’autres encore lorgnent du côté cyberpunk. Il y a aussi quelques énigmes çà et là, pas toujours évidentes, mais pas trop frustrantes non plus. Et on n’a pas parlé de la conduite de la voiture, elle aussi très bien réalisée. Certes, certains passages sont un peu prévisibles, mais on reste sur le cul de cette profusion de contenu, surtout que contrairement à bien d’autres titres, tout fonctionne parfaitement.

Genre : Walking sim, survival horror, action | Sortie : 27/11/2025

Kingdom Come: Delivrance II

Kingdom Come: Deliverance II est une expérience incroyable. Le monde ouvert créé par Warhorse Studio est à la fois très crédible, mais aussi extrêmement beau, surtout en pleine nature, avec la lumière du crépuscule rasant les hautes herbes. Pour autant, il tourne plutôt bien et ne devrait pas poser trop de soucis de performances. Mais si on est attiré par ses atours, c’est pourtant bien sa narration qui nous retient : pleine de rebondissements, de surprises et d’humour, l’histoire nous emporte volontiers, même dans les nombreuses quêtes secondaires. Côté gameplay, on craignait que les mécaniques de combat soient un peu rugueuses, compte tenu de l’attachement des développeurs à la précision historique. Cependant, il s’avère que c’est très plaisant, voire exaltant en duel. Certes, on est dans un RPG, donc mieux vaut développer les compétences des domaines que l’on apprécie pour profiter au mieux du titre. L’inconvénient, c’est que certains passages pourront devenir un peu trop faciles après quelques dizaines d’heures, notamment les affrontements contre plusieurs adversaires, qui prennent une tournure parfois comique. L’immersion reste néanmoins très bonne, notamment grâce à la cohérence de l’univers, uniquement brisée de-ci, de-là par le comportement de quelques PNJ. Et les activités annexes que sont le forgeage et l’alchimie apportent des mécaniques intéressantes, voire amusantes. Tout cela se fait dans une ambiance musicale admirable, et avec des doublages français globalement très réussis, sauf rares exceptions. Si vous avez une centaine d’heures devant vous, n’hésitez pas, lancez-vous, même si vous n’avez pas fait le premier.

Notre test.
Genre : RPG médiéval | Sortie : 04/02/2025

Moros Protocol

Moros Protocol est un excellent roguelite, avec une direction artistique très chouette et un gunfeel vraiment satisfaisant. Comme tous les jeux du genre, il faut prendre le temps de monter en puissance, mais on ne se lasse jamais de recommencer, notamment grâce à l’agencement procédural des salles. Les explosions gores lorsque l’on dézingue les ennemis sont très plaisantes, tandis que les affrontements contre les boss, qui demandent un peu de pratique et d’apprentissage des patterns, procurent un grand sentiment de satisfaction lorsqu’on les vainc. Si vous n’avez qu’un seul roguelite à faire cette année, c’est celui-là qu’il faut prendre. En plus, on peut y jouer à deux en coop !

Notre test.
Genre : Roguelite | Sortie : 18/09/2025

Les FPS sympathiques (46 titres)

Même s’ils ne sont pas révolutionnaires, ces titres sont assurément de bons FPS. Et c’est déjà bien !

Battlefield 6

Battlefield 6 est une réussite. On l’avait déjà entraperçu lors de la bêta en août, mais il restait une part d’incertitude quant aux grandes cartes, qui n’avaient pas été dévoilées. Finalement, c’est le grand retour de Battlefield dans la course aux FPS à gros budget, et ça marche du tonnerre. Les modes de jeu sont chouettes – surtout Expansion –, les cartes sont agréables, les armes sont cool à jouer, le teamplay est génial, c’est joli et les performances sont bonnes… Heureusement qu’Electronic Arts nous montre qu’il sait quand même faire de la merde avec le solo, complètement nul et buggé, parce que sinon on n’y croirait pas. D’un autre côté, REDSEC, le Battle Royale free-to-play, est très convenu. Il reprend presque trait pour trait son concurrent direct, Warzone, avec un tout petit peu plus de spectacle et un gameplay légèrement plus lent, mais sans réelle âme. Enfin, le second mode de jeu gratuit, Survie, est sympa, sans plus. Il permet de s’amuser un peu avec ses rounds successifs à objectifs variables, si on n’a pas 70 € à investir dans le jeu complet. En bref, si vous avez aimé Battlefield 3 et 4 – vous êtes donc vieux –, on a toutes les raisons de croire que vous apprécierez celui-là.

Notre test.
Genre : Multijoueur à grande échelle | Sortie : 10/10/2025

Skin Deep

S’il ne fallait retenir qu’un seul immersive sim cette année, ce serait Skin Deep. Développé par une petite équipe indépendante et édité par Annapurna Interactive, il propose un gameplay très varié, principalement basé sur l’infiltration et l’humour. Le but est de libérer des chats otages dans des vaisseaux spatiaux envahis de pirates un peu débiles. Il y a tout un tas d’objets différents permettant une multitude d’approches, et tout semble très bien pensé, en plus d’être facétieux. C’est très difficile à décrire, mais simple à comprendre clavier et souris en main. Le niveau de finition est admirable, et l’attention au détail force le respect. Un excellent titre qui plaira à tous les fans du genre.

Genre : Immersive sim | Sortie : 30/04/2025

Trigger of Time

Trigger of Time est le premier jeu d’un développeur presque solo, mais il est déjà très impressionnant : la direction artistique est franchement réussie, le level design est chouette, les mouvements sont agréables et la mécanique de gameplay est originale. La manipulation temporelle fonctionne vraiment bien, et les puzzles, bien qu’accessibles, sont plutôt malins. Une expérience qu’on a énormément appréciée, et qu’on aurait aimé prolonger après les deux heures proposées. Le jeu est donc un peu trop court, mais il laisse augurer du meilleur si les prochains projets de Pantopie maintiennent ce niveau de qualité.

Notre test.
Genre : Puzzle platformer | Sortie : 10/10/2025

Jump Space (accès anticipé)

Dès les premières présentations, Jump Space nous avait fait de l’œil : le mélange de jeu coopératif dans un vaisseau et d’action avec des flingues semblait plutôt intéressant. Mais on craignait que la partie combat soit complètement à chier, d’une part car elle semblait plutôt arcade, et d’autre part car les adversaires ne sont que des robots. Au final, l’expérience est très réussie : la gestion des différents postes dans le vaisseau marche vraiment bien, surtout quand on commence à se faire tirer dessus et que les avaries se déclarent un peu partout, forçant une partie des joueurs à courir dans tous les sens. Pour les missions à pied, les développeurs ont réussi à rendre les armes très agréables à jouer, et la destruction des adversaires est assez satisfaisante. Le feeling est donc au rendez-vous, et les objectifs (ramener des objets spécifiques, détruire des terminaux…) sont assez dynamiques pour qu’on ne se lasse pas trop vite. Le jeu propose également une surcouche de roguelite, puisque chaque mission offre du matériel en récompense qui permet d’améliorer le vaisseau. Jump Space est donc déjà très bon en accès anticipé, mais il devrait encore pas mal s’étoffer dans les prochains mois, si l’on en croit la roadmap.

Genre : Coopératif | Sortie : 19/09/2025

ROUTINE

ROUTINE est un jeu d’horreur qui n’innove pas avec son gameplay, plutôt basique, ni avec son IA, surtout remarquable par son manque de réactivité. Mais tout le reste est une sacrée réussite. La direction artistique est superbe, les interfaces sont géniales et l’ambiance du titre est fabuleuse. C’est oppressant, inquiétant, et on est complètement immergé dans l’histoire de cette base lunaire affectée par un mal inconnu. Alors oui, il faut accepter de jouer le jeu pour ne pas casser les mécaniques de cache-cache, mais même pour un joueur qui n’aime pas trop l’horreur, il y a moyen de passer un très bon moment, et profiter de la superbe atmosphère du titre.

Notre test.
Genre : Horreur | Sortie : 04/12/2025

System Shock 2: 25th Anniversary Remaster

Le jeu d’origine était une légende, Nightdive Studio ne l’a pas écorné. System Shock 2: 25th Anniversary Remaster n’est certes pas aussi beau que son remake de System Shock sorti en 2023, mais les améliorations de qualité de vie, l’affinage des textures, le passage à la 4K, aux 144 FPS et aux écrans larges, font vraiment le taf. Cette nouvelle version permet au plus grand nombre de découvrir ou redécouvrir l’un des piliers de l’immersive sim, et rien que pour ça, on peut remercier les développeurs. Certes, la base n’a pas changé depuis 25 ans, mais le gameplay est exemplaire, notamment sur les différentes possibilités d’approche (combat, piratage, pouvoirs psioniques), et même les mouvements et le gunplay sont franchement bons. Enfin, impossible de ne pas être marqué par les procédés scénaristiques particulièrement réussis, qui se retrouveront dans bon nombre de jeux ensuite. Pour couronner le tout, l’expérience est plus accessible que le premier opus, et pas si longue, puisqu’il faudra une quinzaine d’heure pour en venir à bout. Mais il y a fort à parier que vous aurez envie de le relancer en choisissant d’autres compétences. Enfin, même si on n’a pas pu le tester, il y a un mode coopératif, qui a l’air franchement sympa. On fera sans doute une soirée dessus dans les prochaines semaines.

Notre test.
Genre : Immersive sim | Sortie : 26/06/2025

Deadzone Rogue

Alors qu’on pensait pouvoir se moquer du nouveau projet de Prophecy Games après l’échec de Tribes 3: Rivals, car ils repartaient des assets de Starsiege: Deadzone, leur extraction shooter daubé, il s’avère que ce petit roguelite est vachement bien ! Certes, les environnements sont un peu étriqués, et les ennemis pas spécialement originaux, mais la mécanique de montée en puissance pendant chaque run est exemplaire : on débloque de vrais avantages qui changent radicalement le feeling de niveau en niveau, et c’est franchement chouette. Le gunfeel est aussi plutôt bon, ce qui donne une furieuse envie de relancer une fois la partie terminée. Il y a évidemment une métaprogression comme dans tous les jeux du genre, ainsi qu’un mode coop jusqu’à trois joueurs. À la rédac, on a fait de nombreuses parties, et on s’est toujours bien amusés. Et on n’est pas les seuls, car la base de joueurs reste très bonne, avec de sacrés pics lors des mises à jour de contenu, comme celle de décembre dernier. Les devs misaient sans doute sur un remake de Tribes pour survivre, mais c’est finalement Deadzone Rogue qui aura sauvé le studio.

Genre : Roguelite | Sortie : 11/08/2025

Dying Light: The Beast

Après un second opus plutôt raté, la licence Dying Light rebondit avec Dying Light: The Beast, qui propose le meilleur des titres précédents. On n’a malheureusement pas eu l’occasion de le tester, mais la majorité des joueurs saluent cet épisode pour son gameplay et son ambiance. Apparemment, l’histoire est un peu osef, mais elle ne semble pas gâcher le plaisir. En plus, comme Techland utilise un moteur qui commence à dater, le jeu fonctionne même sur une patate.

Genre : Parkour & zombies | Sortie : 19/09/2025

PIGFACE (accès anticipé)

PIGFACE est beaucoup trop court ! Quelle frustration de découvrir le message indiquant la fin de l’accès anticipé au bout d’une heure trente de jeu. Tout s’enchaine super bien et on en veut plus à chaque fois. On a faim de frag, on veut tuer tuer tuer, parce que le feeling des armes est super sympa. Les idées sont bonnes et on a hâte de découvrir ce que nous réserve les prochaines mises à jour de cette violente expérience, qu’il serait dommage de rater, surtout à moins de 10 €.

Notre preview.
Genre : Rétro-FPS | Sortie : 18/09/2025

The Talos Principle: Reawakened

The Talos Principle: Reawakened est un très bon remaster. Le moteur Unreal Engine 5 est plutôt bien maîtrisé par Croteam, et produit un rendu parfois très joli, tout en conservant des performances acceptables si l’on possède une machine récente. Côté gameplay, le jeu d’origine et son DLC sont copiés à la lettre, avec toutefois de petites améliorations de qualité de vie appréciables. C’est donc toujours aussi bien, avec une difficulté progressive, très agréable. Les développeurs ont également ajouté des commentaires dans tous les coins, mais qui deviennent un peu chiants, surtout quand on est concentré sur une énigme. Enfin, l’ajout d’un chapitre inédit, principalement à destination des vétérans, franchit une sacrée marche en termes de difficulté. C’est extrêmement dur, mais très satisfaisant lorsque l’on parvient à résoudre les puzzles. De là à justifier l’achat du remaster pour 40 € uniquement pour ça, peut-être pas, mais c’est indéniablement une bonne pioche pour les nouveaux joueurs fans du genre.

Notre test.
Genre : Puzzle game | Sortie : 10/04/2025

VOID/BREAKER (accès anticipé)

Alors que le précédent titre du studio Stubby Games – composé d’un seul homme – était The Entropy Centre, un excellent puzzle game inspiré de Portal, on a été surpris de découvrir le virage à 180° vers un gameplay frénétique pour le second titre : VOID/BREAKER. Il s’agit d’un fast-FPS roguelite avec des visuels très épurés mais modernes, et de la destruction. L’une des particularités est que les modules que l’on peut trouver en run sont parfois un peu farfelus, et certains sont même corrélés à des éléments extradiégétiques, comme le réglage du FOV, la sensibilité de la souris ou la résolution (480p for the win !). D’autre part, ne vous attendez pas à une promenade de santé, la difficulté est assez relevée, mais le feeling excellent aide à vouloir relancer une partie immédiatement.

Genre : Fast-FPS roguelite | Sortie : 19/09/2025

MISERY

Un très bon mélange d’extraction shooter, de coopération, d’exploration d’une zone très inspirée par S.T.A.L.K.E.R. et de construction de base. Pour autant, pendant quelques jours, il a été au cœur d’un drama opposant soutiens à l’Ukraine et soutiens de l’armée russe, car le jeu a été bloqué par GCS Gameworld sur des motifs un peu obscur, d’après le développeur russe. Bon, il a peut-être été un peu de mauvaise foi, puisqu’il a admis qu’il avait bien supprimé des assets pour pouvoir de nouveau vendre le jeu sur Steam. Néanmoins, le titre semble mettre tout le monde d’accord : c’est très fun.

Genre : Extraction shooter coopératif | Sortie : 23/10/2025

HELL OF FEAR: Mind Breach

On ne l’a jamais évoqué sur NoFrag, et pour cause, on n’en avait tout simplement jamais entendu parler avant le début du mois, quand les développeurs nous ont contactés. Il s’agit d’un immersive sim inspiré par System Shock 2 et Dead Space qui ne présageait pas forcément du meilleur, vu le nom. Pourtant, on aurait eu tort de ne pas l’essayer (en stream sur notre chaîne Twitch), car c’est vraiment sympa. On sent qu’il n’y a pas énormément de moyens et que l’ensemble n’est pas parfait, mais l’ambiance est réussie, tout comme le feeling des armes et la progression. Une bonne surprise. On essaiera de détailler ça dans un vrai test, si on a le temps en 2026.

Genre : Immersive sim | Sortie : 05/12/2025

CRUEL

Avec une direction artistique rétro très réussie, une bande son électro qui fait mieux qu’Anger Foot, et un gameplay rapide et précis, CRUEL offre une très bonne expérience de jeu, proche de ce que propose Mullet Mad Jack. On traverse avec plaisir les dix niveaux générés aléatoirement en enchainant headshots, décapitations et défenestrations. Le challenge est suffisamment bien dosé pour qu’on ait plaisir à relancer une nouvelle run sans être frustré d’avoir perdu. Le problème de CRUEL vient du fait que l’aspect roguelite est finalement très restreint : on ne conserve aucune améliorations entre les parties, et elles ne nous amènent pas à changer notre façon de jouer selon ce qu’on achète entre les niveaux. Le renouvellement ne viendra que des deux autres modes à débloquer qui rendent le jeu plus difficile, ou énervant, ça dépend. On peut tout de même vous recommander CRUEL, malgré la répétitivité, finalement assez inhérente au genre.

Notre test.
Genre : Fast-FPS rétro | Sortie : 05/01/2025

Outlaws + Handful of Missions: Remaster

Outlaws + Handful of Missions: Remaster est une très belle production de Nightdive Studio. Le feeling de l’époque est conservé, et coup de bol pour nous, c’est encore très bon en 2025. Le gunfeel est vraiment agréable, et on s’amuse beaucoup. Les améliorations graphiques sont, comme d’habitude, de bon aloi : elles respectent le matériau d’origine, mais permettent aux joueurs de maintenant faire tourner le jeu sur un écran 4K avec un framerate décent. On le conseille aussi bien aux vieux nostalgiques qu’aux petits jeunes curieux de tâter du 30 ans d’âge.

Notre test.
Genre : Rétro-FPS | Sortie : 20/11/2025

Atomfall

Dans l’ensemble, Atomfall est une bonne expérience. La durée de vie relativement restreinte fait que les lacunes, inhérentes à un jeu AA qui veut en faire un peu trop, ne gâchent pas le plaisir de jeu. Malgré l’arbre de compétences peu intéressant, et l’infiltration réduite au strict minimum avec une IA qui ne suit pas, on reste focalisé sur les deux points forts du titre : l’exploration et la narration. Rebellion fait excellent usage de l’avantage offert par le jeu vidéo pour raconter une histoire. Certes, le récit lui-même est du réchauffé, mais Atomfall procure un réel plaisir de découverte, et suscite notre curiosité pour en apprendre plus sur les évènements qui se sont déroulés à Windscale.

Notre test.
Genre : Action/aventure  | Sortie : 27/03/2025

Eclipsium

Eclipsium est un walking sim psychédélique avec une esthétique très particulière, mais franchement réussie. On avait beaucoup aimé la démo, et le jeu complet est à la hauteur de nos attentes. Certes, il est un peu difficile de comprendre ce qu’il se passe, mais l’ambiance, très pesante, est excellente. Un jeu à faire si vous appréciez le genre.

Genre : Walking sim | Sortie : 19/09/2025

How 2 Escape: Lost Submarine

Un puzzle game asymétrique PC/smartphone franchement sympathique. Si le premier épisode avait laissé quelques personnes dubitatives quant à la cohérence de certaines énigmes, How 2 Escape: Lost Submarine semble mettre tout le monde d’accord : c’est très bien.

Genre : Puzzle game | Sortie : 24/06/2025

Species: Unknown

Si le concept ne paraît pas spécialement original, les Lyonnais de WanadevStudio (Propagation: Paradise Hotel) ont eu la bonne idée de rajouter un peu de shoot dans leur jeu d’horreur coopératif à la Lethal Company. Ils reprennent également une partie du concept de Phasmophobia en permettant d’identifier quelle menace habite le vaisseau que l’équipe doit visiter – souvent pour en extraire des données. En fonction du monstre, il faut adapter sa réaction, qui peut varier de « rester figé pour éviter de se faire repérer » à « décharger son arme le plus rapidement possible pour tenter de l’arrêter ». Et ça marche plutôt pas mal. Alors qu’il n’a pas fait grand bruit lors de sa sortie, un nombre assez conséquent de joueurs se retrouve régulièrement sur le titre, et les avis sont très positifs. En plus, l’esthétique plus sérieuse que la majorité de ses concurrents est assez réussie, et les jeux de lumière rendent très bien. Une bonne surprise à expérimenter avec deux ou trois potes.

Genre : Coop horrifique | Sortie : 23/10/2025

Future Breach 64

Future Breach 64 est un jeu tactique – uniquement solo –, dans lequel vous êtes envoyé en mission avec votre équipe afin de capturer des « ouvriers ennemis » pour les forcer à travailler chez vous et récupérer du carburant ou des « morceaux de technologie ». Il est possible de diriger ses équipiers via un menu d’ordres, un peu à la manière d’un Ready Or Not, et le gunplay est étonnamment sympathique. Le tout est enrobé d’un peu d’humour et on s’amuse bien. Vous pouvez tester la démo pour savoir si ça vous plait, et de toute façon, il est à 3 € (voire beaucoup moins pendant les soldes).

Genre : Rétro-FPS Tactique solo | Sortie : 03/01/2025

It Has My Face (accès anticipé)

On était impatients de voir arriver It Has My Face en accès anticipé : il propose un concept plutôt original, et on avait beaucoup aimé la démo. Le principe de base est de repérer, dans la foule de PNJ, exactement le même personnage que celui que l’on incarne, car il veut nous tuer. Il faut donc l’éliminer avant. La mécanique a l’air simple, mais elle se complexifie au fur et à mesure. Pour contrebalancer, il y a une composante roguelite, permettant d’obtenir de nouvelles armes et améliorer son équipement. Alors que pendant le développement, l’équipe avait envisagé de reporter le mode multijoueur, ils l’ont finalement intégré à la version en accès anticipé, et ça semble satisfaire les joueurs. Une très bonne expérience qui ne coûte que 9 €, et qui dispose d’une démo si vous voulez voir ce qu’il donne.

Genre : Spy game | Sortie : 29/09/2025

INCISION

INCISION est un excellent rétro-FPS inspiré par le mythique Quake. Les combats sont nerveux et violents, le sang gicle de partout et les armes ont une sacrée patate. Un très bon cru.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 28/08/2025

Total Chaos

Quand un maestro du rétro-FPS passe au survival horror, on ne peut être qu’intrigué. Après l’excellent Turbo Overkill, le petit studio Trigger Happy Interactive nous pond Total Chaos, un remake d’un mod pour DOOM II. Et c’est très bon : de l’horreur pure, un peu de craft, des armes à feu et une ambiance extraordinaire. Et contrairement à beaucoup de titres du genre, les déplacements sont fluides et rapides. Une très bonne expérience si vous avez un slip adapté.

Genre : Survival horror | Sortie : 20/11/2025

Tainted Grail: The Fall of Avalon

Impossible de ne pas penser à Skyrim en voyant Tainted Grail: The Fall of Avalon. C’est un RPG heroic fantasy plutôt classique, qu’on avait testé en accès anticipé en 2023, et qui était un peu merdique : un gameplay chiant comme la pluie, des mécaniques un peu pétées, une technique vraiment nulle et des graphismes affreux. Deux ans et une version finale plus tard, le jeu propose enfin quelque chose à la hauteur de ses ambitions. Un énorme travail sur tous les défauts a été effectué, ce qui lui permet d’être très apprécié par la grosse base de joueurs quotidienne – alors que c’est un jeu uniquement solo. Côté univers, c’est une réinterprétation très sombre des légendes arthuriennes, et notamment la reprise de l’univers développé pour le jeu de plateau du même nom, avec des quêtes à embranchements et tout le toutim.

Genre : RPG | Sortie : 23/05/2025

Mala Petaka

Un rétro-FPS très inspiré de DOOM, développé sous GZDoom. Mais contrairement à la majorité des titres du style, la direction artistique très colorée nous éclate la rétine. Pour autant, le feeling est très bon et les armes ont de la patate. Une très bonne surprise. N’hésitez pas à tester la démo ; si vous aimez le genre, il y a de grande chances que vous accrochiez.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 25/09/2025

LAN Party Adventures

On pensait tomber sur un énième « bidule » simulator éclaté au sol, c’est finalement un très chouette jeu d’aventure avec un peu de manipulation de switchs et d’écran cathodiques, comme au début des années 2000. Très sympa.

Genre : Walking sim | Sortie : 18/09/2025

Project Warlock II

Project Warlock II est un très bon rétro-FPS, proposant trois personnages avec leur propre arsenal et arbre de compétences. Le gunfeel est excellent, et la direction artistique plutôt sympa.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 28/05/2025

Supraworld (accès anticipé)

Supraworld est un jeu d’exploration et d’énigmes, suite de Supraland déjà très apprécié. Et c’est toujours aussi bien, même si les performances sont un peu compliquées sur les anciennes machines. On incarne un petit bonhomme de quelques centimètres de haut, qui se balade dans une maison remplie de jouets, avec plein de mécanismes à comprendre pour résoudre des puzzles. On dispose également de différentes capacités permettant d’accéder à de nouvelles zones, comme dans un metroivania. Et ça marche très bien. C’est très malin et satisfaisant, et le développeur ajoute régulièrement du contenu. Une très bonne expérience.

Genre : Puzzle game platformer | Sortie : 15/08/2025

Despelote

Despelote est un walking sim narratif vraiment à part. Avec son approche autobiographique et un point de vue pratiquement documentaire, il propose quelque chose de jamais vu. On prend plaisir à découvrir la vie d’un petit garçon fan de foot au début des années 2000, avec une bonne dose de nostalgie. L’aspect graphique le démarque également de ce qu’on a l’habitude de voir, et ça rend plutôt bien en jeu. Il offre aussi quelques mécaniques de gameplay originales, qui portent bien le propos, sans prendre trop de place. Si vous appréciez le genre, jetez-y un œil, ne serait-ce que pour encourager ce genre de productions indépendantes.

Notre test.
Genre : Walking sim | Sortie : 01/05/2025

RoboCop: Rogue City – Unfinished Business

Si on avait été partiellement séduits par RoboCop: Rogue City, son DLC Unfinished Business nous a nettement plus convaincus. Sans doute parce que toute l’action se déroule dans un même immense bâtiment, supprimant le backtracking ennuyeux du jeu de base. Le feeling est toujours très sympa, et on prend beaucoup de plaisir à exploser nos adversaires. Les dialogues sont également souvent comiques et délicieusement nanardesques, mais c’est assumé. En définitive, on s’amuse bien, et c’est le principal.

Genre : Puzzle game platformer | Sortie : 15/08/2025

Soulslinger: Envoy of Death

Soulslinger: Envoy of Death partait avec deux handicaps : un nom oubliable une demie seconde après l’avoir lu, et une ancienne démo proposant un gameplay atroce. Heureusement, les développeurs ont travaillé d’arrache-pied sur ce qui fait tout le sel d’un FPS : le gunfeel. Et ils ont vraiment bien réussi : les mouvements sont nerveux, le feeling déboîte, et on en a plein les yeux et les oreilles. L’aspect rogue-lite, avec les pouvoirs et l’amélioration de son personnage, fonctionne également très bien, ce qui fait qu’on a toujours envie de relancer un run pour aller un peu plus loin, ou tenter une plus grande difficulté. On regrettera juste des niveaux parfois un peu trop étriqués, rendant alors l’expérience frustrante.

Nous n’avons pas réalisé de test sur la version finale, mais vous pouvez retrouver la preview effectuée en 2023.
Genre : Walking sim | Sortie : 17/04/2025

Captain Wayne – Vacation Desperation

Un DOOM-like qui offre des combats nerveux dans un univers cartoon très marqué. Une proposition somme toute classique, mais très bien réalisée, ce qui en fait un des très bon rétro-FPS de cette année.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 25/11/2025

Butcher’s Creek

Malgré une durée de vie ne dépassant pas les quatre heures, David Szymanski réussit tout de même à intégrer tous les ingrédients nécessaires à la recette d’un très bon jeu. Les combats sont brutaux et le gameplay, très efficace. Il se permet même d’ajouter une mécanique humoristique pour regagner de la vie, qui participe à l’ambiance gore et crado du titre. L’inspiration de certains Resident Evil, mais aussi de Manhunt et Condemned, plaira aux amateurs du genre. Alors pour un peu moins de dix euros, autant s’en payer une bonne tranche.

Notre test.
Genre : Action / horreur | Sortie : 23/01/2025

BLACKSHARD

Un walking sim uniquement contemplatif, avec une très belle bande son. On n’est pas forcément clients, mais force est de reconnaître que c’est très bien réalisé.

Genre : Walking sim | Sortie : 02/04/2025

TEXNOPLAZM (accès anticipé)

Bien que ce soit un spin-off du très moyen GHOSTWARE: Arena of the Dead, TEXNOPLAZM est étonnamment beaucoup mieux. Peut-être parce qu’il n’essaye pas d’être aussi méta que le premier, et qu’il est plus axé sur le corps-à-corps ? En tout cas, on s’y amuse déjà beaucoup, alors qu’il est encore en accès anticipé.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 04/08/2025

The Berlin Apartment

The Berlin Apartment est un walking sim narratif plutôt classique dans son gameplay, mais original dans sa narration. La visite de plusieurs époques à travers des personnages ayant vécu dans un même lieu est vraiment réussie. On ressent la nostalgie et les regrets des protagonistes qui vivent à l’est du mur de Berlin. En plus, l’esthétique est très chouette, et ce n’est pas très long. Alors si vous appréciez le genre, c’est sans doute une bonne idée de tenter l’expérience.

Notre test.
Genre : Walking sim | Sortie : 17/11/2025

Karma: The Dark World

Malgré un gameplay trop classique et une durée de vie (si on retire les cinématiques) assez courte, KARMA: The Dark World parvient à nous happer grâce à sa narration incroyable et de son intrigue parfaitement maitrisée. On a été bluffé par la qualité d’écriture et l’ambiance suffocante qui règne à certains moments de l’aventure. Ajoutez à cela une bande son qui nous a profondément touchés, renforçant l’aspect tragique et douloureux de cette dystopie. On ne peux que vous recommander ce titre, qui, pour nous, est une expérience poignante, dont on ne sort pas indemne une fois terminé.

Notre test.
Genre : Horreur | Sortie : 27/03/2025

Mortal Sin

C’est un First Person Slasher avec une direction artistique mêlant cel shading et déluge d’hémoglobine. On n’a pas eu l’occasion de tester, mais les combats au corps-à-corps ont l’air franchement jouissifs. Côté gameplay, tout le monde s’accorde à dire que les mécaniques de roguelite fonctionnent parfaitement, et que la variété de classes de personnages et d’armes est bienvenue.

Genre : First Person Slasher | Sortie : 29/08/2025

SCP: Fragmented Minds (accès anticipé)

Basé sur l’univers de la fondation SCP, SCP: Fragmented Minds était prédestiné à devenir un énième jeu d’horreur pourrave. Pourtant, la sortie en accès anticipé proposant le premier chapitre semble convaincre la majorité des joueurs, qui louent son ambiance, ses visuels, son gameplay, mais aussi sa narration – chose assez exceptionnelle pour le remarquer. Le seul point négatif est sa courte durée de vie pour l’instant, mais il est probable que l’équipe étoffe le contenu jusqu’à la sortie en version 1.0.

Genre : Horreur | Sortie : 27/01/2025

Psycho Patrol R (accès anticipé)

Psycho Patrol R est « un simulateur hybride de police et de punition mêlant FPS et mecha ». On ne voit pas ce qu’on peut dire de plus sur le nouveau titre de Consumer Softproducts, à l’origine du malsain et déjanté Cruelty Squad. On n’a pas eu le courage de le tester, mais les fans d’immersive sim semblent tout à fait convaincus.

Genre : Immersive sim | Sortie : 24/03/2025

The Last Caretaker (accès anticipé)

Sorti en accès anticipé le 6 novembre dernier, The Last Caretaker est un jeu de survie et de craft. Encore un. Mais apparemment, il est plutôt bien, si on se fie aux avis Steam et à sa fréquentation. Sa particularité est que l’on incarne un robot humanoïde, chargé de préserver le futur de l’humanité en envoyant des petites graines dans l’espace au moyen d’une fusée. Il y a toute une gestion de l’alimentation électrique pour les différents équipements, ainsi qu’un peu de combat contre d’autres robots, qui eux, n’ont pas envie de voir ces connards d’humains se reproduire ailleurs. On avait rapidement testé la démo, et on n’avait pas été plus convaincus que ça, mais comme ce n’est pas notre genre de prédilection, on est sans doute passés à côté de l’intérêt du titre. Si au contraire, vous êtes sensible à ce style de jeu, l’accès anticipé de The Last Caretaker est sûrement un excellent choix.

Genre : Survie & craft | Sortie : 06/11/2025

Viscerafest

Viscerafest, en dépit de son univers visuel singulier, n’est pas très original. Il reprend un gameplay déjà bien rodé, mais pousse tout de même quelques potards à fond afin de proposer une expérience plus agressive et difficile qu’on aurait pu penser. Il s’agit donc d’un rétro FPS certes classique, mais bien fait et hardcore. Les quelques années en accès anticipé ont permis de l’étoffer, et il reste parmi les meilleurs du genre – tant qu’on a les nerfs pour persévérer.

Nous n’avons pas réalisé de test sur la version finale, mais vous pouvez retrouver la preview effectuée en 2021.
Genre : Rétro-FPS | Sortie : 14/04/2025

Rainbow Six Siege X

On était plutôt fan du jeu à sa sortie en 2015, et il est encore convaincant en 2025, malgré la multiplication des agents. La connaissance des maps et des mécaniques de gameplay prime presque toujours sur le skill pur, ce qui n’est pas déplaisant pour les joueurs un peu moins sûrs de leur visée. Évidemment, c’est un peu dur de s’y remettre, mais quand on a l’humilité d’accepter d’être dépassé, on parvient tout de même à passer de bons moments. En revanche, bien qu’on ait régulièrement suivi les progrès de la poule aux œufs d’or d’Ubisoft, il est vraiment difficile de voir ce Siege X autrement que comme un gros patch. N’importe quelle personne n’ayant pas joué de manière assidue ces dernières années serait bien incapable de dire que c’est une mise à jour différente des précédentes. Il reste néanmoins l’un des meilleurs FPS compétitifs.

Genre : FPS compétitif | Sortie : 10/06/2025

La sélection VR (dans les FPS sympathiques)

Parce qu’on ne voulait pas mélanger les torchons avec les serviettes. Cette année, nous n’avons pas pu tester de jeux VR, alors on se base sur les retours que l’on a eu.

Forefront

Incroyable ! Un jeu VR autour des 90 % d’avis positifs sur Steam. Et c’est un Battlefield-like. On n’a pas pu le tester, mais on fait confiance à la plèbe pour l’accès anticipé de Forefront et on le met dans les bons jeux, sinon on ne voit pas ce qui pourra y rentrer. Apparemment, le feeling est correct, c’est pas trop moche, il n’y a pas de problème réseau et on s’y amuse bien. Que demander de plus ?

Genre : Multijoueur à grande échelle en VR | Sortie : 06/11/2025

Thief VR: Legacy of shadow

Encore un titre qui nous intéresse, mais qu’on n’a pas eu le temps de tester : la réalité virtuelle n’a pas été notre priorité cette année. Pour autant, cela ne va pas nous empêcher de classer Thief VR: Legacy of Shadow dans les bonnes surprises de 2025, car le nombre d’avis positifs est correct pour un titre VR. En plus, on peut lire ici et là que ce serait un digne héritier des deux premiers Thief, ce qui semble assez incroyable. En revanche, il n’est a priori pas dénué de bugs, donc ne vous attendez pas à une expérience parfaite, même si les développeurs publient régulièrement des patchs.

Genre : Infiltration et immersive sim en VR | Sortie : 04/12/2025

Zero Caliber 2 Remastered

C’est un peu le blockbuster des FPS en réalité virtuelle : une campagne solo, une campagne coop, du PvP, plein d’armes et une réalisation plutôt correcte. C’est surtout une prise de risque minimale, puisqu’il s’agit d’un remaster de la version Meta Quest sortie en 2024 qui avait bien cartonné. Mais on s’en fiche, si c’est bien.

Genre : Solo/coop/PvP en VR | Sortie : 30/10/2025

Les FPS déjà oubliés (47 titres)

Sans être de mauvais FPS, ces jeux ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable.

Transience

Transience est une déception. Ce n’est pas un jeu raté, mais plutôt un jeu gâché par de grosses erreurs de game design et une IA parfois nulle. L’intro est trop longue et chiante, tout comme les dialogues parfaitement inintéressants. Mais une fois passé un cap, on arrive à ce qui fait le sel du jeu : les combats. Même si le sound design est lui aussi décevant, le gunfeel est assez bon, et on s’amuse bien à éclater la tête de nos adversaires qui parviennent à nous contourner. La partie infiltration a le mérite d’exister et ne fonctionne que par l’inaptitude des ennemis, mais c’est quand même moins marrant que de truffer tout le monde de plomb. Visuellement, on alterne encore une fois entre de l’amateurisme – notamment dans les cutscenes – et des coups d’éclat, prouvant que l’Unreal Engine 4 en a encore sous le capot. En définitive, un jeu très imparfait, mais avec des séquences sympas. Difficile de dire de quel côté de la balance il penchera pour vous.

Notre test.
Genre : Infiltration / action | Sortie : 04/12/2025

FBC: Firebreak

Remedy a tenté quelque chose de nouveau avec FBC: Firebreak, mais le résultat est un spin‑off qui n’a pas réussi à convaincre les fans de Control et Alan Wake, qui attendaient énormément de l’aspect narratif. Comme c’est un jeu purement coopératif dans l’esprit d’un Left 4 Dead, c’est fatalement assez peu développé. D’autre part, le contenu a paru beaucoup trop léger aux premiers joueurs, qui n’avaient pas compris que les « difficultés » correspondaient à la profondeur – et la longueur – des expéditions. Il n’en fallait pas moins pour faire un four au démarrage, malgré des qualités indéniables : un feeling très correct, un univers plutôt joli et original, ainsi qu’un peu d’humour avec les anomalies issues du lore des titres du studio (globalement inspirés de la fondation SCP). Mais après quelques heures, il faut se rendre à l’évidence : on se fait un peu chier. Oui, c’est un peu le principe de faire et refaire les missions pour faire progresser les personnages, mais on arrive tout de même vite au bout. On peut néanmoins s’y amuser quelques soirées, si on est accompagné par deux potes.

Genre : Coopératif | Sortie : 17/06/2025

The Outer Worlds 2

Obsidian a su améliorer et raffiner son concept de FPS/RPG. Un net progrès sur les sensations en combat nous prémunit contre la narcolepsie, et la refonte du système de progression de notre personnage rend nos choix plus impactants dans le gameplay. The Outer Worlds 2 se prend aussi plus au sérieux que son ainé, et il en résulte ainsi une écriture donnant plus de vraisemblance à l’univers, sans abandonner le ton humoristique et décalé de la franchise. Si la structure de l’aventure reste très classique, avec différentes cartes semi-ouvertes donnant accès à des sortes de donjons plus linéaires, le rythme est bien maitrisé. Malheureusement, les choses se gâtent avant la conclusion, faute sans doute à un manque de temps côté développeur. Le studio y aurait sans doute gagné à proposer un jeu plus court et mieux fini, autant sur la partie technique que sur la conclusion de l’histoire. Mais comment alors justifier les 80 70 € de prix de vente ?

Notre test.
Genre : RPG | Sortie : 29/10/2025

Avowed

Il faut l’avouer, on n’était pas spécialement emballés par Avowed avant de l’avoir entre les mains. Outre la direction artistique, qui a le mérite d’être particulière, on craignait de se faire chier pendant les combats, à cause de mécaniques un peu trop RPG. Et on avait partiellement raison : même si ce n’est pas nul à chier, le feeling n’est pas vraiment au centre de l’expérience. D’autant plus qu’il ne faut pas avoir trop de niveaux d’écart avec l’ennemi, sinon c’est la mort instantanée, ou le combat le plus long de votre vie, car vous ne faites aucun dégât. Du côté de la narration, le point fort d’Obsidian, on a malheureusement trouvé les dialogues beaucoup trop verbeux, mais surtout, inconséquents. Nombre de quêtes sont absolument ridicules et brisent l’immersion. À quel moment les devs se sont dit qu’il allait être intéressant de faire le coursier pour des conneries du genre « j’ai perdu mon chapeau » ou « j’ai oublié mes clés » ? D’autre part, certains PNJ – surtout en ville – ont une réaction assez étrange : on a beau défoncer un mur ou leur piquer des objets sous leurs yeux, ils restent impassibles. Du côté visuel, c’est assez joli par moment, mais ça fait tout de même un peu carton-pâte. En plus, mieux vaut être bien équipé, ça tourne sous Unreal Engine 5. Pour terminer, on a trouvé l’exploration plutôt sympa sur la première moitié de l’aventure. Malheureusement, ça s’essouffle un peu ensuite, car on a beau avoir des coffres à looter, les récompenses sont globalement toutes pourries. Bon, vous allez nous demander pourquoi Avowed est quand même dans les FPS déjà oubliés, et pas plus bas. Tout simplement parce que malgré tous ses défauts, on a un petit attachement à ce jeu et on a passé de bons moments en sa compagnie. Vous savez, comme votre petit dernier qui est un peu plus con que vos autres enfants, mais qui est parfois attendrissant quand il mange ses spaghettis par le nez.

Genre : RPG | Sortie : 18/02/2025

Beyond Sunset

On avait bien apprécié l’accès anticipé de Beyond Sunset, avec son feeling nerveux et sympathique, grâce à un bon emploi du moteur GZDoom. Mais il s’avère que la version 1.0 qui apporte plusieurs nouveaux niveaux, n’est pas aussi aboutie qu’on aurait pu l’espérer. C’est comme si les développeurs avaient perdu en motivation au cours du projet. Pourtant, qui ne serait pas enthousiaste quand son éditeur l’a arnaqué et ne lui reverse qu’un pourcentage ridicule des ventes de son jeu ?

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 12/09/2025

Abyssus

Un roguelite coopératif un peu comme les autres, mais qui a l’avantage de proposer des armes plutôt sympas. La direction artistique est correcte, et les mécaniques fonctionnent. Rien de bien exceptionnel, mais de quoi passer quelques soirées amusantes entre potes.

Genre : Roguelite coopératif | Sortie : 12/08/2025

Ambrosia Sky: Act One

Une idée bien originale, dans un écrin plutôt sympathique, mais un contenu un peu faiblard pour ce jeu qui se revendique comme un immersive sim indépendant. Si les objectifs sont de récupérer un ou plusieurs objets dans chaque niveau, on doit se frayer un chemin en nettoyant des infections fongiques à l’aide de notre pistolet-pulvérisateur. Avec des ressources que l’on récupère au passage, on peut l’améliorer, ce qui lui donnera plus de puissance ou une meilleure endurance, mais aussi des pouvoirs spécifiques, comme de l’électricité pour activer des portes à distance, ou du feu pour détruire des poches de champignons plus facilement. Au final, même si l’expérience est bonne, on reste un peu sur notre faim. D’un autre côté, ce n’est pas si surprenant, quand on voit le sous-titre « Act One » accolé à Ambrosia Sky. Ils n’avaient sans doute pas prévu de le sortir si tôt… Espérons que le studio continue à étoffer le concept dans la suite.

Genre : Nettoyage & immersive sim | Sortie : 10/11/2025

Darkenstein 3D

Darkenstein 3D, est une déclaration d’amour en hommage aux boomer-shooter qu’on aime tant. Malheureusement, il s’en inspire trop au point d’en devenir une copie bon marché sans grande originalité. L’humour – bien que volontaire – est parfois trop mis en avant avec des easter egg qui feront sourire les vieux gamers, mais ceux qui ne comprennent pas le second degré ne tiendront pas cinq minutes. Malgré les bugs, les problèmes techniques et une intelligence artificielle catastrophique, l’expérience reste tout de même divertissante. Son plus bel atout, c’est d’être totalement gratuit, donc pourquoi pas se faire plaisir, surtout que le développeur continue de faire des mises à jour. Une bonne raison pour vous faire un avis. Et n’oubliez pas : « un bon nazi est un nazi mort ».

Notre test.
Genre :
Rétro-FPS | Sortie : 21/10/2025

Delta Force

La campagne Black Hawk Down pour Delta Force est gratuite, mais on n’imagine pas le scandale si elle avait été payante : elle se fait déjà défoncer sur Steam à cause de ses performances un peu exigeantes et sa difficulté, forçant à jouer en coopération et nécessitant un bon niveau de jeu. Malgré ses mécaniques de gameplay d’un autre temps (niveaux très linéaires, spawn fixe des ennemis, impossibilité de ramasser des armes à terre, pas de pénétration de balles…), le feeling est tactique et se rapproche d’un Insurgency: Sandstorm. Ajoutez à cela qu’on parcourt les niveaux avec ses potes, et cela donne un jeu tout de même assez plaisant. Ok, il faudra apprendre les enchaînements d’apparition des ennemis dans les missions les plus difficiles, mais la frustration pourra se transformer en satisfaction au bout d’un moment. Si vous avez la possibilité de trouver trois autres larrons et que vous êtes un peu chauds, vous aurez une expérience sympa de six à sept heures, pour un coût d’uniquement le temps de téléchargement. En revanche, pour la partie multijoueur, c’est un tout autre titre : ambiance futuriste avec des héros, mais copie carbone de Battlefield pour tout le reste. Ce n’est pas mauvais, mais tout transpire un peu le free-to-play.

Notre test de la campagne solo.
Genre : Extraction / multi / coop | Sortie : 21/04/2025

Splitgate 2

Après une sortie en free-to-play ratée en juin 2025, le studio 1047 Games avait fait machine arrière : revenir en bêta pour tenter d’améliorer son jeu compétitif mélangeant Halo et Portal. Si la formule avait très bien marché pour le premier opus, Splitgate 2 ne semblait pas suffisamment renouveler l’expérience pour convaincre les joueurs, même avec un mode battle royale – quelle surprise. Et la communication calamiteuse se moquant des ténors en place n’a pas aidé à améliorer l’image de l’équipe. Pour tenter de réparer les dégâts et de travailler sur les retours des joueurs, le studio décide donc de repasser en version bêta quelques semaines plus tard… Jusqu’à mi-décembre, date de la ressortie en version finale, assortie d’un changement de nom pour SPLITGATE: Arena Reloaded. Même si l’expérience semble un peu meilleure – d’après les quelques avis récents –, la formule n’a pas pris. La base de joueurs a l’air définitivement perdue, et on a du mal à voir comment les développeurs pourraient remonter la pente. Peut-être parce que même si le feeling était très correct, et que la mécanique de portails était intéressante, on n’avait pas plus envie que ça de relancer le titre après une ou deux soirées ?

Genre : Compétitif | Sortie : 17/12/2025

Gravelord (accès anticipé)

Gravelord plaira certainement aux adeptes de rétro-FPS nerveux et violents, bien que la durée de l’accès anticipé puisse paraître courte. Le bestiaire varié vous donnera du fil à retordre par moment, mais vous saurez répondre efficacement à cette menace grâce à un arsenal qui a du peps. Le système de tarot pour donner des pouvoirs et faire varier un peu le style de jeu, bien qu’intéressant, reste limité, et vous aurez tendance à conserver la même combinaison de cartes. Mais si ce premier épisode marquait un bon début pour Gravelord, on a l’impression que les développeurs se sont un peu reposés sur leurs lauriers : une seule mise à jour majeure en mars a apporté des cartes, et ensuite, ils se sont occupés à organiser des concours de création de maps par la communauté pour éviter de le faire eux-mêmes…

Notre preview.
Genre :
Rétro-FPS | Sortie : 22/01/2025

Hordelord

Un spin-off de GRAVELORD, mais centré uniquement sur des vagues. Le feeling est toujours très bon, et comme le but n’est plus ici de suivre une histoire à travers toujours plus de maps, mais seulement de décimer un tas d’ennemis, ça marche très bien. Et en plus, ça ne coûte que 4 €. Après, ça ne restera pas gravé dans les mémoires.

Genre : Horde | Sortie : 18/08/2025

The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered

Difficile de classer The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered : mis à part les graphismes, demandant une machine de guerre pour le faire tourner correctement, c’est le même moteur interne que le jeu d’origine avec les mêmes bugs. Alors oui, c’était une œuvre incontournable en 2006 – notamment pour son armure de cheval en DLC –, mais en 2025, on s’en bat quand même un peu les couilles. À moins d’être nostalgique et d’avoir du temps à perdre, ce n’est peut-être pas la peine de trop s’y attarder.

Genre : RPG | Sortie : 22/04/2025

HYPERVIOLENT

L’interface d’Hyperviolent fait fortement penser à un immersive-sim au style très rétro, mais c’est bel et bien un DOOM-like pur et dur. Le feeling des armes est très bon, et les mouvements agréables. Malheureusement, sa phase d’accès anticipé semble avoir apporté plus de bugs qu’elle n’en a résolu, ce qui fait que la version finale n’est pas aussi bonne qu’espérée. Un peu dommage, mais il reste un rétro-FPS très solide.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 23/09/2025

Quartermain and the Cult of Cthulhu

Nostalgique de Wolfenstein 3D ? Quartermain and the Cult of Cthulhu propose même un meilleur feeling, et il ne coûte que 3 €.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 22/05/2025

Dagger Directive (accès anticipé)

Un hommage aux Delta Force d’antan, en moins naze quand même. Si l’expérience s’essouffle assez vite en solo, la coop rend le gameplay tacticool plus satisfaisant. Malheureusement, à sa sortie, Dagger Directive souffrait de nombreux bugs, dont certains bloquants pour la complétion des missions. On attend la sortie en version finale pour se faire un avis définitif.

Genre : Tactique | Sortie : 03/06/2025

Necrophosis

Necrophosis possède une direction artistique vraiment chouette, même si on sent que la technique n’est pas complètement maîtrisée. L’ambiance est néanmoins très réussie, notamment grâce au sound design et à l’inspiration des travaux de Beksiński. Côté gameplay, le jeu oscille entre escape room et walking sim amélioré, sans jamais proposer de vrais puzzles. Il n’en reste pas moins agréable, mais propose tout de même une expérience un peu courte pour 15 €.

Notre test.
Genre : Walking sim | Sortie : 25/04/2025

Stygian: Outer Gods (accès anticipé)

Même s’il n’est pas très bien placé dans notre classement, on a une petite affection pour Stygian: Outer Gods. En effet, alors qu’on s’attendait à un énième jeu d’horreur à la con sur le thème de Lovecraft, il s’avère plutôt un RPG narratif avec du combat, et une esthétique plutôt réussie. Mais tout n’est pas parfait, à commencer par les performances, vraiment limites. Et de son côté, l’IA n’est pas non plus des plus malignes. Mais l’atmosphère est excellente, alors on a envie de croire que les développeurs vont réussir à réparer les plus gros soucis pendant sa phase d’accès anticipé. On le suivra avec attention en 2026, en espérant le classer un peu plus haut au prochain bilan.

Genre : RPG horrifique | Sortie : 14/04/2025

Painted In Blood (accès anticipé)

Painted In Blood est frustrant. On discerne bien que son développeur a des idées, et les moyens de les réaliser. L’ambiance est très bonne, et même la narration est convaincante. Le level design est soigné et jamais labyrinthique, et la musique fonctionne bien avec l’action. La base des combats est bien pensée, avec des mécaniques qui ajoutent un peu de stratégie aux affrontements, et les quatre armes disponibles actuellement sont suffisantes pour qu’on puisse s’amuser à exploser des monstres par pelletée de douze. Le problème, c’est que le jeu est difficilement recommandable en l’état puisqu’au même prix de dix euros, il y a bien mieux ailleurs. En cause, un manque de finition tant sur les sprites et animations des ennemis, que sur l’équilibrage global du titre. On ne peut qu’espérer que cela s’améliore avec le temps et que Painted In Blood devienne un nouveau classique du rétro-FPS d’horreur.

Notre preview.
Genre : Rétro-FPS | Sortie : 23/10/2025

Arena Breakout: Infinite

Dans un monde où Escape From Tarkov n’existerait pas, Arena Breakout: Infinite serait un bon jeu. Mais il n’existerait pas non plus, puisque c’est une copie carbone chinoise du titre de Battlestate Games. D’un côté, il corrige tous les défauts pénibles de son « inspirateur », en améliorant la qualité de vie, en rendant les premiers pas accessibles à tout le monde, en donnant du matériel pour ne jamais partir à poil… En plus, les performances sont très bonnes, et c’est un free-to-play. Alors pourquoi n’est-il pas mieux classé ? Tout simplement parce qu’il n’a pas vraiment d’âme. Le feeling des armes est correct, mais pas exceptionnel, et surtout, le jeu ne fait pas ressentir grand-chose. Il n’y a pas d’enjeu.

Genre : Extraction shooter | Sortie : 16/09/2025

FragPunk

FragPunk est un hero shooter 5V5 compétitif très inspiré de VALORANT, mais la première difficulté que l’on rencontre est de trouver comment lancer une partie. Les menus sont un enfer. On gagne des trucs dans tous les sens, ça clignote, les couleurs sont vives : le boss final des épileptiques. En plus, les microtransactions et le battlepass sont évidemment au cœur du titre. Si, comme toute personne sensée, ça vous en touche une sans faire bouger l’autre, ces incessants popups viendront rapidement vous les briser menu. Pour le gameplay en lui-même, on ne s’attendait pas à ce que ce soit terrible, mais finalement, le feeling est plutôt correct, malgré un recul contenu. C’est très simple à prendre en main et les pouvoirs sont rigolos et efficaces. Mais en revanche, les déplacements sont d’une mollesse incroyable. Déjà que ce n’était pas folichon pendant la bêta, il semble que les développeurs aient choisi de ralentir les mouvements pour la sortie en version finale. Plus lent, on irait en arrière. Alors OK, c’est plus facile pour Jean-Kevin, manette de Xbox à la main, mais purée, qu’est-ce qu’on se fait chier ! Et c’est un peu dommage, car le reste n’est pas si nul. Même la direction artistique – certes radicale – n’est pas si gênante et propose des visuels sympas par moments.

Genre : Hero shooter Compétitif | Sortie : 06/03/2025

Unbroken: The Awakening (accès anticipé)

Difficile de vous parler de Unbroken: The Awakening, car même si on l’a essayé, impossible de se rappeler de ce que c’était. Il a fallu creuser au plus profond de notre mémoire pour retrouver que le jeu propose une direction artistique assez radicale, mélangeant des visuels rétro, des ennemis sous forme de sprite 2D et des effets modernes. Ça fonctionne plutôt bien, surtout qu’il y a de beaux effets gore lorsque l’on abat nos cibles. Le gunfeel est aussi plutôt bon, et les ralentis façon bullet time permettent de renforcer le sentiment de puissance. On sent que les devs ont une volonté de donner un rythme, un flow, notamment avec le système indiquant la série d’élimination. Une expérience plutôt ardue, globalement chouette, mais oubliée à la minute où l’on arrête le jeu.

Genre : FPS rogue-lite | Sortie : 20/02/2025

Wizordum

Après un an et demi d’accès anticipé, le Hexen-like Wizordum a sorti cette année son troisième et dernier chapitre. La réalisation est toujours aussi soignée et le bon level design en fait une expérience appréciable, pendant une ou deux heures. Passé cela, l’absence de verticalité et la simplicité du gameplay limitent l’intérêt du titre. À ne réserver qu’aux nostalgiques.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 29/05/2025

Mycopunk

Un roguelite avec un feeling correct, mais des ennemis à chier : qui ça excite de tirer sur des mycoses géantes ? On s’est royalement emmerdés sur Mycopunk, mais certains ont apprécié, alors peut-être que c’est nous qui avons mauvais goût.

Genre : Coop | Sortie : 10/07/2025

Active Matter (accès anticipé)

Pour tout vous dire, on ne savait même pas qu’Active Matter était sorti en accès anticipé, car on avait raté le trailer, et il est uniquement disponible via le launcher de Gaijin. On avait pu tester une version bêta un peu plus tôt dans l’année, et elle ne nous avait pas complètement convaincus. Un aspect un peu trop « free-to-play asiatique » dans ses menus et son feeling n’avaient pas réussi à être effacés par la proposition un peu originale des anomalies gravitationnelles. De plus, certains ennemis n’avaient vraiment pas l’air fun en early game. On le laisse donc de côté pour l’instant, et on s’y penchera quand il arrivera sur Steam.

Genre : Extraction shooter | Sortie : 10/09/2025

Alien: Rogue Incursion Evolved Edition

On aurait aimé avoir eu le temps de tester Alien: Rogue Incursion Evolved Edition, car faire un portage flat-screen d’un jeu VR pas ouf, c’est quand même assez osé. D’après les avis Steam sur le jeu, ce n’est pourtant pas si nul. En revanche, tout le monde déplore un contenu rachitique, indigne du prix demandé.

Genre : Action / horreur | Sortie : 30/09/2025

Aloft (accès anticipé)

Sorti en accès anticipé il y a presque un an, Aloft est un petit jeu de survie et de craft wholesome, avec une particularité : on explore de petites îles volantes, que l’on peut diriger avec des voiles, comme des bateaux. Cela permet d’aller explorer d’autres îles et de trouver d’autres composants. En plus de cela, il y a une peu de combat contre des ennemis sous forme de champignons, mais malheureusement, le feeling n’est vraiment pas terrible. Pour autant, comme ce n’est pas le gameplay principal, il semble que cela ne gâche pas l’expérience des fans de craft, qui jugent la proposition assez bonne, si l’on se fie aux avis Steam. À vous de voir où vous vous situez.

Genre : Survie & craft | Sortie : 15/01/2025

Bloodshed

Comme l’année dernière pour son accès anticipé, Bloodshed ne se fait pas spécialement remarquer. C’est toujours un rétro-FPS en arène avec des vagues d’ennemis infinis. Il fait penser au très bon – mais plus moche – Vampire Hunters, mais malheureusement, il ne propose pas d’arme particulièrement loufoque ni de mécanique réellement novatrice. Ce n’est pas mauvais, mais on se lasse tout de même assez vite, surtout que la 1.0 n’apporte pas tant de contenu que ça.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 22/05/2025

GLUM (accès anticipé)

Bien meilleur que la direction artistique ne le laissait supposer, GLUM est un petit jeu dans lequel on donne des coups de pied dans tout ce qui traîne. On peut aussi s’en servir pour se propulser dans les airs et faire un peu de parkour. L’accès anticipé est malheureusement un peu chiche en contenu, et on ne va pas se mentir, ce n’est tout de même pas le concept du siècle. Mais pour quelques heures de défoulement, il pourrait valoir le coup en promo.

Genre : Action | Sortie : 22/05/2025

BRUTAL JOHN 2

D’abord imaginé comme un court FPS pour faire des blagues à la Duke Nukem, en moins pitchfordien, BRUTAL JOHN s’est finalement transformé en projet de jeu complet suite à l’engouement des joueurs. Engouement qu’on a un peu de mal à comprendre tant le titre reste amateur, avec un gameplay et un level design très basiques, des cutscenes où les répliques s’enchainent approximativement, et des vannes qui peinent à nous faire esquisser un sourire.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 22/07/2025

Golden Chambers (accès anticipé)

Ce n’est pas parce que Chambers a changé de nom en Golden Chambers qu’il intéressera plus de monde. Pour autant, ce n’est pas un jeu raté, mais peut-être un peu trop barré pour son bien. La direction artistique très particulière – pour ne pas dire atroce – participe à une ambiance un peu malsaine dans ce jeu de cowboy bizarre. Le feeling des armes est, par contre, plutôt réussi, mais cela ne compense pas le reste du gameplay foisonnant, mais complètement foutraque. Il est difficile de comprendre ce qu’il faut faire, et on se demande parfois si on est face à un bug ou si c’est le comportement normal. L’interface horrible est aussi plutôt amusante, mais pour adhérer à la proposition, il faut quand même être motivé. Réservé aux personnes qui n’ont pas peur de s’investir un peu pour profiter du titre.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 12/05/2025

Voidborn

Un fast-FPS roguelite aux visuels particuliers, mêlant corps-à-corps et gros flingues. Ce n’est pas inintéressant, mais on se lasse tout de même assez vite.

Genre : Fast-FPS | Sortie : 07/04/2025

Dark Hours

Dark Hours est un jeu « à YouTuber » apparemment de plutôt bonne qualité et développé par des Français, mais ce n’est franchement pas notre tasse de thé à la rédac. On avait testé la démo, mais on n’avait pas vraiment trouvé l’intérêt parmi les dizaines d’autres Lethal Company-like, même s’il s’agit ici de voler le plus de choses possible, parfois au détriment de ses compagnons. Si vous aimez le genre, c’est sans doute une bonne pioche, mais sinon, ça ne vous fera pas changer d’avis.

Genre : Coop horrifique | Sortie : 23/10/2025

Darkblade Ascent

On ne l’avait pas vu pendant sa phase d’accès anticipé, mais sa sortie en 1.0 ne semble pas faire l’unanimité. C’est un roguelite solo au corps-à-corps apparemment plutôt banal, malgré des débuts assez prometteurs. Malheureusement, il a l’air de s’essouffler assez rapidement, ne proposant qu’un gameplay ennuyeux, contrairement à VOIN, sorti en accès anticipé en fin d’année 2024, et qui lui ressemble beaucoup.

Genre : Roguelite slasher | Sortie : 23/10/2025

Labyrinth of the Demon King

Créé par un type seul, Labyrinth of the Demon king possède une atmosphère oppressante renforcée par son esthétique PS1/low-poly. Dommage que les combats soient un peu maladroits, avec un système de stamina tout aussi oppressant que l’ambiance.

Genre : Dungeon Crawler / Horreur | Sortie : 20/05/2025

Dead Trash

Un rétro-FPS très basique, avec une direction artistique décalée, composée de sprites digitalisés. C’est gore et marrant une petite demi-heure, mais on s’ennuie assez vite. Après, il ne coûte que 3 €, alors pourquoi pas ?

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 11/03/2025

FlyKnight

À l’origine, c’est un side project sans prétention fait par Wabbaboy pour tenter de survivre financièrement et rebondir pour continuer son jeu principal, Sorceress. Il s’avère qu’il a fait son trou un peu par surprise, et que le narratif a séduit pas mal de joueurs, en plus d’afficher un tout petit prix et de proposer un gameplay intéressant, notamment en coop. Pour autant, c’est un donjon crawler assez peu original, avec un feeling correct, mais sans plus. Certes, c’est un solo dev qui l’a fait et ça fonctionne, mais le jeu a tout de même été un peu overhypé. Ne vous attendez pas à un chef-d’œuvre, mais juste à une bonne (et courte) soirée avec un pote.

Genre : Dungeon Crawler coop | Sortie : 31/01/2025

Forever Skies

Notre avis n’a pas changé depuis la sortie en accès anticipé en 2023 : est-ce que l’idée d’un clone de Subnautica, mais se déroulant dans un gigantesque nuage de pollution au-dessus de gratte-ciel en ruine vous excite ? Beh, nous non plus.

Genre : Survie & craft | Sortie : 14/04/2025

Grounded 2 (accès anticipé)

Il paraît que c’est très bien, mais l’accès anticipé de Grounded 2 nous en touche une sans faire bouger l’autre. On avait même complètement oublié son existence, comme la majorité des joueurs, d’ailleurs – même s’il en reste encore un bon millier quotidiennement.

Genre : Survie & craft | Sortie : 29/07/2025

METAL EDEN

Sorti dans l’indifférence générale au début du mois de septembre, METAL EDEN est un fast-FPS moderne avec des visuels plutôt réussis, et un feeling assez correct. On peut également se transformer en boule, comme dans Metroid. Malheureusement, il n’en ressort rien de très excitant, et le prix de 40 € a sans doute réfréné une bonne partie des joueurs, qui se sont tournés vers d’autres titres. Mais même à moitié prix, pas sûr qu’il reste dans les annales.

Genre : Fast-FPS | Sortie : 02/09/2025

Painkiller

Un jeu extrêmement médiocre, mais qui aurait eu de meilleures notes s’il ne s’était pas appelé Painkiller. C’est un jeu coop un peu osef, qui, heureusement, a fait un beau four.

Genre : Fast-FPS coop | Sortie : 09/10/2025

The Explorator (accès anticipé)

On avait pourtant envie d’aimer The Explorator, mais être un bon graphiste et kiffer les DOOM-like ne suffisent pas pour faire un jeu qui marche. Malgré un kickstarter raté, le jeu est sorti en accès anticipé. Sans surprise, le succès n’a pas été au rendez-vous. Le développeur principal a bien compris que la proposition de base semblait trop perturber les joueurs lambda, qui ne s’attendaient pas à voir ce type de gameplay avec ces magnifiques visuels dessinés, et il a décidé de tout revoir. Pour l’instant, on a donc l’impression de revenir au stade de concept ou d’alpha, ce qui n’est pas forcément le plus fun à expérimenter. Il faudra encore attendre pour voir quelque chose de plus solide.

Genre : Doom-like | Sortie : 07/06/2025

Unyielder

Unyielder propose un concept original : c’est un boss rush bullet hell avec une palette de mouvements variée (dash, sauts, déplacements rapides) et des notions de roguelite. En revanche, ils n’ont pas bien compris le principe, car tous les boss ont les mêmes patterns, ce qui rend l’expérience rapidement chiante.

Genre : Boss rush bullet hell | Sortie : 29/09/2025

Voidtrain

On avait un peu joué au début de l’accès anticipé, et on n’avait pas franchement été convaincus, malgré la proposition originale. En effet, développer notre base sur un train voguant sur des rails qui flottent dans le vide, et récolter les détritus qui traînent à portée de grappin nous avaient rapidement brisé les burnes. D’autant plus que les gunfights n’étaient pas des plus passionnants. Entre temps, les développeurs ne semblent pas avoir travaillé sur les points faibles : la progression reste d’une lenteur incroyable, les combats sont toujours répétitifs et inintéressants, tandis qu’aucun sentiment de satisfaction ne semble pointer le bout de son nez. Dommage.

Genre : Survie & craft / combats chiants | Sortie : 07/11/2025

Tokyo Underground Killer

Un rétro-FPS qui a tout pour nous plaire, mais qui nous est vraiment tombé des mains. On n’arrive pas trop à comprendre pourquoi, mais on trouve les combats au sabre un peu nuls, et ça ne nous a pas non plus franchement convaincus avec les armes à feu. En plus, certains se plaignent de problèmes de performances.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 05/09/2025

Holy Shoot (accès anticipé)

Une direction artistique à la Borderlands sans sa maîtrise, un gameplay roguelite à la Roboquest sans sa qualité, et cela fait un petit jeu indépendant tout juste moyen. Double saut, dash, compétences, tout y est, pourtant. Mais les armes manquent cruellement de patate, rendant les combats peu amusants.

Genre : Rogue-lite | Sortie : 30/07/2025

Wrack Reclamation

Wrack Reclamation est un rétro-FPS correct, sans être exceptionnel. Son univers et ses références aux jeux d’arcade, ainsi que son gameplay simple et efficace, ont tout pour séduire. Les sensations sont bonnes, et même si certaines armes et quelques mécaniques ne sont pas encore au point, les rencontres avec des groupes importants d’ennemis offrent un challenge sympathique. Les combats de boss, quant à eux, ont le mérite d’être originaux. L’équipe nous a expliqué travailler d’arrache-pied sur l’équilibrage des armes et de l’IA, et semble être à l’écoute des feedbacks des joueurs. L’avantage, c’est qu’ils n’en ont pas trop à décortiquer : seuls 19 avis ont été déposés sur la page Steam. Ils sont tous positifs, ce qui voudrait dire que le jeu est bon. Et d’après le développeur principal, « un bon jeu trouve naturellement son public ». Aïe, un paradoxe ! Mais alors, cela voudrait dire que l’une des affirmations est fausse ? À la rédac, on penche plutôt pour les deux.

Genre : Rétro-FPS | Sortie : 22/11/2025

Les FPS un peu nazes (19 titres)

Des jeux moyens, voire pire, auxquels il existe de meilleures alternatives.

DAIMON BLADES (accès anticipé)

C’est avec une certaine surprise que l’on a découvert DAIMON BLADES cet été lors de son annonce. C’est le retour en tant qu’indépendant de Streum On Studio, connu pour E.Y.E. Divine Cybermancy, aussi bancal que légendaire. Mais comme les autres titres du studio, ce DAIMON BLADES a un bon fond, ruiné par une technique calamiteuse. On avait l’intention de rédiger un test peu après la sortie, mais on n’a jamais pu terminer une seule partie, généralement à cause de crashs ou de bugs. Et c’est vraiment frustrant, car c’est un roguelite coopératif au corps-à-corps avec un très bon feeling, qui fait un peu penser à Vermintide. Les pouvoirs temporaires sont sympas, l’univers est cool, et la direction artistique est très réussie. Dommage que la métaprogression soit minée par tous les problèmes, empêchant de conserver toutes les ressources dénichées dans les niveaux, et nécessaires pour faire évoluer son personnage. Même pour une sortie en accès anticipé, c’est un peu compliqué, et la base de joueurs n’a jamais décollé. Pour autant, le studio continue de réparer activement son jeu patch après patch, et on espère que ce sera bientôt complètement jouable, histoire de proposer un test complet !

Genre : Slasher coopératif | Sortie : 06/10/2025

Killing Floor 3

On craignait une catastrophe, et finalement c’était juste moyen à sa sortie. Killing Floor 3 reprend ce que faisait Killing Floor 2, à savoir, défoncer des vagues de Zeds avec de bons effets de gore, mais avec des trucs en moins, et des performances qui ternissent le plaisir de jeu. Avec huit cartes et six Perks, on ne peut pas tellement se plaindre du contenu pour le prix, mais le gameplay reste essentiellement inchangé : on campe un coin de carte en encaissant les vagues de monstres jusqu’à l’arrivée du boss. Bien que certains systèmes aient été repensés, tels les gadgets des classes ou les seringues de soin, cela pourrait être trop peu pour renouveler l’intérêt pour la franchise, surtout lorsqu’on a déjà passé quelques dizaines d’heures sur KF2. Le problème, c’est qu’on a l’impression que c’était un accès anticipé et qu’il lui manquait quelques gros patches. Malheureusement, quatre mois plus tard, la situation n’a pas beaucoup évolué, et c’est toujours un peu naze.

Notre test.
Genre : Coopératif | Sortie : 24/07/2025

Borderlands 4

Qui dit nouveau Borderlands dit nouveau mètre étalon du FPS chiant pour consoleux accros aux trucs qui brillent et à la dopamine. On n’a pas eu besoin d’aller bien loin dans le jeu pour pouvoir le constater : combats neurasthéniques contre des bots débiles aux barres de vie bien trop grandes, pétoires sans feedback, dialogues soporifiques… Le constat s’imposait de lui-même. Et ce ne sont pas les performances déplorables, ou le monde ouvert digne d’un Far Cry ou autre Assassin’s Creed, qui nous ont encouragés à aller chercher plus loin. Et puis, il semblerait que le CEO de Gearbox ne soit pas bien respectueux de ses clients, donc on ne voit pas pourquoi on respecterait sa bouse.

Notre test.
Genre : Tireur-pilleur | Sortie : 11/09/2025

Blood: Refreshed Supply

On avait espéré, lors de l’annonce au PC Gaming Show Tokyo Direct, une mise à jour avec un travail de préservation sur le jeu lui-même, et un making‑of à la hauteur de ce monument du FPS. Certes, quelques ajouts sont appréciables, mais ils ne suffisent vraiment pas à compenser le reste. Blood: Refreshed Supply n’est pas la version définitive attendue par la communauté, mais bel et bien un patch payant, avec quelques options en plus et une poignée de bugs offerts. Quand on fait payer ce prix-là pour une mise à jour de Blood, il faut vraiment aimer les bains de sang, d’autant plus avec des alternatives gratuites qui font beaucoup mieux comme NBlood. La communauté l’a compris et les joueurs ont sorti les fourches… et les ont plantées directement dans le cadavre encore tiède de Blood: Refreshed Supply.

Notre test.
Genre :
Rétro-FPS | Sortie : 04/12/2025

Vampire: The Masquerade – Bloodlines 2

Comme son copain Painkiller, on est persuadés que Vampire: The Masquerade – Bloodlines 2 aurait eu de bien meilleures notes s’il ne s’était pas appelé comme ça. Les fans attendaient – logiquement – une suite à l’immersive sim de 2004, mais ce que The Chinese Room a produit, sous l’impulsion de Paradox Interactive, est un jeu d’action linéaire, avec des phases de dialogue. Apparemment, ce ne serait pas si mauvais que ça. Par contre, les performances sont catastrophiques.

Genre : RPG de vampires | Sortie : 21/10/2025

Deathground (accès anticipé)

Très prometteur en vidéo, Deathground peine à convaincre depuis sa sortie en accès anticipé. Outre les bugs et les performances pas terribles, acceptables pour l’instant, l’immersion ne semble pas vraiment non plus au rendez-vous. L’animation des dinosaures rend le jeu complètement ridicule, et le gameplay reprenant le concept d’Alien: Isolation est malheureusement un peu chiant. En revanche, l’aspect coopératif apporte quelque chose d’intéressant dans la proposition, et on doit admettre qu’il n’y a pas 36 titres avec des dinosaures. Dommage qu’il n’y en ait que deux actuellement. Croisons les doigts pour que les développeurs sortent les leurs, mais la roadmap indiquant un seul nouveau dinosaure pendant cette phase, et un vague « de nouveaux types d’IA » avant la sortie en version 1.0, n’est pas très rassurant.

Genre : Infiltration coop | Sortie : 07/10/2025

Check & Clean

Basé sur un concept plutôt sympathique d’exploser une porte pour éliminer tous les occupants de la pièce en quelques secondes, Check & Clean traîne malheureusement plusieurs boulets. Le premier est la direction artistique vraiment laide. Certes, c’est un studio indépendant composé de deux développeurs, mais il faut choisir la technique en fonction de ses moyens. Ici, on est sur du réalisme qui ne marche pas du tout, avec un effet plastique et « sorti d’asset store » très déplaisant. Ce n’est pas pour rien que les petits jeux indés ont souvent des esthétiques rétro. Le deuxième problème est l’accessibilité : le jeu est extrêmement difficile dès le départ, le temps que l’on comprenne comment ça marche. Sauf qu’on aura sans doute pas envie de persévérer suffisamment pour commencer à apprécier. Dommage, car le concept mêlant tactique, puzzle game et précision n’était pas inintéressant, et la musique tabasse sa mère.

Genre : Fast-FPS tactique | Sortie : 07/03/2025

Second Sun

Avec une direction artistique correcte, Second Sun semble nous emporter dans un univers magique, où les images par seconde disparaissent mystérieusement sans aucune raison. On suppose que la quête ultime de ce RPG à la Skyrim est de récupérer la puissance de son PC pour le faire tourner correctement. Malgré le côté très clunky et amateur du titre, le gunfeel du pistolet est plutôt réussi, contrairement à l’arbalète, qui est une purge. Vous pouvez tester la démo pour constater les dégâts.

Genre : RPG | Sortie : 05/11/2025

Skopje ’83

S’il est indéniable qu’il y a eu beaucoup de boulot sur la création du monde de Skopje ’83, car la carte a l’air plutôt fournie, les développeurs ont oublié de se pencher sur le gunfeel, franchement décevant. On n’a évidemment pas testé toutes les armes, mais le pistolet – que l’on a de base – et la SMG rivalisent de nullité. Comme on n’a pas toujours beaucoup de munitions, on tente souvent le corps-à-corps, ce qui n’est pas forcément une bonne idée : il semble parfois que les ennemis se téléportent sur nous à la dernière seconde, annulant complètement l’intérêt du dash arrière. D’autre part, même si la direction artistique est plutôt réussie, les animations des ennemis sont étrangement saccadées, ce qui provoque un sentiment un peu désagréable. Et sinon, il y a un système de loot et de craft qu’on a trouvé plutôt OK, sans être révolutionnaire. Mais comme on n’est pas experts, c’est peut-être également raté, allez savoir. On finira avec l’aspect désespérément mort du titre, malgré le respawn incessant des sortes de zombies qui n’ont aucun loot. En bref, on a détesté.

Genre : Rogue-lite | Sortie : 07/11/2025

A.I.L.A

Malgré un scénario original, mettant en scène une IA qui crée des jeux vidéo à partir des cauchemars du protagoniste, le jeu ne semble pas très bien marcher : une difficulté absurde, des combats franchement médiocres et une expérience globalement chiante comme la pluie. Au final, l’idée était bonne, mais la réalisation ne paraît malheureusement pas à la hauteur des ambitions.

Genre : Horreur | Sortie : 25/11/2025

AFTERBLAST

Encore un roguelite coopératif, mais cette fois-ci, avec une direction artistique discutable et un feeling des armes pourri. Le seul point positif : la mécanique de roguelite qui marche bien, comme tous ses petits copains.

Genre : Rogue-lite | Sortie : 26/11/2025

Beneath

De loin, Beneath avait l’air joli, mais finalement, il est loin d’être beau. La direction artistique est même bien ratée. Et ce n’est pas la seule chose dans cet état, puisque les animations et le feeling général le sont aussi. Avant qu’on ne mette les mains dessus, on aurait pu croire que l’inspiration des combats de F.E.A.R. ferait un chouette petit jeu indé, mais il suffit de voir le premier ennemi « humain » pour se rendre compte que les années 2005 sont le futur pour le studio Camel 101. Dernièrement, ils ont pondu un mode rétro avec de gros pixels pour tenter de cacher la misère, mais ça n’en fera pas un bon jeu.

Genre : Action | Sortie : 27/10/2025

Peripeteia (accès anticipé)

On a bien du mal à comprendre les évaluations très positives sur Steam. Entre les niveaux immensément vides, les bugs et la gestion d’inventaire lourdingue, on a bien du mal à trouver des choses positives à dire sur cet immersive sim. Le fait que le développement de cet accès anticipé ne soit limité qu’à des bug fixes depuis sa sortie en février, nous conforte dans l’idée que Peripeteia ne vaut pas la peine qu’on se penche dessus davantage.

Genre : Immersive sim | Sortie : 21/02/2025

FEROCIOUS

Vendu comme un Far Cry chez les dinos, il s’avère finalement un projet très amateur et très peu qualitatif. Alors oui, il y a des effets modernes quand on tire, mais le reste est franchement raté : l’environnement et le level design nous font faire un bond dans le passé, tandis que l’interface aurait été plus réussie sous Excel. Une très grosse déception, que l’on a vu venir dès la démo en juin dernier. Il manquerait encore quelques années pour que ça en fasse un bon jeu, mais l’éditeur a sans doute considéré que ça ne vaudrait pas le coup.

Genre : Action & dinosaures | Sortie : 04/12/2025

Wildgate

Son principal argument marketing ? « Créé par des anciens de Blizzard ! » Wahou, ça fait rêver. Résultat, un gros bide pour cet extraction shooter PvP à la direction artistique discutable et un gunfeel aux abonnés absents. Avec un pic de plus de 8 000 joueurs au lancement, on aurait pu croire au miracle, mais la courbe s’est méchamment rétamée pour atteindre une petite centaine après quelques mois.

Genre : Extraction-shooter | Sortie : 22/07/2025

Ire: A Prologue

Un énième jeu d’horreur sans particularité et sans intérêt.

Genre : Horreur | Sortie : 28/10/2025

PIONER (accès anticipé)

Alors qu’il sortait à peine d’une phase de bêta test, PIONER est arrivé en accès anticipé sur Steam le 16 décembre dernier. Une décision assez surprenante pour quiconque doté de ses facultés visuelles, car des défauts étaient toujours présents depuis les premières phases de test en mars 2025. Sans surprise, l’accès anticipé ne corrige pas les problèmes, notamment l’intro, qui dure près de deux heures et qui est bourrée de dialogues incessants, interminables et parfaitement inintéressants avec des dizaines de PNJ. Parmi les autres soucis, il y a évidemment pas mal de déconnexions avec les serveurs faisant perdre la progression, des crashs, l’animation des ennemis toujours absolument ridicule, le feeling des armes à chier et les graphismes en retard d’une quinzaine d’années. Néanmoins, si les développeurs se sortent les doigts et bossent notamment sur le feeling et l’immersion, ils pourraient en faire quelque chose d’intéressant.

Notre preview de la démo solo de mars 2025.
Genre : S.T.A.L.K.E.R.-like multi | Sortie : 16/12/2025

SWAT Commander

SWAT Commander, c’est Ready Or Not version Wish. C’est quasiment pareil, mais tout est franchement moins bien, du feeling aux animations, en passant par les doublages et les comportements des ennemis. On aurait presque envie d’y joueur pour se moquer, mais on s’y fait quand même très vite chier.

Genre : Tactique coopératif | Sortie : 31/07/2025

Lost Rift

Apparemment à court d’idées intéressantes, People Can Fly, qui n’est plus que le fantôme de lui-même, ses membres importants ayant quitté le navire depuis bien longtemps, a décidé de faire un jeu de survie et de craft. Sa particularité ? Heu… Ah, il fallait être original ? Désolé, il est comme tous les autres, voire un peu moins bien, vu les avis sur Steam.

Genre : Survie & craft | Sortie : 25/09/2025

Les pires FPS de 2025 (8 titres)

Qu’il s’agisse de terribles déceptions ou de nullités abyssales prévisibles, ces FPS nous ont donné des cauchemars.

Call of Duty 22: Black Ops 7

Ne vous fatiguez pas à vouloir jouer à Call of Duty 22: Black Ops 7, car Treyarch ne s’est pas fatigué à le faire. La campagne coop est une insulte à l’intelligence humaine, dont le scénario est sans doute créé par l’IA, tellement c’est naze. Côté multi, c’est d’une fainéantise affligeante : les nouveautés sont anecdotiques, voire nulles, avec un gameplay presque similaire au précédent titre, mais dans de nouvelles maps. À la rédac, on préfère celles de Call of Duty 21: Black Ops 6, donc c’est un mauvais point de plus. On ne se prononcera pas sur le mode zombie, parce qu’on n’a pas testé, par pure flemme, dans l’optique de nous mettre dans les mêmes dispositions que les studios en charge de la réalisation de leur machin. Le seul truc amusant, ce sont les adversaires qui nous insultent quand on les défonce en Escarmouche, le mode 2v2. Enfin, pour ceux que ça importe, certains visuels ont été générés par IA et le jeu coûte 80 €.

Genre : Call of’ | Sortie : 14/11/2025

Chernobylite 2: Exclusion Zone (accès anticipé)

Chernobylite 2: Exclusion Zone est une véritable catastrophe, tout comme l’a été son annonce. Le gameplay est maladroit, la direction artistique est sans âme et l’optimisation franchement dégueulasse. The Farm 51 s’est montré incapable de proposer une expérience ou une atmosphère digne du premier opus.

Genre : Action | Sortie : 06/03/2025

Dreadzone (accès anticipé)

C’est un cash grab réussi pour le dev solo derrière cette production mêlant IA générative pour la partie artistique, et l’utilisation d’assets issus du store Unreal pour le gameplay. Certes, ce n’est pas trop moche, mais tout le reste est évidemment à chier. Malheureusement, de nombreux joueurs se sont fait avoir, et le jeu s’est vendu à bien trop d’exemplaires que ce qu’il aurait mérité.

Genre : Survie, craft et bullshit | Sortie : 17/07/2025

La Quimera (accès anticipé)

Un shooter coop bas de gamme, avec un contenu rachitique et un framerate au ras des paquerettes. Les développeurs avaient eu un peu honte de le sortir en l’état comme une version finale, et ont donc préféré faire une période d’accès anticipé. Tout en gardant le même prix de 30 €, évidemment. Depuis, les mises à jour sont sporadiques, et La Quimera est toujours catastrophique.

Genre : Action | Sortie : 07/05/2025

Level Zero: Extraction

Après six mois d’accès anticipé, Doghowl Games bazarde la sortie en version finale de l’échec cuisant qu’est Level Zero: Extraction. Ayant tenté de surfer sur la vague des imitateurs d’Escape From Tarkov, la partie extraction shooter PvPvE avait été rajoutée à la va-vite à ce FPS asymétrique qui devait, au départ, consister en quatre scientifiques tentant d’échapper à deux aliens. Le changement de concept était pour le moins malvenu.

Genre : Extraction shooter | Sortie : 14/02/2025

Prologue: Go Wayback

Ha ha, quel blagueur, ce PlayerUnknown.

Genre : Survie | Sortie : 20/11/2025

STRIDEN

Initialement prévu pour être un TPS, STRIDEN est un FPS coop et multi mélangeant plusieurs genres (la survie, l’extraction ou encore la défense de base). On aurait préféré qu’ils se maintiennent sur la troisième personne, cela nous aurait évité de tester cet étron sorti en accès anticipé cet été. Comme vous le savez, hormis pour les salades composées, le mélange des genres dans le jeu vidéo est rarement une bonne idée. Cela engendre souvent un déséquilibre dans les mécaniques de gameplay, voire un équilibre total dans la médiocrité. En l’occurrence, c’est même pire que ça, puisqu’en plus des problèmes techniques, le feeling était nul et le game design, inexistant. Ils avaient ajouté des idées « super originales », comme un tank tiré par des rennes, ou se transformer en ours. Malheureusement, c’est aussi mal fait que le reste du jeu, et les joueurs ne s’y trompent pas. Les avis sont très critiques, et plus personne n’y joue. Pour autant, les développeurs s’accrochent à leur jeu comme un enfant de quatre ans à son cendrier en pâte à sel : ils sont en train de développer un mode PvE pour tenter d’attirer de nouveaux joueurs et ainsi ne pas tomber dans l’oubli. Encore un coup du biais des coûts irrécupérables…

Genre : Extraction shooter | Sortie : 11/07/2025

Within the Cosmos

Un FPS-RPG de science fiction absolument atroce, chiant et bourré de bugs. La sainte trinité pour les jeux de merde.

Genre : Action/RPG | Sortie : 28/03/2025

Bonne année 2026 à toutes et à tous !

1 janvier 2026 à 12:24

Par où commencer ? Par des remerciements ? Comme chaque année, je vais rendre hommage aux mêmes : Rem, Renaud, Brice, Antoine, Fabien pour tous leurs rôles. Mais aussi H2L29, CerfVolant et George pour leur dévouement sur le forum. Remercier tous ceux qui financent le blog par des dons, par l’affiliation ou en le diffusant. Merci aussi à tous ceux qui commentent et partagent leur expérience, c’est plus que souvent riche et intéressant pour chacun.

J’espérais que 2025 verrait la fin des principaux conflits mondiaux et une amélioration notable de la vie de millions de civils. J’ai été déçu. A nouveau j’attend plus de paix et d’espoir pour tous les peuples.

Ce préambule passé, on va pouvoir parler de 2026.

2026 va connaitre un fort recul technique

Cette année va être à la fois très compliquée et très intéressante. Compliquée sur deux plans différents qui affectent particulièrement la vie du blog. Je relis mon billet du jour de l’an 2025 et je m’aperçois que mon appréhension de ce que devenait le marché MiniPC s’est pris de plein fouet un joli mur en cette fin 2025.

Beaucoup d’acteurs se sont sentis pousser des ailes, imaginant que monsieur et madame tout le monde allaient acheter des MiniPC à des prix de plus en plus élevés. Sans comprendre que la concurrence classique que sont les portables et les ordinateurs compacts allait leur mettre des bâtons dans les roues. La fin d’année a été une explosion spectaculaire de ces ambitions. Coller des puces hyper haut de gamme, associées à plein de mémoire vive et énormément de stockage dans un MiniPC. Et voir leur prix s’envoler à plus de 3000€ a fait tomber pas mal de glaçons au fond des bacs à douche.

hausse de la mémoire vive

Les habitudes prises de compenser une faiblesse d’innovation technique remplacée juste par des augmentations de RAM et de stockage ont également pris un mur composé de splendides briques de réalité du marché. C’est amusant de proposer un MiniPC avec 32 Go de RAM quand la mémoire vive est disponible à foison. Beaucoup moins drôle quand elle ne l’est plus. Paradoxalement, certaines marques s’en sont bien mieux sorties en travaillant justement leur image et leurs designs,. Elles ont doré un blason qui existait depuis longtemps en mettant en avant de l’ingéniosité plutôt qu’en gonflant leurs tableaux de caractéristiques.

Pour 2026, la situation ne s’annonce pas formidable. J’espère qu’elle débouchera sur des changements d’approche de la part des différents acteurs. Le marché va grandement souffrir pendant, au moins, la première moitié de l’année. Il va falloir du temps pour que les mémoires changent. 

La mémoire vive, tout le secteur des semi-composants en réalité, va encore trinquer sur toute l’année 2026 mais les deux trimestres qui viennent vont voir la situation s’aggraver. On voit déjà que l’assèchement des disponibilités de mémoire a transformé le paysage informatique : Les MiniPC noname sont vendus en barebones puisque leurs distributeurs ne peuvent plus acheter de composants. Les marques plus connues comme Beelink, Geekom, Minisforum et d’autres ont un peu plus de disponibilités mais leurs tarifs se sont envolés.

Sur le segment portable, tout le monde sait déjà que les prix vont exploser et les caractéristiques vont baisser. On va payer plus cher en 2026 un portable avec moins de mémoire et de stockage qu’en 2025. Sur le segment du PC classique, assemblé ou non, la situation va être aussi compliquée. Les machines de bureau des grandes marques vont subir les mêmes hausses de prix. Les assembleurs de leur côté vont devoir trouver des solutions pour faire face à une situation impossible. Sans mémoire vive ou avec peu de disponibilité, les commandes ont commencé à chuter juste après la période du Black Friday. Avec des ventes qui ont été divisées par deux du jour au lendemain sur des configurations ou des composants clé comme les cartes mères. Sans RAM ou avec des prix délirants, les gens vont faire durer leur configuration actuelle le plus longtemps possible.

Je parlais des mémoires un peu plus haut. Parce que l’autre élément déterminant de 2026 va être la mémoire des acheteurs. On sait déjà que les augmentations de prix, les changements de caractéristiques, des machines ne vont pas impacter de la même manière en ce début d’année 2026 qu’à la rentrée de septembre. Certains vont résister à un nouvel achat parce que le prix qu’ils ont en tête, la configuration qu’ils ont regardée il y a quelques mois, était beaucoup moins chère. Mais au milieu de 2026 cette mémoire sera plus floue. Le public se sera habitué à cette nouvelle donne d’une informatique plus chère. Ce qui risque de ne pas changer en revanche, c’est leur pouvoir d’achat. Et je pense que sur l’année 2026, la statistique des ventes de PC sera absolument catastrophique.

Cela va être un challenge pour Minimachines car, sans publicité, la vie du site dépend énormément de l’affiliation. Et si les ventes s’écroulent, c’est tout le système économique du blog qui tombe avec. On verra bien comment les choses se passent mais les perspectives ne sont pas forcément réjouissantes. Et c’est là que l’on se retrouve face au second défi que 2026 nous réserve.

Un voyage généré par Gemini en Vue Dynamique comme résultat de recherche

Un voyage généré par Gemini en Vue Dynamique comme résultat de recherche

2026, l’année du web par IA

Le web est en plein bouleversement. Vous en avez sans doute entendu parler, j’en ai glissé plusieurs fois des mots dans les commentaires, mais la course actuelle menée par les acteurs de l’IA concerne la recherche en ligne. Tout le monde rêve de détrôner Google comme moteur de recherche et tout le monde a la même recette.

Aujourd’hui quand vous éditez un site web votre premier lecteur, celui auquel vous pensez le plus, ce n’est pas le lecteur final. C’est Google. C’est triste à dire mais quand vous naviguez sur site classique, vous vous en rendez bien compte. Tout l’enjeu est de choisir les bons mots-clés et de les agencer dans un piège à visiteurs. Vous écrivez votre article, vous le saupoudrez de l’expression que vous voulez mettre en avant sur les moteurs de recherche et vous allongez le tout avec la mayonnaise classique. Titre énigmatique ou catastrophique mis en scène pour donner l’envie impérieuse de cliquer. Image d’illustration plus ou moins débile où un type bouche ouverte pointe du doigt un bidule avant une retouche HDR tous les potards à fond. Introduction délayée au maximum pour vous faire descendre devant au moins deux encarts de pub et rester sur la page assez de temps pour qu’elles soient considérées comme « vues ». Vidéo qui se lance en popup, seconde pub en bas de page, etc… Le tout est ensuite publié suivant des paramètres complexes d’heures de visite, de tranches d’âges de visiteurs et autres éléments calculés par des « experts SEO ».

Un site web moderne sur smartphone en 2026

Un site web moderne sur smartphone en 2026 : 100% pub

Donc, en gros, le site explique à Google qu’il faut venir voir une page précise sur un sujet « tendance » bien identifié. Lorsque celui-ci a bien été indexé et qu’un internaute interroge le moteur de recherche, il va lister le site dans la page des résultats. Vous aurez droit alors à la vignette HDR, le titre énigmatico-putaclic et un petit extrait sur le sujet. Tout ce qu’il faut pour vous donner envie de cliquer. Ensuite, que l’article soit intéressant ou non, qu’il soit une redite pure et simple d’un article déjà écrit la veille sur le même sujet à la mode mais avec un autre agencement de mots clés, peu importe. Ce qui compte, ce n’est pas que le visiteur soit informé, c’est qu’il se mange un maximum de pub. C’est ça le gros du web aujourd’hui. 

En 2026, les choses vont changer. Parce qu’après avoir bien dressé les rédactions à créer du contenu indexé de manière précise pour que de petits robots logiciels sachent de quoi chaque article parle, Google et les autres vont changer de méthode. On devrait voir apparaitre une nouvelle manière d’indexer les sites. Le petit jeu du mot clé mis en avant sur un sujet existera toujours, mais Google ne veut plus forcément vous pousser à cliquer sur des liens pour en savoir plus.

Une page générée à partir de la question "be my fashion advisor - explain the theory and show me a dozen stylish options for me" dans Gemini

Une page générée à partir de la question « be my fashion advisor – explain the theory and show me a dozen stylish options for me » dans Gemini

Google va présenter ces retours via son interface Gemini qui peuple de plus en plus de smartphones Android, un résumé de ce que vous cherchez. En envoyant de petits robots IA butiner les différents sites qui ont entré les bons mots clés, le moteur de recherche va vous présenter non pas un listing de sites à aller consulter, mais un « pot pourri » de ce qu’ils écrivent. Ce sera très joli, un condensé de votre recherche avec des points listés et mis en évidence et même des liens directs vers le meilleur tarif. Au lieu de nécessiter le voyage sur 6 sites différents pour avoir une réponse entrecoupée de dizaines d’écrans de pub, de consentement à bouffer des milliers de cookies et de tonnes de vidéos sans rapport hurlant dans vos oreilles, vous aurez un résumé sur-mesure.

Vous comprenez ainsi pourquoi c’est la course à l’équipement depuis quelques trimestres. Les différentes IA du amrché veulent prendre la place de Google comme point d’entrée sur le web car c’est là que l’argent va être. Devenir le nouveau moteur de recherche est la clé de voute de l’IA du futur. Quand les gens ne diront plus « t’as qu’a chercher sur Google » mais plutôt « t’as qu’a demander à ChatGPT ou Gemini ».

Evidemment, c’est un peu la panique dans le milieu de l’édition web. Parce que si les internautes ne cliquent plus sur les pages, alors il n’y a plus de pub ni d’affiliation. C’est un challenge compliqué à gérer car aucune parade n’existe à priori. Vous pouvez dire aux robots IA que vous ne voulez pas qu’ils parcourent votre site, mais cela ne changera pas grand-chose. D’abord, parce qu’en conséquence il y a de grandes chances que le robot classique de Google ne les parcoure plus non plus à terme. Ensuite parce qu’il restera toujours les marchands et les marques pour proposer du contenu puisqu’en échange Google pointera ses liens vers eux.

Imaginons que vous fassiez une recherche pour acheter un ordinateur portable. Aujourd’hui, vous avez une profusion d’articles parlant du « meilleur portable » ou des listings de « portables pour étudiants » qui ne sont que des moyens de faire de l’affiliation grâce aux moteurs de recherche. Demain, ce sera Google qui proposera son propre listing avec des points clés de comparaison et un résumé des éléments importants pour chaque machine et des liens directs vers les meilleurs tarifs. Toute la partie qui se glisse aujourd’hui entre les deux est remplacée par une IA qui va résumer les contenus.

Evidemment, c’est une catastrophe pour les sites web. La seule parade est de générer du contenu moins automatique et plus journalistique. D’avoir des rédactions avec des humains q’on va lire pour leur signature. Comme on peut lire des articles de critiques cinéma, politique, économique dans de grands organes de presse papier parce que le point de vue de l’auteur est éclairant. Malheureusement, le système économique du web ne fonctionne plus comme cela. La pub ne rapporte pas assez, malgré sa nuisance, pour financer les salaires des grands journalistes. Et on ne fait absolument plus confiance en un site qui va accepter de dire dans un publi rédactionnel le lundi que HP fait les meilleurs portables puis d’annoncer le mardi que c’est Lenovo le meilleur. Quand, la veille, un article vous dit qu’une boite comme Intel doit absolument vendre sa division de fabrication de composants. Puis, un trimestre plus tard, le même site vous explique que les acteurs du monde informatique ne doivent pas dépendre d’autres fabricants pour fonctionner, il y a de quoi s’étonner.

Il fût un temps ou les gens achetaient de la presse papier juste pour la signature d'un critique qu'ils adoraient ou qu'ils detestaient. Les Cahiers du cinéma en furent un bon exemple.

Il fût un temps ou les gens achetaient de la presse papier juste pour la signature d’un critique qu’ils adoraient ou qu’ils detestaient. Les Cahiers du cinéma en furent un bon exemple.

Personnellement, je lis des signatures en ligne. Parce que je sais que le contenu est réfléchi, et cela même si je ne suis pas forcément d’accord avec ce qu’elles écrivent. Quand je parcours les pages de Next, que je lis le pavé numérique ou John Gruber et plein d’auteurs francophones ou anglophones pour des sujets précis. Je lis cela avant tout parce qu’il y a un humain qui se soucie de ses lecteurs derrière. Qui avance une réflexion dans la durée et développe des théories qui se matérialisent dans le monde réel. Je cherche davantage une colonne vertébrale qu’une réflexion girouette qui change suivant l’air du temps et l’appétit des tendances.

Comme beaucoup d’autres, je fais une sorte de revue de presse personnelle non pas de sujets ou de titres mais de gens, en partie grâce à la magie quasi oubliée du système RSS. Magie qui pourrait largement revenir à la mode d’ailleurs. Je ne lis pas des titres dans leur globalité, mais des signatures. Et c’est à mon sens la seule chose qui pourrait sauver le web de l’évolution promise par tous les moteurs de recherche. Il semblerait que beaucoup choisissent une autre voie en intégrant non pas de bons rédacteurs mais au contraire des IA pour un contenu low-cost profilé au millimètre afin de générer des articles à la chaine.

Qu’est-ce que tout cela va changer pour Minimachines ? A priori pas grand-chose. Le blog ne faisant pas de pub, je me fous depuis toujours de l’heure à laquelle je publie, du nombre de mes publications par jour ou même de référencer du contenu par rapport aux sujets tendance. J’ai essayé de créer une signature, justement. Pas mal de mes lecteurs viennent par habitude et par réflexe, sans forcément tomber sur le site via une recherche préalable. Il y’en a, bien entendu, qui découvrent un artiocle au gré d’une recherche mais au final je me fiche de savoir comment ils viennent. Je n’ai pas besoin d’afficher des dizaines de milliers de popups de pub chaque mois pour vivre en faisant manger des cookies à un maximum de monde. C’est un vrai luxe et j’en profite.

Ce que j’espère, c’est que les internautes fuyant, les sites webs vont redévelopper leurs rédactions. Mettre en avant le contenu plutôt que la pub, travailler à être moins les passe-plats d’annonceurs et plus au service des lecteurs et de l’information. Il est peu probable que la situation tourne ainsi et j’ai bien peur qu’au contraire cela aille de mal en pis, mais c’est le moment de l’année où on peut espérer le meilleur.

Peut être que de mon côté, je profiterai de 2026 et de ces changements dans l’air du temps pour accentuer ce côté différenciant. Vous donner envie de lire Minimachines même si vous n’aurez vraiment plus envie d’en acheter une. Parce qu’elle sera bien trop chère tout au long de l’année.

Bonne année 2026 à toutes et à tous ! © MiniMachines.net. 2025

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

11 décembre 2025 à 07:08

Cela fait longtemps que j’ai envie de publier un guide détaillant étape par étape comment installer un serveur sur MiniPC. Kevin m’en offre l’opportunité avec une approche détaillée nourrie de son expérience.  Ce guide, rédigé à quatre mains, vous propose de profiter d’un serveur de données parfaitement fonctionnel, efficace et économique. 

Un MiniPC totalement passif, l'idéal pour ce genre de mission puisqu'il ne va générer aucun bruit.

Un MiniPC totalement passif, l’idéal pour ce genre de mission puisqu’il ne va générer aucun bruit.

 

Installer un serveur sur MiniPC c’est facile ? long ? Cher ?

Si les craintes sont toujours grandes devant les efforts à accomplir, il est en réalité devenu assez simple d’héberger son propre petit serveur chez soi. S’il reste des étapes intermédiaires impossibles à dépasser et qui exigeront des compétences techniques extérieures à ce guide : comme l’ouverture d’un port sur son routeur. Le reste ne demande que de suivre les instructions à la lettre. D’un point de vue matériel pur, la chose est devenue triviale. Dans un placard ou dans un garage, dans une gaine technique pas loin de sa box opérateur, il suffit d’un MiniPC. L’investissement est minimal, les minimachines sont abordables et ne consomment pas grand chose. En quelques heures de temps, dans le pire des cas, pour une facture électrique minimale, il est possible de remplacer de nombreux services externes avec un engin personnel. C’est donc assez simple, rapide et économique. En plus de cela, la démarche vous libère de frais récurrents qui vous lient à des services externes.

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Principes de base, choix et installation du système

Les usages d’un serveur personnel sont multiples et peuvent se combiner entre eux. On pense d’abord à l’hébergement de ses propres pages web. Si ce n’est plus vraiment l’usage le plus répandu, ce fut longtemps le vrai moteur de cette pratique. L’auto-hébergement étant bien moins couteux pour de petites structures associatives ou des artisans locaux que de louer un serveur externe. Aujourd’hui, il est devenu facile de proposer une page personnelle ou un petit site web sur la toile avec un simple PC classique.

Le choix d’un serveur personnel offre bien d’autres avantages à l’utilisateur. Cela permet par exemple de faire disparaitre la publicité sur tous les appareils connectés sur votre réseau avec Adguard Home. Ordinateurs, tablettes, téléphones, télévisions connectées éviteront de subir ce fléau débilitant. L’installation de multiples services de manière très simple permettra en outre de piloter de nombreux outils. Diffusion de vidéos et de musiques centralisées sur tout son réseau, automatisation de tâches avec N8N, gestion de mots de passe avec Vaultwarden, téléchargement automatisé avec Radarr, gestion des finances avec ActualBudget… Et mille autres emplois véritablement à la carte proposés par ce type de solution.

Pour de multiples raisons, l’installation se fera autour de la distribution Linux Ubuntu Server LTS 24.04. Le choix de cette distribution est pragmatique. Ubuntu est gratuit, mature et accessible. Il dispose d’énormément de documentation et de ressources en ligne. De quoi vous permettre de poursuivre au-delà de ce guide en répondant facilement à vos propres demandes et même de vous dépanner en cas de souci technique spécifique.

La version « Server » désigne une orientation spécifique d’Ubuntu. Une solution plus légère que la version classique qui ne fournit pas d’environnement graphique comme un bureau par exemple. Tout se fait en ligne de commande avec l’avantage d’une grande vélocité même sur de petites configurations. L’indication LTS est un acronyme « Long Time Support » qui indique une durée de mises à jour de sécurité qui va jusqu’à 5 ans. L’indication « 24.04 » indique simplement le numéro de cette version d’avril 2024.

Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.

Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.

Un MiniPC basique comme petit serveur 

Le choix est très large puisque n’importe quel MiniPC moderne devrait faire l’affaire. Le minimum requis est un processeur pas trop gourmand, 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Un bon compromis est une solution de type Intel N100/N150 avec 8 ou 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage de type SSD. Ce choix permet d’avoir un engin performant, économe en énergie et peu bruyant. Plus votre minimachine aura de mémoire vive, plus elle pourra assurer de tâches en parallèle. Plus le stockage sera important, plus il sera possible de stocker des données (films, musique, téléchargements). Il sera bien sûr possible d’ajouter des stockages externes au besoin.  

Il est plutôt déconseillé d’utiliser un « vieux PC » classique ou même un PC de type serveur à recycler. Ces engins seront probablement plus puissants mais au détriment de leur consommation, de leur encombrement et de leur bruit. Pour les tâches à accomplir, une minimachine basique fera mieux l’affaire ne serait-ce que d’un point de vue facture électrique. Le Beelink S13 est typiquement un bon choix parce qu’il propose deux solutions de stockage, un port Ethernet 2.5 Gigabit, une construction robuste et qu’il affiche en plus des fonctions particulièrement appréciables comme la possibilité de redémarrer automatiquement à la reprise de son alimentation après une panne de courant.

Avec un processeur Intel N150 il coute environ 250€ en version 12/500 Go en ce moment.

 

Les éléments indispensables

Premier élément, on l’a vu, un MiniPC. Il doit être prêt à l’emploi. C’est-à-dire complet et fonctionnel, prêt à démarrer. Il doit également être connecté à votre réseau local et donc à Internet. Pour réaliser l’installation du serveur, il faudra temporairement lui ajouter un écran et un clavier.

Deuxième élément, une clé USB vierge pour accueillir le système Linux afin de l’installer sur le MiniPC. Une clé de 4 Go suffira, essayez d’en choisir une en USB 3.0 minimum pour une installation rapide. Pour ma part j’ai un faible pour les Sandisk en métal. Ce ne sont pas les plus rapides mais elles sont extrêmement robustes. N’achetez pas une clé « 4 Go » car une fois l’installation terminée, vous pourrez réemployer la clé à autre chose. Un modèle 64 Go à 11-12€ sera un meilleur investissement. Si vous avez déjà une clé « publicitaire » ou autre de 4 Go, même lente, elle fera bien l’affaire.

Il vous faudra par ailleurs vous renseigner auprès du fabricant de votre routeur ou du distributeur de votre BOX ADSL/Fibre pour rediriger un port. Cette démarche étant dépendante de chaque matériel, il est impossible de proposer un guide vraiment détaillé. Une recherche avec les mots clés adaptés « port forwarding marque du routeur référence » ou « redirection port box nom-de-l-operateur » devrait vous aiguiller pour parvenir à vos fins. Vous trouverez néanmoins plus bas toute l’aide disponible pour parvenir à vos fins.

Certains éléments seront tout à fait optionnels mais ajouteront des fonctionnalités supplémentaires, comme l’exploitation d’un nom de domaine ou d’un sous-domaine. Si vous avez acheté votre propre domaine, cela permettra de profiter d’une adresse plus simple à retenir. La possibilité d’avoir une IP fixe associée à votre machine est également importante. Là encore, une multitude de guides et d’informations sont disponibles au cas par cas et le guide vous donnera des clés.

Préparation de la clé USB

Le travail d’installation est toujours le même : il faut d’abord télécharger le système à installer, le déplacer vers une clé USB en suivant un protocole spécifique, puis glisser la clé dans la machine que l’on veut installer. Pour mener cette tâche à bien on va commencer par télécharger Ubuntu en suivant ce lien. La page https://ubuntu.com/download/server propose d’autres options de téléchargement, en torrent notamment. À la fin de ce téléchargement, vous allez récupérer une image « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso » sur votre machine.

Pour le transfert de cette image vers votre clé USB afin que l’installation se lance vous avez plusieurs méthodes. Si votre PC habituel est sous Linux vous pouvez utiliser l’utilitaire Gnome Disks que vous pourrez installer sous la plupart des distributions via le paquet gnome-disk-utility. Lancez le et suivez les instructions pas à pas. Si votre PC est sous Windows, vous pouvez utiliser l’utilitaire Rufus que nous avons déjà croisé. Téléchargez-le en version portable ou installable et lancez-le. Puis, insérez la clé USB qui servira à monter l’image d’Ubuntu dans votre machine, si possible sur un port USB 3.0.

Un écran de ce type apparait. Cliquez en 1 pour bien sélectionner la clé USB que vous venez d’insérer et sur laquelle seront poussés les fichiers d’Ubuntu. Attention à choisir la bonne cible, Rufus va choisir par défaut des périphériques USB mais vérifiez bien qu’il s’agit du bon pour ne pas effacer de données.  En 2 vous allez trouver l’image d’Ubuntu Server que vous avez téléchargée. Cliquez sur « sélection » et pointez vers le fichier « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso ». Cela affichera le même type de démarrage que sur l’image ci-dessus. En 5 vous avez d’ailleurs un rappel de l’image utilisée.

En 3 vous pouvez modifier le nom du volume, ce n’est absolument pas nécessaire mais cela peut vous aider à reconnaitre la clé. En Rufus vous indique si tout est prêt pour lancer l’opération : la clé est bien identifiée par le système, l’image d’Ubuntu est chargée, il vous suffit de cliquer sur démarrer et de patienter pendant le transfert des données. Cela va prendre plus ou moins de temps suivant la vitesse de votre clé USB. Une fois l’opération terminée, enlevez la clé de votre PC et insérez-la dans votre MiniPC/futur serveur. 

Pour que votre MiniPC choisisse de lancer la clé USB et non pas son propre stockage, il va falloir entrer dans son BIOS en pianotant frénétiquement sur une touche dès le tout début du démarrage de la machine. Là encore, pas de solution miracle, la documentation technique de votre machine devrait vous indiquer quelle touche choisir. En général il s’agit de F1, de Suppr ou de Echap.

Une fois dans le BIOS, allez dans l’onglet BOOT (ou toute variation parlant de BOOT ou de démarrage) comme en 1 et repérez l’ordre des priorités de démarrage. Choisissez l’USB en Boot Option #1 comme visible ici en 2. Il est fort possible que votre machine identifie la clé par son nom et indique dans la liste « Ubuntu Server » ce qui facilitera le réglage. Appuyez ensuite sur la touche indiquée en 3 pour sauvegarder. Dans cet exemple, il s’agit de la touche F4. Allez ensuite sur l’onglet « Exit » en général tout à droite sur la barre supérieure en 4. Puis cliquez sur la touche indiquée pour sauvegarder vos réglages et sortir du BIOS. La machine va redémarrer sur la clé et passer à la suite des opérations.

On installe Ubuntu Server !

Premier problème à résoudre pour installer un serveur sur MiniPC, il faut lui trouver un nom ! Cela parait anodin mais c’est une étape importante puisque c’est ce nom qu’il va falloir retenir et partager avec famille, amis et contacts. Évitez donc les noms barbares et complexes mais peut être également les choses crues. Vous ne voulez pas épeler au quotidien Pléistocène ni avouer que votre serveur s’appelle kékédu78. Vous aurez par ailleurs besoin de ce nom pour accéder à votre serveur depuis l’extérieur. Pensez-y donc dès maintenant. 

Pour réaliser ce guide, Kevin a choisi comme nom de serveur « garage » et comme sous-domaine « garage.kgaut.net ». kgaut.net étant un nom de domaine lui appartenant. Un service installé deviendra donc un sous-domaine de ce sous-domaine. Par exemple service.garage.kgaut.net. Cela reste simple et lisible, facile à retenir.

Installer un serveur sur MiniPC

Une fois le MiniPC démarré avec la clé contenant Ubuntu, celle-ci est lue et vous propose cet écran pour passer à la suite. Pressez simplement la touche Entrée de votre clavier, le système va démarrer sur Ubuntu, cela peut prendre quelques minutes puis vous devriez arriver sur l’écran suivant.

La navigation durant toute l’installation se fera uniquement au clavier. Avec la touche tabulation ⇥ à gauche de votre clavier pour passer d’un champ à l’autre. Les flèches serviront à naviguer entre les options. La touche espace permettra d’activer et de désactiver une case à cocher et la touche Entrée validera vos choix. Choisissez donc votre langue favorite et faites Entrée, vous arriverez sur le choix de la disposition du clavier.

La disposition French / French correspond aux claviers AZERTY « classiques » disponibles en France. à l’aide de la touche tabulation naviguez ensuite jusqu’à « Terminé » et faites Entrée pour basculer sur le choix du type d’installation.

Nous allons installer une configuration par défaut, il suffira donc de faire Entrée pour arriver à la partie configuration réseau.

Si vous êtes en Ethernet, si votre MiniPC est directement branché avec un câble réseau sur votre BOX opérateur par exemple, la configuration réseau devrait être automatique. C’est la solution la plus simple. Si vous avez un module sans fil Wi-Fi, c’est également ici que vous pourrez scanner les réseaux disponibles afin d’en choisir un pour vous y connecter.

Une fois la connexion établie, faites Entrée pour configurer un éventuel proxy. Pour simplifier les choses, nous allons partir du principe que vous n’en avez pas et continuer sur une configuration standard. Laissez donc l’option Proxy vide et choisissez de passer à la suite en faisant « Terminé ».

Vient l’étape du choix du miroir. Ce nom désigne le serveur d’où seront téléchargés les éléments nécessaires pour assurer l’installation du système. Normalement, celui par défaut convient parfaitement, vous pouvez presser Entrée pour la configuration suivante.

Il s’agit de la gestion du stockage sur la machine. A priori là encore les options par défaut sont parfaites. Cela permet au système d’employer la totalité du stockage en créant un « groupe LVM » c’est à dire un système de volume logique. Cela permettra de partitionner plus facilement le stockage existant. Il vaut mieux éviter de chiffrer sa partition avec l’option « Encrypt the LVM group with LUKS ». Le souci de cette option est que cela oblige de pianoter un mot de passe au démarrage du MiniPC. Or nous n’allons probablement pas garder de clavier attaché à celui-ci. 

L’étape suivante est un simple récapitulatif des choix faits pour le stockage. En cas d’erreur, vous pouvez retourner en arrière ou simplement choisir Terminé pour lancer l’installation.

Le système vous demandera alors votre nom d’utilisateur, le nom de votre serveur et autres mots de passe. Ce dernier doit être robuste car il sera nécessaire pour tous les réglages futurs de votre serveur Ubuntu. Pas question d’employer des classiques comme 1234, password ou Louvre par exemple.

L’étape suivante vous invite à activer Ubuntu pro, une option qui offre un support plus long avec 15 ans de mises à jour. Cette option est gratuite pour une utilisation non commerciale limitée à 5 postes et payante pour un usage pro. Elle n’est pas forcément nécessaire pour un serveur de ce type, on pourra faire évoluer la machine facilement vers d’autres versions d’Ubuntu manuellement. Vous pouvez donc l’ignorer ou l’activer suivant votre profil.

Vous voilà sur une partie cruciale du dispositif, sa configuration SSH. C’est par ce biais que vous pourrez prendre le contrôle de votre machine dans le futur. Installer un serveur sur MiniPC se fait en direct avec un écran et un clavier mais à terme, le MiniPC sera seul et sans interfaces. Il faudra alors le piloter via une autre machine grâce à cette configuration SSH. Cela permettra notamment d’utiliser des clés d’authentification plus pratiques que des mots de passe à rallonge.

Choisissez donc d’activer l’installation du serveur OpenSSH en cochant la case à l’aide de la touche Espace une fois que vous l’avez en mis en focus avec la touche tabulation1. L’interface nous propose d’ajouter immédiatement une clé SSH, ce n’est pas la peine. Il sera plus confortable de le faire plus tard. 

Passez donc à l’étape suivante en choisissant Terminé.

Le système propose ensuite d’installer des outils par défaut. Vous pouvez passer cette étape et aller à la suite.

Le système se déploie ensuite progressivement sur le stockage du MiniPC. Suivant votre port et votre clé USB cela peut prendre plus ou moins de temps.

Quand l’installation est terminée, le système vous invite à redémarrer le MiniPC. Choisissez cette option. La machine va vous demander de retirer la clé USB de votre MiniPC pour ne pas redémarrer dessus puis le système va ensuite se relancer. Cette fois-ci sous Ubuntu Serveur. Bravo, vous avez terminé cette première phase.

Le premier écran est… sobre. Le système vous demande simplement de vous identifier avec les éléments indiqués en amont : nom d’utilisateur et mot de passe. Une fois que vous aurez montré patte blanche, vous pourrez passer à la suite.

Prise en main du serveur

/!\ Il est possible de copier-coller les lignes de commande dans votre terminal avec la combinaison de touches Ctrl + Shift + v /!\

La première étape consiste à installer les éventuelles mises à jour de l’ensemble des paquets du système. Pour cela deux lignes de commandes très simples :

Pour le chargement des mises à jour disponibles, pianotez : sudo apt update
Pour le lancement de ces mises à jour : sudo apt upgrade

Cette fameuse commande sudo est une indication pour le système que vous voulez éxecuter quelque chose. Elle résume l’ordre « Super User DO » qui indique que vous avez le droit de le faire en tant qu’administrateur du serveur. C’est pour cette raison qu’Ubuntu va systématiquement vous demander votre mot de passe afin d’exécuter l’action. L’air de rien, vous pouvez déjà ajouter « Admin Linux » dans votre CV.

Le système liste ensuite les opérations qu’il va effectuer, vous demande de confirmer en appuyant sur O et entrée. Une fois cela fait, on peut passer à la suite.

Pour pouvoir piloter le MiniPC à distance, il va falloir tester sa connexion SSH. C’est seulement après cette étape qu’il sera possible de débrancher clavier et écran. La première chose à faire consiste donc à connaitre l’IP de la machine, c’est-à-dire son adresse sur votre réseau local. On utilise pour cela la commande ip -c a 

Celle-ci va révéler l’IP de la machine. Ici l’IP est 192.168.1.214, chez vous ce sera très probablement différent. Cela dépend de chaque réseau local. À ce stade, personne ne peut accéder à votre machine directement depuis internet.

Depuis un autre PC, ouvrez un terminal2 depuis une autre machine reliée au même réseau que votre nouveau serveur et tapez la commande : ssh USER@IP

Dans le cas présent cela donne : ssh kevin@192.168.1.214 

Il est possible que lors de votre première connexion vous ayez un avertissement car c’est la première fois que vous vous connecterez à cette machine en SSH. Validez puis entrez votre mot de passe et vous serez alors connecté. Vous pourrez ainsi exécuter exactement les mêmes actions que dans les premières étapes de ce guide. Mais en étant à distance depuis votre machine habituelle. C’est magique !

Définition d’une ip fixe

L’IP de votre serveur est attribuée d’office par votre routeur ou votre box internet. Cela pose un problème assez classique. Cette source peut décider de changer cette adresse après un redémarrage par exemple. Or, comme on l’a vu, elle est désormais nécessaire pour se connecter en SSH et prendre le contrôle du MiniPC. Il faut donc définir une IP et la « fixer ». Il est évidemment impossible de présenter une solution pour toutes les configurations de Box proposées par les opérateurs ou des routeurs de l’ensemble des fabricants. Le plus simple est donc de donner en pâture à votre moteur de recherche favori des mots clés choisis comme « assigner IP fixe [Modèle de Box] » pour trouver comment faire. De nombreux guides sont disponibles mais tous varient en général autour des mêmes thèmes. Il faut se connecter à sa Box via son navigateur internet. S’identifier, aller dans la gestion des réseaux et chercher les options DHCP / IP Fixe.

Un exemple de configuration dans un routeur

Un exemple de configuration dans un routeur

Pour ce qui est de l’adresse IP en elle-même, vous pouvez choisir ce que vous souhaitez si cela peut vous aider à la mémoriser. Le plus simple est tout de même de garder celle qui a été affectée automatiquement par le serveur.

Certains routeurs demandent d’affecter chaque adresse IP Fixe à une adresse MAC. Cette dernière est unique et sert de signature pour votre matériel. C’est une sorte de N° de série unique pour chaque produit. Là encore, des guides sont disponibles sur Internet pour trouver l’adresse MAC de votre MiniPC Serveur facilement en pianotant une ligne de commande. Avec ipconfig /all vous allez trouver son adresse MAC à la ligne Physical Adress. Cela ressemblera à quelque chose comme 5E:FF:56:A2:AF:15. En faisant pointer l’adresse IP Fixe de votre routeur vers l’adresse MAC vous lui expliquez ce qu’il doit faire du trafic qui pointe vers cette IP. 

Une fois cette étape passée, vous pouvez être fier de vous. Vous pourrez dire que vous savez installer un serveur sur MiniPC. Vous allez pouvoir débrancher le clavier et l’écran de la machine et la positionner où bon vous semble.

Un peu de sécurité pour la connexion SSH

L’emploi d’une connexion SSH est déjà sécurisé, c’est un protocole robuste. Mais pour améliorer les choses nous allons effectuer plusieurs réglages. Il est tout à fait possible de ne pas suivre à la lettre toutes ces recommandations. Elles sont indépendantes et facultatives, il est cependant recommandé de les effectuer. Ce n’est pas très long et bien plus sécurisant.

  •  Changement du port SSH par défaut.

Le port SSH classique est le port 22. C’est une règle d’installation commune sur la majorité des systèmes. Ce qui est un indice important pour toute personne cherchant à pénétrer votre réseau. En laissant ce port sur 22 par défaut, vous leur indiquez tout simplement la voie à suivre pour tenter de percer votre mot de passe. C’est par ce port par défaut que viendront la plupart des tentatives d’attaque. Il est donc très intéressant de le changer pour un port moins classique.

Pour l’exemple, nous allons basculer ce port 22 vers le port 21422. Pour cela on va modifier la configuration de openssh

Sur votre ligne de commande pianotez sudo vim /etc/ssh/sshd_config 
vim est un éditeur de texte disponible depuis le terminal qui va permettre de modifier ce fichier sshd_config de manière à lui indiquer un nouveau port. Ainsi, une fois ouvert, le fichier vous indique sur sa ligne 23 : #Port 22
Passez vim en mode insertion en appuyant sur la touche i, enlevez le # de la ligne pour activer l’ordre d’indiquer un port précis puis changez 22 par 21422

Vous aurez donc désormais à la place de #Port 22 une ligne qui se résume en Port 21422

Appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.

Vérifiez que le nouveau port est correctement renseigné en pianotant cat /etc/ssh/sshd_config | grep "Port"

Si tout est correct, vous pouvez redémarrer le service SSH en indiquant sudo systemctl restart ssh

Ouvrez alors un second terminal sans fermer le premier, il est recommandé d’utiliser un autre terminal en plus de celui déjà connecté. Comme cela, en cas de souci de configuration, vous ne serez pas coincé en dehors de votre serveur. Après un redémarrage, votre prochaine connexion en SSH exigera la précision du nouveau port choisi puisque Ubuntu Server n’utilisera plus le port par défaut.

Dans notre exemple, au lieu de pianoter ssh kevin@192.168.1.214 il faudra ajouter le port dans votre demande de connexion avec ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422. Le -p associé au numéro du port choisi fera ce travail.

  • Désactiver la connexion SSH du compte root

Le compte root est défini comme le « Super Administrateur » de votre serveur sous Linux. Ce compte a absolument tous les droits, même celui de faire des bêtises. Par mesure de sécurité, il est très fortement recommandé de désactiver la connexion SSH en mode root par défaut, surtout si votre serveur est un jour ouvert vers l’extérieur. S’il est vraiment nécessaire d’effectuer des actions d’administration qui demandent ce mode, il sera toujours possible d’utiliser l’instruction sudo, comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Concrètement, avec ce type de serveur, l’utilisation du compte root est très rarement nécessaire.

Pour désactiver cette connexion root par défaut, il va falloir de nouveau modifier la configuration ssh via le fichier /etc/ssh/sshd_config. 

Vous pouvez donc pianoter à nouveau sudo vim /etc/ssh/sshd_config puis rechercher la ligne 42 :

#PermitRootLogin prohibit-password 

Vous devez modifier la ligne comme suit en appuyant sur i :

PermitRootLogin no

En pensant bien à enlever le # en début de ligne pour éviter que le système ignore votre commande. Appuyez sur Echap, w, q comme plus haut. Puis redémarrez le service SSH :

sudo systemctl restart ssh

  • Activer la connexion uniquement par clé SSH

Toujours dans le but d’accroitre la sécurité d’un serveur Linux directement exposé sur internet, il est possible de se connecter à celui-ci sans mot de passe. En utilisant uniquement une paire de « clés » beaucoup plus sécurisées. 

Dabord une clé privée qui doit absolument rester confidentielle et disponible uniquement sur la machine depuis laquelle vous vous connecterez au serveur.
Ensuite une clé publique qui sera une réponse à la première, présente sur les machines sur lesquelles vous souhaitez vous connecter et donc notre serveur.

Il est fortement recommandé que chaque clé privée ne soit attachée qu’à une seule et unique machine. Si vous voulez vous connecter avec un terminal de smartphone, un second PC ou autre, il faudra en générer de nouvelles. Votre clé publique peut quant à elle être présente sur plusieurs serveurs. Il est également tout à fait possible qu’un serveur dispose de plusieurs clés publiques afin d’autoriser la connexion depuis plusieurs machines différentes.

Pour générer cette paire de clés, la méthode est assez simple. Depuis le PC de connexion que vous voulez authentifier à votre serveur Ubuntu il va falloir pianoter quelques lignes de commande. Sous Linux c’est simple, un terminal suffira. Sous Windows vous devrez utiliser PowerShell3 que vous appellerez avec la commande touche Windows + Powershell.

ssh-keygen -t ed25519 -C "kevin@monpcfixe"

Le premier ordre demande la génération d’une clé SSH, le code ed25519 indique au système d’employer un chiffrement très résistant aux attaques. La partie entre guillemets est un commentaire supplémentaire. Il permet d’identifier plus facilement la clé. Cette syntaxe pseudo@nom_machine permet de faire un tri plus rapide sur ses serveurs et ainsi d’éventuellement révoquer des clés caduques.

Si le chemin par défaut vous convient, vous pouvez appuyer directement sur Entrée pour lancer l’opération. Sinon précisez simplement le chemin d’enregistrement de votre choix comme dans l’exemple ci-dessus. Le système va également vous demander d’écrire une passphrase. Un mot de passe qui vous sera demandé à chaque utilisation de la clé SSH. Cette dernière étape est optionnelle. Si vous ne souhaitez pas ajouter de passphrase, faites simplement Entrée.

Vous avez désormais les deux clés sur votre machine habituelle, rien sur le serveur distant sous Ubuntu pour le moment. Il va falloir y remédier.

Dans l’exemple ci dessus le fichier minimachine est la clé privée, à ne surtout pas diffuser et à garder sur la machine qui se connecte. Le fichier minimachine.pub est la clé publique que l’on pourra transmettre au serveur sur le MiniPC. Pour envoyer cette clé sur le serveur installé sur son MiniPC, il faut utiliser la commande suivante:

ssh-copy-id kevin@192.168.1.214 -p 21422

Évidemment il faudra modifier cette commande pour refléter vos propres réglages. Changer le nom kevin par votre nom choisi plus haut. Indiquer la bonne adresse IP ainsi que le nouveau port retenu. Après avoir appuyé sur entrée, il faut s’authentifier encore une fois avec son mot de passe. 

Le système indique ensuite de tester sa connexion.

On pianote donc à nouveau un ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 depuis un terminal en l’adaptant évidemment à vos propres réglages, et on peut observer que l’authentification se fait sans mot de passe.

Voilà, vous avez fait les premières étapes d’installation et de sécurisation de votre minimachine comme serveur. Pour la suite, Kevin prépare plusieurs choses importantes. La première sera d’ouvrir le serveur vers l’extérieur puisqu’à ce stade il n’est accessible qu’en réseau local. Cette étape nécessite le passage en IP fixe décrit dans ce guide. Sinon les entrées extérieures ignoreraient comment s’orienter vers le MiniPC. A terme, on pourra utiliser un nom de domaine simple a retenir plutôt qu’une adresse IP.  

Pour assurer une couche supplémentaire de sécurité, il sera utile d’installer un outil qui surveillera les tentatives de connexion. Fail2ban permet par exemple de repousser toutes les tentatives de connexion pour la durée de votre choix après trois échecs d’une adresse IP. Cela évite d’avoir un serveur robot qui va tenter de pénétrer votre système des centaines de fois chaque minute en testant tous les mots de passe possibles. 

Une fois que tout cela sera fait, nous pourrons découvrir les joies de l’hébergement de fichiers, du téléchargement, du partage de vidéo et autres gestions de mots de passe.

A propos de Kevin :

Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel © MiniMachines.net. 2025

La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur

3 décembre 2025 à 11:45

On suit l’évolution de la hausse de la mémoire vive depuis plusieurs semaines en se focalisant surtout sur la flambée des prix de ces produits particuliers. On a également pu observer un impact sur d’autres appareils comme les MiniPC, les portables et les cartes de développement. Car évidemment, c’est enfoncer une porte ouverte de le dire, mais tous les appareils qui contiennent de la mémoire vive, vont augmenter leurs tarifs.

C'était le bon temps, avant la hausse de la mémoire vive

C’était le bon temps, avant la hausse de la mémoire vive

Ce que certains ne réalisent peut être pas encore, c’est que la hausse de la mémoire vive va pareillement impacter les composants qui n’en contiennent pas ou pas encore. WCCFTech relate ainsi une baisse de 40 à 50% des ventes de cartes mères par rapport à 2024. Baisse tout à fait compréhensible puisque si le budget alloué pour une mise à jour technique n’est plus respecté avec la hausse de la mémoire vive, c’est tout un projet qui tombe à l’eau. Personne ne va acheter une carte mère en cette fin 2025 en espérant une baisse des tarifs de la DDR dans la foulée.

Si on peut raisonnablement penser que cette chute de moitié des ventes en novembre est également liée à une situation particulière en 2024 avec une période de ventes plus fastes et un Black Friday plus marquant. Cela n’en est pas moins inquiétant. Dans le lot des marques les plus impactées, on retrouve sans surprise les fabricants les plus grand public : Asus, Gigabyte, MSI et ASRock. Les constructeurs de cartes mères professionnelles ou de serveur sont logiquement moins sujets à être ralentis.  Et c’est d’autant plus vrai que tous les modèles de nouvelles cartes mères ont basculé vers la DDR5. Quasi plus aucun fabricant ne propose de cartes en DDR4. A raison d’ailleurs puisque la DDR4 est autant impactée que les autres. On imagine assez facilement que les autres dominos vont suivre.

16 Go mini

La hausse de la mémoire vive va faire chuter les ventes de toute l’informatique

Car une baisse des ventes de cartes mères impacte logiquement tous les autres secteurs. Ce sont des processeurs qui ne sont pas vendus, des dissipateurs et des ventilateurs à poser dessus, des boitiers, des unités stockages, des alimentations… Et, probablement dans une moindre mesure, mais tout de même : claviers, souris, écrans et accessoires variés. Même les logiciels vont être à la peine, les licences de Microsoft pour commencer.

Les serveurs d’IA, au cœur de cette problématique avec leur appétit vorace pour la mémoire vive, jettent consciencieusement des pelletées de sable dans les rouages de tout le secteur. Et cela ne devrait pas se calmer. Suivant les analystes, cette extension démentielle de serveurs devrait perdurer jusqu’en 2027… À moins que cela ne déraille avant et que la « bulle IA » n’éclate avant. 

Les cartes graphiques, les smartphones, les tablettes, les portables, les PC complets comme les MiniPC vont être impactés. Plus encore qu’on ne le pense. Certains constructeurs prévoyant déjà une « marge de manœuvre » pour anticiper une éventuelle poursuite de la hausse. À la fois parce qu’ils estiment que la situation va perdurer et empirer. Mais aussi pour éponger pour certaines pertes liées à la fourniture de matériel basée sur des contrats signés sur des tarifs antérieurs.

Alors que certains analystes parient sur une hausse prochaine pouvant atteindre encore 100% de plus d’ici les quelques jours qui nous séparent de 2026, la situation devient réellement très compliquée.

hausse de la mémoire vive

Quelques anticipations pour l’année prochaine

L’appétit de l’ogre va empirer, les fabricants de mémoire vive vont avoir du mal à proposer assez de composants mémoire pour la satisfaire et surtout les contrats passés entre le clients historiques que sont les grandes marques de portables et de composants commerciaux vont finir. Rendant ainsi les fabricants libres de toute nouvelle tarification. L’arrivée de contrats courts, collant plus au marché, est probablement ce qui nous attend dès le second trimestre de 2026. Au lieu de lissser leurs prix sur une année complète, les fabricants de mémoire vont determiner un tarif par lots. Ce qui suivra plus précisément la hausse.

Je ne serais pas surpris que des minimachines en tous genres débarquent donc en force en version barebone. C’est à dire livrées sans mémoire vive, sans stockage et sans système. Quand cela est possible puisque beaucoup de constructeurs ont choisi de basculer des références sous mémoire LPDDRx, des composants soudés directement sur la carte mère. Même topo pour les portables dont les prix vont soit s’envoler, soit leurs composants dégradés, soit être livrés nus. En laissant l’acheteur se débrouiller pour trouver lui-même sa mémoire vive. Cela signerait le retour en force de solutions livrées avec 8 Go de mémoire vive par défaut, au prix des solutions que l’on a connu il y a quelques mois en 16 ou en 32 Go de mémoire vive. Portables et MiniPC seraient livrés avec moins de mémoire et probablement moins de stockage pour le même tarif ou pour plus cher. On a vu que des solutions comme les Raspberry Pi, particulièrement impactées par la hausse, baissaient la capacité de leur mémoire vive.

Une carte graphique entourée de mémoire vive

Les cartes graphiques pourraient exploser encore une fois puisque Nvidia – et peut être AMD dans son sillage – réfléchirait à ne plus fournir de package processeur graphique et mémoire GDDR aux fabricants. Les achats autrefois mutualisés par Nvidia de ces composants qui lui permettaient de vendre ses puces, se faisant alors directement par les constructeurs de cartes graphiques. Ce qui entrainerait mécaniquement une hausse. Cela n’est qu’une rumeur pour le moment mais cela a du sens au vu du contexte.

Que va-t-il se passer pour le secteur des pièces détachées ? Difficile à dire pour le moment même si deux scénarios peuvent s’envisager. Le premier est une baisse des tarifs du stock existant pour l’écouler coute que coute.  Le second est un statu quo avec une baisse de la production et une augmentation des prix pour conserver un chiffre d’affaires décent. Dans tous les cas, nous assisterons sans doute à une reconfiguration complète du paysage des pièces détachées. Les constructeurs actuels, qu’ils fabriquent des alimentations, des dissipateurs ou des boitiers, vivent sur leurs volumes. Si leurs volumes baissent, leur situation se complique.

L’autre domino qui risque de se faire mal à cause de cette hausse de la mémoire vive, c’est l’emploi. Outre le fait qu’une baisse de production va ralentir l’activité, on sent que l’arrivée de l’IA donne des excuses toutes faites pour licencier. Cela sera évidemment le cas sur les chaînes de fabrications qui vont baisser leurs cadences. Mais cela pourrait également impacter les antennes des marques en France tout comme entrainer la chute de plusieurs revendeurs qui vont devoir encaisser le gros coup de frein appuyé sur leurs ventes et leur chiffre d’affaire.

Vers une amélioration pour 2028 et après ?

Difficile de savoir ce que sera le marché en 2028. Cela dépend pour beaucoup du succès des géants de l’IA. Si la situation continue et que plusieurs entités se bagarrent toujours pour avoir la plus  grosse capacité de calcul, il n’y pas de raison que la hausse de la mémoire vive ne s’arrête. Certes, certains fabricants de mémoire retroussent leurs manches pour augmenter leur production. SK Hynix par exemple a indiqué multiplier sa production de composants mémoire par huit pour 2026. Mais cela ne veut aps dire que cette arrivée en masse de nouvelles puces ne sera pas absorbée directement par les serveurs d’IA. On a également vu que de nouveaux constructeurs comme le fabricant chinois CXMT pourrait venir au secours de son industrie. Mais cela ne serait sans doute pas suffisant pour faire face aux défauts de production orientée vers le marché PC. 

Pour vous dire à quel point l’avidité des fabricants de mémoire vive est devenue importante: la branche Samsung qui fabrique la mémoire vive pour le groupe aurait refusé de livrer de la mémoire à la branche smartphone du même groupe. Mémoire nécessaire pour lancer la production du prochain Galaxy S26. En cause, une augmentation drastique du prix du composant mémoire nécessaire. Le module de 12 Go de LPDDR5X serait passé de 33$ en début d’année à 70$ aujourd’hui. Si un constructeur ne se fait pas de largesses à lui même pour suivre le marché, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il en fasse à des clients classiques.

Au final, la hausse de la mémoire vive risque d’avoir des conséquences très compliquées pour le marché PC comme pour l’emploi dans les années à venir. Certes, des grandes entreprises d’IA vont émerger aux US. Elles vont embaucher quelques personnes pour veiller à la bonne marche de leurs énormes datas center. Elles vont employer ponctuellement des sociétés pour faire sortir de terre des structures colossalles. Mais, à terme, l’emploi généré sera faible. Très faible même face aux risques encourus pour l’emploi chez les constructeurs de PC traditionnels. Et tout l’écosystème de marques, grossistes et revendeurs qui en découle. Les structures qui vivent du marketing lié à ce marché vont également en pâtir. Je ne serais vraiment pas surpris qu’on constate d’ici 2028 un déficit important sur le secteur. Et cela aussi bien sur ses ventes que sur son emploi. Avec des effets en cascade probablement encore difficiles à déterminer tant ils sont tentaculaires.

La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur © MiniMachines.net. 2025

Steam Machine 2025 : l’évolution technique et conceptuelle de Valve

1 décembre 2025 à 14:40

Valve a annoncé le mois dernier la sortie de trois produits simultanément. La Steam Machine 2025, un parfait exemple de minimachine dédiée au jeu. Le Steam Controller, une manette de jeu pensée pour l’accompagner. Et le Steam Frame, un casque VR compatible avec l’ensemble et pouvant fonctionner de manière autonome. Dans ce billet, je vais surtout m’intéresser ce que tout cela signifie pour Valve.

L'Alienware Steam Machine de 2015 n'a pas été réellement commercialisée en masse

L’Alienware Steam Machine de 2015 n’a pas été réellement commercialisée en masse

La Steam Machine 2025 ou la revanche de Valve

Dix ans après son premier essai, Valve revient donc dans les salons avec une nouvelle Steam Machine. Pour prendre un peu de recul et comprendre les étapes passées ces dix dernières années, il est nécessaire de faire un petit bilan sur la tentative de 2015. À l’époque, Valve est déjà Valve. À savoir un grand studio de développement de jeu à la tête de licences importantes. Un studio reconnu comme un très bon développeur, capable de proposer des jeux au succès international de manière répétée. Valve est par ailleurs à la tête de Steam, magasin de distribution de jeux en ligne et véritable clé de voute d’une bonne partie de cette industrie.

Cette boite en bois contenait en 2015 les prototypes des Steam Machines de Valve.

Cette boite en bois contenait en 2015 les prototypes des Steam Machines de Valve.

Ce que n’est pas encore Valve en 2015 par contre, c’est un fabricant de matériel. La marque n’a aucune expérience dans le domaine. Ce sont des développeurs. Pour lancer leur premier modèle de Steam Machine, la stratégie adoptée est alors assez simple. La marque va bien concevoir sa propre solution materielle mais ne la distribuera pas. Ce sera une série de prototypes n’ayant pas d’autre rôle que de faire du marketing. L’éditeur va par contre développer son propre système d’exploitation et le proposera à tous ses partenaires. La première Steam Machine de Valve aura donc servi uniquement de cobaye technique et de produit marketing. Ce sont des constructeurs plus classiques qui seront en charge de proposer leurs propres PC sous Steam OS. A eux de les produire et de les distribuer. Valve reste donc encore un concepteur de logiciels et ne change pas de ligne. Elle accepte tout juste de proposer une manette qui collera avec les usages de son projet. En 2015 la société ne fabrique pas de console à destination du public.

Valve met en scène la fabrication de sa manette dans cette vidéo assez hypnotisante

Je ne dirais pas que c’est un échec…

Cette stratégie n’a pas très bien fonctionné. La Steam Machine de 2015 a rencontré plusieurs problèmes majeurs. D’abord son écosystème logiciel n’était pas adapté à la mission qui lui était confiée. La proposition SteamOS ne parvenait pas à faire mieux ni même souvent aussi bien que Windows en terme de jeu. Les tests montraient qu’il était contre productif pour un joueur d’acheter une Steam Machine. Un jeu lancé sous Steam OS fonctionnait souvent moins bien que sur un engin équivalent sous Windows. Pire encore, énormément de titres phares n’étaient pas compatible. Valve s’est manifestement jeté à l’eau bien trop tôt.

Alienware Alpha, la seule vraie Steam Machine commercialisée en masse.

Second souci, tout aussi grave et découlant entièrement du premier, personne n’y croyait vraiment. Des marques ont semblé jouer le jeu en proposant un engin sous Steam OS. Mais personne n’a réellement cherché à poursuivre la distribution de ces machines. Très vite, on a compris que tout le monde s’était frotté à Valve pour profiter de sa lumière marketing. Puis était reparti de son côté pour reprendre son train-train de PC sous Windows. Cela s’explique par plein de raisons différentes, dont une en particulier : la grande dépendance des fabricants de PC envers Microsoft. Le papa de Windows était alors le détendeur de la seule formule efficace pour vendre des PC grand public. Prononcer le mot Linux en présence de constructeurs de machines avait en 2015 le même effet que sortir un chapelet de gousses d’ails à une réunion de vampires.

L'assembleur français Materiel.net avait lancé sa propre Steam Machine, en espérant sans doute de manière très sincère sa réussite.

L’assembleur français Materiel.net avait lancé sa propre SteamMachine, en espérant sans doute de manière très sincère sa réussite.

Microsoft était également à ce moment-là une des principales aide au marketing dans l’informatique grand public. Il finançait des campagnes de pub massives pour leurs partenaires. Les froisser en proposant un système alternatif, c’était donc risquer de perdre cette manne. Pour certains, le pari a été de tenter de faire pression sur l’éditeur en leur montrant que vendre un PC sous Linux était possible. Mais leur stratégie réelle n’était pas de vendre des engins sous Steam OS; c’était d’essayer de baisser les prix de Microsoft. Ils ont certes sorti une Steam Machine, fait un peu de pub en ligne et parcouru des tas de salons où ils l’ont exposée. Mais ils n’en ont quasiment pas produit ni vendu.

Le démarrage de l’Alienware Alpha sous Windows ou sous Windows + Steam Big Picture

L’aventure a donc tourné court. Certains constructeurs, ceux qui n’avaient pas trop investi dans le projet, ont simplement rangé leurs prototypes sur une étagère. Un des seul acteur à avoir vraiment créé une solution de ce type a été Alienware. Mais la marque a simplement eu dès le départ l’idée d’en détourner le concept. Lançant en parrallèle deux versions d’un même engin, le premier sous Steam OS et le second sous Windows. Au final, l’Alienware Steam Machine s’est rapidement transformée en Alienware Alpha pour sa commercialisation. Et au lieu d’un fonctionnement sous SteamOS, cette version Alpha proposait au démarrage de basculer sous un Windows 8.1 normal, soit de basculer sous Windows 8.1 mais en lançant le mode Big Picture de Steam par défaut. Mieux que rien pour Valve mais pas vraiment le soutien espéré.

La première Steam Machine n’a donc pas survécu.

Dix ans plus tard, Valve revient à la charge dans un contexte qui a énormément changé. L’éditeur est devenu entre temps un véritable constructeur de PC. Il a prouvé ses compétences techniques en la matière avec le Steam Deck. La console mobile a été pensée, développée et optimisée en interne. Elle s’est depuis vendu à des millions d’exemplaires2 ce qui est un succès incroyable pour un engin grand public proposant du jeu sous Linux. Cette réussite a confirmé plusieurs choses qui sont très importantes pour comprendre la nouvelle Steam Machine.

D’abord que la philosophie de Valve, différente de tout ce que les constructeurs de PC et de consoles ont toujours tenté, est viable. Ensuite que leur Steam OS avait toute sa légitimité sur le segment du jeu PC. Enfin, et c’est très important, que Valve n’avait pas besoin de passer par des constructeurs tiers pour réussir. Si la première console Steam Machine a tenté de séduire des partenaires pour se lancer, la seconde est totalement autonome. Valve va la construire, la mettre en avant, lui fournir son système et la distribuer. Conception, production, marketing et distribution. Tout seul. Tous les risques et les bénéfices de l’opération. Mieux encore, si cela fonctionne, les constructeurs et le grand public, devraient suivre.

Le marché du jeu a également largement évolué.

Le marché du jeu a également largement évolué.

Un marché du jeu qui a été transformé

Valve a compris une chose très importante avec sa console portable Steam Deck. Le marché du jeu vidéo a énormément changé ces dernières années. Si la majorité des constructeurs de machines de jeu dans le monde PC et dans le monde console continuent à mettre en avant la performance brute comme seul critère de qualité. Les joueurs ont quant à eux largement fait évoluer leur mentalité. Le succès du jeu indépendant a sans doute contribué à cette réalisation, mais le simple fait que des consoles comme la Switch de Nintendo soit un succès a montré qu’il existait d’autres voies. 

J’y vois plusieurs  phénomènes se télescoper. D’abord, les anciens « gamers » ont vieilli. Moins de temps disponible pour jouer avec une vie de famille, du travail et des responsabilités. Moins d’envies également face aux jeux ultra compétitifs qui demandent des machines ultrapuissantes mais aussi des réflexes qui s’émoussent avec le temps et le manque de pratique. Ces joueurs ont donc changé leurs habitudes et ne vont plus s’orienter vers les titres les plus gourmands. Leur appétit a créé de nouvelles catégories de joueurs qui ne jurent pas forcément par la performance pure.

Steam Deck

Ensuite l’augmentation du nombre de joueurs ne s’est pas fait forcément dans la même direction qu’auparavant. S’il y a plus de joueurs en 2025 qu’en 2015 ou en 2005, leur appétit n’est plus du tout le même. Les « gamers » des années 2000-2010 étaient forcément des passionnés d’informatique. Il fallait tout de même encore beaucoup remonter ses manches pour jouer sur PC dans de bonnes conditions il y a 20 ans, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En 2025 un ordinateur classique permet de jouer très convenablement à des tonnes de jeux grand public. Le marché s’est donc logiquement « amateurisé ».

Le jeu Among US a connu un succès planétaire avec d'autres ressorts que la qualité graphique...

Le jeu Among US a connu un succès planétaire avec d’autres ressorts que la qualité graphique…

Pour accompagner ce mouvement, il y a eu l’explosion du jeu sur smartphone et tablettes avec tout un univers de nouveaux titres et de nouvelles pratiques de jeu. Des  développeurs indépendants ont envahi les étagères de Steam en proposant des titres qui auraient paru bien étranges à un joueur des années 2000. Acheter un jeu qui consiste à nettoyer au laveur haute pression tout un pâté de maison ? Cela ne semble pas très drôle a priori et pourtant le jeu a connu un grand succès. Certains jeux sont devenus des expériences sociales plus que des concours de nombre de pixels à l’écran : Fall Guys, Among Us et bien d’autres n’exigent pas des configurations folles. Pas plus qu’un niveau de pratique délirant. Chacun peut y jouer et trouver ses marques rapidement. Les gros éditeurs à succès ont tout fait pour rendre leurs jeux compétitifs les plus facile d’accès. Ainsi des succès majeurs de ces dernières années comme Fortnite ou League of Legend peuvent se jouer sur une foule de plateformes. Pas besoin d’avoir une machine très haut de gamme pour s’y frotter.

Enfin, un marasme matériel s’est installé et a fini par lasser des joueurs avec des hausses de tarifs à répétition. Beaucoup ont fini par jeter l’éponge et ne plus avoir envie de mettre à jour leur machine. Acheter une nouvelle carte graphique était juste un plaisir coupable pendant des années. Cela coûtait cher, mais c’était rentabilisé par la possibilité offerte de jouer à de nouveaux titres avec de belles progressions en performances. Avec des prix qui ont flambé plus que de raison ces dernières années, c’est devenu pour beaucoup un investissement désormais non seulement impossible mais surtout totalement déraisonnable. Il y a 10 ans, ne pas avoir une configuration vraiment performante vous empêchait de lancer énormément de nouveautés. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Des machines qui ont plusieurs années peuvent encore proposer d’excellentes prestations de jeu. Quitte a dégrader quelque peu la qualité de l’image en baissant des détails ou sa définition.

L’ensemble de ces éléments se sont alimentés entre eux. Les développeurs ont compris qu’ils n’étaient pas obligés de forcer la main des joueurs pour qu’ils s’équipent toujours mieux. Certains grands succès du jeu aujourd’hui tournent parfaitement sur de configurations modestes. Mieux, une bonne partie du public ne cherche plus forcément des effets graphiques a couper le souffle. 

Un regard qui a également évolué sur le matériel

C’est d’ailleurs très visible sur ce marché particulier. Le budget des joueurs n’a pas vraiment disparu, il s’est déplacé. De moins en moins de monde ne va accepter de mettre à jour la totalité de sa machine ou même de changer de carte graphique au vu des prix des composants. Il n’en reste pas moins que les joueurs sont capables de dépenser leur argent. Simplement, ils le font autrement, de manière plus diluée. Cela donne de nouvelles dépenses. Avant, un joueur changeait de carte graphique ou de processeur régulièrement. Désormais, il se fait plaisir avec un bon clavier, un casque audio de qualité, une meilleure souris, un bon écran, un setup de streaming ou une chaise adaptée. Le budget est toujours présent, quasi toujours le même sur l’année. Mais les joueurs trouvent plus de satisfaction dans des accessoires que dans des composants. C’est assez amusant de voir quelqu’un qui refuse catégoriquement de dépenser 700 ou 900€ dans une nouvelle carte graphique ne se rend pas vraiment compte qu’il en a dépensé autant en un an dans des accessoires luxueux pour jouer. Le marché gaming a réussi a dégouter les joueurs de son haut de gamme. Pas par manque d’appétit des premiers intéressés pour plus de performances. Mais par simple calcul.

Un portable de jeu très classique

Un portable de jeu très classique

Le problème des constructeurs de PC classiques est également lié à leur dépendance totale dans un écosystème qu’ils ne maitrisent pas. Ils sont totalement attachés à Microsoft pour réaliser leurs ventes et doivent par ailleurs compter sur des fournisseurs pour exister : AMD, Intel et Nvidia fournissent à eux trois quasiment toute la matière nécessaire au renouvellement de ce marché. Ce sont eux qui lancent les nouvelles puces, fournissent les raisons de mettre à jour les machines et participent aux financements publicitaires des marques. Il est impossible aujourd’hui pour un constructeur traditionnel comme Asus, Dell, HP ou Lenovo de lancer un ordinateur de jeu sans compter sur la force de frappe et le discours marketing de leurs partenaires materiel.

Regardez un PC portable « Gaming » de marque et comparez le à un portable concurrent. Qui raconte une histoire derrière ? Le fabricant ? Non. Plus vraiment. La partie design est devenue quasi identique partout. Ou alors elle est totalement secondaire puisque les machines sont presques toutes pareilles. Ce qui prime c’est le listing des composants qu’on ne voit pas. Les puces embarquées, la mémoire, le stockage. La qualité de la dalle de l’écran a parfois plus d’impact que la marque du fabricant. Si AMD, Intel et Nvidia ne sortaient plus de nouvelles puces, le marché PC n’aurait plus d’histoire a raconter pour vendre ses machines.

Steam Machine 2025

Valve est loin de tout cela. La marque fait certes appel à AMD pour ses processeurs mais ce n’est pas ce poste qu’elle a mis en avant. D’ailleurs, si la presse s’est immédiatement employée a tenter de traduire ce que la puce de la Steam Machine allait proposer par rapport à un processeur plus classique, la marque s’est gardée de tout rapprochement de ce type. Le constructeur ne propose pas un PC comme les autres, la marque vend une expérience de jeu qui se détache très clairement du materiel pour s’approcher d’une expérience plus simple. On retrouve ici le mélange de deux inspirations très fortes. D’abord celle d’Apple qui s’est depuis longtemps débarrassée du syndrome de la performance brute pour s’orienter vers une expérience plus globale. En reprenant les rennes de la totalité de son materiel et de son logiciel, Valve suit en partie le chemin de la marque à la pomme.

SteamOS est la clé de voute de l’opération. C’est le fruit de nombreuses années de développement. Si on considère l’ambition de 2015 de la marque et donc des années passées a le développer en amont, SteamOS doit bien être au stade d’une adolescence avancée. Ce travail de longue haleine a permis de sortir de l’ornière de la concurrence. Cela a payé pour le Steam Deck avec des résultats qui dépassaient de loin ce qu’aurait pu proposer la même solution équipée à l’identique sous Windows. Non seulement cela a permis de proposer de meilleures performances mais également de se débarrasser du problème poser par Windows dans le jeu.

L’autre point clé important à saisir pour comprendre la naissance de cette Steam Machine si différente du reste du marché vient de l’esprit de Valve lui même. Pour bien comprendre l’enjeu derrière cette machine, il faut se rappeler la philosophie qu’a appliqué la marque depuis toujours. Cette vieille vidéo d’un jeune Gabe Newell explique un rouage important de la marque. La question posée à l’époque concerne le piratage des jeux et à quel point cela pose un problème à Valve.

La réponse de Gabe Newell est alors assez simple. Pour lui le piratage n’est pas un problème qu’il faut résoudre par plus de sécurité pour empêcher la copie illégale des jeux. Ce n’est pas non plus le résultat d’un problème de tarification. Le piratage c’est juste la conséquence d’un mauvais service. Les gens piratent parce que les jeux vidéos sont pénibles a acheter et a utiliser. Si le service s’améliore, le piratage va mécaniquement baisser. Et le temps a prouvé que sa vision était juste.

Ce mantra éclaire énormément de choses dans le fonctionnement global de Steam. Simplifier l’achat, rendre l’usage d’un jeu confortable. Vous voulez un jeu ? Il suffit d’avoir une carte bleue. Le titre acheté sera associé à votre compte, téléchargeable rapidement depuis des serveurs bien dimensionnés. Disponible quand vous le souhaiterez. L’éditeur sort une mise à jour ? Elle est automatisée sur Steam qui fait tout le boulot à votre place. Vous cherchez une solution parce que vous êtes coincé dans votre progression ? Une communauté est là, sur les pages du jeu, pour vous aider. Vous avez un bug ? Idem. Vous avez aimé le jeu ? Pas de soucis, Steam peut en recommander plein d’autres du même genre. Steam n’est pas parfait, loin de là, mais pour ceux qui ont connu les queues devant les magasins spécialisés pour acheter une boite avec un CD de jeu et une documentation ridicule. Jeu qu’il fallait installer d’abord avant de télécharger une mise à jour énorme. Jeu qui exigeait que vous glissez la galette de plastique dans votre lecteur pour démarrer… Tout les efforts menés par Valve ont bien changé la donne. En proposant un meilleur service aux joueurs, Steam les oriente vers ses pages et les détourne du piratage.

C’est cet axe là qu’il faut avoir en tête pour comprendre la création de la Steam Machine 2025. J’ai regardé toutes les interviews des équipes de Valve que j’ai pu trouver au sujet de cet engin et lu un maximum d’articles. Plein de choses m’ont fasciné mais la plus importante a été la philosophie des ingénieurs en charge de sa conception. Vous savez quel est le premier élément qui a été construit pour démarrer le projet Steam Machine ? Son ventilateur. Le gros ventilateur qui sert à refroidir l’ensemble.

Les ingénieurs de Valve ont commencé par construire une solution de dissipation qui leur a donné un chiffre. Celui du TDP adapté au format qu’ils envisageaient pour la minimachine. Cette base de travail a permis de demander à AMD des puces spécifiques. Sur mesures. Des composants qui devaient donner le maximum de performances dans un certain cadre de refroidissement. Le processeur comme le circuit graphique devaient pouvoir fonctionner sans chauffer ni forcer le ventilateur a monter dans les tours. Valve est parti de la nuisance sonore qui pourrait incommoder le joueur pour décliner tous les composants de son produit. Et tout est de cet ordre là. J’en parlais dans mon billet sur la Steam Machine : l’usage de la manette qui allume la console, la manette qui se magnétise au dock de charge, les LEDs qui préviennent de la fin du téléchargement. Le boitier pas trop encombrant. Le système qui se maintient à jour tout seul. Les antennes Wi-Fi séparées pour améliorer les débits… 

Vous voyez la différence d’approche ? Tout est pensé depuis le point de vue du joueur et non pas depuis l’objectif de faire tourner un jeu. Ce n’est pas le jeu à la mode qui dicte la liste des composants. L’idée est de se demander comment les clients de Valve vont réagir face à l’engin. Quels sont les points de friction qui pourraient en limiter l’usage ? Comme pour le Steam Deck, tout est pensé pour faciliter le jeu. Pas pour promettre simplement d’afficher plus de pixels, dans des plus hautes définitions. Non, on veut pas jouer plus vite, plus fin ou avec plus d’informations à l’écran. On veut que le l’acheteur soit simplement mieux servi. Qu’il soit content de l’expérience de jeu. Pourquoi ? Parce qu’un utilisateur satisfait va tout simplement commander des jeux sur Steam. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Quand un constructeur traditionnel développe une machine de jeu, ce n’est pas sa façon de la concevoir. Je vous en parlais au sujet de HP et de la hausse de la mémoire vive. Son objectif premier est de coller à une grille tarifaire précise. Une case dans son catalogue. Seconde idée, trouver un argumentaire qui, dans le cadre du jeu, est toujours le même : des performances les plus élevées possibles. Il prend donc un ensemble de jeux réputés pour leur gourmandise et d’autres plus populaires et les passe à la moulinette de son produit. Il en ressort des chiffres. Un nombre d’images par seconde censé indiquer la meilleure jouabilité possible. Si cela a une certaine logique, c’est un calcul qui oublie un élément central de l’équation : le joueur. Pour singer cet élément, la recette est toujours la même. Mettre en scène un joueur professionnel qui est censé incarner la réussite en matière de jeu. Sauf qu’a bien y regarder, les joueurs pros n’ont pas la même approche du jeu que ceux promus par les constructeurs. Leur materiel et différent et ils n’embarquent jamais un écran en ultra haute définition par exemple.

Ce qui est intéressant avec la Steam Machine 2025, c’est d’avoir compris tout cela. La marque ne promet pas les meilleurs chiffres possibles en jeu. Pas de 300 images par seconde dans tel ou tel titre à la mode. Elle vous promet simplement de la jouabilité sur une grande part de votre catalogue. Sans bruit, sans pop-up de publicité intempestif déguisé en « service ». Sans un système d’exploitation compliqué ni de manipulations hasardeuses. Sans même devoir saisir un clavier pendant toute la vie du produit. Valve promet du confort au joueur parce que la marque part du joueur pour construire sa machine. 

Pour le Steam Deck on a vu que c’était le meilleur calcul. La meilleure publicité pour la console portable a été faite directement par ses clients. J’ai vu les plus dubitatifs des acheteurs face au système tomber sous le charme de cet engin. Des témoignages déclencher des achats. Des vieux joueurs n’ayant plus trop de temps pour ce loisir se mettre a écumer leur fond de catalogue de jeux inachevés du jour au lendemain. J’ai vu des machines débarquer dans des forums, des entreprises, des groupes de copains et faire des remous chez les autres. D’un premier acheteur en pause le midi entouré de ses collègues. Puis trois qui s’éclatent en coop, puis cinq, puis dix personnes décidant que leur prochain achat informatique ne serait pas une nouvelle carte graphique mais cette machine portable.

Et je pense que cette formule mobile a également toutes ses chances de fonctionner dans les salons.

À gauche, un ingénieur de chez Valve, vous ne verrez jamais un "communicant" avec les bras dans le dos dans cette position en retrait.

À gauche, un ingénieur de chez Valve, vous ne verrez jamais un « communicant » avec les bras dans le dos dans cette position en retrait.

Une vision très rafraichissante du marché

Un  point intéressant chez Valve est dans son approche technique. Quand la presse US a été invitée a dialoguer avec Valve pour la présentation de la Steam Machine, qui a t-elle rencontré ? Pas des commerciaux ni des communicants spécialisés. Pas des joueurs stars mis en avant comme des ambassadeurs de la marque. Non, ce sont les ingénieurs en charge du produit qui ont été dépêchés au contact de la presse. Les personnes qui ont réfléchis et conçu l’objet. Qui y croient. Ceux-là même qui pouvaient justement expliquer leur cheminement technique. Pas toujours super à l’aise, on le sent, devant les caméras et les personnalités de certains vidéastes. Mais des gens qui savent vraiment de quoi ils parlent et qui ont un avis tranché et argumenté sur les choix qui ont été faits. L’exemple type est dans cette vidéo de Gamers Nexus où une question très technique est gérée de manière directe et précise. Allant au delà même de la question initiale avec foule de détails. Je peux vous assurer que ce genre de question est généralement sans réponse dans une présentation presse classique chez un fabricant de PC lambda.

Autre élément vraiment très appréciable dans cette communication… Valve n’a aucun agenda a vendre au sujet de l’IA et cela se ressent. La marque va bien utiliser une solution de génération d’image FSR basé sur l’IA mais elle n’en fait pas tout un plat. L’engin ne cherche pas a mettre en avant un assistant quelconque ou un service exploitant ce type de technologie. Si vous avez suivi l’évolution du marché informatique ces derniers mois, c’est peut être la seule conférence de presse depuis plusieurs trimestres a ne pas vous parler d’Intelligence Artificielle. 

Mieux encore, la marque ne promet pas de trucs fous, n’emploie pas des mots à tord et à travers, ne lance pas de superlatifs délirants toutes les deux phrases. La vidéo de présentation se concentre sur les éléments techniques et pratiques que la console et sa manette apportent. Sur du concret. Sur le confort apporté au joueur et le côté ludique de l’engin. Et pas la promesse que votre nouvel achat va vous transformer en Newton, Mallarmé ou Vélasquez.

Valve se fait également un malin plaisir a rappeler une évidence que certains ont tendance a oublier. La Steam Machine 2025 sera votre machine, pas celle du constructeur. Vous en ferez bien ce que vous voulez. Si vous désirez installer un autre système d’exploitation, la désosser, la mettre à jour, grand bien vous fasse. On vous offre même la possibilité de la customiser.

La Steam Machine 2025 n'est pas "condamnée" au jeu.

La Steam Machine 2025 n’est pas « condamnée » au jeu.

Cet ensemble d’éléments est tout simplement devenu inimaginable chez la majorité des constructeurs : parler à un ingénieur ? Impossible. Les envoyer présenter le produit et inviter en face d’eux des gens qui savent de quoi ils parlent ? Encore plus fou. Ne pas plier le genou face à l’IA et à l’immense vague de pognon qui pourrait venir vous submerger en prêtant allégeance à telle ou telle entreprise ? Simplement délirant.

Je ne dis pas que Valve est une boite parfaite avec une vision utopique du monde, mais son approche reste vraiment purement technique, et cela fait énormément de bien de le constater.

La Steam Machine 2025 a tout pour réussir

Valve a dans ses cartons un outil en avance sur les autres marques. Pas en termes techniques mais d’un simple point de vue usages. Si les constructeurs traditionnels se sont servi du projet en 2015 pour attirer les projecteurs avant de l’abandonner. Ils n’ont plus rien fait depuis. Aucune grande marque de PC à l’international n’a vraiment travaillé à son indépendance. Tous sont strictement tenus en laisse par les constructeurs de puces et Microsoft. C’est triste à dire mais regardez un PC de 2015 et un PC de 2025 et vous avez la même machine. Celle de 2025 sera certes plus rapide avec plus de fonctionnalités mais elle n’apportera rien de fondamentalement innovant. Un peu de biométrie par-ci, des écrans plus définis, un stockage plus rapide, plus de mémoire vive etc. Mais fondamentalement les deux engins sont dans la même logique : proposer toujours plus de performance. Le Steam Deck et par extension la nouvelle Steam Machine, font un pas de côté. Le but recherché n’est pas la performance brute, c’est le confort de l’utilisateur. Et le confort c’est important pour un joueur.

Ce qui est amusant au final c’est qu’en 2015 Valve comptait sur des partenaires pour qu’ils intègrent son système d’exploitation. En 2025 déjà on voit des constructeurs se rapprocher d’un Valve qui ne demande plus rien pour profiter de son Steam OS dans leurs machines. On voit également que le projet a débordé dans le monde réel avec de nombreuses distributions Linux basées sur le travail de développement de Steam OS. Des milliers d’installations sauvages sur des PC classiques comme sur des consoles concurrentes prouvent déjà le succès de la formule.

Valve a mis 10 ans a relancer sa Steam Machine mais a semble-t-il d’ores et déjà gagné son pari.

Avec ce billet, je voudrais rendre hommage à Dan Field qui viens de nous quitter, bien trop tôt. Si vous n’avez pas connu ce vidéaste Français sur Youtube, il a été un véritable défricheur pour toute une génération de joueurs à la recherche de pépites dans le jeu indépendant. Jeux dont je vous parle justement dans ce billet qui ont fait venir toute une nouvelle population de personnes vers le monde PC. Véritable passionné, Dan a proposé pendant de très longues années un contenu vidéo riche et foisonnant. Il avait énormément d’interactions avec sa communauté, travaillait a présenter le travail de nombreux développeurs indépendants et semblait d’une douceur et d’une gentillesse indéboulonnables.

Steam Machine 2025 : l’évolution technique et conceptuelle de Valve © MiniMachines.net. 2025

La Chine établit de nouvelles règles pour les batteries USB

29 novembre 2025 à 15:29

En juillet, je vous parlais de graves problèmes rencontrés par le marché des batteries. Pour résumer le souci en quelques lignes, des fabricants de ces accessoires très populaires ont commencé à rappeler leurs produits suite à plusieurs incidents assez graves. Départs de feu, incidents pendant des vols commerciaux, explosions de batteries USB et même des drames suite à des incendies aussi violents que rapides.

Le gouvernement chinois a décidé de regarder d’un peu plus prêt le marché des batteries USB et a exigé que tous les modèles passent désormais obligatoirement par un organisme de contrôle. Sans cette vérification, il devenait impossible de vendre les produits en Chine mais aussi plus difficile de les utiliser. Les compagnies aériennes notamment ont décidé de bannir tout modèle ne présentant pas cette certification.

batteries USB

batteries USB

Que s’est-il passé avec les batteries USB en Chine ?

C’est une histoire assez classique. Comme les fabricants de batteries emploient des composants qu’ils ne fabriquent pas, ils font appel à des sous-traitants. Ces derniers proposent des produits avec différents niveaux de qualité qui vont se retrouver ensuite dans plusieurs types de produits. Quand un fabricant d’ordinateur portable achète des cellules de batterie pour ses appareils, il choisit un composant de qualité. Le risque qu’une mauvaise batterie endommage la totalité d’un produit onéreux est trop grand. Mais quand une marque fabrique une batterie USB, le prix est majoritairement composé par le coût des cellules qu’elle contient. La partie électronique et l’emballage sont bien moins importants dans l’équation.

Vous voyez le problème ? Quand une sous marque va décider de se lancer sur le marché, elle va choisir la seule voie possible pour se distinguer : le prix de vente. Elle ne peut pas lutter contre le marketing des grandes marques. Elle ne peut pas non plus briller en recherche et développement. Elle fait donc au plus simple, prend tous les raccourcis et achète les composants les plus entrées de gamme pour lutter sur le prix. Au passage, elle va éviter de faire certifier son appareil puisque cela coute cher mais surtout cela aurait des chances de ne pas passer les contrôles qui peuvent être drastiques. Enfin, elle ment sur la capacité de son produit. Proposant une batterie 40 000 mAh sur le packaging alors qu’elle n’embarque que 10 ou 15 000 mAh de cellules. Avec cette recette, elle est beaucoup moins chère que les marques et peut trouver preneur.

En grignotant des parts de marché ainsi, des centaines de sous marques ont lentement érodé le secteur. Les grandes marques ont commencé à avoir du mal à justifier leurs tarifs. Si tout le monde voit bien la différence entre un restaurant étoilé et une enseigne de fast-food, c’est plus difficile de faire comprendre pourquoi untel vend une batterie 40 000 mAh à 19€ alors que la marque propose 20 000 mAh pour le double.

Face à cette concurrence déloyale, certaines marques ont décidé de baisser la qualité de certains de leurs produits. Acheter des cellules moins cher, ne plus passer les certifications et gonfler les capacités artificiellement pour des gammes « low cost » plus accessibles. Histoire d’améliorer leurs ventes. Le problème pour ces industriels c’est que, contrairement aux marques noname aux noms exotiques que l’on trouve désormais en pagaille, ils peuvent et ils doivent rendre des comptes.

Et c’est exactement ce qu’il s’est passé cet été. Suite aux divers incidents graves qui ont eu lieu, le gouvernement chinois a décidé de durcir les règles de commercialisation. 

Des incidents de vol à cause de batteries mobiles défectueuses ont réveillé les autorités Chinoises

Des incidents de vol à cause de batteries USB défectueuses ont réveillé les autorités Chinoises

 

Un second tour de vis avec une certification plus stricte

Désormais, le gouvernement chinois va plus loin. La certification reste évidemment obligatoire, mais elle va être plus draconienne avec des tests plus poussés. Dès le mois de juin prochain, il sera impossible de vendre une batterie légalement en Chine sans une nouvelle certification. Aujourd’hui, les fabricants doivent respecter la norme actuelle et les distributeurs tout autant. Ce qui veut dire que si un contrôle surprend un commerçant qui distribue une batterie non certifiée, il risque une amende, la confiscation de son stock et sa destruction à ses frais. Il n’y a pas eu de « moratoire » ni de période pendant laquelle les vendeurs et les industriels ont pu écouler leurs marchandises non conformes. Comme il s’agissait d’un risque pour le public, ces produits non certifiés ont tout simplement étés bannis.

Dès le mois de juin prochain, ces produits actuellement conformes ne le seront plus à leur tour. La Chine laisse donc six mois aux industriels pour se mettre à jour avec de nouveaux impératifs. La bonne nouvelle, c’est que pour avoir cette nouvelle certification et vendre des batteries USB, il va falloir proposer des solutions beaucoup plus sérieuses dans leur conception.

Des batteries USB qui communiquent avec l’utilisateur

Outre les éléments déjà en place, la nouvelle norme va imposer une lecture facile de l’état technique de la batterie. Deux moyens sont possibles. Le premier passera par une interface intégrée à l’objet qui donnera le détail de sa charge. Un petit écran LCD qui affichera la capacité restante, les protocoles employés, la vitesse de charge mais aussi l’état de santé des cellules, le nombre de charges qu’elle ont connues et la puissance réellement embarquée. Des éléments qui sont relevés par les puces des modèles de grandes marques qui utilisent des technologies de charge avancées mais qui ne sont absolument pas gérées par les composants d’entrée de gamme. 

L’ajout de cet écran aura évidemment un coût alors une parade logicielle pourra être trouvée. Le fabricant pourra proposer une application qui ira lire les informations de la batterie pour renseigner l’utilisateur sur son smartphone via un bête câble USB. 

Deux remarques par rapport à ce premier poste. D’abord, rien n’empêchera un fabricant peu scrupuleux de proposer de fausses informations sur un petit écran. Indiquer 40 000 mAh quand la batterie n’en propose que 10. Déclarer un seul cycle de charge en sortie d’usine malgré l’emploi de cellules recyclées. La différence c’est que si une marque fait cela, elle ne fabrique pas seulement un produit low-cost non certifié, elle fabrique un produit interdit et peut donc être poursuivie pour cela. Ce n’est plus une amende qu’elle risque, c’est une peine beaucoup plus lourde.

L’autre point est la destination de cette communication. On imagine que le propriétaire de cette batterie communicante sera ravi de savoir que son appareil en est à 300 cycles de charge ou qu’elle envoie 15 watts vers son smartphone. Mais ces éléments, l’acheteur les connait déjà d’une manière ou d’une autre. Il sait qu’en ayant acheté sa batterie il y a deux ans et en la chargeant en gros une fois par semaine, elle est à un certain nombre de charges. Il sait également qu’elle envoie du 15 watts vers son smartphone parce qu’il l’a achetée pour ça. Le véritable destinataire de ces informations est donc quelqu’un d’autre et je suis tenté de croire qu’il s’agira des autorités chinoises. En particulier des personnels en charge des embarquements d’avion. Il suffira de brancher une batterie à un appareil de contrôle pour vérifier son état et autoriser ou non, sa présence à bord d’un appareil.

Une durée d'utilisation recommandée de 5 ans

Une durée d’utilisation recommandée de 5 ans

Cela, couplé à une obligation pour le fabricant d’indiquer la date de fabrication et une date d’exploitation recommandée, seront des indices forts pour l’acheteur et les autorités. La nouvelle norme imposant en effet pour le constructeur d’indiquer si la batterie a une durée d’usage estimée en années. 2, 3 ou 5 ans suivant un certain protocole de charge. Ce qui indiquera à l’acheteur la qualité de l’électronique et des cellules embarquées.

Un appareil de test d’impact classique

La nouvelle norme va plus loin

La norme actuelle effectue déjà des tests assez lourds : résistance aux chocs, à la température, aux vibrations et même à l’impact. On sait ce que donnent certains composants chimiques au contact de l’eau ou de l’air. Des combustions et des explosions spectaculaires. Pour éviter ces risques, les nouvelles batteries USB devront passer des tests encore plus complets pour avoir le droit à une certification.

Le test d’impact imposera de résister à une charge équipée d’un poinçon montée sur un appareil de test. C’est une procédure assez standard dans l’industrie mais capitale dans le monde des batteries. Un protocole précis servira à évaluer la résistance de la coque des batteries pour éviter une déformation qui pourrait toucher les cellules ou un percement encore plus grave. 

Des tests de résistance aux vibrations pour évaluer leur impact sur les soudures, élément qui peut faire entrer les batteries en court-circuit. Et même un passage au four des différents modèles avec pour mission de sortir vivant et non altéré d’une cuisson à 135 °C pendant une heure. Un scénario catastrophe qui évitera de transformer une batterie oubliée sur un tableau de bord de voiture en été en bombe artisanale.

Les mesures classiques de surcharge ou de mauvaise utilisation seront évidemment toujours d’actualité. Avec la généralisation du format USB Type-C à de plus en plus d’appareils, il ne faut pas qu’une batterie réagisse mal à une surcharge. Ici, elle pourra même alerter d’un souci en cas d’utilisation d’une source non adaptée via son petit écran intégré.

50 000 mAh pour 20€, vraiment ?

Une excellente nouvelle pour le consommateur

Le premier réflexe est de se demander quel impact aura cette nouvelle norme sur son pouvoir d’achat. Combien vont couter ces nouvelles batteries ? La réponse est assez simple, dans tous les cas, ce sera forcément moins cher. 

D’abord la norme aura pour effet de débarrasser les places de marché de tous les modèles « noname » qui polluent l’offre normale. Ces modèles sont certes fort peu chers, mais ils ont tous les défauts du monde. Ils mentent sur leurs capacités réelles et quand on rapporte leur tarif à leur véritable pouvoir de charge, se retrouvent souvent au-dessus des solutions de grandes marques. Ils sont dangereux de par leur conception et les composants qu’ils utilisent. Ils peuvent également poser des soucis de surtension pour les appareils que vous branchez dessus. Leur existence n’est liée qu’au simple fait qu’ils mentent aux clients finaux. Ils ont fait croire qu’il était possible de proposer 56 000 mAh dans un objet de 200 grammes à 20€. 

Oui, le ticket d’entrée du marché sera plus élevé . Pas en euros par rapport aux capacités réelles mais simplement sur la somme déboursée en amont pour obtenir un de ces engins. Aujourd’hui, il ne faut qu’une poignée d’euros pour obtenir une batterie noname qui « suffit » bien à l’utilisateur. Tout le monde ferme les yeux sur les matériaux utilisés et les risques incendies. Avec la bonne vieille méthode d’auto persuasion du « ça n’arrive qu’aux autres » au sujet des incendies. Demain, il faudra dépenser plus pour une batterie plus efficace, garantie dans la durée, communicante et capable de réellement charger plusieurs fois votre smartphone avant de la mettre elle même sur secteur.

On achètera bientôt une batterie USB de qualité, une fois tous les 3 ou 5 ans, à 40 ou 50€. Au lieu d’en acheter une par an à 15 € en essayant de se faire croire qu’on a oublié son prix global. C’est non seulement bon pour son portefeuille mais également excellent pour sa santé mentale et la planète. C’est en effet un bon moyen d’éviter la génération d’énormément de déchets électroniques.

batteries USB

J’achète ou j’attend ?

Que faire alors ? Attendre juin 2026 pour acheter une batterie USB ? Si vous pouvez attendre, attendez. Avoir un modèle développé avec ces nouvelles fonctions sera évidemment positif. Mais si vous regardez le marché actuel vous avez déjà des marques qui proposent des engins répondant presque au cahier des charge évoqué. Les grands noms de la batterie ont fait évoluer leurs gammes depuis un moment. L’idée de l’écran qui indique le niveau de charge est probablement né des modèles existant qui le proposent déjà. Si vous avez besoin d’un de ces accessoires aujourd’hui piochez simplement dans les catalogues des bonnes marques : Anker, Baseus, Ugreen, Samsung, Xiaomi…

Le vrai risque est en fait lié à la fin de traine du marché noname. Dans les mois qui vont venir, tous les modèles bas de gamme vont dévisser et leurs tarifs s’effondrer. Les vendeurs qui inondent les places de marché vont baisser les prix de leurs batteries bas de gamme parce que cela leur coutera moins cher de les vendre à perte que de devoir les envoyer au recyclage. Ils vont donc tenter de vous proposer leurs produits dangereux et mensongers par tous les moyens possibles.

Il faudra donc absolument résister à ces offres de batteries « 20 000 mAh » proposées à quelques euros seulement. Cela sera dans tous les cas une mauvaise affaire.

 

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Source : ITHome

La Chine établit de nouvelles règles pour les batteries USB © MiniMachines.net. 2025

Comprendre le bonus-malus : un indicateur qui récompense ou pénalise votre conduite

Par : La Rédac
10 octobre 2025 à 13:32

Lorsqu’on parle d’assurance auto, le bonus-malus reste un terme incontournable. Autrement dit : plus vous êtes prudent, moins vous payez...

Comprendre le bonus-malus : un indicateur qui récompense ou pénalise votre conduite est un article de Blog-Moteur, le blog des passionnés d'automobile !

Bien préparer sa voiture pour l’hiver : pneus, entretien et sécurité

Par : Patrick
6 octobre 2025 à 14:11

Certains conducteurs attendent les premiers gelées pour s’occuper de leur voiture, mais un entretien anticipé permet des dépenses inutiles...

Bien préparer sa voiture pour l’hiver : pneus, entretien et sécurité est un article de Blog-Moteur, le blog des passionnés d'automobile !

Accident de voiture : comment réparer votre carrosserie sans vous ruiner ?

Par : La Rédac
3 octobre 2025 à 14:48

Bosses, rayures, portières pliées ou pare-chocs fissurés… Ces marques du sinistre transforment vite un incident en casse-tête logistique...

Accident de voiture : comment réparer votre carrosserie sans vous ruiner ? est un article de Blog-Moteur, le blog des passionnés d'automobile !

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