Vue normale

Dunkerque : 18 mois de prison ferme pour un passeur de migrants intercepté en mer cette semaine

Affirmant être de nationalité iranienne et âgé de 18 ans, l’homme a été déclaré «coupable d’aide à l’entrée et au séjour irrégulier», a appris l’AFP du parquet de Dunkerque

© Aerial Mike / stock.adobe.com

L’individu a aussi été condamné à une interdiction du territoire français pendant cinq ans.

Affaire Al-Fayed : la police britannique a interrogé trois femmes soupçonnées de «traite d’êtres humains»

Au total, «154 victimes» ont témoigné auprès des enquêteurs, accusant l’Égyptien Mohammed Al-Fayed, qui est décédé en 2023, d’agressions sexuelles, de viols et d’exploitation sexuelle et de traite d’êtres humains.

© SHAUN CURRY / AFP

Mohamed Al Fayed. 

Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable

6 mars 2026 à 16:01

Le Thinkpad T14 Gen 7 et le Thinkpad T16 Gen 5 sont deux nouveaux portables annoncés au MWC 2026. En plus des traditionnelles évolutions techniques, le constructeur s’est fait un point d’honneur d’apporter le plus grand soin à la réparabilité de ces machines.

Thinkpad T14 Gen 7

Thinkpad T14 Gen 7

Le Thinkpad T14 Gen 7 est la nouvelle version d’un des grands classiques du monde professionnel. Un engin acheté en masse par des groupes comme des PME pour sa robustesse et l’ensemble de ses fonctionnalités. C’est également un engin pensé pour être réparé. C’était déjà le cas de la génération précédente, mais ce nouveau modèle atteint des sommets.

Lenovo s’est associé à iFixit pour proposer un engin pensé pour la réparabilité. Il hérite d’un score de 10/10 selon les critères du site de guides et conseils en réparation. Cette nouvelle gamme déployée sous processeurs Intel Core Ultra et AMD Ryzen AI PRO 400 emploie des composants spécifiques pour parvenir à ce résultat.

On retrouve par exemple la fameuse mémoire LPCAMM2 que la marque emploie depuis 2024 et qui permet d’intégrer une belle capacité dans un encombrement minimal avec la possibilité de la faire évoluer. Le reste de la machine est plus classique, son SSD est au format M.2 2280 NVMe par exemple et c’est donc la manière dont est agencé l’engin qui permet de décrocher un si beau score.

Le clavier se retire facilement, par exemple, la coque inférieure se dévisse sans souci. De quoi accéder à l’ensemble des composants classiques avec un tournevis classique. La batterie n’est pas scellée et peut être échangée en un tournemain, sans outil particulier, grâce à un système qui la retient en place de manière simplement mécanique.

Le ventilateur intégré est dissociable du dissipateur et des ailettes sans avoir à tout démonter. Le reste du dispositif peut bien sûr être dévissé et échangé en cas de besoin ou pour le  dépoussièrer.

Mais le point primordial est sans doute le fait que la majorité des ports ne sont pas soudés sur la carte mère. Ils sont connectés avec des systèmes indépendants. Cela permet de pouvoir les changer en cas de besoin très facilement. Quelques vis à retirer pour ôter leur protection et on peut défaire les connecteurs physiques avec un système de port qui rappelle celui d’un SSD M.2. Ce type de port est souvent une cause de pannes importante, tout simplement parce qu’ils sont en première ligne d’accidents classiques. Les jambes qui se prennent dans un câble de recharge, par exemple. Ou la manipulation récurrente d’un port pour connecter plusieurs types d’accessoires. Le fait de pouvoir, en quelques minutes, échanger la prise est une excellente nouvelle, les services en charge pourront les remplacer sans avoir à échanger toute la carte mère. Le coût d’un de ces connecteurs sera sûrement plus acceptable.

Le Thinkpad T14 Gen 7 est un modèle à suivre pour le marché

Ce n’est pas très compliqué à concevoir, un acheteur informatique dans un grand groupe aujourd’hui se pose toujours naturellement la question. Quelle machine acheter pour améliorer son parc. Ici, la réponse est évidente. Si un groupe dispose de quelques dizaines ou centaines d’unités mobiles, un engin comme ce Thinkpad T14 Gen 7 est l’évidence. Il permettra de limiter le temps d’immobilisation en cas de panne, de faire face rapidement aux problèmes les plus courants, de réparer les petits bobos techniques sans passer par la case « retour fournisseur ». Tout cela a du sens économiquement parlant car cela coute cher aux entreprises, même si les machines sont sous garantie.

C’est évidemment un investissement important, ce type d’engin est plus cher qu’une solution classique. Mais suivant les profils d’utilisateurs, le jeu en vaudra sans doute la chandelle. Comment vont répondre les concurrents de Lenovo à cette approche ? Il est possible que cela entraine des modifications chez eux. Si cette décision pousse les groupes à préférer Lenovo à HP ou Dell, ces deux derniers reverront peut-être à leur tour leurs machines sous le même angle. Et cela pourrait être très bénéfique pour tous les autres utilisateurs.

Thinkpad T14 Gen 7

Car les Thinkpad T14 Gen 7 vont rejoindre tôt ou tard les autres modèles pro de la gamme sur le marché de l’occasion. Ils seront alors proposés à plus petit prix avec un matériel tout à fait exploitable. Et, en cas de batterie un peu faible, de port un peu lâche ou de stockage un peu mou, il sera possible de retrouver un engin comme neuf très facilement.

Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable © MiniMachines.net. 2026

Guerre au Moyen-Orient : Chypre en état d’alerte face à de potentielles menaces terroristes

La base britannique d’Akrotiri au sud de l’île a été touchée dans la nuit de dimanche à lundi par un drone de type Shahed, de fabrication iranienne, lancé par le Hezbollah.

© Jewel SAMAD / AFP  

Des membres de la Force de maintien de la paix de l’ONU à Chypre patrouillent le long de la zone tampon séparant la République de Chypre du nord occupé par la Turquie, dans la capitale divisée d’Ankara, 17 février 2026.

L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ ?

6 mars 2026 à 12:46

Si vous êtes à la recherche d’un aspirateur robot-serpillière autonettoyant avec une base automatique capable de le recharger, de vider la poussière, de changer son eau sale pour de l’eau propre et d’éviter les obstacles, le Narwal Freo Z10 Ultra est une solution qui coche toutes les cases.

Ce modèle de robot aspirateur propose une aspiration puissante de 18000 Pa et des balais extensibles pour nettoyer les plinthes et les coins. Il dispose d’une station de vidage automatique pour enchaîner les nettoyages sans intervention. Ses serpillères automatiques permettent de venir à bout des tâches classiques et la station pourra les sécher avec de l’air chaud pour éviter de les laisser macérer. Il se programme facilement via une application et reste compatible avec les assistants vocaux.

Narwal Freo Z10 Ultra

Inspiré de faits réels.

Un des points clés de ce modèle réside dans sa capacité à reconnaitre plusieurs centaines d’objets du quotidien et à adapter son comportement en fonction. Le robot ne foncera pas tête baissée sur une chaussette égarée, un Playmobil ou pire… mais cherchera plutôt à le contourner. CE QUI EST UNE EXCELLENTE CHOSE.

Il pourra aspirer les cheveux longs sans enchevêtrement, les poils d’animaux et les débris classiques. Il sait naviguer sur les tapis en relevant ses serpillères ou en insistant sur une tâche récalcitrante. L’appareil dispose d’une fonction de cartographie pour être plus efficace au bout d’un seul passage et peut respecter toute interdiction de zone pour éviter par exemple de réveiller un enfant en s’approchant de sa chambre certains jours.

Deux promos pour le Narwal Freo Z10 Ultra

Geekbuying propose le Narwal Freo Z10 Ultra à 599€ dans une offre très complète avec différents accessoires offerts. Assez pour intéresser Erwan qui me demande un code pour le payer moins cher. Avec le code NNNFRNZ10U à ajouter dans votre panier, l’engin tombe à 549€. L’engin est stocké en Pologne. À noter que les accessoires seront livrés plus tard.

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La machine seule, sans serpillères supplémentaires, est également disponible sur Amazon au même prix de 549€.

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L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine

6 mars 2026 à 12:05

Je ne suis que de très loin le monde console, mais ce que l’on appelle désormais Project Helix a retenu un peu mon attention. La rumeur voulant que cette nouvelle génération de salon chez Microsoft puisse lancer des jeux PC. 

La rumeur courait depuis un moment, elle est désormais validée. Il y a encore énormément d’inconnues autour de son annonce mais l’essentiel est là, il s’agira d’une minimachine compatible avec le catalogue de jeux PC.

Asha Sharma, à la tête de la division XBox chez Microsoft, explique que la console dont le nom de code est Project Helix sera parfaitement capable de faire tourner des jeux PC. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agira d’un PC. Pas plus qu’elle embarquera un système Windows capable de lancer autre chose que des jeux. Il s’agit plutôt de proposer une réplique à la Steam Machine de Valve qui conserverait l’accès au catalogue XBox.

Je lis partout une traduction des propos de Mme Sharma qui reprend en substance que l’engin pourrait fonctionner comme un PC. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit. La traduction de son message est plutôt : « Le projet Helix […] vous permettra de jouer à vos jeux Xbox et PC. » Ce qui ne veut pas dire que ces jeux seront exactement les mêmes que ceux de votre PC classique. J’en doute même fortement.

La toile bruisse déjà de la rumeur inquiète de l’interface de Windows sur son écran piloté à la manette. Ou de la possibilité de profiter de son catalogue de jeux Steam sur sa console Project Helix, rien de tout cela n’est certain.

Project Helix

Project Helix pourrait disposer de son propre catalogue de jeux PC

Je n’imagine pas les équipes de XBox apporter un Windows dans les salons au sein d’une console. Je vois plutôt une approche totalement différente, liée à des partenariats avec les éditeurs. On imagine mal la lourdeur de l’écosystème Windows dans son salon. Les mises à jour, les problèmes d’installations qui se marchent dessus, les fichiers qui s’accumulent et un système qui perd en performances au fil des mois. Cela n’aurait aucun sens.

Le plus logique pour moi serait que XBox promette de lancer les jeux PC d’un catalogue que la marque aurait soigneusement choisi. Et non pas de la totalité des jeux du monde PC. Une approche de curation de jeux à mi-chemin entre l’offre de Valve avec le Steam Deck et celle de Nvidia avec le GeForce Now. Microsoft pourrait proposer aux joueurs un magasin de jeux PC compatibles Project Helix au travers d’une interface maison. Cela éviterait de devoir aller chercher ses jeux un peu n’importe où ou même de les déployer depuis un stockage externe. La console garderait le contrôle du catalogue de jeux installés et pourrait ainsi non seulement piloter une interface de lancement adaptée mais proposer les meilleurs réglages et surtout piloter les mises à jour.

Si je parle de GeForce Now, c’est pour le côté quasi universel de l’offre de Nvidia. On imagine mal Project Helix demander aux joueurs de racheter leurs licences de jeu PC pour les lancer sur la console. Ils pourraient toutefois faire ce que propose Nvidia avec son offre Cloud. Relier son compte XBox avec des services tiers comme ceux de Steam, Ubisoft, Blizzard et Epic Games3 pour certifier que les licences ont bien été acquises par le joueur avant de le laisser télécharger la licence équivalente sur les serveur XBox. Ainsi, la console aurait à sa disposition un catalogue de jeux assez vaste et garderait la main sur l’optimisation et la mise à jour des titres déployés.

On ne sait rien sur les spécifications de la console Project Helix pour le moment. Et, il semble actuellement difficile de faire un pari technique. Valve a mis en pause sa propre Steam Machine à cause de l’impact actuel de la hausse des prix. Dans ce contexte, le développement de ce produit doit pour le moment se projeter à moyen et long terme. Asha Sharma a indiqué que la suite du projet passe par des négociations avec les studios pour la GDC, la semaine prochaine.

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine © MiniMachines.net. 2026

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

6 mars 2026 à 11:18

Le site Notebookcheck a eu une assez mauvaise surprise en ouvrant un Chuwi Corebook X4. Le marketing de la marque comme les outils de vérification embarqués sont formels, l’engin est vendu avec un Ryzen 5 74030U. Une puce « Barcelo R » lancée en 2023 par AMD de génération Zen 3. Seulement, après ouverture du châssis et examen complet de la puce, sa référence mène plutôt à un Ryzen 5 5500U. Un processeur « Lucienne » lancé en 2021 moins performant.

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Il semble qu’il y ait une véritable volonté de triche de la part du constructeur. Le Chuwi Corebook X présente tous les signes d’un maquillage logiciel avec un BIOS qui reporte cette puce à l’utilisateur et qui trompe les utilitaires classiques de vérification comme CPU-Z. Il faut ouvrir et débarrasser la puce de son système de refroidissement pour voir apparaitre la référence physique de la puce sur sa surface. On peut lire alors l’OPN de la puce, son Ordering Part Number qui est en quelque sorte un « numéro de série » permettant de l’identifier. Celui-ci est indiqué « 100-000000375 » ce qui veut bien dire qu’il s’agit physiquement d’un Ryzen 5 5500U et non pas un Ryzen 5 7430U.

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U. Source : Notebookcheck

Points communs entre les deux puces, le même nombre de cœurs, de Threads et une dépense énergétique identique de 15 W. Suffisamment de similarités pour que l’utilisateur final n’y voie alors que du feu. Comme les outils d’inspection classiques sont trompés par le système, l’utilisateur lambda pourra passer à côté de la supercherie facilement. Peu d’acheteurs vont faire l’effort d’ouvrir leur ultraportable pour vérifier.

Pour sa défense, le constructeur semble mettre en avant de mauvais arguments. Le premier évoque des lots différents lors de la production. Ce qui sous entend une livraison de 5500U au lieu de 7430U… Cela ne tient pas la route une seule seconde. Si les deux sont compatibles sur le socket de la carte mère, la marque sait pertinemment ce qu’elle achète et ce qu’elle injecte dans ses machines. Si elle ne le sait pas, c’est peut-être encore pire. 

Chuwi Corebook X

Le Chuwi Corebook X

Le second est que Chuwi n’aurait pas de responsabilité envers ce changement. Sous-entendu, « c’est la faute de notre sous traitant ». Rengaine bien connue mais ô combien injustifiable. D’abord ce scénario d’une fabrication tierce ne dédouane en rien la responsabilité de la marque qui signe le produit. Ensuite et surtout, cela suggère une absence totale de contrôle qualité indépendante du fabricant chez qui on sous-traite ? Cela veut dire qu’il peut employer n’importe quelle puce, n’importe quelle mémoire vive ? Toute sous-marque de stockage ? Voire, faire n’importe quoi avec le système d’exploitation ? Ne pas surveiller les agissements d’un sous-traitant mais lui apporter sa signature en caution n’est jamais une bonne ligne de défense.

Une partie du prix payé aux marques pour leur matériel est alloué à la confiance qu’on leur porte. Chuwi vient de faire dévisser la sienne de plusieurs crans sur le marché informatique. Tout cela est d’autant plus regrettable que la différence de prix entre les deux puces ne doit pas dépasser quelques dollars sur le marché particulier où s’approvisionne Chuwi.

Quelques remarques à propos de ce Chuwi Corebook X ?

L’engin a été massivement « testé » par différents médias et vidéastes. La machine en question a été testée par Notebookcheck en septembre 2025 et c’est en mars 2026 qu’elle est identifiée comme ayant ce problème de processeur. Lors de ce test, aucun problème particulier de puissance processeur n’a été détecté. Le 5500U semblait alors offrir des « performances solides pour des usages de tous les jours ».

La machine se plaçait pourtant largement en dessous de la moyenne des Ryzen 5 7430U avec 59.1 points sur le score de performance du site contre 67.5 points de moyenne pour la puce. Évidemment, il est très difficile de savoir s’il s’agit du processeur qui pose problème ou plutôt de la mémoire vive, du système, de sa ventilation ou autre. Surtout, il est quasi impossible de se douter que la puce puisse être en cause avec un BIOS et des outils indiquant la bonne référence.

Mais c’est tout de même extrêmement étrange que dans la foule de testeurs qu’il y a eu de cette machine, personne n’ait relevé la faiblesse de son processeur. La majorité des tests préférant juste évoquer le résultat d’un benchmark sans contexte (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les benchmarks ?) ce qui n’indique finalement rien de précis et de concluant. Evidemment, il est possible que la majorité des machines recues aient bien été livrées avec la bonne puce… Mais j’ai du mal à croire que Chuwi puisse envoyer à Notebookcheck le « mauvais » processeur et à un vidéaste qui survole les produits la bonne référence.

J’ai depuis longtemps évoqué les « errements » de la marque en terme de choix de processeurs sur ses ordinateurs portables. Par exemple ici avec le Corebook X 2022 Intel, celui de 2020 ou celui de 2021… Mettant ainsi en avant une technique parfois positive mais souvent avec des effets secondaires de choix de puces anciennes pour alimenter ses engins. A tel point que j’ai fini par « laisser tomber » l’actualité de ces modèles en 2023. Après l’apparition d’un engin sous Core i3-1215U. L’extrait ci-dessus explique mes raisons quant à ce choix.

Je soulignais alors le manque de rigueur du constructeur dans ses approvisionnements. Un manque qui s’est d’ailleurs traduit par le passé par des changements de fabrications non documentés et assez pernicieux. Cela a été le cas quand nous avons découvert il y a trois ans que leur gamme de MiniPC Herobook vendus pendant des années comme des engins fanless étaient devenus ventilés… Sans avertir les consommateurs.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur © MiniMachines.net. 2026

NanoPi Neo3 Plus : Le retour du microserveur headless

6 mars 2026 à 10:03

En 2020, FriendlyElec lançait une première version de cette carte de développement particulière : la NanoPi Neo3. Début 2026 c’est au tour de la NanoPi Neo3 Plus de faire son apparition. Pendant les 6 années qui séparent les deux solutions, peu de changements finalement. La puce embarquée évolue, mais pas les usages.

NanoPi Neo3 Plus

La FriendlyELEC NanoPi Neo3 Plus embarque désormais un SoC Rockchip RK3528A quadruple cœur Cortex-A53 à 2 GHz associé à un très inutile circuit graphique Mali-450. Un circuit d’ailleurs inutile puisque la carte ne propose pas de sortie vidéo. Son faible encombrement de 4.8 cm de côté est juste pensé pour venir se glisser à côté d’une box opérateur pour ajouter des services.

La première version de la carte a eu droit à un développement logiciel assez important recensé sur le Wiki de la marque. On peut donc s’attendre au même travail pour cette déclinaison, la marque propose déjà des solutions compatibles. Ce qui mènera vers des usages classiques de microserveur pour, par exemple, supprimer la pub externe de son réseau. Il faudra se logguer sur celui-ci pour le piloter depuis un appareil externe après avoir préparé son système depuis une carte MicroSD. 

NanoPi Neo3 Plus

NanoPi Neo3 Plus

Des éléments nouveaux sont apparus sur ce modèle, comme la présence d’un support pour un module de stockage eMMC. Un stockage en support de la carte mémoire donc, qui sera bienvenu pour certaines applications qui ont tendance à beaucoup écrire de données et à user prématurément les cartes mémoire. On notera également la présence de deux ports USB 3.0, Type-A et C permettront de connecter d’éventuels stockages supplémentaires. Des boutons de pilotage de la carte sont visibles et repris sur le boîtier optionnel. Une alimentation 5V pour un ventilateur et des broches GPIO sont visibles.

NanoPi Neo3 Plus

Le boîtier sur mesure de la NanoPi Neo3 Plus

La NanoPi Neo3 Plus à partir de 24$ HT

Le port Ethernet est Gigabit, il est fait pour piloter des outils logiciels simples et classiques et on note la présence de sorties audio permettant d’éventuellement faire de ce dispositif un serveur musical fanless avec un DAC adapté, ou de lancer des signaux sonores en cas d’alerte suite à des évènements réseau. Vous trouverez tous les détails sur la page de l’objet qui est proposé à 24$ en 1 Go. Un petit boîtier en métal adapté est vendu pour 8$ supplémentaires. Il laisse entrevoir les LEDs témoins, permet de gérer la carte MicroSD ainsi que les boutons de la carte. Des options de stockage eMMC (64 Go à 23$) sont listées. N’oubliez pas que ces tarifs en dollars sont Hors-Taxes.

CPU Model: Rockchip RK3528A
Number of Cores: Quad-core
Frequency: 4 x ARM Cortex-A53 Up to 1.8GHz
GPU ARM Mali-450 GPU
VPU 4K H265/H264 60fps decoding
Memory RAM:1GB/2GB LPDDR4/LPDDR4X
Storage Flash: Supports eMMC Module
1 x MicroSD Slot: MicroSD for external storage up to 128GB
Connectivity 1 x Ethernet: Native Gigabit Ethernet, RTL8211F chips
USB 1 x USB 3.0 Host: 3.0 Type A
1 x USB-C: USB 2.0 Device Type-C
Pin-header 1 x GPIO: 26-pin FPC GPIO connector
1 x Debug UART: 3 Pin 2.54mm header, 3V level, 1500000bps
LED 1 x SYS LED(Red)
1 x LED1(Green)
Button 1 x GPIO Button
1 x MASK Button for eMMC upgrade
Others RTC Battery: 2-Pin 1.27/1.25mm RTC battery input connector for low power RTC IC HYM8563TS
Speaker: 4-Pin 1.27/1.25mm connector for stereo Speakers
Working Temperature: 0℃ to 70℃
Power DC 5V/2A, via USB-C connector or 2.54mm Header
—OS/Software
OS Support Alpine Linux
Buildroot
Debian 12 Core
FriendlyWrt 21.02
FriendlyWrt 23.05
FriendlyWrt 24.10
OpenMediaVault
Proxmox VE
Ubuntu 24.04 Core
Kernel version Linux-6.1-LTS
U-boot-2017.09
  *The firmware is continuously updated, refer to the actual version provided by the WiKi.
—Dimension
PCB 8 Layer
Weight 48x48x1.2mm(without Case) / 54×52.5x25mm(with Case)
Dimension 21.5g(without Case) / 87.2g(with Case)

NanoPI Neo3 : une carte RK3328 pour projets headless

NanoPi Neo3 Plus : Le retour du microserveur headless © MiniMachines.net. 2026

«Débarrasser la terre d’un pédophile dégoûtant» : un homme condamné à 25 ans de prison pour l'assassinat d'un septuagénaire homosexuel

Accompagné de son frère mineur, l’homme aujourd’hui âgé de 25 ans s’était rendu au domicile marseillais de la victime le 10 août 2023 auprès duquel il s’était prostitué trois jours plus tôt via le site Coco. Il l’avait ensuite tué de plusieurs coups de couteau.

© OceanProd / stock.adobe.com

Un homme a été condamné à 25 ans de prison par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône ce jeudi 5 février.

Valence : 16 personnes interpellées pour avoir séquestré un Suisse pour des cryptomonnaies

Dans le cadre d’une enquête sur la séquestration fin août 2025 d’un Suisse âgé de 22 ans, ces individus ont été interpellés lundi en Île-de-France et en région Auvergne-Rhône-Alpes avec l’appui du GIGN.

© Louis Beauchet / stock.adobe.com

L’enquête sur la séquestration d’un jeune Suisse l’année dernière progresse.

Les syndicats agricoles appellent le gouvernement à maîtriser le prix des énergies

L’engrais azoté, obtenu à partir de gaz naturel, a vu son prix bondir depuis le début de la guerre en Iran. Coordination rurale et FNSEA ont proposé des mesures à l’exécutif pour freiner l’inflation.

© DAMIEN MEYER / AFP

Le prix de l’engrais azoté a augmenté de 85 % depuis le début de la guerre, selon la Coordination rurale.

Micro-8 : un très sympathique nouveau MiniPC 8-Bits

5 mars 2026 à 14:13

Micro-8 est présenté comme un « hobby », j’aurais tendance à voir cela comme un tour de force. L’apprentissage d’un métier artisanal se concluait autrefois par le compagnonnage. Période dans laquelle l’élève développe ses compétences auprès de plusieurs maîtres pour aboutir à une pièce d’artisanat complexe. Un objet réunissant des éléments couvrant tout le spectre du métier, réclamant souvent des centaines d’heures de travail et un savoir encyclopédique.

Et le Micro-8, c’est un peu tout cela. Un réel artisanat déployé sur un projet informatique. La vidéo ci-dessus détaille assez bien l’ensemble des compétences nécessaires à un individu pour parvenir à construire ce type d’engin de A à Z. Et quand je dis Z, cela va jusqu’à la proposition d’un système d’exploitation 8-Bits qui donne son nom à l’objet.

Le PCB de la carte mère Micro-8 photographié est daté de 2024, c'est un projet de longue  haleine

Le PCB de la carte mère Micro-8 photographié est daté de 2024, c’est un projet de longue haleine

Franck Sauer, le papa du projet, y voit sûrement une échappatoire à une hormone de créativité en surdose dans son organisme. Il a également développé la carte mère du Micro-8 avec des composants pilotés par un FPGA et un bon vieux SoC ATMega128 comme puce principale. Une documentation complète et le détail de l’ensemble seront bientôt rendus public. Et le programme est déjà alléchant. On retrouvera des éléments sonores pilotés par un synthétiseur FM Yamaha 2612, un moteur graphique offrant généreusement une palette de 16 couleurs, des interfaces complètes avec gestion d’une souris, de manettes de jeux, des entrées et sorties programmables, une interface MIDI complète, un lecteur de carte MicroSD et des ports vidéo et audio.

Avec le Micro-8, Franck Sauer s’est créé un terrain de jeu pour inventer des programmes et des jeux, mais il s’est aussi créé son univers pour les employer. Cela n’a pas l’air de grand-chose face à un PC moderne mais la réalisation est hyper impressionnante.

Merci à tous ceux qui m’ont partagé la news de Linuxfr.org. Gael, Guillaume, Alexandre et Valériane.

Micro-8

Memory

  • 128 KiB flash ROM for the OS
  • 4 KiB internal SRAM for the OS
  • 256 KiB External SRAM for the user (data, graphics and code)
  • Up to 48 KiB RAM available for user’s programs (code and data)
  • Additional internal buffers and registers

Audio

  • A genuine Yamaha 2612 FM Synthesizer chip (6 independent voices)
  • A custom-built two-voice, stereo, subtractive digital synthesizer. It includes: 
    • A multi-mode SVF filter
    • Multiple waveforms and a DPCM percussion bank
    • Two hardware LFOs
    • Two programmable hardware envelopes

Graphics

  • Independent layers system, each with its own 16 colors palette
  • Reprogrammable high resolution text glyphs
  • Memory-mapped bitmap graphics
  • 32 hardware sprites with built-in collision data and sub-pixel positioning. Hardware flipping in X and Y.
  • Hardware tiles system with ultra smooth sub-pixel scrolling
  • Raster interrupts

Interfaces

  • Mouse (included)
  • Two game controllers (included)
  • User port (8 lines of I/O)
  • MIDI in and out
  • Micro SD card (included)
  • Analog and digital video
  • Audio line out

Micro-8 : un très sympathique nouveau MiniPC 8-Bits © MiniMachines.net. 2026

PC low-cost : Gartner prédit la fin de l’entrée de gamme en 2028

5 mars 2026 à 11:07

Je ne suis pas spécialement d’accord avec cette analyse. Je comprends l’argument de Gartner et la logique qui aboutit à cette conclusion concernant la disparition du secteur des PC low-cost. Mais je pense que le marché est assez mal diagnostiqué. En partie parce que Gartner ne scrute pas l’ensemble du marché.

Des PC low-cost qui disparaitraient ?

Des PC low-cost qui disparaitraient ?

Pour Gartner, le secteur PC va traverser une forte crise entre 2026 et 2028. Loin d’une idée de turbulences techniques comme nous en avons connues par le passé, la tension sur les composants risque de durer. Nous avons eu des crises sur la mémoire vive et le stockage. Suite à des catastrophes naturelles, des incendies et autres problèmes techniques. Nous avons connu la pandémie de COVID et les problèmes d’approvisionnement comme de circulation des ressources. Mais pour tous ces évènements, il était possible de prévoir une fin. Une sortie de crise.

La problématique d’aujourd’hui est différente. La hausse spectaculaire des prix de la mémoire et du stockage combinée avec la faiblesse des stocks disponibles devrait durer longtemps. Assez pour faire souffrir tout l’écosystème jusqu’en 2028. Dans cette logique, il semble assez évident que le marché va devoir faire des choix. Et pour Gartner, la réponse est mécanique. Elle tend à augmenter les prix vers plus haut de gamme. Voilà la logique du cabinet d’analyse :

“This sharp increase removes vendors’ ability to absorb costs, making low-margin entry-level laptops nonviable. Ultimately, we expect the sub-$500 entry-level PC segment will disappear by 2028,”

Ce qui peut se traduire par « Cette augmentation importante empêchera les vendeurs d’absorber les coûts [Des composants, ndlr], faisant des ordinateurs entrée de gamme, à faible marge, un marché non viable. A terme, nous estimons que le marché des PC à moins de 500$ aura disparu d’ici 2028. »

Cela s’analyse assez simplement. Comme les constructeurs ne pourront pas encaisser le surcoût lié aux hausses de tarifs de mémoire et de stockage, le prix des PC entrée de gamme va grimper au-dessus de 500$. Ce qui était vendu auparavant 300 ou 400$ ne pourrait plus être proposé qu’à 500$ et plus. Un phénomène que nous constatons en réalité déjà sur plusieurs secteurs avec une belle envolée des prix. Ce mouvement va s’accentuer rapidement désormais puisque les stocks « tampon » constitués par les fabricants avant l’augmentation des prix ont désormais bien fondu.

 

500$ HT = 500€ TTC

500$ HT = 500€ TTC

500$ = 500€ avec 20% de TVA

Cette analyse pourrait être complétée d’ailleurs. On peut estimer que les constructeurs vont naturellement privilégier les machines les plus haut de gamme dans un réflexe de rentabilité. L’indisponibilité de plus en plus chronique de la mémoire vive et du stockage entravent la production de PC entrée de gamme. Ils ne sont plus prioritaires. Pourquoi tenter de fabriquer 1000 machines avec 8 Go de mémoire vive vendues à 500$ si on peut fabriquer 500 machines vendues 1500$ avec 16 Go ? Si la marge réalisée est du même ordre, imaginons 10% pour chaque gamme, il y a plus à gagner à vendre 500 machines plus chères. Ces engins auraient en plus l’avantage de pouvoir beaucoup mieux encaisser d’éventuelles fluctuations passagères de prix.

Reste que le marché informatique est sur un plateau de renouvellement depuis des années. La majorité des particuliers achètent un équipement pour remplacer un modèle jugé trop ancien. Les « premiers achats » informatique existent toujours mais ils sont plus rares, ce sont ceux des étudiants ou des jeunes qui s’installent. Avec la situation actuelle, Gartner prévoit que les clients garderont plus longtemps leurs machines. Et, forcément, que les ventes vont plonger pour les trois années à venir. Il semble évident qu’un client qui a alloué un budget de 400$ pour un PC en 2020 par exemple, ne va pas forcément choisir de remplacer sa machine pour une solution à 1500$ en 2026. Il fera durer au maximum son investissement et trouvera des solutions en cas de panne. Avec une réparation ou un achat d’occasion, par exemple. Le public ne va pas magiquement trouver les ressources nécessaires à l’augmentation de son pouvoir d’achat informatique. Autrement dit, si le marché des ordinateurs à moins de 500$ disparait, il ne sera pas vraiment remplacé par celui situé au-dessus des 500$. Il sera tout simplement perdu.

Les entreprises vont forcément devoir suivre le mouvement à la hausse, faute d’alternatives. Elles feront également durer au maximum leur parc et seront moins sujettes à des changements rapides pour des gains de productivité. Le marché grand public risque de prendre son mal en patience. En procédant à d’éventuelles petites mises à jour ou en mettant simplement son argent de côté en attendant des jours meilleurs. Tout cela se tient. C’est logique et assez clair. Mais cela ne me parait pas tout à fait complet.

MSI Wind U100

MSI Wind U100

La nature commerciale a horreur du vide marketing

Car c’est là qu’entre en jeu un facteur que je pense assez important dans toute cette affaire. L’opportunisme de certaines marques combiné au besoin de certains distributeurs. 

Pendant l’aventure Netbook, avec l’arrivée de la seconde génération de machines en 10 pouces, certains acteurs du monde informatique se sont taillé une brèche opportune sur le marché. MSI par exemple, très connu aujourd’hui, n’avait pas réussi à se faire distribuer en grande surface en France. L’arrivée du MSI Wind a permis de mettre un « pied dans la porte » pour la marque. Cela a été difficile, très difficile. La négociation a été rude, la marque y a laissé une bonne partie de sa marge mais… MSI était en rayon, face au public, sur un marché compliqué. Pour la grande distribution, c’était un pari gagnant parce que les engins avaient le vent en poupe. Ils répondaient à la fois à un besoin mais aussi à une mode. Ils ont servi de produit d’appel avec, parfois là encore, des sacrifices sur le prix de vente.

Comme vous l’aurez compris, pas grand monde n’a gagné d’argent avec les MSI Wind. Les engins étaient proposés peu cher par la marque à une grande distribution qui les vendait également peu cher. Comble de l’opération : MSI en fabriquait aussi pour un de ses concurrents qui était Medion et qui les vendait lui-même à prix cassé. Depuis, MSI a gagné des parts de marché, la marque s’est servi de cette douloureuse entrée pour devenir un acteur reconnu en France sur le secteur des portables.

PC Low-Cost

Quel rapport avec les PC Low-Cost ? Il est assez simple. Le commerce a besoin de ces PC à « 500$ » pour faire vivre leur espace commercial informatique. Sans eux, impossible de vendre l’ensemble des autres éléments de l’offre. Écrans, imprimantes, câbles, souris, claviers, manettes et autres accessoires. Les grands distributeurs, ceux qui sont les premiers à demander aux marques des machines à bas prix, feront tout ce qui sera nécessaire pour continuer à faire vivre leur rayon informatique. Ils gagnent peu avec leurs machines mais se rattrapent en général avec les accessoires supplémentaires. Cette démarche-là a absolument besoin d’un prix d’appel. 

On l’a vu, depuis des années, les fabricants informatiques proposent des formules « à la carte » aux revendeurs. Des machines « exclusives » qui sont composées a partir de composants « communs ». Une version d’un 15 pouces sort chez une marque, elle est alors déclinée avec différents processeurs, plus ou moins de mémoire et de stockage et des options variées. Certains distributeurs jouent sur la mémoire vive, d’autres sur la capacité de stockage. On peut ainsi retrouver de subtiles variations du même ordinateur de base avec une définition d’écran plus ou moins élevée, un système d’exploitation ou non et autres changements pour coller au prix demandé par le distributeur.

Je reste persuadé que certaines enseignes vont tout faire, tous les sacrifices possibles, pour continuer à proposer en rayon des machines abordables. Pas par choix véritable ou goût des petites marges mais parce que ne pas le faire rimerait avec la perte d’une grande partie de leur offre et de leur chiffre d’affaires. Et si les grandes marques ne veulent pas proposer les PC dont ils ont besoin, certaines plus petites verront là une opportunité pour venir s’installer dans les rayons. Pour se faire un nom. Et croyez moi, certaines piaffent d’impatience. Ces marques savent que vendre à marge quasi nulle a un coût, mais que ce coût est inférieur à une campagne de publicité internationale pour exister face aux géants du marché.

Vers une certaine dégadgetisation du marché

Ces dernières années, on a vu des marques ne plus savoir quoi faire pour justifier leurs tarifs : des gadgets sont apparus à la pelle. LEDs à foison, débauche de haut-parleurs, double protection biométrique avec caméra infrarouge et lecteur d’empreintes, pavés tactiles gigantesques, châssis ultra-fins… Les machines ont justifié la fin de la baisse de leurs tarifs en ajoutant de plus en plus de fonctions ou de gadgets externes à leur usage premier.

La course à un affichage de plus en plus rapide est un très bon exemple de ce mouvement. En quelques années, le moindre portable est passé de 60 à 120, 240 ou 265 Hz. Ce qui est très positif à prix constant mais moins apprécié quand les prix s’envolent. L’utilisateur lambda qui cherche un PC à bas coût préfèrera toujours garder son budget intact plutôt qu’acheter une double paire de haut-parleurs, des LEDs qui clignotent, un écran 180 Hz et une double solution biométrique qu’il ne configurera même pas.

Je suppose qu’en ce moment même, une armée d’ingénieurs taille dans les gadgets du monde portable pour réduire la note. Cela passera par des éléments très secondaires et probablement d’autres aspects plus importants des machines mais pas forcément primordiaux de celles-ci. Une légère hausse de la coque, quelques millimètres qui permettront un assemblage moins couteux et une intégration de batteries plus épaisses moins chères à l’achat. La probable disparition des claviers rétroéclairés qui avaient commencé à faire leur apparition sur les portables les plus abordables. Une réduction des surfaces tactiles et autres modifications qui vont tendre vers des engins plus simples et plus abordables. Si une bonne partie du public sera plus sensible à la facture d’un PC low-cost qu’au nombre de gadgets qui serotn embarqués sur son voisin proposé à 100€ de plus, les premiers qui vont réclamer ce mouvement seront les revendeurs eux-même.

L’analyse de Gartner est linéaire

Pour Gartner, les machines sous les 500$ vont disparaître parce que ce marché ne serait plus rentable. C’est assez vrai, proposer un ordinateur portable moderne avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage sous Windows avec une puce Intel ou AMD issue des deux dernières générations derrière parait difficile. Il faut compter dans ces 500$ HT la marge du distributeur, celle du fabricant et de l’éventuel grossiste. Il faut également compter le transport et, évidemment, la fabrication de l’engin. Cela ne laisse pas beaucoup de possibilités pour manœuvrer sur les prix.

Mais, et on l’a déjà vu en action, le marché ne fonctionne pas tout entier comme cela. Sur le segment des MiniPC, segment peut-être le plus agile de l’offre informatique avec une production quasiment à flux tendu et souvent vendue en direct par les marques, la réaction a été rapide. À la suite de la hausse des prix de la mémoire, les fabricants ont immédiatement proposé des engins de type barebone. Une manière de passer entre les gouttes du problème en enlevant mémoire et stockage de l’équation. Puis, assez vite, sont apparues des variantes de leurs machines plus classiques. Des modèles qui ont fait entrer notamment des puces de générations passées. Des processeurs qui avaient disparu des radars ces dernières années chez AMD comme chez Intel sont revenus sur le devant de la scène. 

Les minimachines livrées auparavant systématiquement avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage ont rapidement été déclinées en 12 et 8 Go de RAM. Leur SSD a changé également, passant à 256 ou même 128 Go. Bref, le marché a fait un truc étrange pour les fabricants classiques, il est allé à l’envers. Aujourd’hui, une marque comme Geekom propose un MiniPC avec un processeur lancé il y a 3 ans par AMD, avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage, pour moins de 400€. Si aucune grande marque ne veut proposer ce genre de prix, ce type de constructeur se fera une joie de venir prendre leur place dans les rayons d’un supermarché.

Les fabricants de MiniPC ont été très rapides car ils fabriquent leurs machines en petites séries et pour certains n’ont pas beaucoup d’état d’âme quant à la perception de leur marque. Qu’on considère certaines de leurs machines comme dépassées ne leur fait ni chaud ni froid. Ces engins sont leur seule ressource et ils feront tout pour la faire vivre. Des grands noms du secteur comme HP, Lenovo, Dell, Acer ou Asus ont une gamme plus large de produits et vendent parfois du service. Pour une marque « noname », ne plus vendre de MiniPC abordable signifie simplement disparaitre.

Des bouleversements importants sur le marché des PC low-cost 

L’ensemble de ces éléments me laisse à penser que le marché du PC low-cost va être bouleversé ces prochaines années. Mais loin de disparaître, il peut rebattre des cartes. L’actualité nous fait découvrir un portable MacBook Neo qui sera facturé à partir de 599€ pour un étudiant et 699€ pour un acheteur classique. Apple y déploie les stratégies nécessaires pour baisser la note : puce ancienne, mémoire et stockage en baisses, ajustements techniques. Rien n’empêchera les constructeurs de PC de faire exactement la même chose maintenant que la marque à la pomme a ouvert la voie.

Et ils n’auront d’ailleurs pas d’autres choix. Comment vendre des portables entrée de gamme au-dessus des 500€ à des étudiants si Apple propose une solution à 599€. Je ne vais pas comparer le Macbook Neo à d’autres engins qui n’existent pas encore en réplique dans le monde PC mais il me parait difficile de croire que le marché classique sous Windows va pouvoir gagner à prix égal ou légèrement inférieur. Surtout avec un Windows 11 si délabré.

Le marché des PC low-cost qui disparaitrait serait une fuite en avant importante du secteur tout entier. Certes les prix vont bouger, largement à la hausse. Mais en jouant sur différents postes, les PC Low-cost vont continuer à y exister. Les constructeurs n’ont d’ailleurs pas réellement le choix, toute l’industrie tient sur un certain volume de fabrication et de vente. Arrêter l’entrée de gamme aurait des conséquences sur ce volume en ralentissant énormément le segment, ce qui affecterait également le prix de fabrication des segments plus haut de gamme. Et le public comme les entreprises ne suivraient plus. Un ralentissement trop important de la production aurait un impact monstrueux sur l’ensemble du secteur et mettrait en péril la solidité des marques les mieux établies.

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

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Cuba : une nouvelle panne électrique massive s’ajoute à la pénurie de carburant

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États-Unis : la famille d'un homme que l’IA Gemini aurait poussé au suicide attaque Google

Selon l’assignation, déposée devant un tribunal fédéral californien, Gemini a suggéré à Jonathan Gavalas, âgé de 36 ans, de «passer» du monde physique au monde numérique pour rejoindre sa «femme» digitale, soit le personnage incarné par le chatbot.

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Gemini s’adressait à l’utilisateur comme s’il formait un couple, l’appelant «mon amour» ou «mon roi», selon des extraits de conversations cités par la famille. 

AMD Ryzen AI 400G : une formule parfaite pour PC Mini-ITX ?

4 mars 2026 à 15:55

Seconde phase de déploiement pour AMD. Les Ryzen AI 400G reprennent la formule mobile annoncée en début d’année dans un remix au format AM5. Ces processeurs de PC de bureau, montés sur socket, vont se déployer dans toute une gamme de puces à plus haut TDP.

Similaire sur bien des points aux versions mobiles, les Ryzen AI 400G sont des variations adaptées au PC de bureau qui développent plus de muscles. Il faut dire que la protéine de leur régime se base surtout sur la possibilité de déployer plus de watts. Quand les puces mobiles sont contenues dans une dépense d’énergie de 28 watts au maximum, la contrainte de départ de ces modèles de bureau est de 35 watts et peut aller jusqu’à 65 watts. Il faut dire qu’un ordinateur de bureau a différentes contraintes. Pas de soucis d’autonomie de batterie et en général une place suffisante pour déployer un dissipateur conséquent.

Ryzen AI 400G

Ryzen AI 400G

On retrouve les cœurs Zen 5 et les NPU XDNA qui vont proposer 50 TOPS de capacité de calcul. Gros point fort de cette offre, la présence d’un circuit graphique AMD Radeon 800M et donc de cœurs RDNA 3.5. Un ensemble qui va produire des solutions très intéressantes pour des machines compactes et évolutives. Si les circuits graphiques proposés ne seront pas au niveau de ce que peut proposer une carte graphique dédiée, ils seront suffisants pour beaucoup d’utilisateurs et n’empêchent pas les fabricants de cartes mères de proposer des ports PCIe. 

Ryzen AI 400G

Cœurs
Threads
Fréquences
Boost / Base
TDP Cache Circuit graphique
AMD Ryzen AI 7 450G 8 / 16 5,1 GHz / 2,0 GHz 65 W 24 Mo AMD Radeon 860M 8 cœurs
AMD Ryzen AI 5 440G 6 / 12 4,8 GHz / 2,0 GHz 65 W 22 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 5 435G 6 / 12 4,5 GHz / 2,0 GHz 65 W 14 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 7 450GE 8 / 16 5,1 GHz / 2,0 GHz 35 W 24 Mo AMD Radeon 860M 8 cœurs
AMD Ryzen AI 5 440GE 6 / 12 4,8 GHz / 2,0 GHz 35 W 22 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 5 435GE 6 / 12 4,5 GHz / 2,0 GHz 35 W 14 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs

Tous ces modèles Ryzen AI 400G ont des versions identiques estampillées « Ryzen AI 400G Pro » avec des performances équivalentes.

Reste à savoir comment ces puces vont être proposées. Les deux géants que son HP et Lenovo les voient d’un très bon oeil pour commercialiser des PC de bureau compacts et performants pour des tâches classiques. Des modèles devraient être disponibles dès ce second trimestre. Il est possible que des cartes mèrs Mini-ITX très interessantes sortent avec ces puces en ligne de mire. Et ce serait une excellente idée pour construire des engins de bureau compacts, silencieux et efficaces pour des tâches assez larges du quotidien.

Des engins de ce type pourraient également être des alternatives tout à fait séduisantes aux MiniPC classiques. Par leurs possibilités d’évolution notamment. Réservant les modèles mobiles en Zen 5 au marché des portables et MiniPC tout en proposant des solutions un peu plus évolutives pour le marché « desktop ». Si AMD propose ces Ryzen AI 400G à l’achat et que les fabricants de cartes mères et de boîtiers se penchent sur ce segment, il y a probablement d’excellentes solutions à imaginer. Pour ma part, je vais interroger les fabricants de MiniPC qui proposent déjà des cartes mères avec des puces mobiles pour savoir si le développement de solutions AM5 est envisagé. Il y a des chances que certains d’entre eux soient déjà sur le qui-vive et que des cartes soient disponibles très rapidement.

Source : AMD

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5

AMD Ryzen AI 400G : une formule parfaite pour PC Mini-ITX ? © MiniMachines.net. 2026

Guerre en Iran : pour la première fois, les États-Unis ont utilisé des drones suicides d’inspiration... iranienne

Washington a confirmé avoir eu recours à des drones à usage unique de type kamikaze. Une inspiration assumée des Shahed, drones de fabrication iranienne, et dont la Russie fait massivement usage contre l’Ukraine.

© Majid Asgaripour / REUTERS

Un drone Shahed exposé lors du 47e anniversaire de la Révolution islamique à Téhéran, en Iran, le 11 février 2026. 
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