Charente : un restaurant de la chaîne Wafu fermé pour travail dissimulé et défaut d'hygiène

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Willy Tarreau débute son billet au sujet des alimentations noname en parlant d’une histoire bien connue. C’est celle d’un élément défaillant qui casse un montage de multiples appareils pourtant parfaitement bien rôdé. C’est une histoire que l’on a a priori tous connue. Un jour un service ne démarre pas. Cela peut être un switch, un stockage externe, une imprimante ou un bidule connecté. N’importe quoi qui est alimenté avec un de ces vilains petits blocs secteur noir.
La joie des formats d’alimentations noname
Et ce matin là, pour Willy, tout ne fonctionne pas comme cela devrait. Un de ses appareils ne répond pas. La cause est assez vite trouvée, une des alimentations noname a rendu l’âme en pleine nuit. Après des années de bons et loyaux services dans la plus humble discrétion, elle a décidé qu’elle n’en pouvait plus. Pouf, Kaput. Plus de jus. La réponse à ce problème est assez souvent la même. On va chercher son carton de blocs secteurs du même type et on part à la recherche d’un modèle qui va correspondre en voltage et en ampérage. Après avoir repéré quelques blocs compatibles, on vérifie les formats de prises jack à la recherche du bon.
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Dans le meilleur des cas, on a eu l’intelligence très Bilbonienne de garder toutes les alimentations noname de ce type. Un carton aux câbles emmêlés qui vous permet de sauver votre matinée. Dans le pire des cas, vous n’avez rien de compatible et vous cherchez une alternative à acheter sur internet. Parfois, je l’ai fait, vous greffez la prise jack d’un modèle sur un autre pour obtenir l’hybridation adéquate. Et c’est reparti pour un tour.
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Ce matin-là, Willy en a eu marre. Il a décidé d’éliminer cette source de problèmes et d’inquiétude. Il a eu pour projet de remplacer ces alimentations noname de formats et d’intensités différents par un bloc unique délivrant directement le bon voltage pour chaque appareil. Une sorte de bloc pieuvre avec les adaptateurs Jack nécessaires et des fusibles pour protéger l’ensemble. Pour alimenter le tout, il a recouru à une solution assez intéressante. Un bloc d’alimentation de LED en 12v. Je n’aurais pas pensé à cela de prime abord, mais il est vrai que cela n’a que des avantages.
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D’abord, leur voltage est désormais assez stabilisé, elles peuvent être puissantes avec des modules de 500 watts. Elles sont également compactes et surtout, elles sont totalement passives. Le tout pour un prix très bas. Un modèle 12V 500 watts se négocie à 16€ sur AliExpress.
En additionnant deux de ces alimentations de luminaire à un schéma électronique de son cru il se retrouve donc avec un bloc unique déportant autant de câbles que nécessaires pour alimenter les différents switchs, routeurs et autres appareils de son installation. Avec en prime un système de LEDs RGB pouvant changer de couleur pour indiquer l’état du dispositif. D’un vert indiquant un fonctionnement parfait à un rouge pour signaler un problème, en passant par des couleurs allant du bleu à l’orange afin d’indiquer visuellement différents scénarios. Un petit circuit imprimé est réalisé en gravant un PCB avec une graveuse laser.
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En pliant une petite tôle et en la découpant, il construit un support pour abriter l’ensemble. Laissant les LEDs et leurs interrupteurs d’alimentations visibles aux côtés d’un ensemble de dix ports Jack et pas moins de huit ports USB. Quatre en USB Type-A et quatre autres en USB Type-C. Cela offrira la possibilité d’alimenter d’autres types d’appareils dans le futur. Le tout permettra de se débarrasser de la multiprise qui abrite généralement les blocs secteurs. Le tout pourra se monter dans un Rack pour prendre moins de place au global.
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Je trouve l’idée excellente et Willy est bien modeste sur ses compétences techniques. Si tout n’est pas parfait dans ses découpes, le résultat est très propre et totalement fonctionnel. Le ratio de conversion des blocs d’alimentation fanless est également excellent par rapport aux solutions proposées en général dans ces misérables blocs. Ce qui va éviter de gâcher de l’énergie inutilement.
Reste un détail qui n’a pas été résolu : l’ajout de petits disjoncteurs pour chaque sortie d’alimentation jack. Histoire de ne pas faire sauter l’ensemble en cas de pépin, mais uniquement l’élément concerné. C’est en cours de résolution avec l’ajout des composants nécessaires. Pour en savoir plus : le blog de Willy Tarreau détaille les schémas de son installation. Son blog, au passage, fourmille de billets intéressants.
Attention, si l’envie vous prenait de vouloir faire la même chose, prenez vos précautions. Ce genre de montage en 12 volts n’est pas spécialement dangereux, mais n’oubliez pas les 220 volts qui arrivent en amont. N’oubliez pas non plus de vérifier les polarités de vos prises jack…
Merci à Renaud pour le lien.
Comment sortir de l’enfer des petites alimentations noname © MiniMachines.net. 2025

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Moman, c’est la marque, propose ce petit Hub USB Type-C déployant 7 fonctions dans un format tout en longueur. Testé et approuvé par Gilles, un lecteur de longue date, ce petit hub est une solution parfaite en voyage et en mode sédentaire pour 10.99 euros.
Le Hub de Moman est simple. Un câble USB Type-C que l’on connectera à son MiniPC ou son PC portable et 7 connecteurs pour brancher des accessoires sur un corps en aluminium.
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On retrouve d’abord une entrée USB Type-C qui permet de brancher le chargeur de votre portable. Elle accepte jusqu’à 100 watts et pourra transmettre 90 watts vers votre machine. On pourra donc charger son ordinateur au travers du hub sans problème.
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On note ensuite un port USB 3.0 Type-A pour brancher une clé USB ou autre, un USB 2.0 Type-A pour un clavier ou une souris, un USB 2.0 Type-C qui permettra de connecter des appareils en direct à ce format, mais malheureusement avec un débit très limité, un double lecteur de cartes SDXC et MicroSDXC et, enfin, une sortie HDMI pour brancher un écran. En usage sédentaire, on pourra donc facilement connecter à ce Hub Moman un chargeur, un clavier, une souris et un écran pour n’avoir qu’à brancher sa machine pour bénéficier d’un poste fixe. En usage mobile, cela permettra de faire face à beaucoup de situations pour un investissement minimal.
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Ce genre de hub pullule sur Amazon en général à des prix plutôt autour des 14-15€. Ici Gilles me dit qu’il a acheté le hub surtout pour le lecteur de cartes SDXC… Parce que ce genre de lecteur en USB Type-C coute aussi cher que le Hub en entier et parce qu’il avait besoin d’une sortie HDMI « classique ». Et, surpris de la qualité globale du produit pour le prix, il a pensé partager l’info. Il me précise, par ailleurs, que les lecteurs de cartes sont en USB 2.0 et que le débit n’est donc pas très rapide. Pas un gros défaut pour son usage, mais un détail important à considérer si vous voulez récupérer des vidéos ou des photos.
Moman : un hub USB Type-C de voyage à 10€ © MiniMachines.net. 2025
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Troisième modèle de la série au fil des ans, le Minisforum G7 Pro fait suite au G7 PT de juillet 2024 et au G7 Ti sorti un mois plus tard, et dont le nouveau venu s’inspire beaucoup.
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En effet, le Minisforum G7 Pro embarque un équipement assez proche, puisque son processeur ne change pas. On reste sur un Core i9-14900HX Raptor Lake. Une puce au demeurant excellente qui compte sur la présence de deux slots de mémoire vive DDR5-5200 pour accueillir jusqu’à 96 Go de mémoire vive. Et, un duo de ports M.2 2280 NVMe PCIe. Le premier en PCIe 5.0 x4 et le second en PCIe 4.0 x4. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégré à l’engin sans précision sur une possible évolutivité de celui-ci.
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La différence entre le modèle lancé en août 2024 et celui de ce mois de janvier 2026 ? Le circuit graphique. La version précédente embarquait un circuit Nvidia GeForce RTX 4070. La nouvelle machine bascule sur un GeForce RTX 5070 accompagné de 8 Go de GDDR7 dédiés. Une puce mobile déployant 115 W de TDP au maximum qu’il faudra ajouter aux 120W du processeur en mode Turbo.
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Pour encaisser le tout, Minisforum reprend le même dispositif que précédemment, à savoir un système de double ventilateurs et de six caloducs qui vont repousser l’air chaud en dehors du châssis par l’arrière tout en aspirant de l’air frais via la façade, le haut et le bas de l’engin. Sur le précédent modèle dont le TDP culminait au maximum à 180W, l’appui sur le bouton basculait la ventilation de 2700 tours par minute à 4400 tours. Un changement qui doit se faire sentir au niveau acoustique.
Évidemment, la machine proposera de bonnes performances. On pourra compter sur le Minisforum G7 Pro pour jouer en 1080P et 1440P, travailler, retoucher des images, dessiner, faire de la musique, du montage, de la 3D et même de la programmation. Les capacités de calcul combinées de l’ensemble devraient même lui offrir de belles performances en IA. I
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Pour le reste, ce Minisforum G7 Pro est une version identique à la précédente avec la même connectique et les mêmes fonctionnalités. On retrouvera donc en façade deux boutons. Le premier pour démarrer l’engin, le second pour basculer d’une configuration classique dans un TDP de 150W à un mode jeu libérant jusqu’à 200W. Un mode qui fera entrer la ventilation en mode forcé, mais qui permettra de profiter de toute la puissance de la machine. Plus bas, on note la présence d’un port USB 3.2 Type-A, de deux USB 3.2 Type-C, d’un jack audio combo 3.5 mm et d’un lecteur de cartes MicroSDXC.
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A l’arrière, entre les deux évacuations d’air chaud, on retrouve une connectique assez maigre : un USB4, un port HDMI 2.1, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un Ethernet 2.5 Gigabit sous puce Realtek RTL8125.
C’est typiquement la connectique prévue sur un ordinateur portable classique. Le port USB4 permettra de l’étendre avec un dock sans trop de problèmes, mais cela n’empêche pas l’offre d’être assez peu fournie. Il n’est, par exemple, pas possible de connecter deux écrans HDMI ou de piloter deux réseaux Ethernet sans accessoires. Sachant que l’engin mesure 38.5 cm de haut pour 23.7 cm de profondeur et 3.3 cm d’épaisseur sans son pied, on aurait pu s’attendre à un peu plus de possibilités.
La raison de cette connectique en demi-teinte est probablement toujours la même. L’engin est avant tout une carte mère de portable détournée pour la transformer en un MiniPC particulier.
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Le problème étant que Minisforum propose cet engin à 1399€… en mode barebone. C’est-à-dire sans mémoire vive, stockage SSD, ni système. La version du Minisforum G7 Pro avec 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage avec Windows 11 Pro est annoncée à 1759€. Des tarifs qui seront sans doute jugés bien trop élevés. Les deux variantes ne sont pas en stock et ne seront expédiées depuis Hong-Kong qu’à la fin du mois de janvier. Ce qui veut dire qu’une taxation de ces tarifs devrait s’ajouter au prix de l’engin. En plus de frais forfaitaires de dédouanement du transporteur. Gloups.
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Je suppose que cette machine a été décidée et anticipée avant la hausse du prix des composants. Avec des portables 16″ de marque, avec un SAV et une garantie de 2 ans en France. Avec une licence de Windows 11 sous Ryzen Ai 350, RTX 5070, 32 Go de mémoire et 1 To de SSD pour 1699€ TTC… Cela fait drôlement relativiser l’offre de Minisforum.
| Minisforum G7 Pro : Core i9 14900HX – GeForce RTX 5070 8Go | ||
| + conception originale + distribution certifiée + évolutions techniques possibles + performance et pérennité d’usage + accès simple aux composants |
– prix très élevé |
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Minisforum G7 Pro : RTX 5070 et Core i9 14900HX inside © MiniMachines.net. 2025
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Shunsuke Nakato vous connaissez ? Moi non plus. Ce haut responsable chez le fabricant de composants de stockage Kioxia est le triste porteur de très mauvaises nouvelles pour l’industrie informatique.
Un wafer de puces NAND de Kioxia
Un peu de contexte. Chez Kioxia comme chez les autres fabricants de stockage flash ou de mémoire vive, on fabrique des wafers. Des disques de siliciums qui embarquent des centaines de puces qui seront ensuite découpés pour devenir autant de composants NAND ou DRAM. Cette production est limitée. Chaque fabricant sait exactement combien il va pouvoir produire au maximum de wafers par an. Il peut y en avoir moins de produits pour diverses raisons techniques (panne électrique, tremblement de terre, problèmes divers) mais jamais plus. A moins d’étendre ses capacités avec de nouvelles machines et souvent d’ajouter des mètres carrés à ses usines, rien ne peut permettre d’augmenter cette production. On peut éspérer un meilleur rendement avec des optimisations de processus mais cela ne fait pas spécialement varier la capacité de production de manière significative. Les usines tournent déjà 24H sur 24, elles sont très automatisées et fonctionnent en continu.
SSD NVMe M.2 2280 KIOXIA
Kioxia, comme les autres, sait donc faire une multiplication assez peu complexe. On entre le nombre de wafers dans une colonne de son tableur puis on le multiplie par le nombre de puces obtenues en moyenne par wafer en comptant le taux de pertes classique dans une autre colonne. On obtient alors le nombre de puces qui seront produites à l’année. Ce chiffre correspond à ce que la marque peut vendre, trimestre après trimestre.
Les clients de Kioxoa se positionnent donc pour obtenir ces composants non pas en sortie d’usine mais sur ce catalogue de production. Ils commandent par exemple 100 000 puces NAND sur toute l’année 2026. La marque leur établit alors un calendrier de livraison par trimestres. Elle reserve ensuite les 100 000 pièces par lots tout au long de l’année. 25 000 composants par trimestre.
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Ce qu’annonce Shunsuke Nakato est assez simple. Chez Kioxia, la totalité de la production de composants NAND nécessaires à la fabrication de SSD a déjà été vendue à ses clients. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de composants disponibles pour 2026 mais bien qu’aucune autre puce ne pourra être achetée en plus de celles déjà vendues. Et nous sommes toujours au mois de janvier. Si Kioxia révèle cette information c’est parce que sur l’année 2025 par exemple, les commerciaux de Kioxia ne posaient pas leurs pieds sur le bureau pour doomscroller dès ce mois de janvier. Ils bossaient toute l’année pour écouler les puces produites par la marque auprès de leur client. En d’autres termes, la demande a été totalement folle et on peut se douter que, dès aujourd’hui, les clients du fabricant se positionnent pour la production de puces en… 2027.
Les fabricants de stockages SSD sont probablement sur la liste des acquéreurs de ces puces NAND et des SSD grand public seront évidemment disponibles sur le marché. Mais entre une année 2025 où l’offre était supérieure à la demande et une année 2026 où c’est totalement l’inverse, les tarifs ne seront pas les mêmes. Les centre de données liés à l’IA ont raflé une bonne partie du catalogue de la production anticipée pour cette année. Laissant le reste aux clients historiques de la marque et à des prix largement plus importants qu’auparavant.
Et encore, la marque se targue d’une approche commerciale basée sur une relation à long terme. Kioxia n’a pas cédé à la pratique concernant à livrer les clients aux plus hautes enchères. Préférant proposer à ses partenaires historiques de la disponibilité sur cette année plutôt que de ramasser le plus gros pactole possible2.
Chez Kioxia, cela se traduit par une hausse de 30% des tarifs à la source. Cette augmentation correspond en gros à ce qu’acceptent de payer les infrastructures nécessaires aux centre de données des IA aujourd’hui. Pour un fabricant de SSD grand public, il faut s’aligner là dessus. A ce prix, le catalogue de 2026 a été ouvert.
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Cela ne veut pas dire que les prix des SSD ne vont augmenter que de 30% bien évidemment. C’est juste l’impact des prix sur le catalogue de Kioxia. Derrière vont se repercuter l’ensemble des impacts du marché. La rareté des puces va pousser les fabricants de SSD à monter leurs prix, simplement pour avoir une marge leur pemettant de survivre avec un plus faible volume de produits à vendre. Ensuite ce seront les mêmes échos qui se repercuteront sur toute la chaine. Les grossistes et les revendeurs auront eux aussi des salaires et des loyers à payer malgré une disponibilité de pièces inférieures. Ils augmenteront à leur tour leurs marges. Idem chez les fabricants de PC qui devront bien trouver l’argent nécessaire pour fonctionner avec moins de composants et donc moins de machines.
Sur la note du client final, je ne serais pas surpris de voir les tarifs plus que doubler d’ici la fin de l’année à capacité égale. Le pire étant que si le catalogue de Kioxoa est complet pour l’année 2026 dès ce mois de janvier, il est fort possible que la situation s’enlise ensuite plus durablement. Qui sait si les wafers de 2027 ne sont pas déjà en train d’être réquisitionnés par les centre de données d’IA ? Apprendrons nous en février que l’ensemble de la production de l’année prochaine a déjà été vendue ?
Si on regarde le marché aujourd’hui, le constat est déjà assez amer. On constate des hausses qui vont de 40 à plus de 120% entre les prix des SSDs de novembre 2025 et ceux de janvier 2026.
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Chez Kioxia, la hausse de la demande a été anticipée de deux manières. D’abord par l’augmentation de la production avec de nouvelles unités qui devraient entrer en service cette année. Le temps de roder tout cela et de l’optimiser au mieux, cela devrait permettre d’étendre les disponibilités du fabricant… l’année prochaine.
La technologie BiCS Flash de 8e Génération de Kioxoa
Autre source d’espoirs ? L’évolution des technologies de la marque qui devrait permettre une augmentation des capacités des puces. Si la totalité des wafers de Kioxia n’aura surement pas droit à ces technologies, cette augmentation de densité des composants est une autre possibilité pour répondre à la demande.
Avec les autres acteurs de ce marché particulier qui cherchent des solutions du même type, on peut s’attendre à une embellie pour 2027 ? 2028 ? Peut être avant si le marché de l’IA ne répond pas aux ambitions et promesses de rentabilité promises.
Source : TomsHardware
Kioxia annonce des hausses importantes de prix jusqu’en 2027 © MiniMachines.net. 2025
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Pas de grosse révolution à venir donc pour ce Beelink SER10 qui est une redite du Beelink SER9. Beelink ne s’en cache pas et suit simplement le mouvement imposé par AMD qui va lâcher la production du Ryzen AI 9 HX 370 au profit de la « nouvelle » génération Ryzen AI 9 HX 470. Exactement ce qu’ils ont fait d’ailleurs avec le SER9 qui était une redite technique du SER8 sous Ryzen 7 8845HS… avec toput de même de réelles évolutions.
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Le Beelink SER10 ne va donc pas révolutionner ni le marché ni l’offre de la marque puisque la différence entre les deux puces, nous l’avons vu, est insignifiante. On parle d’un passage d’une fréquence maximum de 5.1 GHz pour du 5.2 GHz et d’un NPU qui gagne… 5 TOPS. Qu’à cela ne tienne, cela mérite effectivement un changement de nom et de gamme pour Beelink.
D’un point de vue technique et performances, il sera difficile de trouver des différences entre les deux modèles. Peut être qu’un bench vous sortira un meilleur chiffre sur les Beelink SER10 mais dans la réalité pratique, cela sera totalement négligeable. La vraie différence entre ces deux modèles de MiniPC se situera sur la connectique proposée. Les nouveaux venus basculent sur des composants réseau Ethernet 10 Gigabit quand il étaient proposés en 2.5 Gigabit sur les précédents modèles.
La connectique du Beelink SER10 sera sans doute identique à ce Beelink SER9 mais en Ethernet 10 Gigabit.
L’autre évolution importante sera probablement située au niveau des prix… Les nouveaux venus devraient couter beaucoup plus chers que les anciens. La faute à un marché mémoire et stockage qui est totalement sorti de la norme. Lors de l’annonce du tarif du Beelink SER9 en 2024, le prix était déjà assez élevé : 999$ pour un modèle en 32 Go et 1 To. Nul doute que ce prix public sera revu à la hausse cette année.
Enfin, le nouveau venu est annoncé en quatre coloris. On l’a vu, Beelink fabrique ses boitiers et impose un traitement chimique complet à l’aluminium qui constitue son châssis. Il lui suiffit d’adapter un bain spécifique pour anodiser les boitiers d’une couleur spécifique pour obtenir les quatre teintes proposées. On retrouvera donc un aluminium neutre, un modèle un peu plus sombre, un vert et un orange. Tous les coloris ne seront pas disponibles pour les deux versions de l’engin. Bref exactement comme pour le SER9…
Le système MSC2.0 de Beelink
A l’intérieur, vraiemblablement aucune différence avec les modèles précédents puisque le TDP de la puce Ryzen AI 9 HX 470 ne change pas. On reste sur une plage allant de 15 à 54 watts. Le système de dissipation avec Vapor Chamber et ventilation devrait donc être le même. Le boitier aura toujours cette particularité d’embarquer son alimentation en interne au lieu de dépendre d’un boitier externe.
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L’ensemble des détails techniques n’a pas été dévoilé pour le moment mais je doute que ces modèles soient réellement différents techniquement des précédents. Pour le moment, le constructeur a dévoilé quelques détails sur les deux minimachines en préparation.
| SER10 Pro | SER10 Max | |
|---|---|---|
| Couleurs | Orange ambré Vert émeraude Argent givré Gris sidéral |
Argent givré Gris sidéral |
| Type de Mémoire vive | LPDDR5X soudée | DDR5 SODIMM |
| Configurations mémoire | 32 Go / 1 To 64 Go / 1 To |
32 Go /1 To 64 Go / 1 To |
| Connectique | Microphones et haut-parleurs intégrés Ethernet 10 Gbit/s |
Ethernet 10 Gbit/s |
On note que le SER 10 PRO sera livré avec de la mémoire LPDDR5X soudée à la carte mère, dans les quatre coloris et avec un système audio plus avancé. Le Beelink SER10 MAX sera quant à lui proposé avec des slots SODIMM de DDR5 dans des capacités identiques mais n’aura pas droit au hauts parleurs internes ni au micro. Un prix finalement peu cher payé si on considère la possibilité d’évolution proposée en échange.
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A titre d’information, le Beelink SER9 PRO en 32Go / 1 To est proposé à partir de 1029€ sur Amazon aujourd’hui. Il se négocie à 1399€ en 64Go / 2 To.
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Les machines comme les Galaxy Book 6 de Samsung ont été conceptualisées il y a un an environ. C’est le temps nécessaire pour qu’un produit passe d’un logiciel de design à une commercialisation effective. Ces machines ont été définies lorsque la mémoire vive était proposée à un prix ridiculement bas.
Samsung Galaxy Book 6
Aujourd’hui le piège se referme sur les marques qui ont toutes choisi la solution de composants mémoire soudés directement sur la carte mère, comme c’est le cas des Samsung Galaxy Book 6. Avec des engins qui sont tous proposés en 32 Go de LPDDR5x, on sent nettement que leur conception technique date d’avant le début de la crise de la mémoire vive.
| NT960UJH-XD72Y | NT960UJH-XC72Y | NT960XJG-KD72G | |
|---|---|---|---|
| Division | Galaxy Book 6 Ultra | Galaxy Book 6 Ultra | Galaxy Book 6 Pro |
| Usage recommandé | Montage vidéo haute définition, jeux | Montage vidéo haute définition, jeux | Multitâche haut de gamme |
| Écran tactile | Non | Non | Oui |
| Couleur | Gris | Gris | Gris |
| Taille de l’écran | 40,6 cm (16”) | 40,6 cm (16”) | 40,6 cm (16”) |
| Processeur | Intel Core Ultra 7 (Série 3) | Intel Core Ultra 7 (Série 3) | Intel Core Ultra X7 (Série 3) |
| Carte graphique | NVIDIA RTX 5070 (portable) | NVIDIA RTX 5060 (portable) | Intel Arc |
| Mémoire | 32 Go LPDDR5X | 32 Go LPDDR5X | 32 Go LPDDR5X |
| Stockage | SSD NVMe 1 To | SSD NVMe 1 To | SSD NVMe 1 To |
| Prix de référence | 4 930 000 W 2 844 € |
4 630 000 W 2 671 € |
3 510 000 W 2 024 € |
Pas de retour en arrière possible pour Samsung, il faut avancer. Toute la gamme de Galaxy Book 6 Ultra et Galaxy Book 6 Pro est équipée en 32 Go de mémoire vive de ce type. Il est bien entendu possible de revenir vers des solutions moins bien fournies en changeant de composants lors de leur intégration, mais en attendant, les prix de ces modèles s’envolent à la hausse.
| NT960XJG-KD72S | NT940XJG-KD72G | NT940XJG-KD72S | |
|---|---|---|---|
| Division | Galaxy Book 6 Pro | Galaxy Book 6 Pro | Galaxy Book 6 Pro |
| Usage recommandé | Multitâche haut de gamme | Portabilité | Portabilité |
| Écran tactile | Oui | Oui | Oui |
| Couleur | Argent | Gris | Argent |
| Taille de l’écran | 40,6 cm (16”) | 35,6 cm (14”) | 35,6 cm (14”) |
| Processeur | Intel Core Ultra X7 (Série 3) | Intel Core Ultra X7 (Série 3) | Intel Core Ultra X7 (Série 3) |
| Carte graphique | Intel Arc | Intel Arc | Intel Arc |
| Mémoire | 32 Go LPDDR5X | 32 Go LPDDR5X | 32 Go LPDDR5X |
| Stockage | SSD NVMe 1 To | SSD NVMe 1 To | SSD NVMe 1 To |
| Prix de référence | 3 510 000 W 2 024 € |
3 410 000 W 1 967 € |
3 410 000 W 1 967 € |
On parle de tarifs qui, une fois convertis, dépassent les 380 euros les prix anticipés. L’habitude du constructeur étant de coller à des tarifications identiques entre chaque modèle de ses gammes précédentes. Je vous en avais parlé avec le billet sur HP, les constructeurs n’additionnent pas les composants au hasard pour obtenir une addition à la fin. Ils choisissent spécifiquement les composants pour coller à un prix psychologique. Ces prix sont habituellement toujours les mêmes et correspondent à une recherche marketing précise de la part de chaque constructeur. Pour Samsung en 2025, le Galaxy Book 5 Pro était proposé à 1600€ HT sur le marché local Coréen. En 2026, le même modèle équipé de composants de gamme équivalente avec autant de mémoire et de stockage, débutera à 1960€ HT…
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Si cette hausse vous choque, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Samsung est dans une position très particulière sur le marché puisque le constructeur est un des principaux fabricants de mémoire vive au monde. La marque ne fait pas de cadeaux à ses propres divisions et on a appris que Samsung Memory avait déjà refusé de livrer Samsung Computer pour des raisons de rentabilité. Mais le groupe reste un groupe et il sait très bien que priver la branche portales de toute mémoire vive serait trop coûteux. Les composants de DDR finiront donc toujours par affluer dans la division responsable des Galaxy Book 6.
Mais pour d’autres marques, comment faire ? Certaines ont simplement accepté de payer le prix fort. D’autres ont dû chercher des débouchés comme HP qui se rapproche du fabricant CMXT pourtant sous le coup de sanctions américaines. Le résultat de ces choix va se faire sentir tout au long de l’année dans une augmentation continue des tarifs. Un feu doux sous les prix qui fait grimper la température petit à petit en jouant sur le stock restant de composants encore présents dans les usines. Stock qui permet de compenser une hausse brutale… mais qui va en s’amenuisant.
Un acteur comme Samsung nous fait ressentir ce qu’une hausse brutale veut dire. Samsung Memory proposant des composants en flux presque tendu à Samsung Computer, la montée de prix se fait sans paliers. A terme donc, les prix devraient tous grimper de cette manière chez l’ensemble des fabricants au cours de l’année. Les Samsung Galaxy Book 6 ne grimpent « que » d’une vingtaine de points avec cette hausse attendue. Le marché pourrait voir les prix atteindre une hausse de 30 à 40% cette année si l’on en croit plusieurs analystes.
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Le marché pro va continuer d’investir dans un renouvellement de parc informatique s’il n’a pas d’autres moyens de contournement. Impossible de ne pas acheter une nouvelle machine pour un collaborateur. D’actualiser d’anciens matériels devenus obsolètes. Surtout, pour les pros, le surcoût de 400 ou 500€ sur un engin n’est pas une si grave problématique face aux frais fixes d’un poste classique à l’année.
Mais est-ce que le grand public va accepter ces hausses ? Difficile à dire pour le moment. Avec une montée des tarifs qui se fait par étape, face à un changement qui semble inéluctable, il est fort possible que les particuliers continuent de s’équiper s’ils n’ont pas d’autres choix. Les achats « plaisir » ou non indispensables risquent par contre de baisser de manière importante.
Pour Samsung c’est un autre pari. C’est l’histoire de la marmite qui chauffe petit à petit pour que personne ne se rende vraiment compte de la montée en température. Si on plonge le public face à une hausse de prix aussi spectaculaire d’un modèle à l’autre, cela risque d’être un autre pari.
Une seule chose est sûre aujourd’hui auprès de la majorité de mes contacts. Les marchands nous ont habitués à faire varier les tarifs des machines du jour au lendemain au gré de leurs promos. Demain, les marques comme les grossistes vont jouer au même jeu. La durée de validité d’un devis va sans doute être écourtée et les prix seront volatils dans la journée.
Source : Videocardz
Samsung Galaxy Book 6 : des prix en très forte hausse © MiniMachines.net. 2025
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L’Asus ROG GR70 présenté au CES 2026 est un petit monstre de performances… si on le considère sous l’angle de sa compacité. L’engin mesure 28.2 cm de haut pour 18.8 cm de profondeur et 5.66 cm de large. Si on le ramène à un format classique de type « feuille A4 », on est proche d’une ramette de papier de 500 pages positionnée debout.
ROG GR70
A l’intérieur de ce format, le ROG GR70 propose un équipement de machine mobile haut de gamme. Cela commence par l’emploi d’un AMD Ryzen 9 9955HX3D. Une puce Fire Range 16 cœurs Zen5 extrêmement performante. Puce équipée par défaut d’un circuit graphique basique Radeon 610M et pensée pour être associée à un processeur bien plus puissant. Chose faite ici par Asus avec l’emploi d’une puce mobile GeForce RTX 5070 8 Go.
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La puce AMD proposera un TDP de 70W et la solution Nvidia un TDP de 100W avec 15W de Dynamic Boost. L’ensemble sera épaulé par 32 Go de DDR5-5600 monté sur deux slots de mémoire vive SODIMM avec une possibilité d’évolution jusqu’à 96 Go. Le stockage choisi est un SSD de 1 To par défaut en NVMe PCIe 4.0. Mais deux ports M.2 2280 sont intégrés. Le second ne sera capable que de piloter des SSD au format PCIe 5.0 en cas d’évolution.
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Le refroidissement proposé est important, double ventilation pour les composants processeur et graphique, il faut bien ça pour refroidir les 185 watts possibles dégagés par les puces. Un troisième ventilateur sera chargé de rafraichir le reste de la machine : mémoire et stockage. Difficile de savoir l’impact auditif de ces choix, le recours à de larges et épais ventilateurs pouvant permettre de déplacer beaucoup d’air sans forcément tourner à haut régime. Une seule certitude, la machine ne sera pas silencieuse en charge prolongée.
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Pour le reste, on retrouve une configuration complète avec Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique proposant en façade : des USB 3.2 Gen Type-A et type-C et un jack audio combo 3.5 mm. Un bouton de démarrage et des systèmes de LEDs sont également visibles.
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Au dos de l’engin, on retrouve un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-A, quatre sorties vidéo avec deux paires de HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1 et un Antivol type Kensington Lock. L’engin pourra piloter cinq affichages en parallèle grâce à sa sortie USB4 et son signal DisplayPort.
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La problématique rencontrée par l’acheteur devant ce type de minimachine est toujours la même. Pourquoi choisir ce format ultracompact si l’objectif d’usage est le jeu ? Le MiniPC se retrouve coincé entre trois offres concurrentes aujourd’hui.
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L’engin propose peu ou prou les performances d’un ordinateur portable. Il sera sans doute plus évolutif avec de la mémoire non soudée et un SSD facilement accessible. Mais ses composants sont les mêmes qu’un portable gamer haut de gamme. Il est possible que la machine s’en tire mieux d’un point de vue refroidissement avec le gros avantage d’une épaisseur de 5.66 cm qui n’est évidemment pas tolérable sur un ordinateur mobile.
Mais dans l’absolu on sera dans le même bateau technologique. Le souci pour ce type de format, c’est que le côté niche de ce marché du MiniPC gamer compense mal le surcoût des composants annexes du format portable. En clair, Asus ne fabrique et ne vend pas assez de ces engins spécifiques pour que le prix du clavier, de l’écran et des accessoires d’une gamme de portables plus massivement vendue ne soit réellement différent. On ne connait pas le prix de cette machine pour le moment mais il va sans dire qu’il ne sera pas forcément très éloigné d’un ordinateur portable de mêmes capacités. Il va donc être difficile de justifier cette machine face à la propre offre d’Asus en terme de solutions mobiles.
Un dock graphique Thunderbolt signé Razer
Second concurrent pour ce type d’engin, un portable classique épaulé par un dock graphique en mode sédentaire. Si la facture peut être plus élevée, le résultat sera également très différent. D’abord, parce qu’on retrouvera alors un véritable ordinateur portable léger et autonome. Ensuite, parce que l’offre d’un dock permet d’intégrer dans l’équation un circuit graphique de bureau et donc de retrouver des performances supérieures ainsi qu’une évolutivité plus importante. La majorité des portables sortis pour ce CES 2026 proposent soit un USB4 soit un Thunderbolt4 ou supérieur. Ce qui ouvre la porte à des exploitations simples de ce type de dock.
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Enfin, troisième concurrent, la mini tour ITX classique. Construite sur mesure ou achetée chez un fabricant, elle permettra de retrouver des performances proches d’une tour grand format, de l’évolutivité et une ventilation souvent plus aboutie. L’encombrement sera certes plus imposant que ce ROG GR70 mais sans être monstrueusement différent. La possibilité d’une plus large évolution sera également appréciée.
Sans connaitre le prix exact de cet engin, il est difficile d’avoir un avis tranché. On parle de 2000€ HT pour le modèle le plus évolué. Hormis pour un scénario d’usage vraiment tenu par ce format compact, ce type de MiniPC risque d’être extrêmement compliqué à commercialiser. Les produits concurrents seront également très chers à l’achat, encore plus en ce moment au vu de la situation du marché des composants, mais proposeront toujours plus de possibilités.
Source : Asus
Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D © MiniMachines.net. 2025